01/09/2008

Strasbourg : JOUR J pour STRASTV.com

  PDF Imprimer Email
 

Pour Joseph Pasquier, ce lundi est un grand jour : strasTv.com, le journal de l'actualité strasbourgeoise en vidéo est officiellement inauguré. En fait, strasTV.com s'est déjà fait une belle place sur le Net grâce à un joli scoop. Ce sont ses images qui ont révélé l'effondrement d'une partie des faux plafonds du Parlement européen. Nous lui souhaitons d'autres scoops (d'une autre nature, bien sûr).

 

Nos vœux l'accompagnent d'autant plus volontiers que Relatio-Europe vient de conclure un contrat de partenariat avec Joseph. Bientôt du neuf. Sur l'Europe dans les vidéos de StrasTV.com. Et en vidéos sur Relatio-Europe.

Joseph Pasquier (qui a l'info et les images dans les gênes) assume à partir d'aujourd'hui la responsabilité de Relatio-EuropeTV. qui va être lancé prochainement. DR

04/05/2008

RELATIO europe.eu: Dans cinq jours....

RELATIO sur FRANCE INFO


L’Europe au quotidien
Toute l’actualité de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, à travers ses aspects pratiques, concrets et quotidiens

 

Anja Vogel

Elle suit l’actualité européenne à Strasbourg pour les chaînes de Radio France : les travaux du Parlement Européen, du Conseil de l’Europe et de sa Cour Européenne des Droits de l’Homme.



Enfin un webjournal européen français


A l’occasion de la journée de l’Europe vendredi prochain, un nouveau journal sur internet va voir le jour, www.relatio-europe.eu, entièrement consacré à l’actualité européenne. Il permettra de combler le manque de sites journalistiques français dans ce domaine.

Le blog Relatio, spécialisé dans l’actualité européenne, a vu le jour en 2005. Son concepteur, Daniel Riot, ancien éditorialiste et ancien directeur de la rédaction européenne de France 3, est un passionné d’Europe. Aujourd’hui il a décidé de passer à la vitesse supérieure, en créant un véritable journal sur internet, une SARL, avec une équipe de journalistes professionnels, mais aussi d’intellectuels, d’universitaires, etc. www.relatio-europe.eu sera lancé officiellement le vendredi 9 mai, journée de l’Europe, par le maire de Strasbourg Roland Ries. Toujours le 9 mai, Daniel Riot publie "L’Europe cette emmerdeuse. Pourquoi les Français devraient mieux aimer l’Europe", un livre d’entretiens avec Sandrine Kauffer, préfacé par André Glucksmann et Bernard-Henri Levy, édité par City éditions. France Info est partenaire de la journée de l’Europe.

  Ecouter cette chronique d’Anja Vogel  (1'56")

De beaux renforts pour RELATIO-EUROPE.eu

RELATIO : L'arrivée de Jean Quatremer

d20dc03d2edb9c2b1a6533e5f0482d21.jpg

Lire la suite


CULTURE: Bruno TACKELS renforce RELATIO

Philosophe, universitaire, écrivain, spécialiste des arts, du théâtre, du cinéma, de l'esthétique, producteur à france Culture, collaborateur de la revue "Mouvement", BRUNO TACKELS intégre le Comité éditorial de RELATIO europe

Lire la suite


David Mardel dans la famille RELATIO

Qui est l'un des meilleurs connaisseurs de l'art en Europe? Qui est en grande partie à l'origine des Itinéraires culturels européens? Qui est l'homme d'Outre Manche qui parle couramment l'alsacien et une dizaine de langues? DAVID MARDEL!

Lire la suite


Jacques PILET dans le Comité éditorial de RELATIO

7b018a4f445d8f3ed922428800e1f77f.jpgLes fidèles de RELATIO ne seront pas surpis: Jacques PILET, Directeur du développement éditorial du groupe Ringier, journaliste suisse de renom dans tous les médias, rejoint le Comité éditorial constitué autour de Daniel RIOT, de Sandrine KAUFFER et de la rédaction de RELATIO-europe. Ses chroniques publiées sur son blog "l'air du large" et souvent reprises ici, sont appréciées, dans leur forme comme par leur fond. "Jacques Pilet scrute l’Europe... et le monde. Il lit des journaux de (presque) partout. Il voyage beaucoup. Et il raconte ce qui le frappe. Sensible au balancement de l’humanité entre guerre et paix. Entre pauvreté et richesse. Entre bêtise et intelligence. Des histoires d’ailleurs (parfois d’ici) qui font réfléchir. Une invitation au débat."

Lire la suite

 

 

RELATIO : Michel Theys dans l’équipe

232a6742db92ad55ff8e5329b30cd2ee.jpgAncien "correspondant européen" de La Libre Belgique et rédacteur en chef adjoint de l'Agence Europe, collaborateur de plusieurs revues européennes, producteurs d’émissions sur l’EUROPE à TLB (ex-télé Bruxelles), Michel THEYS rejoint le Comité éditorial de RELATIO-europe. Directeur de EuroeMediaServices, une agence journalistique spécialisée dans les affaires européennes, qu’il a crée en 1990, il fait bénéficier RELATIO de sa compétence, de son talent, de la richesse de son réseau. Il assurera (entre autres) une chronique régulière.

Lire la suite

 

RELATIO met le TURBO (suite et à suivre...)

RELATIO: Edgar PISANI dans le Comité de parrainage

034161355a756f20a3b9f1a6015d592c.jpgPas de naissance et de baptème sans "parrains" et "marraines". Le nouveau RELATIO n'en manque pas. Ils viennent d'horizons différents Et la confiance qu'ils nous accordent est pour nous plus qu'un encouragement:une obligation de ne pas les décevoir. Leur présence autour du berceau de RELATIO europe.eu est pour nous un devoir d'exigence. Que tous et toutes soient ici remercier. Nous commençons les présentations par Edgar PISANI. A 90 ans, cet ancien ministre du général de Gaulle et de Mitterrand, cet Européen de convictions et d'exprériences, cet Homme d'Etat comme notre pays en compte peu vient de publier un livre qui est un programme ...d'avenir: "Le sens de l'Etat"
DR

Lire la suite

 

 

RELATIO: Yann WEHRLING, avec crayon et plume

16d4c123139638212e5d39b77436fd58.jpgC'est à la fois le dessinateur, l'homme de crayons, et l'essayiste,  l'homme de plume, mais aussi  le passionné d'écologie, le démocrate en quête d'une "autre façon de faire de la politique" que RELATIO, trenspolitique par nature, accueille dans sa  rédaction.
L' "empreinte écologique" déjà très présente sur RELATIO, avec les chroniques régulières de Corinne LEPAGE, sera accentuée  sur le cyberjournal Relatio-europe.eu.

Lire la suite

 

 

 

RELATIO : Françoise SCHÖLLER dans la rédaction

794a2a98b439ca24e1c9ffc0cc209709.jpg

Lire la suite


La rédaction renforcée de RELATIO : Continuité strasbourgeoise…

Jacques PUYMARTIN (ancien PDG des DNA) parmi les parrains

Le retour au journalisme et à la critique littéraire Danièle BRISON.

Jean-Claude KIEFER dans le Comité éditorial

Lire la suite


RELATIO: Christian Antonelli rejoint la rédaction

3a45eba061944daa8c956136fbf7df9e.jpg

Lire la suite

21/04/2008

INTERNET:RELATIO DEVIENT UNE ENTREPRISE DE PRESSE

3d7cf346a2fc0c29b5e79e96f229f2f3.png

 


Daniel RIOT crée la première et la seule

entreprise de presse à Strasbourg

exclusivement consacrée à l’Europe.

  

Cette initiative est dédiée à la

Mémoire de Pierre PFLIMLIN

 

 

La passion de l’Europe nourrie par la raison
 

9 MAI. La journée de l’Europe, cette année, prend, pour nous et pour ceux qui nous suivent, un sens pour le moins particulier. Non seulement « L’Europe cette emmerdeuse », le livre de Daniel RIOT et Sandrine KAUFFER sera en librairie, mais RELATIO inaugure plus qu’une nouvelle formule : une vie nouvelle. L’Europe bouge : RELATIO met le turbo. Et change de nature en passant du blog au journal en ligne. Avec une série d’innovations. Au niveau des structures, des moyens (humains et matériels), de l’étendue du réseau de correspondants et de contributeurs.

