13/07/2008

L'europe en direct, c'est sur relatio-europe.eu

Le sommet de Paris : Une Union pour de bonnes intentions PDF Imprimer Email
Dimanche, 13 Juillet 2008 21:16

L'éditorial de Daniel RIOT

Pas de photo de famille...Car les familles réunies restent trop... désunies. 43 pays, mais sept conflits ouverts !

En revanche, une belle série de clichés encourageants  et d'images porteuses d'espérance de paix et de belles réalisations. En cela, le Sommet de Paris est un événement extrêmement positif. « Nous en avions rêvé. L'Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité », s'est écrié Sarkozy.

A une nuance près : cette Union est loin de celle qui fut rêvée à l'Elysée (ce qui n''est pas un mal) et sa réalisation reste à concrétiser. Au Grand Palais, on a surtout poser des premières pierres de plusieurs grands chantiers. Au travail !  Il faudra même travailler plus pour espérer plus.

 

 
Bronislaw GEREMEK: Un "Esprit d'Europe" est mort PDF Imprimer Email
Dimanche, 13 Juillet 2008 16:41

 

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Une vraie perte. Pour le Parlement européen, pour la conscience et la culture européennes, pour l'esprit d'Europe et pour la Pologne. Bronislaw Geremek, grande figure de l'opposition anti-communiste polonaise et ancien ministre des Affaires étrangères, est mort aujoiurd'hui à l'âge de 76 ans dans un accident de voiture dans l'ouest de la Pologne

A RELATIO, nous aimions son sourire, sa voix, son érudition, son humour,et sa simplicité. cette simplicité qui est la marque des grands hommes. Nous aimions aussi la pertinence et le courage de ses prises de positions, son humanisme ou plutôt son personnalisme. Cette morts subite, accidentelle nous fait renouer avec un regret: que le bi-partisme institutionnalisé au parlement européen l'ait empêché d'être ce qu'il auraoit du être:le premier Président du PE venu des pays de cette Europe qui est passée du fascisme au totalitarisme avant de rejoindre la famille démocratique.

Puissent ses messages ne jamais être oubliés. Puissent sa pensée et ses engagements inspirer d'autres générations de Polonais et d'Européens. L'Europe, pour lui, c'était d'abord une certaine idée de l' Homme, face à lui-même et face ou à coté des Autres.  Qu'elle reste conforme aux idéaux qui animait cet homme de réflexions et d'actions qui savait résister à tout ce qui asservit et affaiblit la Liberté, et la dignité humaines DR

23/10/2007

Europe : Vous avez dit « populisme » ?

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

POPULISME. Le mot s’étale, une fois de plus, dans tous les commentaires, ou presque, sur l’échec des jumeaux de la droite « dure » de Pologne et sur la réussite de  Blocher, en Suisse. Comme sur les poussées indépendantistes des flamands belges, les inspirations xénophobes des législations européennes sur les immigrations, les développements de la politique-spectacle, les excès de la médiacratie, les contestations de la démocratie représentative,  les poussées des idées néo-conservatrices de droite, les dominations des croyances sur la rationalité, et/ou les démagogies révolutionnaristes d’extrème-gauche…

POPULISME. Quelle définition donner à ce mot qui s’appliquant à tout, ou presque, finit par ne plus avoir de sens ? Est populiste celui qui flatte le peuple en prétendant le servir tout en le trompant ? Sans doute.

Est populiste celui qui tente de séduire le plus grand nombre en jouant sur les leviers les moins nobles de la nature humaine : jalousie face à ceux qui ont « réussi » (les « élites ») ; sentiments d’insécurité ; émotivité mal maîtrisée ; simplisme des solutions face à une société de plus en plus complexe ; peur de la concurrence des « autres » (réflexes des petits blancs aux Etats-Unis) ; rejet de « l’Autre », trop différent ou trop semblable ; transformation, selon le mot de Finkielkraut, de « la culture de l’autre en négation de l’autre » ; exaltation des pouvoirs des « masses » ; culte du « chef »…

