06/06/2007
Petite histoire politique strasbourgeoise qui vaut leçons pour tous ceux qui plongent la première fois dans la piscine des désillusions qu'on appelle "politique"...
« L’Extrême-Centre révolutionnaire »: C'est le choix de François Bayrou et de ceux qui l'accompagnent dans sa "Révolution citoyenne" rendue difficile par notre système électoral. Et par une bipolarisation artificielle, caduque mais entretenue par la droite "décomplexée" et par la gauche "défigurée". Mangeons des oranges...Et buvons du jus d'Orange! Notre vie politique a toujours besoin de vitamines, même si "l'effet footing" de Sarkozy peut faire illusion...

"Tu es du centre, mais tu penches de quel coté?":Une question mille fois entendue...Comme si au sein même du "centre", il y avait une "droite" et une "gauche", ou une droite gauche et une gauche maladroite! Dans le dialogue que j'ai eu , hors campagne électorale, avec Chantal Cutajar, c'est l'une des questions abordées. En ce moment, c'est son positionnement à elle qui importe le plus , non le mien. D'où l'extrait publié çi-dessous.
Dans le foulée, je reprends ici (en partie) la narration de la première expérience politique de Chantal Cutajar, qui avait été élue, en troisième position, sans étiquette, comme représentante de la "société civile" sur la liste Keller-Grossmann qui a gagné devant des socialistes divisée et minés par leurs contradictions internes: la crise du PS ne date pas d'aujourd'hui...
Chantal Cutajar s'est vite coupée de ce "Tandem UDF-UMP" devenu "UMP". En fait , elle a été dépouillée de ses attributions avant d'être virée... Ce n'est pas ce qui s'appelle une "dissidente", ni une "lâcheuse", mais une victime de ses convictions et de sa lucidité. Cela ne l'a pas découragée.Tant mieux. mais c'est le genre de situation douloureuse. Comme dit Bayrou,"la politique est un sport de combat où l'esprit gentleman est rare"...

Son expérience peut être utile à toutes les "personnalités de la société civile" qui plongent, par engagement civique, dans la piscine de la politique, sans toujours se préoccuper de la qualité et de la quantité de l'eau... Et qui se retrouvent souvent dans un bassin de cruelles désillusions.
Cette petite histoire strasbourgeoise a une portée qui ne se limite pas à cette Ville, bien sûr. Je suis certain que ce type de mésaventures s'illustre dans bien des collectivités, de toute couleur politique...
Ce n'est évidemment pas une raison que que les bonnes volontés se découragent: ce sont les moeurs politiques qu'il faut changer. Cela est possible... puisque l'art politique dans toute sa noblesse consiste précisément à rendre possible le souhaitable. Ou le nécessaire.
C'est cela aussi, et peut-être d'abord, la "Révolution citoyenne" que tentent Bayrou et le MoDem. Cette Révolution Orange qui ne fait que commencer... Orange, la couleur de la vigilance, de la vitalité, du dynamisme.Et de la Liberté!
Cet entretien a été publié sur le site politique de Chantal Cutajar
DR : Tu es culturellement plus de droite que de gauche non ?
CC : Ah ! Les vieux clivages ! Là c’est ton coté provocateur qui pointe le nez… Je suis d’abord anti-totalitaire, anti-autoritaire, anti-hitlérienne, anti-stalinienne, anti-intégriste, anti-impérialiste…
Est-ce de gauche ou de droite ?
Cela, c’est viscéral, tripal, presque charnel.
La juriste que je suis déteste les injustices, y compris sociales. La chrétienne que je suis mène des combats depuis longtemps contre tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, à la dignité des Personnes, y compris et surtout aux êtres qui sont sur le bords du chemin, pour ce que tu appelles les « Floués du progrès », aux victimes de toutes les « exploitations de l’homme par l’homme ».
Est-ce de gauche ou de droite ?
L’humaniste que je suis a horreur de toutes les discriminations, de toutes les pratiques qui violent les règles du Respect, de toutes les idéologies qui, comme tu dis encore, transforment la culture de l’Autre en négation de l’autre.
Est-ce de gauche ou de droite ?
DR : Je comprends....Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable ».
