22/11/2007
Fragment de pensée
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19/11/2007
L'Europe? Des femmes, des hommes, des prénoms, des visages, des regards...
L'Europe? "Un gigantesque port d'attache"
Koen PEETERS : « L’Europe ? Un géant dans des habits trop étroits » Lors du premier Festival de la philosophie qui s’est tenu les 16et 17 novembre à Flagey, à Bruxelles, l’écrivain flamand Koen Peeters, auteur de « Grote Europese Roman », le Grand roman européen, a prononcé un très beau discours clôturant la journée consacrée à l’Europe et ses frontières.
.A telecharger. EAUX FORTES. Relatio Koen Peeters.doc
"C'EST NOTRE HISTOIRE"....contée à Bruxelles
LE MUSEE DE L'EUROPE DE BRUXELLES A OUVERT SA GRANDE EXPO:"C'est notre Histoire". Original,spectaculaire, émouvant. L'Europe en chair et en os." L'idée européenne? ": ce qui donne du corps à l'esprit du continent... L'Europe? Des femmes et des hommes, des visages, des regards, des sens, non des directives et du papier... La capitale bureaucratique de l'Union européenne montre que l'Europe est d'abord une âme. DR

Des ruines de l'Europe, en 1945, aux défis qui se posent aujourd'hui à notre continent, le visiteur ira à la rencontre de l'Histoire, mais aussi de son histoire. Car l'exposition montre que nous sommes tous les héros de cette formidable aventure que constitue l'unfication progressive de l'Europe.
Tous les moyens de la muséologie contemporaine ont été mis en oeuvre. Décors, films, multimedia, interactifs, émaillent un parcours dans lequel une place particulière a été réservée aux objets authentiques: plus de 500 d'entre eux ont été prêtés par 80 musées de tous les pays d'Europe. La robe d'une petite fille cousue dans les drapeaux alliés, le premier lingot d'acier fondu dans le cadre de la CECA, un sac à charbon du pont aérien de Berlin, le journal de bord illustré tenu par un jeune Hongrois pendant les événements de 1956, le journal de marche d'un soldat anglais pendant l'aventure de Suez, des morceaux du rideau de fer et du mur de Berlin, un "pot à odeur" de la Stasi, des objets de la vie quotidienne: autant de témoignages poignants qui racontent l'aventure des Européens pendant plus d'un demi-siècle.
| Introduction à la visite |
| L'exposition que l'on vous invite à visiter est construite comme un spectacle: une succession d'impressions visuelles, auditives ou tactiles s'adressant au coeur aussi bien qu'au cerveau, pour faire éclore chez le spectateur réflexions et émotions. On ne raconte donc pas une telle expo. En voici toutefois ce que l'on pourrait appeler une "bande-annonce", sous forme de courts extraits video (une minute chacun) d'une prévisualisation virtuelle... |
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04/11/2007
fragment de pensée
23:55 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, platon, politique
29/10/2007
"Travailler plus pour..."
Repris sur Telérama..."Traduit dans le monde entier, réédité récemment par les éditions Climats, Allia puis, aujourd’hui, L’Altiplano, sans compter les éditions électroniques en lecture immédiate ou téléchargeables, Le Droit à la paresse de Paul Lafargue, initialement paru en 1880 en trois volets dans l’hebdomadaire de Jules Guesde L’Egalité, continue sa belle existence. Un coup de génie de la part de l’auteur, médecin socialiste et, accessoirement, gendre de Karl Marx dont les premières phrases, contestant l’absurde défi que l’homme lançait à la machine, sonnaient fort : « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. » Faudrait-il conclure de ce succès jamais démenti depuis cent vingt sept ans que les thèmes abordés sont toujours d’actualité ? ◆ G.H. Le Droit à la paresse de Paul Lafargue, éd. L’Altiplano, 5 €
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20/10/2007
Pour une Académie européenne: Un appel de RELATIO
EDITORIAL RELATIO-L’Europe, c’est d’abord un Esprit. Une culture. Un bouillon de cultures. Fruits de croisements, de frottements, d’échanges, de mélanges, d’alliances des contraires. Que n’a-t-on pas dit et écrit sur ces thèmes sans aller au bout de la logique des constats et des analyses faits.
« Il nous faut créer l’Europe de l’Esprit », exhortait Pierre Pflimlin. « Notre armes absolue, c’est le cerveau », lançait Louis Weiss. Deux phrases lancées, entre autres, dans l’hémicycle du parlement européen. Combien d’autres, de la même veine, ont été prononcées par d’autres esprits éminents et pertinents dans l’enceinte du Conseil de l’Europe depuis 1950 ?
Je sais. Je vois d’ici quelques têtes « cocalisées », « macdonalisées », « TFunisées » crier à la ringardise. L’académisme est crucifié quand le conformisme est vénéré…Et les Académies telles qu’elles fonctionnent sont plus des salons de « couronnés » que des assemblées de personnalités audacieuses, susceptibles de secouer les idées poussiéreuses. Capables de mieux définir cet "Esprit d'Europe" si indispensable pour que nos valeurs, nos principes d'humanité, nos idéaux démocratique résistent aux effets pervers de la globalisation, aux "chocs des cultures", aux poussées des anti-valeurs. Résistent, et s'épanouissent!
Jacques Delors, avec ses moyens de Président de la Commssion avait tenté de constituer une cellule académique chargée de « penser l’Europe ». Cela a donné quelques colloques intéressants mais trop confidentiels et quelques publications très riches, mais pas assez lues. Cela surtout n’a pas été suffisamment développé. Et trop limité, dans le temps et dans l’espace. L’Europe, ce n’est pas que l’Union. L’Europe c’est toute cette « eurosphère » qui dépasse largement les frontières des 27, même s’ils deviennent plus demain.
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13:59 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, culture, académie, idées, philosophie
17/08/2007
L’Europe coquine : Et les têtes (pensantes) des « fesses chics » ?
La chronique de CLIO pour RELATIO : « Le femme est une fleur, la plus faible de la nature, mais une fleur pensante »…
Si Pascal (à Dieu ne Blaise) avait oublié l’homme et son roseau, peut-être sa boutade aurait-elle eu le même effet que le nez de Cléopâtre en plus court sur le vie du monde…Allez savoir !
Mais Pascal s’il a bien inventé la brouette (ce qui reste à prouver) en était resté à la position du missionnaire : la femme est faite pour le plaisir de l’homme et pour le péché, non pour la pensée… L’une vient de Venus et l’autre de Mars, que voulez-vous ? Rodin a fait un Penseur, non une Penseuse...
"Ainsi l'homme est si malheureux, qu'il s'ennuierait même sans aucune cause d'ennui ", disait le même Pascal. Alors, que ferait-il sans nous, l'homme ?
Allô Nietzsche ? Ici Lou… Est-il vrai que «Le bonheur clé l'homme dit : «Je veux» et le bonheur de la femme dit : «Il veut» et que «L'homme est fait pour la guerre, la femme pour le repos du guerrier.» ?

