24/12/2007
MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles
La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.
Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait, de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap sur les élections avec un seul souci: "un renouveau pour Strasbourg"
La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :
1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !
C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».
Ce fut ratifié par un vote militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.
Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…
2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.
« LE DIABLE DANS DES DETAILS »
Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….
>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après une campagne interne plus structurée.
>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :
= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.
= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.
= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.
Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.
Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.
= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem
Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.
RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION
Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.
Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…
Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.
Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité.
Il convient ici de rappeler clairement les enjeux des élections de mercredi soir
Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».
La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)
Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.
Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.
>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).
Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.
L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.
En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.
Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…
Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.
Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.
Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.
Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.
FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et
FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...
C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.
A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :
>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.
Voir le vaincu faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un irréalisme irresponsable.
Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…
De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.
En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »
Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.
Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé. Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.
Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.
Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.
>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…
François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.
BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS
LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"
En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.
Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée par Chantal Cutajar qui est en jeu.
C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.
La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.
Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »
« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».
Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.
Daniel RIOT
06:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, lepage, écologie, municipales
21/12/2007
Strasbourg: Yann Wehrling deuxième et Yveline Moeglen troisième sur la liste Modem de Chantal Cutajar
Je reprends ici la note publiée par Chantal Cutajar sur son blog politique.
Le billet de Chantal CUTAJAR
Emotion, gratitude et encouragements : je remercie chaleureusement celles et ceux qui depuis l’autre nuit tiennent à manifester par des voies diverses leur sympathie, leurs encouragements et leurs soutiens à la suite du vote d’investiture organisé et supervisé par François Bayrou.
Je suis particulièrement sensible aux messages de militants qui n’ont pas voté pour moi mais qui m’assurent de leur total appui dans cette entreprise qui est aussi la leur. Je respecte et respecterai scrupuleusement les engagements pris en faveur du rassemblement le plus large possible, dans la clarté et dans la transparence, de toutes celles et de tous ceux qui partagent notre vision pour Strasbourg et notre volonté d’appliquer à la lettre l’esprit du moDem. Le vote militant de mercredi soir doit n’avoir qu’un vainqueur : le parti démocrate et son ambition affirmée de faire, réellement et concrètement, de la politique AUTREMENT.
Je suis très sensible également aux messages de soutiens et aux demandes d’adhésions (à Strasbourg je t’M ou au MoDem) de nombres personnes qui attendaient le vote de mercredi avant de transformer leurs sympathies en engagements.
Je m’engage à ne pas les décevoir.
MON « PANACHE ORANGE » ET LE
RESPECT DU VOTE DES MILITANTS
L’essentiel, c’est que l’Union soit fondée sur la convergence des visions d’avenir et le partage de valeurs qui prennent du sens dans l’action. Avec un souci de clarté et de transparence. Ma volonté de Rassembler n’a qu’une limite : les réticences de celles et de ceux qui refusent… de se rassembler.
Ce n’est seulement pas « ralliez vous à mon panache orange », c’est aussi « respectez le vote des militants ».La démocratie n’est pas un jeu à « qui perd gagne ». Le respect des minorités doit être effectif, mais il ne peut évidemment pas devenir synonyme de « soumission de la majorité aux minorités ». Pour reprendre une formule riche de sens prononcée par François Bayrou le 26 février de cette année : « Le Rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté ».
Je serai évidemment ferme sur le respect des engagements pris devant les militants. Engagements que je réitère ici : « Une véritable équipe, c’est-à-dire des femmes et des hommes capables de regarder dans la même direction, qui auront l’obsession de l’intérêt général, qui auront conscience de la responsabilité que revêt un mandat électif.Il n’y aura pas un seul conseiller municipal qui ne soit investi d’une mission, celle pour laquelle il aura été pris sur la liste. Il est fini le temps où l’on disait, et je l’ai entendu, ce qui est important ce sont les trois ou quatre premiers pour le reste, il n’y a qu’à ouvrir l’annuaire et compléter »…
Prétendre faire EFFECTIVEMENT la politique AUTREMENT commence par là.
