18/05/2008
Dans vos favoris: relatio-europe.eu
RELATIO europe, le nouveau cyberjournal européen
Retrouvez RELATIO.fr sur www.relatio-europe.eu
RELATIO europe est à la fois :
- Un journal permanent : L'Europe en direct
- Un magazine décapant : Vivre en Europolitain
- Une revue pertinente : Penser l'advenir européen
Ce cyberjournal européen vous appartient. Puisque c'est de l'attention que vous lui portez et porterez, que dépend son avenir.
Exprimez-vous. Déposez vos commentaires, Proposez vos articles, vos analyses, et lancez des débats.
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RELATIO europe: Roland RIES a donné le clic de lancement
SOUS LE PARRAINAGE DE JACQUES DELORS.... L'Europe en clair sur le Net dans tous ses états sur www.relatio-europe.eu
23:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, strasburg, france, europe, presse, web, internet
11/05/2008
SUR RELATIO-EUROPE.EU
| L'éditorial de Daniel RIOT | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 11 Mai 2008 12:42 | |
| LES BLESSURES D’EGO DE SARKO… PRESSIONS SUR LA PRESSE... Liberticide. Le mot est comme martelé dans l’entretien de RELATIO avec Elie WIESEL. Et l’actualité lui donne sans cesse un poids plus grand. On le sait bien au Conseil de l’Europe où plus que partout ailleurs on s’alarme devant des lois , des règlements , des situations ou des comportements qui réduisent le champ de libertés individuelles et font perdre au mot LIBERTE son éclat et sons sens. Pas seulement dans des pays où l’ « état de droit » n’est pas synonyme d’Etat des Droits…. | |
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| L'Europe en panne, par Christian Antonelli | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 11 Mai 2008 02:20 | |
![]() En attendant la mise en oeuvre du traité de Lisbonne.... |
| Paul Haeberlin: Un grand chef d'Europe | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 10 Mai 2008 11:54 | |
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Avec Paul Bocuse, les frères Haeberlin détiennent des records de durée aux meilleures places des guides culinaires. Une première étoile dès 1952. Et ce restaurant de Illhaeusern(Haut-Rhin, 68), a célébré en septembre dernier, les 40 ans de trois étoiles en présence de grands chefs français et étrangers. De la constance dans l’excellence. Une très belle histoire. Qui n’est pas terminée. | |
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| L’esclavage, ce fléau…d’aujourd’hui | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 10 Mai 2008 14:02 | |
| « Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière. » Victor Schoelcher.
Travail, Fin de la guerre 39-45, Europe, Esclavage : les « Journées » thématiques officielles se suivent. Saucissonnage du présent et de l’Histoire. Découpage des consciences. La Mémoire servie en tranches, avec discours, manifestations, bonnes paroles protestataires ou officielles. Et promesses que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Peut-être… En ce 10 mai : l’esclavage est à l’affiche, en France métropolitaine.. Malgré les contestations politiciennes du choix de la date : le calendrier doit-il marquer le temps comme les frontières créent des barrières dans l’espace ?Une bonne nouvelle : L'esclavage et la traite des noirs seront enseignés en primaire dès la rentrée. Enfin… | |
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| Réconclier socité civile et classe politique | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 11 Mai 2008 03:44 | |
| La Chronique de Corinne Lepage ![]() Une France bloquée dans un monde en crise La réforme des institutions semble rester au milieu du gué car elle ne répond qu’à une très petite partie de la problématique démocratique. Il s'agit en effet pour la classe politique, de modifier à la marge le fonctionnement des pouvoirs publics, une présidentialisation accrue du régime ayant pour contrepartie un renforcement du rôle du parlement uniquement dans sa fonction de législateur, sa fonction de contrôle de l'exécutif ne se voyant dotée que de très peu de moyens supplémentaires. | |
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| Elie Wiesel, parrain de Relatio : « Comment ne pas devenir fou, dans un monde fou »... | ![]() | ![]() | ![]() |
| Jeudi, 08 Mai 2008 19:58 | |
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Logique et naturel: Parrain de RELATIO, Elie le prophète, Prix Nobel de la Paix (qui aurait mérité aussi celui de littérature) est le premier invite du cyberjournal. | |
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| L'Europe, cette emmerdeuse... en librairie | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 01 Avril 2008 05:59 | |
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14:07 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, politique, presse, sarkozy, strasbourg, frnce, europe
04/05/2008
RELATIO europe.eu: Dans cinq jours....
RELATIO sur FRANCE INFO
![]() | L’Europe au quotidien Toute l’actualité de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, à travers ses aspects pratiques, concrets et quotidiens | Anja VogelElle suit l’actualité européenne à Strasbourg pour les chaînes de Radio France : les travaux du Parlement Européen, du Conseil de l’Europe et de sa Cour Européenne des Droits de l’Homme. |

Enfin un webjournal européen français
A l’occasion de la journée de l’Europe vendredi prochain, un nouveau journal sur internet va voir le jour, www.relatio-europe.eu, entièrement consacré à l’actualité européenne. Il permettra de combler le manque de sites journalistiques français dans ce domaine.
Le blog Relatio, spécialisé dans l’actualité européenne, a vu le jour en 2005. Son concepteur, Daniel Riot, ancien éditorialiste et ancien directeur de la rédaction européenne de France 3, est un passionné d’Europe. Aujourd’hui il a décidé de passer à la vitesse supérieure, en créant un véritable journal sur internet, une SARL, avec une équipe de journalistes professionnels, mais aussi d’intellectuels, d’universitaires, etc. www.relatio-europe.eu sera lancé officiellement le vendredi 9 mai, journée de l’Europe, par le maire de Strasbourg Roland Ries. Toujours le 9 mai, Daniel Riot publie "L’Europe cette emmerdeuse. Pourquoi les Français devraient mieux aimer l’Europe", un livre d’entretiens avec Sandrine Kauffer, préfacé par André Glucksmann et Bernard-Henri Levy, édité par City éditions. France Info est partenaire de la journée de l’Europe.
| Ecouter cette chronique d’Anja Vogel (1'56") |
19:28 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, europe, presse, media, web, net, france
De beaux renforts pour RELATIO-EUROPE.eu
RELATIO : L'arrivée de Jean Quatremer

CULTURE: Bruno TACKELS renforce RELATIO
David Mardel dans la famille RELATIO
Qui est l'un des meilleurs connaisseurs de l'art en Europe? Qui est en grande partie à l'origine des Itinéraires culturels européens? Qui est l'homme d'Outre Manche qui parle couramment l'alsacien et une dizaine de langues? DAVID MARDEL!
Jacques PILET dans le Comité éditorial de RELATIO
Les fidèles de RELATIO ne seront pas surpis: Jacques PILET, Directeur du développement éditorial du groupe Ringier, journaliste suisse de renom dans tous les médias, rejoint le Comité éditorial constitué autour de Daniel RIOT, de Sandrine KAUFFER et de la rédaction de RELATIO-europe. Ses chroniques publiées sur son blog "l'air du large" et souvent reprises ici, sont appréciées, dans leur forme comme par leur fond. "Jacques Pilet scrute l’Europe... et le monde. Il lit des journaux de (presque) partout. Il voyage beaucoup. Et il raconte ce qui le frappe. Sensible au balancement de l’humanité entre guerre et paix. Entre pauvreté et richesse. Entre bêtise et intelligence. Des histoires d’ailleurs (parfois d’ici) qui font réfléchir. Une invitation au débat."
RELATIO : Michel Theys dans l’équipe
Ancien "correspondant européen" de La Libre Belgique et rédacteur en chef adjoint de l'Agence Europe, collaborateur de plusieurs revues européennes, producteurs d’émissions sur l’EUROPE à TLB (ex-télé Bruxelles), Michel THEYS rejoint le Comité éditorial de RELATIO-europe. Directeur de EuroeMediaServices, une agence journalistique spécialisée dans les affaires européennes, qu’il a crée en 1990, il fait bénéficier RELATIO de sa compétence, de son talent, de la richesse de son réseau. Il assurera (entre autres) une chronique régulière.
01:35 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web, net, blog, media, presse, europe, strasbourg
RELATIO met le TURBO
RELATIO: L'Ami Tomi avec nous

