25/04/2008

Sarkozy à la télé: Pas de quoi surmonter la crise de défiance

LE COMMENTAIRE DE DANIEL RIOT 

8498d7594992730f426890540303db73.jpgLa crise ? Quelle crise ? Sarkozy a souligné ses dimensions différentes, en trouvant parfois quelques accents dignes de ses fonctions. Mais « En direct de l’Elysée » n’avait rien d’une « heure de vérité » pour reprendre la comparaison bien prétentieuse de Pujadas. « On » a bavardé pendant quatre-vingt minutes, devant micros et caméras, chacun jouant un rôle prédéfini. Sans être dupe des limites de l’exercice…

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11/05/2007

Presse: Souces non protégées, information baillonnée!

Clearstream : perquisition avortée au siège du Canard enchaîné Le juge, qui rechercherait un document du général Rondot sur de présumés "comptes japonais" de Jacques Chirac, a dû finalement renoncer devant l'opposition des journalistes qui ont refusé de lui donner les clefs de la rédaction.  Claude Angeli, rédacteur en chef au Canard : "C'est insupportable, inadmissible".

Les journalistes protestent aux fenêtres des bureaux du Canard enchaîné, à Paris, lors de la perquisition (AP)

Les journalistes protestent aux fenêtres des bureaux du Canard enchaîné, à Paris, lors de la perquisition (AP)

REPRIS SUR LE NOUVELOBS. COM: Un juge d'instruction a tenté en vain, vendredi 11 mai, d'effectuer une perquisition dans les locaux du Canard enchaîné dans une enquête visant d'éventuelles violations du secret de l'instruction dans l'affaire Clearstream.
Parallèlement, un second magistrat s'est rendu chez le défenseur de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, pour des investigations en marge du même dossier.
Le juge Thomas Cassuto s'est présenté avec des policiers en milieu de matinée devant le siège du Canard Enchaîné mais les rédacteurs présents ont dit ne pas pouvoir ouvrir la porte de la rédaction, qui était fermée à clé, en l'absence du directeur ou des administrateurs.

Appel à un serrurier

Après quelques pourparlers, le magistrat a renoncé à faire appel à un serrurier et à mener la perquisition, ont rapporté à Reuters les journalistes de l'hebdomadaire. Plusieurs dizaines de journalistes d'autres médias étaient entre-temps arrivés devant les locaux.
Cette procédure contre "X", ouverte en 2006 sur instruction du ministre de la Justice, Pascal Clément, vise 18 articles de presse parus entre le 14 avril et le 12 mai.
Le juge Thomas Cassuto cherche à savoir, concernant le Canard Enchaîné, qui a envoyé par télécopie à cet hebdomadaire en mai 2006 un procès-verbal d'interrogatoire du général Philippe Rondot effectué dans l'enquête sur les faux listings de la société Clearstream.
Le militaire évoquait l'enquête secrète que Dominique de Villepin lui avait demandé d'effectuer en janvier 2004 sur les listings de supposés comptes bancaires occultes, qui semblaient compromettre Nicolas Sarkozy, mais se sont avérés être des faux.
Le général Rondot évoquait également l'existence possible d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon, crédité de sommes colossales. C'est ce point de la déposition que le Canard Enchaîné avait particulièrement développé.

La réaction d'Angeli

Joint vers 11h15 par nouvelobs.com, Claude Angeli, rédacteur en chef, nous a fait la déclaration suivante :
"Le juge d'instruction Cassuto est arrivé vers 9h00 avec une vingtaine de policiers, en civil et en uniformes. Dans la rue, en bas, il y a deux voitures et un car de police. Actuellement, toute la rédaction a arrêté le travail, elle est au 1er étage, généralement réservé à la réception, les abonnements etc. Le juge attend un serrurier pour accéder au 2è étage, celui de la rédaction. Vous voulez que je vous le passe ?"
'Oui.'
L'appareil est raccroché.
On rappelle. Claude Angeli: "Oui, je juge a raccroché."
Votre réaction à la perquisition ?
"C'est inadmissible, insupportable."
Le Canard avait-il déjà été perquisitionné ?
"Oui, il y a trois ou quatre ans, sur l'affaire Yann Piat, mais le juge avait fini par renoncer: il y avait 1m3 de documents!"