Si je délire ainsi c’est parce que je viens de lire le NouvelObs de cette semaine. Cet hebdo qui m’a fait grandir avec Brétecher me fait encore plus rire l’été que durant les autres saisons… Grand titre de la semaine : « Les philosophes et les femmes ! » C’est dans la droite ligne du débat sans fin « refondez la gauche », sans doute…
Franchement, je n’y ai pas appris grand-chose. Même Michel Onfray qui d’ordinaire sait extraordinairement parler beaucoup pour dire peu enfonce des portes ouvertes, comme si le sujet lui coupait la chique…

J’ai lu une jolie perle aussi à travers une question à Frédéric Pagès sur « Comment expliquez-vous cette résistance a la mixité de la philosophie ? »: « On peine à citer le nom de philosophes femmes, hormis Beauvoir, Simone Weil et Hannah Arendt... qui du reste n'en sont pas, à strictement parler. » Des femmes ou des philosophes, « à strictement parler » ?
Frédéric Pagès, l'auteur de «Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes» (Mille et Une Nuits), qui veut en finir avec « la dictature des fumeurs de cigares de la Sorbonne (comme si les femmes, à strictement parler, étaient incapables d’apprécier et de fumer le cigare), n’a pas réagi. Prise de court, le bel esprit…
Il s’en est tiré par un petit historique (contestable) :
« Il existe peut-être une autre manière, plus féminine, de faire de la philosophie, qu'on trouvait déjà dans la Haute Antiquité sous les traits de quelques Aspasie et autres Hypathie éduquées à la dialectique, et qui resurgit aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les cercles de discussion et les bureaux d'esprit dominés par les femmes. Ce n'est qu'ensuite, au XIXe siècle, qu'on attribue à ces lieux d'échange le nom péjoratif de «salons», et que se perd l'héritage du rôle qu'ont joué les femmes dans la culture. »
L’Obs réussit même l’exploit de nous offrir un « bêtisier » qui, au nom de la mise à l’index du machisme va donner du grain à moudre (encore) aux mecs les plus ringards « qui oublient de penser » même quand ils sont intelligents. Nous n’avons vraiment « aucune génie », nous les femmes, ces « mâles avortés », comme disait Aristote…

Mais oui, Joseph de MAISTRE : «Les femmes n'ont fait aucun chef-d'oeuvre dans aucun genre.»…
Mais bien sûr, Mister SCHOPENHAUER : «Ce qu'on appelle à proprement parler la «dame européenne» est une sorte d'être qui ne devrait pas exister. Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intérieur, appliquées au ménage et des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l'on formerait non à l'arrogance mais au travail et à la soumission.» Pourtant Adorno s’interrogera : « La femme elle-même n'est-elle pas le produit du fouet ?»
Je n’insiste pas, le « castrat » que j’ai le malheur d’être (pour mon plus grand bonheur, je dois dire…) se console en relisant ce constat d’échec de Freud qui est celui de (presque) toute l’humanité « mâle » : «Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : que veulent-elles au juste ?».
Mais rien Sigmund, sauf …philosopher ! Dommage que le Nouvel Obs n’ait pas songé à reprendre cette « pensée de Pascal » dans son dossier : « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. »

