09/03/2007
Nicolas Sarkozy pique une colère contre Libération
Sarkozy, une fois encore champion de la liberté de la presse et de l'indépendance des journalistes, défenseur de la liberté d'expression, garant de la séparation des pouvoirs, gardien des valeurs de la République, pilier de la démocratie pluraliste, ami des médias et des journalistes... La tête de Joffrin après celle de Génestar, pour une UNE qui dépalit au Price qui se veut ROI?
Le candidat UMP à la présidentielle aurait appelé l'actionnaire majoritaire du quotidien pour lui dire son mécontentement après la Une du 1er mars titrée:"Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon".
Qui refusait de croire que Sarkozy n'est pas anxiogène pour les adeptes de la LIBERTE? Qui refusait de croire que bien des postures, des propos et des démarches de Sarkozy ne sont pas LIBERTICIDE? Qui ose garantir que ses abus de ministre-candidat ne seront pas de pires abus de pouvoir s'il accède à l'Elysée?
Le journaliste que je rest a peur.Le citoyen que je suis a peur. le Républicain que je suis a peur. Et pourtant, je sais qu'être adulte, c'est vaincre ses peurs. Mais il est des peurs fondées et légitimes qui nécessitent l'application de vrais principes de précaution....Il ne faut certes pas diaboliser Sarkozy. "Sarko-fascho" est un slogan ignoble, insultant et dangereux puisqu'il banalise les vrais "fachos". Mais je juge sur pièces. Sur les interventions prouvées ailleurs et en d'autres circonstances et sur cette info qui réclame soit un démenti crédible soit une confirmation.... DR

La Une de Libération datée du 1er mars (DR)
Le quotidien, revenant sur les informations du Canard Enchaîné sur la déclaration d'ISF de Nicolas Sarkozy, titrait ainsi: "Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon". Le candidat UMP à la présidentielle aurait pris son téléphone pour dire directement à Edouard de Rothschild, actionnaire majoritaire du quotidien ce qu'il pensait du journal, le qualifiant de "sectaire de gauche".
"Journal de merde"
Nicolas Sarkozy aurait expliqué que "cela empêcherait sans doute le quotidien de trouver des gens pour le financer".
L'échange entre Edouard de Rotschild et Nicolas Sarkozy aurait été "musclé".
14:55 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, presse, liberté, poliique, présidentielles
01/11/2006
Présidentielles: Dominique Strauss-Kahn à Strasbourg (18h30, Palais de Congrès)
Oui, je signale ce meeting. Parce que je pense que DSK est un "bon" candidat, bien que je ne sois pas PS. je reproduis aussi ici cette prise de position d'un ex-soixante-huitard (On n'a que l'âge de ses idéeaux perdus)... Les artères suivent, ou pas... La jeunesse passe (trop) vite. La vielliesse se termine par la mort (trop tôt)...
: « Je voterai sans hésitation pour DSK », d’Alain Geismar (Le Monde du 31 octobre) :
« Aux côtés de Daniel Cohn-Bendit et de Jacques Sauvageot, j’ai été un des porte-parole de Mai 68, puis j’ai rejoint les maoïstes, croyant sincèrement aller ainsi au bout de l’espoir soulevé par Mai. J’ai vécu, j’ai vu passer les années et les hommes, Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, dont l’élection m’a libéré de mon inscription gauchiste.
En 1986, le PS a perdu les élections et je l’ai rejoint, j’ai rencontré alors Lionel Jospin, qui incarnait ce parti. Je n’ai jamais depuis regretté ce choix de 1986, puis mon choix de Lionel Jospin, dans les bons et les mauvais jours. Auprès de lui, j’ai reconnu cette valeur suprême pour un homme, au-delà des allégeances et des fidélités, d’être libre et responsable de ses choix.
En politique, il existe trois fondamentaux à mes yeux : les orientations de base, leur gestion une fois élu, et les comportements personnels de ceux qui les incarnent. C’est ce triptyque qui fonde nos valeurs.
LE PLUS DÉCISIF
C’est ce dernier point, le comportement humain et politique des hommes et des femmes candidats, qui est le plus décisif à mes yeux, et qui l’est encore plus quand il s’agit justement de choisir, non le projet que nous avons déjà élaboré ensemble, mais la personne qui nous propose de l’incarner.
Des trois candidats en lice, Dominique Strauss-Kahn, que j’ai côtoyé depuis vingt ans, est de très loin et sans aucune hésitation celui que je respecte le plus.
D’autres camarades, parfois très proches, font d’autres choix. J’espère de tout coeur les retrouver tôt ou tard, d’autant qu’il ne s’agit en aucune façon pour moi d’une allégeance à un courant, mais bien d’une réponse à la question posée du choix du meilleur candidat pour cette élection majeure. Personne ne peut s’y tromper.
Si j’avais voulu persévérer dans le rejet de la démocratie représentative, de la démocratie bourgeoise, je n’aurais sûrement pas choisi le Parti socialiste, qui fait du suffrage universel l’alpha et l’oméga de son attachement à la démocratie. Je ne souhaite pas me rapprocher du peuple en le flattant, mais en le respectant.
D’autres amis, extrêmement proches aussi, ne se prononcent pas. Je les comprends bien. Mais je me dis que j’ai trop vu de gens pleurer de n’avoir pas fait le choix de la raison, quand il en était temps en avril 2002, pour pouvoir les suivre. Je sais que, cette fois, tous les candidats sont socialistes, mais ils m’apparaissent si différemment socialistes que je ne peux m’empêcher ce rapprochement, même choquant. Je voterai Dominique Strauss-Kahn parce que je peux partager avec lui l’essentiel de ce qui fonde mon engagement au Parti socialiste. »
Alain Geismar, universitaire et membre du Parti socialiste.
Tribune parue dans Le Monde du 31 octobre.
01:15 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poliique, PS, Dsk, geismar