Tomi? UNGERER? Je vis tellement avec lui même quand des mois ou des années se passent sans que nos chemins se recoupent que fair une note sur sa présence active dans le Comité de parrainage de RELATIO europe me semblait superflue... Tomi avec sa "boîte cranienne de Pandore" dans la famille RELATIO: il y est déjà.
Histoire d'une vieille complicité forgée dans une époque où le "Maître", vénéré et honoré dans sa province natale y était regardé avec une distance chargée d'hypocrisie... Il fut longtemps plus connu aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Allemagne qu'en France.
Un personnage atypique, Tomi! Ceux qui ont un peu d'âge et de mémoire aux dna doivent se souvenir que Jean-Louis English et moi-même avions dû "batailler ferme" pour publier une grande ITW dans le cadre de "l'Invité de la semaine". L'auteur de livre pour enfants était respecté, mais le "pornographe" était "classé X". Pourtant, c'était après les événements de mai 68... Passons.
Pour avoir commis avec lui "L'europolitain" (titre repris dans l'une des rubriques que vous découvrirez dans le prochain RELATIO europe), je sais à quel point ce "citoyen du monde" est un vrai militant de l'Unité européenne. Comme tous les admirateurs de HUGO. Comme tous ceux qui tentent de faire en sorte que l'histoire ne bégaie pas et qui pensent que le Rhin "n'est pas plus une frontière que la Loire"..
AUTRE bonne nouvelle pour les lecteurs de RELATIO: Thérèse WILLER qui dirige le Musée Tomi Ungegrer rejoint le Comité éditorial de notre Rédaction. Sa présence active s'impose elle aussi, naturellement. "Affinités électives", compétences et convergences des passions. les caricatures occuperont une grande place dans le nouveau RELATIO. A découvrir, dès le 9 mai...
DR

RELATIO : Des « parrains » politiques
Roland Ries, Catherine Trautmann et Joseph Daul dans le Comité de parrainage du cyberjournal de l'Europe citoyenne
A Strasbourg, toujours l'ombre de Pflimlin l'Européen...

... et la difficile "bataille du siège" du Parlement européen.

(Dessins publiés ioci en hommage à André Wenger, ce "Tendre Croqueur" qui vit toujours grâce à internet.
RELATIO: Elie Wiesel préside le Comité de parrainage

01:27 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, web, medias, net, presse
RELATIO met le TURBO (suite et à suivre...)
RELATIO: Edgar PISANI dans le Comité de parrainage
Pas de naissance et de baptème sans "parrains" et "marraines". Le nouveau RELATIO n'en manque pas. Ils viennent d'horizons différents Et la confiance qu'ils nous accordent est pour nous plus qu'un encouragement:une obligation de ne pas les décevoir. Leur présence autour du berceau de RELATIO europe.eu est pour nous un devoir d'exigence. Que tous et toutes soient ici remercier. Nous commençons les présentations par Edgar PISANI. A 90 ans, cet ancien ministre du général de Gaulle et de Mitterrand, cet Européen de convictions et d'exprériences, cet Homme d'Etat comme notre pays en compte peu vient de publier un livre qui est un programme ...d'avenir: "Le sens de l'Etat"
RELATIO: Yann WEHRLING, avec crayon et plume
C'est à la fois le dessinateur, l'homme de crayons, et l'essayiste, l'homme de plume, mais aussi le passionné d'écologie, le démocrate en quête d'une "autre façon de faire de la politique" que RELATIO, trenspolitique par nature, accueille dans sa rédaction.
RELATIO : Françoise SCHÖLLER dans la rédaction

La rédaction renforcée de RELATIO : Continuité strasbourgeoise…
Jacques PUYMARTIN (ancien PDG des DNA) parmi les parrains
Le retour au journalisme et à la critique littéraire Danièle BRISON.
Jean-Claude KIEFER dans le Comité éditorial
RELATIO: Christian Antonelli rejoint la rédaction

01:25 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, web, internet, media, presse, europe, strasbourg
21/04/2008
INTERNET:RELATIO DEVIENT UNE ENTREPRISE DE PRESSE

Daniel RIOT crée la première et la seule
entreprise de presse à Strasbourg
exclusivement consacrée à l’Europe.
Cette initiative est dédiée à la
Mémoire de Pierre PFLIMLIN
La passion de l’Europe nourrie par la raison
9 MAI. La journée de l’Europe, cette année, prend, pour nous et pour ceux qui nous suivent, un sens pour le moins particulier. Non seulement « L’Europe cette emmerdeuse », le livre de Daniel RIOT et Sandrine KAUFFER sera en librairie, mais RELATIO inaugure plus qu’une nouvelle formule : une vie nouvelle. L’Europe bouge : RELATIO met le turbo. Et change de nature en passant du blog au journal en ligne. Avec une série d’innovations. Au niveau des structures, des moyens (humains et matériels), de l’étendue du réseau de correspondants et de contributeurs.

Pour tout renseignement complémentaire : direction@relatio-europe.eu
Cette Sarl œuvre de conserve avec l’association « Le CERCLE DE RELATIO », société des lecteurs et des contributeurs de RELATIO, pour le développement de RELATIO europe. Cette association milite dans l'esprit de la ligne éditoriale de RELATIO pour le renforcement de l'Europe des valeurs fondatrices du Conseil de l'Europe, donc pour l'Europe DE et A Strasbourg.
Pour adhérer : cercle@relatio-europe.eu
Ou télécharger et remplissez le bulletin: le Cercle, formulaire.pdf

De L’euroblog au journal en ligne
RELATIO europe est un cyber journal gratuit / Pour s’abonner,, il suffira de s’inscrire aux eurolettres de RELATIO
Le reflet de l’Europe dans tous ses états.
RELATIO europe est à la fois
>>> Un journal permanent : L’Europe en direct
>>> Un magazine décapant : Vivre en Europolitain
>>> Une revue pertinente : Penser l’advenir européen
RELATIO europe comporte également deux « éditions spéciales ».
Une consacrée à « l’Europe des Villes et Régions » : L’Europe près de chez vous
Et une consacrée à la vie de « Strasbourg-Europe » : La capitale démocratique de l’Europe, l’eurodistrict du Pont de l’Europe, et l’espace rhénan qui est la colonne vertébrale de l’Europe
RELATIO europe bénéficie d’un patrimoine éditorial : le cyberjournal européen est déjà enrichi de plus 5500 articles publiés dans l’actuel blog. Vous retrouverez toutes les rubriques du blog qui seront complétées et enrichies. Les pages « gourmandes », « vagabondes » et « coquines », notamment, seront étoffées, avec bien des surprises en préparation… Pour prendre contact avec la rédaction : redaction@relatio-europe.eu
RELATIO europe est animé par une rédaction très étoffée, un Comité éditorial de qualité et un réseau de correspondants et de chroniqueurs venus d’horizons très divers.Ce réseau RELATIO est par définition interdisciplinaire, transpolitique et trans-générationnel.
RELATIO europe est un media interactif et participatif : il sera notamment une plate-forme d’ euroblogs labellisés « RELATIO », réservés aux membres du Cercle. Et il est très ouvert à des contributions extérieures, sous formes de tribunes ou de cartes blanches. La richesse de l’Europe naît de sa diversité et la démocratie est pluraliste ou n’est pas. Ce webjournal est d’abord le votre. Faites-nous part de vos suggestions, remarques et critiques…sans attendre le 9 mai. contact@relatio-europe.eu
RELATIO europe est un journal européen francophone, mais un multilinguisme partiel est d’ores et déjà attendu.
RELATIO europe est aussi un support de choix et performant pour promouvoir des produits, des entreprises, des manifestations. Pas de publicité « envahissante », mais des annonces mises en relief, des liens sponsorisés et des partenariats commerciaux affichés en toute transparence.
Pour tout renseignements, vous pouvez dès maintenant écrire à nos services : publicite@relatio-euroep.eu ou partenaires@relatio-europe.eu
RELATIO europe, s’inscrit dans une continuité éditoriale du blog Relatio actuel : c’est L’Europe des valeurs démocratiques en clair sur le Net. En décryptant tout ce qui peut menacer les libertés, les droits de l'Homme, les atteintes au "principe d'humanité".
La passion de l’Europe de RELATIO est nourrie par la raison. Cette passion nous ne sommes pas les seuls à l’avoir et à vouloir la faire partager. Nombreux sont ceux qui pensent que cette entreprise, comme s’écriait Pierre PFLIMLIN, que l’on appelle maladroitement la « construction européenne » est plus essentielle, VITALE, que jamais. Pour tous les Européens, et pour chacun d’entre nous. Pour l’équilibre de la planète donc de cette Humanité qui, on l’oublie trop, est composée… d’humains, c’est -à -dire de Personnes, au sens le plus riche du terme.
C’est « l’Europe de l’esprit qu’il faut construire », exhortait Pierre PFLIMLIN. C’est cette Europe-là que RELATIO veut, à son échelle, favoriser. Avec cet esprit critique sans lequel il n’est point …d’esprit. Avec la volonté de mieux répondre à la question clef que posait le polémologue Gaston BOUTHOUL à Strasbourg dans les années 50 avec Louise WEISS : « Qu’est-ce qu’on fait quand on ne fait pas la guerre ?».
L’équipe de RELATIO
(dessins de Tomi Ungerer)
10:30 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, media, presse, internet, web, blogs
02/04/2008
Avant-première:En librairie à la mi-mai
L'Europe, cette emmerdeuse: L'Europe, le journalisme et moi

