12/01/2009

« VIVRE ENSEMBLE » : TRANSFORMER « L'APPEL DE STRASBOURG » EN UN APPEL DE L'EUROPE !

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Par Daniel RIOT
Désolé pour les optimistes : il est des guerres qui s'exportent. Le conflit entre Israël et le Hamas le montre trop Même si ces affrontements meurtriers ne constituent pas une guerre au sens juridique du terme.
Comme l'a bien analysé Michel Serres : la guerre suppose deux Etats qui se déclarent la guerre, donc décident de remplacer le droit par la force dans une organisation légale de la tuerie. Nous ne sommes pas dans ce scénario : nous sommes dans le cas d'un Etat qui est pris à la gorge par un groupe terroriste se servant de tout, y compris d'un processus électoral dit démocratique alors que la démocratie fait partie de ce qu'il combat.
Trop de partisans respectables de la « cause palestinienne » l'oublient : Le Hamas est un mouvement terroriste qui nie l'existence de l'Etat d'Israël et se bat pour un Etat palestinien islamiste. Ou plutôt « fasciste- islamiste ». Antijuifs mais aussi anti-arabes laïcs ou anti-musulmans non fondamentalistes, non intégristes, non « fous de dieu ».
DES EURODEPUTES DANS GAZA PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 11 Janvier 2009 21:52
(mis à jour lundi, 10h55) Une délégation de parlementaires européens est parvenue, ce dimanche 11 janvier, à entrer via l'Egypte dans la bande de Gaza.Ces huit europarlementaires conduits par l'Italienne Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement européen  ont emprunté le point de passage de Rafah, entre l'Egypte et la bande de Gaza. Ils doivent y séjourner jusqu'à mardi afin d'évaluer la situation.  Ils y sont à un moment où le cap des 900 tués est dépassé, où Israël envoie ses rservistes dans la bande et où une "troisième phase" de la riposte israëlienne semble probable.


22/11/2008

PS: Impasse sur le Chemin des Dames...


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Samedi, 22 Novembre 2008 10:08
Il était 05h50: La direction du PS  avait annoncé que rien ne serait proclamé dans la nuit, mais le service de presse du PS officialise avant l'aube grise par un mail étrange envoyé aux journalistes...qui dorment enfin un peu: "A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire"
Une formule qui recouvre . deux choses .: D'abord, Martine Aubry l'emporte de 42 Voix... Un écart plus faible encore que tout ce qui avait été envisagé."Le pire des scénarii". Ensuite, les résultats ne sont pas proclamés encore officiellement. Le "sommet" qui marche sur la tête va décider pour une base déboussolée.


07/11/2008

PS : La « ligne Europe » l'emporte largement


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Vendredi, 07 Novembre 2008 11:09

Par Daniel RIOT
« Le Ps se donne des verges pour se faire battre »
, écrit l'éditorialiste du Nouvel Observateur. Bien sûr. Mais sur Relatio-Europe nous faisons un premier constat, positif : les listes pro-européennes (ce qui ne veut pas dire « eurolâtres »)  font ensemble un score plutôt réconfortant. Et pour nous, l'essentiel est là!
Ce vote des militants ne répond évidemment pas à une question politicienne :Y a-t-il au PS trop de leaders ou une absence de vrai « chef » ?
Elle ne répond pas non plus à une question essentielle complémentaire de la première. Une question que l'on se pose que l'on soit militant ou sympathisant du PS ou simple observateur attentif : Qu'est-ce qui différencie les motions présentées au suffrage des adhérents du PS ?
Pas grand-chose, pas même sur un point pourtant essentiel : aucune n'a été mise à jour pour tenir compte, dans une perspective d'avenir---donc par une indispensable anticipation--- de l'implosion de la bulle financière de l'hypercapitalisme bushisto-inconscient...
Une seule « motion » est vraiment différente des autres. Et elle a obtenu un score qui confirme une vraie cassure : celle de Benoît Hamon.

PS: Ségolène en pole position PDF Imprimer Email
Vendredi, 07 Novembre 2008 01:50

(mis à jour à 02 H 40): Les militants du PS ont voté. Avec une participation on ne peut plus moyenne: 55%, soit 125.000 votants (sur 233.000 électeurs potentiels), donc le même score que lors du dernier congrès au Mans, en 2005. Suspense...jusque tard dans la nuit. Sans la Guadeloupe et la Réunion, Ségolène Royal obtiendrait 29, 12 %, Delanoë 24,91%, Aubry 24,41%, Hamon 18,66%,Pôle écologique 1,6%, Utopia 1,24%. Loin, très loin de la "clarté" demandée la veille à Strasbourg par Delanoë...Benoît Hamon déclarait vouloir se maintenir.

Anecdote:Jospin (en voyage) n'a pas voté.

Dans le Bas-Rhin: Delanoë: 46 %, Pole écologique: 1 %, Hamon: 17 %, Aubry: 21 ¨%, Royal: 13 %, Utopia : 2 %.

Le successeur de Holande ne sera élu que lors du Congrès de Reims, qui s'ouvre le 14 novembre.
Rappel de ce qui est dit sur l'Europe dans les motions en compétion.


10/10/2008

En UNE de RELATIO-EUROPE

L'Europe de Barroso est-elle « réformable » ? PDF Imprimer Email

Chronique d'un jour de plus dans la crise...

Par William PETITJEAN

Attention, attention... Barroso passe l'action ! Le Président de la Commission crée une ...commission. Belle audace face au déchaînement des éléments, à la veille d'un sommet des ministres des finances du G7 qualifié d'historique et d'un Conseil européen  où se joue en partie la crédibilité de l'Union.

Un « groupe de haut niveau », présidé par l'ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Jacques de Larosière,  va être mis en place : sa tâche sera de  «  réfléchir à la manière dont le système de surveillance européen des marchés financiers peut s'adapter aux  besoins apparus ». Chaud devant !

Ce groupe comprendra des commissaires européens : Neelie Kroes (concurrence), Joaquin Almunia (affaires économiques et monétaires) et Charlie McCreevy (marché intérieur et des services), Plus que des noms, des renoms ! De quoi éteindre tous les feux. Et d'aider  Trichet  à mieux se faire entendre quand il lance (avec raison) des appels au calme : « Reprenez vos esprits »..

10 octobre, journée contre la peine de mort PDF Imprimer Email

Rappel: Robert Badinter à l'Agora du Conseil de l'Europe ce vendredi 10 octobre à Strasbourg

 

Oui à la Justice, Non à la Barbarie

Par Terry DAVIS

La peine capitale constitue un simulacre brutal et vengeur de justice.

Elle est aussi barbare. Elle n'a aucun effet dissuasif. Elle n'aide pas les victimes de crimes. Elle transforme des assassins en martyrs. Elle transforme des erreurs judiciaires en tragédies irréversibles, et nous savons bien que personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire.

Le Conseil de l'Europe est fondé sur la Convention européenne des Droits de l'Homme et ses protocoles qui garantissent le droit à la vie et interdisent la torture et les traitements inhumains et dégradants. La Convention interdit également la peine capitale.

« Commission ? démission ! » (suite) PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 20:32

Barroso, le pathétique...
Par Daniel RIOT
« Que fait la Commission ? » Nous ne sommes pas seuls à poser la question... depuis longtemps déjà. Ne serait-ce que parce que la « Crise » d'aujourd'hui est annoncée depuis longtemps et vue comme « certaine » depuis au moins un an, y compris par des profiteurs du système... Or la Commission de Mister Barroso a été l'institution la plus aveugle et la plus sourde. Avec une imprévoyance...imprévisible. Par idéologie :le dogmatisme fait perdre tout sens des réalités. Par défauts structurels : au moins quatre commissaires ont des champs d'incompétences (pardon,de compétences) concernées par les ingrédients de l'implosion de la bulle. Et par philosophie d'inaction dans l'auto contentement : moins on exerce son droit d'initiative, plus on est tranquille.
La palme d'or de l'irresponsabilité en action revient sans conteste à Charlie McCreevy, un Irlandais que notre ami Jean Quatremer épingle régulièrement avec pertinence surtout depuis que ce « Commissaire » plus « archéo » que « neo »-con-servateur a avoué avec fierté qu'il n'avait pas lu le traite de Lisbonne... Lundi encore, à Luxembourg, cet Ayatollah de l' « hypercapitalisme fou » est venu les mains dans les poches et la tête vide de toute proposition devant les ministres des finances des « 27 ». En osant avancer avec la certitude des mystiques : « Ce n'est pas le manque de règlementation qui est à l'origine de la crise »
BREL: En hommage PDF Imprimer Email
Jeudi, 09 Octobre 2008 16:33

Trente ans après: Toujours vivant.

