29/09/2008
Medias et régions: de radio-france à radio-île de france?
| SUR RELATIO-EUROPE | ![]() | ![]() | ![]() |
| >>> FIP Strasbourg devrait être l'un des liens sociaux de l'eurodistrict >>> Les arrières -pensées des saboteurs des services publics nationaux L'éditorial de RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT
Le réseau « radio bleue » est plus centralisé que décentralisé. France 3 va regrouper des « régions » qui dépendront de plus en plus des bords de Seine et feront perdre à des régions l'un de leurs moyens d'expression et de leurs liens sociaux. Et ce n'est pas la disparition de la publicité qui va changer la donne. Ce qui a été décidée, sans consultation préalable, évidemment de qui que ce quoi et surtout pas des auditeurs, pour les FIP de Strasbourg, de Nantes et de Bordeaux est révélateur du mépris dans lequel « Paris » tient la province. Radio France ne sera-t-elle bientôt que « Radio-Ile de France » à diffusion « nationale » ?Mais, la petite alsacienne, comme ce dessin de feu l'ami Wenger le montrait bien voilà longtemps déjà, sait prendre des coups. Et réagir!
![]()
Lire la suite Ajouter un commentaire (0) |
04:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : radios, régions, medias, muisique, fip, strasbouirg, petition
04/05/2008
RELATIO met le TURBO
RELATIO: L'Ami Tomi avec nous

Tomi? UNGERER? Je vis tellement avec lui même quand des mois ou des années se passent sans que nos chemins se recoupent que fair une note sur sa présence active dans le Comité de parrainage de RELATIO europe me semblait superflue... Tomi avec sa "boîte cranienne de Pandore" dans la famille RELATIO: il y est déjà.
Histoire d'une vieille complicité forgée dans une époque où le "Maître", vénéré et honoré dans sa province natale y était regardé avec une distance chargée d'hypocrisie... Il fut longtemps plus connu aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Allemagne qu'en France.
Un personnage atypique, Tomi! Ceux qui ont un peu d'âge et de mémoire aux dna doivent se souvenir que Jean-Louis English et moi-même avions dû "batailler ferme" pour publier une grande ITW dans le cadre de "l'Invité de la semaine". L'auteur de livre pour enfants était respecté, mais le "pornographe" était "classé X". Pourtant, c'était après les événements de mai 68... Passons.
Pour avoir commis avec lui "L'europolitain" (titre repris dans l'une des rubriques que vous découvrirez dans le prochain RELATIO europe), je sais à quel point ce "citoyen du monde" est un vrai militant de l'Unité européenne. Comme tous les admirateurs de HUGO. Comme tous ceux qui tentent de faire en sorte que l'histoire ne bégaie pas et qui pensent que le Rhin "n'est pas plus une frontière que la Loire"..
AUTRE bonne nouvelle pour les lecteurs de RELATIO: Thérèse WILLER qui dirige le Musée Tomi Ungegrer rejoint le Comité éditorial de notre Rédaction. Sa présence active s'impose elle aussi, naturellement. "Affinités électives", compétences et convergences des passions. les caricatures occuperont une grande place dans le nouveau RELATIO. A découvrir, dès le 9 mai...
DR

RELATIO : Des « parrains » politiques
Roland Ries, Catherine Trautmann et Joseph Daul dans le Comité de parrainage du cyberjournal de l'Europe citoyenne
A Strasbourg, toujours l'ombre de Pflimlin l'Européen...

... et la difficile "bataille du siège" du Parlement européen.

(Dessins publiés ioci en hommage à André Wenger, ce "Tendre Croqueur" qui vit toujours grâce à internet.
RELATIO: Elie Wiesel préside le Comité de parrainage

01:27 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, web, medias, net, presse
13/11/2007
Cette semaine sur téléAlsace
L'Alsace en direct, tous les soirs de 19h à 20h!, une émission d'ERIC GENETET
Mardi émission spéciale théâtre d’objet, de masques et de marionnettes, à voir en Famille aux Taps Gare de Strasbourg.
Mercredi invité exceptionnel,l’alpiniste amateur alsacien Jacques Marmet avant sa conquête du point culminant de l’antarctique.
Jeudi gros plan sur la viticulture en direct de Bennwihr.
Vendredi spéciale Salon de l’érotisme, en direct de Mulhouse.
Pour assister à l'émission : mailto:contact@telealsace.com
13:08 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, télévision, média, region, information, medias
12/11/2007
Europe/USA:Le saviez-vous ? Merkel (aussi) a rencontré Bush…
Vous avez entendu parler de la visite d’Angéla Merkel chez Bush dans les médias français ? Ah ! oui… Un petit article dans le Monde, et une dépêche reprise ici ou là… Nombrilisme, escargotisme : si l’Hexagone m’était conté… Les lieux communs de Sarko, oui ; la « diplomatie réfléchie » d’Angela Merkel, pourquoi en dire ? Elle n’est pas drôle, elle, pas people… Et pourtant, elle gouverne, plutôt bien, elle voyage, plutôt utilement, elle réforme, plutôt en profondeur, et elle culmine dans les sondages… ce qui prouve qu’Outre-Rhin on peut être à la fois sérieux et populaire.
Une histoire belge, bien franchouillarde
Il est vrai que quand Sarkozy ne fait pas la Une, la presse française brille par ses bonnes idées bien franchouillardes. Le JDD qui ressuscite Fillon en couverture (Dieu même ne sait sans doute pas pourquoi) a eu l’idée de génie qui font rire ou hurler les Belges.
Dans notre bonne France où l’on ne s’est toujours pas pardonné d’avoir osé couper une tête royale, le sort du royaume de Belgique semble aiguiser des appétits d’un autre âge. Pour ou contre le rattachement de la Wallonie à la France en cas d’implosion de ce pays où, paraît-il, « le roi donnerait tout son royaume pour un premier ministre ».
Folie des sondages… et doigté extrême d’un journal qui heureusement a d’autres qualités. Passons. Je suis dans l’humeur, là, non dans l’analyse. Qu’en disent les Français interrogés ? Oui, à 54 %. Et qu’en disent les Wallons ? Tiens donc. On ne leur a pas demandé leur avis… La semaine prochaine peut-être, à moins que le sondage de la semaine de ce canard dominical porte sur la cote de Sarkozy (pour changer)
Diplomatie tranquille et ferme
Mais revenons à Angéla Merkel dans le ranch de Bush. Pour en retenir trois choses : Bush l’a prise très au sérieux. Elle a su se faire entendre. Elle a osé (mais oui) défendre ses positions avec de bons arguments, sans taire ce qui peut fâcher Bush (sur la lutte anti-terrorisme par exemple, sur le non-respect des droits de l’homme, sur l’exactitude des renseignements des services secrets américains, très influencés par Dick Chenay…). Pas d’élans du cœur, comme si elle allait se présenter aux Présidentielles américaines de l’an prochain…. et pas de déclarations fracassantes
« Ici, Merkel est prise très au sérieux parce qu’elle a de sérieux arguments », lâche un diplomate : c’est l’Allemagne et non la France qui détient les clefs de nouvelles sanctions contre l’Iran. Une question de volumes d’affaires et d’échanges… L’Allemagne reste le premier partenaire commercial de l’Iran.
« Nous devons penser à de nouvelles sanctions, si l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les efforts diplomatiques entrepris par l'Union européenne échouent à convaincre l'Iran de se plier aux exigences de la communauté internationale », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, calmement, à l'issue de son séjour. « Mais nous pensons que ce problème peut être résolu diplomatiquement »
Tenir compte des Russes et des Chinois
« Sur le plan stratégique, nous avons une totale identité de vues. Sur la tactique, il y a quelques divergences », a du résumer, déçu, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Gordon Johndroe. C’est que, pour les Allemands, l’urgence n’est pas de parler de « guerre » ou de se placer devant l’alternative sarkozyenne « soit l’Iran a la bombe, soit l’Iran est bombardé ».
Pour eux, les Nations unies sont le seul instrument légitime pour imposer des sanctions, car il s’agit de maintenir les Russes et les Chinois sur le bateau de sauvetage de la paix. Et l’une de leurs priorités est aussi d’aider les forces démocratiques iraniennes, car il y en a…
Mais, c’est moins spectaculaire que la diplomatie-spectacle et il n’y a pas matière à sondage…
Daniel RIOT
02:15 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, merkel, bush, belgique, medias, iran, europe
08/11/2007
téléAlsace, an I...
Vendredi 9 novembre téléAlsace fête son 1er anniversaire en toute simplicité. Au programme les meilleurs moments de l’année autour de toute l’équipe de l’alsace en direct. téléAlsace sera à la Pyramide de Vendenheim au restaurant club l’Addict. VOIR LE SITE >>>>>>>>
17:45 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, télévision, média, region, information, medias
07/10/2007
Le journalisme à l’ère électronique : Radiographie d’une crise
Ancien éditorialiste rigoureux du « Républicain Lorrain », homme de culture et de réflexions, passionné par tout ce qui fait vraiment bouger le monde (il a mis en place la Webradio d’arte), auteur (apprécié) de « Communiquer par l’image », Alain Joannès vient de publier un ouvrage à plusieurs dimensions. Qui vaut lecture et méditation non sur le « cyberjournalisme » mais sur le journalisme à l’ère électronique.
Ce manuel (à mettre en toutes les mains, et pas seulement entre celles des étudiants en journalisme) est riche d’infos pratiques, de conseils en tous genres, de ces mille et un « trucs » qui sont indispensables si l’on veut bien tirer parti de ces nouvelles technologies qui ont révolutionné les circuits de l’information sans que l’on prenne pleinement conscience des conséquences de cette révolution. Tout va trop vite. Et trop est trop en tout. Gutenberg dépassé par Mac Luhan, bien sûr…mais ce dernier est déjà dépassé lui-même !
Nous voici tous des « medianautes » « multicanaux ». Et la grande mutation est loin d’être terminée : les « neurotechnologies » commencent seulement leur règne. L’être parlant, donc « communiquant », y trouvera de nouvelles sources d’épanouissement ou d’étouffement, de progression ou de régression, de libérations ou d’aliénations.
Stupides de se montrer technophobe ! Il importe de maîtriser pour ne pas être écrasé. Pour ne pas subir les effets pervers de cette déstructuration de notre perception du temps et de l’espace qui est déjà la marque de cette ère où « l’homo sapiens sapiens » est d’abord un « zappanthrope » pour reprendre un mot de Castoriadis.
C’est en cela que ce manuel est aussi et surtout un ouvrage de réflexions. Sur le rôle nouveau du journaliste, ce « passeur » professionnel, et sur les attitudes, les comportements, les moyens d’informer et d’être informés de tous les citoyens.
Car le droit de l’information n’est pas qu’un droit de la presse : il est un doit d’informer et d’être informés. Un droit de savoir. Puisqu’il n’est point de démocratie sans connaissance. Sans ces éléments d’appréciations qui permettent de dépasser les préjugés, les a priori, les réflexes, les idées reçues et de ne pas être victimes de « l’air du temps », des « pensées uniques », des « pensées dominantes », des clichés en tous genres, des conformismes anesthésiants ou paralysants, des drogues de la paresse, toute cette « propagande au quotidien ».
Un constat essentiel dans cette perspective : Joannès met bien en relief une caractéristique national que nous ne reconnaissons pas assez, l’inforexie des Français. « L’inforexie est à l’information ce que l’anorexie est à l’alimentation ; un manque d’appétit ». Et un manque d’exigence. D’où le primat de l’émotionnel, la force des rumeurs, la puissance des imprécisions, le culte de la superficialité, le moule des conformismes (ce qui ne date pas d’aujourd’hui !).
La sur-information décrite si souvent masque une réelle « sous-information » qui favorise bien des « des-informations ». Avec des écrans qui font écran !
De cette « inforexie », les journalistes (« métier à reconfigurer », en effet !) sont à la fois responsables et victimes. Par paresse et conformisme, par « engourdissement corporatiste », par routine et mélange des genres, par oubli de l’essentiel : ce ne sont pas les « tuyaux » qui comptent, mais ce que l’on met dedans, ce que l’on y fait couler.
Or, les nouvelles technologies ne changent rien à ces « fondamentaux » du journalisme trop oubliés sur nos scènes d’ « info-spectacle », sur nos usines d’ « info-marketing », sur nos magasins d’ « info-divertissement », où le présupposé « intéressant » prime sur le pré-analysé « important ».
Ces « fondamentaux » se résument en quelques mots qui forment une chaîne (laquelle par définition n’a que « la force de son maillon le plus faible »): recueillir, vérifier, décrypter, analyser, structurer, hiérarchiser, mettre en perspectives, formuler et diffuser. Les technologies nouvelles favorisent chacun de ces fondamentaux, mais tout (ou presque) se passe comme si elles les affaiblissaient, ce qui est un comble ! Sans doute parce que le « rich media » exige le respect d’autres « fondamentaux » : ceux des « éducateurs », des « instituteurs », des « professeurs ». Dans information, il y a FORMATION.
Merci à Alain Joanès pour cette brillante contribution qui trouve son prolongement sur internet, évidemment, avec un blog ! http://www. journalistiques.fr
Daniel RIOT
16:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, journalisme, web, information, blogs, presse, medias
15/09/2007
Strasbourg : Les blogs, une nouvelle donne dans les relations presse-pouvoirs !
L’excellente « webinitiative » de la « locale Strasbourg » des DNA…Quand « Cher Robert », s’en prend à « Cher Denis « et à « Cher Christian »… Quand Grossmann incite à cet « anonymat » que Sarkozy dénonce… Où le « localier »ne doit pas être un « bocalier »… Quand la devise de « l’ouverture » devient « Qui n’est pas avec nous est contre nous »…
Ma petite chronique strasbourgeoise:Constats locaux de portée générale.Les DNA reviennent ce matin sur la « rumeur des surprimes » dans les notations d’une option crée par Chantal Cutajar dans le cadre de ses activités d’enseignante-chercheur en droit pénal sous la plume de Denis Tricard qui, je tiens à le réécrire, a fait sur ce sujet un travail journalistique remarquable. Sur le fond, comme dans la forme.
Rien n’est plus délicat de faire un article sur une affaire qui n’en est pas une, sur une rumeur lancée, propagée et gonflée par des manipulateurs (conscients et inconscients) et une (vraie) « intox » transformée en (fausse) info. Surtout par ces « cybercafés du commerce » que sont trop de blogs qui « débloguent »… dans un anonymat exécrable.
Tricard se devait de faire enquête et article puisque l’exploitation politicienne du dénigrement orchestré d’une action noble, novatrice et indispensable constitue à elle seule un événement. Il l’a bien fait. Avec rigueur. Je souhaite vraiment que de nombreux jeunes journalistes aient les qualités qu’il vient d’afficher. Et ne se laissent pas manger par les dévoreurs de talents et d’énergie si nombreux dans le marres médiatico-politiques.

