22/11/2007

Télévision: La main, cet organe sexuel…

Demain,une soirée sur Arte à voir seul(e) ou à plusieur(e)s : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la masturbation et le clitoris sans jamais oser le demander »

La chronique de VENUZIA pour RELATIO : Elle me fait rire, CLIO, avec son Larousse de la sexualité… La maison qui « sème à tous vents » a mis le temps pour découvrir la sexualité ! Jacqueline Feldman a publié une étude : Le Petit Larousse, né en 1906, a dû attendre l’âge de soixante-dix ans (son édition de 1976) pour connaître la masturbation » (La sexualité du Petit Larousse-1981).Or moi, c’est de masturbation qu’il me faut vous parler.

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Sérieusement. Comme ARTE sait tout faire. Car demain, vendredi, attention à l’audimat :la chaîne culturelle européenne nous offre un Théma qui peut faire bander ou mouiller dans les chaumières. La masturbation (« la seule drogue qu’on a toujours sur soi », disait Woody Allen) est de la partie, en effet. A regarder, seule ou à plusieur(e) s.  « Hé! Ne te moque pas de la masturbation! C’est faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime… » redirait le même Allen…

 

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Que voulez-vous, selon la formule agile de Léo Campion « tant qu’on ne peut pas compter sur autrui, il faut compter sur ses doigts »… Tant pis, pour ceux qui pensent que la masturbation est « la sexualité du désespoir » ou ceux (et celles) qui partagent les regrets de Pierre Perret : « Dans le plaisir à deux on peut échanger ses pensées. Dans la masturbation, on sait jamais à qui causer »… Arte nous donne; en tous cas, l’occasion de (re)prendre conscience que la main est un organe sexuel…

Comme, selon Jean Yanne, « L’avantage de la masturbation, c’est qu’en principe ça évite les préliminaires », entrons dans le vif du sujet. Copié-collé sur les programmes d’ARTE (je ne vais pas réécrire ce qui est clair et pudique) 

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LA SUITE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

25/10/2007

Quand Sarkozy se surprend lui-même….

Il a réussi un joli coup, Sarko : il s’est étonné lui-même ! La fin de son discours sur la fin de la première phase du « Grenelle » est un morceau d’anthologie. Mal écrit, le passage. Mais révélateur : « Pour qu’un homme comme moi, tienne un tel discours, préconise de telles mesures… ». Les vraies ruptures sont avec soi –même.Et l'on est qui l'on devient...

bb8f86326a50139f9c05d1adebacbb85.jpgl'ami de Bush avec Al Gore...

Eh oui ! Son « j’ai changé » de la campagne électorale a pris son sens aujourd’hui. « Pour qu’un homme comme moi », pour qu’un gouvernement comme le sien, pour qu’une majorité comme la sienne…pour qu’autant de gens qui méprisaient tant depuis tant d’années les « écolos », ces « gauchistes », ces « illuminés », ces « passéistes », ces « réactionnaires » et  affichent dans leur défense de l’environnement, de la planète, de la nature cette foi des nouveaux convertis, il faut croire effectivement que « la France a changé ».

Surtout si cette France, repeinte en vert de l’espérance,  tient ses engagements de transformer le « cancre » de l’éco-politique européenne qu’elle était en « premier de la classe »…

Même Voynet ( qui pour moi reste « la tueuse du Rhin-Rhône ») est obligée de reconnaître ce qu’elle est plutôt agréablement surprise. Et quand Hulot met « 18/20 » au travail effectué ce n’est pas seulement pour caresser Sarkozy en courtisan ou ajouter au plaisir de Borloo qui se dit « fou de joie ».

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Tout bien sûr est à regarder avec distance. Je l’ai fait dans une autre analyse. Mais il est des plaisirs qu’il ne faut surtout pas bouder… Même si, « l’inertie, la routine, l’aveuglement, l’idéologie » qui sont à combattre désormais au nom de « l’esprit de Grenelle » se trouvent encore plus à l’UMP (où tout le monde n’a pas-encore- changé) qu’ailleurs…

Au fait, j’ai dit « esprit de Grenelle »…Ah ! Oui… Chirac, déjà et mai 68, encore… Avec un bond historique du Smig ! Faut-il dire « merci mai 68 » ? Qui disait déjà qu’il fallait en  « liquider l’esprit » ? Quelqu’un qui ne s’était pas encore surpris lui-même…

Daniel RIOT

LE PARADOXE DE GRENELLE >>>>>>>>>

02/06/2007

Réçu d'une adorable lectrice : Amusant...

