16/03/2008

Les municipales en france: remettre des "Rolex" à l'heure...

Le second tour n’a pas compensé le premier. Bien au contraire. La fessé donnée ce dimanche est encore plus forte que dimanche dernier.
Et les responsables du gouvernement et de l’UMP ont bien tort de pratiquer une détestable langue de bois en mettant en relief l’abstention (trop forte, il est vrai), les « enjeux locaux » (bien réels heureusement) et les mécanismes « classiques » de « rééquilibrage ».
Sarkozy a d’ailleurs été le premier à souligner les « enjeux politiques » des municipales avant d’accepter de se faire discret : le « handicap Sarko » se chiffre entre 10 et 15 % dans les villes grandes et moyennes. Ce « handicap Sarkozy » a même été lourd dans les villes sauvées (de justesse) comme Marseille Ce « handicap Sarko » a même été net dans les cantonales, bien trop sous-estimées dans les média et par les analystes politiques. Le PS s’en trouve renforcé, entre 53 et 54 % (sous réserve de confirmation).

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Strasbourg: le triomphe (logique) de Roland Ries

4abbfdd40726b92ffcc1547edb4fe491.jpgPas de détails… C’est plus qu’une défaite : c’est une Bérézina. Et le Tandem n’est pas ménagé par ses « mais » politiques » : Yves Bur n’a retrouvé sa sincérité que pour cogner sur les deux têtes d’un tandem qui a pédalé dans la choucroute pour ne pas avoir su gérer sa victoire…voilà sept ans. « Un immense  gâchis », a dit le « patron » de l’UMP du Bas-rhin. « Ce n’est ni en solo, ni en tandem qu’on dirige une ville, mais en équipe ».Et en respectant celles et ceux qui ne sont pas forcément de votre avis sur tout et en tout. Fabienne saura en tirer les leçons, sans doute. Il est des défaites qui peuvent être bénéfiques. Surtout si l'on prend conscience qu'elles sont méritées.

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12/03/2008

Yann Wehrling ou avoir raison ne suffit pas...

4390584cff9eec8830efee856fd66666.jpgJe reprends ici, parce que je pense qu'elle vaut diffusion et réflexions, la lettre ouverte à Roland Ries publiée sur son site par Yann Wehrling. Yann a raison. mais en politique, avoir raison ne suffit pas. Sinon tout irait beauocup mieux. Bon courage, Yann.

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Strasbourg l'Européenne ou la perfectibilité...

Le soir du premier tour, seule Fabienne Keller a prononcé le mot « Europe ». Et encore… Avec le seul but de poursuivre le (mauvais) procès politicien fait à Roland Ries, qui en matière d’engagement européen n’a de leçon à recevoir de personne. Dommage. Quand on lit les « professions de foi » (quelle expression étrange !), le mot « Europe » se fait bien discret. Plus qu’une erreur, une faute : L’Europe occupe dans les têtes strasbourgeoises une place plus importante que les conseils en communication prisonniers de stéréotypes et de réflexes « parisiens » peuvent le croire. Même le Modem, dont l’engagement européen est l’une de ses raisons d’être a mis son drapeau dans sa poche. Dommage…pour lui. Est-ce à dire que notre petite campagne sur le PACTE local européen a fait un flop ? Absolument pas. Bien au contraire.

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A strasbourg et ailleurs: En attendant le deuxième tour

Le Modem consumé sans  modération

Ce petit billet est particulièrement destiné à celles et ceux qui me bombardent (avec des marques d’estime qui me touchent) de courriels pour me demander d’aller au-delà de mon analyse du premier soir des municipales et de clarifier mon positionnement politique personnel. Soit. En partie du moins. Puisque mon vote de dimanche n’intéresse que mon isoloir. C’est cela aussi la démocratie :le droit de taire ses préférences. Je pourrais faire comme Bayrou et dire pour qui je ne voterai pas. Mais la seule idée de faire comme Bayrou me déconsidérerait à mes propres yeux : j’ai trop chanté (à tort) les  louanges du Béarnais  avant les Présidentielles pour qu’il m’inspire autre chose que de la distance.