Je reviendrai dans une autre note sur ce qui est titré « la contre-attaque de Chantal Cutajar » et qui me vaut bien des courriels en tous genres…Anonymes, sous pseudos,quand ils sont insultants, bien sûr…
Mais, puisque mon propos se rapporte au journalisme (et aux blogs) je tiens à faire une petite remarque de portée locale mais d’intérêt général : j’ai trouvé ridicule et, surtout, scandaleux le commentaire laissé par Robert Grossmann sur le « blog de journalistes » que l’équipe de la « locale Strasbourg » des DNA vient d’ouvrir avec courage, intelligence et talent.
Sous le prétexte d’une information qu’il juge erronée (mais qu’il confirme en grande partie), ce tenancier d’un blog personnel (que je fréquente avec intérêt), ce Roi-blogueur de la CUS, se lance dans une attaque en règle contre Denis Tricard et Christian Bach, traités ouvertement et entre les lignes, comme un patron de presse digne de ce nom n’oserait traiter ses employés.
Indignes de leur journal de la rue de la Nuée Bleue, les deux « Cher Denis, Cher Christian » ? C’est ce qu’il tente de dire, d’insinuer, ce « Cher Robert »…
Attention : Sarko n’est ni le premier ni le seul à téléphoner aux actionnaires, ou à faire téléphoner, ne serait-ce que pour jouer du « photoshop » sur une « poignée d’amour »présidentielle…
A l’échelle locale, c’est souvent pire. Plus sournois. Le « localier » (l’accrédité à l’Elysée ou ailleurs en est un !), doit résister aux tentatives d’être transformé un « bocalier ». Enfermé dans le bocal des détenteurs du pouvoir (petit ou grand, fictif ou effectif). Ou des opposants d'ailleurs qui savent aussi exceller dans les désinformation....
Ce ne sont jamais les pressions qu’il faut condamner. Elles sont logiques. C’est l’art de se doter des moyens de résister aux pressions qu’il faut cultiver. Pour s’assurer liberté et indépendance.
J’en reviens aux faits, en citant RG : « Cher Denis Tricard n’écrivez pas n’importe quoi ! Ne ramassez pas n’importe quel ragot, dans n’importe quel blog partisan qui, sous votre plume, acquiert de la crédibilité. » (…) « Cher Denis, Cher Christian Bach, Si ce blog devait être le blog des ragots, pire, le blog des fausses vérités écrites pour susciter des réactions de la part gens touchés par ces ragots ou fausses vérités, ce serait indigne. Ce n’est pas l’idée que je me fais d’un blog de dialogue moins encore de celui d’un quotidien régional qui a de la crédibilité. N’associez pas alors le nom DNA à ces bruits parfois sans aucun fondement et transcris dans le seul but de provoquer. Ouvrez un blog personnel ou même sous pseudo, ce serait plus conforme. »
Le journaliste (quand il fait du bon boulot) passe une partie de sa vie à subir les foudres des politiques. Cela ne date pas d’aujourd’hui, et il faut espérer que cela continuera. Un bon journaliste est un emmerdeur ou n'est pas, pour celui qui rêve de faire ce qui lui plait , sans avoir de comptes à rendre et qui ne voit l'information que sous le nom de "propagande". C'est aussi le vieille histoire du messager qu’on tue parce que le message déplait… Que Grossmann se défoule sur des gens de presse (ou tente de les intimider ou de les manipuler) n’a donc rien d’un événement. C’est si fréquent… « Cher Denis, cher Christian », vous en subirez d’autres…
Mais qu’une irritation entraîne le bouillant ancien patron de « l’Union des jeunes pour le progrès » à donner des leçons de journalisme, à décourager une initiative louable et à inciter les animateurs du « webnews » de la locale des DNA à se réfugier dans la facilité et la lâcheté des « blogueurs anonymes », pire à se cacher derrière des « pseudos », a quelque chose d’amoral. « Incitation à la lâcheté », c’est prévu, çà, dans un Code de mauvaise conduite quelconque?
Allons, allons, « Cher Robert »: pas de cela à un moment où Sarkozy qui veut « jeter à la poubelle toutes les dénonciations anonymes »…Contrairement à tous les spécialistes de la lutte contre la corruption et l’économie criminelle, je lui donne raison sur ce point, d’ailleurs, à ton ami Nicolas. Et je mène combat contre les masques qui gangrènent le Net en encourageant l’irresponsabilité. Le pseudo (j’en ai et j’en utilise) n’est pas fait pas se cacher, mais pour s’amuser et expérimenter, sourire et tester, jouer et se jouer de, non pour dire n’importe quoi, n'importe quoi, sur n'importe qui, n'importe comment.
Quel réflexe, Monsieur Grossmann ! « Cher Robert », vous avez trop de qualités intellectuelles pour (une fois de plus) afficher de tels défauts. Et prôner de telles conduites…
Il est vrai que dans sa longue carrière politicienne, l’ancien « coach » du « jeune Nicolas », a eu l’occasion d’apprendre (et d’enseigner) sur le terrain toutes les astuces de la « politicardise ». Ces astuces qui contribuent tant au discrédit du « monde politique ». Et qui souvent se font sous couvert de l’anonymat ou par marionnettes interposées. C'est la vie...
Résistez, « Cher Denis », « Cher Christian » avec tous vos coéquipiers ! La « blogosphère » révolutionne les circuits de l’information. Il est bien que vous tentiez d’en tirer leçons et vous vous lanciez dans cette véritable aventure qui consiste à enrichir le Net, à participer aux entreprises de crédibilisation des blogs de journalistes, à jouer la complémentarité entre les différentes formes d’expression médiatiques, à adapter l’exercice de notre métier aux nouvelles technologies.

