03/11/2007

Sur "Strasbourg, je t'M'

OUI aux Conférences de Citoyens

Dans le projet de Chantal CUTAJAR: Inventer de nouvelles formes de démocratie participative, de concertations citoyennes dans le respect de la démocratie représentative

Nous reprenons ici  des extraits d'un article de  Jacques TESTART, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur le site "Sciences citoyennes" et publié dans Le Monde Diplomatique de février 2005 qui reste une source précieuse de réflexions.

medium_testart.jpg"On fait mine de croire que « le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres », doit être celui-là, qui consacre l’aliénation ou les fantasmes du plus grand nombre. On prétend que le sentiment brut de la majorité est de valeur incomparable, puisque - Aristote le disait déjà - « la volonté du plus grand nombre a force de loi ». Cependant les gouvernants se gardent bien de proposer au choix majoritaire des options importantes, quand les sondages leur laissent présager des résultats inacceptables pour la morale (peine capitale) ou pour les lobbies économiques (organismes génétiquement modifiés). Le pouvoir se réclame ainsi d’un système politique dont il tire sa légitimité, mais dont il limite l’usage au jeu politicien.

 

EN SAVOIR PLUS >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

NOUS Y REVIENDRONS, BIEN SUR, ICI ET AILLEURS: "STRASBOURG Je T'M", c'est d'abord  "DEMOCRATIE, je t'aime!"

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09/03/2007

Le « SCUD » de l’UMP contre Bayrou : Simone VEIL…

Vieillir, c’est voir mourir celles et ceux qu’on a aimés. Et c’est être déçu par des gens que l’on a estimés… Je vieillis ! Hier, c’était Raymond Barre qui me décevait. Aujourd’hui,  c’est Simone Veil. Pour des raisons bien différentes, bien sûr…

Raymond Barre : un personnage qui m’a influencé comme professeur d’économie et que j’ai appréciée de près à la Commission de Bruxelles. Belles leçons de rigueur gestionnaire. Et bonne vision sur l’Europe. C’est lui notamment qui a eu le mérite de créer l’ECU, cet ancêtre de l’Euro.

J’avais eu aussi le privilège de l’approcher quand il était premier ministre de Giscard et quand il s’est lancé dans une campagne présidentielle : le « meilleur économiste de France » n’a pas su empêcher les Trente Piteuses inaugurées quand Chirac était à Matignon, enrayer la spirale de l’inflation (qui a battu des records sous son règne) et le développement du chômage, mais j’appréciais la force de ses convictions, son inspiration mendésiste et son refus de la démagogie (« On n’est pas à Matignon pour faire le joli cœur »).

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RAYMOND BARRE INEXCUSABLE

Comment a-t-il pu tenir des propos inadmissibles, ignobles sur le « lobby juif », en  se laissant entraîner   par une rancune mal placée envers un petit groupe (de gauche) qui ne lui a jamais pardonné d’avoir, par une maladresse de langage, distingué dans sa condamnation de l’attentat de la rue Copernic (trois morts le 3 octobre 1979) les « juifs » des « Français innocents » ?

« Les accusateurs ont passé sous silence la dernière phrase de mon intervention télévisée : la communauté juive est une communauté française qui est respectée par tous les Français » écrit-il dans son livre de conversations avec Jean Bothorel, « L’expérience du Pouvoir » qui vient d’être  publié chez Fayard.

Cela n’excuse rien. Au contraire. On peut nourrir l’antisémitisme sans être antisémite soi-même. Bayrou (qui a ,ou avait, énormément d’estime et d’affection pour lui) a eu raison de dire sa tristesse et de condamner les propos de l’ancien maire de Lyon. Il est même le premier personnage de premier plan du monde politique à avoir réagi,  avant les appels à la mobilisation des politiques lancés par le CRIF… Mais cela n’enlève rien à la déception. Et à l’inquiétude !

QUAND SIMONE VOULAIT UN « VRAI CENTRE »…

Simone Veil : elle  me déçoit… sans me surprendre. Je l’ai beaucoup côtoyée, Simone Veil, alors qu’elle présidait le Parlement européen. Nos relations ont même dépassé le strict cadre professionnel. Respect, admiration, fascination même. Et réelle affection.

Je me souviens même d’une époque où Simone Veil rêvait d’un « Centre » puissant, fort. C’était un temps où elle s’était fâchée avec Chirac et où ses amis politiques la traitaient sinon de gauchiste du moins de « trop gauchisante ».

