25/04/2008
Sarkozy à la télé: Pas de quoi surmonter la crise de défiance
La crise ? Quelle crise ? Sarkozy a souligné ses dimensions différentes, en trouvant parfois quelques accents dignes de ses fonctions. Mais « En direct de l’Elysée » n’avait rien d’une « heure de vérité » pour reprendre la comparaison bien prétentieuse de Pujadas. « On » a bavardé pendant quatre-vingt minutes, devant micros et caméras, chacun jouant un rôle prédéfini. Sans être dupe des limites de l’exercice…
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27/11/2007
Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »
Marielle de Sarnez lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.
Nous l’avons souligné ici depuis le début de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…
Trop de gens, connus ou non, qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime" pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...
Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle. Ces clivages De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.
Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement de saboteurs…
Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.
On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.
On ne cherche pas, surtout, à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la malbouffe des cuisines politicardes d’un temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.
Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas de la politique mais jouent en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère. Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.
Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.
Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges) de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.
Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.
Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.
Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix!
J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne, j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?
Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès constitutif.
D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?
Tout peut encore être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.
Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique, et sur une philosophie politique nouvelle !
Daniel RIOT
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31/05/2007
Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »
En guise de Carnet de campagne....
L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE
>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie…

Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.
L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU
>>>>Un détail : La dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.
Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.
Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.
L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE
>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet, son premier baptême du feu avec sa double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".
Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….
L'ETAT DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE
>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé ! La ministre de l'enseignement supérieur a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.
Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...
L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS
>>>> Excellente tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ». Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !
20:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poltique, gouvernement, finances, université, sarkozy, législatives
25/05/2007
Je n'étais pas au Zénith, mais Chantal Ctajar y était: Ses impressions
Une belle émotion et une détermination plus grande que jamais
Actrice de la société civile entrée en politique par souci de prolonger concrètement mes actions et mes réflexions sur le droit comme outil de Justice (y compris sociale), de sûreté, de Liberté et d'Egalité, je ne sui pas une habituée des grands meetings politiques, de ces rassemblements de militants faits pour mobiliser les forces, motiver les esprits et soigner une communication (si indispensable) à la fois interne et externe. Mais je dois vous faire un aveu: j'ai été très émue par le rassemblément du Zénith. A plus d'un titre.
Au niveau humain, comment ne pas être plongée sans cynisme et sans naïveté, devant ces illustrations de la "Comédie humaine" qu'offre la vie politique.Bayrou, le "résistant", seul, abandonné par des amis qui voilà peu de temps encore dépensaient beaucoup d'énergie à défendre des idées, des principes, des projets , des ambitions qu'ils oublient d'un coup, par un chant de sirène, par un appel de sifflet ou de clairon?
Tragicomique et tragique. Pour le Béarnais et pour... ceux qui ont renoncé à leurs rôles d'acteurs pour enfiler des habits de figurants...
Digne, Bayrou, dans cette épreuve. Digne et admirable de ténacité (cette qualité qui pour moi compte tant!).
Digne car fort de ses convictions, de sa fidélité au contrat de confiance passé avec ses électeurs du premier tour et de cette vraie richesse qui vient de l'accord avec soi-même.

Seul, Bayrou? Nous étions plus de 6000 autour de lui, avec lui, par partage et non par suivisme, par conviction et non par arrivisme, par engagements citoyens et non par carriérisme. Et ces 6 000 avaient bien conscience d'en représenter des milliers et des milliers d'autres! Plus de 75 OOO pré-inscrits à un mouvement où "tout est à construire".Internet n'explique par tout! C'est le signe d'un vrai besoin, de vraies demandes, d'une vraie soif d'une politique vraiment rénovée, avec des moeurs nouvelles, avec des pratiques dictées par une éthique vécue, avec des idées dignes des défis de ce XXI ième siècle...
Quand j'ai lancé ce blog politique, prolongent de mon site personnel, j'avais choisi le titre "Jardin de la Démocratie", car la démocratie n'est pas un état, un cadeau du ciel ou d'une constitution:la démocratie, c'est une exigeance, une grille de valeurs.
Elle nécessite des soins permanents, comme un jardin.je me retrouve complètement dans ce Mouvement Démocrate", dans ce Modem qui, en fait, vise à mettre au point un nouveau logiciel de la pratique etde la vie politique.
C'est parce que je me retrouve intellectuellement, personnellement, intégralement dans cette façon de jardiner la Démocratie que ce rassemblment du Zénith m'a surtout émue. Profondément.