Le web transforme les conditions de la diffusion des infos et du débat citoyen. Il facilite évidemment les délires, les rumeurs, les campagnes de désinformation. Mais (vielle histoire du couteau !) il a bien des vertus aussi. Il est qualitativement neutre. Tout dépend de l'usage qu'on en fait...
Que la rédaction locale d’un quotidien régional prenne le risque d’assumer les responsabilités que ces nouveaux espaces de liberté impliquent vaut d’être salué, non dénoncé, attaqué, critiqué.Je l'ai fait ici le jour même de son lancement. Le plus terrible, dans la réaction de « Cher Robert » ce n’est pas la « précision » qu’il se croit obligé d’apporter par un « J’affirme » qui d’entrée enlève ou atténue la crédibilité du message. C’est qu’il mette en garde, menace et condamne, dénonce l’entreprise menée en tant que telle.
Résistez et persévérez, « Cher Denis » , « Cher Christian » : L’échec de votre blog ne serait pas le votre, mais celui de ceux qui ont du débat politique une conception qui même hors du Net ne fait pas honneur aux mots « Agora », « forum » ou…démocratie. Quand on ne supporte aucune contestation ou contrariété au sein du Conseil municipal, on peut difficilement la supporter sur le Net !
Il est vrai que le mouvement d’humeur de Robert Grossmann à votre égard ne vient pas de votre info sur le souci actuel (bien forcé) « d’ouverture » de l’équipe municipale la plus fermée de l’histoire contemporaine de Strasbourg. Tout est dans la dernière phrase du donneur de leçons en journalisme affectueusement surnommé ici et là (sur le web et dans les bons bistrots) « le Malraux de Pourtalès » ou « le Mérimée de la Robertsau ».
Je cite encore :« Vous avez par ailleurs pris la décision d’accorder votre patronage médiatique aux effusions de madame Kalinkowa. C’est un choix, il vous regarde ! ».
Diable ! Pourquoi cette précision ? Pourquoi cette (fausse) générosité, cette (fausse) tolérance, ce (faux) respect et surtout ces (vrais) regrets et ces (vrais) griefs ? Le point d’exclamation final vaut poing dans la figure sur d’autres terrains…
Là, « Cher Denis, Cher Christian », vous avez commis plus qu’une faute : un crime. De lèse-majesté. D’autant plus que les extraits du livre que vous avez publiés donnent envie de lire cet ouvrage que le tandem et ses amis considèrent comme un outrage. Pourtant, elle semble plus indulgente envers Robert qu’envers Fabienne, cette madame Kalinkowa que personnellement je ne connais pas, bien qu’elle vienne d’adhérer au MoDem.

Vous devriez le savoir, « Cher Denis, Cher Christian », les DNA (même généreuses en espace et même indulgentes envers les pouvoirs en place, ce qui est logique et normal) n’en feront jamais assez pour le « tandem »… Quand je pense, comme nombre des lecteurs, aux matins qui fâchent, tant les DNA apparaissent comme le JO du Duo !
Mais pour le pouvoir bicéphale local, c’est la brosse à reluire en permanence, ou rien. Ou l’interrogation sarkozyenne faussement angoissée du « Pourquoi tant de haine ? »
La phrase la plus utilisée par le « tandem » est simple à retenir : c’est un classique du genre… « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». Nous ne sommes là ni dans les chuchotements, ni dans les rumeurs, ni dans les ragots… Toute la ville le sait, même sans les blogs… C'est l'un de leurs problèmes d'ailleurs. C'est dur de jouer l'ouverture avec un esprit fermé ou renfermé. Sarko est meilleur comédien: c'est sa force!
Daniel RIOT
14:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogs, web, net, politique, médias, strasbourg, sarkozy
26/07/2007
Carton rouge pour le maillot jaune: C'est moral...
Le Danois Rasmussen limogé
Commentaire RELATIO:Tout va très vite. Dans notre éditorial RELATIO de ce soir, nous demandions que le cas Rasmussen soit réglé. Un grand coup a été frappé. Non par lui, non par les organisateurs du Tour, mais par son équipe. C’est sain et courageux.
Et c’est bon signe pour l’avenir, donc pour les « Opérations Ethique et Propreté » qu’il convient de conduire si l’on veut sauver la crédibilité de la compétition et surtout faire en sorte que le sport garde ses vertus d’émulation éducative. Le maillot jaune était trop maculé de souillures infâmes...
Certes,il n'avait pas été pris en flagrant délit lors des contrôles, mais il avait attiré sur lui plus que des suspecisions, puisque les autorités danoises l'avaient sinon privé de sa licence du moins lui avait adressé plusieurs avertissements. Ses récents exploits avaient renforcés les suspicions légitimes. On saura ce matin si ce limogeage s'accopagne d'une suspension ou d'une suppression de sa licence:les informations de cette nuit étaient contradictoires
LES FAITS: Le Danois Michael Rasmussen, maillot jaune du Tour de France, a été limogé par son équipe, a annoncé tard hier soir Rabobank, et il est donc exclu de la suite de la course, déjà ébranlée par le scandale Vinokourov et d’autres affires de dopage…
Rasmussen a remporté mercredi la 16e étape, non sans avoir été hué par le public. Il a été reproché au coureur de n'avoir pas fourni aux responsables danois des contrôles anti-dopage son emploi du temps durant ses entraînements précédant le Tour.
"Il a violé les règlements de l'équipe", a déclaré un porte-parole de Rabobank.L'équipe Rabobank, reproche au maillot jaune d'avoir menti sur son emploi du temps du mois de juin.. Rasmussen avait indiqué comme lieu d'entraînement le Mexique (le pays de son épouse) alors qu'il se trouvait en Italie où il aurait été reconnu par un ancien coureur, Davide Cassani, devenu consultant à la télévision publique italienne.

Theo De Rooy, manager de la formation Rabobank, a interrogé mercredi après-midi son coureur qui a reconnu les faits. "Tous les deux étaient en état de choc", a déclaré Jacob Bergsma aux journalistes présents à l'hôtel de l'équipe à Pau. La localisation sur les lieux d'entraînement permet de procéder à des contrôles inopinés, l'arme de plus en plus développée pour lutter contre le dopage. Ell permet aussi de surveiller d'éventuels traitements sanguins...Cette nuit, les gendarmes se sont rendus à l'hotel du mallot jaune déchu, mais il avait disparu...
La décision de retirer Rasmussen de la course est intervenue quelques heures après le départ volontaire de l'équipe Cofidis dont le coureur italien Christian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, c'était l'équipe espagnole Astana qui était mise à l'écart par la direction du Tour : son leader, Alexandre Vinokourov, avait été contrôlé positif aux transfusions homologues.
Pour Christophe Prudhomme, directeur du Tour, "l'important n'est pas qu'il soit licencié par son équipe mais qu'il ne soit plus au départ du Tour demain matin".
La veille, après l'annonce du contrôle positif du coureur kazakh Alexandre Vinokourov, dont il s'est avéré qu'il a recouru à des transfusions sanguines homologues, Prudhomme avait prôné une "révolution" dans le cyclisme. "Il faut faire péter le système", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse improvisée. Après ce nouveau coup de tonnerre, c'est l'espagnol Alberto CONTADOR qui prend le maillot jaune à quatre jours de l'arrivée à Paris.
03:32 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toiur sde france, dopage, sport, médecine, danemark, medias, sposors
19/07/2007
Alors, on arrête tout?
Le Tour nous joue trop de tours. Il y a des limites à tout. Surtout à la défonce. La « culture du résultat » si vantée est une forme de drogue qui nous pousse à tous les dopages,non ? J’ai lu dans « Le Temps » un éditorial , signé, Simon Meyer, qui dit ce que je pense. Alors, je vous en fait profiter. Qu’en pensez-vous, vous ?
« Tournant historique dans la lutte antidopage ou emplâtre sur jambe de bois? La décision des deux chaînes de télévision publique allemande, ARD et ZDF, de ne plus retransmettre le Tour de France suite à l'annonce du contrôle positif «subi» par le cycliste Sinkewitz, constitue une nouveauté. Un signal fort. Expression radicale d'un écœurement partagé par beaucoup, cette potentielle onde de choc soulève deux questions de fond. Primo, le rôle des médias dans notre société. Secundo, la nature profonde du sport de haut niveau.
Une gazette en désaccord avec la politique de George Bush cessera-t-elle d'évoquer l'actualité des Etats-Unis? Non. Une multinationale a-t-elle déjà été boycottée après une affaire de caisse noire? Non plus. Micros et caméras se détourneront-ils d'un juge corrompu? Toujours pas. La prise de position d'ARD et ZDF est courageuse, louable d'un point de vue éthique. Dans un monde idéal, ce sain élan serait suivi à l'unanimité. Dans un monde idéal, le Tour de France ne serait pas parti puisque chacun sait, sans pouvoir le prouver ou vouloir le dire, que les ténors du peloton sont trafiqués.
Le cyclisme, qui multiplie les efforts de surface afin d'éradiquer le fléau sans déployer les moyens politiques et financiers nécessaires, mérite d'être fustigé. Mais en attendant, on continue à faire exploser les audiences avec un Mondial de foot - aucun contrôle antidopage n'a eu lieu l'été dernier en Allemagne - ou des Jeux olympiques faussés par un armement pharmaceutique rampant. 
Oui, le sport de haut niveau est gangrené de fond en comble. Non, ce n'est pas bien. Alors, on arrête tout? Impensable pour des raisons financières d'abord, sociales ensuite. La solution? Mettre fin à l'hypocrisie. Soit on empoigne le taureau par les cornes, soit on accepte que le sport de haut niveau, à l'image des piliers majeurs que sont la politique, l'économie ou la justice, possède ses zones d'ombre. Que la compétition n'est pas destinée à faire «mumuse», mais à générer des bénéfices. Le sport d'élite, dit-on à juste titre, c'est le miroir de la société. On ne peut exiger de lui qu'il reflète une image moins torve que les ressorts sur lesquels il repose. »
07:15 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rogue, medias, tour de france, sports, dopage, société
08/07/2007
Réflexions sur le journalisme en évolutions
Du message au massage: Texte repris sur le blog de RSF
Avec "La crise de la représentation", Daniel Bougnoux ne signe pas un énième traité sur la communication, mais un essai lumineux sur la presse et la crise qu'elle affronte. Notre philosophe tord le cou à quelques fables comme "la fin du journalisme" ou "la manipulation par les médias de masse".
Entretien réalisé par > Robert Ménard
Photo > Charles Duprat
Cette crise de la presse dont tout le monde parle, est-ce une vraie crise ou tout simplement l' arrivée de nouvelles techniques qui bousculent nos habitudes?
On vit la presse sur le mode de l'immpatience, de la revendication soupçonneuse. Les médias auront donc toujours tort vis-à-vis de nos attentes. Leur mission - informer, éduquer, distraire - est très mal remplie. Les causes en sont : la concurrence, le raccourcissement des délais, la dictature du direct, celle de l'opinion. La presse est prise en tenailles entre la montée des nouvelles technologies qui lui font concurrence, et un impératif démocratique - dont elle est le rouage essentiel - qui vire à la revendication individualiste et à l'émiettement, à la fragmentation, à la disparition même d'un espace public de délibération ou de raisonnement. On a tendance à enjoliver le passé de la presse pour regretter un âge d'or qui n'a jamais existé. Le mot même de presse dit qu'elle est pressante et trop pressée, qu'elle nous met sous pression, sans remplir l'attente née de cette pression. On va ainsi de pression en déception, un peu épuisé par le rythme des médias. L'aspiration au savoir, à la mémoire, à la connaissance est régulièrement lésée par cette information au jour le jour, qui, malgré tout, est nécessaire.
Peut-on imaginer des médias sans journalistes?
C'est un peu ce qui s'est passé dans l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" où PPDA se trouve délogé de sa fonction de "grand questionneur". On y a assisté à une démédiatisation. C'est un phénomène qu'on observe avec les blogs, Internet. Les gens pratiquent entre eux une auto-information, conquête de la démocratie, qui s'exerce évidemment au détriment d'une corporation, d'un métier qui avait son calendrier, ses usages, ses faiblesses. Je ne pense pas que cela soit pour autant la fin du journalisme. On va voir reparaître le journaliste questionneur, le journaliste expert, celui qui ajoute la mémoire à l'actualité, notamment lors d'élections. Le journaliste n'est pas encore détrôné. Il affronte une forte concurrence qui naît de la pression démocratique elle-même, instrumentée par les nouveaux médias. La presse est ainsi mise au défi d'avoir à se requalifier professionnellement.
Vous ne versez pas dans la nostalgie...
Je suis toujours émerveillé par un kiosque à journaux ou lorsque je reçois chaque matin mon journal. en tant qu'universitaire, je serais bien en peine d'avoir cette capacité de réaction et de synthèse face au flot quotidien. J'aime la stimulation qui vient par ce flot, tout en faisant bien la disctinction entre le flot et l'oeuvre. L'oeuvre est ce qui échappe au flot. Elle ne se déclasse pas du jour au lendemain, elle n'est pas mise en concurrence par d'autres canaux d'information plus rapides. Elle relève davantage du savoir ou de la culture.
Vous expliquez qu'avec les nouvelles technologies, c'est le statut même du fait qui est remis en cause.
Je ne serai jamais d'accord avec Virilio ou Baudrillard qui ont plaidé la thèse d'une pulvérisation des faits. Certains faits s'imposent, d'autres se construisent, d'autres encore doivent être recoupés avant de s'avérer : on ne vit pas dans le simulacre, l'illusion, la féerie ou l'imposture permanente. Les médias ont toujours construit le monde, l'actualité, et c'est un immense travail. Dans "actualité", il y a le mot acte. Construire d'actualité en est un.
Vous pouvez lire la suite de cet entretien dans la revue Médias n°13 (en vente chez votre marchand de journaux)
03:33 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jopuornalisme, presse, medias, technologie, blogs; web
28/06/2007
Du malaise dans la presse française...