POPULISME. Le mot est lié bien sûr à PEUPLE, un autre terme que les dictionnaires peinent à définir…  Un « ensemble d’êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des mœurs, un système de gouvernement. » Oui, mais cela sous-entend un unanimisme impossible…

Coup d’œil dans le rétroviseur : Le « populisme » contemporain est né (signe d’une Europe prise en sandwich ?) en Russie et aux Etats-Unis…

Le mot  a été inventé lors de la seconde moitié du XIXe siècle par des intellectuels révolutionnaires anti-tsaristes russes et correspond peu ou prou au mot « narodnik ». Ces révolutionnaires idéalisaient les paysans, leur mode de vie et surtout l’âme du peuple russe pour lutter contre l’arbitraire…

Le mot a trouvé sa version américaine en 1890 aux Etats-Unis avec le « People’s party », qui réunissait des petits propriétaires terriens…contre les riches de « Wall Street ». Un « agrarianisme » que l’on retrouvera au XX ième siècle en Europe centrale et orientale : les roumains du Parti paysan de Stere, les mouvements agrariens en Pologne (le Parti paysan Piast), en Bohémie (le Parti des fermiers et des petits paysans) ou en Serbie (le Parti agraire serbe).

Et un mot qui prendra sa pleine signification à la fois péjorative et laudative en Amérique latine dans les années 30… Avant le triomphe du Péronisme.

En France, le mot « populisme » est très en vogue depuis les années 90. Il a d’abord été utilisé, par facilité,  en litote : à la place de anti-démocrate, de raciste, de xénophobe, d’hostile aux droits de l’homme… Il s’agissait de ne pas accabler  Le Pen de qualificatifs trop « forts » susceptibles de fonder bien des procès en diffamation… Le racisme, l’antisémitisme sont des délits : le populisme est une façon d’être et de faire…   

Il est aussi utilisé, par excès,  en emphase, d’une façon stupide : « populistes », les attaques (justifiées)  de Bayrou contre les « puissance d’argent qui dépendant des commandes d’Etat et dominent les média » ? On est toujours le populiste de quelqu’un, sans doute…

Et comme nous ne sommes jamais en panne d’un « post » ou d’un “néo” pour masquer notre manque d’inspiration, nous avons créé le « néopopulisme » qui vise ceux qui utilisent les média en  privilégiant le pathos au détriment du logos. Comme si cela était nouveau …

A force d’être mis à toutes les sauces, le mot « populisme » est  devenu un terme « auberge espagnole » : chacun y trouve ce qu’il y met. Et cela n’est pas que français. « il y a en Europe autant de populisme que de pays », constate Jean-Yves Camus, chercheur spécialisé dans les « extrêmes droites »,  en faisant la différence entre le « populisme de récession » (la France de Le Pen), le « populisme d’ajustement» (la Pologne des jumeaux), le « populisme de prospérité » (la Suisse de Blocher)…

Peut-être. Tous, en tous cas, recouvrent des idéologies, des pratiques ou des desseins qui reposent sur une exaltation du nationalisme (et non du patriotisme), de la loi du plus fort, de l’autoritarisme, de la méfiance envers les élites et de la défiance démocratiques, du non respect des droits de l’Homme, d’un « Vivre ensemble » marqué plus par ce qui divise que par ce qui réunit et d’un air du temps liberticide … Sans doute parce que la Liberté est plus facile à être célébrée en chantant qu’à être assumée. Et parce qu’en cette ère de « l’individualisme de masse », la « massification des individus » se paye cher par l’altération, l’amputation voire la négation, de la …Personne.

Cette déferlante des « populismes » est plus culturelle que politique. C’est ce qui la rend particulièrement inquiétante. En cela, la Suisse n’est pas une exception européenne … même si, avec Blocher, elle est condamnée à rester longtemps un trou sur la carte géographique de l’Union européenne.

Au moins, pour l’heure, Blocher n’a pas inscrit à son programme le retrait de l’Helvétie du Conseil de l’Europe, donc de la famille des droits de l’Homme : ce filet de sécurité peut être utile, au bord du lac de Genève, et ailleurs.