Mais je reviens à ma question : Avant de t’affirmer de « l’extrême-centre », une expression forgée par Jean-Marie Cavada et adoptée par Bayrou, tu te situais où ? Tu t’es engagée en politique sur une liste de droite…
CC : Si la droite, c’est l’ordre si nécessaire à la Liberté, j’étais de droite. Si la gauche, c’est la justice, j’étais de gauche. Mais comme toi je connais trop de conservateurs de gauche et de progressistes de droite pour réduire la droite à un ordre (qu’elle sait si mal assurer) et la gauche à une justice (qu’elle sait si mal garantir).
Quant au Centre, avant « l’udf libre et indépendante » de Bayrou, je m’y suis toujours reconnue dans les valeurs proclamées mais pas toujours dans les méthodes pratiquées….
Pour moi, la politique, c’est une éthique, une morale, une mission, un moyen de faire non d’être, de servir non de se servir, une manière de payer mes dettes envers un pays, une Nation, une société, une école républicaine qui m’ont aidée à devenir qui je suis.
Le Centre avant Bayrou et ses décisions courageuses, c’était le Marais, un milieu mou et lâche, un repère d’opportunistes, de frustrés de droite qui avançaient masqués et de frustrés de gauche qui avançaient avec un faux nez…Le MRP de jadis, oui. Le Centre fait de « sang triste » comme disait Pasqua, non. Les « centristes, disait Chirac, on les roule dans la farine et on les fait frire ». Ce centrisme-là, non. Hélas, des « sangs-tristes », on en compte encore…
Il suffit de voir à quel point le pouvoir attire les esprit faibles comme une lampe les moustiques…Mais il faut compter sur l’électrochoc qu’a provoqué Bayrou. Il a et il aura des conséquences : le MoDem en est à ses débuts. Avec de belles valeurs humanistes, de beaux engagements européens et une belle vocation sociale en héritage. Et le modernisme, la jeunesse, le dynamisme…

« Le tandem et moi » : Petite histoire d’une grande désillusion
DR. D’accord, mais tu a été élue sur une liste UDF-UMP, tu as même été tentée par un passage à l’UMP avant d’opter pour l’UDF. Et tu as été la première des adjointes de Keller et Grosmann… pendant peu de temps, il est vrai !
CC : Je n’oublie rien, je ne cache rien et je ne regrette qu’une chose : avoir été plongée en politique sans avoir la pleine conscience que je me lançais dans un sport de combats où les règles ne sont pas toujours très claires.
En fait, je suis entrée en politique parce que l’on m’y a invitée. Par convocation en quelque sorte.
Fabienne Keller et Robert Grossmann sont venus me chercher (sans doute pour tirer parti de ma crédibilité de juriste et d’universitaire) pour être, en tant que « personnalité qualifiée, représentant la société civile », numéro trois de leur liste. J’ai accepté non sans hésiter non sans réflexion, mais parce que je leur ai fait confiance.
La confiance, c’est l’un de mes défauts. Ou plutôt, mes excès de confiance, mon manque de méfiance. Sans doute est-ce un revers de mon humanisme qui est d’abord un acte de confiance en la Personne humaine même si je ne sous-estime pas le côté cannibale des humains…Peut-être est-ce aussi l’un des résultats de mon inexpérience politique à l’époque, je veux dire de la politique telle qu’elle est si souvent pratiquée…
Mme Keller et M. Grossmann me proposaient un poste, des fonctions, une mission que je ne pouvais pas refuser : lé sécurité de la Ville en une époque où l’insécurité était, à tort ou à raison, l’un des défis politiques les plus grands à relever.
La fille de commissaire, la juriste, la pénaliste, la femme de bonne volonté aimant le dialogue, la concertation, la femme de caractère qui prétend savoir affronter les réalités en face, la pacificatrice (et non la pacifiste ou la laxiste) que j’étais (et demeure) ne pouvait pas ne pas accepter. En plus, ils me confiaient la charge de défendre les intérêts de Strasbourg l’Européenne dans la préparation des développements prévus de l’ « Europe de la sécurité et de la Justice ».