La grande misère de la justice française PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:05

Le classement du Conseil de l'Europe:La France dans le peloton des super-cancres européens en matière judiciaire

Par Jacques DEHAIRE

« Allo ? Rachida Dati ? ». Non. Il ne s'agit pas de plaisanter...Il s'agit simplement de prendre le rapport du Conseil de l'Europe pour ce qu'il est. Sérieux. Crédible. Indépendant. Et d'admettre qu'il reflète bien une réalité qui fait honte à ceux qui rêvent d'une France à la hauteur de ses devises nationales...Inutile de faire aboyer les membres du cabinet de la Garde des Sceaux qui déjà jugent que ce rapport « compare ce qui n'est pas comparable » et qui mettent en relief les efforts en cours. Ce type de réactions n'est pas nouveau. Et il ne change rien à la réalité des faits.
Foin donc des discours officiels de consolation, de cette autosatisfaction galopante qui fait office de politique et de ces réformes qui ne changent rien à une situation qui ne cesse de s'aggraver par manque de moyens et insuffisance d'une vraie séparation des pouvoirs.
Le pays de Montesquieu qui est déjà une tache de honte sur la carte d'Europe avec ses prisons d'un autre âge, ses centres de rétentions qui sont une insulte aux droits de l'Homme, est montré du doigt comme l'un des pays où la JUSTICE, cette institution qui doit donner du sens aux valeurs proclamées, est l'une des plus pauvre, à tous points de vue.

STRASBOURG: MIEUX PROTEGER LES MINORITES NATIONALES PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 22:09

Au Conseil de l'Europe:bilan et perspectives des 10 ans de la Convention-cadre

Combien de controverses politiques, cette question sucite-t-elle? Combien de conflits à l'intérieur des frontières d'Etats ce problème engendre-t-il? Combien de guerres entre Etats, cette clef de toutes les cohabitations entraîne-t-elle? L'Histoire en a été trop marquée. L'actualité en témoigne trop. En lettres de sang. Pass seulment dans les  Balkans ou le Caucase. Nous parlons ici des minorites, bien sûr. De la cohabitation entre majorités et minorités nationales (ou internationales). De ce défi permanent du "Vivre ensemble" et  de cette "démocratie" qui ne se réduit évidemment pas à la loi de la majorité.

Le Conseil de l'Europe tient les 9 et 10 octobre à STRASBOURG une conférence destinée à évaluer les progrès accomplis en Europe en matière de protection des droits des minorités nationales dix ans après l'entrée en vigueur du premier traité international contraignant dans ce domaine : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales.

L'éducation aux droits de l'homme est une priorité PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:35

Une action plus concrète s'impose dans les écoles

Par Thomas Hammarberg

Les droits de l'homme ne peuvent avoir de réalité que si les citoyens sont informés de leurs droits et savent comment les utiliser. L'éducation aux droits de l'homme est donc essentielle à la mise en œuvre effective des normes adoptées. Soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui accorde une place importante à cette exigence éducative, nous ne sommes encore loin de permettre à chacun de connaître ses droits et de savoir comment les faire valoir.

Point positif : l'éducation aux droits de l'homme reçoit de fait l'attention dont elle a particulièrement besoin aux niveaux européen et international. Les agences des Nations unies, à commencer par l'Unesco, ont adopté des résolutions, organisé des conférences et mis au point des plans d'action. Le Conseil de l'Europe est particulièrement actif dans ce domaine et des organisations non gouvernementales ont également lancé des programmes d'une grande utilité.

Strasbourg: Forum du Conseil de l'Europe sur l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme PDF Imprimer Email
Lundi, 06 Octobre 2008 17:00
Le Conseil de l'Europe organise les 9 et 10 octobre à Strasbourg, un Forum sur les " Partenariats civiques pour l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme ". Il est organisé dans le cadre du projet du Conseil de l'Europe sur l'Education à la citoyenneté démocratique et aux droits de l'Homme (ECD/EDH) qui vise à promouvoir les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit par le biais de l'éducation.


03/07/2008

Suivre l'actualité européenne sur Relatio-europe.eu

Le beau sourire de la Liberté PDF Imprimer Email
Jeudi, 03 Juillet 2008 08:29

L'éditorial de Daniel RIOT

« Ne dites jamais à quoi bon ?... » L'espoir ne se caresse pas : il se forge, s'entretient, se cultive. Par l'action. Par la mobilisation. Par des conquêtes contre la fatalité, l'indifférence, la résignation. Qu'il est beau ce sourire de la Liberté d'Ingrid Betancourt. ! Il est des émotions dont il faut savoir jouir. Ne serait-ce que parce qu'elles donnent de l'énergie pour d'autres combats qui restent à mener. Pour la vie. Contre cet « humain trop humain » qui déchaine les forces de l'inhumanité.

Tout être humain pris en otage quelque part dans le monde est la prise en otage de toute l'Humanité. Et Diable sait qu'ils sont nombreux, sur tous les continents, celles et ceux qui sont encore aux mains de leurs bourreaux, séquestrés, transformés en objet de troc, victimes de chantages immondes, dépersonnalisés, sacrifiés au nom de causes qui, même quand elles sont justes deviennent ignobles. Vieille question de la fin et des moyens...

 
Union européenne: Une situation inédite PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 22:01

Par Pierre Berthelet

Le Traité de Lisbonne, un lourd héritage pour la présidence française

Le concert des ratifications avait démarré dans l'harmonie et la nouvelle symphonie européenne se jouait sans accroc. Seulement voilà, le couac est venu de l'Irlande. Avec 54,3 % des voix, le non s'est imposé et la crise institutionnelle a resurgi. Le Conseil européen qui s'est réuni le 19 juin a décidé... de ne rien décider.
Le Secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, déclarait d'ailleurs qu'il n'existe pas de plan B. La Slovénie lègue donc bien malgré elle à la présidence française un héritage encombrant : résoudre la nouvelle et énième crise européenne.
Cette fois-ci, la situation est inédite puisqu'elle résulte d'un texte qui précisément, devait apporter une réponse à la crise précédente causée par le rejet de la Constitution européenne. Ironie du sort, cette même France qui était à l'origine de la crise, doit, maintenant qu'elle a les rênes de la présidence, résoudre celle résultant de ce qui est appelé pudiquement, « un incident de ratification » du Traité de Lisbonne.
 
Erasmus Mundus va entrer dans sa deuxième phase PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 17:37

1,5 millions d'étudiants ont déjà profité du programme européen d'échanges Erasmus. Mais combien savent que son petit frère « Erasmus Mundus », âgé de 4 ans seulement, élargit les possibilités de mobilité universitaire au monde entier ? Alors qu'il entre bientôt dans sa seconde phase, nous faisons le point sur ce programme d'excellence qui favorise les échanges entre universités européennes et des pays tiers.
 
L'Euro fort : un coup de pouce ou un frein pour l'Europe ? PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 17:24

Points de vue de députés européens


Crise sur les places financières mondiales, prix alimentaires et pétroliers au sommet, inflation...Les affaires monétaires font la une de nos journaux. Sur le marché des changes, l'Euro maintient pourtant son cap, renforçant sa position par rapport à un dollar plutôt faible. Mais un Euro fort est-il bénéfique ? Ou rend-il la crise encore plus difficile pour les pays de la zone Euro ? Analyses de plusieurs députés européens
 
Sarkozy dans le tunnel de l'Union, vu par Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 10:47
 
L'erreur méditerranéenne PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 10:28

par Edgar Pisani

Malgré cinquante ans d'efforts, nul ne sait dire si l'Union européenne est un espace économique ou une puissance en gestation. Elle rassemblait à l'origine des pays de même civilisation, de croyances religieuses parentes et de niveaux de développement comparables. En s'étendant, elle compromet l'ambition politique que ses fondateurs nourrissaient. Elle est une région de la mondialisation. Sa bureaucratie foisonnante invente en vain des chantiers de coopération. Faute d'un acte politique improbable, elle ne sera pas la puissance d'un type nouveau à laquelle ses fondateurs et ma génération rêvaient.
 