Votre subconscient parle pour vous , cliquer sur ce lien pour le tester 

01/05/2007

Sous les pavés : les névroses du Petit Nicolas, « avatar de mai 68 » …

Fâché, Dany le Rouge devenu vert ou plutôt arc-en-ciel ! On le comprend… Non pour lui : il s’en moque et il a bien raison. Il sait, lui, que le « Fays ce que voudra », c’est du Rabelais, non une affiche de mai 68….

Daniel Cohn-Bendit considère (non sans raison)  que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'"."Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé.

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L'eurodéputé vert souligne (à juste titre) que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française": "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps". Ce qui est parfaitement vrai.

D’autres réactions vont dans le même (bon) sens. Je n’insiste pas. Je fais juste une remarque en passant.  Ce Sarkozy, ou plutôt celui qui écrit ses discours, a un sens très aigu du plagiat. C’est de cousu machine. Sans scrupule. Mais il veut dire quoi le mot « scrupule » en langue nationale du Sarkoland ?

Extrait :  «  Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.

Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit »

Vous  pensez que c’est le texte de Sarkozy ? Non. C’est extrait de « La défaite de la pensée » écrit en   1987  par  Alain Finkielkraut

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Reste la question que je me posais hier : « Pourquoi tant de haine » pour 68 chez Sarko ?  

Le site « Sarko :  non Merci » donne une réponse qui mérite une sieste sur un divan : « L'explication est plutôt simple et il s'agit encore une fois de revanche. Il s'agit encore une fois pour cet homme de faire de la politique en réponse à ses propres névroses. En 1968, Nicolas Sarkozy était un tout jeune adolescent cloîtré entre les murs bourgeois de son XVIIème arrondissement parisien où on l'imagine aisément fulminer de ne pouvoir "moralement" participer à l'ébullition d'une jeunesse dont il se sent exclu comme de par sa naissance - génétiquement ?

Car il s'agit en mai 68 de politique, mais également de libération sexuelle, et ça pour un adolescent scolarisé au lycée privé Saint-Louis de Monceau et élevé dans un catholicisme moralisateur et rigoriste, où par exemple le sexe est tabou et l'onanisme un péché mortel, c'est sans aucun doute insupportable.

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On peut comprendre la fêlure qui s'est alors créé dans le petit coeur du petit Nicolas, mais le passage à l'âge adulte signifie d'avoir été capable de surmonter les traumas de l'enfance, de les avoir intégré et d'avoir appris à les vivre. Cette hargne qui ronge encore Nicolas Sarkozy illustre comme ses déchirures sont encore béantes et comme il reste habité par ce besoin de revanche qui finalement demeure son principal moteur.

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Comment faire confiance à un homme à ce point dévoré par ses névroses ? Comment envisager de lui remettre le pouvoir et les responsabilités qui accompagnent ce pouvoir ? Tout pouvoir est assorti de sa contestation, mais comment réagira-t-il face à tous ceux qui, en France ou sur la scène internationale, viendraient lui contester son pouvoir, ce jouet qu'il serait enfin parvenu à conquérir ? Car une chose est certaine, c'est que la revanche n'efface pas le mal qu'on a ou croit avoir subi.

Une fois Président, la plaie ne se trouvera pas miraculeusement cicatrisée et la rage du petit Sarkozy n'en sera qu'exacerbée. Il lui faudra alors nourrir d'autres mets à son appétit de revanche... N'est-ce pas toujours de ce bois revanchard dont sont fait les dictateurs ? Ne vaudrait-il pas mieux qu'il s'allonge sur un divan plutôt que de grimper sur ce trône qu'il convoite depuis si longtemps et duquel il ne pourra contempler que son grand vide intérieur ? »

Autre explication complémentaire donnée par Serge FAUBERT, journaliste,  spécialiste de l’Eglise de scientologie en France : Comme srko, je fais un copié-collé (mais je le dis,moi)...

En fait,  « Nicolas Sarkozy est bien un produit de la pensée 68. De cette époque dont le ressort principal est de ne se définir que par rapport à un ennemi, quitte à l’inventer pour la circonstance, quitte à dire tout et son contraire.

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Voyez le candidat UMP éructer sur la « racaille », le "Kärcher" ou les « procès staliniens ». On croirait entendre les imprécateurs  gauchistes vitupérant l’impérialisme ou le grand capital. Même manichéisme, même logique belliciste. Celle de la guerre froide, d’un monde bipolaire où, comme les militaires, on ne raisonne qu’en termes d’amis ou d’ennemis. Ce n’est pas un hasard si tout au long de sa campagne, Nicolas Sarkozy  a martelé qu’il se voulait le protecteur de la France et des Français. A sa façon, le candidat UMP est un autre orphelin du messianisme ambiant des années 70. (...)

