22/06/2007

NON au nationalisme d’Etat et à la xénophobie de gouvernement.

Quand les démocrates dignes de leurs valeurs sont intrinsèquement  « sarko-incompatibles »…Oui à la pétition internationale lancée contre le ministère Hortefeux: tenir la promesse d'une mauvaise action n'est pas une bonne action.La légitimité du suffrage universel ne légitime pas tout...

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Une politique de régulation de l’immigration ? Evidemment. Dans le respect des engagements internationaux de la France (droit d’asile, statut des réfugiés…) et dans le respect des Droits de l’Homme. En s’attaquant aux vraies causes de l’immigration clandestine, ce fléaux qui fait la fortune de réseaux de trafiquants et d’employeurs esclavagistes, donc aux coupables et non aux victimes. Et en mettant sur rails une politique active d’un co-développement en vraie rupture avec les pratiques éhontées de la « Françafrique »…

Une politique d’ « intégration nationale », de façon à engendrer un « Vivre ensemble « plus harmonieux, à favoriser l’adaptation à nos lois et à nos mœurs des accueillis depuis longtemps ou des nouveaux arrivants ? Evidemment.

Des règles"utiles et justes" pour accorder la nationalité française ? Evidemment.

Avec des critères d’aujourd’hui, et non des réflexes hérités de législations mal « nettoyées » (raciales, racialistes, racistes ou xénophobes)  de temps qui ont fait la honte de la France. Avec ces exigences de droits et de devoirs sans lesquels  la « carte d’identité » n’est qu’un tatouage administratif souvent coloré par une dose d’arbitraire.

Mais un « ministère » qui lie « immigration » et « identité nationale » ? NON.

Non, en raison de la force symbolique (négative pour tout esprit soucieux d’humanisme et d’humanité) de ce lien.

Non, aussi, parce que le fait de confier la codification d’une identité nationale à un organisme d’Etat traduit une conception chargée de « vents mauvais », comme disait Pétain avant d’être pris dans la tornade vichyste.

Ce n’est pas à l’Etat de définir l'identité nationale, qui n'est ni unique ni figée. Du moins ce n’est pas à un Etat démocratique de le faire.  

 

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D’ailleurs, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République pourtant souvent secouée par des transgressions populistes et bureaucratico-arbitraires.  

Par ce qui se veut un acte fondateur de la  présidence sarkozyenne, la France inscrit l'immigration non  comme un « problème » à régler mais comme une force « ennemie »,  un bouc émissaire, comme un exutoire. France, terre des Droits de l'Homme? A démontrer. France, terre d'accueil? A prouver. France digne de ses valeurs? Restons sérieux...Ou redevenons-le!

Le péril n’est pas que dans des têtes d’intellectuels dénigrées avec une imbécillité populiste par le Président et son ami Hortefeux :il est réel.  Car personne ne peut dire de quoi demain sera fait.  Et car la morale politique (il s’agit aussi de cela) risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d'un nationalisme d'Etat et d'une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème existentiel et une menace réelle pour l'intégrité ou l'identité nationale. Revoici sous une autre forme le « parti de l’étranger ».  Et « l’ennemi de l’intérieur »…Allô, Kouchner? 

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Pour les démocrates soucieux d’approfondir sans cesse la Démocratie et de la protéger avec vigilance de tout ce qui peut altérer ce bien précieux qui, comme la Liberté selon Voltaire, « permet de jouir de tous les autres biens », il est clair que ce ministère Hortefeux constitue plus qu’une tache, plus qu’une maladresse, plus qu’une erreur. C’est une faute majeure. Et scandaleuse ! Contraire à l'esprit des valeurs du Conseil de l'Europe.

Sarkozy, qui dit adorer et savourer la « transgression », est trop réaliste pour ne pas en avoir conscience. Il l’avait promis, il l’a fait. Soit. Et alors ? Tenir la promesse d’une action mauvaise n’a jamais constitué une bonne action. Même avec cette légitimité du suffrage universel qui...ne légitime pas tout, surtout pas ce qui altère les fondations les plus belles de...l'identité nationale! Une affaire de principes (républicains) de valeurs (démocratiques) et de bon sens. Une question qui rend « sarko-incompatibles » les esprits les plus fidèles au « principe d’Humanité ».