En mémoire de demain…
"L’Europe est une emmerdeuse !"… C’est l’un des cris de Daniel Riot qui a consacré (et consacre) l’essentiel de son activité personnelle et professionnelle à la "construction européenne" qu’il suit de près depuis 1969.
C’est parce que l’Europe est une "emmerdeuse" qu’elle est si mal traitée et autant méprisée dans notre paysage médiatique malade de "l’info-spectacle" déjà dénoncée par Guy Debord[1], de la "montée de l’insignifiance" si bien décryptée par Castoriadis[2] et de cet "escargotisme" que Tomi Ungerer voyait en Alsace mais qui est une spécialité bien française…
L’Europe est une "emmerdeuse" parce qu’elle cristallise tous les maux visibles et souterrains qui frappent nos sociétés éclatées et déboussolées après six décennies de paix, ou du moins de "non guerre", et une "Histoire qui va trop vite"[3]…
"Qu’est-ce que l’on fait quand on ne fait pas la guerre ?" La question du polémologue Gaston Bouthoul dans les années 50 reste l’interrogation centrale de ce début de XXI ième siècle marqué par un grand trouble existentiel, une "défaite de la pensée" et une montée des périls d’un nouveau type à l’intérieur et à l’extérieur…. Itinéraire et confidences d’un "instituteur des temps modernes" entré en journalisme comme d’autres en religion. "Profession : Passeur d’idées et de témoins".
Doctorante en Sciences Po, spécialisée en communication politique, rédactrice en chef de RELATIO, Sandrine Kauffer appartient à une génération frappée par la difficulté de donner à cette Europe toujours en miettes l’image et l’existence, la forme et la consistance, l’unité et l’influence susceptibles de générer l’adhésion citoyenne qui lui fait tellement défaut.
"On ne tombe pas amoureux d’un marché", disait Delors. Sandrine et la première "Génération Europe", n’ont pas, face aux lenteurs de l’unification européenne, la patience résignée de leurs aînés… "Désirs d’actions dans une nouvelle dimension"
L’une interroge, l’autre répond : L’Emmerdeuse est un livre à deux voix et à quatre mains, écrit par des "Européens d’origine française" différents par le sexe, l’âge, la formation. Par des "êtres de chair, d’os et d’esprit" qui "parlent d’Europe" sans la langue des querelles institutionnelles, sans le brouillage de l’eurojargon bureaucratique, l’opacité des controverses eurocratiques, le brouillard des faux procès idéologiques ou la pollution des réflexes passéistes. "L’Europe est une femme", lance Daniel Riot. "Une femme dont le point G est à Strasbourg".
Au moment où la France va assumer la Présidence de l’Union européenne, où un traité dit "simplifié" mais très compliqué va être ratifié, où le président Sarkozy lance une "Union méditerranéenne" et une réflexion de "Sages" sur le "futur européen" dans un contexte mondial qui suscite plus de peurs que d’espérance, cet ouvrage de témoignages, de réflexions et d’explications est d’abord un cri d’alarme :"Ce que l’Histoire a fait, l’histoire peut le défaire. L’Union est menacée d’implosion. L’intégration européenne risque la désintégration".
Mais ce livre est aussi un guide, vitaminé, à l’usage des citoyens (et des décideurs) qui savent que l’inachèvement actuel de cette « construction » laborieuse doit être replacé dans une perspective historique pour être compris et mis en prospective si l’on veut que "le futur ait un avenir"
"L’Europe n’est pas un Objet politiquement non identifiée (OPNI), selon la formule pourtant très pertinente de Jacques Delors : elle est un OPI, un objet politique inédit". C’est sa faiblesse : les citoyens manquent de repères. Ce doit être sa force si l’on sait, selon la boutade de Tomi Ungerer, "donner une destination au destin"…
"Emmerdeuse", l’Europe est, aussi, vertueuse… Elle peut et doit nous aider à surmonter d’autres crises : celles du politique, de la démocratie, des troubles identitaires, du "Vivre ensemble", de la poussée de "l’individualisme de masse", des conflits de civilisation, de la foi dans le progrès, du totalitarisme technologique, du chocs des inégalités, de "l’hyperterrorisme", et de ce fascisme rampant qui reste prégnant sous des formes diverses, ne serait-ce que parce que Hitler, selon le constat de Pierre Legendre[4], "a été vaincu par les armes et non par les arguments" …
L’Europe ? "Un levier d’Archimède", comme disait de Gaulle, pour nous aider à relever les défis de ce siècle dont le début n’a rien d’une "Belle époque"… Et pour sauver la Personne humaine plus menacée que jamais peut-être par les poussées d’inhumanité et les tentations nihilistes.
[1] La Société du spectacle (Buchet-chastel,1967 ; Champ libre, 1971 ; Gallimard, 1992)
[2] La Montée de l'insignifiance (Les carrefours du labyrinthe IV) – Seuil 1996 (Points Poche, 2007)
[3] Mitterrand après la Chute du mur de Berlin.
[4] La fabrique de l'homme occidental, Mille et une nuits, 1996.
PUBLICATION MI-MAI (City editions, diffusion Hachette Livres)09:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre, politique, europe, journalisme, presse, histoire
16/03/2008
Sous les lambris de la République
Carla, Rachida.... "élégance et discrétion"?
LE CLIN D'OEIL DE DANSOLAL:« Elégance et discrétion »… C’est , selon un conseiller de l’Elysée, le mot
d’ordre que va suivre Carla Sarkozy pour soigner l’image de ce qui est nommé la « représidentialisation du couple présidentiel ».19:33 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruni, dati, sarkozy, france, europe, politqieu, presse
20/11/2007
Sarkozy islamophobe ? Un écho de Jean Quatremer fait poser une question…qui mérite réponse!
COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT: Nous suivons de trop près le blog de notre ami Jean Quatremer pour que ses échos sur des propos tenus à huis clos par Sarkozy devant des interlocuteurs européens nous échappent...
Mais nous ne les avons pas relayés à chaud, par manque de confirmation nette, et recoupement de sources. Nous connaissons (et apprécions) Jean, mais (il le sait) ses qualités journalistiques incontestables sont parfois perturbées (donc altérées ou enrichies, cela dépend…) par son souci bien naturel de son « audimat » personnel…Les 370 commentaires en peu de temps sur son blog, il les prend avec satisfaction, malgré les insultes, les mauvais procès et les dénigrement haineux... D’où, en quelques circonstances, non des narrations erronées mais des extrapolations parfois très subjectives. Cela a d'ailleurs contribué à une notoriété qu'il aurait même sans cette ...fraîcheur d'esprit.
En l’occurrence, Jean n’est pas l’homme qui a vu (ou entendu) l’ours, mais l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu ou cru voir, entendu ou cru entendre, l’ours…
Dans ce genre de réunions à huis clos, où les traductions ne peuvent pas toujours refléter toutes les nuances de forme, de ton et de fond, les témoignages indirects sont toujours à prendre comme les ailes des mouches, avec des pincettes. Surtout quand les propos rapportés sont graves, en et par eux-mêmes et… par celui qui les aurait tenus.
Mais Jean a du en toute conscience juger suffisamment fiables ses « sources » logiquement masquées, mais par lui bien identifiées, et non suceptibles d'entretenir délibérément de mauvais proèces, pour reprendre dans « Libération » de ce jour les confidences rapportées à ses internautes.
L’écho devient ainsi information. Ou plutôt sujet à questions…dont les réponses doivent être données par l’Elysée, évidemment !