En quoi ne serais-je pas d'accord avec le dessein et les dessins de François Bayrou? J'y ai réfléchi,croyez-moi.Mais je ne trouve aucun iatus entre ce qui veut faire et ce que je veux faire.LIBERTE et INDEPENDANCE: quelle responsabilité! Et quel beau pari de confiance en l'avenir!
Les sept objectifs majeurs définis hier me comblent.J'en rajoute un, qui va de soi chez Bayrou européen de coeur et de raison: la construction d'une Europe authentiquement POLITIQUE, c'est-à-dire dotée de vrais moyens d'actions pour garantir notre souveraineté collective.
Que et ceux qui veulent être de cette aventure collective qui redonne du sens au mot "ESPOIR" nous rejoignent. Et apportent leurs pierres à cet édifice.
Bayrou a parlé d'un "enracinement intellectuel": ce n'est en rien élitaire. "Réfléchir mieux pour agir mieux": C'était le premier sous-titre de ce blog. C'est un devoir citoyen qui concerne chacune et chacun.
Je vous ai parlé de mon émotion: la politique est aussi une affaire de coeur, surtout quand on sert des valeurs humanistes, personnalistes, suceptibles de remettre l'Homme au coeur de toute action et de faire de l'amélioration de la condition humaine la finalité de tout acte.
Mais cette émotion se double, bien sûr, d'une détermination reforcée, d'une volonté d'action accrue, d'une énergie encore plus grande. Pour une plus grande justice sociale.Pour une démocratie plus vivante. Et pour un respect plus grand des citoyens dans les décisions collectives qui à tous les niveaux conditionnent leur vie , donc leur présent et leur avenir. Que celles et ceux qui partagent ces idéaux et ces ambitions nous rejoignent. Sur Strasbourg, nous travaillerons ensemble pour ce "réenracinement intellectuel" du Centre l"ibre et indépendant" et de la Politique. Avec un grand P...
14:15 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent
14:35 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, poltique, cutajar, bayrou, législative, modem
06/05/2007
LEGISLATIVES: La vague bleue déjà annoncée dans les sondages...
Le premier sondage Ifop réalisé pour les législatives de juin prochain donne une avance à l'UMP. L'UDF est à 13%, le FN à 7%.L'UMP obtiendrait 34% des voix au premier tour des élections législatives le 10 juin prochain, le PS 29%, l'UDF 12%, et le Front national 7%, selon un sondage Ifop pour Profession politique réalisé les 3 et 4 mai et rendu public dimanche.
Le Parti communiste recueillerait 4%, l'extrême-gauche 4%, les Verts 5%, Chasse Pêche Nature Traditions 1%, le MPF 2% et les sans étiquette 2%.
Sur cette base, il y aurait très peu de triangulaires au second tour le 17 juin, jugeait samedi un expert électoral.
Selon Jean-Luc Parodi, conseiller pour les études politiques de l'IFOP, la chambre des députés issue des scrutins des 10 et 17 juin pourrait, toujours sur cette base, être l'une des chambres les plus à droite de l'histoire de la cinquième République.
La chambre la plus à droite avait été élue en mars 1993. Au soir du second tour, RPR, UDF et divers-droite avaient obtenu 485 sièges. Le RPR (247 sièges) devançait l'UDF (213) de 34 sièges. Le PS (54) avec le MRG (6) avait tout juste atteint la barre des 60 députés nécessaire pour saisir le Conseil constitutionnel.
Sondage réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 883 personnes âgées de plus de 18 ans représentatif de la population française et inscrites sur les listes électorales, issu d'un échantillon de 961 personnes (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.
22:30 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : legislatives, poltique, PS, Udf, UMP
22/04/2007
BAYROU : SUIVRE LE SILLON NOUVEAU
« Je ne suis pas là pour faire un score, mais pour gagner ! », s’était écrié François Bayrou dans l’euphorie de ses derniers meetings. Objectif manqué. La pertinence de ses analyses, sa force de conviction, la cohérence et le réalisme de son programme n’ont pas suffi… Dans cette bataille-là.
Mais seuls des observateurs à la vue sélective peuvent ironiser sur un score que bien peu prévoyait voilà quelques mois encore : n’était-il pas crédité de 6 à 7 % en décembre dernier ? Loin, très loin des sept millions de voix recueillies aujourd’hui.