Heureusement, le même NouvelObs nous fait sérieusement réfléchir avec sa rubrique « estivale » : «Des Fesses chics » dans la rubrique (lubrique ?) « les plus belles nues »…Voilà de la vraie philosophie, où la femme sujet redevient objet,œuvre d’art. et est portée aux... nues. Elle redevient objet de désirs et fruit de mâles pensées qui n’ont que peu de liens avec la Philia. Mais c’est, aussi, de la Cul-ture…

Cela dit, j’adore aussi les photos de Guy Bourdin. Qu’une « fesse chic » le fasse découvrir (ou redécouvrir) est une œuvre pédagogique : Bourdin est l’un des traits d’union entre peinture et photo. Mais les hasards des « chemins de fer » des journaux sont tout de même parfois étranges : une femme acéphale dans un numéro sur les femmes et la pensée, c’est une vraie provoc’, non ?
« D'une paire de fesses, Bourdin a su donner une leçon d'images », souligne, en esthète pensant, Bernard Géniès. Dans le contexte du Nouvel Obs de cette seamine, c’est une leçon de (non) sens. Les institutions européennes se battent pour que l’égalité concerne les femmes et les hommes. Que d’efforts encore à déployer ! Le Nouvel Obs (qui fait nettement mieux pour la « défense et illustration » des femmes) va peut-être faire un numéro sur les femmes à « fesses chics » ET à tête choc …
CLIO
Toutes les photos de cette note sont évidemment signées Guy Bourdin
22:42 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, sexes, philosophie, presse, photographie, mode
01/08/2007
Réflexions pour l'été...
L'Europe face à la "révolution néotique"

Une bonne idée, excellente même, surtout en cette saison où, en théorie, nous devrions mettre en vacances nos …habitudes (y compris cérébrales): Iconoclaste et son blog Smart Futur (sur blogsprit) ont lancé un questionnaire à quelques têtes pensantes (dont vous si vous voulez jouer le jeu de la confession intellectuelle) comment ils voient la France en 2015… délices et vanité de la prospective.
Qui disait, « l’avenir ne m’intéresse pas puisque soit je vais le vivre soit je ne le connaîtrai jamais ? » Pourtant, « l’avenir commence aujourd’hui »,pour reprendre le titre de Marc Halevy, l’une des « têtes d’œuf », aussi que « pleine que bien faite » qui ont été interrogées par « Iconoclaste »….
Un personnage, ce champion de la « complexitude », ce patron du réseau européen de « Prospective Noétique », cet esprit libre (donc ouvert) qui sait qu’il n’est point d’intelligence sans humour. « L’avenir de l’Homme , c’est l’Ours »