Je suis déçu non par son ralliement à Sarkozy  (c’est son droit le plus strict), mais  je suis attristé qu’elle se soit prêtée à une mise en scène de  récupération en cette journée symbolique « de la  femme » (elle mérite vraiment mieux que de se transformer ainsi en femme-alibi). Je suis déçu aussi qu’elle se lance dans des attaques personnelles peu nobles contre Bayrou et qu’elle utilise les arguments de « l’indispensable alternance » pour expliquer son ralliement. Des arguments contraires à ses convictions d’avant-hier !

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LES RANCUNES DE SIMONE VEIL

Déçu mais pas surpris, disais-je. Oui. Parce que je connais aussi le caractère de Simone Veil : prompte à critiquer ses collaborateurs avec sévérité, elle est un peu (beaucoup ?) rancunière. Nul (le) n’est parfait(e)…

En l’occurrence, elle a toujours pensé que son échec personnel aux élections européennes de 1989 était dû en partie à son directeur de campagne qui s’appelait… François Bayrou !

Nouvel accroc quatre plus tard. En 1993, elle est la première des ministres centristes, avec François Léotard, à prendre publiquement le parti d'Edouard Balladur. M. Bayrou préférerait attendre...

Circonstance aggravante : elle a reporté l’affection qu’elle avait pour bayrou avant leurs fâcheries sur  Philippe Douste-Blazy, son ministre délégué à la santé,qu’elle disait « craquant » et  que Bayrou n’appréciait guère pour des raisons que l’on devine surtout depuis les très brillantes prestations du Docteur au quai d’Orsay… C’est terrible « le principe de Peter » !

PAS DE PRESIDENCE DU COMITE DE SOUTIEN

 « Simone Veil est dans les filets de Sarkozy depuis des années », raillent des proches de M. Bayrou. « Voilà longtemps que nous ne la considérons plus de l’udf libre et indépendante. Elle dit que Bayrou ne représente que lui-même. Elle, elle vaut par  son action passée, mais, au présent, elle représente qui ? Elle même aussi, comme tous ceux qui n’ont pas de mandat… Elle et son réseau de notables! Sarkozy voulait la nommer Présidente de son Comité de soutien. Il y a renoncé. Pourquoi ? Officiellement parce qu’il veut un dialogue « direct » avec les Français, officieusement parce qu’il imite Bayrou (qui a refusé d’entrée cette démarche non gaullienne) et en fait parce que le « petit Nicolas » et la « grande Simone » ne sont pas mis d’accord sur les modalités de leur coopération. » Peut-être.

Peut-être aussi Simone Veil apporte-t-elle son soutien à Sarko sans être pleinement d’accord avec toutes les orientations de son poulain…Sur la justice et l’ordre policier, par exemple. Sur l’Europe, peut-être. Sur les composants du « vivre ensemble ». Mais ce ne sont là que des suppositions (logiques) de ma part… Déjà, son soutien public au « ministre-candidat » a été donné en dépit des conseils de ses proches qui lui  recommandaient de ne « pas abîmer son image », à  peine libérée de son mandat de membre du Conseil constitutionnel.

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François Bayrou a qualifié ce ralliement de « manœuvre ». « Tout le monde sait depuis longtemps que ce groupe balladurien des années 1990 est en effet engagé dans cette campagne. Il n'y a pour  moi aucune surprise (…) C'est un peu attristant étant donné la personnalité de Simone Veil ».

Il a ajouté : « Tous ceux qui ont occupé des fonctions dans la République depuis 25 ans, qui ont eu des charges imminentes dues à leur proximité avec le pouvoir, vont se liguer pour que le changement n'arrive pas. Il se trouve simplement que les Français, eux, ont envie de ce changement. »

Attention, François : le conditionnel s’impose encore. Jusqu’à la dernière minute de la dernière heure du dernier jour, comme disait Sarkozy quand, loin devant dans les sondages et « sentant  bien cette campagne », il se voyait déjà à l’Elysée….  

SARKOZY LE FLATTEUR ATTEND  CHIRAC

Il est vrai que François Bayrou sait que ce ralliement est fêté par l’UMP comme un « exocet », un « scud », une « torpille » contre sa montée dans les sondages. Un autre coup lui sera porté sans doute dimanche. Ce soir Sarkozy sur France 2 s’est réjoui par avance du soutien que lui apportera sans aucun doute Chirac.

D’ailleurs, il a été tellement élogieux pour le Chef de l’Etat qu’on se demande pourquoi il est si critique envers le bilan des deux mandats de Chirac, pourquoi il se veut l’homme de la rupture, pourquoi il ne place pas plus sa candidature sous le signe de la continuité…

« Quelqu'un qui aura été 12 ans président de la République, deux fois Premier ministre, si jamais par extraordinaire il disait que sur l'ensemble des candidats à cette élection, il lui semblait que je serai capable d'assumer cette fonction, ça a un certain poids pour les Français qui s'interrogent », a-t-il estimé avec son  langage si tourmenté, dans son français si particulier.