05036d5cb2bd408e0c9400ed44ad7e4b.png
Une Sarl de presse, RELATIO.europe.multimédias, (en voie de formation) est créée pour transformer le blog RELATIO en un Site de Presse, «RELATIO europe ». Mieux connaître et mieux penser l’Europe pour mieux la vivre ! Il s’agit de la seule société de presse, d’éditions et de production exclusivement consacrée à l’Europe dont le siège et le centre de ses activités sont à Strasbourg. Daniel RIOT en est le gérant majoritaire.

Pour tout renseignement complémentaire : direction@relatio-europe.eu

9e24cf90d68fc672dee76ba185fa4f1f.jpg

Cette Sarl œuvre de conserve avec l’association « Le CERCLE DE RELATIO », société des lecteurs et des contributeurs de RELATIO, pour le développement de RELATIO europe. Cette association milite dans l'esprit de la ligne éditoriale de RELATIO pour le renforcement de l'Europe des valeurs fondatrices du Conseil de l'Europe, donc pour l'Europe DE et A Strasbourg.

Pour adhérer : cercle@relatio-europe.eu   

Ou télécharger et remplissez le bulletin: le Cercle, formulaire.pdf

c95aadddd0bed5b7bd04effbec1da7b9.jpg

 De L’euroblog au journal en ligne

a8057387c012c7f28bd2b9dadfb2649c.png

 

RELATIO europe est un cyber journal gratuit / Pour s’abonner,, il suffira de s’inscrire aux eurolettres de RELATIO

Le reflet de l’Europe dans  tous ses états.

 
RELATIO europe est à la fois

>>> Un journal permanent : L’Europe en direct

>>> Un magazine décapant : Vivre en Europolitain

>>> Une revue pertinente : Penser l’advenir européen

87116946c88aa4a36ffbf71d82606f9e.jpg

RELATIO europe comporte également deux « éditions spéciales ».

Une consacrée à « l’Europe des  Villes et Régions » : L’Europe près de chez vous

Et une consacrée à la vie de  « Strasbourg-Europe » : La capitale démocratique de l’Europe, l’eurodistrict du Pont de l’Europe, et l’espace rhénan qui est la colonne vertébrale de l’Europe

 
RELATIO europe
bénéficie d’un patrimoine éditorial : le cyberjournal européen est déjà enrichi de plus 5500 articles publiés dans l’actuel blog. Vous retrouverez toutes les rubriques du blog qui seront complétées et enrichies. Les pages « gourmandes », « vagabondes » et  « coquines », notamment,  seront étoffées, avec bien des surprises en préparation… Pour prendre contact avec la rédaction : redaction@relatio-europe.eu

 
RELATIO europe
est animé par une rédaction très étoffée, un Comité éditorial de qualité et un réseau de correspondants et de chroniqueurs venus d’horizons très divers.Ce réseau RELATIO est par définition interdisciplinaire, transpolitique et trans-générationnel.

0d0ff78df5b50466ce521c14b70ab70e.jpg

RELATIO europe est un media interactif et participatif : il sera notamment une plate-forme d’ euroblogs labellisés « RELATIO », réservés aux membres du Cercle. Et il est très ouvert à des contributions extérieures, sous formes de tribunes ou de cartes blanches. La richesse de l’Europe naît de sa diversité et la démocratie est pluraliste ou n’est pas. Ce webjournal est d’abord le votre. Faites-nous part de vos suggestions, remarques et critiques…sans attendre le 9 mai. contact@relatio-europe.eu  

 
RELATIO europe
est un journal européen francophone, mais un multilinguisme partiel est d’ores et déjà attendu.

 
RELATIO europe  est aussi un support de choix et performant pour promouvoir des produits, des entreprises, des manifestations.
Pas de publicité « envahissante », mais des annonces mises en relief, des liens sponsorisés et des partenariats commerciaux affichés en toute transparence.

Pour tout renseignements, vous pouvez dès maintenant écrire à nos services : publicite@relatio-euroep.eu ou partenaires@relatio-europe.eu

c5b71dc99b23486009346752b9988231.jpg

RELATIO europe, s’inscrit dans une continuité éditoriale du blog Relatio actuel : c’est L’Europe des valeurs démocratiques en clair sur le Net. En décryptant tout ce qui peut menacer les libertés, les droits de l'Homme, les atteintes au "principe d'humanité".

La passion de l’Europe de RELATIO est nourrie par la raison. Cette passion nous ne sommes pas les seuls à l’avoir et à vouloir la faire partager. Nombreux sont ceux qui pensent que cette entreprise, comme s’écriait Pierre PFLIMLIN, que l’on appelle maladroitement la « construction européenne » est plus essentielle, VITALE, que jamais. Pour tous les Européens, et pour chacun d’entre nous. Pour l’équilibre de la planète donc de cette Humanité qui, on l’oublie trop, est composée… d’humains, c’est -à -dire de Personnes, au sens le plus riche du terme.

C’est « l’Europe de l’esprit qu’il faut construire », exhortait Pierre PFLIMLIN. C’est cette Europe-là que RELATIO veut, à son échelle, favoriser. Avec cet esprit critique sans lequel il n’est point …d’esprit. Avec la volonté de mieux répondre à la question clef que posait le polémologue Gaston BOUTHOUL à Strasbourg dans les années 50 avec Louise WEISS : « Qu’est-ce qu’on fait quand on ne fait pas la guerre ?».

 
L’équipe de  RELATIO

(dessins de Tomi Ungerer) 

46b2686a5e5fe328e2df36ee5c3c94df.png

12/01/2008

L' EUROPE sur le Net: RELATIO renforce sa rédaction

 Sandrine Kauffer Rédactrice en chef

34cfc09e9de9024bacb8f044af3b089e.jpg

Jean-Marie Steinlein, Directeur du développent

Caroll de Maistre-Riot, Directrice littéraire

 
Webnews et webzine de l’Europe DE Strasbourg, RELATIO étoffe son équipe, structure ses réseaux, étend ses activités et prépare une nouvelle formule pour début février. Objectifs : accroître (encore) son audience, améliorer la qualité des articles et des dossiers,  générer des recettes publicitaires, jouer un rôle plus actif dans la promotion de l’Europe A et de Strasbourg

 

Doctorante en Sciences politiques, consultante en communication politique, auteur de plusieurs ouvrages,  Sandrine Kauffer est nommée rédactrice en chef7b4d9b8aab68b19c9e6f49294803a19d.jpg

Ancien collaborateur du Festival mondial du Théâtre de Nancy puis de la Maison des Cultures du Monde de Paris., journaliste, écrivain, photographe, ancien rédacteur en chef de Thalassa, de Signatures, de Vivre à l’étranger, et collaborateur de plusieurs revues et publications, Jean-Marie Steinlein  est nommé Directeur du développement

4766765968db4c2d2769072e0b191660.jpgPsychanalyste, spécialiste de la vie des idées et de l’actualité littéraire et culturelle, Caroll de Maistre-Riot assumera les fonctions de Directrice littéraire.

Willian Petitjean assurera la responsabilité du service des affaires économiques, sociales et environnementales.

Jacques Dehaire  assurera la direction du service société et la coordination des rubriques spécialisées

Clio, Vénuzia et Dansolal vont reprendre leurs chroniques sur « l’Europa coquine », et sont chagés de l’animation de « L’Europe gourmande », de « l’Europe vagabonde » et des rubriques Humeur, Humour, Styles  et Air du temps 

RELATIO continuera évidement à accroître son réseaux d’informateur, de chroniqueurs et de correspondants

 
La Création du « Club RELATIO » avec Ghalia ROUANE

59720fbd77f12b5421840a9b6994b3f9.jpg Autre innovation : la Création d’un Club des Amis de RELATIO et de « Relatio- Evénements ». Cette structure associative sera crée début février. Sa mise en place et ses premières activités sont activement préparée par Ghalia Rouane qui vient de quitter ses fonctions à la Mission Europe de la Région Alsace

Restez branchés sur RELATIO : Vous en saurez plus très bientôt. Nous vous préparons quelques belles surprise.

Merci à nos internautes fidèles et bienvenue à celles et à ceux qui, chaque jour, grossissent les rangs des visiteurs de RELATIO.