Après Polytechnique et ses études d'Ingénieur nucléaire, Marc Halévy (photo) devient élève du prix Nobel 1977, il mène des études de MBA et de philosophie et histoire des religions (spécialement la Kabbale et le Taoïsme) et devient créateur et manager d’entreprise.
Enseignant, consultant, conférencier, philosophe et écrivain, il est sûr que le monde change de paradigme et bascule radicalement d'une économie industrielle (fabrication et échange d'objets matériels) vers une économie de la connaissance (création et prolifération d'idées immatérielles). D’où "Prospective Noétique" (www.noetique.org)
Réflexions et actions… Pas de vœux pieux :« Un vœu pieux, c'est comme un vieux pneu, c'est vide et ça crève ». Pas d’illusion : « Un couple, c'est comme un bilboquet : c'est fait pour s'emboîter mais ça rate neuf fois sur dix ». Un beau réalisme : « la pluie ne mouille pas les poissons ». Et une grande sagesse devant cette connerie qui comme ne disait pas Descartes est « la chose la mieux partagée du monde » : « Dire à un con qu’il est con n’est pas un jugement, c’est une consécration qui le promeut au rang de sacré con »…
Extraits de son ITW à Iconoclaste :
Question : « 3 idées reçues du moment qui vous insupportent le plus ? »
Réponse : Mondialisation. La mondialisation est effective depuis l'homme de Neandertal. Les plus grands "mondialisateurs" furent Gengis Khan, Marco Polo, Magellan, etc … De concept erroné masque en fait un redéploiement rapide des économies de proximités et l'explosion de tout le monde humain en une mosaïque intriquée de petites communautés sélectives et électives.
Progrès. Le seul progrès dont puisse se targuer la modernité est d'ordre strictement matériel et fonctionnel. Le prix à payer pour ce "confort" souvent inutile, est une immense misère morale (dans les deux sens de psychologique et d'éthique).
Justice. Surtout dans le sens de "justice sociale" qui est un attrape-nigauds idéologique. Derrière ce mot aux semblants convenables, se cache en fait un égalitarisme délétère. Être juste relève, à mon sens, non de la Justice, mais de la Justesse. Être égalitaire, c'est être injuste envers les meilleurs.
(tableau iconoclaste de Duchamp)Question : En France ce qui est incertain est anxiogène alors que dans d’autres cultures le changement, le rebond ou l’obsolescence sont perçus positivement. D’où vient ce goût génétique de l’immobilisme & de l’invariant ?
Réponse : Une enquête récente montre que plus de 80% d'adultes européens connaissent la même angoisse devant l'incertitude. Pourtant, notre monde devenant de plus en plus complexe, il est mathématique qu'il devienne de plus en plus imprévisible, donc incertain. Contrairement à ce qui est dit, l'homme est un animal peureux (parce que fragile et nu). Il n'y a que les peuples qui crèvent qui sont prêts à risquer leur peau pour survivre. Tous les peuples embourgeoisés s'enlise dans le sécuritarisme et sont prêts à troquer leur liberté (dont ils ne savent que faire) contre un peu plus de sécurité. Panem et circenses.
Question : 3 thèmes hyper tabous en France qu’il semble impossible d’aborder dans un débat de la société civile ou dans la gestion d’une entreprise?
Réponse : L'inégalité foncière des hommes. L'inefficacité de la démocratie. La christianité des droits de l'homme.
Question : 2 ou 3 noms d’iconoclastes qui vous viennent spontanément à l’esprit depuis 3000 ans ?
Réponse :Lao-Tseu. L'auteur anonyme du Cantique des cantiques. Héraclite d'Ephèse. Michel-Eyquem de Montaigne. Friedrich Nietzsche. Werner Heisenberg. David Böhm. Moi.
(Duchamp)Question : La France en 2015-2020, vous l’imaginez comment ?
Réponse :1- Rongée par des logiques de pénurie (par exemple : le baril de brut à plus de 400 dollars avant 2020 ou 4.000.000 d'emplois durablement non pourvus par manque de gens compétents)
2- Explosée en une multitude de communautés semi autonomes formant mosaïque avec disparition concomitante de l'Etat et de son infect jacobinisme.
3- Gangrenée de guerres civiles plus ou moins larvée, et chauffée d'émeutes régulières du fait de l'effondrement des systèmes d'assistanats sociaux.
4- Soutenue par une économie de PME et d'artisanats et débarrassée des grandes entreprises cotées en Bourse (elle-même exsangue) pour cause de faillites à répétition.
5- Peuplée de zombies lobotomisés et paupérisés dont la seule activité sera "second life".
6- Désertifiée dans sa moitié sud »
(Dessin paru dans Le Monde)Quelles perspectives ! On fait quoi pour éviter çà ? On devrait pourtant pouvoir si effectivement, selon la formule gourmande de Marc Halévy, « l’intelligence est le sot-l’y-laisse de l’humanité »… Le salut de la noosphère viendra de la noétique. Sous la plage :la pensée métalogique…
Daniel RIOT
Lire l’ITW dans son intégralité >>>
D’autres ITW d’Iconoclastes qui dépoussièrent les cerveaux>>>>
Les livres de Marc Halévy sur Amazon >>>
L'Etre en devenir: un livre en ligne >>>>>
Sélection de sites sur la Prospective >>>>
03:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : idées, réflexion, europe, philosophie, avenir, prospectives
28/06/2007
Fragment de pensée
Reflets

Cette roue sous laquelle nous tournons
Est pareille à une lanterne magique.
Le soleil est la lampe ; le monde l'écran ;
Nous sommes les images qui passent.
Omar Khayyâm
Piqué sur le site délicieux de Reflets de Cristal où j'aime m'attarder
Rêve

Il y a toujours un rêve qui veille.
Paul Eluard
Photo : Sanja Vuksanovic
00:45 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pensées, citations, web, blogs, univers, monde, philosophie
17/06/2007
Le sillon du MoDem : Une vraie révolution citoyenne, si…
Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès maintenant... Une épreuve importante pour la France, mais aussi pour l'Europe. le MoDem n'est-il pas le seul mouvement à la fois fois euro-réaliste et euro-enthousiaste? D'ailleurs, la "révolution orange" de Bayrou est suivie de très près chez nos partenaires de l'Union... Ne serait-ce que parce que le MoDem peut réconcilier les Europes de Schuman-Monnet et de De Gaulle
Le MoDem, cet emmerdeur …
Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…
Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.
Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire, soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.
Depuis la fin du MRP (qui, lui, a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…
Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua) guidés par les lampions des pouvoirs en place oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »…Et non, surtout, avec carriérisme.
Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...
Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.
Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire », a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.
Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales, ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...
" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"
>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"
>>> Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.
Des informations? Oui mais qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».C C
Strasbourg
Des débats? Oui, organisés mais ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg
« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d’aujourd’hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.
Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »…

Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.
« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique.