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« Un homme de son expérience, s'il devait m'apporter son soutien, vous ne croyez quand même pas que je vais dire que ça n'a pas d'importance », a poursuivi M. Sarkozy avant de préciser comme pour tenter de   faire excuser son hypocrisie à peine masquée : « J'admire son énergie, la capacité extraordinaire qu'il a à surmonter les épreuves. Nous avons eu des désaccords, je ne les ai jamais masqués ni cachés. Nous avons eu des affrontements, mais au fond quand je regarde toute cette vie, peut-être qu'il y a des points communs ». Peut-être, oui. Mais est-ce vraiment rassurant et encourageant ? D'ailleurs, combien de voix Chirac va-t-il lui apporter? Si sondages il y a , ils ont été gardés secrets...

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BAYROU, LA CIBLE DU DUO, DE PLUS EN PLUS

En tous cas, UMP et PS sont sur la même longueur pour tirer à vue sur Bayrou. « Bayrou ce n’est pas fou : c’est flou » dit Xavier Bertrand, porte-parole de campagne de Sarkozy.

« Le programme de François Bayrou est porteur de valeurs de droite, mais avec beaucoup moins d'ambition, pas très clair et moins courageux que celui du candidat UMP », lance Rachida Dati, autre porte-parole de Sarkozy.

« François Bayrou, c'est la confusion : Il nous ramènerait très en arrière avec la IVe République », dit Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, en reprenant mot pour mot une expression de Sarkozy.

Quant au brave De Robien (qui n’a pas encore rallié Sarkozy), il tente de relancer la peur de Le Pen pour la candidature duquel Sarkozy dit « vouloir se battre » : « Je crains qu'on ne sous-estime les scores potentiels du Front national. Je ne voudrais pas qu'on se réveille en 2007 comme on s'est réveillé en 2002, avec une grosse surprise de ce côté-là ».

Il est vrai que de son coté, aucune surprise n’est à attendre…Je me demande même pourquoi j’en parle…Il fait partie de ceux qui « ne représentent qu’eux-mêmes ». Qu’est-ce qu’il a du souffrir en voyant Bayrou à 24% dans les sondages !

Daniel RIOT

02/02/2007

Mon carnet de campagne : La médiacratie au service de la Sarkozie ?

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Ici, Télé-Sarko…Ici Radio-Sarko, ici le journal de Sarko…. Dans son genre, le Berlusconi à la mode de Neuilly est incontestablement l’Empereur du microcosme médiatique français. Une toile tissée depuis longtemps avec une stratégie efficace de prise en tenailles : flagorneries  et amitiés sélectionnées avec pressions et intimidations. Qu’est-ce que cela va devenir s’il devient le patron de l’Elysée ? Montesquieu reviens ! La « séparation des pouvoirs » aux oubliettes….

Cà chauffe sur la planète Ségolène ! Qui disait que Mme Royal était un « produit médiatique », une vedette du star-système généré par l’info-spectacle et la médiacratie ? Qui disait qu'elle avait gagné la primaire du PS grâce aux médias? Elle emboîte, tardivement, les pas de Bayrou (sans s'attaquer au système), en lançant une charge contre « mes médias amis du pouvoir » qui « relaient tous les coups, tous les pièges, toutes les « chausse-trapes ». Ingrate, Ségolène ? Ceux qui ont « fait » peuvent « défaire », Madame… Et pour ne pas se laisser « défaire », il ne faut pas se laisser « faire » avec complaisance et complicité.

 

Sur le fond, Mme royal n’a pas tort de réagir avec vigueur: «  Je n'accepterai pas que le débat soit dévoyé, escamoté par le jeu de pièges, de manœuvres subalternes, de harcèlements injurieux ou illicites", a lancé la prétendante à l'Elysée lors d'un débat participatif sur la jeunesse, devant 3.500 personnes qui scandaient "Ségolène, présidente!". Ces   "médias amis du pouvoir" (…) "se demandent tous les jours si je vais tenir"(…) et même s'il faudrait changer de candidate (…), je leur dis ce soir qu'avec vous, nous n'avons pas peur et que nous resterons debout!".