DR : Et alors ? Que s’est-il passé ? Le mariage est la première cause de divorces comme dit un humoriste… Un « tandem », c’est déjà difficile à conduire. A trois sur deux selles, cela devient impossible…
CC : Il ne s’est en rien agi de cela. Je ne souffre pas d’un ego démesuré. Du caractère, j’en ai. Oui. Mais je n’ai pas un mauvais caractère. Je n’ai aucune susceptibilité mal placée. Et je suis trop respectueuse du suffrage universel pour savoir faire la différence entre les deux « patrons » choisis par les urnes et les autres membres de la liste, pour ne pas me soumettre aux lois de l’autorité et pour respecter autant que faire se peut les règles de la solidarité d’une équipe, de la loyauté envers ceux qui détiennent les responsabilités suprêmes dans la Ville et dans la Communauté urbaine. De plus (au risque de me répéter), j’étais trop inexpérimentée en politique pour jouer les politicardes…

DR : Venons-en aux problèmes…
CC : Le problème, pour résumer et sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, a été triple : les engagements pris envers moi n’ont pas été tenus ; ma conception de la sécurité réelle et effective a été très vite incompatible avec les réflexes sécuritaires du « tandem » ; et l’atmosphère de travail est rapidement devenue peu supportable, non seulement par moi mais par d’autres.
DR : Il nous faut reprendre ces trois points un par un … L’ambiance, d’abord…
CC : Je n’insisterai pas. Quel Strasbourgeois (pas seulement salarié de la CUS) ne sait pas de quoi je parle ? L’autorité n’est pas l’autoritarisme, le pouvoir n’est pas le fait du prince (et de la princesse), la concertation ne se fait pas dans le mépris des autres, le débat cesse de mériter son nom quand il y a une règle non écrite mais effective : « Tu es pour ou tu la ferme »...
De mon coté, j’ai sans doute quelques torts : les couleuvres, les clous tordus, les peaux de bananes ne font pas partie de mon régime alimentaire… J’ai des réflexes de rejet. Heureusement d’ailleurs. Et je n’ai guère de patience devant ce qui me révolte. Il est de saines colères. Elles sont le fondement même de cet esprit de résistance qui pour moi est une qualité indispensable quand on se veut citoyen responsable et à plus forte raison quand on a obtenu (fusse sur une liste) la confiance des électrices et des électeurs
DR : Tu as attaqué le « tandem » quand il était au plus bas dans le thermomètre local de la popularité… Ce n’était pas très gentil, çà. Pas très « solidaire ». Pas très « esprit d’équipe ».
CC : Je n’ai pas attaqué. J’ai dit ce que je pensais à un moment que je n’ai pas choisi. Trop c’était trop. Nous avions été élus sur un programme et sur une méthode de gouvernement. Ni l’un ni l’autre n’était respectés. J’ai craqué, on peut presque dire cela comme cela, même si c’est mal interprété, parce que je respecte (trop pour certains?) le suffrage universel et les électeurs.
Ce n’était ni un mouvement d’humeur incontrôlé ni un calcul politicien prémédité, mais un cri du cœur et de la tête poussé au nom du respect des citoyens, des engagements pris.
Le « tandem » qui, sur le fond ne m’a jamais rien reproché, peut réécrire cette histoire comme il le veut et comme il le voudra. Dieu sait qu’il a déjà fait beaucoup pour tenter de me discréditer… Mais là comme ailleurs, transparence oblige (y compris de moi vis-à-vis de moi), je le répète : ce qui a été jugé par certains comme une attitude « inadmissible » a été l’expression d’une rébellion dictée par mon respect des électeurs et de moi-même. On ne respecte les Autres que si l’on se respecte soi-même.
DR : Point deux : la divergences de fond…
CC : C’est ce qui me séparerait, en matière de lutte contre l’insécurité, à la fois de Sarkozy et de Mme Royale. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagée aux cotés de Bayrou. Pour moi, Prévention, Répression, Réadaptation doivent être liées. Indissolublement. Avec souci des victimes, bien sûr. Un souci réel, non une simple compassion de circonstance, une émotion affichée.
Il ne s’agit pas seulement de rassurer par des mots, des effets de manche et quelques mesures « sécuritaires » démagogiques contre les sentiments d’insécurité de la population, amis d’assurer une vraie SURETE.

En réagissant avec fermeté quand les circonstances l’imposent : je suis de ceux (rares) qui trouvent dans le droit pénal, donc répressif par nature, des vertus préventives, pédagogiques, éducatives…
Mais aussi en ayant une stratégie globale de SURETE, où chacun à sa place et dans ses fonctions doit remplir des missions : le policier, le juge, l’éducateur, le responsable associatif, l’ « adjoint » de quartier, le responsable de la politique sociale, le responsable de l’habitat, l’architecte, l’urbaniste…
DR : La Sûreté, c’est un droit de l’homme, garanti comme tel. Et c’est l’un de ces mots que l’on a eu tort de rayer du vocabulaire. Les mots disent toujours plus que l’on croit. Politique, police et politesse ont la même racine. Comme urbain et urbanité. Le « tandem » n’avait pas ou n’a pas cette conception ?
