22/11/2007

SUR RELATIO: Le sexe en 1 200 articles…

Larousse s’aime à tous vents.

L’œil coquin de Clio pour Relatio. Sur « Relatio », l’automne fut (érotiquement) moins « chaud » que l’été. Logique : en filles sérieuses, Vénuzia et moi avons surtout pensé à nos études… La tête d’abord, même si le cul nous prend parfois le cerveau! Et « Papy Riot » était plutôt préoccupé par une Europe qui n’est pas aussi sexy qu’il le souhaiterait. De temps à autre, il répond assez bien à la définition d’Edgar Wallace,  ce frénétique du clavier qui surcharge son webzine de notes souvent austères… « Un intellectuel, c’est quelqu’un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe ». Dommage… Le Q de QI jouerait-il de vilains tours?

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Il nous a tout de même demandé de reprendre nos chroniques. “Dans grève, il y a rêve”… Sans doute pour compenser les froidures de l’hiver (« Plus l’amour est nu, moins il a froid », a dit John Owen). Ou pour  oublier les sarkozeries en cascades de notre hyper-président que l’on imagine si mal en célibataire (Je lui ai écrit, mais je n’ai pas eu de réponse…). Peut-être aussi parce que l’approche de Noël marque cette fuite du temps qui donne des vertiges métaphysiques. « L’érotisme implique une revendication de l’instant contre le temps, de l’individu contre la collectivité », disait Simone de Beauvoir. « L’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort », lançait Georges Bataille. Vous me suivez ?

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Comme disait Bachelard (c’est beau, les études !) « L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin »… Peut-être est-il un peu comme Jean-Jacques Rousseau, notre “papy Riot”, cet « Euroépos » ou cet « European »  (« sexe tendu », étymologiquement)  : «Mon plus grand malheur fut toujours de ne pouvoir résister aux caresses ». Que voulez-vous ? Pascal le janséniste l’avait observé sur lui-même: « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »

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Europe culturelle: “la pionnière de l’art moderne allemand”

A l’occasion du centième anniversaire de la mort de la peintre Modersohn-Becker, un monument à la mémoire de “la pionnière de l’art moderne allemand” a été inauguré à Brême

 

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L’Europe de la danse en deuil: “On meurt toujours à temps”, disait Béjart…

Le chorégraphe Maurice Béjart s’éteint à 80 ans

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l’âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d’y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.

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04/07/2007

Europe des Arts: Paula Modersohn-Becker, ou les débuts de l'expressionnisme

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   Hommage au peintre  de Basse-Saxe, 100 ans après sa mort

La petite commune de Worpswede (Basse-Saxe), qui abrita une colonie d'artistes dans les années 1890, rend hommage jusqu'en février 2008 à une peintre longtemps méconnue, Paula Modersohn-Becker (1876-1907). A l'occasion du centenaire de sa mort, elle lui consacre depuis dimanche une exposition intitulée "Vie! Paula Modersohn-Becker à Worpswede".

C'est le coup d'envoi d'une série d'hommages à cette éminente représentante des débuts de l'expressionnisme. Les musées de Brême lui consacreront à partir de l'automne deux autres expositions, dont l'une entièrement dédiée à ses relations avec Paris et les artistes parisiens.
Paula Modersohn-Becker est décédée en 1907 à Worpswede. Elle n'avait que 31 ans, et venait de mettre au monde son premier enfant. Elle avait rejoint en 1898 la colonie de Worpswede où des peintres s'étaient installés depuis 1889. Fritz Mackensen, Fritz Overbeck, Heinrich Vogeler et Otto Modersohn en étaient. L'écrivain Rainer Maria Rilke effectuait régulièrement des séjours à leurs côtés.

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Paula Modersohn-Becker, elle, se rendait souvent à Paris pour s'imprégner des influences les plus vivifiantes du moment. De Rodin à Maillol, le Paris des années 1900 fut une abondante source d'inspiration pour elle. Pourtant, elle ne sera jamais, de son vivant, considérée comme une artiste autonome et à part entière par ses camarades artistes et intellectuels. C'est "tragique", estime le ministre allemand délégué à la Culture et aux médias, Bernd Neumann. "Par ses motifs, sa façon de peindre à plat et son style autonome, elle était, en fait, très en avance sur les peintres de Worpswede".

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En 14 ans de création, Paula Modersohn-Becker réalisera 750 toiles et quelque 1.000 dessins. Elle peignit beaucoup de portraits, autoportraits ou portraits d'enfants. Mais elle s'intéressa aussi à la vie paysanne de Worpswede, aux paysages et aux natures mortes. Après sa mort, son ouvre fut rabaissée au rang d'"art dégénéré" par les nazis. Elle ne commença à être étudiée dans sa totalité qu'après la Seconde Guerre mondiale. Le travail n'est pas encore achevé. Quelques-unes des toiles furent exposées lors des deux premières expositions Documenta, en 1955 et 1964.

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Les musées Paula Modersohn-Becker et la Kunsthalle de Brême lui consacreront à partir de l'automne deux expositions : "Paula Modersohn-Becker à Paris" (du 13 octobre 2007 au 24 février 2008) et " Paula Modersohn-Becker et les portraits de momies égyptiennes" (du 13 octobre 2007 au 24 février 2008). La première d'entre elles replacera son oeuvre dans l'évolution de la peinture autour de 1900, depuis Cézanne et Van Gogh jusqu'à Picasso et Matisse.

Plus d'informations :
www.worpswede.de/worpswede