26/09/2008

En UNE de RELATIO-EUROPE

Jean-Claude GUILLEBAUD : Le livre à lire pour que l'on sorte de nos crises « par le haut » PDF Imprimer Email
Réponses intelligentes à des bêtises trop à la mode
Par Daniel RIOT

La « fin d'un monde « a lancé Sarkozy à Toulon. « Le Commencement d'un monde » a écrit Jean-Claude GUILLEBAUD sans attendre qu'une crise financière explose pour décrypter des évolutions en profondeurs masquées par la doxa néo-conservatrice américaine, le règne de la géofinance, la dilution du « principe d'humanité », cet individualisme possessif de masse qui nous a fait manquer la chance historique qu'offrait voilà 20 ans l'implosion de l'Empire soviétique et qu'offre toujours des évolutions technologiques qui serviraient un progrès véritable si nous avions pris conscience à temps que bien des progressions sont des régressions
Ne prolongeons trop le parallèle entre les effets de voix de Sarkozy et l'appel aux armes de l'intelligence de Guillebaud. Ce serait flagorneur pour le premier et insultant pour le second.

GUILLEBAUD publie là un livre qui restera comme un ouvrage de référence. A mettre entre les mains de tous les décideurs politiques, économiques et culturels de la planète.Sa lecture, au nom d'un libéralisme qui honorerait le mot « libéral » devrait en effet être obligatoire pour tous ceux qui se veulent acteurs de ce temps.

Cet ancien grand reporter fasciné par les idées, passionné par le décloisonnement des « disciplines » et des spécialités, par le trocs des cultures, par le « limage des cervelles », comme disait Montaigne, nous offre le fruit de décennies d'études, de réflexions, d'enquêtes,à l'échelle planétaire, sur le « désarroi contemporain », sur la perte de nos repères spatio-temporels en cette ère « d'accélération de l'Histoire » et de la mondialisation effective. En cette période aussi où les idées les plus fausses sont souvent celles qui connaissent le plus de succès. Comme la stupide annonce de « la fin de l'Histoire » ou l'imbécile prédiction ravageuse du « Choc des civilisations », deux des piliers de la défaite de la pensée dite « occidentale » contemporaine...

Sarkozy se pose en "refondateur du capitalisme" PDF Imprimer Email
Une excellent prestation, mais...

Par Daniel RIOT
Pardon. La situation est dramatique. Et le pire est sans doute devant nous... Mais la prestation toulonnaise de Nicolas Sarkozy a quelques cotés hautement comiques... Qui, je l'avoue, m'ont fait rire. Eclater de rire, même en certains moments. Il a été tellement bon à Toulon, Sarko qu'il en était méconnaissable...
Rien à voir avec l'animal politique d'une inquiétante légèreté qui a su gagner les Présidentielles en oubliant les déficits budgétaires d'une France en rade .
Rien à voir avec le Petit Roi décrétant un « bouclier fiscal » irresponsable ou allant faire des courbettes chez les Bush et à Londres...
Rien à voir avec l'Hyperactif qui oubliait l'importance primordiale des relations franco-allemandes et faisait l'éloge du faible Barosso, incarnation parmi d'autres de l'hypercapitalisme « bruxellois » qui n'a rien à voir avec des « dogmes européens » mais est une trahison des héritages des « pères fondateurs » du Marché commun
A-t-il lu ce qui est écrit depuis des années par des esprits peu à la mode (André Gorz, Legendre, Gauchet, Dany-Robert.etc...) ou de quelques économistes peu invités dans les médias qui ont eu le tort d'avoir raison trop tôt ?
A-t-il brûlé les notes pondues par ses conseillers néo-conservateurs adorateurs de Thatcher, Reagan et Bush père et fils ?
A-t-il rompu avec ses amitiés avec quelques uns des champions de « l'économie casino » (selon la formule du prof Bilger )
A-t-il lu quelques articles de Relatio-europe ou quelques passages de « l'Europe, cette emmerdeuse »?

Présentera-t-il une motion au congrès du PS de Reims ?.

Va-t-il pousser « l'ouverture » jusqu'à Besancenot ? ...
Cessons de plaisanter ...J'ai très sérieusement eu envie d'applaudir à plusieurs reprises le Président Sarkozy. Dans le forme et sur le fond. Je le ferai avec plus de confiance et d'enthousiasme si « au nom de la vérité » qui était (et est) derrière tous les « ON » qu'il a énumérés d'entrée ... Le « ON », c'est personne... Et dans ce « ON » , on trouve , sans chercher beaucoup, des responsables facilement identifiables.