"Les atteintes à l’indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps et n’épargnent aucune rédaction", a déclaré François Malye, président du Forum. Face à cette "accumulation insupportable, il faut faire modifier la loi" pour "mettre fin au flou à l’origine de tous les abus de pouvoirs", a-t-il plaidé.
Le Forum propose notamment que l’existence des sociétés de journalistes soit reconnue par la loi (une revendication qui date de ...1969 si mes souvenirs sont bons) et qu’un droit de veto soit instauré afin de donner aux rédactions le pouvoir de s’opposer à un directeur de la rédaction. Une charte déontologique est par ailleurs en cours de rédaction: il était plus que temps....
Mais ce n'est évidemment à Sarkozy de règler le grand problème de la presse française actuelle:l'autocensure et un formatage des esprits journalistiques bien étranger à la vocation d'un journaliste libre donc responsable...
Le Forum regroupe les SDJ de 27 rédactions: l'AFP, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Monde interactif, La Tribune, L'Alsace, La Libre Belgique, Midi libre, L'Express, Le Journal du Dimanche, Marianne, Le Nouvel Observateur, M6, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, RFO, L'Etudiant, Sciences et Avenir, Télérama, Télé 7 Jours et Courrier Cadres.
Ne pas oublier: La Liberté d'informer est la Liberté d'être informé....Elle ne concerne pas que les journalistes, mais tous les citoyens!
00:05 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : medias, presse, liberté, journalisme, démocratie, information
25/06/2007
La publicité en procès! Réviser des règles et les contrôles
Pub et femmes: Vers un code de conduite européen
A L'ordre du jour de l'Assemblée du Conseil de l'Europe: L'Image des femmes dans la publicité
De nombreuses publicités présentent encore aujourd’hui une image décalée de la réalité, dont de nombreux stéréotypes à l’égard des rôles et des fonctions exercés par les femmes et les hommes au sein de la société. Ce sont principalement les femmes qui sont réduites, au travers de certaines publicités, à de vulgaires objets de consommation ou de désir sexuel et qui n’ont, la plupart du temps, rien à voir avec le produit vanté. Or la publicité tient une grande responsabilité dans la mesure où elle exerce une influence déterminante sur nos concitoyens et plus particulièrement sur les plus jeunes, au point d’influencer durablement la construction identitaire de chacun et chacune.
L’Assemblée parlementaire devrait recommander que le
Comité du Conseil de l’Europe charge un comité international d’experts d’effectuer une étude approfondie de l’image des femmes et des hommes dans la publicité et, sur la base des résultats de cette étude, élaborer un code européen de bonne conduite encourageant les professionnels de la publicité à présenter des images respectueuses de la dignité des femmes et des hommes
Pub et environnement : ça coince ! Création d'un Observatoire indépendant avec Corinne Lepage
Halte aux publicités irresponsables et irrespectueuses
d’assurer une veille sur l’activité publicitaire en France et de fournir une réflexion critique sur la publicité ;
de lancer des alertes à l’encontre des publicités irresponsables en matière d’environnement ;
de présenter chaque année un rapport public "Publicité & Environnement » ;
d’utiliser tout recours contre les publicités non conformes à la réglementation ;
de décerner des prix aux campagnes publicitaires les plus irresponsables en matière d’environnement ;
Agissant dans un premier temps sur les questions environnementales, l’OIP pourra rapidement s’étendre à tous les aspects du développement durable.
« Publicité et Environnement » L'alliance pour la Planète
Par ailleurs l’ADEME et le BVP ont présenté jeudi 14 juin une étude démontrant que seuls 6 messages publicitaires sur 10 respectaient les règles que s’est donné la profession en la matière bien que celles-ci soient insuffisantes ou floues.
Télécharger l'étude

Rappel des propositions de CAP21 en la matière
Mettre en œuvre des dispositifs luttant contre les publicités « écologiquement » mensongères ;
Repenser La totalité de la publicité, qui joue dans notre société un rôle majeur, de manière à décourager les comportements incompatibles avec une réponse à l’urgence écologique
Appliquer la loi sur l’air qui prévoit la réglementation de la publicité qui favorise la consommation énergétique ;
Interdire toute publicité pour des produits ou services sur-consommateurs en eau
Interdire la publicité mensongère sur les produits de consommation courante se revendiquant naturels quand ils sont issus de la pétrochimie
Remplacer le Bureau de Vérification de la Publicité par une autorité administrative indépendante de la publicité;
Sensibiliser et former le monde de la publicité au développement durable

Analyses et critiques de publicités récentes les plus… exemplaires
L’Alliance pour la planète a établis une sélection des publicités qui respectent le moins la déontologie professionnelle que s'est pourtant donné à lui-même le secteur publicitaire. L'objectif est d'expliquer à chacun comment décrypter ces publicités qui usent et abusent de l'argument écologique.
Analyses et critiques de publicité récentes les plus ......exemplaires
02:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : publicite, médias, environnement, sexisme, femmes, europe
21/06/2007
Pétition contre la fin d'"Arrêt sur images" : plus de 30.000 signatures
Je l'ai signée, bien sur... il faut se battre pour défendre toutes les lucanes de liberté et d'intelligence, donc de critique constructive, dans des médias qui nourruissent plus une MEDIOCRATIE qu'une MEDIACRATIE. La pétition contre la fin d'"Arrêt sur images", l'émission présentée par Daniel Schneidermann, a déjà reçu plus de 30.000 signatures.

Daniel Schneidermann (Sipa)
12:02 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, médias, pétitions, france, liberté
04/05/2007
Sarkophobie et Sakomania
Sarkozy est-il dangereux ? On peut le penser. D’une façon générale, « le pouvoir rend fou », comme disait Françoise Giroud : tout être détenteur du pouvoir suprême est exposé à ce risques. D’où la nécessité de contre-pouvoirs forts… Sur un plan plus particulier, trop de formules et de prises de positions de Sarkozy, sont révélatrices de postures et d’impostures qui ne sont pas faites pour rassurer les citoyens épris d’un « Vivre ensemble harmonieux », d’une « société apaisée », d’une France libérée de cet esprit de guerre civile larvée permanente qui nuit tant aux vraies confrontations d’idées, aux vrais débats démocratiques… et aux vrais remèdes à apporter à nos maux nationaux.
Cette dernière ligne droite de la campagne est dominée par les questions que posent légitimement le caractère, le tempérament et l’idéologie de Sarkozy.
Nous l’avons vu dans le duel télévisé :le fauve s’est fait tellement chaton que son ton si bien étudié sonnait faux :son regard fuyant le montrait bien…

Nous l’avons entendu ce matin encore….
La candidate socialiste a mis en garde contre le « risque" que ferait courir Sarkozy de déclencher "des violences et des brutalités" dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires. Elle a aussi jugé que la candidature de son adversaire de droite était "dangereuse, en termes de concentration des pouvoirs, en termes de brutalité, en termes de mensonges".
Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy a réagi sur Europe 1 : "C'est tellement outrancier. Je suis sûr que Mme Royal est quelqu'un qui vaut mieux que ce qu'elle vient de dire" : "Comme elle doit sentir que le sol se dérobe sous ses pieds, c'est un phénomène bien classique: elle se tend, elle se raidit, pour le coup elle montre sa vraie nature. Je suis un peu désolé pour elle mais je n'ai pas l'intention de rentrer dans un combat de rue (...) Elle ne commence pas bien sa journée!".