N'en déplaise à ces nostalgiques du bruit de bottes, ce n’est pas d’un chef de guerre dont la France besoin aujourd’hui, mais d’un bâtisseur. Nulle menace à nos frontières ; le mur de Berlin est tombé en 1989 et l’arme nucléaire sanctuarise le territoire national. Mais combien de chantiers en sommeil : l’emploi, l’école, les banlieues, les institutions, l’Europe…

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Oui, finissons-en avec 68!  Avec les fantasmes guerriers de ces docteurs Folamour qui n’ont conduit la France qu’à l’échec. Maréchaux d’opérette d’une idéologie en déroute, libertaires devenus libéraux (n'est-ce pas Daniel Cohn-Bendit?)

C’est cette page que le vote pour François Bayrou est venu symboliquement tourner. Nicolas Sarkozy, quoiqu’il en dise, ne propose que de jouer les prolongations de cette farce. Peut être davantage dans le rôle du CRS que du lanceur de pavé. Mais toujours dans le conflit. »

Cela méritait reproduction, non?

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Autre explication, complémentaire, sur axée sur l’école : celle du pédagogue Philippe Meirieu, fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres).  « Ce que Nicolas Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence », a-t-il constaté.

« C'est une vision infantilisante de l'école. Liquider mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie: c'est mettre une place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute. Il y a eu des excès libertaire en mai 1968, mais ils ont très vite été cadrés, on est revenus aux notes depuis des dizaines d'années, et il n'y a jamais eu autant de sanctions, autant de conseil de discipline qu'actuellement, sans que cela ne fasse baisser la violence scolaire d'ailleurs", a-t-il ajouté.

"Ce qui a fait l'enfant roi, ce n'est pas mai 1968, ce sont les médias et la publicité, qui exaltent les caprices de l'enfant consommateur", a-t-il conclu, exhortant le candidat à s'attaquer au "crétinisme intellectuel" que promeuvent les médias et les multinationales.

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Sarkozy s’attaquant au « crétinisme intellectuel », ce serait effectivement une vraie révolution. Glucksmann, ancien « mao », qui a prêché la bonne parole sarkozienne à Bercy  pourrait l’aider… Lui, il se prenait pour le Lénine qui allait sortir des barricades ! A chacun ses rêves. Lénine et napoléon dans le même clan, voilà qui promet ! Vive a société « apaisée »…

REPERES

Voici un extrait de la préface de "Que reste-t-il de Mai 68?" de Henri Weber (1998, Le Seuil), résumant l'héritage de Mai 68.(repris sur nouvelobs.fr)

"Le bilan de Mai 68 est en effet largement positif : au milieu des années 70, la société française est devenue beaucoup plus libérale - au sens politique et culturel du terme -, plus démocratique, plus hédoniste, plus solidaire, plus égalitaire aussi qu'elle ne l'était dans les années 50 ou 60.
Le bilan de Mai 68, c'est d'abord tout un ensemble de conquêtes sociales qui ont modifié la condition ouvrière dans notre pays: mensualisation des salaires, reconnaissance de la section syndicale d'entreprise, augmentation de 35% du SMIG et de 10% des salaires, création du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, accords contractuels sur la formation permanente, l'indemnisation totale du chômage… Loin de provoquer la catastrophe économique que prédisaient une certaine droite et un certain patronat, cette injection de pouvoir d'achat supplémentaire a nourri une croissance exceptionnelle - 5,4% par an! - jusqu'en1975, au prix, il est vrai, d'une évaluation du franc en 1969.
C'est ensuite une série de conquêtes juridiques et politiques, libéralisant les rapports entre les sexes, les générations, les gouvernants et les gouvernés: liberté de la contraception et de l'avortement, autorité parentale conjointe sur les enfants, possibilité pour les femmes d'ouvrir un compte en banque sans autorisation préalable du mari, droit à l'égalité professionnelle entre hommes et femmes: en 1968, seules 44% des femmes de 25 à 54 ans étaient au travail, contre 80% aujourd'hui. A quoi s'ajoutent un début de décaporalisation de l'ORTF, la reconnaissance des droits des homosexuels, la prise en compte des cultures régionales, le droit de vote à 18 ans, la loi Edgar Faure de démocratisation de l'Université…"

16/04/2007

VOTER, C'EST (AUSSI) SAVOIR IMAGINER L'AVENIR...