Il reste celui qui a fait « l’événement » de cette campagne en faisant « bouger » les lignes et ébranlant les deux grandes citadelles qui se partagent le pouvoir depuis 25 ans…avec les résultats que l’on sait.Le soufflé retombera-t-il ? Pas sûr… Il n’y a eu « l’effet Malabar » annoncé par les intégristes du statu quo… Pourquoi n’y aurait pas, au contraire, un effet boule de neige ? Après les Présidentielles, les Législatives…
Tout dépendra bien sûr de la capacité de Bayrou et de ses « troupes » de continuer à creuser le sillon d’un « Centre central ». Sans concession. Sans arrangement. Avec des convictions fortes, une colonne vertébrale solide, des muscles et du nerf.
Dans cette perspective, Bayrou dispose d’un atout : ses analyses faites avant le scrutin restent pertinentes après : le redressement de la France exige des réformes en profondeur et un rassemblement des Français qui dépasse des clivages devenus obsolètes voire dangereux :" Toute demeure divisée contre elle-même périra... ". Bayrou a aussi un handicap : les centristes ralliés à l’UMP ou satellisés par l’UMP qui n’ont qu’un œil (tourné vers la droite) vont s’en donner à cœur joie pour lui faire payer son esprit d’indépendance au prix fort…et pour cultiver ce qu'ils aiment le plus:l'art de jouer les vers de terre.
Reste l’essentiel avec trois bonnes nouvelles : la forte mobilisation des électeurs (historique et réjouissante!), le faible score de Jean-Marie Le Pen (il était temps !) et, en dépit des sondages qui n’ont vraiment rien de « scientifique », la perspective d’un deuxième tour ouvert sous arbitrage des électeurs de … Bayrou.
Bayrou courtisé ! Cela a commencé ce soir, avec cette langue de bois que dénonce à juste titre Jean-Marie Cavada chez les responsables politiques… Rassembler à droite autour « d’un nouveau rêve français », rassembler à gauche autour du « Pacte présidentiel », rassembler par le Centre.
Sarkozy l’ultra-libéral se fait l’apôtre d’une solidarité pleine et assumée, notamment envers ceux que la vie « a brisé », d’une « France qui ne laisse tomber personne », d’une « France fraternelle ».
Ségolène Royal la candidate du PS ne parle ni de socialisme ni de gauche et emprunte à François Bayrou nombre d’expressions … qui implique des changements qu’elle n’a pas jusqu’ici proposés.
Pendant ce temps, Kouchner et Hollande marquent les divisions internes d’un parti qui ne semble pas vouloir changer ni de logiciel ni de logique. Et les leaders de l’UMP, à commencer par des ex-centristes qui ne disent mot de l’idéologie qui transparaît dans les discours à géométrie variable pour des cibles variées…. Mais la campagne pour le deuxième tour ne fait que commencer !
22:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, bayrou, poltique, udf
10/02/2007
Fragments de pensées
«Les centristes, ça se roule dans la farine avant de les faire frire».
Jacques Chirac (à propos des UDF ralliés à l'UMP)
16:05 Publié dans fragment de pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poltique, UMP, udf, chirac
05/11/2006
Carnet de campagne (suite) :En attendant Monsieur Hulot
Elle n’est pas celle que l’on croyait….

Elle a vu Nicolas Sarkozy vendredi. Et elle est partout, ou presque, y compris chez Ruquier. Elle a changé un peu de look. Elle est plus souriante. Plus directe (« la messe en latin ? Je m’en fout », lâche cette conseillère du Vatican sur Canal+). Plus soucieuse d’actions de type social (prisons, logements, « dividende universel »). Son livre lancé à grand renfort de promo a un titre qui veut tout dire : "je ne suis pas celle que vous croyez "
Et Christine BOUTIN menace de se présenter(malgré son score de 1,19 % la dernière fois ) si l’UMP n’est pas « plus humaine » : "le costume de ministre de l'Intérieur étouffe tout le reste chez Sarkozy. Je sais qu'il a une dimension réellement humaine, mais cela ne transparaît pas suffisamment".( ;;;) La droite ne gagnera que si elle a une dimension humaine, j’en suis convaincue ».
La « droite inhumaine » : qui à gauche aurait osé lancer ce slogan ? Question subsidiaire : pourquoi les « chrétiens sociaux », bien des démocrates-chrétiens et les partisans du « gaullisme social » se sont-ils faits ainsi dominés à l’UMP par les tenants d’un libéralisme débridé et d’un autoritarisme plus préoccupé d’Ordre que de Justice ? (Libération)
Ségolène soutient les « bons combats » de Bové
« Les sondages sont le seul argument de ceux qui soutiennent Ségolène Royal » lâche DSK. Est-ce celui qui guide Edih Cresson ? L’ancienne Première ministre votera pour elle : "Pour moi, Ségolène, c'est la fin de mai 68 (...) la fin d'une époque sympathique, mais avec ses dérives (...) elle peut faire gagner la gauche ». La popularité de Ségolène (qui "sent comme un parfum de 1981") est (avec le fait qu'elle soit une femme)en tous cas l'un des arguments de Jack Lang qui, lui aussi, apporte son soutien à Ségolène (ce qui était prévu depuis son retrait). Pour lui, Ségolène est la mieux placée pour battre la droite et faire triompher la gauche.
