22/01/2007
Les vacances de Monsieur Hulot : OUFshuaïa !
La « bête de com’ » renonce à « la prise de l’Elysée » pour devenir le Super-lobbyiste « des consciences »… Nicolas-le-Très-Saint-Cathodique sait « perdre ses illusions pour conserver ses rêves »… Une opération marketing très réussie !

OUFshuaïa ! Monsieur Hulot prend des vacances… Ouf ! Un cri du coeur chez Ségo, la « show girl » et chez Sarko, le « show boy ». Ouf ! Un soulagement pour les Croisés de l’écologie politique. Ouf ! Un concurrent de moins pour les « alter » sans grand poids de l’ultra-gauche si… conservatrice. José Bové, le génétiquement non perfectible, doit avoir des picotements au ventre qui ne le chatouillent plus mais le gratouillent…!
Ouf ! aussi, un peu,chez Bayrou qui n’avait pas attendu que Hulot crève les écrans de la campagne pour prendre en compte les défis de toutes les pollutions, y compris celles dont on ne parle pas assez (et qui touchent les jeux politiques eux- mêmes).
A tous, le Saint très cathodique qui veut sauver notre « planète des singes » aurait piqué des voix… même si les sondages ne lui faisaient pas battre des records d’audimat.
Les trois raisons invoquées par ce grand dépollueur sponsorisé par de grands pollueurs mérite attention. Il « fait confiance » aux candidats qui ont adhéré à son Pacte et qu’il compte bien réunir en une grand messe médiatique le 31 janvier au Musée des arts, à Paris. Il ne veut pas jouer le « coucou » dans les nids des « militants écologiques ». Il cesse son « ingérence politique » pour poursuivre son travail de « lobbyiste des consciences ».
Ses non-dits parlent aussi … La grande majorité des Français l’apprécient, mais se disaient opposés à son entrée en politique.
Limites du mélange des genres et refus d’un saucissonnage des problèmes : L’écologie est une donne à intégrer dans toutes les politiques , à tous les niveaux et dans tous les secteurs d'actions; elle ne constitue pas à elle seule une politique. Un défaut que n’ont pas encore compris les « communautaristes » et les « intégristes verts » de l’écologie érigée en nouvelle religion. Dont le culte trop exclusif et excessif peu conduire soit à une « décroissance soutenable », dans le meilleur des cas, soit à une « sous-développement durable », dans la pire des hypothèses.
Les « Ayatollahs de l’écologie », comme dit Roselyne Bachelot dans « Le combat est une fête » (Robert Laffont) sont des ayatollahs avant d’être des « écolos ». Le brave Antoine Waechter va encore m’en vouloir ou me mépriser…
« Si Hulot se présente, il tombera de haut », confiait voilà peu Roselyne Bachelot. « Il tire argument du fait qu’à deux reprises, il ait refusé un porte feuille ministériel. Qu’il donne de la voix, c’est bien. Qu’il parte à la chasse aux voix en étant fier d’avoir des mains blanches parce qu’il n’a pas de main du tout, c’est autre chose. Le refus des responsabilités n’a jamais forgé une crédibilité»…

Monsieur Hulot disait que Bachelot à l’environnement et au développement durable était une « erreur de casting ».En se présentant, lui, il aurait fait une faute de goût et une erreur de stratégie. L’écolo-spectacle rapporte plus que l’écolo-politique…
« Chahulot », comme on dit sur EUROPEUS, a réussi un excellent coup de pub pour ses livres, son émission, les produits Ushuaïa, ses conférences, son école et sa fondation. Mission accomplie, en quelque sorte. Comme pour TF1, d’ailleurs…
Hulot l'idéaliste très réaliste qui sait si bien soigner son "image" aura, en plus, sans doute gagné des places dans le hit-parade des Français les plus « appréciés », les « plus populaires ». Dans cette Star’Académie du cœur des Français, régulièrement mise à jour par le Journal du dimanche, l’abbé Pierre vient de s’effacer. Par une mort que, disait-il, il attendait, « espérait », « depuis longtemps ».
Saint Nicolas-le-Cathodique a pour lui la jeunesse : Le fauteuil de Paul-Emile Victor qu’il occupe déjà deviendra plus large et plus haut, mieux mis en relief. D’ailleurs, Nicolas-le-Sage, qui a fait un choix « difficile et douloureux » se plait à dire : « Il faut parfois savoir perdre ses illusions pour garder ses rêves »…
Un regret peut-être pour cette « bête de com’ » : la mort du Père de « l’insurrection de la bonté » fait passer au second plan, aujourd’hui, dans l’actu-spectacle très hiérarchisée, son renoncement à « La prise de l’Elysée » et la fin de la "Chasse au Hulot"… Hasard du calendrier ! Caprice de l’actualité ! « La nature dit toujours quelque chose », se plait à répéter Hulot…
« La prise de l’Elysée », c’est le titre du livre (publié chez PLON) des deux grands « gourous » parisiens des campagnes présidentielles : Thierry Saussez, qui penche à droite, et Jacques Séguélat, l’Homme de la « force tranquille » ... si fier et amusé que Sarkozy ait fait une affiche aussi mitterrandienne. en 2007!
Confessions de deux conseillers, de deux experts en « politique-spectacle », de deux acteurs de cette « démocratie -marketing » qui fait de « chaque candidat une marque ».
Faut-il s’y attarder ? Pas trop... Deux phrases-clef : « Pour vaincre, il faut convaincre », « Pour se faire aimer, il faut tout donner ». Un constat : « Les Français n’ont ni mémoire ni reconnaissance. C’est pour cela que les bilans comptent si peu : ce sont les visions d’avenir qui comptent ».
Une conclusion évidente, même sans ces « paroles d’experts » : le meilleur candidat ne fait pas forcément le meilleur Président. Limites de la pub, et de la com : « le Président » est d’abord un fromage pour toutes les « bêtes de com » qui confondent le marché et l’agora…
Daniel RIOT
14:35 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, hulot, porésidentielles