Car, s’ils sont vrais, de tels propos dans la bouche du chef d’Etat d’un pays qui prône les droits de l’homme, donc le respect des diverses cultures, qui se fait le champion d’une Union méditerranéenne et qui va assumer la Présidence de l’Union pendant ledeuxième semestre 2008 sont proprement inadmissibles. D’autant plus qu’ils visent les « musulmans » en général et non les « fascislamistes »…
A force d’être sur tous les fronts, de parler de tout, notre Hyper-Président hyper-actif n’est évidemment pas à l’abri d’un dérapage verbal, d’un réflexe d’humeur, d’un mot de trop…Nous l’avons déjà vu et entendu. Plus grave, peut-être, s’ils n’étaient démentis avec une force de conviction suffisante, ces propos que la morale et le droit réprouvent confirmeraient que le locataire de l’Elysée, si prompt à mettre en avant sa « franchise », a un double voire un triple langage. C’est sa crédibilité qui souffrirait d’une nouvelle et bien vilaine entaille… Seuls les électeurs lepénistes qui lui ont donné ses suffrages y trouverait un réconfort bien peu conforme aux valeurs chantées par la république et fondatrices de l’Union européenne. Sarkozy islamophobe ? Quatremer a posé la question… C’est à cela aussi que les bons journalistes ont leur utilité en démocratie. Déjà, certains lui en font griefs. Mais ce n’est pas de sa faute si la question se pose… Attendons la réponse : une occasion de plus pour que Sarkozy ait matière à communication.
Daniel RIOT
Résumé des faits : Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.
"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.
Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration".
Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs", poursuit le journaliste.
Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".
00:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, rance, europe, islam, presse, droits de l'homme
04/11/2007
Zoé au Tchad: Sept Européens ramenés à Paris par Sarkozy
"Sarko-Assistance" ou le "sauveteur volant" de l'Elysée
Un A-319 militaire "République française" a décollé de l'aéroport de N'Djamena pour Paris avec le chef de l'Etat, les trois journalistes et les quatre hôtesses de l'air espagnoles à son bord.
16:57 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, actualité, journalistes, presse, politique, france, europe
27/10/2007
LHK dans les dna : Qui a entendu « le concert des ralliements » ?
La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT
« Le dîner des ralliements ». Le titre de l’articulet que les dna consacrent au dîner organisé pour la promotion du livre d’entretiens de Jacques Schmitt avec Mme Hug-Kalincova organisé, selon les même dna, par LHK (dna dixit encore) pour tenter de « prouver aux instances du MoDem qu'elle pouvait rassembler au-delà des clivages »… Où est cette preuve ? Où sont ces « ralliements » ?
A gauche ? Marie-Françoise Janot (ex-PS), présente, « se défend de soutenir Mme Kalinkova »… Alors...
(A propos, c’est un drôle de réflexe démocratique (et journalistique) de considérer que dans un dîner-débat « présence » devient synonyme de « caution » ou de « soutien »…
Il y avait aussi dans ce caveau des membres de « Strasbourg je t’M », l’association qui soutient Chantal Cutajar et son équipe. Quoi de plus normal ? Il y avait encore des animateurs d’associations qui veulent voir et écouter, poser des questions et pas forcément soutenir la dame de la soirée. Cette conception de la politique repose sur une vision dépassée du débat démocratique qui nie et le débat et la démocratie. Mais là n’est pas mon propos du jour…)
« Rassemblement », disions-nous. A droite ? Personne de « déclaré ». A moins que Cathy Loos en accepte l’étiquette, ce dont je doute… D’ailleurs, l’épouse de l’ex-ministre radical/ump se contente de mettre en relief « les qualités humaines » de LHK. C'est la moindre des choses... (A propos, Kinnereth Weill dont les dna avaient annoncé le transfert dans le groupe municipal de LHK ne mérite plus mention ou manque-t-elle déjà à l’appel ?)
Chez des écologistes ? On y a vu quelques silencieux « verts de rage » (ils m'ontraconté!) mais aucun écologiste.
A l’extrême-droite ? Ils sortent souvent masqués, ceux-là. A l’extrême-gauche ? N’en parlons pas.
Alors au Centre ? Il y avait quelques MoDem. Heureusement d’ailleurs puisque l’interviewée de Jacques Schmitt a adhéré au mouvement Démocrate, comme près de 50 000 personnes, dit-on. Mais quels « ralliements » ? Quelques « alliés », Oui, peut-être… Quelques experts en reniements, éventuellement, mais non en ralliement.
En tête, Jean-Claude Petitdemange qui a de plus en plus de difficultés à cacher un jeu que bien des informations concordantes (et non des rumeurs) confirment. J’y reviendrai bientôt, puisque sur son cas, les dna ne parlent qu’en points de suspension…
En queue, Jacques Bon ! Cet apparatchik ne représente que lui (même si par la grâce du maire de Pfaffenhoffen il se targue toujours d’être « responsable (sic) de la première circonscription). Avec son horreur et sa peur des gens intelligents, sincères et courageux, il déteste Chantal Cutajar, ce qui est tout à fait son droit.
Mais cela lui a déjà fait faire des dégâts : il a affaibli Bayrou durant la campagne des présidentielles et l’udf-modem durant celle des législatives. Il est vrai que son sens politique ne lui permettait pas de prévoir la percée de François Bayrou : il le voyait à 8%. Comme il prédisait un « bon score » de 6-7% à Chantal ! Mais je n’insiste pas. Il me semble l’avoir déjà entarté, à juste titre, dans cette chronique. Et critiquer quelqu’un qui n’est en rien perfectible est une perte de temps.
Juste un rappel : Cet ancien giscardien qui se prend pour un ami de Bayrou partage avec JCP le vice extrême de savoir jouer contre son camp (avec moins de brio et d’intelligence maligne). Il n’est « anti-tandem » que pour des raisons exclusivement personnelles et non pour des divergences de fond. Et comme d’autres « bras cassés » srasbourgeois de la politique plus centreux que centristes, il est l’une des chevilles (non ouvrières) qui tentent d’offrir un matelas Modem à LHK et donc à JCP…
Alors, il était où ce « concert des ralliements » ? Il y a (involontairement, bien sûr) vocabulaire trompeur, donc publicité (puisqu’il s’agit de cela) mensongère.
Pauvre Ludmilla ! Avoir J B et JCP avec soi, c’est afficher un vrai goût du risque… Mais il est vrai que Christian Bach, montre dans ses écrits et ses choix (oh! les "bonnes feuillles" de LHK, quelle exclusivité!) un oeil complaisant et une oreille complice... Mais j'ai trop défendu le blog de la locale des dna contre les attaques de Grossmann pour le critiquer maintenant. Ce n'est pas le blog qui est en question, c'est le blogueur qui devrait se poser quelques questions...
Je dis cela en toute confraternité, bien sûr. Mais, excusez-moi, Christian, je conserve des facultés d'étonnements...étonnantes. Contrairement à Robert G., j'ai tendance à en rire, non à m'en fâcher. C'est comme le jour où le même blog réussisait l'exploit d'annoncer la venue de Corinne Lepage à Strasbourg tout en prétendant qu'elle n'aurait sans doute pas lieu. Cela, je n'avais jamais vu encore...Mais je n'ai évidemment pas tout vu... Et peut-être n'aie-je pas vu dans le titre sur le "diner des ralliements" une allusion perfide à un autre dîner (de..C) dont on a fait bon film...Christian Bach a peut-être une ironie cinglante... au quatrième degré.
Daniel RIOT.
21:20 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, modem, dna, presse, journalisme
25/10/2007
De la liberté de la presse...
« Allô, Epinal dans les Vosges ?
- Non, Epinal dans l’Oural… »
Voilà une préfecture qui a un sens aigu de la liberté de la presse, de la concertation, de l’esprit républicain…Un article lui déplait :elle ordonne un boycott du journal ! Rien de moins. Le représentant de l’Etat dans tous ses états…Mais oui, nous sommes en France, pas en Rusie ou ailleurs,. Nous sommes dans cette « démocratie exemplaire », dans cet « état irréprochable » tantdécrit par son Président si hyperactif !
Le quotidien régional La Liberté de l'Est dénonce, aujourd’hui un boycott de la part de la préfecture des Vosges, après des articles critiques sur le volet régional du Grenelle de l'environnement, organisé vendredi dernier à Epinal. La rédaction du journal s'indigne (à juste titre) de "la mesure de rétorsion" après la parution d'articles sur le Grenelle lorrain et "la volonté exprimée de (lui) fermer toutes les portes des administrations du département et de boycotter" La Liberté de l'Est/ « Tout ceci parce que nous nous sommes refusés à exercer un devoir de complaisance » : « Cela montre en quelle piètre estime est tenue la liberté d'informer », écrit la rédaction
Dans son édition de samedi, La Liberté de l'Est avait osé titrer sur le "consensus en trompe-l'oeil" trouvé vendredi lors du Grenelle en Lorraine, où six ateliers avaient accouché d'un "petit débat". Le journal avait également dénoncé les "couacs en stock" lors de la rencontre.
« Maintenant, on n'a plus accès à tout ce qui relève de l'administration d'Etat dans les Vosges : pompiers, gendarmes, policiers, etc. », a déploré mercredi le rédacteur en chef du journal, Gérard Noël. Le quotidien est, juge-t-il, dans « une sorte d'incapacité à faire son travail ». « Nous sommes particulièrement confrontés à ce problème au niveau des faits-divers (...) même si nous arrivons pour l'instant à contourner le problème grâce aux contacts que nous avons », a-t-il ajouté.
Une note envoyée mardi à son service par le directeur du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) des Vosges et obtenue par l'AFP, demande qu'"à compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, aucune information ne (soit) communiquée au quotidien La Liberté de l'Est"…
Dites-moi qu’on fait juste un petit cauchemar…
18:05 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, état, préfet, ordre, pompiers, gendarmes
15/10/2007
Les habits neufs de LIBE
Une nouvelle maquette, c'est plus qu'un costume neuf: c'est un esprit nouveau sans rupture artificielle.Un pari pour l'avenir.
Joffrin fait le seul pari gagnable:celui du "mag" quotidien. On lui dit "merde": L'avenir de Libé dépend d'abord de ses lecteurs. Et de l'avenir de "Libé" dépend aussi l'avenir de notre déocratie pluraliste. A nos kiosques!