 
 
Vers une Europe sans frontières des soins médicaux PDF Imprimer Email
Mercredi, 02 Juillet 2008 09:59

Evidemment, il faudra donner du temps au temps....La fin de l'année pour une décision définitive, un "certain temps" pour les transpositions du texte communautaire dans les droits nationaux, et la mise en place technique de dispositifs nouveaux. Mais, la "machine" est lancée: La Commission européenne propose aujourd'hui une nouvelle directive autorisant les patients à se faire soigner dans un autre pays européen que le leur, sans exiger une autorisation préalable. Et la  France compte faire aboutir ce texte sous sa présidence. L'Europe des soins médicaux est en route. C'est très important notamment dans les régions frontalières.
 
La Présidence française: Lettre ouverte à Sarkozy... PDF Imprimer Email
Lundi, 30 Juin 2008 17:27



"L'Europe, cette Emmerdeuse", le livre que Daniel RIOT a écrit en collaboration avec Sandrine Kauffer et qui reste en vente dans les bonnes librairies (city editions), s'ouvre une Lettre ouverte au Présidence Sarkozy dans la perspective de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne. Depuis la sortie de cet ouvrage, le "NON" irlandais a compliqué les choses pour la diplomatie française. Il a surtout renforcé l'urgente nécessité mise en relief dans cet ouvrage: celle de réconcilier les citoyens et cette fantastique aventure politique collective d'un continent. Nous publions ici cette Lettre ouverte qui, dans l'Europe cette Emmerdeuse", précède les préfaces de Bernard-Henri Lévy et d'André Glucskmann

Monsieur le Président de la République,
Réconciliez de Gaulle et Jean Monnet...

par Daniel RIOT


Monsieur le Président de la République,

Cette « Lettre ouverte » n'est qu'une démarche citoyenne. Dans « l'Europe, cette emmerdeuse »,  je tente, à travers des conversations avec Sandrine Kauffer, de montrer que l'aventure européenne est d'abord une entreprise vécue en « chair et en os », avec le coeur, l'esprit et les tripes et que le  Désir d'Europe reste l'un des moteurs de ce XXI ième siècle naissant.  
Ce livre est donc une exhortation adressée à celles et à ceux qui  ont en charge l'héritage des « Pères de l'Europe » : assumez ce « devoir d'audace », cet « héroïsme de la raison », ce « courage de l'arrachement à la quotidienneté » dont nous avons tant besoin.
La « maladie  d'Europe » dont souffre la France  est d'abord un ... « mal français » qui exige des remèdes politiques. Cela me fait prendre au pied de la lettre deux expressions par vous lancées lors de votre message de vœux aux Françaises et aux Français en ce début d'année 2008.
« Une politique de civilisation », avez-vous promis. Vaste dessein dont les dessins restent à préciser.
« Une nouvelle Renaissance » avez-vous souhaité. Un bel objectif qui est aussi celui de cet ouvrage qui se veut témoignage autant qu'essai.
Vous dégagez ainsi un bel horizon alors que vous allez assumer une Présidence de l'Union européenne visiblement préparée avec soin.  
« Politique de civilisation » ... La France ne peut la mener que par l'Europe
« Renaissance »... Elle  ne peut être qu'européenne.

Mais permettez-moi, Monsieur le Président de la République, ne laisser affleurer quelques interrogations.
 
France: Réforme de l'audiovisuel et atteinte aux libertés PDF Imprimer Email
Lundi, 30 Juin 2008 16:54
 
 
 
 
Un problème démocratique majeur, dans la forme et sur le fond
 
Par Corinne LEPAGE

La révolution de l'audiovisuel qui est en marche en France  pose un problème démocratique majeur dans la forme comme dans le fond, sur le plan politique comme sur le plan économique et sociétal.Dans la forme tout d'abord, puisque c'est le choix du Président de supprimer la publicité sur les chaînes publiques qui a entraîné la mise en place de la commission Copé  chargée de répondre à l'exigence présidentielle. Or, cette décision initiale qui pourrait trouver sa source dans le désir d'améliorer le service public,  a surtout pour effet de complaire à TF1,  chaîne en perte de vitesse, mais mise dans la nécessité de renforcer sa  valorisation dans le cadre du grand meccano permettant la prise en main de l'industrie nucléaire française par Bouygues.
 
 

28/06/2008

L'europe en direct sur relatio-europe.eu

Présidence française : Jean-Pierre Jouyet, un atout maître PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 19:53

Par Daniel RIOT

Il n'est pas dans une position très facile, Jean-Pierre JOUYET. Hiérarchiquement sous les ordres de « son ami » Bernard Kouchner, (heureusement « europhile » lui aussi), il est comme coincé entre l'Elysée (où les conseillers les plus influents ne sont pas les plus sensibles aux idéaux européens), Matignon (qui tente de conserver quelques prérogatives) , les différents ministères qui ont un volet « européen » important (économie, agriculture, intérieur, commerce, défense...) et les institutions européennes qu'il connaît de « l'intérieur ».

Qui plus est, son tempérament de « gauche » est souvent perturbé ou contrarié  par quelques décisions bien labélisées de « droite »... Mais il apprécie Nicolas Sarkozy et ne doute pas de la sincérité de ses engagements européens. Surtout, il est habité par un sens de l'intérêt général et du service de l'Etat devenu rare. Et sa passion de l'Europe est dictée par un réalisme et un pragmatisme appréciables. Enfin, il est servi, à Paris et ailleurs, par une qualité majeure, trop rare elle aussi : un sens de l'écoute donc du vrai dialogue.

 
Le moral des ménages au plus bas depuis ...21 ans ! PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 16:16

 


 

Par William PETITJEAN

Stagnation dans l'inflation. Stagflation, disent les économistes. Nous y sommes. Dans l'Europe en général et en France en particulier. D'où la morosité, le pessimisme et les accents « déclinistes » . Ce n'est pas le soleil d'été qui console... Les vacances, pour nombre de foyers, renforcent même le blues ambiant. Lundi soir sur France 3, dans une ITW consacrée en priorité à la Présidence française du Conseil de l'Union , Nicolas Sarkozy devra d'abord jouer au psychothérapeute. La France broie du noir.SOS espérance ! 

 
L'Union européenne en crise : Quand la Commission redécouvre les vertus de « l'Europe sociale »... PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 00:30

L'éditorial de Daniel RIOT

La Commission dite de Bruxelles   va-t-elle enfin répondre à quelques exigences qui sont   des urgences ?

Trop imprégnée par les vents d'un « hyper-capitalisme » à l'anglo-saxonne qui n'a rien à voir avec le « libéralisme » et qui est en complète contradiction avec l'inspiration des « pères » de la CECA et avec ce qu'on appelle le « modèle social européen », trop poussée dans les sentiers battus d'une routine bureaucratique qui lui fait perdre son énergie créative, trop soumise aux aléas politiques des Etats membres, elle semble (tardivement) décidée à se réveiller.

Elle vient de décider de proposer un nouvel « agenda social ». L'expression n'a guère de sens pour le citoyen puisqu'elle implique des échéances à moyen terme qui ne répondent en rien aux soucis du présent. Mais au moins, initiative, il y a. C'est devenu trop rare pour que l'on ne s'en félicite pas....

 

 
Strasbourg à l'heure de l' université d'été de la démocratie PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 01:05

Par François Friedrich
 
Du 30 juin au 4 juillet: « Gouvernance, pouvoirs et démocratie » avec les  écoles d'études politiques du Conseil de l'Europe
 
Les écoles d'études politiques du Conseil de l'Europe ont été créées depuis 1992 pour préparer les nouvelles générations de responsables du secteur public des nouvelles démocraties à assumer leurs responsabilités tout en respectant les valeurs fondamentales qui sont depuis la création du Conseil de l'Europe, à la base du projet européen.

Une quarantaine de participants suivent une formation annuelle dans chacune des 16 écoles membres du réseau mis en place par le Conseil de l'Europe dans les pays d'ex URSS et en Europe du Sud Est, et ils seront plus de 600 à se réunir à Strasbourg pendant une semaine pour réfléchir ensemble sur les évolutions  du pouvoir dans nos sociétés.
 
 
Le succès croissant du Pass musées du Rhin supérieur PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 09:42

Un nouveau logo, de nouveaux adhérents et des records de participation:le Pass musée trinational du Rhin Supérieur se prépare à fêter ses dix ans d'existence dans la satisfaction d'un développement continu. Une expérience de coopération transfrontalière et de développement culturel très réussie qui fait école dans d'autres régions d'Europe.
 