L’ORANGE ET LE VERT :
CAP 21 et YANN WEHRLING
Forte du vote des militants et des innombrables messages de soutiens reçus, je réitère aussi ma volonté de tout mettre en œuvre pour que notre ambition pour Strasbourg soit concrétisée. STRASBOURG DE TOUTES NOS FORCES, comme François Bayrou avait exhorté « la France de toutes nos forces » durant la campagne présidentielle qui a engendré le MoDem qui tire sa richesse de ses militants.
Cette métropole alsacienne au cœur de l’espace rhénan doit devenir une « capitale démocratique de l’Europe » digne de ce nom et de cette mission qui lui a été confiée par l’Histoire. Elle doit devenir une ville tournée vers l’avenir donc innovante, novatrice, humaniste, dynamique et écologiquement exemplaire.
Je l’ai promis lors de mon allocution de mercredi soir, la dimension écologique sera dominante dans notre programme d’action. L’Orange et le vert sont deux couleurs indissociables. Pour reprendre une formule de Daniel Riot, « pas de belles oranges …orange, sans verts orangers ».
Ce souci de placer l’écologie au centre du développement économique, sans dogmatisme, avec un idéalisme qui tienne compte des réalité, j’ai nommé aujourd’hui en troisième position sur ma liste Yveline Moeglen déléguée départementale de Cap 21 et dans un esprit d’ouverture Yann WEHRLING, ancien secrétaire national et porte parole des Verts en seconde position.
Ces nominations s’inscrivent dans la logique du projet que j’ai développé mercredi soir devant François Bayrou et avant le vote des militants.
Yveline Moeglen travaille très étroitement avec moi depuis qu’elle a rejoint le groupe UDF-Modem au Conseil municipal que je préside depuis sa création sur l’impulsion des instances fédérales de l’udf. Elle a travaillé dans plusieurs groupe de travail de « Strasbourg je t’M » et dans les ateliers coordonnés par les instances provisoires du Modem.
Nos conceptions sur le développement durable et la démocratie de proximité sont en totale harmonie. C’est d’ailleurs ce qui explique le soutien sans faille apporté à ma candidature par Cap 21 et Corinne LEPAGE. Un soutien dont nous saurons nous montrer dignes.
La venue de Yann Wehrlingsur ma liste (annoncée d‘abord dans un communiqué de Corinne Lepage et confirmée conditionnellement dans mon allocution d’investiture) sur ma liste ne constitue pas une surprise. Elle fait suite à de nombreux entretiens, conduits à plusieurs niveaux. Yann avait proposé aux Verts sur Strasbourg des accords de partenariat avec le Modem. Il n’a pas été suivi. Il ne voulait pas prendre d’engagement public avant que le mouvement démocrate ait opéré les clarifications internes qui s’imposaient, ce que j’ai évidemment très bien compris.
Nous nous retrouvons unis sur des bases claires : les mêmes qui font de Cap 21 un co-fondateur du moDem. Et nous avons noué des relations de confiance fondées sur la franchise des échanges, la clarté des engagements, la communauté des conceptions de la pratique politique et l’adaptation des moyens à mettre en œuvre pour que nos ambitions pour Strasbourg deviennent projets et réalisations.
J’annoncerai au courant du mois de janvier la composition de cette liste MoDem. Une liste qui sera composée, d’une manière libre et responsable, non en fonction de critères politiciens mais de la convergence des buts et de la complémentarité de compétences effectives. C’est une condition essentielle pour que notre pari de faire de Strasbourg un modèle de réussite du Modem.
Chantal CUTAJAR
03:27 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, municipales, verts, lepage
29/11/2007
Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem
Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française.
Des critiques peuvent toujours être faites.
Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants.
C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes.
C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne.
Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé.
Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens. Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent.
Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable.
En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin.
Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens.
Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun.
C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change.