Il est vrai que Ségolène ne bénéficie d’aucune indulgence, même si ses bourdes n’ont rien d’une invention médiatique. Il est vrai surtout que les « liaisons dangereuses » entre Sarkozy et les médias mériteraient une thèse de doctorat sérieuse… Berlusconi à la mode de Neuilly ! Le Nouvel observateur y a consacré un article (bien documenté) signé Véronique Groussard et Claude Soula. Le journaliste (indépendant) que je suis ne résiste pas au plaisir d’en reprendre ici quelques extraits

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>>>  Sarko empereur du microcosme médiatique, c’est déjà fait. Pourtant l’intéressé ne cesse de râler contre le mauvais traitement qui lui est infligé. Il serine que "les trois quarts des médias sont contre [lui]". Il se souvient, avec rancune, de toutes les unes qui ne l’ont pas encensé… Les dix couvertures que "le Point" lui a consacrées en vingt mois (contre quatre à Ségolène Royal) ou ce Sarkozy en majesté à la une de "Paris Match" – "Un destin en marche" – ne lui suffisent pas.

>>> Côté télé, Jean-Claude Dassier, le patron de LCI, ne cache pas à ses équipes qu’il rêve de voir Sarkozy élu président. France 2, avec un "Sarkothon" ("A vous de juger", pour le vrai titre) de près de trois heures, remporte le pompon. Programmé juste avant que les règles du CSA empêchent de donner autant de temps à un seul! Déjà, après les émeutes en banlieue de 2005, Sarkozy avait eu droit à une spéciale mettant en scène des contradicteurs qui ne risquaient pas de le mettre en difficulté.

>>> On n’a pas encore trouvé la méthode pour calculer le niveau de sarkozysation des médias. Simplement, une succession d’indices troublants finit par camper un paysage. Fin septembre, 220 policiers font une descente dans la cité des Tarterêts. Ils arrêtent 12 personnes suspectées d’avoir violemment tabassé deux CRS. Ce spectacle, orchestré sous l’œil des caméras, ouvre tous les journaux télévisés. Trois jours plus tard, le "guet-apens" invoqué au début est récusé par les enquêteurs et 7 des 12 personnes arrêtées sont disculpées. France 3 traitera l’épilogue en grand, Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, l’expédiera en huit secondes chrono, PPDA attendra… sept jours, l’occasion d’une autre descente, pour l’évoquer.

>>> En sous-estimant le phénomène Ségolène, de nombreux médias ont aussi – en creux – favorisé son concurrent. Le directeur de la rédaction de la Tribune – un journal qui appartient au milliardaire Bernard Arnault, proche de Sarkozy – a ainsi fait sauter un sondage qui avait le tort de placer la candidate socialiste en tête pour "résoudre les problèmes économiques et sociaux de la France".

>>> Sarkozy est doté d’une surmémoire: les faits peuvent dater, il vous les resservira sans relâche. Dans la hiérarchie des représailles, il y a d’abord cette manière de prendre publiquement les gens à partie. Lorsque, devant un parterre d’HEC, le directeur de la rédaction de Challenges, Vincent Beaufils, l’interroge, il le cueille sur un numéro paru neuf mois plus tôt: "Challenges, vous avez dit? C’est ce journal qui a fait cette célèbre couverture: “Pourquoi Sarko fait-il peur?” Eh bien, vous ne manquez pas de courage de m’affronter comme cela!" La salle ricane.

En octobre dernier, sur les ondes de France-Inter, il lance dès le début de son interview au journaliste Nicolas Demorand, qui pilote depuis peu la tranche matinale: "Ah, ben, vous êtes aussi bon journaliste qu’on me l’a dit, alors! – C'est-à-dire? – Vous êtes le contraire de cette journaliste russe, courageuse, qui voyait tout [Anna Politkovskaïa venait d’être assassinée]. Donc vous ne voyez rien…"

Fin novembre, il a même asséné gratuitement une leçon de journalisme à Patrick Poivre d’Arvor sur le plateau du 20-heures: "J’ai regardé le Journal de TF1 où vous avez interviewé – c’est un grand mot! – Mme Royal, et l’art avec lequel elle n’a répondu à aucune de vos questions."

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>>> Lui et les siens savent faire planer une forme d’intimidation, voire de menace. En riant… bien sûr. Recevant la rédaction du Parisien, le premier flic de France interpelle ainsi l’auteur d’articles sur ses déboires conjugaux: "Moi aussi, je sais des choses sur votre vie privée…" Il insiste: "Moi aussi, je pourrais en dire, des trucs…" Et il y a l’autre version, glaciale celle-là, expérimentée par notre confrère de l’Obs, Hervé Algalarrondo, sur qui Sarkozy a par deux fois pointé publiquement un index vengeur: "Je ne l’oublierai pas! Je ne l’oublierai pas!" Quoi donc? Le numéro titré "Sarko secret", qui lui avait déplu.