Rappel : La "grande Europe"  en revue et en direct

RELATIO… Besoins, désirs, soifs, rêves et réalités d’EUROPE … Face à la crise de l’Union européenne, RELATIO  veut redonner corps, esprit et âme à l’Europe, vécue et rêvée… Mieux pensée, mieux perçue, mieux tournée vers l’avenir. L’Europe au cœur, à la tête et au corps.

RELATIO, c’est l’EUROPE vue, vécue et analysée sous toutes les coutures et sous tous les angles. Rien que l’Europe, mais toute l’Europe, y compris l’Europe vue d’ailleurs… Euroméditerranée, Eurafrique, Eurasie, Euramériques….7fe3408b956852c1472ad0b301a162ac.jpg

RELATIO, c’est l’Europe des mises en relations, l’Europe concrète des réseaux et des réalisations, des projets qui font de l’avenir un horizon d’espérance.

RELATIO, c’est la rencontre et la mise en synergie de journalistes, d’universitaires, de philosophes, d’écrivains, d’artistes, de chefs d’entreprises, de créateurs… qui savent que les mots-clefs doivent avoir autant de valeur que de sens : Liberté, égalité, fraternité, solidarité, dignité, démocratie, droits de l’homme…

RELATIO, c’est un outil  de communication et d’information qui s’inscrit dans l’ère actuelle d’Internet et du multimédia : Nous célébrons Mac Luhan sans renier Gutenberg puisque le texte reste le fondement de tout

Daniel RIOT

Directeur de Relatio

 

En savoir plus>>>>

N’hésitez pas à nous écrire : contact@danielriot.com

13/11/2007

Cette semaine sur téléAlsace

3fb394341005e58160fa0a53d3ed6a9f.gifL'Alsace en direct, tous les soirs de 19h à 20h!, une émission d'ERIC GENETET

Mardi émission spéciale théâtre d’objet, de masques et de marionnettes, à voir en Famille aux Taps Gare de Strasbourg.

Mercredi invité exceptionnel,l’alpiniste amateur alsacien Jacques Marmet avant sa conquête du point culminant de l’antarctique.

Jeudi gros plan sur la viticulture en direct de Bennwihr.

Vendredi spéciale Salon de l’érotisme, en direct de Mulhouse.

Pour assister à l'émission : mailto:contact@telealsace.com

LE SITE (AVEC  "EN DIRECT" >>>>>>>>

08/11/2007

téléAlsace, an I...

Vendredi 9 novembre téléAlsace fête son 1er anniversaire en toute simplicité. Au programme les meilleurs moments de l’année autour de toute l’équipe de l’alsace en direct. téléAlsace sera à la Pyramide de Vendenheim au restaurant club l’Addict. VOIR LE SITE >>>>>>>>

L'Alsace en direct, tous les soirs de 19h à 20h!

02/11/2007

Internet et vie privée: Un édito du monde qui mérite débat...

342f92cd4d2983e5a620e442cc0a897e.jpg

out ce qui est interdit aux médias classiques écrits et audiovisuels est permis sur Internet. Cette constatation inquiétante est renforcée par le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui, le 29 octobre, a débouté des plaignants dont la vie privée, en l'espèce leurs préférences sexuelles, avait été dévoilée sur Wikipedia. La législation actuelle laisse la porte ouverte à ce type d'abus. Le tribunal s'appuie sur le fait que l'encyclopédie électronique n'assurerait qu'un hébergement technique. C'est oublier que Wikipédia, dont le succès est considérable, est devenu l'un des dix premiers sites mondiaux : n'importe quel article ou élément d'article diffusé par son canal est dans l'instant mis à disposition de millions d'internautes. Seul un contenu "manifestement illicite", comme la pédopornographie, doit être supprimé lorsqu'il est porté à la connaissance des sites "hébergeurs". Mais l'outing forcé, la diffamation, échappent à la loi.

Le Net est bien sûr un outil formidable de travail et de communication. Mais, tout comme la "bulle" spéculative Internet avait gonflé jusqu'à la démesure avant d'éclater, l'euphorie suscitée par ce nouvel espace mondial de liberté a suscité un vertige collectif qui a longtemps masqué ses effets pervers. Sans même compter les possibilités accrues de fraude et d'escroquerie et les risques d'addiction, Internet devient en effet une arme de diffusion massive de ragots et de fausses nouvelles. Un instrument pratique et redoutable de vengeances anonymes, parfois de menaces. De tout temps, la rumeur a pu détruire des vies et des réputations. Internet démultiplie cet effet, offrant des possibilités nouvelles aux "corbeaux" de tous ordres.

Si rien n'est fait, c'est une sorte de Big Brother mondial à l'envers qui va se mettre en place. Nul ne sera à l'abri de la divulgation, à la vitesse de l'électronique et sans possibilité de réagir, d'épisodes réels ou inventés de sa vie privée, avec ou sans intention de nuire. Déjà, on sait que des employeurs potentiels peuvent récolter sur la Toile, en toute discrétion, des "informations" plus ou moins exactes sur des candidats à l'emploi. Des écrivains ou des journalistes sont désignés à la vindicte publique ou cibles de "cyber-enquêtes".

Il devient urgent d'adapter le droit à cette nouvelle réalité. La nature immatérielle d'Internet, sa capacité à se jouer des frontières compliquent la tâche du législateur. D'autant que les citoyens ont pris goût aux possibilités qui leur sont offertes, et que les moteurs de recherche sont devenus un outil de base pour la quête de documentation. Mais il est essentiel de trouver un équilibre et de le faire respecter. Faute de quoi, sous couvert de transparence, c'est une régression démocratique, un recul des droits de l'individu qui vont s'installer au coeur de la société.

Article paru dans l'édition du 03.11.07

19/10/2007

Lisbonne: Revue de web

2ae9edf6b1b0658c3e76da01e47782a8.jpgTrès tôt ce matin un accord a été trouvé sur ce qui deviendra vraisemblablement le Traité de Lisbonne. Depuis quelques jours, les anciens "nonistes" crient au "scandale" et dénoncent un texte qui ne serait qu'une copie de la défunte constitution. ATTAC confirme son oppostion à ce traité dans un communiqué publié sur son site ce matin.

"Communautaire" est sans aucun doute "le mot qu'il faut remettre à la mode" semble leur répondre Daniel Riot sur
Relatio. Le traité réformateur "sauve les meubles d'une maison inachevée et permet d'envisager d'autres progrès". Autrement dit, "c'est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer". "Oui, c'est la fin d'une crise grave" et "la satisfaction d'aujourd'hui […] tiens plus du soulagement que de la joie".

"Soyons heureux d'en sortir ainsi" et "passons vite à autre chose" écrit Jean-Dominique Giuliani sur le site
Fenêtre sur l'Europe. En effet, les conditions dans lesquelles a été trouvé cet accord feront (avec du recul) sourire : "ce ne sera pas une page glorieuse, ni pour les peuples, ni pour les gouvernement."

Néanmoins, "le texte reprend l'ensemble des avancées institutionnelles contenues dans le projet constitutionnel", "les outils sont préservés" et "c'est l'essentiel" écrit sur son blog Valéry Giscard d'Estaing, qui regrette toutefois qu'aient été "estompés" les objectifs d'union politique.

Pour les Euros du Village,
Sandro Gozi revient sur les fameux opting in/out qui se sont multipliés avec le traité réformateur, au grand dam des europhiles. Il montre, contrairement aux idées reçues, que ceux-ci peuvent constituer "des opportunités d'intégration".

Toujours sur le site des Euros,
Florence Deloche-Gaudez revient sur "les problèmes que le traité réformateur ne règle pas", à savoir le fait "qu'il devient de plus en plus difficile de faire évoluer les textes fondateurs de l'Union". En cause : les procédures propres aux négociations intergouvernementales. Mais plus que les procédures, ces négociations "ont tué dans l'œuf tout processus ouvert aux citoyens" souligne Fabien Cazenave, sur Le Taurillon, qui s'interroge : "l'impasse institutionnelle est-elle vraiment finie ?".

Alors que les dirigeants prient pour une ratification rapide, des incertitudes demeurent. En premier lieu, un possible référendum britannique, qu'analyse Agnès Baritou sur
Cafébabel. Après les "non" français et néerlandais, la prudence semble de mise et les chefs d'Etat et de gouvernement privilégient la voie parlementaire. Renaud Bouchard conclut sur AgoraVox : les élections européennes de 2009 "pourraient bien se transformer en référendum ex post sur l'UE".