Sarkozy joue sur du velours : il a réussi à intervertir les rôles. Le méchant est devenu le gentil, le dangereux est devenu le rassurant. Facile: tous les sondages le donnent gagnant
C'est le fruit d’un TSS lancé et surtout (mal) argumenté avec trop d’humour acide infantile.
C'est le résultat aussi d’une tentative (stupide) de transformer ce deuxième tour en un referendum « pour ou contre Sarkozy ».
C'est l'effet aussi d’un manque de pertinence et d’arguments des socialistes dans leurs attaques contre le prince de Neuilly aux ambitions bonapartistes. Il y avait tant à dire… Sur sa conception du pouvoir, sur son inspiration puisée chez les néo-conservateurs et dans l’ex-« nouvelle droite », sur ce que révèle ses propos sur l’Allemagne nazie et sur un darwinisme déformé, sur son coté héritier de « Pasqua » (avec tout ce que cela comporte) , sur ses incohérences et contradictions dans tous les volets de son programme (y compris européen), sur les ambiguïtés de sa force de séduction dans l’électorat Le Pen ( qu’il mange le FN est une chose, qu’il digère ses idées en est une autre) …
Sarkozy, dans ses opérations lancées par son « j’ai changé », a été aussi et surtout peut-être été servi par les médias, ou plutôt par quelques bons satkophiles ou sarkomaniaques qui sévissent dans les médias.

Dernier exemple : FOG, Franz-Olivier Giesbert, qui fut sarkosyste avant de connaître Sarkozy….Dans Le Point ; sous le titre « le boomerang de la sarkophobie », il a pondu un petit chef d’œuvre de caricature des caricaturistes…
« Rarement un candidat à la présidence aura été sali à ce point pendant une campagne », écrit-il Diable ! Quelle mémoire défaillante et sélective ! Il en a tout de m^me suivi beaucoup des campagnes présidentielles cet ancien « journaliste de gauche » qui a si bien su adapter ses convictions à ses impératifs de carrière…
« Traité de fasciste, d'eugéniste, d'étranger et même de fou, Nicolas Sarkozy a été l'objet, de surcroît, d'une campagne personnelle de basses eaux, particulièrement dans la blogosphère, qui a fait apparaître ce qu'il faut bien appeler un lepénisme de gauche. »
Où sont les basses eaux ? Dans le « mystère irréductible » de l’Allemagne nazie, sûrement. Dans les hymnes à un nationalisme sans nuance, sans doute. Dans l’art et manière de pratiquer du proxénétisme politique, évidemment. Pour ce qui est du « lepénisme de gauche », il est vrai que la lepénisation des esprits dépasse les clivages gauche-droite puisque les idées portées par le FN sont comme « normalisées », banalisées et…comme cultivées, y compris dans la presse (et pas seulement dans la « blogosphère »
« Mais, se réjouit notre talentueux homme de lettres, tous ceux qui ont bouffé du Sarkozy matin, midi et soir ont perdu leur temps, leur encre et leur salive. Après le premier tour, ils en sont pour leurs frais. Leur diabolisation frénétique n'a pas payé : les Français n'ont pas cru au croquemitaine de pacotille décrit complaisamment par tant de monde à longueur d'ondes et de colonnes ». Comme si nos ondes et nos colonnes n’étaient pas très majoritairement « sarkozyennes ». Comme si le courage de Marianne masquait toutes les lâchetés de autres titres ».

« C'est la grande leçon de ce premier tour : la haine et l'hystérie ne sont pas de bons modes de communication politique et les adversaires de Nicolas Sarkozy devront en tenir compte s'ils ne veulent pas gâcher les dernières chances de Ségolène Royal de l'emporter. Ils feraient mieux de parler projets, réformes, propositions : apparemment, c'est ce qu'attendent les Français. Avec un peu de dignité aussi, ça nous changerait ». N’y avait-il pas d’autres leçons plus pertinentes à tirer de ce premier tour ? FOG ne s’intéresse qu’à ce qui concerne son poulain de Neuilly…
L’appel à le dignité est très bien, lui… Digne, le « ont bouffé » ? Dignes les jeux de rôles de Sarko ? Dignes, les contre vérités assénées sur le ton de vérités avérées ? Dignes, les jonglages avec des statistiques truquées ? Digne, la démagogie galopante ? Digne, le maquillage outrancier des intentions les plus politicardes ? Digne, l’abus des mots « vérité », « sincérité », « franchise » ? Digne, le recours éculé à « la majorité silencieuse », le culot du slogan « je suis le candidat du peuple », les références historiques à des personnages dont il aurait combattu les idées et dont il combat les héritages ? Digne, le fait de mettre Jaurès et Rivarol dans le même sac ?

Je n’ai (et il me semble l’avoir beaucoup écrit depuis des mois) peu de sympathie pour Ségolène Royal et je fais partie des déçus d’une gauche archaïque, passéiste et idéologiquement creuse. Mais en terme de démocratie, d’harmonie sociale, de réformes de progrès (et non de régression) est-ce être « sarkophobe » que de ne pas être « sarkomaniaque » ? M. Giesbert est (heureusement) libre de ses opinions, mais de grâce, qu’il abandonne son coté « donneur de leçons ». N'a-t-il pas remarqué qu'il existait aussi une "Ségophobie".
Il est vrai que FOG sait changer avec l’air du temps : cet ancien chiraquien n’a-t-il pas été le pire des procureurs de Chirac ? Oh ! J’oubliais : c’était à l’époque un moyen de servir Sarkozy. Jusqu’à quand ? Jusqu’ au moment où le courtisan ne sera plus bien en Cour ? Prends un bon livre, FOG : c’est mieux que ton cinéma, comme tu aimes le dire sur une télévision où tu es plus brillant que dans tes élans de billettiste partisan. Mais tu as tous les droits, y compris d'aimer une France que la moitié des Français n'aiment pas.
12:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, présidentielles, spectacle, royal, sarkozy, medias
03/05/2007
Quand les éditorialistes s’effacent : L’heure des « coach » en communication…
On m’a parfois reproché mon manque de corporatisme (ce que j’ai toujours pris pour un compliment), mais je dois dire que le « grand débat » d’hier soir, cette rixe cathodique, illustre une évolution plus que révélatrice de la crise de la presse, et de sa grand misère éditoriale. Même Le Monde (qui n'est plus ce qu'il était , il est vrai) confie à un « communiquant » inconnu le soin de commenter « en direct » le film « un homme et une femme à la conquête de la Gaulle ».
Comme dans les retransmissions de compétitions sportives, les « consultants » ont la parole. Avec les sondeurs, les publicitaires, les animateurs. Loin devant les éditorialistes et les politologues. Les sociologues et les philosophes.
La « politique-spectacle » et « l’info-show » poussés jusqu’à l’absurde : sois people ou tais –toi ! Il paraît que les « vrais gens aiment çà ». Mieux vaut sortir du « Loft » que de Sciences Po, comme dirait l’un des maîtres coiffeurs de la Sarko-pensée. Ou alors, faites du sport : le judo mène à tout, pas seulement aux « pièces jaunes »…Remarquables les analyses de David Douillet sur France 3 ! De quoi éclairer les télespectateurs-électeurs…

Après quelque académicien puriste va déplorer que les deux finalistes de la course à l’Elysée manient (l’énarque comme l’avocat) aussi mal et martyrisent autant la langue française…Un bien mauvais exemple, en effet, pour tous ceux qui doivent sortir de l’école en sachant lire, compter et parler ! La culture, c’est peut-être ce qui reste quand on a tout oublié, mais pas quand on n’a rien appris, ou mal appris. Passons. Je ne suis qu’un vieux con, sans doute…
Puisque les éditorialistes sortent désormais des écoles de marketing ou des « Star’académies » des fils de pub, j’ai fait ma revue de presse. J’en retiens un commentaire, pour sa pertinence psychologique. Celui de Stephen Bunard « Coach en communication », interrogé par « 20 minutes »:
« Ce débat s’est traduit oralement et gestuellement par une relative suprématie de Royal. La candidate était penchée en avant, regardait son adversaire dans les yeux, occupait l’espace, elle a donné de la puissance à son discours. Elle a souri, s’est permis des clins d’œil et des mouvements de tête de ceux qui ont l’ascendant. De son côté, Sarkozy a utilisé beaucoup de gestes de la main, par souci de pédagogie, mais aussi pour se défendre. Le candidat UMP regardait Royal par en dessous, il paraissait rabougri, presque petit garçon ».
Un vrai psy, le « coach » !Il aurait pu ajouter que Ségolène se tenait plus droite et qu’elle a été toujours été filmée de face, contrairement à Sarkozy qui cherchait vers les journalistes-potiches un appui et un refuge. C’est en cela que Sarkozy dans ses postures (révélatrices d’impostures ?) a perdu la partie : le regard, reflet de l’âme. Qui voulait un débat « projet contre projet », de fond, sur les vrais problèmes ?
Je dois être un très mauvais observateur : je n’ai pas vu la couleur de la cravate de Sarkozy. Je dois être un mauvais analyste : je n’ai pas compté les coups donnés et ceux encaissés par l’un et par l’autre.
Mais des experts ont dû tout décortiquer. Nous allons même avoir droit au nombre de mots utilisés par l’un et par l’autre, au nombre de sourires et de moues, et le nombre de fois où Ségolène à imité Sarkozy (qui a su dominer son tic) en « montrant du doigt » son adversaire-concurent-partenaire…De quoi fortifier son choix de dimanche ou le modifier ! la démocratie d'opinions, ce n'est plus "être ou ne pas être", c'est "paraître ou disparaitre".
02:55 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : medias, politique, presse, publicité
08/04/2007
Mon Carnet de campagne : Quand les médias pêchent par excès de discrétion….
Désolé :je me sens obligé de revenir sur les obsessions génétiques de Sarkozy… Sans doute parce que je me fais une très haute idée de ce que devrait être un candidat à la Présidence de la République. Et parce que j’estime que ce type de réflexions pose des questions de fond sur le type de société que nous voulons construire. Tant pis si l’opinion générale y voit moins de gravité et de complexité que moi…L’esprit de responsabilité est d’abord le devoir de réagir en conscience, fut-ce en prêchant dans le désert…
« Je ne souhaite pas polémiquer. Il y a beaucoup de nervosité de leur part » Tranquille, Sarkozy. Bardé dans ses certitudes. Conforté par les sondages… Le livre d’Azouz Bégag ? Des « mensonges éhontés ». Les réactions de Bayrou devant ses propos « glaçants » dans « Philosophie Magazine » ? « Il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Ce n'est pas en s'en prenant aux autres que l'on progresse dans les sondages »