La Une de Libé du lundi 15 octobre (DR)
Un an après une grave crise financière, la quotidien a décidé de faire peau neuve pour "mieux réaffirmer ses choix" et "redonner le goût de l'avenir" à ses lecteurs, selon les mots du Pdg de Libération, Laurent Joffrin.
Sur la forme, la maquette est rénovée, avec une place importante accordée aux visuels et une typographie plus fine.
Les lecteurs de Paris et Nancy découvriront dès lundi un journal tout en couleurs, le reste de la France devant passer en quadrichromie en février-mars.
Le logo au losange rouge, le format, la grande photo de Une, la pagination et le prix restent inchangés, tous comme les rubriques phares du journal telles que l'"Evénement", la page "Rebonds" ou le "Portrait" de fin.
Le déroulé du journal a été profondément remanié et divisé en trois séquences.
"Contre-journal"
Principale innovation, une première partie de dix pages mettra quotidiennement en avant les choix éditoriaux de Libération, à travers de nouveaux modes de traitement de l'information testés au cours des derniers mois.
Le reste de l'actualité sera développé sur une quinzaine de pages, avant une dernière partie consacrée aux sujets plus magazines et à la culture.
Première illustration de cette mise en avant des "choix de Libé" lundi avec une "Une et un événement consacrés aux "premiers soucis de Rachida Dati", puis, exceptionnellement un article de Laurent Joffrin sur la nouvelle formule.
Suivra une page "histoire du jour" sur l'A380, puis, dans la rubrique "Instantané", une grande photo du meeting organisée dimanche soir au Zénith de Paris par SOS Racisme, Charlie Hebdo et Libération contre les tests ADN.
Cette séquence se terminera par un "Contre-Journal" sur le débat autour de l'utilisation du mot "rafle" pour les sans-papiers, avec des réactions de lecteurs et d'internautes et sur un "making-of" (les coulisses de Libération, ndlr) sur "faut-il parler des rumeurs sur Cécilia et Nicolas Sarkozy ?".
11:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, france, libération, information, media
12/10/2007
La pétition de l'intersyndicale des journalistes

| Il n'y a pas de démocratie
|
Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :
❚ CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.❚ LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.
❚ QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.
❚ CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.
❚ PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de
défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.
Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :
❚ ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.
❚ CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.
❚ LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.
Soutenez nos revendications,
signez la pétition en ligne
23:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, democratie, lois, argent, politique, blogs
07/10/2007
« La Voix de la France »
Le Monde en a fait un édito : cela s’imposait. Mais l’information n’a guère eu d’écho, pas même chez les socialistes à l’origine de cette prise de position. Le président du CSA, Michel Boyon - nommé par la droite, comme tous ses collègues -, a envoyé Hollande sur les roses : « Le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte par les autorités de régulation de l'audiovisuel depuis 1982 », au motif qu'il ne s'exprimerait pas au nom d'un parti ou du gouvernement, mais au nom du pays. Circulez, Monsieur Hollande, il n’y a rien à voir…
Vos protestations auprès de ce Conseil Supérieur de l’audiovisuel en principe chargé de garantir un certain pluralisme sont nulles et très mal venues. Sarkozy a été élu Président, il a tous les doits de vouloir être omniprésent ! D’ailleurs, les Français l’adorent leur président ! Alors…
Qui plus est, le très sympathiquement docile Michel Boyon qui est Président parce qu’il a toujours eu l’audace de ne déranger personne, n’est pas où est pour réfléchir au bien-fondé de telle ou telle pratique : Balladur préside une commission pour cela, non ? Enfin, si quelqu’un ne veut pas écouter et voir Sarkozy, qu’il zappe ou qu’il éteigne sa télé (dans ce dernier choix, le dérèglement du climat de la planète s’en trouvera amoindri)
Dessin AntonelliOn pourrait ajouter (comme Drucker s’en est félicité cet après-midi dans son émission de promotion sur Rachida Rachi) que Sarkozy a toutes les qualités pour être le super rédacteur en chef de la « Voix de la France », publique ou privée, puisque TF1 est la reine de l’actuelle Ortf.
Dans ses conditions, à quoi bon remettre en cause la « règle coutumière » des « trois tiers », selon laquelle les télévisions doivent respecter un équilibre entre les personnalités du gouvernement, celles de la majorité et celles de l'opposition ? Elle n’est en rien caduque dès lors que le chef de l'Etat est aussi chef du gouvernement, chef de la majorité, ministre de l’information et de la communication et téléguideur de l’opposition….
Au fait, il est dans quel tiers, de Villepin en ce moment ? Passons.
Reste à espérer, exhorte Le Monde, « que, à défaut du CSA, le Comité pour la réforme des institutions, présidé par Edouard Balladur, s'empare de la question et adapte les règles de la communication politique à la nouvelle donne institutionnelle. Quand bien même cela agacerait l'actuel locataire de l'Elysée, ce serait tout à son honneur ». Un joli vœu pieux.