>>> Le nouveau logo a conservé certaines similitudes avec l'ancien, mais la forme et la couleur ont été modifiées. La nouvelle nuance de vert est plus actuelle et apporte une certaine fraîcheur au PASS Musées. Le choix s'est porté sur les thèmes de la modernité et de l'interactivité. Grâce au « pixel », un carré qui forme la surface de base du logo, l'identité du PASS Musées devient plus dynamique
 
Or noir et ballon rond en Russie : L'effet Gazprom PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 16:32

Par Laurent Pfaadt

Le 14 mai 2008, le Zénith St Petersbourg remportait sa première coupe d'Europe, la coupe de l'UEFA en battant les Glasgow Rangers à Manchester deux buts à 0. Il succédait ainsi au FC Séville, vainqueur des deux dernières éditions (2006, 2007) et au CSKA Moscou qui remportait le trophée en 2005, offrant à la Russie sa deuxième coupe d'Europe. Le 21 mai 2008, le stade Loujniki de Moscou accueillait la finale de l'autre coupe d'Europe, la Ligue des champions remportée par Manchester United après avoir accueilli la finale de la coupe de l'UEFA en 1999. Enfin, le 26 juin 2008, l'équipe nationale russe, véritable révélation de la compétition, fut défaite en demi-finale du championnat d'Europe des nations après avoir éliminé l'Angleterre en qualifications puis la Suède et les Pays-Bas durant la compétition.

 
Nicolas Sarkozy devra adapter sa Présidence au nouveau climat européen PDF Imprimer Email
Samedi, 28 Juin 2008 10:26
Les attentes du Parlement européen
 
Du 1er juillet au 31 décembre 2008, la France présidera l'Union Européenne. Alors que, dans les ministères français, on travaillait depuis plusieurs mois sur les dossiers prioritaires de cette future présidence, le Non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne pourrait changer la donne. Qu'attendent les députés européens de cette Présidence française dans ce nouveau climat ? De tous les bords politiques, ils  répondent.
 
 
 
L'Europe dans la mondialisation PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 17:17
SUGGESTION RELATIO

Un nouveau site à découvrirwww.euromonde2015.eu.  Dédié au rapport « EuroMonde 2015, une stratégie européenne pour la mondialisation » rendu public en avril 2008 en vue de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, ce site vise à alimenter les débats autour d'un thème essentiel: L'Europe face ou dans la MONDIALISATION. Le Président de la mission "L'Europe dans la mondialisation", Laurent COHEN-TANUGI s'explique.
 
Nouveau: Les trésors des cinémathèques d'Europe sur Internet PDF Imprimer Email
Vendredi, 27 Juin 2008 01:18

(SUGGESTION RELATIO)

Curieux et cinéphiles de tous âges pourront bientôt découvrir, en accès gratuit sur internet, des films rares et insolites datant souvent des débuts du cinéma, grâce au site Europa Film Treasures, qui met en réseau une trentaine de cinémathèques et archives europénnes.

 

12/03/2008

A strasbourg et ailleurs: En attendant le deuxième tour

Le Modem consumé sans  modération

Ce petit billet est particulièrement destiné à celles et ceux qui me bombardent (avec des marques d’estime qui me touchent) de courriels pour me demander d’aller au-delà de mon analyse du premier soir des municipales et de clarifier mon positionnement politique personnel. Soit. En partie du moins. Puisque mon vote de dimanche n’intéresse que mon isoloir. C’est cela aussi la démocratie :le droit de taire ses préférences. Je pourrais faire comme Bayrou et dire pour qui je ne voterai pas. Mais la seule idée de faire comme Bayrou me déconsidérerait à mes propres yeux : j’ai trop chanté (à tort) les  louanges du Béarnais  avant les Présidentielles pour qu’il m’inspire autre chose que de la distance.

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10/03/2008

Strasbourg et les municipales: réflexions d'un soir...

7131d8bb5ec20e38d04abcb6bafeea58.jpgTout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent.  Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »

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10/02/2008

Strasbourg: Pour que le mot "démocrate" ait tout son sens..

c4ac39c13960ba48cf2683feb0202497.jpg"Si tu ne t'interesses pas à la politiue, la politique s'intéressera à toi et se fera sans toi ou contre toi"....Refrain connu! Et belle vérité. La citoyenneté ne se réduit pas à quelques dimanches émectoraux et la politique ne doit pas se résumer à des luttes pour des "places"... Sous l'impulsion de Nelly Margoton, des femmes et des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui avaient cru que le MoDem mériterait pleinement son nom de "mouvement démocrate" ont du goûter les fruits amers de la désillusion. Et subir de douloureuses déceptions. En deuil, les espérances!

Mais, encartés ou non au Modem et ailleurs, ces citoyens   ne veulent pas SUBIR les lois politichiennes encore en vigueur mais passéistes. Et veulent surmonter leurs déceptions en engageant le plus indispensable des combats:celui de la réflexion.

La politique est en crise parce que la pensée politique est en crise."Défaite de la pensée"... Les mots ont perdu et leurs valeurs et leurs sens. Parce que les esprits les plus idéalistes et les plus rigoureux sont obligés d'accepter des compromis qui salissent les mains les plus propres. Kant avait "les mains blanches, parce qu'il n'avait pas de main"? NON. la fidélité à soi-même n'est pas synonyme d'impuissance.

C'est parce que leurs desseins méritent d'être soutenus et leurs efforts encouragés que je publie ici un "point de vue" que les blasés de la politique jugeront peut-être naïfs...Mais cette tribune vaut d'être lue, surtout par des briseurs d'espérances qu'ils ont eux mêmes semées:les fidèles de ce blog ne seront pas étonnés que je pense d'abord à Bayrou. Que Nelly et les membres du cercle de veille et de réflexions qu'elle a constitué sachent rester fidèles à ce qu'ils prônent. Et qu'ils persévèrent. DR

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28/10/2007

Chantal CUTAJAR répond aux DNA

Est-ce l'heure d'hiver? Il y a eu quelques bugs cette nuit sur blogspirit (ce qui est rare). Chantal Cutajar n'a pas pu publier aussi vite qu'elle le prevoyait les précisions qu'elle se devait de faire après un article du blog des dna sur lequel je reviendrai peut-être, mais que je viens de découvrir avec l'intérêt que suscite  toujours les compte rendus d'événements auxquels j'ai assité...

 Je tente donc de publier le texte qu'elle vient de me faire parvenir sur mon blog en espérant que la publication suivra l'enregistrement.... De toute manières, ces précisions , je les aurais reprises ici et sur d'autres de mes blogs...

Une confirmation préalable que je suis en mesure de faire en témoin privilégié; "Strasbourg je t'M" n'a pas été crée par Chantal Cutajar. c'est l'une des initiatives militantes qui ont été prises,( comme le forum de "et si j'étais maire", comme la boîtes aux lettres de l'association,comme des réunions de terrain) pour soutenir Chantal Cutajar et son équipe. Nuances... 

Autre précision; les dna ,dans un autre article, ont écrit que "Yveline Moeglen roule pour Chantal Cutajar". Là encore, je témoigne:personne ne roule pour Chantal Cutajar. Pas plus Yveline que Pierre Henninger, ou René Eckhardt ou les 150 ahérents de "Strasbourg je t'M", connus, moins connus ou qui mériteraient de l'être.

Tous roulent, travaillent, oeuvrent AVEC Chantal,en équipe, en peloton. Pas en porteur de canettes au service d'un leader ou d'un tandem. Et ils roulent POUR une idée certaine de la politqiue, et POUR Strasbourg aux couleurs démocrates.

Ce sont là deux détails,mais comme dit le proverbe alsacien, "le diable se cache dans les détails".... C'est aussi dans et par  les détails que l'on change les moeurs politiques!

 

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A l’attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique,

 

par Chantal Cutajar

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu’un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

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Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

 

27/10/2007

Du Pacte écologique au Pacte démocratique, par Chantal Cutajar

On ne peut pas avoir souscrit au « Pacte écologique » de Nicolas Hulot (comme je l’ai fait personnellement) et se montrer déçue du résultat de ce « Grenelle de l’environnement ». Certes, nombre de décisions restent à prendre, nombre de mesures techniquement complexes restent à affiner et bien des engagements ne valent que s’ils sont partagés par nos partenaires de l’Union européenne. Mais, incontestablement, un virage culturel et psychologique est pris, une prise de conscience collective indispensable a une traduction politique qui dépasse les clivages politiciens, des chantiers d’avenir sont ouverts et (très important !) un suivi est prévu.

C’est sur ce suivi bien sûr que toutes celles et tous ceux qui partagent les idées de « l’éco-économie » et de la « démocratie sociale » développées par François Bayrou et Corinne Lepage devront faire preuve de vigilance. Et c’est sur l’application de cet « esprit de Grenelle » au niveau local qu’il faudra travailler.