CC : Encore une question qui relève de tes fausses provocations ! Je ne serai pas méchante au point de reproduire ici quelques mots entendus auprès desquels « racailles » ou « Kärcher » font pâle figure de litotes. La Sûreté c’est une cité policée, non policière ou… militaire. Je n’insiste pas.
Comme je ne m’étendrai pas sur les moyens promis mais enlevés sournoisement, pernicieusement, progressivement, secrètement. Imagines-tu une adjointe chargée de la sécurité et être privée de tout contact avec la police municipale ?
Pire : ordre avait été donné de me tenir à l’écart de toute information concernant la sécurité. J’ai horreur des faux semblants. J’assume la responsabilité de ce que je fais, non de ce que je ne peux pas faire… Je pourrais citer des exemples précis, qui ne concernent pas que la sécurité, d’ailleurs. La concertation citoyenne, la démocratie participative dans les quartiers telle qu’elle a été (et reste) pratiquée n’avait rien à voir avec celles que nous nous étions engagés à pratiquer et à développer durant notre campagne pour les municipales.
Mais je ne veux pas amoindrir la qualité de notre conversation par un réquisitoire contre le « tandem ». Je déteste trop le mélange des genres pour tomber dans ce piège. Ce que j’aurais encore à dire, je le dirai peut-être un jour… Si certains faits sont narrés par d’autres d’une façon trop altérée.

Du Courage , de la Liberté et de l'esprit de résistance....
DR : Tu as vécu cette expérience dans la douleur, tout de même. Tu en souffres encore, non ?
CC : A un point que personne ne peut imaginer. Déprime, bien sûr. On se sent devenir un peu parano dans de tels contextes... On me vire, et on me traite de dissidente. De « traître » aie-je même lu, voilà peu encore dans une « opinion » publiée dans les DNA ! Je suis victime d’un mode de « gouvernement » que je condamne, et on fait de moi une fautive, une coupable. J’ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et c’est moi qui « fait du tort » à la municipalité… Et une foule de gens qui me gênait par leurs excès d’éloges se sont mis à me balancer des peaux de banane, à me tirer dans le dos, à me dénigrer. Et je paye mon intégrité intellectuelle par toute une série d’attaques personnelles viles, de manoeuvres indignes, de tentatives de décrédibilisation, de campagne d’insinuations et de rumeurs stupides…
Mais si j’ai une bonne mémoire, je ne suis pas portée ni vers la rancœur ni vers la rancune. Je n’ai de « compte personnel » à régler avec personne, contrairement à ce que j’ai lu récemment encore dans des propos de personnages mesquins qui ont dans la presse locale un écho disproportionné par rapport à leur représentativité. En fait, je dois remercier Mme Keller et M. Grossmann.
DR : Pardon ?
CC : Mais oui… D’abord, comme je viens de le dire, ce sont eux qui m’ont fait franchir le Rubicon de l’engagement en politique. A la politique, je ne pensais pas…
Ensuite, ils m’ont permis de voir ce qu’il ne faut surtout pas faire si l’on veut que le mot « politique « recouvre sa noblesse perdue… Ils m’ont appris (avec bien d’autres proches d’eux) à limer mes excès de confiance en des paroles données, aux promesses « qui n’engagent que ceux qui les entendent » comme dit Pasqua.
J’étais (et je reste encore un peu) naïve. J’aime nager dans des eaux propres. Les eaux troubles me révulsent. Ils m’ont appris (directement ou indirectement) le sens de mots que je connaissais mal : hypocrisie, calculs « politichiens » (comme disait DE Gaulle), opportunisme, carriérisme, contre-vérité… Toutes les expériences (même celles chargées de désillusions) sont profitables.

Ma volonté naturelle de transparence s’en est trouvée renforcée. Mes soifs d’exigences se sont trouvées augmentées. Et toi, tu te sens de « gauche » plus que de droite, pour reprendre ta « provocation » ?
DR : J’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable ».
