04/01/2009

L'offensive israélienne à Gaza sur relatio-europe

GAZA : UNE GUERRE A HAUTS RISQUES... PDF Imprimer Email
Samedi, 03 Janvier 2009 23:28
...MAIS ISRAEL AVAIT-IL DAUTRES CHOIX ?
Par Daniel RIOT

Les risques sont évidents et graves : de nombreux civils tués ou blessés, des pertes israéliennes plus lourdes que prévu, un enlisement de Tsahal face à des combattants de l'ombre, l'ouverture d'un front à la frontière libano-israélienne par le Hezbollah, une nouvelle Intifada, une déstabilisation de toute le Proche-Orient par des débordement « de la rue » qui ont commencé, reprise d'actions terroristes en Europe et ailleurs. Voire davantage...c'est-à-dire pire. L'agence russe Ria Novosti publie une « Tribune » au titre qui donne le frisson : « Le début de la troisième guerre mondiale ?» Le point d'interrogation n'enlève rien à la pertinence de la question...
GAZA: LES CHARS ISRAELIENS FRANCHISSENT LA FRONTIERE PDF Imprimer Email
Samedi, 03 Janvier 2009 19:46
(mise à jour 20h30 puis 20H50, 21H06, 21H 21, 21H37, 23H00, samedi 0H10) C'ETAIT ANNONCE: L'ARTILLERIE ISRAELIENNE EST ENTREE EN ACTION ET DES CHARS  SONT ENTRES DANS LA BANDE DE GAZA...Israël a franchi, ce samedi 3 janvier, une nouvelle étape dans son offensive contre le Hamas en déclenchant des tirs d'artillerie contre la bande de Gaza..
Selon Guysen News, l'infanterie a atteint Beit Hanoun,vers 20h20 et la marine prend également position au large de Gaza. Ces tirs de l'artillerie ont commencé à 16 h 30, heure locale (15 h 30 à Paris), notamment à Beit Hanoun, Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, et dans le secteur de Khan Younès dans le sud. Ils ont été suivis par une entrée des chars, vers 19H30 sur le territoire de Gaza dans une opération coordonnée avec l'aviation.
Cette nuit un porte-parole de Tsahal précisait que les fantassins de Tsahal poursuivent leur progression dans le nord de la Bande de Gaza conformément aux plans établis. Aucune ''résistance massive'' ne leur est opposée et aucun "incident inhabituel" n'est à signaler.


10/07/2007

Palestine: Kouchner entraine neuf ministres de l'Union dans un devoir d'ingérence militaire

COMMENTAIRE RELATIO: Devoir d'ingérence? oui. Avec une finalité humanitaire, mais avec des modalité militaires. Qu'en pensent Sarkozy et les autres membres du Conseil européen?  C'est une idée qui pour l'heure est lancée, non un projet qui est formulé. D'ailleurs, Javier Solana, le Monsiuer "affaires étrangères " de l'Union,  ne figure pas dans la liste des sugnataires de la Lettre adressée à Blair, bombardé médiateur au proche-Orient...

A suivre, donc. A analyser, surtout. Et à jauger en imaginant toutes les conséquences possibles que pourrait avoir une  "force internationale robuste" s'appuyant "sur un accord inter-palestiniens"...

Une question surgit très spontanément: Kouchner a-t-il "taté le terrain" à Jérusalme avant de prendre son initiative audacieuse et courageuse, mais périlleuse... Un débat complexe est ouvert.

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06/12/2006

Ségolène de retour du Proche-Orient: Un pari gagné

« Ah ! C’est dur, la diplomatie » aie-je écris sur ce site en commentant des dépêches d’agence. Ah ! C’est risqué de faire des commentaires à chaud, surtout quand on use (et buse) d’un ton polémique. L’honnêteté m’oblige à reconnaître que les « boulettes orientales de Ségolène » étaient trop épicées…

Je ne regrette pas mes appréciations sur le fait que (quelque soit la version des traducteurs) Mme Royal n’ait pas, d’une façon ou d’une autre, réagi à une comparaison (trop souvent faite par les porte paroles des miliciens du Hezbollah et du Hamas) entre la Résistance qui  été faite  contre le régime nazi et les combats menés contre « l’occupation » israélienne.