Daniel RIOT

22/10/2007

Varsovie : un air plus « européen »…

DECRYPTAGE RELATIO-Les premiers signes d’un vrai changement n’ont pas tardé, en Pologne :

>>> Plateforme civique (PO), le parti sorti victorieux des élections polonaises, annoncé que  le futur gouvernement libéral polonais adhérera à la Charte des droits fondamentaux, jusqu'à présent rejetée par la Pologne. Une excellente nouvelle pour les démocrates polonais et pour tous ceux qui pensent que respect des valeurs traditionnelles n’est pas synonyme de moralisme ultra conservateur plus dominé par le bigotisme d’un autre âge que par le respect de la morale chrétienne. Varsovie ne voulait pas entendre parler de cette Charte en raison des interdictions qu’elle entraîne en matière de discriminations liées aux mœurs  sexuelles. Rappelons que l’homophobie est considérée comme un délit en droit européen (Convention du Conseil de l’europe)

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>>> Les libéraux ont confirmé leur volonté de travailler dans la perspective d’une adhésion à l’euro, pour 2012 ou 13.  « Ce sera un gouvernement de modernité, de participation très active dans l'Union européenne, a déclaré à l'Agence France-Presse l'eurodéputé PO Jacek Saryusz-Wolski qui, pourtant, avait été à l’origine, avec Jan Rokita, du célèbre slogan de 2003 "Nice ou la mort" qui défendait  le maintien du traité avantageux signé en 2000, garantissant à la Pologne le statut de "grand pays".

>>> Donald Tusk a confirmé qu’il jouerait à fond la carte de la concertation européenne en termes de diplomatie et qu’il ferait du retrait rapide des troupes polonaises en Irak l'une de ses priorités

>>>Sous l'impulsion du nouveau gouvernement libéral, Varsovie devrait améliorer ses relations avec Berlin, mises à mal depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs polonais en 2005. Le « triangle de Weimar », cadre de concertation à trois (France, Allemagne, Pologne) devrait recouvrer toute son utilité.

>>>Très libérale en matière économique, la PO entend endiguer l'émigration en masse des Polonais vers le Royaume-Uni et l'Irlande, qui sont partis y travailler depuis l'adhésion de la Pologne à l'UE en 2004. Elle fait miroiter "le miracle économique" à l'irlandaise, la reprise des privatisations, la mise en place de l'impôt à taux unique, et des mesures visant à faciliter la création et l'activité des entreprises. Encore faut-il qu’en matière économique, le gouvernement puisse surmonter les blocages législatifs que le Président de la république peut exercer en n’avalisant pas les lois votées…

C’est Donald Tusk, 50 ans, qui va avoir la lourde tache de diriger le gouvernement polonais. Il est un peu un rescapé de la politique : il était sorti laminé de sa double défaite aux législatives et à la présidentielle de 2005 face à la droite conservatrice (Droit et Justice, PiS). Originaire de Gdansk (nord), le berceau du syndicat Solidarnosc, le chef de file de la PO est un libéral convaincu, adversaire de l'Etat providence et interventionniste, partisan d'une place plus large aux initiatives de la société civile et des entrepreneurs. Il va poursuivre les luttes contre ce qu’il appelle la « communisation » et qui recouvre la corruption. 

« Il n'y aura pas de Pologne transparente sans lever le voile sur la Pologne communiste », a récemment déclaré M. Tusk. Proche de Lech Walesa, "l'homme à la moustache" qu'il n'a pas manqué de saluer dimanche au soir dans son discours de victoire, Donald Tusk revendique sa parenté avec les autres leaders du centre-droit européen, rattachés au Parti populaire européen (PPE) dont le groupe au Parlement européen est dirigé par Joseph DAUL.

21/10/2007

Pologne: Plus qu'un seul des jumeaux au pouvoir...