Un espoir : que les pétitions internationales lancées sur cette question et traitées par le mépris au sommet de l’Etat recueillent le maximum de signatures. « Veilleur où en est la nuit ? »…

Daniel RIOT 

EN SAVOIR PLUS SUR DpJ, le Droit pour la Justice >>>>> 

medium_abolition_de_l_esclavage_Convention_du_16_pluviose_an_II.jpgNicolas A. Monsiau - L'abolition de l'esclavage proclamée à la Convention le 16 pluviôse an II
Dessin à la plume rehaussé de gouache - Musée Carnavalet, Paris

NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE

Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.

POUR SIGNER LA PETITION >>>>>>>>>>

 

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La France que je n'aime pas.....

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Une affiche officielle d'un autre temps qui est (évidemment) hors sujet  dans le contexte d'aujourd'hui? L'identite nationale est aussi le fruit de tranches d'histoire qu'on aimerait oublier. Toute ressemblance avec le temps présent est évidemment .. délibérée. Non par provocation, mais par précaution. Pardon à celles et à ceux que je choque dans leur Sarkolâtrie. ...Mais Pétain aussi a connu un "état de grâce" très long. C'est un fait, non une opinion. L'illégitime, c'était De Gaulle. Je sais: j'exagère. C'est Sarkozy qui m'incite à la transgression. Cela devrait me faire pardonner, non? DR

23/02/2007

Mon carnet de campagne : « Ils sont venus, ils sont tous là »…

Déjà une fausse note dans le troupeau des éléphants roses : «  Bayrou raison », lance le Dr Kouchner en intégrant  le noyau dur de la nouvelle équipe de Ségolène dont il avait été soigneusement exclu (comme tant d’autres « accusés» de  procès en archaïsme ou en ambitions).

 

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Ils sont venus, ils sont tous là  même celui de l’Ile de Ré… Va-t-elle renaître, la Nounou qui se voulait la Maman de la France ? Belle unanimité de façade au PS. Entre conseil de famille et conseil de guerre. Entre voyage dans le temps et croyance au miracle (ou au mirage). Une décision logique : le bateau prend l’eau… L’urgence commande quelques sacrifices d’ego et de principes. Mais un pari risqué : aveu d’un échec, renoncement à une rénovation promise mais non annoncée, image écornée… Et oubli d’une vieille chansonnette : « Un éléphant, çà trompe énormément »

Cette réunification « familiale » (qui aurait été naturelle en début de campagne) apparaît comme une vraie rupture… Dans la forme et sur le fonds !

Ne cherchez plus la « parité » dans l’équipe de Ségolène : les mâles sur le pont ! Même Christiane Taubirat semble être descendue dans la calle… Virées comme les « juppettes » de Juppé à une époque, les filles et les femmes ! L’éléphante déguisée en gazelle a besoin d’éléphants, non de demoiselles d’honneur…Seules dans le Ballet royal: Roudy et Aubry. Bien seules Yvette (inconnue des jeunes) et Martine (toujours en rupture avec Mauroy qu l'avait faite reine de Lille)

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Ségostar, la danseuse étoile,  pourrait d’ailleurs remercier au passage le « moustique » Eric Besson qu’elle a publiquement méprisé d’une façon éhontée : c’est la piqûre de cet « inconnu » qui a fait sonner la charge du « rassemblement » des damnés, méprisés, écartés, royalement excommuniés. Elle pourrait aussi  remercier (une fois encore) son compagnon qui a su jouer les recolleurs de morceaux  (après avoir su jouer "l'appareil" du PS pour Ségolène en feignant la neutralité et après avoir excellement joué le rôle d'avaleur de clous depuis le début de la campagne).Il joue beaucoup, Hollande, mais il ne doit guère s'amuser... Et ce n'est pas le retour de Jospin qui doit le faire rire!

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Ne cherchez plus des voix nouvelles : les petites mains sont de corvées de sceaux d’eau, pour dégager la calle, de pots (et de blogs) de colle et des travaux en tous genres.