18/10/2007

Le doigt d’horreur de l’UNEF…

Elle a raison la sage Valérie Pécresse : l’affiche de l’UNEF est « franchement de mauvais goût sur la forme ». En plus, elle est  « totalement injustifiée sur le fond ». D’ailleurs des jeunes gens qui en collaient à La Rochelle se sont faits faire arrêter par des policiers zélés qui n’ont pas su que leur ancien patron avait dit en défendant « Charlie hebdo » (cet "héritage de mai") que « Mieux vaut un excès de caricature, qu’un excès de censure »…

32e707911c74d39f11e13905303c6d97.jpg

 « On manie l'injure », a affirmé cette ministre si lisse, si raisonnable et si polie (née neuf mois avant mai 68, à Neuilly) :  « Si un certain nombre de préoccupations des étudiants sont légitimes en matière d'amélioration de leurs conditions de vie, vraiment, il n'y a aucune justification à la campagne de l'UNEF »

Pourtant, le principal inspirateur de ce doigt d’honneur « dégueulasse » (on peut le dire !) est le caricaturé… « Je les niquerai tous » : c’est bien l’une de ses formules préférées, depuis longtemps et lors de  toutes ses batailles. C’est un langage de « gagnant », de « gagneur », de vrai « mac ». La « gagne », il n’y a que çà ! C’est pour cela d’ailleurs que la défaite du XV de son futur secrétaire d’Etat amateur (professionnel) de jambon et de casinos l’a tellement attristé ! Dans le baba ! Il ne suffit pas de dire « je veux »…

Quant aux « 15 milliards », ils sont aussi de Sarkozy. Puisqu’il a même réussi l’exploit de les distribuer sans les avoir…Les enfants des jeunes de l’UNEF d’aujourd’hui paieront nos déficits. C’est cela la solidarité trans-générationnelle chez les cigales.

 

e974b86a33d993023cc27cd62e84c276.jpg

 

Reste l’essentiel : la nature du message de ces « gauchistes » (version 2007)  de l’UNEF. Je reprends ici le résumé du Monde : « La nouvelle campagne de l'UNEF, qui se veut "offensive", vise à exprimer l'insatisfaction du syndicat étudiant devant les "choix effectués par le gouvernement, notamment sur le budget 2008". Le syndicat, qui exige"de profondes modifications" de la loi sur l'autonomie des universités, demande "la mise en place d'un 10e mois de bourse", "la construction de 7 000 logements dès 2008" et "une augmentation de 10 % des aides au logement". Dans le cadre du chantier "réussite en licence", il a exigé "l'augmentation des cours en petits groupes et des volumes horaires", "la garantie de quatre heures de cours de langue par semaine" ou encore "le doublement des places en 2e année de master pour garantir la poursuite d'études". »

Pauvre Pécresse ! Elle était si contente de son budget (provisoire) Un budget « inédit d'un milliard d'euros pour l'enseignement supérieur ». Vous vous rendez compte ? Le dixième des cadeaux dénoncés.  Jamais contents, ces étudiants…Il est vraiment temps de « liquider l’héritage de mai 68 ».  

15/10/2007

Les habits neufs de LIBE


 

Une nouvelle maquette, c'est plus qu'un costume neuf: c'est un esprit nouveau sans rupture artificielle.Un pari pour l'avenir.

Joffrin fait le seul pari gagnable:celui du "mag" quotidien. On lui dit "merde": L'avenir de Libé dépend d'abord de ses lecteurs. Et de l'avenir de "Libé" dépend aussi l'avenir  de notre déocratie pluraliste. A nos kiosques!

La Une de Libé du lundi 15 octobre (DR)

La Une de Libé du lundi 15 octobre (DR)

Libération présente ce lundi 15 octobre sa nouvelle formule avec à la "Une" le titre "Rachida Dati devant ses juges".
Un an après une grave crise financière, la quotidien a décidé de faire peau neuve pour "mieux réaffirmer ses choix" et "redonner le goût de l'avenir" à ses lecteurs, selon les mots du Pdg de Libération, Laurent Joffrin.
Sur la forme, la maquette est rénovée, avec une place importante accordée aux visuels et une typographie plus fine.
Les lecteurs de Paris et Nancy découvriront dès lundi un journal tout en couleurs, le reste de la France devant passer en quadrichromie en février-mars.
Le logo au losange rouge, le format, la grande photo de Une, la pagination et le prix restent inchangés, tous comme les rubriques phares du journal telles que l'"Evénement", la page "Rebonds" ou le "Portrait" de fin.
Le déroulé du journal a été profondément remanié et divisé en trois séquences.

"Contre-journal"

Principale innovation, une première partie de dix pages mettra quotidiennement en avant les choix éditoriaux de Libération, à travers de nouveaux modes de traitement de l'information testés au cours des derniers mois.
Le reste de l'actualité sera développé sur une quinzaine de pages, avant une dernière partie consacrée aux sujets plus magazines et à la culture.
Première illustration de cette mise en avant des "choix de Libé" lundi avec une "Une et un événement consacrés aux "premiers soucis de Rachida Dati", puis, exceptionnellement un article de Laurent Joffrin sur la nouvelle formule.
Suivra une page "histoire du jour" sur l'A380, puis, dans la rubrique "Instantané", une grande photo du meeting organisée dimanche soir au Zénith de Paris par SOS Racisme, Charlie Hebdo et Libération contre les tests ADN.
Cette séquence se terminera par un "Contre-Journal" sur le débat autour de l'utilisation du mot "rafle" pour les sans-papiers, avec des réactions de lecteurs et d'internautes et sur un "making-of" (les coulisses de Libération, ndlr) sur "faut-il parler des rumeurs sur Cécilia et Nicolas Sarkozy ?".

07/10/2007

« La Voix de la France »

Le Monde en a fait un édito : cela s’imposait. Mais l’information n’a guère eu d’écho, pas même chez les socialistes à l’origine de cette prise de position. Le président du CSA, Michel Boyon - nommé par la droite, comme tous ses collègues -, a envoyé Hollande sur les roses : « Le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte par les autorités de régulation de l'audiovisuel depuis 1982 », au motif qu'il ne s'exprimerait pas au nom d'un parti ou du gouvernement, mais au nom du pays. Circulez, Monsieur Hollande, il n’y a rien à voir…

Vos protestations auprès de ce Conseil Supérieur de l’audiovisuel en principe chargé de garantir un certain pluralisme sont nulles et très mal venues. Sarkozy a été élu Président, il a tous les doits de vouloir être omniprésent ! D’ailleurs, les Français l’adorent leur président ! Alors…

Qui plus est,  le très sympathiquement docile Michel Boyon qui est Président parce qu’il a toujours eu l’audace de ne déranger personne,   n’est pas où est pour réfléchir au bien-fondé de telle ou telle pratique : Balladur préside une commission pour cela, non ? Enfin, si quelqu’un ne veut pas écouter et voir Sarkozy, qu’il zappe ou qu’il éteigne sa télé  (dans ce dernier choix, le dérèglement du climat de la planète s’en trouvera amoindri)

1906b63c3b6f521cfd27ffe723528261.jpg
Dessin Antonelli

On pourrait ajouter (comme Drucker s’en est félicité cet après-midi dans son émission de promotion sur Rachida Rachi) que Sarkozy a toutes les qualités pour être le super rédacteur en chef de la « Voix de la France », publique ou privée, puisque TF1 est la reine de l’actuelle Ortf.

Dans ses conditions, à quoi bon remettre en cause  la « règle coutumière » des « trois tiers », selon laquelle les télévisions doivent respecter un équilibre entre les personnalités du gouvernement, celles de la majorité et celles de l'opposition ? Elle n’est en rien caduque dès lors que le chef de l'Etat est aussi chef du gouvernement, chef de la majorité, ministre de l’information et de la communication et téléguideur de l’opposition….

Au fait, il est dans quel tiers, de Villepin en ce moment ? Passons.