Il est vrai que la presse en général se garde de mettre très en relief les révélations de Bégag et les réactions de Bayrou… Les éditorialistes font la pause pascale, sans doute… Ou se gardent de gêner celui qui les traite de « charognards », avec un sourire méprisant, amusé et menacant !
D’ailleurs, la candidate dite de gauche est discrète aussi sur ces deux affaires considérées comme des non-événements bien qu’elles posent toutes les deux de sérieuses questions sur la crédibilité personnelle du candidat de l’UMP qui marche hors des clous de la civilité et du respect dans un cas et hors du champ des valeurs républicaines et européennes dans l’autre…

La discrétion surprenante de Ségolène
« Si moi je m'étais permise de dire des énormités pareilles, je pense que cela aurait émergé dans le débat public », a simplement dit Ségolène à propos de la prédestination génétique des pédophiles et des jeunes qui se suicident…. Curieuse réaction pour une femme qui se dit si « sensible », qui met sa position de « mère » en avant à tout propos, qui se veut présider la France « en femme qui connaît le prix de la vie »… Et qui prétend incarner les idéaux d’une gauche respectueuse des droits de l’homme, de l’humanisme vécu, de la dignité humaine et de la responsabilité de la société dans les destinées individuelles.
Un paradoxe de plus ou une contradiction supplémentaire chez celle qui a fait d’une formule remise au goût du jour par Benoît XVI un slogan et une règle d’action : « l’Ordre juste »... Avec quel ordre et quel justice?
« Une certaine vision de l’homme et de la vie »
Heureusement pour l’état de l’intelligence et de la morale publiques dans cette France déboussolée, François Bayrou a réagi à nouveau sur les propos si révélateurs de l’idéologie empoisonnée qui anime ce Néo-Conservateur des Hauts-de-Seine et qui n’a toujours pas eu un mot pour son père spirituel gommé de sa mémoire très sélective, un certain Charles Pasqua…(j'y pense subitement, allez savoir pourquoi...)
Sur France 3, le candidat de l’extrême-centre, fidèle à ses idées personnalistes et aux valeurs républicaines qui fondent la nation et l’unification européenne, a dénoncé ce que les éditorialistes ne mettent pas assez en relief : "la certaine vision de l'homme et de la vie" que traduit et trahit la déclaration de ce disciple de Leo Strauss. « Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité (...) dans quelle société vit-on? », s'est-il interrogé….
Logiquement, pleinement dans ses fonctions, Mgr André Vingt-Trois, l’archevêque de Paris, a critiqué, les propos de Nicolas Sarkozy, « L'homme est libre. Je voudrais que l'on n'oublie pas aussi que l'on est dans une société qui fait une chasse génétique », a-t-il dit, sur RTL. « Quand on décrète que des enfants atteints de trisomie 21 ne doivent pas naître, qu'est-ce qu'on fait ?", s'est-il interrogé.
Où l’archevêque dénonce l’eugénisme…
« Vous être contre cet aspect-là, avec un relent d'eugénisme pensez-vous ? », lui a-t-on ensuite demandé à l'antenne. « C'est évident », a-t-il répondu. « Ce qui me paraît plus grave c'est l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence (...) Dire que quelqu'un est prédéterminé par la famille qui l'a entouré, les conditions dans lesquelles il a vécu, cela veut dire que l'homme est conditionné absolument ». Donc sans Liberté, et sans responsabilité.

« Eugénisme » : le mot est lancé. Il s’impose, en effet. Hors de tout contexte électoral, de tout esprit de polémique, et au-delà des clivages politique et religieux. Comme d’autres mots moins marqués historiquement mais encore plus porteurs d’un futur d’inhumanité :sociobiologie, neuroéconomie, biopolitique…
« Eugénisme ». L'étymologie du mot est grecque : eu (« bien ») et gennân (« engendrer »), ce qui signifie littéralement « bien naître ». Un vieux rêve qui a tourné en enfer en plusieurs périodes…Les nazis n’ont rien inventé. À Spartes, déjà, l'eugénisme a longtemps été pratiqué. Les enfants nés malades ou faibles étaient tués dès la naissance ainsi que les handicapés mentaux et physiques. De cette manière, seuls les plus forts subsistaient et pouvaient se reproduire. Aujourd’hui, la science offre de possibilités qui faisaient rêver les médecins, les juristes, les psychiatres, les politiques qui ont précédé le Führer…
« Et on tuera tous les affreux »….
SOS Comités d’éthique ! Albert Jacquard criez ! Axel Kahn, hurlez ! Professeur Mattéi, arrêtez votre « candidat » ! Professeur Debré : expliquez-lui !
J’ai trop d’estime pour trop de gens qui militent à l’UMP ou qui s’apprêtent à voter pour le candidat de l’UMP pour croire que Sarkozy ne réussira pas à entraîner la « vraie droite » qu’il prétend incarner hors de du champ des valeurs éthiques qui fondent le « principe d’Humanité »

Aux yeux de celles et de ceux qui croient en la perfectibilité (et à la responsabilité) des Hommes et des Femmes, aux forces de l’acquis sur les données de l’inné, à la puissance de la Culture sur la Nature, aux vertus du vrai questionnement face aux vices des fausses certitudes, à l’utilité sociale et sociétale de la Politique face à la vanité des exercices du Pouvoir, Sarkozy n’a pu que se laisser aller à un dérapage…comme ses soucis électoralistes lui en font faire tant ! Ce serait moins grave qu’un aveu de conviction
En fait, Sarkozy a peut-être souvenir d’avoir lu « Et on tuera tous les affreux » de Boris Vian publié en 1948 sous le pseudo de Vernon Sullivan…. Ce polard était drôle, lui… Et Vian n’avait jamais rêvé de l’Elysée…
Daniel RIOT
01:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, begag, presse, medias, religion, ethique
22/03/2007
Bayrou : Les cinq grandes raisons de son érosion dans les sondages…
La difficulté majeure du candidat de « l’Extrême Centre » : Sa « révolution pacifique »
passe par une vraie « révolution culturelle » contre les conformismes et les habitudes.
Il recule Bayrou ! -2% ici, -4 là…Retour à 17% dans BVA ! Surprenant ? Décevant pour les militants et pour ceux qui comme moi souhaitent sa victoire non pour faire plaisir au Béarnais mais dans l’intérêt de la France, réjouissant pour tous ceux qui soutiennent Sarkozy (le seul, selon les même assuré de gagner au second tour face à tous… sauf à Bayrou), mais certainement pas surprenant. Voilà dix jours, en fait, que cette stagnation d’abord puis cette dépression était plus que prévisible : prévue. Pourquoi ? Cinq grandes raisons :
1) L’ascension de Bayrou a été trop rapide pour qu’elle se poursuive d’une façon linéaire. De tous les électorats potentiels, celui du Béarnais était et reste le plus volatile. Il est logique que cette situation se traduise par des courbes en dents de scie dans les sondages

2) Nous arrivons à un stade de la campagne où les questions de fond que pose le « chemin nouveau » proposé par Bayrou nécessitent un gros effort de pédagogie. Ses adversaires, la plupart des commentateurs politiques et les citoyens habitués aux mœurs de ces 25 dernières et aux structures mises en place depuis 1958 éprouvent quelques difficultés à comprendre ce que veut établir François Bayrou. Pour cause : sa « révolution pacifique » est d’abord une « révolution culturelle ». Elle suppose une remise en cause des schémas, des habitudes et des tics de pensées. De repenser le régime hybride de présidentialisme parlementaire à la française ! Trois énigmes parmi d’autres :
>>>> La VI ième République telle qu’il la propose depuis longtemps a été passée sous silence par les médias jusqu’à ce que Ségolène Royal aborde enfin, d’une manière floue, ses propositions institutionnelles… Une raison : Bayrou conserve la principe gaullien de la primauté de la Présidence tout en redonnant au Parlement le rôle qu’il joue dans les démocratie dignes de ce nom.
>>>> Avec quelle majorité gouvernerait-il ? Le clivage droite-gauche et le régime des grands partis sont tellement ancrés dans nos têtes citoyennes que nous avons des difficultés à imaginer que des gens de partis différents puissent se mettre à travailler ensemble et que le premier gouvernement de l’ère Bayrou puisse se faire autour d’un Projet, non à l’issue de négociation entre partis mais par adhésion de personnalités libres. Ni de droite ni de gauche, Bayrou donne logiquement l’impression qu’il tente l’exploit impossible de gouverner avec la droite et avec la gauche.
En fait, il ne joue pas avec les camps, mais il veut sortir du système des camps. Il ne cherche pas des ralliements ou des alliances, il compose avec des personnalités qui sont d’accord sur ses valeurs et ses objectifs. Et ceux qui font croire qu’il serait face à une majorité introuvable oublient les difficultés des deux camps à trouver leur propre majorité…

La cohabitation aurait-elle été inventée si « l’étiquette » des Présidents (même issus de grands partis) suffisait à assurer des majorités. Seul le système du « contrat de législature » propose par Mendès-France dans sa « république moderne » aurait garanti cette majorité automatique. Ceux qui ont remplacé le septennat par le quinquennat ont commis une bourde institutionnelle que Bayrou tente de corriger avec intelligence et pragmatisme.
>>>> L’idée de social-économie sort des schémas binaires : capitalisme contre socialisme. Nous devrions la comprendre facilement, puisqu’elle est dans la logique du modèle français qui s’est nourri de Colbert, du volet économique de l’humanisme rhénan, du christianisme social, de l’esprit mutualisme, de « l’économie mixte », de la social-démocratie, de l’idée gaullienne de « participation ». Mais L’homo oeconomicus français a la tête confuse.
Le beau mot « libéral » est devenu un « gros mot », à tem point que même les partisans d’un marché libre avec des concurrences réglementées, non faussées, maîtisées. L’expression « social-démocrate » raisonne encore dans une partie du PS et l’ultra-gauche comme « social-traître »…
Hyper-capitalisme d’un coté avec le culte du Veau d’Or, hyper-socialisme de l’autre, avec les promesses de lendemains qui chantent dans un paradis terrestre : deux idéologies du bonheur, deux mythes, deux prisons mentales.
Bayrou revient aux sources du modèle et au bon sens : on ne peut dépenser que si l’on a de quoi, on ne peut pas vivre qu’à crédit, on ne transforme pas les moyens en fins, on ne travaille pas pour le fric mais pour l’Homme, pour vivre mieux, pour s’épanouir.
Concilier compétitivité et solidarité : c’est à la fois trop généreux pour ne pas paraître utopique et trop imprégné de bon sens pour être pris au sérieux par nos idéologues patentés qui sévissent en librairie, dans les journaux et devant les micros…