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10/03/2008

Strasbourg et les municipales: réflexions d'un soir...

7131d8bb5ec20e38d04abcb6bafeea58.jpgTout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent.  Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »

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09/03/2008

France: Leçons du premier tour des municipales pour Sarkozy

L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT

Ce n’est pas une « raclée », mais c’est un bon avertissement, sans frais pour l’instant. Rien ne dit que la poussée en faveur de la gauche se confirme au second tour. Il arrive souvent que dans des scrutins locaux les dynamiques du premier tour soit contrebalancées au deuxième tour. Alors pas de leçons trop rapidement tirées et trop superficielles. Mais il est sûr que dix mois à peine  après sa large victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a essuyé un sérieux revers.

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01/03/2008

Europe et municipales: Ils ont répondu à RELATIO

FABIENNE KELLER
4df2f8efef5c4f467c6c2e9439461986.png«Nous ferons mieux rayonner Strasbourg ». Le maire sortant Fabienne Keller a répondu au questionnaire de Relatio en posant les fondements de son nouveau projet sur son bilan. "Nous avons créé le Club de Strasbourg et lançons aujourd'hui le projet de l'Ecole européenne, "Maison de l'Europe", la future piscine transfrontalière Strasbourg-Kehl. La dimension européenne de Strasbourg doit constituer une fierté pour les Strasbourgeois. Expliquer l’Europe de Strasbourg tel est le sens des actions telles que la fête de l’Europe où chacun doit s’approprier dans son univers, ses compétences et ses responsabilités la question européenne". L'adhésion au PACTE européen local de relatio ne signifie pas L'adhésion À TOUTES les  propositions du questionnaire qui porte sur : la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.


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ROLAND RIES (avec JACQUES BIGOT et RAPHAEL NISAN) 

8be6ab092399754ca5757403e641f1da.pngStrasbourg l’Européenne vue par Roland Ries, Jacques Bigot et Raphaël Nisand, signataires du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio. Une réponse collective au questionnaire, pour un projet commun, un travail main dans la main. Les candidats aux élections municipales de Strasbourg, Illkirch-Graffenstaden et Schiltigheim s’engagent autour de trois Pôles: la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et l’européanisation de la vie strasbourgeoise.
À  la récente polémique qui a entourée son abstention lors de la réunion du Congrès à Versailles sur le Traité de Lisbonne, il répond : « Je dis OUI à l'Europe qui avance. J'ai voté OUI en 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen.(…) Depuis, je n'ai cessé de militer pour qu'un texte modifié puisse à nouveau être soumis aux Français par référendum, car ce qui a été décidé par le peuple ne peut être modifié que par le peuple. Je me suis abstenu lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles sur une procédure que je désapprouve(…)J'ai voté OUI le 8 février aux avancées contenues dans le nouveau traité européen simplifié en matière de fonctionnement démocratique des institutions européennes ».
Projet de constitution de groupes de travail thématiques réunissant les personnels politiques et administratifs des deux rives, création d'un conseil paritaire des affaires européennes, des séances de conseils municipaux communs et publics, création d'un véritable euro district à statut juridique et éventuellement fiscal particulier. .Nous relancerons le projet EURODOM

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RAPPEL: CHANTAL CUTAJAR 

ET LA LISTE UDS 

28/02/2008

L'EUROPE ET LES MUNICIPALES : REPONSE AU QUESTIONNAIRE DE RELATIO

Strasbourg l’Européenne vue par Chantal CUTAJAR, signataire du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatioa581b15d729404d70545af21db632d83.jpg
À Strasbourg, l’Europe est un plus présente dans la campagne. Tant mieux. Ici plus qu’ailleurs nous sommes des Euros-électeurs. Notre questionnaire adressé aux têtes de listes n’avait rien d’un exercice de pure  forme. De nombreuses questions, avec des engagements précis autour de trois Pôles:la défense de Strasbourg capitale démocratique de l’Europe et le rayonnement européen de la métropole alsacienne, le développement de l’Eurodistrict et  l’européanisation  de la vie strasbourgeoise. Comme nous l’avions annoncé, nous publions ici les réponses adressées par les candidats qui ont pris soin de considérer notre démarche avec le sérieux qu’imposent les enjeux.
La liste conduite par Chantal CUTAJAR et Yann WEHRING n’a pas placé l’Europe parmi ses priorités programmatiques telles qu’elles apparaissent sur son site, mais elle fait de la dimension européenne une donnée transversale « qui sera prise en compte dans toutes les décisions »...
Oui à un Conseil des Affaires européennes de Strasbourg
Oui à un adjoint aux affaires européennes et à un adjoint chargé de l’Eurodistrict
Oui, à une application « exemplaire » des recommandations du Conseil de l’Europe