Ne cherchez plus « l’auto-gestion » proclamée (mais jamais pratiquée) : Aux ordres, camarades ! L’armée  redevient très hiérarchisée. Comme l’UMP. L’efficacité commande.

« Mon équipe, c’est Vous », proclame-t-elle dans ses grand’ messes  : « Ramez ! », en langage clair ! Et portez la bonne parole, la seule, celle de Sœur Royal de ND de la République redevenue candidate DU Parti à la Rose au Poing.

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Fini le temps des supporters, revoici l’ère des ardentes obligations militantes. Avec silence (militaire, comme pour les ados délinquants  ?) dans les rangs pour les esprits trop critiques (ou simplement trop nourris de bon sens) et obligations d’applaudir, de plébisciter, de chanter les louanges de la Madone rédemptrice d’une gauche trop  maladroite.

Et aux niveaux régionaux et locaux, les consignes sont des ordres : discipline d’abord. Et pas de quartier ! « Flinguez l’UMP, fusillez  l’UDF, neutralisez les « fausses gauches », vanter et vendez les 100  propositions ».

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Le « Pacte », ce paquet pour l’heure bien mal paqué, n’est plus une Convention, un Contrat de confiance entre la candidate et les électeurs conquis et à conquérir, mais un règlement, un cahier des charges, une feuille de route au PS. Un Traité pour la Victoire… ou pour la mort du Parti. Pas folle la Reine :en prenant les risques de la reconstitution de ligue dissoute, elle partage les risque de la défaite possible… tout en étant sûre de redevenir royale et de rejouer un jeu perso en cas de victoire.

Pacte ! Le mot sonne comme un coup de fouet. Pourquoi l’a-t-elle choisi ce mot chargé par l’histoire et la littérature de tant d’ambiguïtés ? Oublié, Ribbentrop-Molotov ! Gommé le Pacte de Varsovie ! Ignoré le Pacte de Faust avec Méphistophélès ! Mais j’arrête : délit de blasphème !

« Une stratégie anti-Bayrou ! », ironise Xavier Bertrand, porte parole de Sarko comme si l’UMP ne développe aussi un arsenal (plus vicieux) contre celui que De Robien, l’ex-centré...si peu excentrique),  qualifie de « dangereux »…

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Si c’est effectivement d’abord dirigé contre Bayrou, cela commence par une dissonance : Bernard Kouchner qui a rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal, souligne que François Bayrou « a raison » de vouloir dépasser les clivages droite-gauche et souhaité que la candidate socialiste « entende la nécessité d'élargir ». « Quand une idée est bonne, qu'elle soit de droite ou qu'elle soit de gauche, cela n'a pas d'importance, elle est bonne pour la France", explique-t-il. L'ancien ministre de la Santé confie qu'il se sent "parfois bien" dans la campagne de Ségolène Royal. « Parfois, je demande des explications, parfois je ne me sens pas bien. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous ne serons pas d'accord »

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Dessin Antonelli

Passons. Ce  réflexe de « sauvons les meubles ! » et de « rassemblons les troupes » (et le troupeau) est logique. Car ce n’est pas le léger mieux dans les sondages et l’atmosphère chaleureuse, enthousiaste, stimulante des grands meetings plus festifs que participatifs qui, pour l’heure, rassurent le Parti Ségolène.

Le « politoscope » de la semaine est plus intéressant que les sondages (quotidiens) sur les intentions de vote. « Bayrou est encore le vainqueur de la semaine », constate (sur le ton du regret le Figaro, journal dirigé par un vieil ami et complice en chroniques de Sarkozy).

Certes, 81% des personnes qui ont regardé Ségolène Royal dans « J’ai une question à vous poser » sur TF1 la jugent « sympathique ». La compassion exhibée, çà rapporte !  Ce score est nettement supérieur à ceux de Nicolas Sarkozy (68%) et de Jean-Marie Le Pen (37%) dans l’émission du même type.

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Mais seuls,  45% des sondés l’ont jugée convaincante alors que  Nicolas Sarkozy avait réalisé un score de 79%. Et (oh ! que çà fait mal !) même Jean-Marie Le Pen la bat avec 48%...  