LA DROITE LIBERALE PRO-EUROPEENNE L'EMPORTE 

Un frère en moins. Jaroslaw perd sa place de Premier ministre. Mais Lech est toujours là, au poste présidentiel. Et il est bien décidé à user de toutes  ses prérogatives, à commencer par la plus efficace pour bloquer un gouvernement : ne pas avaliser les lois promulguées par la future majorité… A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

20/10/2007

La Pologne aux urnes : Des enjeux européens

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT- La Pologne se rend aux urnes demain pour tenter de sortir d’une crise politique qui dure depuis des mois et entretient un climat populiste bien malsain. La Diète, chambre basse du Parlement, qui sortira de ce scrutin, devrait être de droite. Mais quelle droite? Deux partis (qui recueillent 70% des intentions de vote) sont au coude à coude dans les sondages.

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Les dernières prévisions donnent un léger avantage à la Plateforme civique (PO), parti d’opposition, avec 31% des intentions de vote. A quelques points suit le parti Droit et Justice (PiS) des frères Kaczynski, actuellement au pouvoir, avec 28%. La troisième formation est la coalition Gauche et démocrate (LiD), avec moins de 10% des intentions de vote… Out, la gauche. Mais elle peut se rendre indispensable…

Derrière ce combat entre les droites, des enjeux européens : les frères jumeaux sont plus qu’eurosceptiques (avec des alliés qui sont carrément anti-européens) et sont peu fidèles aux idéaux du Conseil de l’Europe (son rejet de la charte des droits fondamentaux de l’Union, le montre bien) alors que la Plateforme civique souhaite une accélération des réformes dans l’esprit de l’Union et souhaite même une adhésion à l’euro dans les plus brefs délais.

La Plate forme civique a conscience de ce que l’Union européenne a apporté au pays. Ne serait-ce que sur le plan économique : Croissance supérieure à 6 %, chute du chômage à 11,7 %, hausse réelle des salaires à 8 %, manne européenne, flot des investissements directs étrangers (français et allemands, surtout) … Le salaire moyen national, aujourd’hui à 2 858,83 zlotys bruts (774, 50 euros), était encore à 2 273 zlotys il y a trois ans, lors de l’adhésion de la Pologne à l’Union. La consommation a augmenté en 2006 de 5,2 %, contre 1,8 % en 2005. Les ventes au détail ont bondi à 16,9 %. Autre signe révélateur d’un mieux être : l’endettement des ménages a atteint 239 milliards de zlotys au mois d’août. Soit un boom de 3,4 % par rapport à juillet, et de 40,8 % en glissement annuel

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Mais l’enrichissement creuse les inégalités. Inévitable, sans doute. Surtout dan l’agriculture : La manne européenne pour l’agriculture polonaise (1 milliard d’euros en 2002-2004, 6 en 2004-2006, 17 prévus pour 2007-2013) creuse le clivage entre agriculture traditionnelle et moderne, entre agriculteurs dynamiques et petits paysans.

Ils viennent de si  loin, les Polonais…Et ils ont subi tant d’épreuves, y compris dans une « décommunisation » mal conduite, polluée par la corruption, marquée par l’irresponsabilité de la « fric-économie »… de gauche !

Ces difficultés et ces inégalités expliquent bien des choses et notamment le succès des « frères jumeaux » et des idées néo-conservatrices, traditionalistes, nationalistes.

Vieille (et banale) histoire du « passé qui ne passe pas » parce qu’il est mal digéré. Contre-coup de la terrible double épreuve qui a meurtri l’âme d’un peuple fier de son histoire et de sa culture : en « première ligne » sous le double joug des deux totalitarismes qui ont transformé l’Europe en cimetière, le fascisme et le stalinisme. Et résultat d’une psychothérapie nationale très mal réalisée.

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07/09/2007

le Conseil de l'Europe juge "inacceptable" le véto polonaiis à une journée européenne contre la peine de mort

Strasbourg, Le Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), René van der Linden, a qualifié aujourd’hui d’ « inacceptable » l’opposition polonaise à une Journée européenne contre la peine de mort, et a condamné la position du Gouvernement polonais.

« Avec cette position, le Gouvernement polonais empêche d’autres Etats membres de l’Union européenne d’adresser un signal clair à tous les pays qui continuent d’appliquer la peine capitale dans le monde. Il en va de même pour les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, organisation qui marque 10 années en tant que zone exempte de peine de mort. 