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Nous sommes des euro-électeurs

L'EUROPE ET LES MUNICIPALES : REPONSE AU QUESTIONNAIRE DE RELATIO

0259fbe99c36d1e5f89146c1bd5ff8d5.jpgArmand Tenesso, président de l’UDS, signataire du PACTE EUROPÉEN LOCAL de Relatio.
Armand Tenesso, 42 ans, avocat au barreau de Strasbourg, est le candidat frappé d’inéligible des élections municipales à Strasbourg. C’est au nom de la liste UDS conduite par Jamal Boussif, qu’il a répondu au questionnaire de relatio. « Vous faites, par exemple, dans votre pacte, souvent mention du Conseil de l’Europe : son rôle, au sein de la cité – c’est indéniable – doit être davantage mis en lumière, ne serait-ce que parce que cette organisation régionale a beaucoup à nous apprendre.».

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11/02/2008

Sur RELATIO

Strasbourg: polémiques sur l'Eurodistrict (suite)

dddf416d2c26793970a229920c42bd38.jpgA Strasbourg, Café Babel a lancé le débat, par une réunion publique (annoncée et relatée sur  notre webjournal) et RELATIO a fait, fait tout  et fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la dimension européenne ne soit pas absente des débats électoraux des MUNICIPALES.

Les DNA  d’hier, dans leurs éditions « papier » et sur leur blog des municipales, ont consacré une large place aux questions du siège du parlement européen et de l’eurodistrict. Tant mieux. Si Strasbourg n’est pas « exemplaire » en matière de prise en compte de la dimension européenne des affaires locales, qui le sera ? Sur l'Eurodistrict, RELATIO a relancé la polémique (légitime) dès le 4 février.Le débat est loin d'être clos.

Les prises de positions de Roland Ries ont entraîné la publication d’une « lettre ouverte » de Robert Grossmann. La suite des confrontations d'idées engagées sur RELATIO qui (faut-il le redire) souhaite que la politique européenne de la « capitale démocratique de l’Europe » (en général et au niveau transfrontalier) fasse l’objet d’orientations qui transcendent les clivages politiciens.

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04/02/2008

L'Europe et les municipales

STRASBOURG: ENCORE LA "BATAILLE DU SIEGE"

L'Europe dans les Municipales? RELATIO a lancé son pacte européen local, son pacte européen pour Strasbourg et a envoyé des questionnaires aux têtes de listes en compétition. Cette campagne de sensibilisation, d'information et de confrontation des points de vues et des projets durera jusqu'au scrutin...et se poursuivra après. Nos amis de Café Babel ont oragnisé un débat public. Une excellente initiative. Sandrine KAUFFER en rend compte.

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01/02/2008

Chantal CUTAJAR, BAYROU, le MODEM et STRASBOURG

LE GRAND GACHIS : CINQ ERREURS QUI SONT DES FAUTES

Dures….Dures… La politique, la raison, l’affection, l’espérance, la désillusion…Je crois bien connaître Chantal Cutajar et (les habitués de mes chroniques strasbourgeoises le savent bien) J’ai pour elle estime, affection et (mais oui !) admiration. Je sais ce qu’elle a enduré depuis ses débuts en politique. Je sais à quel point elle a payé cher son respect de soi et des principes qu’elle prône. Et je ne voudrais surtout pas accroître les difficultés qu’elle rencontre encore et les handicaps électoraux qu’elle a à surmonter avec son équipe. Mais je faillirais à mes propres principes si je continuais à me taire en ce jour où, avec des retombées qui ne sont pas encore toutes mesurées, elle vire de sa liste ceux qui lui étaient imposés.Et qui n'auraient jamais du pouvoir y figurer.