Le 1er mars dernier, il vient au "Grand Journal". Canal+ le voit débarquer "blême et fou de rage", selon un témoin, harponner Rodolphe Belmer, directeur général, et lui asséner un "coup de boule psychologique". Tout, à Canal+, l’énerve: "les Guignols", "7 Jours au Groland", "la Matinale", Ardisson… Ce jour-là, c’est une micro-phrase de Michel Denisot dans le Parisien qui l’a mis en rage. L’animateur prend ses distances avec son invité: "J’avais fait un livre avec lui […]. Il n’est plus vraiment le même, et je n’ai pas gardé de relation."

Il faut préciser que Sarkozy avait instrumentalisé sa venue au "Grand Journal". Il avait " dealé ", sans y associer Canal+, une couverture de TV Magazine (5 millions d’exemplaires!) en imposant sa mise en scène.

>>> Nicolas Sarkozy a conçu un système de tenaille inédit et diablement efficace. Au sommet des principaux médias, il compte nombre d’amis intimes dans le club des propriétaires: Martin Bouygues (TF1, LCI), Bernard Arnault (la Tribune, Radio-Classique), Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, le Journal du dimanche, plusieurs quotidiens régionaux)…

 Quand on dit "ami intime ", ce ne sont pas que des mots. En 2004, Sarkozy dénoue les problèmes d’héritage d’Arnaud Lagardère, et ce dernier désigne publiquement son bienfaiteur comme "un frère". Il l’a prouvé en licenciant Alain Genestar: le directeur de la rédaction de "Paris Match" avait publié en une la photo de Cécilia Sarkozy avec son amant, sans prévenir son patron.

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>>>Au sommet des rédactions, aussi, Sarkozy a son réseau: les vacances au Pyla sont des occasions de fréquenter en privé Jean-Claude Dassier (LCI), dont le fils est d’ailleurs le conseiller internet de l’UMP. Ou encore le voisin d’Arcachon, Nicolas Beytout, directeur du Figaro. Jean-Marie Colombani (le Monde) est aussi un ami, si l’on en croit son ancien adjoint Edwy Plenel, qui relate ainsi un rendez-vous à trois : "J’en suis ressorti avec le sentiment d’avoir été un intrus. " Et comme la vie est bien faite, l’Agence France Presse est dirigée par Pierre Louette, ancien conseiller de Balladur, dont Sarkozy était lui-même ministre. 

 

>>>Cette porosité avec les décideurs s’accompagne d’une incroyable intimité avec la base. Avec lui, c’est tutoiement imposé, main sur le bras, tape sur l’épaule. Il n’a jamais négligé les sans-grade. Lesquels, au fil des années, sont montés dans les hiérarchies… Il applique ce qu’il théorisait, en 1995 et sous pseudonyme, dans un feuilleton estival publié par le quotidien les Echos : "Privilégiez les [journalistes] les plus jeunes et les moins titrés […], vous les formerez à votre main et vous bénéficierez d’un réseau qui vous sera acquis." 

>>> La toile tissée par le président de l’UMP, du haut jusqu’au bas de la hiérarchie – et c’est inédit à ce degré – l’amène à ignorer délibérément la séparation des pouvoirs. Déjeunant avec la rédaction du "Parisien", il lance à l’ex-directeur, Christian de Villeneuve: "Toi, Christian, t’es un mec de droite, tu peux adhérer à l’UMP." Sourire crispé de l’intéressé. De la proximité à l’ingérence, il n’y a qu’un pas... Il est intervenu pour sauver (en vain) "le Vrai Journal" de Karl Zéro sur Canal+. On l’a vu aussi se lancer publiquement, lors d’une conférence de presse à Bercy, dans une fort inhabituelle protestation d’amitié envers Gérard Leclerc (France 2), qui venait d’être placardisé. Venant d’un ministre éminent, cela revient à se mêler d’une affaire interne de la chaîne publique...

Mais pourquoi se gênerait-il? Il s’est même trouvé un Jean-Pierre Elkabbach, patron d’Europe 1, pour le consulter sur le recrutement d’un journaliste politique.Décidément, la règle d’airain édictée voici bien longtemps par Hubert Beuve-Méry garde toute son actualité: « Un journaliste doit être proche de ses sources et distant à la fois. »

Cet article de l'OBS est à lire et à faire étudier dans les écoles de journalisme….>>>>>>>  

Ce carnet de camapagne est illustré par des dessins d'un dessinateur de presse pétri de talents qui avait fait ces premières armes aux DNA à Strasbourg et avec lequel j'ai adoré travailler: Christian ANTONELLI. Visitez et appréciez son site: Bonne détente garantie >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

30/01/2007

Mon carnet de campagne : Deux casquettes pour une Couronne

Mélange des genres (suite et à suivre)

Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites, disait Pompidou. Chirac s’en souvient. Sarkozy est trop jeunes pour s’en souvenir… Rappels à l‘ordre en Conseil des ministre et en cercle restreint : « halte à la confusion des genres !». Il était plus que temps.