Europe: Quand des députés ne respectent pas les traites.. PDF Imprimer Email
Jeudi, 25 Septembre 2008 16:05

>>> Des élus lancent une pétition contre le siège du PE à Strasbourg

>>> Roland Ries: "Que toutes les sessions se tiennent à strasbourg"
La pétition est un outil démocratique à usage des citoyens.... Soit. Mais la démocratie repose aussi sur des règles. Au niveau de l'Union européenne, ces règles sont fixées dans des traites. Les élus de l'Europe devraient être les premiers à le savoir. Comme ils devraient savoir aussi qu'une pétition qui repose sur des données fausses sont irrecevables.

Les faits: Un groupe d'eurodéputés a lancé une pétition au sein du Parlement européen réclamant la tenue de toutes les sessions à Bruxelles.Cette «déclaration écrite», pour l'instant signée par une cinquantaine d'eurodéputés (sur 785 au total), «invite les Etats membres à modifier le protocole sur la fixation des institutions pour permettre au Parlement de tenir à Bruxelles l'ensemble de ses sessions». Soit.

Roland Ries,  a réagi avec sang-froid et sérénité: si on veut centraliser les travaux du PE, toutes les sessions peuvent se tenir à Strasbourg qui serait consacré "définitivement" siège du Parlement.   fort d'une motion unanime du dernier Conseil municipal,. Le sénateur-maire de Strasbourg, a le droit pour lui. Il a aussi une pleine légitimité:   Strasbourg, métropole qui n'est pas capitale nationale et  qui se situe sur les bords du Rhin, «constitue dans l'imaginaire populaire le symbole de la démocratie et de l'unité européenne».

Commentaire Relatio-Europe:Il est évident que ce n'est pas par une pétition ni par un viol des traités (déjà trop mal respectés par le Parlement européen) que les questions liées aux sièges et aux lieux de travail des institutions et des Agences de l'Union européennes  trouveront de bonnes réponses. Le siège du Parlement européen est fixé à Strasbourg.Le traité d'Edinbourg a gravé ce fait dans le marbre au nom d'une Europe polycentrique. Toute remise en cause de Strasbourg, directe ou indirecte, claire ou insidieuse, entrainerait une remise en cause des sièges de  toutes les institutions, organisations et agences liées à l'Union européenne.Les élus pétitionnaires utilisent de faux arguments et oublient que l'Union européenne est fondée des valeurs qui prennent leur sens par le droit. Si l'Union doit devenir une SA, elle peut effectivement siéger  n'importe où... Si la même Union ne devient politiquement qu'un bras de l'Alliance atlantique, elle peut siéger à Bruxelles. Si elle est une réalisation démocratique et citoyenne, elle doit sièger à coté de l'organisation dont elle est née:le conseil de l'Europe.

La querelle du siège du PE PDF Imprimer Email

NON, Monsieur Cohn-Bendit
Par Alexis Lehmann

Comment ne pas être offensé par les propos de Daniel Cohn-Bendit ? Ce monsieur apparemment défenseur des valeurs de base de la nature et de la création balaye d'un revers de chiffres hypothétiques les valeurs symboliques les plus fortes.

Il faudrait d'après lui transformer le Palais du Parlement Européen en Université et en vestige de l'histoire . Il oublie que c'est ici , dans ces murs,qu'ont été prise durant ces cinquante dernières années presque toutes les décision qui concernent aujourd'hui l' Union Européenne dans la laquelle nous vivons .
Il oublie aussi que le Parlement est la seule institution élue démocratiquement par les cinq cents millions de citoyens européens et que son siège ne peut être constitutionnellement situé dans une des capitales des pays membres.

Il ignore de même, en proposant la création d'une Université que les Universités ne relèvent pas de la compétence européenne mais des compétences nationales . Si l' Etat Français le veut il peut très bien agrandir la première Université de France qui est celle de Strasbourg et en faire une Université Européenne . Il n'a besoin de l'autorisation de personne .

L'Alsace veut se donner une image plus conforme à son dynamisme en Europe PDF Imprimer Email

« Strasbourg, le réflexe ! », disions-nous récemment. « L'Alsace à 100% » peut-on dire aujourd'hui après le déjeuner débat organisé heir au Club de la presse de Strasbourg avec trois des animateurs du Club des amabssadeurs, une association qui veut donner à l'Alsace une image plus conforme à son dynamisme européen et international.

Le Club des Ambassadeurs est une initiative lancée par l'ADIRA, le CAHR et la Maison de l'Alsace à Paris pour valoriser les atouts de l'Alsace à travers la France. Cette nouvelle démarche permettra d'encourager les implantations dans notre région mais également de faciliter le recrutement pour les entreprises et universités locales. Le Club a été officiellement lancé le 4 juillet 2008 lors de l'inauguration de la plateforme logistique construite par LCR, membre fondateur du Club pour ProLogis.

Situé sur le Port Autonome de Strasbourg, le ProLogis Park Strasbourg est constitué de deux bâtiments totalisant 38 000 m². L'un a été développé sur-mesure pour Wincanton Mondia. L'autre sera partiellement occupé par Panalpina, spécialiste logistique.>>>>>>