3) François Bayrou sait encaisser les coups, y compris les plus bas. Mais les coups donnés par le « Club des trois mousquetaires du statu quo » (Ségolène, Nicolas et leur complice objectifs en maintien du système) ne le vise pas lui, mais vise son électorat qui finit par y être sensibles, surtout par effets de répétitions… Que n’a-t-on pas entendu et que n’entend-on pas encore de la bouche des « trois » ? A force d’être moqué, caricaturé, sa personnalité et son projet voient leur crédibilité écornée. L’entreprise de démolition permanent de Bayrou devait tôt ou tard finir par « payer » : elle paye.
4) L’officialisation de la candidature de Le Pen réveille les réflexes nés de l’échec Jospin. « Bayrou, je voterais bien pour lui, c’est le meilleur, mais Le Pen doit être encore sous-estimé dans les sondages ! ». Combien de fois aie-je entendu cette réflexion alors qu’en fait le seul vote « utile » contre Le Pen c’est un « Vote Bayrou » puisque l’ homme de la résurrection de l’UDF et le sauveur d’un vrai Centre conteste le système en respectant les valeurs républicaines, en renouant avec ces vertus républicaines si oubliées ou piétinées.
La chute de Bayrou dans les sondages vient surtout de pertes enregistrées à gauche : François Hollande et d’autres n’ont d’ailleurs plus qu’un argument (ou presque) pour défendre leur candidate : l’épouvantail Le Pen ! Le Pen, cette créature du bipartisme impuissant à la française...

5) En ne faisant pas de promesses, en insistant sur la dette, en ne programmant que des dépenses susceptibles d’être financées, Bayrou a d’abord séduit et séduit toujours les gens sérieux et responsables, mais les travaux de sape faits sur ce terrain économique par la droite et (surtout) par la gauche produisent logiquement leurs effets.
Bayrou se veut économe ? « Il est de droite ». Bayrou dénonce les promesses démagogiques en faveur du pouvoir d’achat ? « Il est de droite ». Bayrou veut inscrire dans la constitution l’interdiction des déficits budgétaires ? « Il est de droite », « il conduit à l’immobilisme », « il va aggraver la crise » (alors qu’il ne veut interdire que les déficits de « fonctionnement » et non « d’investissement »)
Cela dit, même en ayant perdu quelques points dans les sondages, Bayrou reste tout de même en position « d’emmerdeur » pour les trois Mousquetaires du conservatisme… La volatilité des voix (de la majorité des électeurs) reste pour lui une réserve. L’issue du scrutin reste incertaine et le restera jusqu’au bout.

L’érosion enregistrée par Bayrou devrait peut-être même être relativisée par des appréciations des « correctifs » appliqués par les sondeurs. Mais ce travail-là se fait en toute discrétion. Et ne sombrons pas dans la parano que cultive délibérément Le Pen face aux sondages…
Ces indicateurs sont à prendre avec des pincettes par tous et dans tous les cas de figures. Pour celles et ceux qui veulent (et non seulement souhaitent) la victoire du « Projet Bayrou », les fiches de températures actuelles doivent être une motivation pour une mobilisation plus grande encore.
Daniel RIOT
15:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sondages, medias, présidentielles, politique
23/02/2007
Mon carnet de campagne : « Ils sont venus, ils sont tous là »…
Déjà une fausse note dans le troupeau des éléphants roses : « Bayrou raison », lance le Dr Kouchner en intégrant le noyau dur de la nouvelle équipe de Ségolène dont il avait été soigneusement exclu (comme tant d’autres « accusés» de procès en archaïsme ou en ambitions).

Ils sont venus, ils sont tous là même celui de l’Ile de Ré… Va-t-elle renaître, la Nounou qui se voulait la Maman de la France ? Belle unanimité de façade au PS. Entre conseil de famille et conseil de guerre. Entre voyage dans le temps et croyance au miracle (ou au mirage). Une décision logique : le bateau prend l’eau… L’urgence commande quelques sacrifices d’ego et de principes. Mais un pari risqué : aveu d’un échec, renoncement à une rénovation promise mais non annoncée, image écornée… Et oubli d’une vieille chansonnette : « Un éléphant, çà trompe énormément »
Cette réunification « familiale » (qui aurait été naturelle en début de campagne) apparaît comme une vraie rupture… Dans la forme et sur le fonds !
Ne cherchez plus la « parité » dans l’équipe de Ségolène : les mâles sur le pont ! Même Christiane Taubirat semble être descendue dans la calle… Virées comme les « juppettes » de Juppé à une époque, les filles et les femmes ! L’éléphante déguisée en gazelle a besoin d’éléphants, non de demoiselles d’honneur…Seules dans le Ballet royal: Roudy et Aubry. Bien seules Yvette (inconnue des jeunes) et Martine (toujours en rupture avec Mauroy qu l'avait faite reine de Lille)

Ségostar, la danseuse étoile, pourrait d’ailleurs remercier au passage le « moustique » Eric Besson qu’elle a publiquement méprisé d’une façon éhontée : c’est la piqûre de cet « inconnu » qui a fait sonner la charge du « rassemblement » des damnés, méprisés, écartés, royalement excommuniés. Elle pourrait aussi remercier (une fois encore) son compagnon qui a su jouer les recolleurs de morceaux (après avoir su jouer "l'appareil" du PS pour Ségolène en feignant la neutralité et après avoir excellement joué le rôle d'avaleur de clous depuis le début de la campagne).Il joue beaucoup, Hollande, mais il ne doit guère s'amuser... Et ce n'est pas le retour de Jospin qui doit le faire rire!

Ne cherchez plus des voix nouvelles : les petites mains sont de corvées de sceaux d’eau, pour dégager la calle, de pots (et de blogs) de colle et des travaux en tous genres.
Ne cherchez plus « l’auto-gestion » proclamée (mais jamais pratiquée) : Aux ordres, camarades ! L’armée redevient très hiérarchisée. Comme l’UMP. L’efficacité commande.
« Mon équipe, c’est Vous », proclame-t-elle dans ses grand’ messes : « Ramez ! », en langage clair ! Et portez la bonne parole, la seule, celle de Sœur Royal de ND de la République redevenue candidate DU Parti à la Rose au Poing.

Fini le temps des supporters, revoici l’ère des ardentes obligations militantes. Avec silence (militaire, comme pour les ados délinquants ?) dans les rangs pour les esprits trop critiques (ou simplement trop nourris de bon sens) et obligations d’applaudir, de plébisciter, de chanter les louanges de la Madone rédemptrice d’une gauche trop maladroite.
Et aux niveaux régionaux et locaux, les consignes sont des ordres : discipline d’abord. Et pas de quartier ! « Flinguez l’UMP, fusillez l’UDF, neutralisez les « fausses gauches », vanter et vendez les 100 propositions ».

Le « Pacte », ce paquet pour l’heure bien mal paqué, n’est plus une Convention, un Contrat de confiance entre la candidate et les électeurs conquis et à conquérir, mais un règlement, un cahier des charges, une feuille de route au PS. Un Traité pour la Victoire… ou pour la mort du Parti. Pas folle la Reine :en prenant les risques de la reconstitution de ligue dissoute, elle partage les risque de la défaite possible… tout en étant sûre de redevenir royale et de rejouer un jeu perso en cas de victoire.
Pacte ! Le mot sonne comme un coup de fouet. Pourquoi l’a-t-elle choisi ce mot chargé par l’histoire et la littérature de tant d’ambiguïtés ? Oublié, Ribbentrop-Molotov ! Gommé le Pacte de Varsovie ! Ignoré le Pacte de Faust avec Méphistophélès ! Mais j’arrête : délit de blasphème !
« Une stratégie anti-Bayrou ! », ironise Xavier Bertrand, porte parole de Sarko comme si l’UMP ne développe aussi un arsenal (plus vicieux) contre celui que De Robien, l’ex-centré...si peu excentrique), qualifie de « dangereux »…

Si c’est effectivement d’abord dirigé contre Bayrou, cela commence par une dissonance : Bernard Kouchner qui a rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal, souligne que François Bayrou « a raison » de vouloir dépasser les clivages droite-gauche et souhaité que la candidate socialiste « entende la nécessité d'élargir ». « Quand une idée est bonne, qu'elle soit de droite ou qu'elle soit de gauche, cela n'a pas d'importance, elle est bonne pour la France", explique-t-il. L'ancien ministre de la Santé confie qu'il se sent "parfois bien" dans la campagne de Ségolène Royal. « Parfois, je demande des explications, parfois je ne me sens pas bien. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous ne serons pas d'accord »
Dessin AntonelliPassons. Ce réflexe de « sauvons les meubles ! » et de « rassemblons les troupes » (et le troupeau) est logique. Car ce n’est pas le léger mieux dans les sondages et l’atmosphère chaleureuse, enthousiaste, stimulante des grands meetings plus festifs que participatifs qui, pour l’heure, rassurent le Parti Ségolène.
Le « politoscope » de la semaine est plus intéressant que les sondages (quotidiens) sur les intentions de vote. « Bayrou est encore le vainqueur de la semaine », constate (sur le ton du regret le Figaro, journal dirigé par un vieil ami et complice en chroniques de Sarkozy).
Certes, 81% des personnes qui ont regardé Ségolène Royal dans « J’ai une question à vous poser » sur TF1 la jugent « sympathique ». La compassion exhibée, çà rapporte ! Ce score est nettement supérieur à ceux de Nicolas Sarkozy (68%) et de Jean-Marie Le Pen (37%) dans l’émission du même type.