On pourrait espérer aussi et surtout que les journalistes, et pas seulement ceux de la télévision, n’accordent de l’espace à Sarkozy qu’en fonction de l’importance de ce qu’il dit. Donc de la teneur de l’information donnée et non de la surface de la communication distillée.
Il est vrai que même chez ceux qui paraît-il incarnaient le « quatrième pouvoir » (belle légende !) la mode est à confondre, à rendre synonymes, communication et information… Comme dans les régimes que l’on disait « totalitaires ». Ah oui! On disait propagande à l’époque. Un mot qu’on utilise encore quand on parle de Castro, de Kadhafi ou de Poutine. Alors que le numéro un russe n’est pas en même temps chef de l’Etat et chef du gouvernement, mais successivement….
Quand la communication fait office de politique, il faudrait que les média servent la politique en contrôlant la « com’» : ce serait cela un « contre-pouvoir » responsable ! Mais on préfère la contestation-gadget (du style du ridicule « un jour sans Sarkozy ») à la conduite responsable… Signe des temps !
Mais restons optimistes : trop de com’ tue la com’, dit-on pour se rassurer. Certains grands communicateurs ont duré très longtemps, pourtant…
Daniel RIOT
18:55 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, télévison, presse, média, sarkozy, france, actualité
Le journalisme à l’ère électronique : Radiographie d’une crise
Ancien éditorialiste rigoureux du « Républicain Lorrain », homme de culture et de réflexions, passionné par tout ce qui fait vraiment bouger le monde (il a mis en place la Webradio d’arte), auteur (apprécié) de « Communiquer par l’image », Alain Joannès vient de publier un ouvrage à plusieurs dimensions. Qui vaut lecture et méditation non sur le « cyberjournalisme » mais sur le journalisme à l’ère électronique.
Ce manuel (à mettre en toutes les mains, et pas seulement entre celles des étudiants en journalisme) est riche d’infos pratiques, de conseils en tous genres, de ces mille et un « trucs » qui sont indispensables si l’on veut bien tirer parti de ces nouvelles technologies qui ont révolutionné les circuits de l’information sans que l’on prenne pleinement conscience des conséquences de cette révolution. Tout va trop vite. Et trop est trop en tout. Gutenberg dépassé par Mac Luhan, bien sûr…mais ce dernier est déjà dépassé lui-même !
Nous voici tous des « medianautes » « multicanaux ». Et la grande mutation est loin d’être terminée : les « neurotechnologies » commencent seulement leur règne. L’être parlant, donc « communiquant », y trouvera de nouvelles sources d’épanouissement ou d’étouffement, de progression ou de régression, de libérations ou d’aliénations.
Stupides de se montrer technophobe ! Il importe de maîtriser pour ne pas être écrasé. Pour ne pas subir les effets pervers de cette déstructuration de notre perception du temps et de l’espace qui est déjà la marque de cette ère où « l’homo sapiens sapiens » est d’abord un « zappanthrope » pour reprendre un mot de Castoriadis.
C’est en cela que ce manuel est aussi et surtout un ouvrage de réflexions. Sur le rôle nouveau du journaliste, ce « passeur » professionnel, et sur les attitudes, les comportements, les moyens d’informer et d’être informés de tous les citoyens.
Car le droit de l’information n’est pas qu’un droit de la presse : il est un doit d’informer et d’être informés. Un droit de savoir. Puisqu’il n’est point de démocratie sans connaissance. Sans ces éléments d’appréciations qui permettent de dépasser les préjugés, les a priori, les réflexes, les idées reçues et de ne pas être victimes de « l’air du temps », des « pensées uniques », des « pensées dominantes », des clichés en tous genres, des conformismes anesthésiants ou paralysants, des drogues de la paresse, toute cette « propagande au quotidien ».
Un constat essentiel dans cette perspective : Joannès met bien en relief une caractéristique national que nous ne reconnaissons pas assez, l’inforexie des Français. « L’inforexie est à l’information ce que l’anorexie est à l’alimentation ; un manque d’appétit ». Et un manque d’exigence. D’où le primat de l’émotionnel, la force des rumeurs, la puissance des imprécisions, le culte de la superficialité, le moule des conformismes (ce qui ne date pas d’aujourd’hui !).
La sur-information décrite si souvent masque une réelle « sous-information » qui favorise bien des « des-informations ». Avec des écrans qui font écran !
De cette « inforexie », les journalistes (« métier à reconfigurer », en effet !) sont à la fois responsables et victimes. Par paresse et conformisme, par « engourdissement corporatiste », par routine et mélange des genres, par oubli de l’essentiel : ce ne sont pas les « tuyaux » qui comptent, mais ce que l’on met dedans, ce que l’on y fait couler.
Or, les nouvelles technologies ne changent rien à ces « fondamentaux » du journalisme trop oubliés sur nos scènes d’ « info-spectacle », sur nos usines d’ « info-marketing », sur nos magasins d’ « info-divertissement », où le présupposé « intéressant » prime sur le pré-analysé « important ».
Ces « fondamentaux » se résument en quelques mots qui forment une chaîne (laquelle par définition n’a que « la force de son maillon le plus faible »): recueillir, vérifier, décrypter, analyser, structurer, hiérarchiser, mettre en perspectives, formuler et diffuser. Les technologies nouvelles favorisent chacun de ces fondamentaux, mais tout (ou presque) se passe comme si elles les affaiblissaient, ce qui est un comble ! Sans doute parce que le « rich media » exige le respect d’autres « fondamentaux » : ceux des « éducateurs », des « instituteurs », des « professeurs ». Dans information, il y a FORMATION.
Merci à Alain Joanès pour cette brillante contribution qui trouve son prolongement sur internet, évidemment, avec un blog ! http://www. journalistiques.fr
Daniel RIOT
16:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, journalisme, web, information, blogs, presse, medias
20/09/2007
Une exclusivité TF1 et France 2 : Ce soir, le Roi Sarko parle à ses Sujets
Décidément, la « Doulce France » est un Royaume fantastique… Même les pauvres Belges plongés dans leur royale crise existentielle peuvent se permettre de sourire de notre République monarchique où les pratiques, les effets et les jeux de Cour sont plus développés qu’en tous lieux d’Europe (sauf au Kremlin, peut-être).
Ce soir, le Roi parle. A la télé. En exclusivité sur deux chaînes : TF1, l’officielle privée, et France 2, l’officielle publique. Avec deux « pages » (si l’on peut dire) connus pour leur impertinence.
Depuis lundi, le Souverain avait pourtant tenu la vedette de tous les JT et envahi des heures durant les chaînes d’info continue transformées en « la Voix du Maître en direct ». Mais les choses étant ce qu’elles sont (une poussière de point en moins dans les thermomètres de la popularité), le Roi a un impérieux devoir de communiquer impérialement.
Dans quelque temps, on va enrichir les dictionnaires de dictons : « Trop de Sarko tue Sarko », mais en l’état, s’il ne parlait pas du tout, le temps d’une journée, les observateurs courtisans s’interrogeraient gravement : « Pourquoi tant de silence » ?
UN "FAN" DU "PETIT RAPPORTEUR"
Et puis tout de même, sans lui, aujourd’hui, la Une de l’actualité aurait été « Cécilia aux obsèques de Jacques Martin »… Le Roi, qui a beaucoup appris en regardant « l’école des fans », sait que tous les « petits rapporteurs » auraient pu avoir l’impertinence de rappeler qu’à Neuilly, ville du Royaume, un officier d’état civil était tomber amoureux de la femme qu’il mariait à un ami et que la concupiscence, cette arme de pouvoir prendre des cœurs et s’emparer des trônes, peut être plus forte que tout.
« Prends mon écharpe tricolore, Jacques…Moi, j’ai le lasso qu’il me faut. Ce que Sarko veut, Sarko peut… Et je prendrai la France comme on prend une femme ! En niquant tous ceux qui en rêvent ». En ce jour de deuil, ce genre de rappel est inconvenant, il faut en convenir.
Cécilia doit avoir un autre souci : son amie Rachida (qui porte toujours, en talisman, le bracelet aux cœurs croisés par elle offert) a de plus en plus de problème. Pas avec son cabinet où les collaborateurs ne font que passer), mais avec les magistrats, les avocats et tous ces gens de justice qui ne comprennent rien. Ou pas grand-chose à la lecture sarkozienne de la « séparation des pouvoirs ». Montesquieu ? De Grâce, Sire, son œuvre est inconnue en « Sarkoland ».
LE POUVOIR N'EST PAS DU SAUCISSON
D’ailleurs pourquoi séparer tout ce qui est intrinsèquement, d’une façon innée, lié ? Le pouvoir, c’est le pouvoir. Point. Tout est dans tout, non ? Le pouvoir, ce n’est pas du saucisson. Les Français ont élu leur Roi pour qu’il assume tout : politique, justice, presse, fric, fisc, police, législatif, exécutif… tout n’est pas encore parfait, puisqu’il existe encore des Conseils (constitutionnel et d’Etat) qui peuvent contrarier des politiques « qui s’imposent dans l’intérêt des Français et que les Français réclament », mais faites un sondages : vous verrez à quel point les magistrats et les avocats sont impopulaires.
Rachida, elle, est vient de la magistrature. Elle sait ce que c’est. Et elle sait ce qu’il faut faire. Elle ne va d’ailleurs pas assez loin : Comme Hortefeux (qui n’est pourtant pas ministre de l’intérieur) l’a fait pour les préfets, elle devrait convoquer tous ceux qui méritent d’être… convoqués. Pour les rappeler à l’ordre, et leur donner des ordres ! Même dans sa nouvelle carte judiciaire, elle ne va pas assez loin la trop gentille Rachida. Pourquoi tant d’argent pour rendre la justice ? Un chêne et un bon roi suffiraient, non ?
C’est pour avoir une justice plus juste que les Français ont élu Sarkozy. Et c’est à cela que Rachida travaille. Oui, la justice doit être indépendante. De tout. Sauf du pouvoir. Si le Roi élu pour cela ne le dit pas, qui le dira ? D’ailleurs, Dati, elle cite même Badinter parmi les anciens Gardes des Sceaux dont elle s’inspire. Alors…
LA CONCERTATION SELON SARKO...
En plus, depuis quelques heures, les porte-voix des forces « syndicales », donc de la plèbe, se font trop entendre. Assourdissants leurs discours ! Pourtant, le Souverain avait pris des pincettes ne manquant pas une occasion de tartiner mille et un compliments. Un Président Roi n’est pas élu pour écouter les autres parler… Surtout quand il a la gentillesse de ne pas « passer en force » et de laisser du temps à la concertation, à condition que l’objectif atteint à l’arrivée soit à l’identique celui qui était imposé au départ. C’est le Roi qui a la légitimité du suffrage universel, et non des délégués d’organisations si peu représentatives…
Et puis, il y a trop de mésententes (déjà) à la Cour. A tel point que l’on parle déjà d’un remaniement alors que l’état de grâce est encore chanté par la chorale des gazetiers de la Cour…
Ne voit-on pas les employés du gouvernement de sa Majesté oser montrer leur désaccord sur l’utilisation de l’adn, ce test qui entraîne chez Hortefeux une de ces jouissances que seuls des chasseurs comblés par leurs trophées peuvent avoir ? On a même entendu une insolente parlementaire poser la question des tests adn pour les couples « recomposés » (y compris royaux).
L'ADN, C'EST INNE, PAS ACQUIS
La filiation, une simple affaire de génétique ? On repart sur des débats (royaux) sur l’inné et l’acquis déjà lancés dans la campagne dite présidentielle qui a précédé le sacre par des esprits sous influence des « néo-cons » et des « créationnistes » américains. Au fait, les qualités extrêmes du Sieur Hortefeux « le trop gavé », elles sont innées ou acquises ?
Bref, la « grand messe » télévisée royale s’imposait. Ce n’est pas tout… Il y a les vrais enjeux. Le Roi en sa tête couronnée ne rêve-t-il pas de transformer (en douceur) le Code du Travail en Code du Capital, la fonction publique en fonction privée, la sécurité sociale en assurance sociétale, et faire que le mot « retraite » ne couvre que son sens premier : se mettre ou être en retrait ?…. Qui parlait de « modèle social français» ? Guizot déjà exhortait : « travaillez plus pour gagner plus».
Il est vrai que nous avons tous intérêt à « gagner plus », car il faudra dépenser beaucoup pour compenser ce que nous allons perdre à terme, surtout si comme la plupart des salariés qui ne peuvent ni tricher avec les lois, ni exploiter les autres, ni jouer aux tables de « l’économie casino » nous ne bénéficions pas des cadeaux fiscaux généreusement offert (sans dialogue social, sans concertation) qui gagnent plus non parce qu’ils travaillent plus, mais parce que leur fric peut mieux rapporter…
MORIN A DEJA EXPLOSE EN RASE-MOTTES
Je sais. On va là m’accuser de sombrer dans une démagogie d’opposant. J’en conviens. Mais comment répondre à la démagogie des « cire bottes » ?… « Je les niquerez tous », lançait Sarkozy selon de bons auteurs jamais démentis. « Niqués », nous sommes tous. Mais certains le savent plus que d’autres. C’est comme le (mauvais) mot de je ne sais plus qui à propos des malades : « Nous sommes tous malades, mais certains le savent, d’autres pas »
Il en est un (parmi d’autre) qui ne sait pas qu’il est « malade » (ou « niqué », en royal langage sarkozien), c’est le brave ministre de la défense, Morin le lumineux, l’ami fidèle de Bayrou (tous les traîtres sont ami fidèle de ceux qu’ils trahissent, sinon ils ne pourraient pas être traîtres !). Lui qui sait pourtant être brillant quand il ne dit rien vient de lancer une torpille dans la nature : Le Président m’a dit que des ministres vont exploser en vol, a-t-il sourit en n’ayant visiblement pas compris qu’en s’adressant à lui, Sarko le malin parlait d’abord de…lui !
Il est vrai que cette semaine nous avons appris que le vrai ministre de la défense est, en fait, celui des affaires étrangères. C’est Kouchner, en effet, qui lance le mot « guerre ». ses mises au point, ses rectificatifs, ses procès en journalisme n’y changent rien. Il a dit ce qu’il a dit : j’ai suivi l’émission en direct et j’ai bondi sur le champ. Mais je me garde de mettre Kouchner et Morin dans le même sac. Bourde, il y a chez Morin. Propos calculé, il y a chez Kouchner !
Morin confirme son grand sens politique en appelant de ses vœux l’arrivée de nouveaux « ministres d’ouverture » dans ce cabinet royal où Fillon (« le poste fictif de Matignon », aie-je lu sous une bonne plume) a oublié que, dans son sens premier, le mot « collaborateur » n’a rien de péjoratif… Il y trouverait confirmation de tout ce pour quoi il avait fait campagne aux cotés de Bayrou, Morin le malin.
C’est bien, soldat Morin, mais nous n’avons visiblement pas soutenu le même programme et me même candidat. Bayrou prônait non une « ouverture » factice, mais une Union nationale contractuelle. Nuance. Et si vous vouliez vous montrez digne des illusions sur vous que vous avez su, un moment, entretenir, Monsieur le ministre, vous tiriez parti de vos prestations télévisées pour rappeler ce que Bayrou disait des déficits, des fonctions publiques, de la social-économie, de la démocratie sociale, de l’éco-économie, de l’indépendance de ma magistrature, de la démocratisation du régime, de…
Oh ! Il est vrai que vous avez oublié tout le fiel (vite effacé) que vous aviez déversé sur votre blog contre Sarkozy aujourd’hui par vous tant apprécié. Vous ne risquez pas « d’exploser en vol », M. Morin. Vous volez trop pas, et voilà longtemps que vous avez implosé en rase-mottes: un porte-feuille ministériel, surtout quand le Château concentre tous les pouvoirs, c’est comme une décoration qui récompense davantage les impostures que les postures. Mais pourquoi diable ais-je le besoin de vous consacrer autant de place dans ce billet d’humeur ?
MORIN, SOYEZ MEILLEUR POUR...SAUVER LE MODEM
Ah ! c’est vrai :le seul vrai reproche que je vous fait, c’est de ne pas avoir assez de qualités pour attirer au « Nouveau centre » les « centreux » de l’udf qui, comme vous n’ont rien compris à la démarche de « résistance constructive » de Bayrou et du MoDem … Mais même cela vous dépasse. Au moins, vous avez quitté clairement l’udf : c’est plus noble que ceux qui font les mêmes calculs politiciens que vous en y restant pour jouer les taupes et les doryphores. Moralement, le déserteur est plus digne que le saboteur.
Daniel RIOT
15:05 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, presse, politique, télé, justice, défense, kpouchner
17/08/2007
L’Europe coquine : Et les têtes (pensantes) des « fesses chics » ?
La chronique de CLIO pour RELATIO : « Le femme est une fleur, la plus faible de la nature, mais une fleur pensante »…
Si Pascal (à Dieu ne Blaise) avait oublié l’homme et son roseau, peut-être sa boutade aurait-elle eu le même effet que le nez de Cléopâtre en plus court sur le vie du monde…Allez savoir !
Mais Pascal s’il a bien inventé la brouette (ce qui reste à prouver) en était resté à la position du missionnaire : la femme est faite pour le plaisir de l’homme et pour le péché, non pour la pensée… L’une vient de Venus et l’autre de Mars, que voulez-vous ? Rodin a fait un Penseur, non une Penseuse...
"Ainsi l'homme est si malheureux, qu'il s'ennuierait même sans aucune cause d'ennui ", disait le même Pascal. Alors, que ferait-il sans nous, l'homme ?
Allô Nietzsche ? Ici Lou… Est-il vrai que «Le bonheur clé l'homme dit : «Je veux» et le bonheur de la femme dit : «Il veut» et que «L'homme est fait pour la guerre, la femme pour le repos du guerrier.» ?