Reste à espérer, exhorte Le Monde,  « que, à défaut du CSA, le Comité pour la réforme des institutions, présidé par Edouard Balladur, s'empare de la question et adapte les règles de la communication politique à la nouvelle donne institutionnelle. Quand bien même cela agacerait l'actuel locataire de l'Elysée, ce serait tout à son honneur ». Un joli vœu pieux.

cb1e6502d4673a991ad04a1a67083e78.jpg
Antonelli

On pourrait espérer aussi et surtout que les journalistes, et pas seulement ceux de la télévision, n’accordent de l’espace à Sarkozy qu’en fonction de l’importance de ce qu’il dit. Donc de la teneur de l’information donnée et non de la surface de la communication distillée.

Il est vrai que même chez ceux qui paraît-il incarnaient le « quatrième pouvoir » (belle légende !) la mode est à confondre, à rendre synonymes, communication et information… Comme dans les régimes que l’on disait « totalitaires ». Ah oui! On disait propagande à l’époque. Un mot qu’on utilise encore quand on parle de Castro, de Kadhafi ou de Poutine. Alors que le numéro un russe n’est pas en même temps chef de l’Etat et chef du gouvernement, mais successivement….

Quand la communication fait office de politique, il faudrait que les média  servent la politique en contrôlant la « com’» : ce serait cela un « contre-pouvoir » responsable ! Mais on préfère la contestation-gadget (du style du ridicule « un jour sans Sarkozy ») à la conduite responsable… Signe des temps !

Mais restons optimistes : trop de com’ tue la com’, dit-on pour se rassurer. Certains grands communicateurs ont duré très longtemps, pourtant…

Daniel RIOT

21/09/2007

Sarkozy et les médias :le PS va saisir le CSA

"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise Didier Mathus, député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte

(c) AFP

 

A gauche et à droite, on ironisait quand BAYROU insistait sur la partialité et le manque d'indépendance des médias qui ont été tellement attachés à maintenir bipolaire la vie politique française... Sur ce  plan là, comme sur d'autres, les événements lui ont donné et lui donnent raison..
C'est le PS, aujourd'hui qui sonne la charge....
Le Parti socialiste devrait saisir dès lundi 24 septembre le CSA contre "l'accaparement des médias" par Nicolas Sarkozy. "La semaine qui s'achève aura marqué un paroxysme dans l'accaparement des médias par le président de la République", écrit le député PS Didier Mathus dans un communiqué.
Jeudi soir "les deux principales chaînes ont été réquisitionnées pour permettre à M. Sarkozy de commenter sa propre action pendant 50 minutes à l'heure de plus grande écoute", critique-t-il.
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise le député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Temps de parole non décompté

La situation "pose désormais un problème clair pour l'équilibre de l'expression démocratique dans notre pays", estime Didier Mathus en jugeant que "le CSA devait réagir".
Le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur son site internet.
Didier Mathus poursuit : "Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d'équité et de pluralisme dans l'expression publique".
Didier Mathus rappelle avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier. Il indique qu'il saisira l'institution "à nouveau dès lundi avec François Hollande pour qu'un terme soit mis à cette dérive".
Comment ne pas être d'accord? Au fait avez-vous lu le bon dossier de LIBE de ce jour sur les dessous du SARKOSHOW?
En fait, les journalistes ont une part de responsabilité dans cette situation, mais que voulez-vous? Il "passe bien Sarko". C'est une  bonne "bête de télévision", il "fait recette"...L'audimat plus les sondages, plus la paresse et l'opportnisme des patrons de médias, cela fait beaucoup! C'est vrai qu'il est drôle, Sarko. Quand on oublie les conséquences de sa politique...Il va bientôt présenter la météo (quand le temps s'annoncera beau, bien sûr). Qui se moquait de médias dans les pays totalitaires ou dans les républiques bananières? Allons, ne désespérons pas:La SARKOVERDOSE va frapper. Et les Jeux  vont vite montrer leurs limites si le pain (ce nouveau produit de luxe) vient à manquer...

01/07/2007

Relatio, l'Europe (de Strasbourg) en revue change de présentation

7fd4e91f4cb431574483e65a4b75cc7e.jpgUne nouvelle maquette (simple mais claire comme blogspirit sait en proposer), de liens plus lisibles et plus nombreux, des notes plus fréquentes, des collaborations diversifiées, des chroniques et des tribunes qui stimulent les réflexiosns sur l'identité européenne et le futur de l'Europe, d'une Europe qui ne se réduit pas à l'Union européenne. Ses seules frontières sont  culturelles...

 RELATIO, à l'écoute de "l'europhère", comme dit Jorg Semprun, a de plus en plus de lecteurs et de visiteurs.

Merci à eux. J'espère que les fidèles ne seront pas trop "dépaysés". 

Merci à celles et à ceux qui contribuent à faire connaître cet euroblog j'ai le bonheur d'animer avec des journalistes et des écrivants militants-citoyens.  DR

 

L'Europe comme ravissement...Enlèvements d'Europe...

550c33d2bb27d3b4d0e386eeba77bc57.jpg

Défense et illustration de l’Europe A Strasbourg et de l’Europe DE Strasbourg.

L'Europe, comme culture, comme esprit, comme victoire de la géophilosophie sur la géopolitique, comme berceau et levier de l'Humanisme, du PERSONNALISME.

L'Europe qui veut mettre l'Homme au coeur de toutes les actions. Des combats quotidiens....

c9540374de2c6e340e2e00e2774d4613.jpg

Tels sont le but et la raison d’être de RELATIO, blog d’actualités et de réflexions. 

 L’Europe dont il est question ici ne se résume pas à celle de l’Union européenne. Elle est celle, culturelle et unie par des valeurs communes, de l’ensemble du continent qui trouve dans le Conseil de l’Europe son expression institutionnelle. Elle est aussi celles des réseaux et des ONG dont les activités débordent les frontières de la géographie. Elle est à la fois politique, geo-politique, geo- philosophique, culturelle.  Profondément imprégnée par l’humanisme rhénan et le personnalisme. C'est plus que l'Europe A Strasbourg, c'est l'Europe De Strasbourg.

Abonnez-vous à la newsletter ou aux flux RSS. Faites connaître ce site à vos amis et connaissances. Sa seule raison d'être, c'est l'intérêt qu'il rencontre auprès de celles et de ceux qui le visitent.

998a8b5ae491c93fdc09da4f2df02936.jpg
(matissse)

21/06/2007

Strasbourg: jean-marie Colombani "au fil du Monde", d'un siècle à l'autre

Pour Jean-Marie Colombani, il y a une vie après Le Monde : c’est évident. Il en parlera sans doute un peu, ce jeudi,à 17H00 à l’ENA lors d’un débat organisé par la Librairie Kleber que j’animerai avec plaisir, sur le rôle d’un éditorialiste dans un journal (et dans la vie politique) et bien sûr à propos du  recueil d’éditos qu’il vient de publier chez Plon.

medium_colombani_livre.jpg

Remontée dans le temps, au fil du Monde, de l’élection de Sarkozy à …1994. D’un siècle à l’autre. Avec une planète qui bouge et une France chiraquienne en « manque d’espérances »…

Un livre à lire (même si, comme moi, Le Monde est l’une de vos tranches de pain quotidiennes). Un livre à conserver dans les rayons de votre bibliothèque, surtout, ces pages d’histoire écrite à chaud sont le reflet de faits mais aussi de la doxa de ce temps. De cette doxa, de cet air du temps, de ces modes de pensées ou de ces pensées à la mode dont  l’éditorialiste  doit se méfier…Ce que ses lecteurs ne comprennent pas toujours.

medium_Colombani.3.jpg

Sa vie : Né en 1948, au Sénégal, Jean-Marie Colombani a fait  ses études au lycée Hoche de Versailles et au lycée La Pérouse à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) , puis à l'université de Paris II-Assas et celle de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Un parcours sans faute qui le mène à suivre l’une des voies qui peuvent mener au journalisme: licence de droit, Sciences Po Paris et diplôme de droit public. Il entre 'dans la carrière' en 1973, en devenant journaliste à l'ORTF, puis au bureau de FR3 à Nouméa.

Intégrant l'équipe du 'Monde' comme rédacteur au service Politique, il ne va plus quitter le célèbre journal, gravissant les échelons de la hiérarchie, jusqu'au poste de directeur. En janvier 1995, Jean-Marie Colombani devient président du Directoire de la SA Le Monde. Parallèlement, il est administrateur de l'Institut régional d'administration de Bastia, et intervenant régulier à RTL. Il anime également l'émission hebdomadaire 'La rumeur du Monde' sur France-Culture.