L’application de la peine de mort représente un acte de torture et une peine inhumaine ou dégradante au sens de l'article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. La volonté de décréter un moratoire immédiat concernant les exécutions et d’abolir la peine de mort est devenue une condition préalable pour pouvoir adhérer à l’organisation », a indiqué le Président de l’APCE.

M. van der Linden a rappelé qu’il y a un an, la Ligue des familles polonaises avait appelé à la réintroduction de la peine de mort, pétition qui avait alors reçu le soutien du Président Kaczynski. « L’APCE continuera à suivre de près la situation en Pologne », a-t-il conclu

SUR RELATIO >>>>>>>>

01/07/2007

Union européenne: Les Portugais, chefs d'orchestre

Les paris ambitieux de José SOCRATES, un "Blair portugais" europhile, pragmatique et "socialiste du centre"

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT : Tout commence, ce soir, en musique, à Porto : Concert pour un semestre qui s’annonce dur. Angela Merkel avait excellé dans son rôle d’  « agent spécial » pour missions (européennes) impossibles. Le premier ministre du Portugal  José Socrates devrait faire au moins aussi bien. De quoi confirmer ses qualités de dynamisme et de ténacité.

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Ce leader plutôt sympathique par sa liberté de ton et son sens du contact répète que pour lui « le socialisme s’épanouit au centre » (« le Blair portugais », dit-on, mais un Blair pro-européen…). Il aime préciser aussi  que les bons compromis ne sont pas des compromissions. C’est aux réalités qu’on juge une bonne politique. Sagesse portugaise : « Il y a beaucoup de façons de quitter le monde, mais seulement une d'y arriver ».

La présidence portugaise de l'Union s'est donné un programme organisé autour de "trois axes majeurs" : réforme des traités, modernisation des économies et des sociétés européennes, renforcement du rôle de l'Europe dans le monde.

MON ARTICLE SUR RELATIO >>>>>>>

24/05/2007

Une lettre de Bronislaw Geremek à Chantal CUTAJAR

LU SUR LE SITE POLITIQUE DE Chantal CUTAJAR:

A la suite de mon initiative  en Conseil municipal de Strasbourg (refusée par Mme Keller et M. Grossmann) et de mes actions en faveur de l'eurodéputé polonais qui a lutté contre une loi inique, M. Geremek m'a envoyé cette lettre. Ses remerciements s'adressent aussi, bien sûr, à celles et à ceux qui ont partagé mon engagement (par voie de pétition diffusée sur ce blog et de manifestations). Je rappelle que François Bayrou, le premier, avait attiré l'attention de l'opinion publique européenne sur la situation de M. Geremek.

"Ne dites jamais à quoi bon", disait Paul Valéry. Cultiver la démocratie, c'est réagir, chacun en fonction de ses moyens, à tout ce qui porte atteinte aux valeurs qui donnent du sens au mot DEMOCRATE. Je me réjouis, bien sûr que la Justice polonaise ait montré que les etats meembres du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne sont des etats de droit et que ce héros des combats pour la Liberté puisse continuer à sièger au Parlement européen. CC

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"Chère Madame,

En qualité de groupe des élus UDF vous avez proposé le vote d'une motion de soutien à mon égard, dans la situation de mon refus de la nouvelle loi de lustration en Pologne. Cette initiative et cette manifestation de solidarité me touchent beaucoup et je vous en remercie vivement.

Mon but principal dans cet acte de désobéissance civile était de contester une loi violant les principes de l'Etat de droit. Le Tribunal Constitutionnel de Pologne dans son verdict a annulé les articles qui étaient en contradiction avec les standards démocratiques européens, tout en prouvant que les mécanismes de contrôle démocratique fonctionnent toujours bien en Pologne.

Je me réjouis de cette issue.

Avec l'expression de ma gratitude,

Veuillez croire en l'expression de ma considération.