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Alliot-Marie, l’ex-(fausse) rebelle devenue plus « sarkoziste » que Sarkozy est interdite de voyage à Londres avec le candidat-ministre. Xavier Bertrand se fait remonter les bretelles pour un article (critique envers le gouvernement dont il fait partie) publié dans la Tribune. François Copé, porte parole de gouvernement, est prié de moins jouer les porte-voix de Sarko.

Tous sont invités à ne pas  confondre « budget ministériel » et « budget de campagne ». Sarkozy, paraît-il, a baissé la tête et n’a rien dit. « Les chiens aboient et la caravane passe ». Et les sondages lui donne bonne conscience, même quand il dépasse les bornes. S’il est élu la « république honnête » s’annonce bien… Avec des bornes pour ceux qui seront « contre lui » et « sans limites » pour ceux qui seront « avec » ?

L’adn pour le scooter du Prince

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Après l’affaire des RG, celle du vol du scooter du fils du ministre-candidat. Zélés les policiers ! Recours à l’adn pour retrouver les voleurs… Ce qui n’est évidemment pas fait pour les dizaines de milliers de deux roues à moteur et pour les centaines de milliers de vélos volés chaque année. Bayrou proteste contre ces « deux poids deux mesures » : il a raison, sur ce point comme sur beaucoup d’autres. Extrême sélectivité des forces du premier policier de France ! Le Roi-Sarko fait la différence entre des délits (dont sont victimes les « communs des mortels ») et les crimes de lèse-majesté qui visent la « Cour » !

Souvenirs du « cœur Vaillant »

Le PS va saisir le Conseil Constitutionnel pour la « casquette de trop » qui est sur la tête de Sarko. Il a raison de vouloir faire clarifier les choses. Mais que ne l’a-til pas fait quand Jospin premier ministre-candidat était bien servi à l’intérieur par son fidèle Michel Vaillant ? La crédibilité, çà ne se décrète pas, çà se gagne… Il est vrai que le précédent Jospin   montre qu’il ne suffit pas de détenir des clefs essentielles du pouvoir (et d’être bien placé dans les sondages) pour gagner la course à l’Elysée… Deux casquettes ne font pas obligatoirement une couronne!

"Zen", mais « il en souffre »…

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Sarkozy reste « zen ». Et entend le rester, ne serait-ce que pour prouver qu’il « a changé » (d’image et de stratégie de com’). Mais selon des confidences de ses proches reproduite par plusieurs journaux, « Il en soufre. Il ronge on frein. Il a du mal à se retenir d’exploser ». On ne se refait pas…Ou très difficilement ! Ce sont les « coups de boule » qu’il pourrait donner une fois au pouvoir qui inquiètent le plus… Il n’aurait pas les excuses de Zidane. Mais ceux qui l’auraient porté au pouvoir n’auraient qu’à s’en prendre à eux-mêmes ? Qui n’est pas prévenu ?

Le populisme ? Cà finit toujours mal

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Lu un excellent article de Catherine GUIBOURG « Populisme : les histoires d’amour en politique finissent mal en général ! »Le langage de la campagne 2007 a un goût de populisme qu’on n’ avait pas ressenti,  à droite ou à gauche, depuis très longtemps. Il se cantonnait grosso-modo à l’extrême-droite. Peut-être faut-il remonter au poujadisme des années 50, pour obtenir un si large spectre ? Pourquoi ce populisme ? Et pour en être pleinement conscient, comment le décrire ce populisme ?  Quels effets pourrait-il avoir sur la politique  à long terme ? Vers quoi pourrait-il nous faire  plonger ? Autant de questions auxquelles il n’est pas simple de répondre. Car voilà bien l’un des paradoxes de nos sociétés. Nous sommes abreuvés de sondages et de statistiques de masse, et pourtant le “ général “  ne suffit pas à l’analyse d’une société dont la compréhension  nous échappe.   LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>

« Ca fait pauvre, de se plaindre des riches »

A comptes ouverts : les financements publics des partis pour 2007.L'UMP perçoit  9 788 050 euros au titre de la première fraction de l'aide publique de 2007, bien que pénalisée pour n'avoir pas respecté la parité des candidatures (486 hommes et 114 femmes).