Corinne Lepage
Présidente de cap21
22:45 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, lepage, bayrou, cap21, parti, démocrates
13/11/2007
Politique: débats de fond entre Lepage et Bayrou
Voilà des questions qui méritent débat...
(Article repris sur marianne 2)
Pour la présidente de Cap 21, les statuts du Modem donnent au président du parti tous les pouvoirs tandis que la question du développement durable est sous-traitée. Un risque, selon elle, de décevoir de nombreux militants.
Corinne Lepage : J'ai participé à deux réunions auxquelles François Bayrou m'a très correctement conviée. Ce que j'ai dit c'est que ce qui en était sorti n'était pas ce sur quoi nous nous étions mis d'accord au cours de ces réunions. En réalité, les statuts qui en sont sortis, tout du moins le projet de statut, est un quasi copié-collé des statuts de l'UDF. Nous sommes très enthousiastes, et ce depuis le début, dans la création du Modem parce que nous pensons qu'un mouvement démocrate pourrait être quelque chose de profondément révolutionnaire, au sens le plus noble du terme, dans la vie politique française, en tant qu'il serait un vrai mouvement démocratique. Mais nous pensons qu'on ne peut pas exiger de promouvoir la démocratie à l'extérieur si on ne commence pas par s'appliquer à soi-même les règles démocratiques. Dans un parti politique, pour nous, les règles démocratiques ça veut dire utiliser au maximum le système de l'élection.
Pourquoi, à votre avis, y'a-t-il eu ce virage par rapport à l'intention de départ du Mouvement démocrate ?
La situation de François Bayrou n'est pas facile, il essaie de contenter un peu tout le monde. Il y a des pressions très fortes des anciens UDF qui, visiblement, accepteraient que l'UDF disparaisse, tout simplement parce qu'ils ont obtenu de pouvoir rester très largement aux commandes. Et nous le voyons dans plusieurs villes de France : il y en a où ça se passe très bien, je pense par exemple à Nantes. Il y en a d'autres, en revanche, où les Modem et Cap 21 ont beaucoup de mal à pouvoir participer aux débats qui sont organisés par les anciens UDF.
Est-ce que pour vous cela pourrait être dommageable à l'organisation interne des élections municipales ?
Le Modem a une vraie difficulté, c'est que nous sommes pris par le temps et les statuts que nous construisons, et là je suis d'accord avec François Bayrou, ne peuvent pas s'appliquer aux élections municipales que nous préparons. Il n'en demeure pas moins que ces élections doivent être faites dans un très grand souci de transparence et d'égalité des armes entre tous les adhérents, ce qui ne me paraît pas tout à fait être le cas.
Est-ce que ce constat pourrait amener à modifier la nature des accords entre Cap 21 et le Modem ?
Nous sommes toujours partie prenante à la fondation du Modem mais j'ai reçu un mandat pour participer à la fondation du Modem qui impliquait une autonomie financière et le respect des grandes orientations de notre programme. Cette autonomie financière reposait sur un engagement écrit. Nous avons renoncé, parce que François Bayrou le souhaitait, à un système confédéral, et donc nous sommes d'accord pour un parti unitaire, et je l'ai dit très clairement, mais en revanche ce que nous représentons au sein du Modem, c'est à dire cette image écologique, très grande exigence de collégialité… c'est pour nous la pierre angulaire, notre raison d'y être et c'est la raison d'y être de nombreux militants.
Sylvain Lapoix
19:20 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, lepage, bayrou, partis, écologie
06/11/2007
Les Marins pêcheurs, par Corinne LEPAGE
La tragédie des marins pêcheurs préfigure-t-elle notre propre tragédie collective ? La détresse les marins-pêcheurs bretons est à la fois émouvante car ils ne réclament que de vivre et annonciatrice notre problématique économique actuelle.
On doit parler en réalité de double tragédie ?