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Municipales et Europe/ les premières fiches de RELATIO

Europe et vie locale: Le Conseil des Communes d'Europe

FICHE D'INFORMATION N° 1

6eb70846941dd50f30d679576c77d8fa.jpgCE QU'EST LE CCRE : 100.000 villes et régions

Le Conseil des Communes d'Europe a été fondé à Genève en 1951 par un groupe de maires européens, avant d'ouvrir ses rangs aux régions et devenir ainsi le Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE).
 
Aujourd'hui, il constitue la plus grande organisation d'autorités locales et régionales en Europe; ses membres sont les associations nationales de villes et régions de plus de 35 pays, représentant environ 100.000 villes et régions

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EUROPE ET VIE LOCALE: UN PETIT ANNUAIRE UTILE

3646b15bf23d1c5eee0246bce3159377.jpgL'EUROPE ET LES MUNICIPALES: FICHE D'INFORMATION n°2

INSTITUTIONS, ORGANISATIONS, ASSOCIATIONS:SUIVEZ LES LIENS....

(Sélection non exhaustive de sites faite parle CCRE) 

 

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LE CONGRES, UN OUTIL ESSENTIEL DE LA DEMOCRATIE LOCALE 

FICHE D'INFORMATION n° 3

Le Congrès  des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe a toujours reconnu l'importance décisive de la démocratie aux niveaux local et régional. C’est pourquoi il s’est investi dans la promotion d’une autonomie locale qui réponde aux besoins des citoyens partout où ils se trouvent. Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux joue un rôle de plus en plus influent sur le continent. Avec ses 47 pays membres. Et ses missions destinées à consolider, approfondir et enrichier la démocratie locale

« La démocratie commence par les villes et les villages d’Europe. Il n’y a pas de démocratie sans démocratie locale. » Giovanni Di Stasi, Ancien Président du Congrès

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Vie locale et Europe: L’outil des JUMELAGES


FICHE D’INFORMATION RELATIO  n°4

633039a591a29c3902d33ad3b7213663.jpg Villes jumelées. Jumelages… Des responsables de villes différentes se rencontrent, apprennent à s’apprécier,  et décident de cultiver des contacts, des échanges et des coopérations entre leurs conseils municipaux, ou (mieux encore) entre leurs associations, leurs écoles, leurs universités, leurs centres culturels, leurs entreprises, leurs foires ou leurs manifestations commerciales, leurs clubs sportifs… Et ils décident  de se retrouver régulièrement ou (mieux) de créer entre leurs « forces vives » des synergies, de cultiver leurs complémentarités, de faire des œuvres communes. Une idée simple, mais riche d’un bien précieux : une meilleure connaissance mutuelle. Donc une meilleure compréhension mutuelle.1c175c858428e773a5e917570a445b45.png

Il en est des jumelages comme des mariages ou des « pacs ». Ils sont à géométrie variable.

Entre des échanges de vœux annuels, avec vins d’honneur chez l’un et chez l’autre en alternance et des vrais programmes  communs d’actions, les « jumelages » ont des  degrés différents et des natures différentes. Avec des retombées évidemment différentes

Tout en fait dépend des hommes et des femmes qui les nouent et surtout qui les font vivre. Et des continuités qui peuvent s’assurer en dépit des alternances politiques, des changements de « responsables », des passages de témoins entre générations…Dans cette fiche: le point, des conseils pratiques, des liens utiles. Plus qu'une fiche:un dossier.Il faut en savoir des choses quand on brigue (sérieusement) les suffrges des citoyens....