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En revanche, avec 505 parlementaires rattachés (352 députés et 153 sénateurs), le montant de la deuxième fraction versée en 2007 s'élève à 22 418 985 euros. Soit un total de 32 307 035 euros.

Loin devant l'association du PS et des radicaux de gauche, qui, avec 6 577 025 voix et 247 parlementaires, perçoit un total de 20 023 879 euros. L'UDF (1 361 275 voix et 69 parlementaires) touche 4 612 928 euros et le PCF (1 232 044 voix et 42 parlementaires) 3 746 705 euros. Pour le FN, qui a obtenu 2 859 856 voix mais n'a aucun élu, la subvention totale s'élève à 4 579 545 euros. Les Verts perçoivent quant à eux 2 194 485 euros.

A eux seuls, l’UMP et le PS ramassent 70% des subsides d’etat, donc des contribuables. Comme disait Philippe Lacoue-Labarthe, « çà fait pauvre de ses plaindre des riches »

L’UMP fâchée avec les chiffres ?

Vous avez dit « programme » ? Trompeuses,les apparences. Trompeurs, les discours.  Tout n'est pas calé dans les propositions de Nicolas Sarkozy : après les hésitations concernant le contrat de travail unique, des incertitudes demeurent à propos de la franchise médicale, le forfait de base à partir duquel l'assurance-maladie commencerait à rembourser les dépenses de santé, sans prise en charge des mutuelles ou des assurances complémentaires. 10€, 40€, 100€ ? Pas clair et complexe…Devant les patrons de la CGPME, mercredi 24 janvier, le candidat de l'UMP en évaluait le montant à 10 euros par famille et par an pour les consultations médicales, les médicaments, les actes biologiques et les frais hospitaliers, soit au total une somme de 40 euros. Le PS s'est engouffré dans cette brèche en évoquant une proposition "injuste et inefficace" qui "va culpabiliser les malades, une fois de plus considérés comme la variable d'ajustement".

Glucksmann et Sardou, même combat

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André Glucksmann soutient Sarkozy dans une Tribune du Monde. J’ai  trop d’estime pour lui pour ne pas lui avoir envoyé un message : « J’ai relu ton « De Gaulle reviens ! »… Il me dicte d’autres choix. J’apprécie ton humanisme. Si c’est un critère de vote, c’est Bayrou qui s’impose » Ah ! André… Pêché de maoïsme dans sa jeunesse. Et pêché de Sarkonapoléonisme aujourd’hui. Il a fait un « mea culpa » pour le premier. En fera-t-il un pour le second ?  Heureusement, la plupart de ses livres sont meilleurs que ses choix.

Sardou se paye une page dans le Parisien pour publier une chanson qui, « fortuitement », assure-t-il, met en musique des paroles dignes des discours de Sarko ! Cela me choque moins que Glucks. Il a toujours été de droite, lui. Et il a le droit de ne pas changer. Au moins, il ne va pas en Suisse pour des raisons fiscales. Et il a plus de talent que Doc Gynéco… qui admet jouer au foot sur des pelouses interdites. Sans être inquiété. La « Cour » est-elle déjà protégée ? 

Daniel RIOT  

16/01/2007

fragment de pensée

"Si je dois parler cinq heures, je prépare cinq minutes. Je prépare cinq heures si je dois parler cinq minutes"

(Winston CHURCHILL)

10/10/2006

Carnets de campagne ( suite): "Ateliers d'artistes"....

>>> VOUS CHANTEZ, vous faites du cinéma, du théâtre, de la danse, ou vous êtes champion des stades ? Attention : le tentation politique vous guette… Johnny Hallyday m’en a voulu, voilà bien longtemps, parce que j’avais reproduis dans un journal (les DNA) qu’il était « gaulliste ». des propos tenus dans une wynstub strasbourgeoise après le spectacle, donc très tard…. « Gaulliste » à l’époque de de Gaulle, cela n’avait rien d’insultant…. C’était  mieux, même,  que de s’afficher, aujourd’hui,  en grande pompe avec « Sarkonapoléon-le-petit », non ? Aujourd’hui, c’est Ségolène Royal qui crée ses « ateliers d’artistes »… Show-show le chaud-biz !