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Mais la tempête déclenchée en France par son silence, son défaut d’audition et l’embarras de sa première mise au point (tardive) a dépassé les bornes de la décence et des règles du débat démocratique. Et bien des leçons données en France  à Ségolène se retournent contre celles et ceux qui les  donnent. Le témoignage de l’Ambassadeur de France au Liban aurait dû les faire taire. L’accueil que Mme Royal a reçu en Israël aussi…

Voir le Dr Douste-Blazy, par exemple,  donné  des leçons de rigueur  diplomatique a quelque chose de tragi-comique… Voir Sarkozy, autre exemple,  oublier ses propres   boulettes américaines  a de quoi inspirer quelque ironie… Lire le long commentaire de l'UMP  aussi... Passons. Et reconnaissons les faits tels qu’ils sont : Ségolène a gagné l’essentiel de  son pari oriental. Comme Jean Daniel  l’écrit sur son blog, « Le pari de l’audace l’a emporté sur le risque de la présomption. »

 Au Liban, dans les territoires palestiniens et en Israël, elle a vu et entendu tout le monde ( sauf le Hamas). Et elle a été reçue partout avec des égards réservés à des chefs d’Etat en exercice.

J’ai été assez rude sur ce blog envers elle sur ce site pour lui tirer mon chapeau. D’autant plus que, contrairement à ce qu’a pu dire Mme Alliot-Marie, la candidate socialiste, sur le fond, n’a en rien trahi ou desservi les positions « de La France ».

Voir tout le monde, écoutez tout le monde (ou presque puisqu’elle n’a pas vu des représentants du Hamas, « organisation terroriste ») et tenir me même langage à tout le monde : elle a montré sur un terrain difficile (l’un des plus difficiles qui soient) qu’elle avait peut-être su retenir les leçons diplomatique de François Mitterrand et que son « oral » raté pendant la campagne interne au PS sur la politique étrangère ne devait pas entraîner des conclusions trop hâtives et une sévérité excessive.

Le point le plus contestable, (mais c’est sa position et elle s’y accroche),  concerne sans aucun doute  le nucléaire civil iranien.  

Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui a été signé en 1968 et compte aujourd'hui 189 signataires, souligne qu'aucune de ses dispositions "ne sera interprétée comme portant atteinte au droit inaliénable de toutes les parties au traité de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques".

Ce que réclame Ségolène Royal (qu'aucun pays, pas même les Etats-Unis ou Israël, ne demande) reviendrait à rendre caduc le TNP. Cela mérite un débat plus approfondi que une ou deux  phrases du type : « "Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s'est clairement exprimée contre l'accès de l'Iran au nucléaire civil. »…Surtout dans cette période où des négociations (officielles et  secrètes) riches d’enjeux sont en cours.

Daniel RIOT

 

02/12/2006

Les boulettes orientales de Ségo-la-gaffeuse: L'enfer est pavé de bonnes intentions...

Oh! Que c'est dur, la diplomatie... je connais assez le LIBAN pour savoir qu'il ne suffit pas d'"écouter" les uns et les autres pour réunir les uns et les autres....Et que les meilleures intentions ne font les meilleures actions. Pire: l'enfer "pavé de bonnes intentions" est là-bas. Rien à voir avec le Poitoou-Charentes d'aujourd'hui

Les agences :"Ségolène Royal, qui a rencontré vendredi 1er décembre la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise, s'est livrée à un exercice délicat de dialogue avec un de ses membres, député du parti chiite pro-syrien Hezbollah.La candidate présidentielle socialiste, qui a annoncé sa volonté "d'écouter tout le monde" lors de son voyage au Liban, a répondu à des interventions de députés de tous bords. Dix-sept membres de la commission étaient présents. En réponse à un long exposé du député du Hezbollah Ali Ammar, qui a fustigé "la démence illimitée de l'administration américaine", Ségolène Royal a frôlé le faux-pas en affirmant qu'"il y a beaucoup de choses que vous dites que je partage", citant en premier exemple "l'analyse du rôle des Etats-Unis".