L’européenne que je suis se félicite des références faites à l’Union européenne et de la présence (plus que symbolique) de M. Barosso à l’Elysée pendant l’allocution du Président de la république. Nous avons sur le plan national,  mais aussi localement, beaucoup d’efforts à faire pour transcrire et appliquer les directives communautaires en souffrance et pour suivre les recommandations les plus pertinentes faites par les institutions et organisations européennes (Conseil de l’Europe inclus, bien sûr). Nous nous battrons pour tenter d’appliquer à tous les niveaux ce que Corinne Lepage a appelé lors de sa récente visite strasbourgeoise, « la clause du citoyen le plus favorisé ». En ces matières, l’  « l’agir local » est aussi déterminant que le « penser global »

La démocrate que je suis a été très intéressée par le bon fonctionnement de ce « Grenelle ». Cela va tout à fait dans le sens de la concertation (préalable), de la démocratie vivante, de la participation citoyenne et de la confrontation d’idées et d’intérêts différents et de personnalités d’horizons et de disciplines différents qui sont à la base même de la création du MoDem.

Il est évident que j’approuve ce type de démarches qui s’inspirent des meilleurs principes de gouvernances définis par le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux. C’est dans cet esprit d’ailleurs que nous travaillons à un programme d’approfondissement de la démocratie locale qui se traduit déjà par les travaux informels des « Conférences de Citoyens de Strasbourg » (formule qui, pour l’heure, n’existe que dans l’Europe du Nord)

Le « pacte écologique » ne prendra toute sa force que si les engagements pris lors de ce grenelle sont tenus, bien sûr, mais aussi s’il est complété par des « pactes démocratiques » au niveau local. C’est encore plus vrai à Strasbourg, « ville libre », qu’ailleurs.

Chantal CUTAJAR

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>>>>>>

24/10/2007

Pourquoi je soutiens (à fond) Chantal Cutajar et son équipe

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Mais pourquoi soutenez-vous à ce point Chantal Cutajar ? »… Combien de fois m’a-t-on interpellé, par courriel, ou de vive voix, ces derniers temps ? « Pourquoi roules-tu pour elle ? »… « Mais qu’est-ce que tu lui trouves ? »… Je passe bien sûr sur des sous-entendus où la grivoiserie perce sous le sexisme. Ou sur quelques fantasmes de quelques uns et …de quelques unes. Alors, je vais être clair. Pour moi, Chantal Cutajar est une chance fantastique pour Strasbourg et ... pour le MoDem. Explications.

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Je ne soutiens pas Chantal Cutajar : je mène les mêmes combats qu’elle. Avec mes moyens, comme elle avec les siens. Et elle les conduit bien, ces combats. Je me reconnais pleinement dans les valeurs qu’elle porte et qui la porte. Des valeurs qu’elle défend avec lucidité, courage, ténacité. Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes qu’elle sur les idées forces du MoDem : éco-économie, démocratie sociale, engagement européen, valeurs personnalistes, citoyenneté active… Et j’apprécie beaucoup sa volonté « d’agir local » pour tenter d’appliquer ce « penser global » du MoDem incarné aujourd’hui par François Bayrou et Corinne Lepage.

Je ne « roule » pas pour Chantal Cutajar : je roule  AVEC Chantal, comme toutes celles et ceux (150 au moins à ce jour, dont au moins 80 très actifs) qui ont adhéré à « Strasbourg je t’M ». Avec un M, comme MoDem, comme Modèle, comme Moderne. Comme Méthode aussi. Méthode de consultation, d’écoute, de concertation, de travail. Méthode de gouvernance ! Méthode de rassemblement de talents et de compétences  complémentaires et de sensibilités différentes, au-delà des clivages politiciens dépassés.

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Je ne m’engage pas en politique pour « faire carrière », pour « avoir une place », pour « me faire voir » ou…pour agir par procuration. Je ne suis candidat à rien : je sais ce que je sais faire et ce que je ne sais pas (ou peut pas ou ne veut pas) faire. J’agis en citoyen, libre et responsable : c’est déjà beaucoup. J’ai trop fait mienne la formule de Paul Valéry, « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » pour jouer les militants inconditionnels, les « béniouioui », les cireurs de pompes,  les adorateurs dévoués de qui que ce soit. Et c'est en citoyen, libre et responsable, que je soutiens à fond Chantal Cutajar dans sa bataille POUR Strasbourg.

Il se trouve que  Chantal Cutajar a, à mes yeux, toutes les qualités qu’un acteur politique digne de nom doit avoir, à commencer par cette denrée rare en politique qui s’appelle l’honnêteté intellectuelle. Et le courage d’agir avec franchise et cohérence. Selon ses convictions et non en fonction des circonstances, des interlocuteurs, de calculs d’habileté. Avec une vraie sincérité, et non avec des sincérités successives ou simultanées…

Qu’elle ait été (et soit encore) victime d’injustices, de mauvais procès, de critiques infondées n’enlève évidemment rien à l’estime que j’ai pour elle et la confiance que je porte en elle. Bien au contraire. On ne peut pas avoir autant de belles qualités sans  avoir des adversaires acharnés, sans subir des haines, sans souffrir d’aigreurs, de jalousies, d’envies...

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Cette femme est effectivement dangereuse pour celles et ceux qui se complaisent dans la politicardise, qui vivent d’hypocrisies ou qui ont des idéaux contraires aux valeurs du Conseil de l’Europe (plus nombreux qu’on veut bien le reconnaître). Ou qui profitent du système qu’elle dénonce, professionnellement et personnellement : celui de la criminalité en col blanc, de la corruption, de l’économie souterraine, des sociétés écrans, des magouilles… 

La première fois que j’ai vue Chantal, c’était à une conférence de presse du futur « Tandem », sur l’Europe à Strasbourg: je me suis vraiment demandé ce que cette prof de qualité faisait avec cet attelage. Non que j’aie une opinion négative de Fabienne ou de Robert. Mais, il est des différences qui sautent aux yeux. Surtout celle-ci : l’être et le paraître, chez elle, passent après le faire. Le faire avec conviction. Le faire avec l’obsession de « l’utile et du juste ». Du bien commun. Du respect de soi et des autres. Le faire avec la rigueur qu’impose  le droit et la générosité qu’implique une philosophie personnaliste, authentiquement humaniste 

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Chantal, je l’ai perdue de vue jusqu’à sa réaction contre la lâcheté des universitaires face aux propos éhontés, négationnistes et, soyons clairs, antisémites, d’un universitaire très politiquement correct à l’extrême-droite…J’ai entendu dire qu’elle avait fait du « cinéma au Struthof » pour se « faire mousser dans la presse ». « Nos jugements nous jugent »,  disait Valéry…. Ceux qui ont osé dire cela, sans rien savoir de ses motivations profondes, n’ont fait qu’afficher un mépris méprisable. Honte à eux et à elles ! Passons.

Il est vrai qu’entre temps, le « Tandem » qui était venue la chercher pour les municipales parce qu’elle était une excellente représentante de la société civile sur une liste plutôt bricolée (cela se sent encore aujourd’hui!) s’était « fâché » avec elle, au point de la virer de ses fonctions … (Ce qui signifie, cela étant  rappelé en passant,  que le mot « dissidente » dont elle fut affublée était -et est encore- incorrect, impropre et injuste dans la tonalité péjorative qui lui a été donnée)…

Quand on pense qu’elle était chargée de la sécurité sans avoir accès aux informations des services de polices,  on a tout compris des dysfonctionnements dans la gouvernance actuelle de cette ville !

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De toutes façons, Chantal est la première à reconnaître qu’elle doit beaucoup au « tandem » : à ses cotés, elle a beaucoup appris, y compris (et surtout)…. ce qu’il ne fallait  pas faire quand on prétend diriger une ville ! Celles et ceux qui aujourd’hui pensent qu’elle agit par ressentiment, par rancoeur ou rancune commettent une erreur grossière et une faute de goût. Ou déforment délibérément la réalité.

Chantal Cutajar ne s’engage  d’ailleurs pas CONTRE mais POUR. C’est une autre de ses qualités. Elle sait positiver. Même si   nombre de ses combats, menés concrètement, non dans des discours, ne sont guère dans l’air du temps. Les droits de l’homme ? « Du droitdel’hommisme »… L’égale dignité ? « Contraire à la compétitivité »… Les valeurs du Conseil de l’Europe ? « De l’Humanisme ringard » … La justice ? « Un idéal, pas une réalité »…Une façon nouvelle et propre de faire de la politique ? « Du baratin ». La transparence ? « Cà cache quoi ? »…La « démocratie locale » ? Diriger, c’est décider… Refrains trop connus, trop entendus. La démocratie, ce jardin, cette arboriculture, est d'abord un combat...