CC : Une phrase qui n’a pas échappé à Bayrou… Mais qui n’est guère honorée par « la droite décomplexée »…Tu m’as dit ne jamais avoir eu qu’une carte de presse jusqu’à ton engagement au MoDem
DR : Oui, En fait, le citoyen que j’ai toujours été (le vrai journalisme est un civisme) a plus voté à gauche qu’à droite. Mais l’engagement européen a toujours été et reste mon premier critère de jugement, avec le sens des responsabilités et la crédibilité des candidats.
Depuis très longtemps habité politiquement par quatre personnages de notre Histoire nationale : Monnet et Schuman, qui ont formé un vrai tandem, Mendès-France et Charles de Gaulle.
Monnet et Schuman m’ont longtemps troublé parce qu’ils étaient effectivement plus de droite que de gauche. Selon des critères bien dépassés.
Mendès m’a longtemps mis mal à l’aise en raison de l’échec qui lui est imputable de la CED, de ce projet d’Union politique européenne qui allait de pair (ou l’oublie) avec le plan d’une Communauté européenne de défense. Quant à de Gaulle… je fais mienne la définition d’Edgar Pisani : « Je n’ai jamais été gaulliste mais je reste gaullien ».
Si aujourd’hui je ne cache pas mon soutien actif à François Bayrou, c’est surtout parce que je retrouve chez lui cette triple inspiration.
Voilà des années que je pense qu’il faut, pour la France et pour l’Europe, une réconciliation des idées de Monnet-Schuman, de De Gaulle et de Mendès. La revitalisation de la politique et la restauration d’une France influente, prospère et équilibrée dans une Europe-puissance passe par là. Et cela dépasse effectivement les clivages archaïques, « préhistoriques », dit Bayrou entre la droite et la gauche.
CC Je me sens complètement en phase vec ce que tu viens de dire. Les deux singuliers accolés à « droite « et à « gauche » sont d’ailleurs faux, mensongers, fallacieux. Il y a DES droites et DES gauches. Alors qu’il ne peut y avoir qu’un Centre… Même si en ce moment, il n’a jamais été autant disputé.


« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,
ce n’est pas d’être majoritaire :
C’est être en mesure d’imposer des idées »
(Pierre PFLIMLIN)
18:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plitique, législatives, strasbourg, modem, bayrou, UMP
Mieux connaître Chantal CUTAJAR
« Ce n’est pas la gauche, la France.
Ce n’est pas la droite, la France.
Prétendre représenter la France au nom d’une fraction,
c’ est commettre une erreur impardonnable »
Charles de Gaulle
A bâtons rompus avec Chantal Cutajar, par Daniel RIOT
Dernière ligne droite avant le premier tour des Législatives. Chantal CUTAJAR a mené une campagne très active, sur le terrain, en faveur de Bayrou pour les Présidentielles et pour elle-même et les idées de l’UDF-MODEM (la seule UDF !) pour ces Législatives.
Celles et à ceux qui veulent la connaître trouveront dans ces extraits de ces dialogues à bâtons rompus matière à satisfaire leur légitime curiosité.
Ils y trouveront surtout quelques clarifications qui s’imposent après les opérations « brouillage d’image » qui sont menés contre elle depuis qu’elle a pris ses distances par rapport au « Tandem UMP » qui dirige la Ville.
Ces « conversations » ont été nouées et développées, dans une perspective éditoriale non liée aux échéances électorales. Mais les extraits ici publiés sont pleinement d’actualité : Les DNA de ce jour ne consacrent-ils pas un grand article aux Législatives à Strasbourg en ne parlant que des prochaines … municipales ? N’illustrent-ils pas leur « papier » par une photo du « Tandem UMP », dans un de ces mélanges des genres et des scrutins qui est devenu habituel dans le paysage médiatico-politique français ?
Puisse cette note (un peu longue, j'en conviens) permettre aux lectrices et aux lecteurs de ce blog de mieux connaître Chantal CUTAJAR qui (croyez-moi) appartient à cette catégorie de personnalités qui…gagnent à être connues…
Daniel RIOT
11:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plitique, législatives, strasbourg
24/01/2007
Fragment de pensée
«Le début de la fin de l'enfance commence lorsque l'on se rend compte que tout ce qu'on a rêvé n'est pas possible. Accepter quoi que ce soit, c'est refuser tout le reste.»
Jean-François DENIAU
17:35 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plitique, littérature, Deniau