Peut-être, mais quelle gauche ? Ségolène affiche un autoritarisme et un sens de l’ordre bien sélectif Elle affirem ghaut eu fort qu’elle n'entend "pas laisser des gamins de 12-15 ans faire la loi dans le pays" "c'est dès la 1ere incartade qu'il faut sévir, même pour un tag, un petit vol". Mais elle vole au secours de José Bové qui a qui a un sens du débat(et du respect de loi) tout de même un peu spécial….
Dans un entretien à Radio J, elle déclare : « Je pense que José Bové est sur un bon combat (...) Je comprends qu'il puisse y avoir des gestes de provocation quand le débat public n'est pas organisé", Elle a promis un "moratoire" sur les condamnations liées à ce type d'affaire si elle accédait à l'Elysée. Ben voyons…Elle ratisse vraiment « large » Ségo ! Même les voix des « récidivistes l’intéressent »… Cet encouragement aux « gestes de provocation » est pour le moins surprenant, non ?

En donnant ainsi un peu de baume au cœur des « altermondialistes », elle risque , enytre autres, de se mettre à dos des exploitants qui en ont vraiment assez de ces « Faucheurs volontaires » …. L’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) a estimé que les semences utilisées par l'exploitant étaient légales. Son président Christophe Terrain dit à Reuters "Cela fait des semaines et des mois que nous disons qu'à laisser trop de liberté à ces gens-là, on peut arriver à des incidents voire des accidents.. Cette violence est intolérable »(…) « Les Faucheurs volontaires sont en train de passer un cap qui ne sera pas toléré par le monde agricole. Il y a un élan de solidarité de la part des agriculteurs, quelle que soit leur couleur politique, pour dénoncer de tels agissements »
Nicolas Hulot fait de l'ombre à Voynet (et à d'autres)

Voynet n’a pas du lire « Le Journal du dimanche » avec plaisir….Cela va renforcer la mauvaise opinion qu’elle a des média (« Les médias, c'est lécher, lâcher, lyncher »). Nicolas Hulot est en effet sacré meilleur écologiste pour la présidentielle. Avec 66% de bonnes opinions, l'animateur TV devance très largement, dans ce sondage Ifop, Dominique Voynet (14%), José Bové (11%), Corinne Lepage (6%) et Antoine Waecher (2%). Pour l'instant, Nicolas Hulot n'est qu'un candidat virtuel. Depuis juillet, il n'a cessé de le rappeler: sa démarche est une menace, une façon d'interpeller, de faire entrer l'écologie dans les programmes des partis accusés "de se désintéresser du péril climatique". "Si rien ne bouge d'ici à novembre tout est possible" affirmait N.Hulot il y a peu. Mardi, il présentera ses propositions, son "Pacte écologique". A cette occasion il pourrait préciser ses intentions pour 2007.
Cette candidature potentielle sème le trouble dans bien des états-majors qui redoutent un éparpillement des voix. Du coup, sa grande proposition de créer un poste de vice premier ministre de l'environnement a trouvé un certain écho. Laurent Fabius a repris l'idée, François Bayrou l'a approuvée, Nicolas Sarkozy ne l'a pas écartée. Plus mitigée, Ségolène.Royal a déclaré "Pourquoi pas, il faudra en débattre". Tiens, tiens : elle affiche une prudence peu courante chez elle en ce moment. Son opinion sera-telle « cette des Français », comme sur d’autres sujets ?

Dominique Voynet, qui s’est affichée, hier sur Canal + avec un proche collaborateur de Hulot est la plus inquiète. Elle craint que ce "coup" ne fasse voler en éclat sa campagne. Il est vrai que Hulot est un écolo » cohérent. Voynet (qui a fait enterrer le projet du canal Rhin-Rhône à grand gabarit) dénonce les camions sans favoriser les bateaux. Et son parti reste bien fragile : « Il risque de devenir une sorte de soviet » ; lance Noël Mamère. Un Soviet « vert » ? De quoi voir rouge…
15:40 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poltique, présidentielles, boutin, hulot, Ségolène Royal
25/10/2006
Sarko-Sego: Pourquoi pas un"ticket"? Le tandem de la décadence...