medium_jugnot.jpgJ’ai reçu cette info par e-mail : « Après avoir quitté le restaurant chinois de Belleville Le Président, où Ségolène Royal avait réuni lundi les élus socialistes parisiens qui la soutiennent, Vincent Peillon a emmené la candidate rencontrer des amis artistes et intellectuels. Participaient à cette soirée Bénabar, Patrick Timsit, Smaïn, le cinéaste Pascal Thomas et Lorant Deutsch. Sur l'agenda de la candidate sont également inscrits Gérard Jugnot et Virginie Ledoyen. Dans l'esprit de Ségolène Royal, il ne s'agit pas d'enrôler ces personnalités dans des comités de soutien formel comme le faisait Jack Lang, mais de s'assurer discrètement de leur appui » C’est beau, non ? Quelle est la définition du mot « Hypocrisie »… Allez, mieux en rire. Cela ne m’empêche pas d’adorer Jugnot. Mais que dit Ségolène sur la « politique culturelle » que la France aurait si elle devenait Présidente ? Peut-ête faut-il créer d’urgence des « ateliers de candidats à l’Elysée »…. « Discrètement », bien sûr…

medium_sarko_caricature.jpg>>> UN VRAI FEUILLETON, LA VIE DE L’UMP EN CE DEBUT DE SEMAINE….On se croirait au  PS dans les pires périodes des « zizanies » et des « machines à perdre »… On en vient à sortit des « documents », faire état de « verbatim ». Le monde commente : « c’est parole contre parole »…. Belle ambiance ! « Sachant qu'il ne peut s'opposer à une "aventure personnelle" d'un de ses rivaux, Nicolas Sarkozy tient au moins à en pointer les "contradictions". A cet effet, l'UMP tient à disposition des intéressés le verbatim, présenté comme exact, de leurs interventions en bureau politique, lorsqu'ont été entérinés la méthode et le calendrier de l'UMP pour choisir son candidat à la présidentielle. » écrit Philippe Ridet… Brejnévienne, l’ambiance !

 

 

medium_debre.jpg>>> DEBRE, OU LA CLARTE ? : Gaulliste et chiraquien sourcilleux, Jean-Louis Debré a le mérite de la franchise et de la clarté : "Au début de l'année 2007, nous soutiendrons un candidat, en espérant d'ailleurs qu'il n'y en ait qu'un. Ne parlons pas d'investiture, comme l'a souhaité le premier ministre, ne parlons pas de primaires, mais du choix démocratique que feront, début 2007, l'ensemble des militants de l'UMP » . Vous avez tout compris, vous ? Pas moi… 

 


medium_alliot_marie.jpg>>>  Confidence de Sarkozy reproduite par LE Monde : « Si Michèle Alliot-Marie ou Dominique de Villepin se présentaient, ils se mettraient dans une situation intenable à l'égard des militants. Etre candidat sans parti, c'est compliqué ». Confession de Madame Alliot-Marie dans LE Figaro , au nom "de la clarification du débat". Elle  prendra "sa décision avant janvier". "Un soutien financier n'est pas indispensable", poursuit-elle, en ajoutant : "Pour de nombreux militants, je suis la seule à pouvoir battre Royal." Réplique du ministre « sarkozyste » Christian Estrosi, sur Canal+ : "Les militaires ont horreur des tireurs embusqués." Vous suivez ? Moi, pas…La ministre de la défense en tireuse « embusquée », c’est inquiétant…

 

>>> Rassurant…  Toujours selon Philipppe Ridet du Monde que je (re)cite, il paraît que dans l'entourage de M. Sarkozy, on réfute toute analogie avec la situation qui prévalait à droite de 1993 à 1995, quand chiraquiens et balladuriens se déchiraient.  Ah ! bon ? J’entends comme des rumeurs du coté de Bordeaux… Le « Juppé nouveau » doit irriter le gosier de Sarkozy. Qui en fait des gorges chaudes ?

medium_Baguet.2.JPG>>> La bataille de Neuilly. Petite histoire : Sarkozy a vendu son appartement de Neuilly. Faut-il faire des liens entre les rubriques « politique » et « immobilier » du grand journal parisien du soir. Grande histoire ? L’affaire Baguet, ce député UDF  qui a déclaré son intention de voter Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle de 2007.  prend une dimension nationale… "Chez certains élus UDF des Hauts-de-Seine, il y a une sorte de syndrome de Stockholm", s'inquiète-t-on, selon Le Monde,  dans l'entourage du président de l'UDF, François Bayrou. Maire de Sceaux et conseiller général UDF, Philippe Laurent dédramatise : "Nous faisons partie de la majorité départementale, il est normal que nous ayons des réunions de travail avec Nicolas Sarkozy."  Allons, allons, du calme… Si Sarkozy n’a que Baguet comme « bras armé », Bayrou a de beaux jours devant lui. Ce qui est vrai, c’est que depuis Pasqua (belle référence !), l’UDF a tout perdu dans ses ententes avec l’UMP dans cette « banlieue » parisienne qui donne au mot « banlieue » un sens archaïque… Surtout, ne désespérons pas Neuilly…. Regardons où la « désespérance de Billancourt » nous a mené…