30/09/2006
Ah! Cette "machine à perdre"...
LU DANS LE MONDE, UN BILLET PERTINENT ET TALENTUEUX D'HELENE VIALA; QUE JE REPRODUIS ICI AVEC BONHEUR... "On connaissait la machine à écrire, la machine à laver, les machines de guerre. La machine à perdre est apparue après la défaite de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988. "L'opposition est devenue une machine à perdre les élections", déclarait Charles Millon, alors UDF, l'un des "rénovateurs" qui voulaient débarrasser la droite du couple infernal formé par Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Une sorte d'arme d'autodestruction massive à usage interne des partis. Michel Burnier et Frédéric Bon, dans Que le meilleur perde. Eloge de la défaite en politique (Plon, 1998), ont détaillé le fonctionnement de cette machine infernale : incurie, scandales, divisions... L'expression a fait son retour lors de la dissolution de l'Assemblée nationale par M. Chirac, en 1997, qui amena Lionel Jospin à Matignon : il est vrai que la stratégie du suicide avait alors marché à plein ! Car, jusqu'ici, la machine à perdre était une exclusivité de la droite. Bernard Accoyer, le 19 septembre, aux journées parlementaires de l'UMP à Evian, rappelait encore que "se diviser, créer des chapelles, ce serait remettre la machine à perdre en route". Cette analyse a été transposée à gauche, par Ségolène Royal, dans son "appel de Dakar". Interrogé sur France 3, le lendemain, le premier secrétaire du PS, François Hollande, remettait les choses au point, sur le mode de la pirouette : "La démocratie n'est pas un moteur à explosion." ET LE JOURNALISME D'ECRITURE EXISTE ENCORE. POUR ABONNES SEULEMENT, HELAS >>>>Merci Hélène: je ne vous connais pas, mais je vous lis...BRAVO
22:25 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, journalisme, le monde, présidentieiles