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...
Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.
Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry.
Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.
Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".
Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.
Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…
Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des classements, des rangements, des spécialisations. Mais LE politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme, et non d’un ou de quelques organes…
Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.
C’est ce qui a fait la véritable originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.
Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …
Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n’en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…
Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement de notre délire législatif et de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.
Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits!
>>>C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se seront émoussés...
>>>C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire, par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.
"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...
>>> C'est ce que n'ont pas encore compris tous les "cadres" actuels de l'udf-modem (à Paris et dans certaines régions) encore trop imprégnés de cette hypocrise archéo-catho qui fait parfois accepter l'inacceptable, cultiver un flou peu artistique, confondre tolérance et laxisme et encourager la pire des malhonnêteté intellectuelles, celle qui est aux antipodes de "l'éhique" que François Bayrou a raison de mettre en relief et dont les nouveaux adhérents du MoDem ont soif. La première règle de l'éthique politique, c'est la clarté et la transparence.
>>>C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec.
Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.
>>>C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».
>>> C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables policiens en place.
Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et cette mollesse internes qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points.
Avec ces "si", le Mouvement démocrate va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.
La réussite du MoDem se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt de militants d’une citoyenneté active, et non de petits notables aux ambitions d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens". « Si vous voulez de grands arbres, protégez la jeune pousse » dit-on dans les « terres paysannes » de Bayrou. Et il importe de onstruire sur des bases saines donc claires:"Mauvaise herbe croït toujours": ce constat d'Erasme est une exhortation. L'Orange est d'abord la couleur de la vigilance, non?...
François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir. "Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été. Pour les nouveaux adhérents et pour tous ceux qui, (jeunes, novices en politique, venus du PS, des Verts, des radicaux, des Libéraux et d'ailleurs), veulent croire que les promesses de François Bayrou n'engagent pas... que ceux qui les entendent. Pas de "traversée du désert" pour le Béarnais et son panache orange:un Jardin de l'Avenir à cultiver!
00:35 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, bayrou, france, europe, philosophie, idées
31/05/2007
fragment de pensée
"Il faut savoir courir plus vite que les nuages"
Jean-Claude BRIALY
20:45 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, société, philosophie, sagesse, art de vivre, web
Hommage à Philippe Lacoue- Labarthe
16:15 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue, livres, philosophie, europe, culture
27/05/2007
Le coup de plume de Caroll de Maistre-Riot
Lettre au Monde pour l'Etre au Monde >>>>>>>>>>>>>>&...
00:15 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iidées, philosophie, politique, strasbourg, sociéte, psychanalyse
23/05/2007
A lire sur RELATIO
16:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, idées, philosophie
17/05/2007
Fragment de pensée
<< De toutes les conceptions politiques, la démocratie est la plus éloignée de la nature. Elle attribue à l’homme des droits inviolables. Mais ces droits, pour rester inviolés, exigent une fidélité inaltérable aux devoirs... On n’y doit plus distinguer si c’est le devoir qui confère le droit ou le droit qui impose le devoir. >>
Henri BERGSON
(Essai sur les données immédiates de la conscience)
21:10 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : idées, democratie, philosophie, politqiue, morale, web
15/05/2007
L'actualité de Joseph de MAISTRE
A lire sur les Paperoles de Caroll de Maistre-Riot >>>>>>>>>>>>>>&...