Comment voulez-vous qu’elle n’ait pas beaucoup d’ennemis, Chantal ? Elle gêne trop de gens en place ou candidats à des places. Elle est exigeante, sans démagogie. Elle sait avaler bien des couleuvres et des clous rouillés. Et, contrairement à ce que me disait récemment un jeune représentant de la « droite strasbourgeoise » (qui ne se gêne  pourtant pas  pour geindre publiquement contre la méchanceté bête de quelques leaders de son « camp »), elle n’est pas « trop gentille »…

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Elle respecte les gens, y compris ceux qui ne la respectent guère. Et elle est soucieuse de faire le plus possible « de l’utile et du juste ». Donc du bien et du bon. C’est en cela qu’elle est « gentille »… Mais ses facultés (réelles) d’écoute n’impliquent aucun  suivisme…Elle n’est pas du genre « je suis leur chef, donc je les suis ». Et son refus de l’autoritarisme n’est en rien un manque d’autorité, même si elle sait « jouer collectif », contrairement à ce que  tentent de faire croire des rumeurs malicieusement répandues par des aigris ou des malveillants. Elle a même fait des progrès en la matière : d’une campagne à  l’autre, on apprend, c’est logique. Surtout quand on porte à un degré développé la plus belle des qualités humaines : la perfectibilité.

Et des campagnes, c’est la troisième en un an  qu’elle mène. Avec détermination.

Présidentielles : qui mieux qu’elle a fait, au sein de la « famille » centriste strasbourgeoise, une campagne aussi active et efficace pour François Bayrou ?  Il suffit de « feuilleter » les archives de son blog politique pour voir à quel point elle a servi, avec pédagogie, les idées du fondateur du Modem. Et sa présence sur le terrain, avec ses «politicodatings » (entre autres), a été plus qu'exemplaire. A un point tel que quelques udf bien timides (sauf pour se faire voir dans des jeux d'intrigue) peuvent en tirer quelques sentiments de culpabilité qu'ils surmontent par une sotte agressivité...

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Législatives : elle a dû se battre plus contre des faux centristes que contre des adversaires déclarés du MoDem. Elle l’a fait, là aussi, en défendant les idées de Bayrou. Avec un résultat excellent dans les circonstances d’alors.

Et la voici en bataille pour l’investiture afin de mener le MoDem à l’Hôtel de Ville.

Car, là est l’enjeu : l’Hôtel de Ville. Sa candidature est claire : elle conduit une équipe qui veut et peut gagner. Je dirais même qui DOIT gagner si les cadres du  « centrisme central » alsacien  jouent  le jeu de l’efficacité dans la clarté.

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Je dis cela non en militant, mais en observateur qui (je peux  le dire puisque nombre de témoins le savent) avait prévu les résultats des trois dernières élections municipales à Strasbourg… Cela ne veut rien dire, c’est sûr, et la bonne analyse ne fait pas toujours le bon pronostic (je le sais aussi),  mais je crois connaître Ma Ville. Et je prends le risque du pari. Même si j’entends d’ici les rires gras des uns et vinaigrés des autres.

Nulle mieux qu’elle ne peut mieux conduire à la victoire celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées de François Bayrou et de Corinne Lepage réunis, qui veulent que la métropole alsacienne soit digne de la MISSION européenne qui est la sienne et qui souhaitent que Strasbourg soit un modèle de cité où s’applique « la clause du citoyen européen le plus favorisé » dans tous les secteurs. A commencer par celui de la qualité de la vie et du « Vivre ensemble » harmonieux.

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Mais de tout cela, nous aurons l’occasion de reparler. « Strasbourg, je t’M » est déjà le cri de ralliement de celles et de ceux qui sont « MoDem sans modération »… si Bayrou peut rester fidèle aux espérances qu’il a fait naître. Ce MoDem-là peut constituer une chance pour Strasbourg et…Strasbourg, « ville libre », peut être une belle chance pour le MoDem, parti libre.

Daniel RIOT 

19/10/2007

Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…

« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».

d7284f01a4148836621e0e896e37e466.jpgDe qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès,  qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être  le souligner,  ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….

Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.

L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…

Daniel RIOT

15/10/2007

L’Europe trop oubliée dans le « Grenelle de l’environnement »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Sur quoi le « Grenelle de l’environnement » va-t-il déboucher, en France ? Quelques petites mesures à effets d’abord médiatiques, quelques réformettes à portée limitée et quelques perspectives de réformes structurelles qui de toutes façons s’imposaient, et qui sont déjà en cours (en Allemagne, par exemple).

D’ailleurs, les industriels de la voiture et de la construction, principaux intéressés, sont prêts à jouer un jeu qui les arrange économiquement. Et en dehors des gros exploitants qui sont plus des industriels de l’agro-alimentaire que de vrais paysans (par définition soucieux du paysage, donc du pays, donc de notre planète nourricière), les agriculteurs sont ouverts à tout ce qui peut non seulement préserver l’environnement mais l’améliorer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille minimiser la portée de l’initiative. Mais les mesures structurantes attendues, notamment par Nicols Hulot, et espérées par tous ceux qui savent que l’écologie non seulement ne freine pas le progrès mais le favorisent, comme Corinne Lepage, ne sont pas encore prises. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu par excès d’optimisme…

En attendant cette « heure de vérité » des vrais choix et des vraies décisions, un constat qui vaut déjà regret :la dimension européenne n’a pas jusqu’à présent la place qu’elle aurait du et pu avoir dans les discussions. Certes, l’Europe, on l’a évoquée, invoquée voire exhortée, mais « l’Europe », ce n’est ni un concept, ni une abstraction, ni « les autres »… L’Europe, c’est nous. C’est ce que nous voulons en faire. C’est ce que nous pouvons en faire en entraînant nos partenaires. « L’Europe verte » ne doit plus être le surnom de l’Europe agricole, mais devenir le nom de l’écologie européenne.

1)      Nombre de directives européennes n’ont pas ou ont mal été transcrites dans le droit français. C’est scandaleux! Nul besoin d’un « Grenelle » pur cela, mais des mesures courageuses pour appliquer des décisions qui ont été prises par tous, y compris …par nous. L’écologie, c’est d’abord une éthique du  respect. Commençons par respecter la parole donnée par la France. C’est vrai pour les nitrates et pour les eaux sales, mais pas seulement…

2)      Sur nombre de problèmes, la France est en flèche par rapport à ses partenaires européens : l’utilisation intensive et abusive des pesticides notamment. Ou à la traîne : le tri des déchets, notamment. Pourquoi ne pas pour chacune des sources de pollution nous calquer systématiquement sur ce qui se fait de mieux dans chacun des pays européens. C’est cela « l’Europe par le haut, l’Europe par le mieux ».

3)      Sur nombre de pistes ouvertes par le « brainstorming » écolo, ce sont des solutions européennes qui seules peuvent améliorer les choses. Trois exemples significatifs sous-entendent des mesures fiscales : Taxe carbone, taxe aux frontières (taxe Cambridge), fret routier…

POUR DES ECO-TAXES EUROPENNES

Certes, l’Europe fiscale n’existe pas encore (hélas!) et les Britanniques notamment y sont hostiles, mais pourquoi ne pas sur ces sujets là créer des « impôts européens » dont les recettes seraient effectivement destinées à donner des moyens d’actions et d’impulsions à l’Union européenne.

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06/10/2007

« Touche pas à mon ADN ! » : Une pétition de Résistance.

Il n’y a qu’un problème avec la pétition lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme : le site www.touchepasamonadn.com,   est trop sollicité…Déjà 100 000 signatures à l'heure où j'écris cette note ! Prenez patience, donc, si vous voulez y aller ! Et « rechargez la page » à plusieurs reprises s’il le faut.

Car cette pétition, il faut la signer : elle est une mesure de salubrité civique. Et une bouffée d’oxygène dans un air bien pollué par une perverse imbécillité. « Un détail », ose dire Fillon à propos d’un amendement que même Pasqua a, dans un mouvement réprimé, trouvé indigne des combats menés en d’autres temps contre le fascisme.Le mot "principe" ne doit pas devenir politiquement incorrect! Le mot "valeur", si chanté, doit recouvrer du sens. 