Bronislaw Geremek

27/04/2007

Soutenir Bronislaw GEREMEK et son COMBAT

Nouvelobs.com publie le texte d'une pétition lancée par Le Nouvel Observateur en soutien à Bronislaw Geremek, cofondateur de Solidarité, et contre la loi de "décommunisation", qui impose aux politiques, intellectuels et magistrats polonais de déclarer s'ils ont collaboré avec les services secrets du régime communiste. Vous pouvez signer le texte et consulter la liste des signataires en cliquant ici.

"Les soussignés expriment leur entière solidarité avec Bronislaw Geremek, écrivain et historien, membre de Solidarnosc, ancien ministre des Affaires étrangères de la République polonaise, député au Parlement européen, aujourd’hui menacé de déchéance de son mandat par la commission électorale de son pays.

Bronislaw Geremek a refusé de signer le texte imposé par la loi polonaise du 15 mars 2007 dite de "décommunisation" qui oblige des centaines de milliers de personnes, parlementaires, universitaires, membres de professions libérales, journalistes, écrivains, artistes, etc. à déclarer par écrit si elles ont ou non collaboré avec l’ancienne police communiste. Le simple refus entraîne la déchéance de toute responsabilité ou fonction publique.

Bronislaw Geremek, qui a été une figure marquante de la résistance au régime communiste, a dénoncé dans cette loi une atteinte à la liberté individuelle, en forçant des femmes et des hommes à se dénoncer ou à se disculper, face à une charge infamante.

Nous approuvons cette attitude courageuse et nous élevons contre toute sanction qui viendrait le frapper."

15/01/2007

Sur RELATIO: Le carnet de voyage en Pologne de Jacques PILET

Pologne-Allemagne : Des relations bien complexes…

Au-delà des poignées de mains officielles, les relations entre la Pologne et l'Allemagne sont mauvaises. Le pipeline de la mer baltique et le projet de musée du Bund der Vertriebenen continuent d'envenimer le voisinage. Le journaliste suisse Jacques Pilet a parcouru les territoires autrefois allemands, aujourd'hui polonais. Il livre son journal de voyage à RELATIO.

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Jacques Pilet, né à La Tour de Peilz le 18 octobre 1943, a fait ses écoles à Montreux, St.-Maurice, Lausanne et Göttingen. Il entre dans le métier au "Journal de Montreux", devient reporter à "24 Heures", puis à la Télévision romande (Temps présent) où il produit aussi une émission de politique suisse (Tell Quel). Il fonde et dirige L'HEBDO en 1981. En 1991, il lance LE NOUVEAU QUOTIDIEN. En 1998, après un passage à la direction d'Edipresse, il entre au directoire de Ringier à Zurich. Il est aujourd'hui responsable du développement éditorial.

Collabore régulièrement à L'HEBDO, CICERO (Berlin) et SONNTAGSBLICK/SIE UND ER.

Il s'intéresse particulièrement à l'Amérique latine et à l'Europe. Il préside la section suisse de la Fondation européenne de la culture (basée à Amsterdam) et a participé à l'organisation de plusieurs "events" européens.

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Premier article: Etape à Gdansk: ou le poids du passé...A LIRE >>>>>>>>>>>>>>>>

23/12/2006

Défense européenne: Qui joue à quoi? pour qui? Et contre qui ?

Une base américaine de missiles de défense en Europe afin d’assurer la sécurité?

SELECTION RELATIO SUR ARMEES.COM>>>>>>
Commentaire RELATIO: Cette information reprise par Armées.com mérite la plus grande des attentions. Et soulève bien des questions. Qui joue à quoi? Pourquoi? Et contre qui? Info ou intox? Le retour à quelle "guerre froide"? Qu'en disent les autres pays européens? Et les Démocrates européens? Quelle est la position de l'OTAN? Armées.com est un site crédible(même si tous les articles qu'il publie, sur Pinochet, par exemple, n'ont rien d'incontestables....). Cette dépèche donne froid dans le dos.... Allô, M.Chirac? AllÔ, M.de Villepin? Allô Mme Alliot-Marie? Allô, M. Douste-Balzy? Et nos candadats déclarés aux Présidentielles françaises, ils (et elles)  en pensent quoi? Qui parle de trêve des confiseurs? DR
EN SAVOIR PLUS >>>>>>>>>>