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28/01/2008

STRASBOURG: LE QUESTIONNAIRE AUX CANDIDATS

ENRACINEMENT, DEVELOPPEMENT, RAYONNEMENT EUROPEENS:  DES DEBATS CITOYENS A MENER

29e9e377aedd27450ce1e8e403e7834c.jpgVoici le  questionnaire que RELATIO va envoyer à toutes les têtes de listes en compétition démocratique à Strasbourg, à Illkich et à Schiltigheim. Nous en rendrons compte sir les réponses nous parviennent  avant le 15 février. Nous nous engageons à traiter toutes les réponses sans a priori politique en respectant les principes d’équité, qu’impose une consultation démocratique.

Nous sommes prêts également à publier des tribunes libres sur ces questions européennes que nous ferons parvenir les têtes de listes ou leur spécialiste des affires européennes. contact@relatio.fr ).De même nous relaierons les manifestations et les initiatives que les candidats ou des associations ou des média  prendront sur des thèmes européens, dans la mesure où  nous en informés à temps.

Nous vous rappelons que sur RELATIO les commentaires sont ouverts (dans la limite des lois en vigueur, bien sûr)

 

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LE PACTE EUROPEEN LOCAL

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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS

 Suite logique de notre Opération:

"Soyons des euro-électeurs...
Elisons des euro-candidats".
Car l'Europe, c'est NOUS, chez NOUS.
RELATIO envoie une lettre ouverte aux têtes des listes qui seront en compétition dans les nombreuses communes de France.
Certes  la dimension europénne  des collectivités  locales varie en fonction de la taille  des localités et de leur position géographique, mais du plus petit village à la plus grande ville, chacun est concerné.
N'hésitez pas à relayer cette lettre ouverte. Lancé par RELATIO, le "Pacte européen local" appartiendra à celles et à ceux qui s'en empareront, l'exploiteront, s'en inspireront et le ...complèteront.
Nous restons à votre disposition. RELATIO est même prët à procéder à des audits dans les localités qui le souhaitent  et à conseiller les villes qui voudraient améliorer leur positionnement en Europe. CONTACTEZ NOUS contact@relatio.fr. 

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26/01/2008

Pour un « Pacte européen local »

Devenons des euro-électeurs....

« L’Europe n’est pas qu’une affaire supranationale, mais elle est d’abord infra-nationale »

Edgar Morin

 

... et élisons des euro-candidats. !

 

MUNICIPALES 2008 : LE MANIFESTE DE RELATIO

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Dans la perspective des élections municipales françaises de 2008, RELATIO lance un appel pour que la dimension européenne soit pleinement prise ne compte dans les programmes et les engagements des candidats et des citoyens.

CONSTATS DE BASE

>>> « L’Europe n’est plus une affaire étrangère mais une affaire intérieure ». Elle doit devenir une affaire d’abord locale si l’on veut que la construction d’une Europe unie dans sa diversité ne soit pas perçue comme une mécanique technocratique subie mais comme une aventure politique qui mobilisent les citoyens soucieux d’être acteurs de leur présent et de leur futur.  

>>> L’identité européenne prend racine dans les terroirs et les villes d’Europe.  La conscience européenne doit se développer à partir des collectivités locales et régionales. La citoyenneté ne se découpe en tranches    entre le local, le régional,le national, l’européen  et le global. En toute élection, nous sommes de plus en plus des euro-électeurs. Et les candidats se doivent d’être des euro-candidats aspirants à devenir des euro-élus. Ce qui est vrai pour l’écologie l’est pour l’ensemble des activités.

>>> La dimension européenne doit constituer  une chance de développement harmonieux pour les collectivités locales et régionales. L’Europe peut et doit être un accélérateur de dynamisme et un facteur d’un mieux vivre  dans les villes, grandes et petites et dans les campagnes.

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23/01/2008

NOUVEAU: La campagne...municipale de RELATIO

L’EUROPE DANS LA BATAILLE DES MUNICIPALES

à Strasbourg et ailleurs….

 

25cc7f1e39019973f8bb23d05f8fd4f5.jpgLe dossier et les débats de RELATIO. Cela peut sembler paradoxal, voire incongru dans certaines villes. Mais les débats dans la perspectives des élections municipales françaises ne doivent pas oublier l'Europe, ces "affaires européennes "qui ne sont plus des "affaires étrangères" et qui concernent tous les citoyens à tous les niveaux de délibérations et de décisions.