Si je délire ainsi c’est parce que je viens de lire le NouvelObs de cette semaine. Cet hebdo qui m’a fait grandir avec Brétecher me fait encore plus rire l’été que durant les autres saisons… Grand titre de la semaine : « Les philosophes et les femmes ! » C’est dans la droite ligne du débat sans fin « refondez la gauche », sans doute…
Franchement, je n’y ai pas appris grand-chose. Même Michel Onfray qui d’ordinaire sait extraordinairement parler beaucoup pour dire peu enfonce des portes ouvertes, comme si le sujet lui coupait la chique…

J’ai lu une jolie perle aussi à travers une question à Frédéric Pagès sur « Comment expliquez-vous cette résistance a la mixité de la philosophie ? »: « On peine à citer le nom de philosophes femmes, hormis Beauvoir, Simone Weil et Hannah Arendt... qui du reste n'en sont pas, à strictement parler. » Des femmes ou des philosophes, « à strictement parler » ?
Frédéric Pagès, l'auteur de «Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes» (Mille et Une Nuits), qui veut en finir avec « la dictature des fumeurs de cigares de la Sorbonne (comme si les femmes, à strictement parler, étaient incapables d’apprécier et de fumer le cigare), n’a pas réagi. Prise de court, le bel esprit…
Il s’en est tiré par un petit historique (contestable) :
« Il existe peut-être une autre manière, plus féminine, de faire de la philosophie, qu'on trouvait déjà dans la Haute Antiquité sous les traits de quelques Aspasie et autres Hypathie éduquées à la dialectique, et qui resurgit aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les cercles de discussion et les bureaux d'esprit dominés par les femmes. Ce n'est qu'ensuite, au XIXe siècle, qu'on attribue à ces lieux d'échange le nom péjoratif de «salons», et que se perd l'héritage du rôle qu'ont joué les femmes dans la culture. »
L’Obs réussit même l’exploit de nous offrir un « bêtisier » qui, au nom de la mise à l’index du machisme va donner du grain à moudre (encore) aux mecs les plus ringards « qui oublient de penser » même quand ils sont intelligents. Nous n’avons vraiment « aucune génie », nous les femmes, ces « mâles avortés », comme disait Aristote…

Mais oui, Joseph de MAISTRE : «Les femmes n'ont fait aucun chef-d'oeuvre dans aucun genre.»…
Mais bien sûr, Mister SCHOPENHAUER : «Ce qu'on appelle à proprement parler la «dame européenne» est une sorte d'être qui ne devrait pas exister. Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intérieur, appliquées au ménage et des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l'on formerait non à l'arrogance mais au travail et à la soumission.» Pourtant Adorno s’interrogera : « La femme elle-même n'est-elle pas le produit du fouet ?»
Je n’insiste pas, le « castrat » que j’ai le malheur d’être (pour mon plus grand bonheur, je dois dire…) se console en relisant ce constat d’échec de Freud qui est celui de (presque) toute l’humanité « mâle » : «Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : que veulent-elles au juste ?».
Mais rien Sigmund, sauf …philosopher ! Dommage que le Nouvel Obs n’ait pas songé à reprendre cette « pensée de Pascal » dans son dossier : « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. »