Cette septième vague du « Politoscope » révèle une autre mauvaise nouvelle pour le PS. Ségolène Royal n’a pas réussi à déposséder François Bayrou de son titre de candidat le plus marquant de la semaine. Avec 48%, le candidat de l’UDF accroît même son leadership (30% la semaine dernière) et devance Ségolène Royal (30%) et Nicolas Sarkozy (11%). Cela ne veut rien dire pour la suite, mais le futur n’est fait que du présent qui s’écoule.

Ce sont encore les mots « crédibilité » et « compétence » qui sont le moins associés dans les esprits des sondés à la championne du grand casting interne du PS

Un espoir tout de même pour Ségo (et Sarko) :les intentions de vote en faveur de Bayrou devenu « l’homme à abattre » sont plus fragiles, volatiles que pour elle (et pour lui) : 68 % de ceux qui se prononcent pour Bayrou disent pouvoir changer d’avis (contre 48% dans les deux autres camps)… Si l’on ajoute cela à la masse des indécis et de ceux qui n’ont pas encore fait leur choix, rien n’est joué.  Mais cela est vrai pour TOUS… Heureusement !

Daniel RIOT

31/01/2007

Mon carnet de campagne : Le bateau PS coule ou chavire?

« Regonflée » par son week-end antillais, Ségolène a dû mal supporter le décalage horaire. Et le retour aux réalités … hexagonales. Les sondages sur les intentions de votes qui traduisent une chute libre (et pas un « simple trou d’air »), çà passe encore : ils sont trompeurs. Mais les études d’opinions qualitatives font mal. Très mal.

Le Nouvel Observateur publie ce jeudi un sondage Sofrès qui fait dire à l’hebdomadaire (pourtant classé à gauche) : « le paquebot socialiste prend l’eau »  

>>>  Qu’ils soient de droite (89%) ou de gauche (76%), les Français créditent Nicolas Sarkozy d’un bon début de campagne, loin devant Ségolène Royal.

>>>  A moins de trois mois du scrutin, l’image de la candidate socialiste reste brouillée. Elle a su marquer des points sur le terrain de la «  proximité », de « l’écoute » sans parvenir à lever les doutes sur sa crédibilité.

>>> Une très large majorité des Français interrogés par la Sofres – et ce, quelle que soit leur couleur politique – juge qu’elle ne maîtrise pas les grands sujets: 70% d’entre eux lui reprochent de ne pas se montrer assez concrète dans ses propositions.

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C’est dire la pression qui repose sur la journée du 11 février, date retenue par Ségolène Royal pour dévoiler son « programme ». Car même s’il semble avoir été compris, le choix d’une longue phase d’écoute et de débats participatifs pour tenir compte des attentes n’a pas convaincu. « Plus d’un sympathisant de gauche sur deux y voit un risque, pour la candidate, de paraître moins préparée que ses adversaires ». « Un sur trois considère même que ce choix révèle une absence de projet ».

Il est vrai que la compétence ne se juge pas sur les couvertures des magazines. Il est vrai aussi que la seule notion de « démocratie participative » est une formule marketing. Toute démocratie authentique est « participative ». Et si « l’écoute » est indispensable, le chef suprême de l’Etat ne doit faire sienne la formule célèbre : « je suis leur chef, donc je les suis ». L’une des causes de la crise de la démocratie « représentative » tient d’ailleurs à la place prise par les pressions des médias, des lobbys et de la rue dans les mécanismes de décisions des gouvernements qui sont se succédés depuis plusieurs années.

 

OU FABIUS EXHORTE: "A GAUCHE, TOUTE !" 

Dans ce contexte, qui relève le nez ? Fafa l’ex-libéral-socialiste devenu grand prêtre du Non au référendum constitutionnel… « Rien n’est joué » lance Fabius en exhortant Ségolène Royal à faire un mouvement du style « à gauche toute ». Sans trop dire ce que cela veut signifie…

Quel beau terme de l’alternative pour Ségolène : le bateau prenait l'eau, il risque de chavirer… Au secours ! Où sont les bouées de sauvetage ?  Et du Parti Socialiste. Et du Parti Ségolène. Double SOS pour les deux PS….qui paraît-il n'en font qu'un.