En cette ère où le "penser global" et "l'agir local" se doivent d'être mis en cohérence, et en cette période charnière pour l'Union européenne RELATIO ne prendra parti pour aucune liste dans aucune ville: il confirme ainsi sa vocation transpolitique.

Mais le positionnement éditorial de RELATIO en faveur des valeurs de l'Europe De Strasbourg reste bien marqué et RELATIO fera campagne pour que la DIMENSION EUROPEENNE soit prise en compte par les candidats et les citoyens. "L'Europe? C'est vous, c'est moi, c'est nous. Elle commence dans nos salons,dans nos frigos et dans nos rues"...

L'identité européenne prend racine dans nos terroirs, nos villages et nos villes. "Communes d'Europe": c'était et cela reste un label. Comme les "Villes jumelées". Toutes les localités d'Europe sont "européennes". Ce n'est pas à Strasbourg, où siège (entre autres) le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux que l'on va dire le contraire...

Enquêtes, ITW, études comparatives, points de vue, tribunes, boîte à idées: RELATIO se veut le webzine des "municipales à l'heure de l'Europe" puisque l'Europe DE Strasbourg est d'abord l'Europe citoyenne.

Restez branchés sur relatio.fr...

Le dossier sur "L'europe dans les municipales" réservera quelques surprises... Faites-nous part de vos idées et suggestions contact@relatio.fr

 

10/01/2008

Bravo et merci, Chantal

 

Le « duo diabolique » des « mauvais perdants » aura tout essayé pour empêcher l’investiture officielle de « liste unique et autonome » Modem, menée par Mme  Cutajar…. En vain.

Mais les duettistes strasbourgeois du « néo centrisme excentrique » déchirent  leurs  engagements,  renient leurs signatures, se moquent  du vote des militants et défient Bayrou : Ils disent vouloir  rester dans la  course aux municipales non pour gagner, mais pour… faire perdre.

 

Depuis des mois,  Paul Souville  essayait de jouer le Saint-Zorro dans un microcosme où l’on compte trop de zozos… Jusqu’au dernier moment, il a tenté le tout pour le tout afin que chacun respecte le vote des militants et les engagements pris, par écrit, et que force reste au simple bon sens… Hier soir, au « restaurant de la Bourse », il a joué les diplomates une dernière fois pour présenter les travaux des groupes de travail mis en place par les instances fédérales de l’udf-modem dans la perspectives des élections municipales à celle qui, choisie par les militants et investie par « Paris », conduit la « liste unique et autonome » du MoDem à Strasbourg… « Un bon travail en commun de représentants de toutes les tendances du mouvement démocrate », a  dit Souville. « Un exemple de cet esprit de rassemblement qui doit être le notre »… Qui "devrait" serait juste juste...

Effectivement. Et Chantal Cutajar n’aura aucun problème de conscience à tenir sa promesse : tenir compte des remarques formulées et suggestions  faites et des orientations  dégagées dans la mise au point définitive du projet et du programme de la liste qu’elle dirige.

Elle y a retrouvé quelques unes des idées qu’elle avait développées durant les campagnes présidentielle et législative, et dans sa déclaration de candidature.  Elle a aussi trouvé bien des convergences avec les réflexions des dix groupes de réflexions de « Strasbourg je t’M » complétées par les apports  de Yann Wehrling et de quelques personnalités reconnues pour leurs compétences dont elle a su s’entourer, dans un esprit d’écoute, d’ouverture et de rassemblement. Et dans le respect des lignes programmatiques définies par Bayrou et Corinne Lepage.