Heureusement, le même NouvelObs nous fait sérieusement réfléchir avec sa rubrique « estivale » : «Des Fesses chics » dans la rubrique (lubrique ?) « les plus belles nues »…Voilà de la vraie philosophie, où la femme sujet redevient objet,œuvre d’art. et est portée aux... nues. Elle redevient objet de désirs et fruit de mâles pensées qui n’ont que peu de liens avec la Philia. Mais c’est, aussi, de la Cul-ture…

Cela dit, j’adore aussi les photos de Guy Bourdin. Qu’une « fesse chic » le fasse découvrir (ou redécouvrir) est une œuvre pédagogique : Bourdin est l’un des traits d’union entre peinture et photo. Mais les hasards des « chemins de fer » des journaux sont tout de même parfois étranges : une femme acéphale dans un numéro sur les femmes et la pensée, c’est une vraie provoc’, non ?
« D'une paire de fesses, Bourdin a su donner une leçon d'images », souligne, en esthète pensant, Bernard Géniès. Dans le contexte du Nouvel Obs de cette seamine, c’est une leçon de (non) sens. Les institutions européennes se battent pour que l’égalité concerne les femmes et les hommes. Que d’efforts encore à déployer ! Le Nouvel Obs (qui fait nettement mieux pour la « défense et illustration » des femmes) va peut-être faire un numéro sur les femmes à « fesses chics » ET à tête choc …
CLIO
Toutes les photos de cette note sont évidemment signées Guy Bourdin
22:42 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, sexes, philosophie, presse, photographie, mode
11/08/2007
Démocratie : Où s’arrête le droit à l’humour ? Nez rouge princier et pieds de nez à la liberté de la presse
Dure, dure, la liberté d’expression. De plus en plus, même en certaines contrées dites démocratiques qui risquent bientôt de n’avoir plus guère de leçons à d’autres, où la censure d’Etat, de parti ou de « grands chefs » religieux est la loi… Difficile, la pratique de l’humour. De plus en plus, semble-t-il, même en certaines contrées qui furent les premières à dénoncer l’intolérance des mollahs face aux caricature du Prophète dans un journal européen…
En France, un blog a été condamné pour outrage au ministre de l’intérieur. Comme la justice est lente, le ministre en question est devenu Président de la République avant le prononcé du jugement… D’autres blogeurs (locaux comme à Puteau) ont quelques problèmes, mais pour l’heure, c’est l’autocensure qui fait plus de ravages que la censure. Passons..
(dessin NON censuré...)En Espagne, c’est une double caricature en un dessin qui a fait scandale (et affaire judiciaire) : posture outrageante du couple princier et ironie sur la prime naissance offerte par le gouvernement…
Au Maroc, où chacun s’accorde à reconnaître que la liberté de la presse est plus grande qu’ailleurs au Maghreb (ce qui n’est pas très difficile, il est vrai), l’affaire semble plus politique que journalistique : l’offense au Roi réprimée est un signe d’autorité pour enlever des voix aux législatives aux intégristes qui font campagne sur le laxisme du régime de Mohammed VI.
Il n’empêche : les affaires de censure dans ce Royaume ternissent l’image du Souverain qui, par ailleurs, sait si bien faire rimer modernisation et démocratisation et tenir compte de tout ce qu’il a pu apprendre et méditer en travaillant à la Commission de Bruxelles à l’époque de Jacques Delors…
Le comble de la censure gratuite vient d’un pays membre du Conseil de l’Europe :la principauté de Monaco. Un nez rouge fait déborder le vase de l’acceptable… En dix jours, un site Internet d'opposition a été fermé, et un sujet du prince a comparu pour "offense au chef de l'Etat". Il risque six mois de prison ferme parce qu'il avait voulu importer l'esprit "Charlie Hebdo" sur le web de la principauté.
montage 20 minutes (par solidarité)Quelle idée d’affubler Son Altesse Sérénissime Albert II d'un nez rouge, et de le baptiser « chef clown séducteur" ? Quelle idée aussi d’accorder à une douzaine de dignitaires politiques de la Principauté le m^me appendice nasal ? Quelle idée encore de s’inspirer d’une rumeur sur quelque rumeur circulant de mauvaise langue en mauvaise langue sur l'un des hauts fonctionnaires de la principauté, en écrivant qu'il participait à des « ballets de couleur pastel ». A l’injure, à l’offense s’ajoute la "diffamation"…

L’auteur, un organiste à la Chapelle des Carmes, attend le jugement avec angoisse. On le comprend. Et il a perdu son emploi. Il en devient un personnage : un monégasque au chômage, c’est rare. Et malhuer à ceux qui prennent sa défense : L’ADIDM, Association pour la défense des intérêts et droits à Monaco (ADIDM) a été dissoute. Tout cela va finir devant la Cour européenne des droits de l’Homme de strasbourg. Cela consoler les Russes… Avec un belle bataille d’arguments en perspective : le ministère s’appuie sur les mesures contre les discrimination envers les étrangers travaillant dans la principauté,en l’occurrence un « immigré » venu de la préfectorale française, Jean-Paul Proust, ancien Préfet de police de Paris devenu ministre d’Etat de Monaco.

Mais, j’y pense, aies-je le droit d’écrire tout cela ? Relatio censuré en principauté : ce sont les Chinois qui en seraient consolés…
On pense bien sûr à « Monaco, une affaire qui marche », le livre-enquête de Roger-Louis Bianchini (Seuil, 1992)… Sur ce Rocher classifié « territoire non coopératif » par l’OCDE , on peut tout dire sauf du mal de ce qui s’y passe. Alors, la satire, l’ironie, la caricature ?... Comme dit la pub (parfois mauvaise) pour une marque de rillettes, « nous n’avons pas les mêmes valeurs ».
Amusant encore : En cherchant à recueillir une réaction du gouvernement sur la liberté d'opinion, Rue89 a joint un chargé de communication qui n'était « pas habilité à communiquer ». « Une première », note Rue89.« Finalement, il a rappelé pour préciser que les saisies de journaux ne sont possibles "que dans le cadre d'une procédure judiciaire". Puis que la loi n°1299 du 15 juillet 2005 autorise "toute publication sur tous types de support". On n'en saura pas plus (…) Heureusement, le 19 septembre, dans un grand hôtel parisien, Monaco tiendra "à destination de la presse" un salon sur ses "trois pôles d'excellence, le bien-être, le business & congrès et la culture".
A noter (sans rire) : Le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe a publié un rapport sur Monaco
Rien de grave n’y est signalé… Nous en sommes soulagés. Il a aussi adhéré au GRECO Il participe donc activement à la lutte contre la corruption. Nous voilà encouragés. Et le Conseil de l’ Europe milite pour la liberté de la presse Nous le savions. Et c’est ce qu’entre autres nous apprécions chez lui. Mais comment définir cette liberté qui rime, bien sûr, avec responsabilité ? Tout est là… L’article 23 de la constitution monégasque garantit cette liberté … en prévoyant « la répression des délits commis à l'occasion de l'usage de ces libertés ». RSF a décidément beaucoup de pain sur la planche.

Il est vrai qu’il y a plus grave … Hier, deux patrons de radios ont été tués en Somalie Avant-hier, deux jeunes journalistes ont été tués à Jaffna, au Sri Lanka En matière de liberté de presse dans le monde, nous en sommes presque à une annonce mortuaire par jour… Cela n’a vraiment rien de drôle.
Comme n’ont rien de drôles les agressions dont mon amie Taslima Nasreen a été victime dans le sud de l’Inde. Elle finit par s’y habituer, Taslima, à ce type d’agressions. Dieu sait qu’elle en a subi depuis sa « condamnation à mort » par une fatwa de 1993 ! Aujourd’hui, la justice indienne lui demande des excuses publiques et « exige » qu’elle …brûle ses livres!
Daniel RIOT
17:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : liberté, humou, presse, monaco, maroc, espagne, conseil de l'europe

















L’Europe gourmande est en en deuil. Avec tous les gourmets..Paul Haeberlin, nous a quitté ce


C'est l'un des cris de Daniel Riot qui a consacré (et consacre) l'essentiel de son activité personnelle et professionnelle à la "construction européenne" qu'il suit de près depuis 1969. C'est l'un des coups de gueule et de coups de coeur qu'il a confié à sandine KAUFFER dans le livre préfacé par BHL et Glucskmann qui a été présenté hier à 19 heures à la librairie Kléber, à Strasbourg. Que ce livre sorte le jour de l'Europe n'est évidemment pas un hasard....