Présentation de l'éditeur
La postérité a retenu de Joseph de Maistre qu'il a été l'un des plus fermes partisans de la contre-révolution. Ses adversaires l'ont peint comme un doctrinaire sectaire, pourfendeur des idées nouvelles. Ce portrait comporte une part de vérité : ennemi déclaré des Lumières, Maistre développe une philosophie de l'autorité, dénonçant l'illusion des droits de l'homme et de la démocratie, qui peut légitimement révolter une conscience moderne. Quelles raisons a-t-on de lire un tel penseur au début du XXIe siècle ? A en croire les meilleurs esprits, ces raisons ne manquent pas. Cioran en propose un usage thérapeutique : il s'agit de parier ironiquement sur les excès d'un dogmatisme "aussi habile à compromettre ce qu'il aime que ce qu'il déteste ". Une autre raison de lire Maistre consiste à chercher dans son œuvre un révélateur, au sens chimique du terme. C'est ce que suggère George Steiner, lorsqu'il affirme que ce penseur est un prophète, qu'il annonce le malaise idéologique de la modernité en montrant la violence inscrite dès l'origine dans l'émancipation révolutionnaire. Mais on peut aussi lire Maistre, comme Valéry, à la façon du dilettante pour la saveur de son écriture. Ses traits d'esprit sont rehaussés par une langue admirable : causticité, imagination, acuité intellectuelle, Maistre séduit jusqu'à ses adversaires. Ce volume s'adresse aux historiens, aux philosophes, aux juristes et aux amateurs de littérature. Il réunit un choix des œuvres les plus célèbres de Maistre - Considérations sur la France, Essai sur le principe générateur..., Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Eclaircissement sur les sacrifices -, mais aussi des textes moins connus et partiellement inédits - Six Paradoxes, Sur le protestantisme - établis dans le respect des manuscrits. Et, pour la première fois, sous forme de Dictionnaire, une petite encyclopédie de la pensée maistrienne. A redécouvrir, même si l'on n'est pas un "affreux réactionnaire ". Pierre Glaudes
Biographie de l'auteur
Pierre Glaudes, professeur de littérature française à l'université de Toulouse II, a consacré l'essentiel de ses travaux aux romanciers et essayistes français du XIXe siècle. Il a établi pour "Bouquins" l'édition du Journal de Léon Bloy.
17:20 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, politique, histoire, idées, philosophie
13/05/2007
fragments de pensée
Etienne de La Boétie
22:52 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, pensées, lettres, philosophie, démocratie
11/05/2007
fragment de pensée
« Tout porte à croire qu’il existe un point de l’esprit où le blanc et le noir, le haut et le bas et la droite et la gauche cessent d’être perçus contradictoirement »
(André BRETON)
23:10 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettres, philosophie, web, blogs, politique
fragment de pensée
" De toutes les Républiques, celle des Lettres est , sans contredit, la plus ridicule"
(VOLTAIRE)
"Dans la République des Lettres, rien n'est plus méprisable que l'ineptie des éloges"
(D'ALEMBERT)
17:50 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettres, philosophie, web, lblogs
06/05/2007
Dieu se retourne et dit : « j’ai fait un rêve »
François Wolfermann de la librairie Kleber prépare pour l'été un catalogue de livres bien particulier: des choix personnels de livres qui ont marqué des lecteurs connus ou inconnus. Sollicité, j'ai choisi, "Rgards sur le monde actuel" de Paul Valéry.un livre qui vaut plus que tous les livres dits "d'actualité" qui envahissent les librairies....
"TOUTE TENTATION EST UN COMMENCEMENT"
Souvenirs de vacances à Sète. « Je suivais un serpent qui venait de me mordre »… Dans l’incandescence de l’adolescence : « J’ai vécu de vous attendre Et mon cœur n’était que vos pas »… Avec cette quête de sens qui marque la sortie de l’enfance : « Oh récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des Dieux ». Vacances riches d’une découverte : Paul Valéry. Un poète trop cérébral pour la jeune pousse bourgeonnante que j’étais. Un penseur trop paradoxal pour ma petite tête. Mais c’est depuis ces vacances sétoises, (« nuit de Gênes » en plein jour, donc rupture avec mes idoles), que je me conduis en état livresque. « O récompense après une pensée Qu'un long regard sur le calme des dieux! »

« Toute tentation est un commencement »…Valéry m’a fait découvrir la tentation de l’esprit. « C’est bien de se cravacher furieusement les idées, de rouler sa mélancolie à coups de bottes, de fondre sur ses phobies et ses manies, décorner ses idoles ». Cette « tentation » est à la base de toute capacité de jauger les réalités de ce monde.
Son « Regards sur le monde actuel » m’a servi à forger un art d’observer et d’analyser en « homme moderne » non « esclave de sa modernité » et non prisonnier de ces modes condamnées se démoder.
Leçon de journalisme : « Tout ce qui est simple est faux, mais tout ce qui ne l’est pas est inutilisable » (...) « Le paradoxe, c’est le nom que les imbéciles donnent à la vérité ».
Leçon de philosophie : « Ce sont les questions qui font le philosophe » (…) « Tout idée philosophique érigée en système cesse d’être philosophique » (…) « Je me pense, donc je suis ».
Leçons d’écriture : « Le travail doit finir par effacer le travail » (…) « le génie est une habitude que prennent certains » (…) « Entre deux mots il faut toujours savoir choisir le moindre » (…) « Si le talent sans génie est peu de chose, le génie sans talent n’est rien » (…) « Le poète est celui qui inspire, non celui qui est inspiré ».
Leçon de vie : « L’intelligence, faculté de reconnaître sa propre sottise » (…) « Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé » (…) «Le bonheur est la plus cruelle des armes aux mains du temps. » (…) « La fin du monde...Dieu se retourne et dit : "J'ai fait un rêve". »
Classant mes livres « selon les besoins de les relire qu’ils m’ont plus ou moins inspirés », je vis avec Valéry à portée de main. Et je l’emporte en voyage… Parce qu’il reste une vitamine de l’esprit, une béquille de la vie, un remède contre la fuite de ce temps qui fait que « l’homme est adossé à sa mort comme un causeur à sa cheminée »
C’est surtout l’actualité de Paul Valéry qui m’impressionne et me nourrit. Crise de la civilisation « mortelle », crise du politique, Europe, Méditerranée, défaite de la pensée, poids de la Mémoire, procès de l’Histoire, valeurs en jachère ou trahies, évolutions de l’Art et de la Science, pièges et vertus du Progrès… Son monde « actuel » (avec des Regards posés entre XIX ième et XX ième siècles) reste Notre monde. Notre temps. Nos défis.
Ses analyses n’ont rien perdu de leur profondeur et de leur pertinence. Parce qu’il a su « tout embrasser, l’humain et l’inhumain » et « regarder » au-delà ce que ses yeux lui montraient : la vision importe plus que la vue.
Daniel RIOT

13:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, philosophie, jouranlisme, culture, politique
01/05/2007
Sous les pavés : les névroses du Petit Nicolas, « avatar de mai 68 » …
Fâché, Dany le Rouge devenu vert ou plutôt arc-en-ciel ! On le comprend… Non pour lui : il s’en moque et il a bien raison. Il sait, lui, que le « Fays ce que voudra », c’est du Rabelais, non une affiche de mai 68….
Daniel Cohn-Bendit considère (non sans raison) que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'"."Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé.

L'eurodéputé vert souligne (à juste titre) que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française": "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps". Ce qui est parfaitement vrai.
D’autres réactions vont dans le même (bon) sens. Je n’insiste pas. Je fais juste une remarque en passant. Ce Sarkozy, ou plutôt celui qui écrit ses discours, a un sens très aigu du plagiat. C’est de cousu machine. Sans scrupule. Mais il veut dire quoi le mot « scrupule » en langue nationale du Sarkoland ?
Extrait : « Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit »
Vous pensez que c’est le texte de Sarkozy ? Non. C’est extrait de « La défaite de la pensée » écrit en 1987 par Alain Finkielkraut …

Reste la question que je me posais hier : « Pourquoi tant de haine » pour 68 chez Sarko ?
Le site « Sarko : non Merci » donne une réponse qui mérite une sieste sur un divan : « L'explication est plutôt simple et il s'agit encore une fois de revanche. Il s'agit encore une fois pour cet homme de faire de la politique en réponse à ses propres névroses. En 1968, Nicolas Sarkozy était un tout jeune adolescent cloîtré entre les murs bourgeois de son XVIIème arrondissement parisien où on l'imagine aisément fulminer de ne pouvoir "moralement" participer à l'ébullition d'une jeunesse dont il se sent exclu comme de par sa naissance - génétiquement ?
Car il s'agit en mai 68 de politique, mais également de libération sexuelle, et ça pour un adolescent scolarisé au lycée privé Saint-Louis de Monceau et élevé dans un catholicisme moralisateur et rigoriste, où par exemple le sexe est tabou et l'onanisme un péché mortel, c'est sans aucun doute insupportable.
On peut comprendre la fêlure qui s'est alors créé dans le petit coeur du petit Nicolas, mais le passage à l'âge adulte signifie d'avoir été capable de surmonter les traumas de l'enfance, de les avoir intégré et d'avoir appris à les vivre. Cette hargne qui ronge encore Nicolas Sarkozy illustre comme ses déchirures sont encore béantes et comme il reste habité par ce besoin de revanche qui finalement demeure son principal moteur.

Comment faire confiance à un homme à ce point dévoré par ses névroses ? Comment envisager de lui remettre le pouvoir et les responsabilités qui accompagnent ce pouvoir ? Tout pouvoir est assorti de sa contestation, mais comment réagira-t-il face à tous ceux qui, en France ou sur la scène internationale, viendraient lui contester son pouvoir, ce jouet qu'il serait enfin parvenu à conquérir ? Car une chose est certaine, c'est que la revanche n'efface pas le mal qu'on a ou croit avoir subi.
Une fois Président, la plaie ne se trouvera pas miraculeusement cicatrisée et la rage du petit Sarkozy n'en sera qu'exacerbée. Il lui faudra alors nourrir d'autres mets à son appétit de revanche... N'est-ce pas toujours de ce bois revanchard dont sont fait les dictateurs ? Ne vaudrait-il pas mieux qu'il s'allonge sur un divan plutôt que de grimper sur ce trône qu'il convoite depuis si longtemps et duquel il ne pourra contempler que son grand vide intérieur ? »
Autre explication complémentaire donnée par Serge FAUBERT, journaliste, spécialiste de l’Eglise de scientologie en France : Comme srko, je fais un copié-collé (mais je le dis,moi)...
En fait, « Nicolas Sarkozy est bien un produit de la pensée 68. De cette époque dont le ressort principal est de ne se définir que par rapport à un ennemi, quitte à l’inventer pour la circonstance, quitte à dire tout et son contraire.