14/06/2007

"Arrêt sur images" absent de la grille de rentrée ?

Oser l'indépendance? De plus en plus difficile....

Difficile le combat pour une information libre, dégagée de tout conformisme, indépendante des pressions politiques ou de la soumission de prudence aux pouvoirs.... Je reprends ici des ifos publiées par le NouvelObs.com qui concerne la chaine la plus digne de respect des chaînes du service public...L'émission sur les médias pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, affirme son présentateur Daniel Schneidermann. La direction de France 5 devrait annoncer sa décision lundi 18 juin au plus tôt.

 

Daniel Schneidermann (Sipa)

Daniel Schneidermann (Sipa)

L'émission "Arrêt sur images", diffusée sur France 5, pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, a-t-on appris sur le blog des journalistes de l'émission. Daniel Schneidermann, présentateur de l'émission, a lancé, jeudi 14 juin, un appel aux téléspectateurs afin qu'ils interpellent ce week-end le président de France Télévisions Patrick de Carolis, présent au "Salon de la télévision".

Le 6 juin, le présentateur de l'émission de décryptage des médias avait déjà indiqué que l'émission prévue dimanche prochain serait la dernière. "Le dimanche 17 juin, en effet, nous nous arrêterons pour la dernière fois de l’année sur les images d’une saison particulièrement riche", écrivait-il.

"Ripostes" et "Chez F.O.G" également en sursis ?

"Je sais déjà que nous ne retrouverons pas nos télespectateurs cet été, mais je ne sais pas encore officiellement si nous les retrouverons à la rentrée", expliquait-il. La direction de France 5 a prévenu la production d'"ASI" que "l’arbitrage" sur la reconduction de l’émission ne serait pas rendu avant le 18 juin, au plus tôt.

Daniel Schneidermann propose d'ici là que les téléspectateurs interpellent Patrick de Carolis, président de France Télévisions, au "Salon de la télévision" prévu ce week-end à Paris.

Selon le présentateur, l'avenir de deux autres émissions de France 5 seraient également compromis. "Ripostes", présenté par Serge Moati, et "Chez F.O.G.", avec Franz-Olivier Giesbert, "ne sont pas fixées sur leur sort", écrit Daniel Schneidermann, qui note que "ces trois émissions portent un regard sur l’actualité de la politique intérieure".

"Par hasard, la direction de FranceTélévisions attendrait-elle le lendemain des législatives, et la nomination du gouvernement Fillon 2, pour décider de prolonger, ou non, les émissions de la chaîne traitant (même indirectement) de politique intérieure ?", s'interroge-t-il sur son blog. Le présentateur appelle Patrick de Carolis et Patrice Duhamel à "oser l'indépendance".

26/05/2007

De la nécessité de vrais débats…

La démocratie, c’est d’abord le DEBAT et le pluralisme ! Comment se fait-il que pour ces législatives, en Alsace, aussi peu de vrais débats, ouverts à toutes et à tous, ne soient pas plus et mieux organisés par les grands médias nationaux et régionaux ?

Je sais… « Trop de candidats par circonscriptions ! On ne peut pas organiser des débats  avec 14 ou 19 intervenants ! A la radio et à la télé, cela ne passe pas. Et en public, c’est la Foire ! » Argument de paresseux résignés. Arguties exclusivement destinées à se donner bonne conscience à vil prix ! Comme les « explications » avancées pour justifier l’absence de débats contradictoires avant le premier tour des Présidentielles.

Evidemment que ce type de débats est difficile à organiser, à animer, à maîtriser. Surtout quand, logiquement, on doit répartir avec équité les temps de parole. J’en sais quelque chose : j’en ai animé plus d’un… en une époque où les nouvelles technologies n’offraient pas encore ces moyens fantastiques si mal utilisées, si mal mis au service des imaginations.

La paresse journalistique (avec  ses enfants naturels, le conformisme et l’esprit routinier) arrange nombre de candidats…

Les sortants d’abord : même si leur mandat présente un bilan pauvre, ils bénéficient d’un degré de notoriété incontestable. Leur « avantage image » serait amoindri par une médiatisation plus grande des « nouveaux », des « petits », des « peu connus »

Les candidats des partis qui bénéficient d’une dynamique victorieuse sur le plan national tirent aussi parti de cette absence ou de cette insuffisance de débats. Leur étiquette compte plus que leur personnalité, et il est des personnalités qui ne gagneraient pas être pus connues. Leurs programmes se résument  en deux phrases (un par camp) : « Je veux contribuer à ce que le président ait une majorité de gouvernement » et « Mon parti doit constituer un contre-pouvoir, une opposition au Président »  Ces candidats « flacons » se vendent sur leur étiquette et leur emballage, non sur ce qu’ils portent en eux.

Quand ils sont à la fois « sortants » et « flacons », ils n’ont  vraiment aucun intérêt à ce qu’émergent,face à eux, des personnalités nouvelles et riches de convictions, d’idées, de forces novatrices…Ils sont donc ravis de la paresse des médias qui ne font qu’un « service civique minimum »

Dans le cadre de ce qui se fait, la qualité des débats (c’est-à-dire le « plus » qu’ils apportent aux électeurs pour éclairer leur choix dépend beaucoup des animateurs, pardon des journalistes. En théorie, ceux-ci devraient jouer le plus possible un rôle d’accoucheur : que chacun des candidats dise ce qui lui semble le plus important. Or (audimat mal compris oblige) ils sont tentés de s’attarder sur ce qui leur semble, à eux, le plus intéressant en fonction des attentes présupposées des télespectateurs, des auditeurs et des lecteurs .Avec en l’espèce deux pièges : la mise en relief des querelles politiciennes et l’accent mis sur des « questions concrètes » qui pour la plupart ne sont pas de la compétence des Législateurs que sont les Députés…

D’où des confusions et des frustrations généralisées, chez les acteurs, chez les animateurs et chez les « consommateurs » de médias. Surtout quand trop de questions sont formulées avec des approximations sémantiques qui ne clarifient guère les pseudo-débats. Surtout quand l’équité des temps de parole n’est pas respectée (en dépit des consignes du CSA). Surtout quand, par exemple, seuls six candidats d’une circonscription sont présents sur un plateau de télévision et les huit autres cités (sans même une photographie à l’appui)

Je ne me veux ni critique ni donneur de leçons ici, mais je pense, comme beaucoup d’autres professionnels de la presse, que les journalistes se doivent de repenser les manières d’assumer mieux leurs rôles de « média » donc de médiateur, de pédagogue en démocratie, de moteur de ces dynamiques citoyennes sans lesquelles la démocratie pluraliste et représentative n’a pas la force qu’elle se doit d’avoir.

Cela ne vaut pas d’ailleurs que pendant les périodes électorales  et que pour les débats. Une circonscription à la loupe en moins de deux minutes : c’est un clip, pas de l’info… Une information dite « institutionnelle » qui n’est faite, toute l’année durant, que selon une grille de lecture « faitdiversiaire », people ou anecdotique, c’est de l’anti-pédagogie citoyenne. Une disparition ou une raréfaction dans la presse écrite des « tribunes libres », des « opinions », des « face à face » au bénéfice de « radio- trottoirs » d’un autre âge, c’est une trahison de la vocation et de la vraie mission de la presse.

Heureusement, il y a Internet. Mais la « cyber-démocratie » ne concerne encore qu’une partie (appréciable certes) de la population… Et rares sont encore les grands médias régionaux qui savent vraiment l’utiliser. Poids des routines, encore !

09/03/2007

Serge July trahit l’esprit de vérité et confond commentaire et propagande : L’ex- chronique d’Alain Duhamel transformée en Tribune anti-Bayrou ?