Mais seuls, 45% des sondés l’ont jugée convaincante alors que Nicolas Sarkozy avait réalisé un score de 79%. Et (oh ! que çà fait mal !) même Jean-Marie Le Pen la bat avec 48%...
Cette septième vague du « Politoscope » révèle une autre mauvaise nouvelle pour le PS. Ségolène Royal n’a pas réussi à déposséder François Bayrou de son titre de candidat le plus marquant de la semaine. Avec 48%, le candidat de l’UDF accroît même son leadership (30% la semaine dernière) et devance Ségolène Royal (30%) et Nicolas Sarkozy (11%). Cela ne veut rien dire pour la suite, mais le futur n’est fait que du présent qui s’écoule.
Ce sont encore les mots « crédibilité » et « compétence » qui sont le moins associés dans les esprits des sondés à la championne du grand casting interne du PS
Un espoir tout de même pour Ségo (et Sarko) :les intentions de vote en faveur de Bayrou devenu « l’homme à abattre » sont plus fragiles, volatiles que pour elle (et pour lui) : 68 % de ceux qui se prononcent pour Bayrou disent pouvoir changer d’avis (contre 48% dans les deux autres camps)… Si l’on ajoute cela à la masse des indécis et de ceux qui n’ont pas encore fait leur choix, rien n’est joué. Mais cela est vrai pour TOUS… Heureusement !
Daniel RIOT
13:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, PS, poitique, présidentielles, bayrou, sarko, médias
22/02/2007
Fragment de pensée
"La télévision? Debout, on ne peut pas la regarder. Assis, on s'endort"
Jacques DUTRONC
13:18 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, télévision, web
18/02/2007
Mon carnet de campagne: "rien n'est joué"
>>>Voici un sondage qui arrange tout le monde (y compris les médias qui ont besoin d’entretenir le suspense) : Près de huit Français sur dix estiment que rien n'est encore joué à neuf semaines de l'élection présidentielle, selon l’ Ifop dans "Le Journal du Dimanche". Seuls déçus, sans doute, les 17% des personnes interrogées qui considèrent que l'élection "est jouée en faveur de Nicolas Sarkozy". Une question : qui peuvent bien être les 4% qui disent que tout est "joué en faveur de Ségolène Royal" ?
>>> Je me suis trompé : je pensais vraiment que sa prestation dominicale sur ses 100 propositions allait sortir Ségolène de son « trou d’air ». Sa chute libre est provisoirement enrayée. Mais aucun des rebonds logiquement attendus ne s’est produit. Pourquoi ? Ses qualités affichées en rose n’ont pas suffi à effacer ses défauts démasqués en blanc, en dépit d’un sourire plus maîtrisé, d’une voix moins haut perché et de quelques accents de sincérité mieux travaillés.
Remarque un : elle a mal été servie par une couverture médiatique qui s’attarde sur une ou deux formules mais trouve indigeste 100 propositions. Loi du genre, pas seulement. Elle a raison de s’en plaindre. Mais elle formule des critiques qui la « victimisent » personnellement et non, comme Bayrou, pour remettre en cause un système qui l’avait si bien servie dan sa bataille interne au PS…
Remarque deux : une analyse du vocabulaire révèle (comme dans les interventions de Sarkozy, d’ailleurs) un sens de l’exhortation plus poussé que celui de l’argumentation : « Je » reviens 203 fois, le plus souvent avec « veux », (contre « nous » 65 et « vous », 72) « je m’engage » 12 fois, « je propose » 17 (merci à Claude Weill pour ses décomptes précis !). Elle s’offre même la grâce royale de deux « moi, Ségolène Royal je dis que ». Moins de Bécassine mais plus de Mme de Pompadour

Remarque trois : en dehors des poussées d’un maternalisme émouvant et d’un jeunisme un peu démago, la même analyse sémantique traduit une absence d’ancrage (« socialiste » ou « socialisme », zéro fois, « gauche » une fois, « travailleurs » quatre fois, « salariés » huit fois, « ouvriers » une fois, « inégalités » trois fois…
Dans le registre "social", le candidat du Cac 40, de la droite hyperlibérale et autoritaire, qui contrairement à De Gaulle veut que la politique de la France se fasse à la Corbeille, sait faire beaucoup mieux, en dehors de ses citations éhontées de Blum, de Jaurès et de quelques autres.

Du coup, ce qui pourrait être salué chez Ségolène, comme une volonté de sortir des ornières de la gauche archaïque devient une marque de faiblesse, de vide des valeurs et des repères, de creux de la pensée.
Elle ne sait ni parler A ni parler De la « classe moyenne » si déterminante électoralement. Elle fait même très Neuilly (ce qui est un comble face à Sarkozy) quand elle s’adresse aux ou parle des « classes populaires ». Ses conseillers n’auraient pas bien lu ce petit livre si bien assimilé par ceux de Sarkozy qui s’intitule « le Descendeur social ». Signé par Alain Mergier et Philippe Guibert, ce petit livre dense est édité chez Plon par… la Fondation Jean Jaurès.
Peut-être dans son équipe réorganisée cette semaine, les conseils en communication seront-ils choisis en fonction de la teneur des discours que des tenues de l’oratrice…
Ce doit être dur de devoir changer de conseillers en pleine course. C’est comme un club qui change d’entraîneur en pleine saison. Chez les sarkozistes, on en rigole un peu plus avec des effets de manche faciles : « Si elle n’arrive pas à mettre sur pieds une équipe Ségo, comment pourrait-elle former une équipe de France ?» Bonne question en effet.

Mais du coté de Sarkopoléon -le- petit est-on plus cohérent ? Les évaluations des coûts des programmes et des propositions se valent dans les deux camps. Et elles ne valent pas grand-chose…
Cette double nullité a un double vice. Elle n’annonce pas de jours meilleurs si le satut-quo si médiatiquement porté à bout de bras par ceux qui résument la démocratie à une alternance possible sans se préoccuper des alternatives souhaitables. Et elle fait indirectement de jeu de Le Pen. La démagogie profite toujours au plus démagogue...

Elle a heureusement une vertu : mettre par contre-coup en relief le sérieux, la cohérence et la crédibilité de François Bayrou, de ses analyses et de ses propositions. Mais médiatiquement, la teneur des propositions et des engagements de Bayrou sont superbement ignorés. Les mitraillettes à promesses non tenables du « duo » sont-elles plus télégéniques que les arguments solides du solide Béarnais ? Les journalistes ne savent pas suffisamment résister à l’air du temps vient de dire Anne Sinclair chez Drucker.
Eh ! Oui… Comme dit le Chat dans le dessin que Philippe GUELUCK vient d’offrir en direct sur le même plateau) Mme DSK, « A la télévision, il y a ceux qu’on regrette et … ceux qui sont regrettable ».Comme au PS, d’ailleurs…
>>> Puisque nous parlons télé, quelques remarques prises au vol
- Santini, l’humoriste ami de Pasqua, de Sarkozy et quelques autres qui fait de la politique en riant et des affaires sans rire, était l’invité de Ruquier. Parce que des balcons s’effondrent dans sa cité hyper riche d’Issy-les- Moulineaux ? Parce qu’il veut toujours fumer le cigare à l’Assemblée. Parce qu sa Ville a de grands projets d’urbanisme ? Non. Parce qu’il a trahi Bayrou pour soutenir Sarkozy. C’est fou : il suffit de lâcher le leader du centre pour se retrouver à l’avant-scène. Sur quel compte son long temps de parole : celui de l’udf ou celui de l’UMP ? SOS CSA, une fois de plus…
- Pourquoi les chaînes nationales, si friandes de « petites phrases » n’ont-elle pas repris celle de Bayrou sur France «3 Alsace à propos des transferts du « mercato » de la droite réunie : « S’ils ont rallié l’UMP c’est qu’ils n’étaient de vrais UDF ». Bien vu, pourquoi. Et très juste. A Strasbourg, on connaît même des UDF qui réussissent l’exploit de s’exhiber dans un meeting de Bayrou tout en obéissant aux consignes pro-Sarkozy du tandem qui dirige la Ville. De « vrais » UDF ? Ou de faux Sarkozistes… L’une des faiblesses de l’UDF, donc de Bayrou, vient de là, bien sûr : le marais centriste est le principal ennemi de l’extrême-centre. Comme dans les Hauts de Seine, on confond trop souvent « centre » et « milieu », ou nombril et centre de gravité, ou opportunisme et convictions. Cela passera: le faux centre n'a pas le monopole de la veulerie...On en sait aussi quelque chose , en pire, à l'UMP et au PS, ces partis plus consédérés par nombre de leurs mmebres ppour des rampes de lancements pour ambitions à mettre en orbites que comme foyers de réflexions et pôles d'actions citoyennes.
- De Villiers, ce midi dans « Dimanche + » a réussi un exploit… Dans la même phrase, il a réussi à dénoncer les réglementations des bureaucrates de Bruxelles et réclamer des règlementations européennes contre la Chine »

- Ségolène n’a vraiment pas chance. Anne Sinclair a joué avec loyauté les supportrices de l’ex-concurrente de DSK, mais tout ce qui sonnait juste et vrai dans l’émission de Drucker sonnait contre la royale élue du PS. Allez savoir pourquoi…
- Jean-Michel Aphatie, la neutralité faite journaliste politique, (puisqu’il vote blanc et en est fier) a encore brillé, sur canal+ par ses analyses anti-Bayrou sur l’impérative nécessité (selon lui) de cultiver ce bipartisme à la française que le monde (sauf les USA peut-être) nous envie. Et sur internet il tire sur tous les journalistes qui refusent l’air du temps » de la fausse bipolarisation. Sa dernière cible : Jean-François Kahn, coupable de crime de bayrouisme ! C’est beau la « neutralité et l’élégance déontologique ». Certains dits sont pire que les non-dits...
- Les patrons de TF1 ne manquent pas d’air. Ils demande aux politiques de soutenir et de ne pas attaquer la pauvre chaîne de « dimension moyenne », « l’entreprise modeste » de Mister Bouygues. Il faut le faire. Lelay , c’est celui qui disait à Bayou : « La politique, je m’en fous. Je suis breton avant d’être français… Ce que je veux, c’est de l’audience et du spectacle : les Français rêvent d’un match à deux :ils l’auront » Mougeotte, son collaborateur (à tous les sens du terme) enfonçait le clou : « Votre stratégie est vouée à l’échec. La démocratie, c’est le bipartisme »…
A part cela, tout va bien : les cahier des charges du CSA ne comptent guère. D’ailleurs, Sarko va arranger tout cela. Martin Bouygues n’est-il pas plus qu’un ami pour lui ? Petite annonce à diffuser sur internet : « grand proxénète de l’info-pute cherche protecteur »…
Dommage : j’ai connu Etienne Mougeotte à une époque où il était un excellent journaliste. Qui disait, voilà longtemps déjà, « le journalisme mène à tout à condition d’en sortir » ?
Daniel RIOT
16:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, bayrou, royal, sarkozy, médias, sondages, politique





