Pauvre Ségolène: on ne discute pas avec le Hezbollah comme avec le parti radical (de gauche ) français....

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Les agences (encore): "Le discours du député, en langue arabe, était traduit par deux interprètes, un pour la candidate et ses collaborateurs, un second pour les journalistes français.Ségolène Royal, qui est invitée mi-décembre au congrès du Parti démocrate américain, a rectifié le tir en fin de réunion. "On me dit que ce que j'ai dit tout à l'heure pourrait prêter à confusion donc je vais bien préciser le sens de ma pensée par rapport à ce que j'ai dit sur l'intervention de l'administration Bush en Irak, je ne voudrais pas que ce soit confondu avec une condamnation globale de l'action des Etats-Unis", a-t-elle déclaré. C'est bien çà. En diplomatie, il vaut mieux éviter les situations qui exigent des mises au point... Un démenti n'efface que rarement un "démend dit"... L'ENA et un quart de siècle dans les apareils du PS n'immunisent en rien contre les bévues, les bavures et les dérapages. la conduite sur le verglas, c'est un art. Surout dans cet Orient compliqué où l'on va toujours avec des idées trop simples, redirait en substance De Gaulle. Ségo au Liban, c'est une nouvelle fable: le Cèdre et le roseau.Le problème, c'est que le roseau n'est pas "pensant", dirait Blaise  PascaL

"Il ne faut pas confondre cette appréciation des choses avec une condamnation globale des Etats-Unis qui est un pays dont la France est également ami et avec lequel nous avons beaucoup de convergences, je tenais à ce que ce soit précisé", a poursuivi la candidate. Rappelant le "droit" des Palestiniens à un "Etat souverain et viable", elle a exprimé "une divergence de vue" avec le député du Hezbollah sur Israël."Je ne veux pas, comme vous, parler d"entité' à propos d'Israël, puisque l'Etat d'Israël existe. Il a droit à la sécurité", a-t-elle insisté, en référence à l'expression "entité sioniste" utilisée par le Hezbollah.

Une précision utile, en effet, même si elle est assez bizarrement formulée... Douste-Blazy n'aurait pas  fait Pire... On a beau relirela phrase: elle est mal distillée. Les plus francophones des Libanais n'ont pas du tout comprendre, même  s'ils manient le français mieux que moi...

Les agences de presse (toujours): "Ségolène Royal n'a en revanche pas répliqué à une comparaison faite par le député du Hezbollah entre "le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté" et le "nazisme qui a occupé la France". La candidate, qui n'a pas abordé lors de cette rencontre la question des deux soldats israéliens enlevés mi-novembre au Sud-Liban, l'a ensuite fait pendant le dîner, auquel n'a pas participé le député du Hezbollah, a précisé un de ses conseillers."

Là, il y a manquement, erreur et faute. Elle ne frôle pas le faux-pas , comme disent des commentateurs trop indulgents. Il y a faux pas ... Et ligne rouge dépassée. Au moins par manque de vigilance...Retrait de permis, dirait-on sur nos routes! Il est vrai que Ségolène a passé la moitié de sa campagne interne au PS à tenter de corriger une semaine les bêtises qu'elle avait commises la semaine précédente .Et que cela lui a réussi. Mais on ne fait pas de la diplomatie comme on joue aux dés ou aux cartes  en famille. C'est plus que grave. C'est plus qu'inquiétant.

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Ségolène Royal se rendra ce dimanche en Israël et dans les territoires palestiniens pour rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Quelle bourde au programme? A suivre...

DSK reviens! Trop de militants-supporters-sélectionneurs du PS se sont trompés... Ils ont oublié qu'un candidat ou une candidate à l'Elysée n'avait pas droit à une période stage à l'essai....Ni à un permis à points avant la prise de fonctions.  L'enjeu des Présidentielles c'est d'abord la crédibilité nationale. Jean-Louis Bianco, son directeur de campagne,  qui sait ce que "responsabilité" veut dire devrait lui remonter les jaretelles (comme on disait jadis les "bretelles": l'image  n'a rien de sexiste)... Les ereurs de castings se payent toujours cher. Surtout quand elles sont collectives...

 

07/10/2006

PALESTINE: La BOMBE risque d'exploser... et celà va faire (très) mal...