Ce n’est pas moi qui vais reprocher à d’autres d’avoir un esprit critique. J’ai appris personnellement et professionnellement à « penser contre ma propre pensée », à tout questionner y compris mes questions et les questions que je tente d’y donner (quand je peux) et à tenter de m’y retrouver dans ce « labyrinthe de la pensée complexe » décrypté par Castoriatis : c’est  le propre d’une vraie réflexion. Et Paul Valéry m’a trop enseigné que seuls « les huîtres et les sots adhèrent » pour que je ne cherche pas en tout ce qui me séduit ou me convainc ce qui pourrait m’empêcher de coller à des engagements comme du papier peint à un mur.

medium_bayrou_17.2.jpg

Sur le projet de Bayrou, puisque c’est lui qui me préoccupe en ce moment, je peux émettre bien des critiques (que je recenserai ici un jour complètement), bien des réserves et bien des questions.

>Il ne va pas assez loin et vite dans la lutte contre le chômage, par exemple, en ne jouant pas sur toutes les touches du piano économico-financier.

>Son souci méritoire de ne pas aggraver les déficits et les dettes (il est bien le seul à en faire une priorité) l’empêche de faire preuve de plus d’imagination pour accroître un pouvoir d’achat trop limé, enrayer la précarisation des clases dites « moyennes » et réduire des inégalités trop galopantes : sans sombrer dans les mirages du projet socialiste, il existe des moyens de relancer une croissance propre accoucheuse de richesses nouvelles en utilisant différemment l’épargne des Français qui est (heureusement )supérieure à la dette, par exemple.

>Il n’anticipe pas assez les évolutions géo-démographiques qui s’annoncent, avec, notamment,  une urbanisation encore renforcée (des villes moyennes ou petites devenant grandes) et un vieillissement programmé de la population…   

>Il ne place pas « l’Europe de la justice » si indispensable pour lutter contre une économie criminelle florissante et dévoreuse de richesses « communes » au cœur d’une Europe « politique ».

Il… Mais que sont ces critiques face aux vertus qui l’inspirent et qu'il contient ?  Le projet de Bayrou a une crédibilité, une cohérence et un courage que les autres n’ont pas !  J'ai passé un temps fou à étudier et comparer.

Les « autres » ? Des programmes  la fois trop flous et trop riches en  promesses intenables ou nuisibles, incohérents et sectoriels, superficiels et démagogiques, passéistes et ravageurs, trop chargés de (faux) remèdes pire que les (vrais) maux et surtout trop idéologiques : hyper-capitalisme et économisme à peine masqué chez Sarkozy qui s’est éloigné et des valeurs centristes et du gaullisme et socialisme mal défini d’un PS qui, seul en Europe, refuse toujours la social-démocratie chez Ségolène, libéralisme autoritaire d’un coté, autoritarisme social-bureaucratique de l’autre…

medium_serge_july.jpg

Ce qui est impardonnable chez nombre de « commentateurs » c’est la méconnaissance totale du programme de Bayrou. Je viens d’écrire à Serge July qui, ce matin, sur RTL dans la chronique que tenait « l’exclu » Alain Duhamel  a produit une caricature de tout ce qu’un éditorialiste ne doit intellectuellement pas faire : travestir la réalité.

Bayrou ? Un « anti-candidat » qu ne fait pas de campagne et n’a pas de programme, un candidat « pas plein »… Tout juste si July retient des propositions institutionnelles de Bayrou  le retour partiel (50%) à la proportionnelle !

Outré, je suis. Et je lui ai fait savoir sans ménagement. July, en qui je reconnais nombre de qualités et pour qui j’ai estime et amitié depuis longtemps, n’est pas le seul à jouer ainsi les tricheurs, les menteurs, les trompeurs.

Il a évidemment le droit (comme tout le monde) de ne pas aimer Bayrou (qui le lui rend bien), de lui préférer Ségolène   voire Sarkozy (puisque tant d’  « intellectuels »  sont favorables au  maintien des vieux clivages pour le seul plaisir de pouvoir  passer d’un « camp » à l’autre au gré de leurs humeurs changeantes et de leurs intérêts variables, comme des mercenaires de la pensée inique, comme des Belles de Jour de l’intelligence « marchandisée », comme des « prisonniers volontaires » de modes qui, par définition,  se démodent  ).

Mais il n’a pas le droit de travestir, déformer, trahir la réalité et d’utiliser une tribune journalistique sur un grand média généraliste pour jouer les porte-voix de faiseurs de slogans et non pour assumer sa fonction de passeurs d’idées et d’inspirateurs de réflexions.

Mais peut-être, avec l’âge, Serge renoue-t-il avec cette arme que la gauche « révolutionnaire » où il a noyé une partie sa jeunesse utilisait avec générosité : la PROPAGANDE, cette négation de l’esprit critique, donc de l’esprit…tout court !

Encore un effort, Serge. Comme écrit  si pertinemment Philippe Val dans « Les Traîtres et les Crétins »,  le dernier recueil de ses « chroniques politiques » publié au « Cherche Midi » : « Peut-être un jour, traîtres et crétins trouveront-ils un langage commun, un respect mutuel, et alors ils formeront une ronde autour de la Terre en se donnant la main. Il n’y aura alors plus de traîtres, plus de crétins. Juste une joyeuse bande de cons ». En attendant le devoir de vérité continue à secréter une exigence d’honnêteté chez ceux qui se réclament de l’information fut-elle "éditorialisée"…

Daniel RIOT

 

 

 

02/02/2007

Mon carnet de campagne : La médiacratie au service de la Sarkozie ?

medium_segolene_antonnelli.jpg

Ici, Télé-Sarko…Ici Radio-Sarko, ici le journal de Sarko…. Dans son genre, le Berlusconi à la mode de Neuilly est incontestablement l’Empereur du microcosme médiatique français. Une toile tissée depuis longtemps avec une stratégie efficace de prise en tenailles : flagorneries  et amitiés sélectionnées avec pressions et intimidations. Qu’est-ce que cela va devenir s’il devient le patron de l’Elysée ? Montesquieu reviens ! La « séparation des pouvoirs » aux oubliettes….

Cà chauffe sur la planète Ségolène ! Qui disait que Mme Royal était un « produit médiatique », une vedette du star-système généré par l’info-spectacle et la médiacratie ? Qui disait qu'elle avait gagné la primaire du PS grâce aux médias? Elle emboîte, tardivement, les pas de Bayrou (sans s'attaquer au système), en lançant une charge contre « mes médias amis du pouvoir » qui « relaient tous les coups, tous les pièges, toutes les « chausse-trapes ». Ingrate, Ségolène ? Ceux qui ont « fait » peuvent « défaire », Madame… Et pour ne pas se laisser « défaire », il ne faut pas se laisser « faire » avec complaisance et complicité.

 

Sur le fond, Mme royal n’a pas tort de réagir avec vigueur: «  Je n'accepterai pas que le débat soit dévoyé, escamoté par le jeu de pièges, de manœuvres subalternes, de harcèlements injurieux ou illicites", a lancé la prétendante à l'Elysée lors d'un débat participatif sur la jeunesse, devant 3.500 personnes qui scandaient "Ségolène, présidente!". Ces   "médias amis du pouvoir" (…) "se demandent tous les jours si je vais tenir"(…) et même s'il faudrait changer de candidate (…), je leur dis ce soir qu'avec vous, nous n'avons pas peur et que nous resterons debout!".

Il est vrai que Ségolène ne bénéficie d’aucune indulgence, même si ses bourdes n’ont rien d’une invention médiatique. Il est vrai surtout que les « liaisons dangereuses » entre Sarkozy et les médias mériteraient une thèse de doctorat sérieuse… Berlusconi à la mode de Neuilly ! Le Nouvel observateur y a consacré un article (bien documenté) signé Véronique Groussard et Claude Soula. Le journaliste (indépendant) que je suis ne résiste pas au plaisir d’en reprendre ici quelques extraits

medium_sarkozy_antonnelli.jpg



>>>  Sarko empereur du microcosme médiatique, c’est déjà fait. Pourtant l’intéressé ne cesse de râler contre le mauvais traitement qui lui est infligé. Il serine que "les trois quarts des médias sont contre [lui]". Il se souvient, avec rancune, de toutes les unes qui ne l’ont pas encensé… Les dix couvertures que "le Point" lui a consacrées en vingt mois (contre quatre à Ségolène Royal) ou ce Sarkozy en majesté à la une de "Paris Match" – "Un destin en marche" – ne lui suffisent pas.