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Plus cette pétition recueillera de signatures, plus on pourra garder espoir dans la perfectibilité démocratique. Et plus nous pourrons avoir confiance dans la capacité de RESISTANCE des Personnes aux forces terribles de ce « mimétisme de masse » qui entraîne l’humanité vers des catastrophes collectives quand la légende du joueur de flûte et des rats devient réalité.

C'est tout le sens aussi de la pétition lancée par le collectif "Sauver la recherche" qui a recueilli plus de 44 000 signatures: les chercheurs comme les médecins (et les juges!) dignes de ce nom savent où peut mener une conception exclusivent biologique de la nature humaine....

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Cet amendement parlementaire à un texte déjà chargé de germes d’inhumanité est en effet honteux en tant que tel, par son  texte (même  mal corrigé) et par son contexte. Par son texte : «cet amendement est la porte ouverte à une classification biologique des personnes, dont les implications vont au-delà des questions d'immigration», écrit justement Philippe Val, le directeur de Charlie.

Par son contexte : les dérives droitières extrêmes en ce pays de « droit du sol » où l’on combattait le « doit du sang » deviennent banales, trop banales. C’est ce qui les rend dangereuses.

C’est la banalité des dérives accumulées qui enfante ce « fascisme ordinaire » toujours condamné trop mollement et trop tardivement quand il imprègne une société.

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Lier « adn » et « immigration », donc adn et « étrangers », c’est contraire à la loi républicaine. C’est sortir de ce qui était une règle morale et éthique française : « l’adn » est réservée à des fins scientifiques et judiciaires. Et c’est réduire la filiation aux liens de sang. La nature humaine n’est pas qu’un paquet de viande, d’os et d’eau…

Un argument avancé est irrecevable : « ce texte n’est pas contraire au droit européen ». Ce n’est pas un juge qui l’a dit : c’est le Commissaire chargé de la Justice qui se prend pour le ministre de l’intérieur de l’UE, Franco Frattini , l’homme qui rêve  d’une Europe où la droite polonaise ferait figure de force « progressiste »…

Le recours à l’adn est effectivement déjà utilisé à des fins de « regroupement familial » dans sept pays de l’Union, mais il n’est pas appliqué dans le même esprit,  il n’y a aucune norme communautaire en la matière et toutes les recommandations du Conseil de l’Europe en bioéthique ne confondent pas l’identité et le groupe sanguin…

Un argument n’est jamais avancé, en revanche, mais il pèse lourd. Il suffit de surfer un peu sur internet, et vous le découvrirez : des esprits entreprenants et imaginatifs voient dans le recours systématique aux tests adn un champ d’action juteux...

 

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Cette pétition, demande le retrait pur et simple de l’amendement Mariani. Cela s’impse en effet d’autant plus qu’elle est incohérente avec le but avoué de cette loi (la Xième sur la maîtrise de l’immigration) qui est de limiter les regroupements familiaux, ces regroupements autorisées sous Giscard et reconnus comme légitimes dans les accords internationaux qui engagent la France.

Une remarque, au passage : c’est terrible de voir qu’une telle pétition est lancée par un journal dit satirique…Dans les pays qui souffre d’ « inforexie » et d’un système d’information apathique, seuls les organes de presse anticonformistes font sinon avancer les choses, du moins freiner les régressions. Merci à Philippe Val !

Daniel RIOT

Parmi les premiers signataires de la pétition initiée par Dominique Sopo (SOS-Racisme), Philippe Val (Charlie) et Bernard-Henri Lévy entre autres, on compte notamment l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le président du Modem François Bayrou, le Premier secrétaire du PS François Hollande, le généticien Axel Kahn, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et les actrices Jeanne Moreau et Isabelle Adjani. On retrouve également le chanteur Akhénaton, l'ensemble de l'équipe de Charlie Hebdo et la secrétaire nationale du PCF Marie-Georges Buffet

28/09/2007

La bourde du jour : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

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Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"

27/09/2007

La « sarkomédiocrité » des chiffres contre la « sarkomania » de la com'

La France financière, « point noir de l’Union »

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT : Ayant toujours préféré les lettres aux chiffres, j’ai toujours scrupule à commenter les maîtres à compter du budget national. Trop de zéros me donnent le vertige ! Mais il est des choses que j’ai un peu de difficultés à comprendre…Comment peut-on se réjouir (presque crier victoire) en présentant la copie mise au point pour le premier budget de l’ère Sarkozy ?  Il nous lancer (à regret) un nouveau néologisme (c’est à le mode) : la « sarkomédiocrité ». Par opposition à cette « sarkomania » qui, comme aurait pu dire Hervé Morin, risque « d’exploser en vol ». Sous le choc des réalités trop oubliées.

J’ai cherché en vain un seul nombre qui puisse laisser entrevoir un « choc de confiance » susceptible de provoquer un « bond de la croissance »… Je ne peux pas même chercher consolation dans des analyses d’économistes ou de journalistes spécialisés plutôt complaisants avec Sarkozy et sa majorité : rien de réjouissant. Le Figaro lui-même peine pour trouver quelques vertus à ce document chargé de vices et ne trouve que des experts dubitatifs ou sceptiques… 

Est-ce vraiment pour ouvrir de telles perspectives que Sarkozy, comme il ne cesse de la répéter, à été « élu » ? Est-ce pour ce texte (qui est tout de même essentiel dans la vie d’une nation) que tant de belles paroles, tant de temps d’antenne, tant de couvertures de magazines, tant de vent brassé, tant d’effets de communication, tant de « bougisme » présidentiel nous ont  été infligés ?

L’  « homme pressé », le champion de la « rupture », « l’hyperactif », le grand prêtre de « la culture du résultat », les donneurs de leçons économiques et financières à l’Europe entière, le Guizot du XXI Ième devra travailler mieux s’il veut que la France gagne plus.   

Un « budget d’attente », disent les plus indulgent en usant d’une  litote vide de sens puisque personne ne dit ce qui est en attente (municipales mises à part, bien sûr)… Nous voici loin des « je veux », des promesses du style « vous allez voir ce que vous allez voir » faites aux ministres des finances de l’eurogroupe, des exhortations dignes de la magique méthode Coué.

Nous voici loin surtout des mesures chirurgicales qu’impose un « Etat en faillite » !

Feuille de route pour une déroute : voilà confirmé le sombre diagnostic des responsables européens les  plus lucides : « Le point noir de l’union européenne, c’est la situation économie et financière de la France… Sarkozy est en train de perdre en Europe tout le crédit qu’il avait su gagner avec son activisme en faveur du « mini traité »… On voulait croire en un retour de la France en Europe, mais le retour d’une France faible affaiblit l’Europe comme une Europe faible affaiblit la France… »

Avec un  déficit public (41,7 milliards d’euros) qui reste abyssal, une dette publique (64 % du PIB) qui reste colossale, des « prélèvement obligatoires qui demeurent catastrophiquement stables, un déficit commercial qui donne toujours le vertige,   la France est plus que jamais le plus mauvais élève de la classe européenne. Celui surtout qui consacre le plus d’argent (qu’il n’a pas) aux dépenses publiques. Et celui qui s’abstient de faire des réformes de structures qui s’imposent.

Si on fait des « budgets d’attente » quand on parle encore d’ « état de grâce », que pourra-t-on faire en état de disgrâce ? La meilleure façon de préparer la Présidence française de l’Union dont on fait tant de cas aurait été de mettre de l’ordre dans la Maison France : c’est mal parti ! L’illusionniste s’illusionne-t-il  lui-même ? Pour réformer la France, il faut commencer par réformer les réformateurs…

Personne ne peut s’en réjouir, pas même ceux qui avaient raison de douter de la crédibilité du programme du candidat aux présidentielles d’une UMP qui avait plongé la France dans l’état que Fillon, aujourd’hui,  dénonce par une « image »…mal choisie mais juste! 

Daniel RIOT

15/07/2007

Atteintes à la vie privée…

Quand Sarkozy fait, sur le perron de l'Elysée,  une déclaration d’amour à Cécilia et à une de ses filles, (« belles les deux », il a raison…), on est dans quoi ? Dans le public ou dans le privé? Dans un moment d'Etat ou dans une confidence publique à caractère privé? Dans le jeu ou dans la sincérité? Dans une fête pour le peuple ou pour le people?« Nous voulons de la vie au théâtre et du théâtre dans la vie », remarquait Jules Renard...

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 Quand la presse s’amuse d’une photo souriante de Sarkozy ravi de dépingler la médaille de l’ordre du mérite sur une poitrine qui ferait triompher le sens tactile sur le bon sens, on est dans  une forme d’irrespect ou d’humour ? Un homme d’Etat conserve son état d’homme. Les femmes aussi d’ailleurs,, heureusement.