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Les marins-pêcheurs sont les premières victimes d'une hausse du fioul qu'ils ne peuvent répercuter, en l'état actuel, dans les prix du poisson à la fois parce qu'elle est trop importante et par ce que le poisson pêché en mer est en concurrence directe avec le poisson d'élevage beaucoup moins cher, à la fois du fait de sa production industrielle et de l'absence de coût de transport.
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Les marins-pêcheurs sont également les premières victimes de la perte de biodiversité qui affecte la faune marine, conséquence à la fois de la surpêche à laquelle les mêmes martins-pêcheurs ne sont pas étrangers et la pollution extrême des mers contre laquelle ils constituent le seul rempart de nature économique
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LIRE LA SUITE SUR LES CONFERENCES DE CITOYENS DE STRASBOURG >>>>>>
15:17 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pêcheurs, sarkozy, lepage, Cap 21, modem, politique, écologie
10/10/2007
Corinne LEPAGE à STRASBOURG
politique nouvelle pour le XXI ième siècle …
Conférence/débat
le mardi 16 octobre 2007
de 16H30 à 18H00
au restaurant de la Bourse
Place de la Bourse à STRASBOURG

>>>> L’UE et le « principe de précaution »
>>>>Des règles de responsabilité pour les OGM ,
>>>>Le libre accès à l’information,
>>>>Pénalisation et dépénalisation du droit des affaires ?
>>>> Le « MoDem : le rôle et la responsabilité de CAP21 au sein du Mouvement Démocrate.

Le blog de Corinne LEPAGE >>>>>
Le Site de CAP 21 >>>>>>>
Corinne Lepage sur CCStrabourg, le blog des Conférences de Citoyens;
00:00 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, modem, lepage, écologie, politique, municipales
12/09/2007
Qu'attendons-nous du MoDem ?, par Corinne Lepage
LE PREMIER PARTI DU XXI ième SIECLE:UNE CHANCE A NE PAS MANQUER
La création du MODEM relève de la gageure et constitue une expérience sans précédent, et c’est ce qui la fait la difficulté de l’exercice.

La création du MODEM répond d’abord à une demande de très nombreuses personnes, 80 000 pré-adhérents, 45 000 adhérents hors militants UDF et CAP21. Ce n’est donc pas un mouvement conçu par le haut et cherchant des adhérents. C’est un mouvement soutenu par une base dans la dynamique de la campagne présidentielle de François Bayrou.
Dès lors, il ne s’agit pas seulement de fusionner des partis existants auxquels viendraient s’adjoindre quelques personnalités, comme lors de la création de l’UDF ; il s’agit encore moins d’une opération d’absorption par une UDF qui aurait perdu une partie importante de ses cadres . Il s’agit de la création d’un mouvement de type entièrement nouveau, dont le premier challenge est de faire, à partir de cultures et d’histoires différentes, un formidable creuset d’imagination et de propositions, sublimant les aspirations diverses dues à l’origine des adhérents.
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12:04 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, strasbourg, lepage, bayrou, cutajar, municipales
06/01/2007
Carnet de campagne: de l'art du stratagème...

Une coquine, Corinne !… Elle sait se mettre à la page, Mme Lepage… Il est vrai qu’avec les conseils et le soutien actif du brillant et bouillant André Bercoff, cet « agitateur de presse », elle appris l’art d’user voir d’abuser des pseudonymes… Lui a été entre autres Caton, Philippe de Commines ou Casanova. Elle a été Catherine Médicis, le temps d’une pré-campagne et d’une belle opération éditorialo- marketing, en libraires et sur le web…
En cette époque où le paraître importe plus que l’être, il faut parfois savoir se masquer pour avancer, se cacher pour mieux se montrer, se dissimuler pour mieux se mettre en relief. « Pour se faire entendre, dans ce pays, aujourd’hui, quand on n’est ni PS ni UMP, il faut utiliser un stratagème », dit-elle…En huit mois de stratagème, Corinne a réussi à bien vendre son « J’arrive », à accueillir plus de 40 000 mails sur le site anonyme, ou presque

« Il fallait tendre un miroir qui réfléchisse », explique, sérieusement, Bercoff. Et les deux coquins-malins en tirent un nouveau livre déjà en vente, y compris sur Amazon, un jour après le 5 janvier, date annoncée et respectée des masques levés. Après le pamphlet : un programme.