>>> Côté télé, Jean-Claude Dassier, le patron de LCI, ne cache pas à ses équipes qu’il rêve de voir Sarkozy élu président. France 2, avec un "Sarkothon" ("A vous de juger", pour le vrai titre) de près de trois heures, remporte le pompon. Programmé juste avant que les règles du CSA empêchent de donner autant de temps à un seul! Déjà, après les émeutes en banlieue de 2005, Sarkozy avait eu droit à une spéciale mettant en scène des contradicteurs qui ne risquaient pas de le mettre en difficulté.

>>> On n’a pas encore trouvé la méthode pour calculer le niveau de sarkozysation des médias. Simplement, une succession d’indices troublants finit par camper un paysage. Fin septembre, 220 policiers font une descente dans la cité des Tarterêts. Ils arrêtent 12 personnes suspectées d’avoir violemment tabassé deux CRS. Ce spectacle, orchestré sous l’œil des caméras, ouvre tous les journaux télévisés. Trois jours plus tard, le "guet-apens" invoqué au début est récusé par les enquêteurs et 7 des 12 personnes arrêtées sont disculpées. France 3 traitera l’épilogue en grand, Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, l’expédiera en huit secondes chrono, PPDA attendra… sept jours, l’occasion d’une autre descente, pour l’évoquer.

>>> En sous-estimant le phénomène Ségolène, de nombreux médias ont aussi – en creux – favorisé son concurrent. Le directeur de la rédaction de la Tribune – un journal qui appartient au milliardaire Bernard Arnault, proche de Sarkozy – a ainsi fait sauter un sondage qui avait le tort de placer la candidate socialiste en tête pour "résoudre les problèmes économiques et sociaux de la France".

>>> Sarkozy est doté d’une surmémoire: les faits peuvent dater, il vous les resservira sans relâche. Dans la hiérarchie des représailles, il y a d’abord cette manière de prendre publiquement les gens à partie. Lorsque, devant un parterre d’HEC, le directeur de la rédaction de Challenges, Vincent Beaufils, l’interroge, il le cueille sur un numéro paru neuf mois plus tôt: "Challenges, vous avez dit? C’est ce journal qui a fait cette célèbre couverture: “Pourquoi Sarko fait-il peur?” Eh bien, vous ne manquez pas de courage de m’affronter comme cela!" La salle ricane.

En octobre dernier, sur les ondes de France-Inter, il lance dès le début de son interview au journaliste Nicolas Demorand, qui pilote depuis peu la tranche matinale: "Ah, ben, vous êtes aussi bon journaliste qu’on me l’a dit, alors! – C'est-à-dire? – Vous êtes le contraire de cette journaliste russe, courageuse, qui voyait tout [Anna Politkovskaïa venait d’être assassinée]. Donc vous ne voyez rien…"

Fin novembre, il a même asséné gratuitement une leçon de journalisme à Patrick Poivre d’Arvor sur le plateau du 20-heures: "J’ai regardé le Journal de TF1 où vous avez interviewé – c’est un grand mot! – Mme Royal, et l’art avec lequel elle n’a répondu à aucune de vos questions."

medium_sarko_antonelli_2.jpg

>>> Lui et les siens savent faire planer une forme d’intimidation, voire de menace. En riant… bien sûr. Recevant la rédaction du Parisien, le premier flic de France interpelle ainsi l’auteur d’articles sur ses déboires conjugaux: "Moi aussi, je sais des choses sur votre vie privée…" Il insiste: "Moi aussi, je pourrais en dire, des trucs…" Et il y a l’autre version, glaciale celle-là, expérimentée par notre confrère de l’Obs, Hervé Algalarrondo, sur qui Sarkozy a par deux fois pointé publiquement un index vengeur: "Je ne l’oublierai pas! Je ne l’oublierai pas!" Quoi donc? Le numéro titré "Sarko secret", qui lui avait déplu.

Le 1er mars dernier, il vient au "Grand Journal". Canal+ le voit débarquer "blême et fou de rage", selon un témoin, harponner Rodolphe Belmer, directeur général, et lui asséner un "coup de boule psychologique". Tout, à Canal+, l’énerve: "les Guignols", "7 Jours au Groland", "la Matinale", Ardisson… Ce jour-là, c’est une micro-phrase de Michel Denisot dans le Parisien qui l’a mis en rage. L’animateur prend ses distances avec son invité: "J’avais fait un livre avec lui […]. Il n’est plus vraiment le même, et je n’ai pas gardé de relation."

Il faut préciser que Sarkozy avait instrumentalisé sa venue au "Grand Journal". Il avait " dealé ", sans y associer Canal+, une couverture de TV Magazine (5 millions d’exemplaires!) en imposant sa mise en scène.

>>> Nicolas Sarkozy a conçu un système de tenaille inédit et diablement efficace. Au sommet des principaux médias, il compte nombre d’amis intimes dans le club des propriétaires: Martin Bouygues (TF1, LCI), Bernard Arnault (la Tribune, Radio-Classique), Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, le Journal du dimanche, plusieurs quotidiens régionaux)…

 Quand on dit "ami intime ", ce ne sont pas que des mots. En 2004, Sarkozy dénoue les problèmes d’héritage d’Arnaud Lagardère, et ce dernier désigne publiquement son bienfaiteur comme "un frère". Il l’a prouvé en licenciant Alain Genestar: le directeur de la rédaction de "Paris Match" avait publié en une la photo de Cécilia Sarkozy avec son amant, sans prévenir son patron.

medium_sarko_vu_par_antonelli.jpg

>>>Au sommet des rédactions, aussi, Sarkozy a son réseau: les vacances au Pyla sont des occasions de fréquenter en privé Jean-Claude Dassier (LCI), dont le fils est d’ailleurs le conseiller internet de l’UMP. Ou encore le voisin d’Arcachon, Nicolas Beytout, directeur du Figaro. Jean-Marie Colombani (le Monde) est aussi un ami, si l’on en croit son ancien adjoint Edwy Plenel, qui relate ainsi un rendez-vous à trois : "J’en suis ressorti avec le sentiment d’avoir été un intrus. " Et comme la vie est bien faite, l’Agence France Presse est dirigée par Pierre Louette, ancien conseiller de Balladur, dont Sarkozy était lui-même ministre. 

 

>>>Cette porosité avec les décideurs s’accompagne d’une incroyable intimité avec la base. Avec lui, c’est tutoiement imposé, main sur le bras, tape sur l’épaule. Il n’a jamais négligé les sans-grade. Lesquels, au fil des années, sont montés dans les hiérarchies… Il applique ce qu’il théorisait, en 1995 et sous pseudonyme, dans un feuilleton estival publié par le quotidien les Echos : "Privilégiez les [journalistes] les plus jeunes et les moins titrés […], vous les formerez à votre main et vous bénéficierez d’un réseau qui vous sera acquis." 

>>> La toile tissée par le président de l’UMP, du haut jusqu’au bas de la hiérarchie – et c’est inédit à ce degré – l’amène à ignorer délibérément la séparation des pouvoirs. Déjeunant avec la rédaction du "Parisien", il lance à l’ex-directeur, Christian de Villeneuve: "Toi, Christian, t’es un mec de droite, tu peux adhérer à l’UMP." Sourire crispé de l’intéressé. De la proximité à l’ingérence, il n’y a qu’un pas... Il est intervenu pour sauver (en vain) "le Vrai Journal" de Karl Zéro sur Canal+. On l’a vu aussi se lancer publiquement, lors d’une conférence de presse à Bercy, dans une fort inhabituelle protestation d’amitié envers Gérard Leclerc (France 2), qui venait d’être placardisé. Venant d’un ministre éminent, cela revient à se mêler d’une affaire interne de la chaîne publique...

Mais pourquoi se gênerait-il? Il s’est même trouvé un Jean-Pierre Elkabbach, patron d’Europe 1, pour le consulter sur le recrutement d’un journaliste politique.Décidément, la règle d’airain édictée voici bien longtemps par Hubert Beuve-Méry garde toute son actualité: « Un journaliste doit être proche de ses sources et distant à la fois. »

Cet article de l'OBS est à lire et à faire étudier dans les écoles de journalisme….>>>>>>>  

Ce carnet de camapagne est illustré par des dessins d'un dessinateur de presse pétri de talents qui avait fait ces premières armes aux DNA à Strasbourg et avec lequel j'ai adoré travailler: Christian ANTONELLI. Visitez et appréciez son site: Bonne détente garantie >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>