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Quand l’ami Jean Quatremer, sur son euroblog allongé, révèle (ou sous-entend) sur DSK quelques tendances sans lesquelles il aurait moins de charme mais avec lesquelles Anne Sinclair et nos diplomates doivent composer si ce gout pour les jupons est effectif, que fait-il ? Du journalisme d’investigation et de transparence ou des insinuations (diffamatoires?) de « fouille-poubelle » envieux des succès de la presse people? Attirer, c’est plus tirer vers le bas que vers le haut…La presse dite people (pipole) ne le montre que trop…

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Quand Ségolène Royal, en femme outragée qui se sent harcelée, fait un procès à Match pour une photo de vacances bien innocente et sans intérêt, que fait-elle ?

bf61aff5c5d07845da5a831bcc3b1523.jpgUn geste d’autodéfense bien légitime (après d'autres "atteintes") même si cette « femme fatale » qui avait convoqué les caméras pour un accouchement a fait une partie de son chemin public en jouant (plus ou moins bien) sur le piano d’un marketing politico-médiatique qui implique une bonne dose de narcissisme pas toujours pudique ? Ou…de la pub (involontaire) pour l’hebdomadaire (en l’occurrence en panne d’inspiration) ? Ou de l’autopromotion par posture victimaire et imposture primaire ?

La « femme fatale » finit par rendre bien banal le recours aux avocats pour des causes qui font causer sans grande conséquence

Vie privée/vie publique…Malgré son tact et son sourire pudique,e8d706eebb830233e01048d1b6c38cc1.jpg Mireille Dumas reflète, à sa manière, cet   exhibitionnisme ambiant et galopant  qui nous transforme tous (ou presque) en des pornographes de l’âme que  Restif de la Bretonne ne pouvait imaginer… 

« Si j’avais un secret pour concilier vie privée et vie publique, je le vendrais », ironisait Sean Connery… Cela n’est pas vrai que dans le spectacle, le cinéma, les média et la politique. Rassurons-nous. Avec Pierre Assouline : « Dès lors qu’on a une vie intérieure,on mène déjà une double vie ». Et avec Alphonse Allais : « la vie est comme on la fait ». Ou la défait.

Pendant que notre « peoplecratie » qui est aussi une « médiacratie » se chatouille l’épiderme avec ce type de faux événements, l’information essentielle de la semaine en matière de protection de la vie privée, donc de droits de l’homme et de Liberté n’a guère été commentée, sauf dans des cercles spécialisés où l’on sait ce que prêcher dans le désert veut dire.

3323c8b1847fab2e2baa64878c632c56.jpgLa Commission nationale informatique et liberté a publié un rapport plus qu’accablant et plus qu’inquiétant.  « Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans ! », lance son président en lançant une "alerte à la société de surveillance" que lance aussi la « Commission de Venise » du Conseil de l’Europe.

On apprend au passage que  la CNIL est la commission de ce type qui en Europe dispose des moyens et des pouvoirs les plus faibles. Souriez, vous êtes filmés. L'oeil invisible nous regarde; Prenez garde, vous êtes fichés (avec des risques d'erreurs considérables) . Les disques durs nous emprisonnent.

Sachez-le: vous n’avez plus de vie privée. Réflexes sécuritaires et progrès technologiques : danse35442258d5bf71be9f03e6314c38dd9.jpg cette société liberticide à tendances totalitaires "soft", il y a vraiment plus grave qu’une photo anodine dans l’eau bleue d’une plage corse.

Au fait, on a peu entendu  et Royal et les autres dirigeants socialistes sur ces atteintes constantes et générales à la vie privée. Il est vrai que notre  « traçabilité » (comme on dit pour les bêtes d’élevage) est telle que notre portable nous localise, que notre ordi nous trahit, que nos cartes de paiement ou de crédit sont prêtes à nous discréditer, et que même en vélo dans les rues de Paris, une puce nous accompagne...

b0aaf47f6ce97a410abdb84711800d15.jpgMais, comme dit Sarkozy, il faut des règles pour jouir des plaisirs de la transgression…Michel Polnareff a raison de ne plus fuir le fisc aux USA et de ne plus afficher ses fesses sur les murs de Paris Il joue jouer gagnant en misant sur les  gagneurs:"je vous dit merde, monsieur le Préséident, et on ira tous au paradis".

Un monde sans espionnage, le "paradis"? Chut! Dieu nous espionne tous depuis longtemps: on me l'a  appris au cathéchisme...D'ailleurs, Adam n'a pas pu croquer la pomme d'Eve en cachette. Tout finit toujours par se savoir!

Daniel RIOT

10/07/2007

Sarkozy et l’immigration : Une vision très sélective de « l’idée européenne »

Sarkozy veut faire passer l'immigration économique à "50% du flux total" et compte sur l'Europe pour assurer le reflux des arrivants non désirés

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT: A chacun son style, ses objectifs et ses méthodes…

En Allemagne, Angela Merkel organise un « sommet » national pour mettre au point un Plan pour l’intégration des immigrés en se préoccupant autant des flux que des stocks migratoires.

En France, le Président de la République donne des ordres au ministre chargé des dossiers de l’immigration et affiche clairement une double priorité : rentabilité économique et reflux optimal des arrivants non désirés…

Tout cela, bien sûr en donnant l’assurance que «la France doit rester un pays ouvert à l'immigration » et « doit honorer sa tradition d'accueil des personnes persécutées »

>>> Pour l’efficacité de sa politique de reflux, Sarkozy joue la carte européenne.

Le chef de l’Etat  « plaidera au niveau européen en faveur de la mise en place d'une procédure d'asile unique, de la création d'un réseau consulaire unique pour la délivrance des visas, et de la généralisation des visas biométriques permettant de suivre les entrées et les sorties ».

L'objectif est également la mise en œuvre « d'une véritable police européenne aux frontières, du renforcement de la coopération en matière d'éloignement et de l'élaboration d'un pacte européen de l'immigration comportant, pour les Etats membres de l'Union européenne, des engagements, notamment en termes d'éloignement de leurs clandestins et d'interdiction des régularisations massives qui créent des appels d'air pour tous les pays européens ».

Soit. C’est le type de mesures que le simple bon sens réclame depuis longtemps. C’est le genre d’initiatives qui peut contribuer à avancer vers cette Europe politique de la Justice et de la police que tous les « pro-européens » dignes de ce nom réclament depuis longtemps.

Encore faut-il donner des moyens supplémentaires à ce qui existe déjà. Encore faut-il aussi et surtout « penser Europe » à propos de tous les aspects des questions soulevées par les phénomènes migratoires. Des textes existent qui ne sont respectés ni dans leur lettre ni dans leur esprit.

15/06/2007

Strasbourg: Une démocratie participative locale, nationale et européenne

Ouverture du Blog des "Conférences de Citoyens" de Chantal Cutajar

 medium_liberte2.jpgLe blog des "CONFERENCES DE CITOYENS" vient de s'ouvrir. >>>>>>>>>>>>>>&...

Ce site est encore en construction bien sûr. Mais deux notes de réflexions vous y attendent. N'hésitez pas à vous abonner à la Newsletter, à nous adresser des messages, à laisser des commentaires, à formuler des suggestions.

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Ces "CONFERENCES" que j'animerai sont les votres. Dans l'esprit du MoDem, INDEPENDANCE, LIBERTE, RASSEMBLEMENT DES COMPETENCES ET DES VOLONTES PAR-DELA LES CLIVAGES POLITITICIENS. Un moyen parmi d'autres de partiper à la "REVOLUTION ORANGE" qui est en fait une révolution citoyenne "sereine et calme" mais déterminée visant à redonner aux citoyens des pouvoirs trop souvent confisqués, à mettre la justice sociale et l'écologie au coeur de l'économie, à redonner plus de sens au mot DEMOCRATIE.medium_cathédrale.2.jpg

medium_drapeaux_v.3.jpgCette initiative est tout à fait dans le droit fil des motivations de mes engagements asociatifs et politiques: Mieux réfléchir, mieux débattre pour mieux agir pour ce qui est UTILE et JUSTE.

Ce Blog  des CONFERENCES DES CITOYENS DE STRASBOURG est le votre

  http://conferencecitoyens.blogspirit.com/ 

Une adresse à noter que vous mettrez vite dans vos favoris si vous ne vous contentez pas d'une Démocratie ELECTIVE mais si  êtes dans l'exigence d'une Démocratie représentative authentique, donc par définition participative et délibérative.

Chantal CUTAJAR