Comme dit sans autosatisfaction mais en sachant de quoi elle parle Yveline Moeglen puisqu’elle a des éléments de comparaison, « nous avons le plus beau projet de ville  jamais mis au point  à Strasbourg, pour les Strasbourgeois»

J’y reviendrai, bien sûr, mais ce « projet de ville » susciterait plus d’enthousiasme encore s’il n’était pas desservi par les « deux faces d’une même pièce », JPC et LHK. Une drôle de pièce à ne pas utiliser dans un jeu à « pile ou face » : c’est une pièce à double revers

Eh ! Oui… JCP n’était pas là et LHK s’en alla dès que Paul Souville donna la parole à Chantal Cutajar…. Le duo avait déjà prévenu la presse : ils feront une liste « séparée ». En méprisant le vote des militants. En refusant que l’investiture officielle soit donnée à celle qui faisait obstacle à leur stratégie si soigneusement mise au point. En déchirant leurs engagements écrits. En reniant leurs signatures. Et en jouant les victimes comme les vrais coupables savent parfois le faire…

Comment Paul  Souville aurait-il pu faire des miracles face à des faiseurs de mirages ? Ces duettistes de l’acrobatie et des jongleries « politichiennes »  dénonçaient « l’incapacité de rassembler » de celle qui en fait vient de sauver le MoDem à Strasbourg que pour (mal) cacher leur « propre incapacité à accepter d’être rassemblés ». JCP et LHK viennent de nourrir leurs CV d’une nouvelle mention : « mauvais perdants »    

Je n’utilise ici que des initiales parce qu’il est des noms que mon clavier ne réussit plus à écrire. Comme disait l’un de mes anciens patrons de presse, « notre seule vraie arme, c’est le silence »… Surtout face à des personnages qui ne se sentent exister que s’ils font parler d’eux par tous les moyens, en affichant cette « intelligence du diable » qui consiste à confondre puissance et nuisance. Et cette « honnêteté du démon » qui permet de jouer au billard avec la vérité... « Silence », ce doit être un vrai mot d’ordre dans la campagne qui s’ouvre envers des acteurs qui ne méritent pas même  d’être sifflés.

Un mot tout de même encore avant ce silence …Ce que je  reproche le plus à  ce duo expert en manipulations et en impostures, c’est de réussir à séduire des jeunes qui subitement prennent un sacré coup de vieux.

Je me suis gardé de toute attaque personnelle contre LHK que je ne connais pas assez. Je l’ai observée hier soir : au fond d’elle-même, elle doit connaître la gêne (donc la souffrance) de ceux qui se font des grimaces à eux-mêmes quand ils sourient aux autres.   Je me suis autocensuré dans mes critiques de JPC qui, pour moi, a trop de qualités intellectuelles pour qu’on lui pardonne de les mettre  trop au service de trop de défauts : il incarne tout ce qu’il ne faut pas être et faire si l’on veut sortir de la crise du politique et du désenchantement de la politique. A gauche, le mot « traître » lui colle à la peau. Au centre : l’expression « mauvais perdant » va lui être tatouée sur le front. Quelle nouvelle décoration méritera-t-il à droite si le tandem accepte de parler cuisine avec ce cannibale ?

 « Avec une liste  de ces néo-centristes soutenus par quelques ratés locaux de la politique et quelques jeunes pris au piège de leur inexpérience,  l’équipe de Chantal Cutajar a au moins un avantage : si elle est victime de coups bas ou tordus pendant la campagne, elle saura d’où ils viennent », me confiait un confrère  connaît  bien JCP,  ce joueur de talent qui vient de compléter son autoportrait en ajoutant un qualificatif à son CV : « mauvais perdant ».

Maigre consolation…face à l’énorme gâchis de temps, d’énergie et de crédibilité que ce duo d’  « egogos » a fait perdre au MoDem.

Combien de sympathisants ont-ils renoncé à adhérer au Mouvement Démocrate à la suite de cette tentative  d’OPA ici même annoncée bien avant que les masques tombent ? Et combien de suffrages ont-ils  été sacrifiés par le même MoDem sur l’autel de ces querelles d’un autre âge indignes des idéaux prônés par Bayrou ?  Le « Tandem » peut en être satisfait… Il rêvait soit d’un centre rallié, soit d’un centre éclaté. Les archéo-centreux sont avec lui. Les néo-décentrés excentriques font son jeu.