Perquisition chez l'avocat de Sarkozy

La juge Françoise Desset s'est rendue pour sa part chez le défenseur de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, lequel a estimé que l'on cherchait à "déstabiliser" son client au lendemain de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle.
La magistrate souhaitait vérifier si l'avocat pouvait ou non être à l'origine de la transmission frauduleuse au Canard Enchaîné du procès verbal d'interrogatoire du général Philippe Rondot.
Selon Me Herzog, divers éléments techniques vérifiés par la juge sur son télécopieur, dans son cabinet parisien de la place Saint-Michel, ont permis d'infirmer cette hypothèse.
"J'ai obtenu la copie de l'interrogatoire du général Rondot en juin. Comme le Canard Enchaîné l'a publié en mai, je ne peux être à l'origine de la fuite", a-t-il dit.
"Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, on cherche à déstabiliser Nicolas Sarkozy en insinuant que son avocat pourrait avoir fait parvenir à la presse un fac-similé de procès-verbal", a-t-il précisé à des journalistes. "Ceci me fait penser qu'il s'agit d'une provocation", a-t-il ajouté.

LES REACTIONS >>>>>>>

LA LIBERTE DE LA PRESSE EN FRANCE VUE PAR RSF >>>>>>>>>>>>>>>>>

22/11/2006

La lutte mondiale pour le droit à l'information

17e  Journée de soutien aux journalistes emprisonnés

Actuellement, plus de 130 journalistes et 60 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir voulu dénoncer la corruption, traquer la vérité et nous la faire partager. Depuis le début de l’année 2006, près de quatre-vingt-dix professionnels des médias ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Parce qu’emprisonner un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, l’organisation de défense de la liberté de la presse RSF mène inlassablement son combat depuis 1985, et œuvre au quotidien pour que l’information reprenne ses droits.

Chaque année, lors de la Journée des journalistes emprisonnés, l’ensemble des parrains du monde entier, plus de 200 actuellement - médias, festivals de journalisme, clubs de la presse ou municipalités en Europe - sont appelés à prendre des initiatives particulières pour demander la libération de leur filleul : en médiatisant sa situation pour que son cas ne soit pas oublié, pour le protéger de ses geôliers.

Lorsque les rédactions mobilisent leurs lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes sur le cas de leur filleul, lorsqu’elles protestent auprès des autorités concernées, lorsqu’elles adressent des courriers en prison à leur filleul, et se rapprochent de leur famille, elles soutiennent ces hommes et ces femmes dont le seul crime est d’avoir refusé la logique du plus fort et de croire en la démocratie.

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Baromètre de la Liberté de la presse 2006

70      Journalistes tués

31      Collaborateurs tués

130    Journalistes emprisonnés

3        Collaborateurs emprisonnés

59     Cyberdissidents emprisonnés

• Déléguée RSF en Alsace : Elisabeth Zingg

T. 03 88 15 04 88 - elisabeth.zingg@afp.com

• Contact RSF : Lilia BOUHDJAR 

T. 01 44 83 84 72 -  presse@rsf.org

Sur www.rsf.org et particulièrement dans l’« espace presse » vous trouverez  des informations et supports complémentaires.

 

Les parrainages en Alsace :

U Win Tin (Birmanie)

AGPA, Agence de presse alsacienne – Didier Bonnet Azur FM – M. Geoffroy DNA – Dominique Jung Radio Euro District - Franck Sellier  TvCampus – Muammer Yilmaz

Ricardo Gonzalès (Cuba) Alsatic TV – Pierre Maurer Top Music – Anne-Sophie Martin

Fabio Prieto Llorente (Cuba) AGPA, Agence de presse alsacienne – Isabelle Frimat France bleu Alsace – Annick Le Ny

Dominique Makeli (Rwanda) Club de la presse de Strasbourg – Nadia Aubin

Ching Cheong (Chine) Club de la presse de Strasbourg – Nadia Aubin Poly – Sylvia Dubost

Les anciens parrainages :

Raul Rivero (Cuba) : LIBRE  Strasbourg Magazine  Club de la presse de Strasbourg

Ayub Khoso (Pakistan) : LIBRE L'Alsace

Publication RSF : 100 photos de Stars pour la liberté de la presse, avec le Studio Harcourt .Le nouvel album de photographies de Reporters sans frontières sera mis en vente partout, dès le 23 novembre prochain, à l’occasion de la 17e Journée de soutien aux journalistes emprisonnés.  8,90 euros .« Le visuel de la couverture ainsi que des photos libres de droits sont disponibles sur demande à presse@rsf.org.  Une campagne de publicité sera déclinée en presse, Internet, affichage et radio. Si vous souhaitez vous associer à nos efforts pour faire connaître cet ouvrage, nous sommes à votre disposition. »

A l’occasion de cette journée de soutien le club de la presse de strasbourg  s’associe au Club de la presse Val de Loire qui signera également un parrainage en faveur de Ching Cheong. Des actions communes sont envisagées.

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