Peur, très peur… De la Corée du Nord, « nucléaire ». De l’Iran en voie d’être « nucléaire ». Des terrorismes des « islamo-fascismes ». Des explosifs pakistanais qui sont des bombes à retardement trop minimisées. Et de la Palestine, surtout. Une « tragédie annoncée », titre Le Monde dans son « édito » de son  édition d’aujourd’hui. Il a raison. Même si l’ampleur de cette « tragédie programmée » reste imprévisible…

Tant que le Hamas s’en tiendra à sa position de base et de principe (« Nous ne reconnaîtrons jamais, jamais, jamais l’Etat d’Israël ») , nous avons le devoir d’avoir PEUR… Nous payons ainsi une grave erreur : la DEMOCRATIE, si louée, ne se résume pas à une arithmétique de votes, à des additions de suffrages, à des consultations « populaires ». Elle est d’abord une grille de valeurs. Les Américains l’ont trop oublié en acceptant que le Hamas se lance dans une compétition dite « démocratique » qui n'était qu'arithmétique….

 

Je cite l’édito du MONDE : « Il  y a presque un mois, le 11 septembre, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Ismaïl Haniyeh, premier ministre, concluaient un accord pour former un gouvernement d'union nationale palestinien. Ce texte, dit "d'entente nationale", ouvrait une porte de sortie honorable à l'impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement palestinien dominé par le Hamas, organisation inscrite sur les listes européenne et américaine des mouvements terroristes, sortie victorieuse des élections du 25 janvier. Cet accord offrait également la possibilité de reprendre l'aide internationale, suspendue au lendemain de ce scrutin. Cette petite lueur n'a pas duré longtemps. » 

 

C’était prévisible ; Le Hamas dont le développement a été favorisé par les « services américains » n’a jamais accepté les résolutions de l’ONU sur la création de l’Etat d’Israël.

 

J’en reviens à l’édito du Monde : « Certes, il n'était pas facile de mettre sur pied un gouvernement dont la composition et le programme politique devaient respecter les différentes forces. Pourtant, le document d'entente nationale, fruit d'un compromis laborieux, est suffisamment clair. Mais c'était compter sans les réticences des irréductibles du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, qui n'a toujours pas accepté d'avoir perdu le pouvoir en janvier. C'était aussi compter sans la direction politique du Hamas, basée à Damas, qui voit d'un mauvais oeil tout arrangement avec "l'ennemi sioniste". Cette hostilité trouve à s'alimenter dans le comportement du gouvernement d'Ehoud Olmert, qui laisse se poursuivre la colonisation des territoires occupés et dont l'armée continue de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza, pourtant évacuée il y a plus d'un an. »

 

Non. Le bricolage, en diplomatie, peut être  catastrophique. Or, là, nous avons (mal)  « bricolé »." Nous avons notamment oublié « les exigences de la communauté internationale, et particulièrement du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU -, pour lequel la reconnaissance d'Israël, le renoncement à la violence et l'acceptation des accords passés entre l'Organisation de libération de la Palestine et l'Etat juif sont les conditions de toute solution ". Eh oui ! Il s’agit là de préalables….De conditions. D’impératifs. Le Hamas ne les a en rien respectés.

 

« Le Monde » poursuit : « L'exacerbation des tensions, relancées par la privation de salaire des fonctionnaires palestiniens et le blocus imposé à la bande de Gaza, a entraîné de nouveaux affrontements inter-palestiniens meurtriers lors du week-end des 30 septembre et 1er octobre. Cette absence d'issue, après une montée continue des tensions depuis sept mois, est la parfaite recette pour provoquer une tragédie, hélas, programmée ». Oui. Mais à qui la faute ?

 

La paix ne sera possible entre Palestiniens et Israéliens que si l’on suit les principes que Sadate (assassiné par un Arabe) et RABIN (assassiné par un juif) avaient défendues devant les instances européennes, à Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg : Paix, démocratie authentique, marché commun régional. Nous en sommes loin, très loin. Et çà fait peur, très peur…Cette tragédie annoncée NOUS concerne directement,  « Nous », les Français d’Europe… « Nous », les Européens de France.