23/01/2008

NOUVEAU: La campagne...municipale de RELATIO

L’EUROPE DANS LA BATAILLE DES MUNICIPALES

à Strasbourg et ailleurs….

 

25cc7f1e39019973f8bb23d05f8fd4f5.jpgLe dossier et les débats de RELATIO. Cela peut sembler paradoxal, voire incongru dans certaines villes. Mais les débats dans la perspectives des élections municipales françaises ne doivent pas oublier l'Europe, ces "affaires européennes "qui ne sont plus des "affaires étrangères" et qui concernent tous les citoyens à tous les niveaux de délibérations et de décisions.

En cette ère où le "penser global" et "l'agir local" se doivent d'être mis en cohérence, et en cette période charnière pour l'Union européenne RELATIO ne prendra parti pour aucune liste dans aucune ville: il confirme ainsi sa vocation transpolitique.

Mais le positionnement éditorial de RELATIO en faveur des valeurs de l'Europe De Strasbourg reste bien marqué et RELATIO fera campagne pour que la DIMENSION EUROPEENNE soit prise en compte par les candidats et les citoyens. "L'Europe? C'est vous, c'est moi, c'est nous. Elle commence dans nos salons,dans nos frigos et dans nos rues"...

L'identité européenne prend racine dans nos terroirs, nos villages et nos villes. "Communes d'Europe": c'était et cela reste un label. Comme les "Villes jumelées". Toutes les localités d'Europe sont "européennes". Ce n'est pas à Strasbourg, où siège (entre autres) le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux que l'on va dire le contraire...

Enquêtes, ITW, études comparatives, points de vue, tribunes, boîte à idées: RELATIO se veut le webzine des "municipales à l'heure de l'Europe" puisque l'Europe DE Strasbourg est d'abord l'Europe citoyenne.

Restez branchés sur relatio.fr...

Le dossier sur "L'europe dans les municipales" réservera quelques surprises... Faites-nous part de vos idées et suggestions contact@relatio.fr

 

06/04/2007

Ségolène Royal et son « contrat de la dernière malchance » : « Crédibilité zéro »…

La spécialiste des boulettes, du double ou du triple langage, d’une tactique électorale en dents de scie, a une chance énorme dont elle ne se rend peut-être pas assez  compte. Et qu'elle transforme en "parcours de la dernière malchance"... 

D’abord, le rôle de femme brimée ou moquée « parce que femme » qui doit affronter des critiques qu’elle « n’aurait pas eu à subir si elle était un homme » lui semble favorable… Même si elle en use et en abuse.Un vrai récital devant les lectrices de Elle!

Ensuite, nombre de militants et sympathisants PS traumatisés par l’échec Jospin, les querelles internes, le flou de la ligne idéologique, les incohérences d’un « programme » bien peu crédible font contre fortune bon vote : ils jouent la discipline, ils suivent les mots d’ordre. Même s’ils savent que dans le meilleur des cas pour elle, Ségolène a très  peu de chance de battre Sarkozy. Même s’ils sont conscients du risque : Voter Ségo, en fait, c’est faire le jeu de Sarko… Les tenants du TSS, du Tout Sauf  Sarko seraient les grands cocus de l’Histoire. Avec pour le PS des conséquences qui tiennent sans doute en un mot : éclatement !

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Mais la magicienne n’a pas retrouvé son grigri des primaires du PS. Et sa chance fait plus que tourner: se retourner!  Elle vient de faire plus qu’une boulette en sortant de son chapeau un « contrat de la première chance » bien improvisé, mal conçu et  non financé… (sauf  par des collectivités locales qui n’ont en rien été consultées). Crédibilité zéro pour Ségolène la « participative », brouillonne et confuse !

Il en faut des explications de textes, des formules, des changements de vocabulaire (« parcours «  au lieu de « contrat »), des contorsions et des doses de mauvaise foi pour tenter de faire taire les critiques (à gauche surtout) déclenchées légitimement par son initiative strictement électoraliste. Levée de boucliers et concours de flèches empoisonnées… Logique !

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Un an après l'enterrement du Contrat première embauche par Jacques Chirac, la LCR dénonçait un "CPE new-look" et le Parti communiste "un CPE de gauche". Et l’UNEF montait au créneau : « Je ne suis pas un spécialiste de communication, je n'ai pas le parcours de Jacques Séguéla, mais lancer un 'contrat première chance' ou un 'contrat première quelque chose' un an après le retrait du CPE (contrat première embauche), j'appellerais ça une connerie", a expliqué  Bruno Julliard, président de l’Union nationale des étudiants de France), principal syndicat étudiant.

Et les « jeunes socialistes » doivent comprendre qu’ils sont des colleurs d’affiches, des distributeurs de tratcs et des blogeurs de service. Sans plus… D’ailleurs, ils n’ont pas été invités à la présentation de cette mesure qui ne vise qu’à rivaliser avec la proposition des deux emplois par entreprises de Bayrou (une proposition sérieuse, elle),

Je tente de résumer ce que ce j’ai cru comprendre dans cette proposition qui « vise un coeur de cible de 120 000 jeunes » : Après trois mois de "tutorat d'accompagnement", un jeune non qualifié ayant signé un "CPC", Contrat de la Première Chance, aura trois possibilités. Soit il est intégré dans un contrat d'apprentissage. Soit il emprunte un « parcours  de professionnalisation ». « Soit le jeune devient immédiatement efficace, et cette période d'essai se transforme en contrat de travail ». Dans tous les cas, salaires et charges seront pris en charge par les collectivités locales.

Vous voulez plus de précisions ?  « La France Présidente, c'est celle qui dit à tous les jeunes : allez vas-y ! Fais tes preuves! La France a besoin de toi, de ta diversité et des tes talents (...) quel que soit ton nom ou ta couleur de ta peau », a lancé Ségolène, la généreuse…

Plus concrètement ? « Tous ceux qui ont de bonnes idées sont appelés au concours », a déclaré un porte-parole de  Ségolène Royal «  n'est pas ministre du Travail ».

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On croît rêver, non ? Mais non !  Imaginez le cauchemar de ce type d’improvisations si le Parti Ségolène arrivait au pouvoir ! Du coté de l’UMP, on rigole, bien sûr… Le citoyen que je suis en rit jaune ! L’éditorialiste que je suis se demande vraiment pourquoi le seul programme social-économique vraiment travaillé, celui de Bayrou, est aussi minimisé et aussi mal expliqué dans les grands médias. Mais c’est une autre affaire…

L’info-spectacle n’aime pas les propositions sérieuses ! L’un des drames de cette campagne vient de l’art des raccourcis, des résumés caricaturaux, des simplifications paresseuses des programmes les plus travaillés de cette campagne. Cette défaite du journalisme pédagogique (comme pendant la campagne du referendum européen) est aussi une défaite de la démocratie.

Daniel RIOT