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Au moins, aujourd’hui, a-t-elle relativement bien joué (mais mieux que les neuf autres) dans la grand messe célébrée à Notre-Dame-la-verte-de-Saint-Nicolas-Hulot, saint patron de l’écologie cathodique. Une profession de foi cousue mains par l’ancien « patron » de Greenpeace, Bruno Rebelle.

La France sous Ségolène ? « Le pays de l’excellence environnementale ». Belle formule... Avec ou sans le nucléaire ? Il nous faut attendre le 11 février pour en savoir plus. Sur ce sujet comme sur d’autres… Maintenant qu’elle a tiré tout ce qu’elle pouvait de ses conseillers en com’, peut-être trouvera-t-elle un peu de temps pour prendre des cours de rattrapage « participatifs » avec ses conseillers en « problèmes de fond »... Et sauver le paquebot. Dans son couvent antillais et à N-D d'Epinal, Ségo a appris à croire aux miracles. Son investiture par le PS en était déjà un , non? Oui, j'ai bien écrit miracle, non mirage...

06/01/2007

Mon carnet de campagne: Dans le chapeau de Chirac (suite)....

Dans mon dernier carnet de campagne je regrettais qu'en ce samedi Chirac n'ait pas encore sorti de son chapeau quelques idées nouvelles pour l'avenir... J'ai parlé trop vite. En Corrèze, chez lui, il a proposé la création d'une Agence d'aide à l'industrialisation des territoires. Et il a insité, contrairement aux aspirations libéralistes de Sarkozy sur la défense des services publics. C'est fou : On se demande pourquoi les candidats et les candidates aux présidentielles font des programmes. Chirac leur proposent de faire tout ce qu'il n'a pas fait et qu'il aurait pu faire...  ou le contraire de ce qu'il a fait.  Fantastique, non? Heureux comme Dieu en france... Plus que jamais.

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Je reprends une dépèche de NouvelObs.com: pour co,nserver des références précises. Pour l'avenir.... " Lors de ses vœux en Corrèze samedi 6 décembre, le président Jacques Chirac a proposé la création d'une Agence nationale chargée de favoriser l'industrialisation des territoires ruraux.
"Il faut regrouper l'ensemble des moyens de l'Etat dans une Agence nationale de l'industrialisation des territoires, dotée des moyens financiers nécessaires, et agissant de concert, naturellement, avec les collectivités régionales et locales", a-t-il déclaré en présentant ses voeux aux Corréziens dans une caserne de pompiers de Tulle.
Dans son discours placé sous le thème du développement des territoires, le chef de l'Etat s'est également posé en garant des services publics.
"La France s'opposera à toute initiative qui conduirait à mettre en cause la qualité du service public postal", a-t-il dit devant plusieurs centaines de Corréziens.
"Pour favoriser le développement de cette nouvelle ruralité, il faut des services publics innovants et performants, et la Nation doit en faire un véritable investissement pour l'avenir", a-t-il ajouté.

L'agriculture, un secteur d'avenir?

Le président de la République a aussi abordé la question de l'agriculture. Pour lui, ce secteur en France est une réponse aux "défis planétaires" que sont l'augmentation de la population mondiale, la malnutrition, le changement climatique, et la raréfaction du pétrole. Il a fustigé l'"aveuglement" de ceux qui pensent que l'agriculture est un secteur "dépassé, condamné au déclin". Selon lui, l'agriculture est au centre de tous les défis majeurs de ce siècle, et la France étant "le deuxième exportateur mondial de produits agricoles" et "le premier pour les produits agricoles transformés", Jacques Chirac a plaidé pour "une agriculture forte et écologiquement responsable".

Reconnaissons que cette semaine , c'est CHIRAC qui a tenu les discours les plus consistants, les plus riches en promesses de réformes, les plus généreux en termes de financements en tous genres...  Tout serait beau si ces promesses à crédits pouvaitent être tenues. Mais les comptes de la France sont en rouge, non? Et c'est la faute de ceux qui ont géré le pays en hypothéquant l'avenir, non? Comme dirait Tomi Ungerer, "l'enfer, c'est le paradis du diable"....