Plus je la suis, plus ma conviction se renforce : elle est à la gauche ce que Sarkozy est à la droite. Et ce n’est pas un compliment… Du populo-marketing. Et c’est grave…Pour le République et pour la démocratie. Pour la France et pour les Français. A y regarder de près, n’est-ce pas « bonnet blanc et blanc bonnet » pour reprendre une formule d’une époque révolue….
Ségolène en rad-soc centriste (de gauche) et Sarko en libéral-social (de droite) : De Gaulle trahi, Mitterrand trahi. Avec des nuances dans les programmes qui ne se traduisent pas plus que par + ou – 0,05 % du PNB, des évolutions sociétales qualitativement identiques et des conceptions du pouvoir semblables : autoritarisme masqué derrière des sourires trompeurs. « Moi, je… », au nom du « peuple » !
L’Ordre avant la Justice. La gestion le nez dans le guidon plus que le présent au service du futur. Le paraître avant le faire, l’être et le devenir.
Je ne veux désespérer ni le Poitou-Charentes ni Neuilly, mais les deux, avec des nuances, donnent de la France une image provincialo-parisianiste qui fait peur. Petite, petite, petite, la France vue par les deux…
Sarko regarde vers Washington avec des yeux plus républicains que démocrates. Ségo a du mal à regarder vers Bruxelles (et Strasbourg) avec des yeux « européens ». Nombrilisme hexagonal et vues basses… Petite, petite, petite, la France. Et arrogante toujours.
Sarko-Napoléon -le-Petit et Ségo-la-Royaliste sont différenciés par quoi ? En l’état, je ne sais pas. Ce n’est pas faute d’avoir « éplucher » leurs programmes. Des nuances de style, non des différences de fond…Avec une angoisse qui naît des deux : le chef de l’Etat a des responsabilités particulières en matière de diplomatie qui supposent une confiance que ni l’une ni l’autre ne m’inspire. Mais sans doute suis-je trop exigeant…
Quel tandem Sarko-Ségo ! Ils pourraient faire un ticket : la droite de la gauche (ces centriste qui n’osent pas aller à l’udf, avec la quelle ils ont ropu en se trahissant) et la gauche de la droite (qui a quitté l’udf ou qui se dissout dans des partis radicaux qui n’ont plus d’existence, sauf pour leurs leaders) s’y retrouveraient.
J’entends bien : mieux vaudrait voter Bayrou, à tout prendre…
Pourquoi pas ? Ce serait plus clair et plus porteur d’avenir. Peut-être, sûrement même…
Mais François, biographe de Henry IV et de sa célèbre poule au pot, n’a ni le parti ni les réseaux qui pourraient lui permettre d’accéder à l’Elysée… Même les sondeurs, dans leurs questions, ne le prennent guère au sérieux. Les erreurs du passé des « sondeurs » a entamé leur crédibilité mais pas leur nocivité : jamais nous n’avons eu droit à autant de sondages sur des intentions de vote… alors que les candidats officiels ne sont pas même désignés. Ce n’est plus la charrue avant les bœufs : c’est la charrue qui voudrait choisir ses bœufs… Pour quels sillons ?
Sarko-Sego : je suis sûr de me faire de nouveaux ennemis à droite et à gauche. Et pourtant… Ils sont psycho-politico-morphologiquement de la même pâte.
La forme ? Du marketing.
Le fond ? Du flou (non artistique).
La soif du pouvoir PERSONNEL les réunit plus qu’ils ne le pensent, et l’une et l’autre. Une soif « d’être » plus que de « faire ». Avec ce parfum de populisme, donc de démagogie, qui donne froid dans le dos des démocrates qui savent que la Démocratie n’est pas un état mais une dynamique chargée de perfectibilité…
Le « peuple » ? La populace, surtout. L’opinion. Avec ce « mimétisme de masse » qui prend en étaux la démocratie entre l’oligarchie et la doxocratie.
Sans doute suis-je en pleine déprime politique. SOS Médecins !
Quand allons-nous créer un SOS Démocratie ? A droite, le gaullisme devrait encore avoir sa place. A gauche, la social-démocratie mérite mieux qu’un OPNI, un Objet politique non identifiable… Ségo-Sarko sont les deux faces d’une même médaille : celle d’une France qui mérite mieux que des nostalgies mal assumées et des utopies mal incarnées. Sarko-Sego : deux mamelles de la vache France à ne pas traire…
16:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poltique, sarkozy, ségolène Royal, présidentielles 2007