Il n’y a pas « deux Modem », contrairement à ce que j’ai pu lire sous quelques plumes,  mais le capital électoral de la liste unique du Mouvement de Bayrou a été sérieusement amputé. JCP ne voulait que cela… Comment l’homme du « centre central », a-t-il pu ainsi se faire abuser ? Mystères des réseaux souterrains de la vie politique…

 Au moins, les manœuvres en tous genres, les magouilles les plus perverses et le mépris affiché devant les résultats du vote des militants présentent-ils un avantage pour celles et ceux qui ont fait confiance à Chantal Cutajar. Celle-ci a eu l’occasion de montrer (bien malgré elle) qu’elle était de la trempe des vrais leaders.

Que l’on ne vienne pas me traiter de « groupie de CC » ! J’ai passé l’âge des enthousiasmes de gamin. Mais quand je vois la capacité de résistance, la force  de caractère, l’intelligence, la cohérence, l’honnêteté intellectuelle de Chantal, je me mets à avoir une confiance sans limite dans la possibilité de faire vraiment de la politique autrement donc proprement. Avec sa force morale et physique qui ne peut venir que de convictions profondes  et d’une vraie volonté de servir « l’utile et le juste », tout semble possible.  

Qui a osé ironisé quand les dna ont repris l’une de ses phrases spontanées bien adaptées aux circonstances : « IL a tué Catherine Trautmann. IL ne me tueras pas » ? … Ce n’est pas seulement « bravo » qu’il importe de dire à Chantal, mais merci. Du moins si l’on veut que le mot « éthique » conserve un sens en politique.

Quand je vois l’enthousiasme lucide des gens de tous âges et de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, qu’elle réussit à mobiliser, je me dis que les aspirations, les demandes, citoyennes sont nettement supérieures à l’offre politique qui existe en l’état.

Quand j’écoute la pertinence des analyses, la cohérence des propositions, la probité intellectuelle et morale de Yann Wehrling, je n’ai pas le droit de douter de l’avènement d’une classe politique susceptible de faire des offres qui répondent à ces demandes. Et aux impératifs du présent et du futur.

Quand j’entends Yveline Moeglen que je connais depuis ses débuts dans cette dure école de la  politique,  je me dis que j’ai raison de penser que les êtres de qualité savent rester eux-mêmes et devenir sans cesse meilleurs, y compris dans les marécages de la médiocrité « politichienne ».

Quand je vois René Eckhardt venu d’une droite bien marquée (on peut dire cela comme çà, René ?) et soucieux d’une efficacité économique optimale dialoguer avec  Yann et Yveline, je me dis que l’éco-économie a un bel avenir et que si quelqu’un peut faire de Strasbourg une ville authentiquement « démocrate » et soucieuse de prospérité dans le respect du développement durable, c’est bien  Chantal Cutajar…

Mais, je ne suis pas en campagne et je précise à l’attention de celles et de ceux qui me posent encore la question par courriel ou en ville, malgré les annonces déjà faites ici : je ne serai pas sur la liste conduite par Chantal. Une liste qui vaut par sa tête, par les compétences complémentaires qu’elle rassemble, par son programme, et (cela devrait compter plus qu’on y prête attention) par l’esprit qui l’anime.

Daniel RIOT

 

24/12/2007

MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles


La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.

 

Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait,  de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap  sur les élections avec  un seul  souci: "un renouveau pour Strasbourg"

La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :

1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !

C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».

Ce fut ratifié par un vote  militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.

Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…

2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.

 

« LE DIABLE DANS DES DETAILS »

 

Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….

>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après  une campagne interne plus structurée.

>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :

= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.  

= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.   

= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.

Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.

Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.   

= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux  se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem  

Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.

RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION

Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.

Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…

Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.

Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité. 

Il convient ici de rappeler clairement  les enjeux des élections de mercredi soir

 Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».

La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)

Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.

Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.

>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).

Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.

L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.

En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.

Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…

Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.

Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.

Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.

Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.

FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et

FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...

 

C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.

A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :

>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.  

Voir le vaincu  faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un  irréalisme irresponsable.

Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…

De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.

En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »

Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.

Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé.  Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.

Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.

Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.

>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…

François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.

BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS

LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"

En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.

Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée  par Chantal Cutajar qui est en jeu.

C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.

La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.

Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »

« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».

Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.

Daniel RIOT