Voyez le candidat UMP éructer sur la « racaille », le "Kärcher" ou les « procès staliniens ». On croirait entendre les imprécateurs gauchistes vitupérant l’impérialisme ou le grand capital. Même manichéisme, même logique belliciste. Celle de la guerre froide, d’un monde bipolaire où, comme les militaires, on ne raisonne qu’en termes d’amis ou d’ennemis. Ce n’est pas un hasard si tout au long de sa campagne, Nicolas Sarkozy a martelé qu’il se voulait le protecteur de la France et des Français. A sa façon, le candidat UMP est un autre orphelin du messianisme ambiant des années 70. (...)
N'en déplaise à ces nostalgiques du bruit de bottes, ce n’est pas d’un chef de guerre dont la France besoin aujourd’hui, mais d’un bâtisseur. Nulle menace à nos frontières ; le mur de Berlin est tombé en 1989 et l’arme nucléaire sanctuarise le territoire national. Mais combien de chantiers en sommeil : l’emploi, l’école, les banlieues, les institutions, l’Europe…

Oui, finissons-en avec 68! Avec les fantasmes guerriers de ces docteurs Folamour qui n’ont conduit la France qu’à l’échec. Maréchaux d’opérette d’une idéologie en déroute, libertaires devenus libéraux (n'est-ce pas Daniel Cohn-Bendit?)
C’est cette page que le vote pour François Bayrou est venu symboliquement tourner. Nicolas Sarkozy, quoiqu’il en dise, ne propose que de jouer les prolongations de cette farce. Peut être davantage dans le rôle du CRS que du lanceur de pavé. Mais toujours dans le conflit. »
Cela méritait reproduction, non?

Autre explication, complémentaire, sur axée sur l’école : celle du pédagogue Philippe Meirieu, fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres). « Ce que Nicolas Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence », a-t-il constaté.
« C'est une vision infantilisante de l'école. Liquider mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie: c'est mettre une place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute. Il y a eu des excès libertaire en mai 1968, mais ils ont très vite été cadrés, on est revenus aux notes depuis des dizaines d'années, et il n'y a jamais eu autant de sanctions, autant de conseil de discipline qu'actuellement, sans que cela ne fasse baisser la violence scolaire d'ailleurs", a-t-il ajouté.
"Ce qui a fait l'enfant roi, ce n'est pas mai 1968, ce sont les médias et la publicité, qui exaltent les caprices de l'enfant consommateur", a-t-il conclu, exhortant le candidat à s'attaquer au "crétinisme intellectuel" que promeuvent les médias et les multinationales.
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Sarkozy s’attaquant au « crétinisme intellectuel », ce serait effectivement une vraie révolution. Glucksmann, ancien « mao », qui a prêché la bonne parole sarkozienne à Bercy pourrait l’aider… Lui, il se prenait pour le Lénine qui allait sortir des barricades ! A chacun ses rêves. Lénine et napoléon dans le même clan, voilà qui promet ! Vive a société « apaisée »…
REPERES
Voici un extrait de la préface de "Que reste-t-il de Mai 68?" de Henri Weber (1998, Le Seuil), résumant l'héritage de Mai 68.(repris sur nouvelobs.fr)
"Le bilan de Mai 68 est en effet largement positif : au milieu des années 70, la société française est devenue beaucoup plus libérale - au sens politique et culturel du terme -, plus démocratique, plus hédoniste, plus solidaire, plus égalitaire aussi qu'elle ne l'était dans les années 50 ou 60.
Le bilan de Mai 68, c'est d'abord tout un ensemble de conquêtes sociales qui ont modifié la condition ouvrière dans notre pays: mensualisation des salaires, reconnaissance de la section syndicale d'entreprise, augmentation de 35% du SMIG et de 10% des salaires, création du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, accords contractuels sur la formation permanente, l'indemnisation totale du chômage… Loin de provoquer la catastrophe économique que prédisaient une certaine droite et un certain patronat, cette injection de pouvoir d'achat supplémentaire a nourri une croissance exceptionnelle - 5,4% par an! - jusqu'en1975, au prix, il est vrai, d'une évaluation du franc en 1969.
C'est ensuite une série de conquêtes juridiques et politiques, libéralisant les rapports entre les sexes, les générations, les gouvernants et les gouvernés: liberté de la contraception et de l'avortement, autorité parentale conjointe sur les enfants, possibilité pour les femmes d'ouvrir un compte en banque sans autorisation préalable du mari, droit à l'égalité professionnelle entre hommes et femmes: en 1968, seules 44% des femmes de 25 à 54 ans étaient au travail, contre 80% aujourd'hui. A quoi s'ajoutent un début de décaporalisation de l'ORTF, la reconnaissance des droits des homosexuels, la prise en compte des cultures régionales, le droit de vote à 18 ans, la loi Edgar Faure de démocratisation de l'Université…"
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