Tant pis pour ceux (plus coquins encore ) qui voyaient (avec un sourire malicieux) derrière Catherine Médicis, Catherine M., autrement dit Millet, celle qui a un sens de l’écologie qui n’a rien à voir (autant qu’on en puisse en juger) avec celui de l’avocate d’affaire …
>>>L’opération Lepage-Bercoff est tout de même plus amusante que le lancement de la campagne de la cheftaine du PC. Elle manque vraiment de coffre Mme Buffet (pardon, ce n’est pas bon !).
>>>Il est vrai que la cheftaine des Verts n’est guère plus inspirée. Mme Voynet a une excuse : l’hypothèque Hulot est toujours au-dessus sa tête et sous ses pieds.
>>> On plaisante, mais toutes ses aspirantes au pouvoir suprême n’ont pas les moyens le Sarkozy qui lui aussi utilise un joli stratagème : sortir plus d’un milliard d’euros qu’il n’a pas et qu’il distribue à la Corse…Le ministre de l‘Aménagement du territoire a-t-il en réserves d’autres crédits à distribuer (ou plutôt promette) dans d’autres Régions ? Sarko n’a pas besoin de se masquer derrière un pseudo : il avance à visage découvert, en jouant seulement avec ses diverses casquettes et ses multiples cassettes… En toute bonne conscience. Serein, le ministre-candidat!
>>>On dit qu’il quittera « l’intérieur » le 14 janvier. Peut-être. Le Canard croit savoir que Baroin le remplacera place Beauvau. Pourquoi pas ? Les pratiques bananières de Sarkozy devraient s’en trouver plus limitées…Il est temps, non ? Mais j'en crois la dernière livraison du Monde, rien n'est sûr. Sarko "n 'en est pas à un mois près".il le dit lui-même.Ei paraît que Chirac tient à ce qui reste en place.Ah bon!
>>>Une déception, ce samedi (jusqu’à présent) : Chirac privé de cérémonie des vœux (sauf ceux de Corrèze qu'on attend) n’a pas pu annoncer de nouvelles mesures pour les cinq ans à venir et prendre des engagements que Sarkozy, s’il est élu, ne pourrait pas tenir.
>>> Chirac n’a pas non plus faire la leçon au « petit prétendant ». Son discours sur l’état du monde fait vendredi devant le corps diplomatique ne restera pas dans les annales (comme le dernier discours de Mitterrand devant le Parlement européen, par exemple), mais Saro-l’admirateur de Bush se souviendra sûrement de ce passage qui ne visait pas que le Président américain :
« Comme la France le pressentait et le redoutait, la guerre en Irak a précipité des bouleversements qui n'ont pas fini de dérouler leurs effets. La France a refusé de participer à l'intervention armée américano-britannique du printemps 2003 en Irak. Les attentats meurtriers sont aujourd'hui quotidiens dans ce pays, où quelque 130.000 soldats américains sont déployés. Cette "aventure" a "exacerbé les clivages entre communautés", "ébranlé l'intégrité même de l'Irak", "fragilisé la stabilité de l'ensemble de la région" et "offert au terrorisme un champ d'expansion »
C'est l'occasion de rappeler une donnée de base : ce n’est pas un premier ministre que nous allons élire. C’est d’abord le premier Représentant de la France et des Français et le premier Responsable de la paix et de la guerre. Un enjeu trop souvent passé sous silence. Mais la campagne ne fait que commencer…
17:15 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, lepage, bercoff, chirac sarkozy, buffet, voynet, corse