 

 

Attention

 

 

DANGER

 

 

 

Sarkoléon-le-Petit ou l’obsession du Pouvoir … Le Tom Pouce de l’Eglise de Sarkologie, ne « décomplexe » pas la droite française : Il l’entraîne vers les eaux troubles d’un Néo-conservatisme  extrêmement dangereux…

« Cet individu est dangereux », prévient Azouz Begag ! Les observateurs les plus lucides le savent depuis longtemps…Ceux qui le connaissent bien personnellement aussi. Le ministre François Goulard n’hésite pas à dire : « Si les Français savaient qui il est vraiment, il ne recueillerait pas 5% des voix »…
DANGEREUX. C’est ainsi que le voient aussi nombre de journaux européens qui sont moins soumis à une lâche autocensure que les nôtres avec, comme dans Le Soir,  des formules qui peuvent se résumer en  : « Vous avez apprécié Bush, vous aimerez Sarkopoléon-le-Petit »…  « La France une fois de plus donne des frayeurs à l’Europe »…
Des éditorialistes espagnols voient en Sarko, « un héritier  populiste « des régénérationistes de la droite espagnole de la fin du XIX ième siècle »….  
Même Heider, le neo-fasciste autrichien qui avait fait si peur aux « démocrates » européens décèle des « relents pervers » dans les discours, les prise de position et les propositions du leader de l’UMP… Glaçant. Parce que glacial.

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PLUS VRAI QUE SES CARICATURES LES PLUS FEROCES
« On n’échappe pas à sa caricature «  a dit un esprit plein de bon sens… Nicolas Sarkozy, lui, dépasse, surpasse, transcende  toutes ses caricatures, y compris les plus méchantes ! Y compris celles qui jusqu’à ces derniers temps me choquaient par leur coté outrancier, insultant et injuste… et qui aujourd’hui me paraissent moins drôles et inquiétantes que le personnage lui-même.
C’est en fait l’un des événements politiques et psychologiques les plus intéressants (et les moins encourageants) de cette campagne : au fil des jours, des discours contradictoires, des  formules chocs, des phrases à l’emporte pièces, des effets de manche, des esquives, des chants en tous genres,  celui qui a tant dit « j’ai changé » a fini par se montrer tel qu’il est.
Tel qu’il est ? J’avais déjà sur mon blog esquissé un profil… Où je montrais la cohérence qui liait les contradictions apparentes de cet homme qui, en fait, ne « dérape jamais », ne « pète pas les plombs », comme disent ses amis pour excuser ses outrances et ses flambées d’humeur, mais est capable de dire tout et son contraire dans la même phrase avec l’assurance d’un prédicateur envoûteur, d’un séducteur enchanteur, d’un docteur en certitudes. D’un prêcheur mystique.

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Ses masques sont tombés, en effet. Ses maquillages ne cachent plus rien. Ses jeux de rôles ne troublent plus son personnage préféré :lui !
Lui ! Une personnalité complexe et complexée dont les talents de bateleur de scènes et de studios sont d’autant plus redoutables que cet homme semble toujours sincère…Avec ses sincérités successives et contradictoires
LA PASSION DU POUVOIR POUR LE POUVOIR
Tout candidat à une fonction élective doit avoir un ego développé et de grandes ambitions : c’est logique. Mais comment déchiffrer les intentions réelles ? L’ambition de « l’être » ou du « paraître » n’est pas  celle du « faire » et du « servir ». La soif du pouvoir pour le « pouvoir faire » n’est pas la même que celle du « pouvoir pour le pouvoir »… du pouvoir pour la jouissance du pouvoir. Or nous sommes dans ce deuxième cas de figure, avec tous les risques que cela comporte. Pour lui, ce qui n’est pas grave. Pour la France et les Français, ce qui l’est plus…
Pense-t-on suffisamment, en votant, à ce que peuvent devenir ceux et celles pour lesquels on vote ? « La fonction crée l’organe », dit-on : elle peut aussi révéler le caché, le masqué, l’occulté. Et l’exacerber : le syndrome Ceausescu n’est pas une exception roumaine…

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L’inné malfaisant et l’acquis plus ou moins  bien acquis se métamorphosent sous les lambris dorés…  Bien des dictateurs sont sortis des urnes. Bien des malfaiteurs de l’Humanité ont été plébiscités. Bien des dirigeants ont perdu la tête en ayant portés au pouvoir par des vagues de popularité…Procès d’intentions ? Ou procès en  en sorcellerie ? Ou propos de propagande ? Non. Constat mûri, réfléchi, et relayé avec un esprit de responsabilité, de civisme, d’humanisme et de patriotisme.
Pessimisme d’un Cassandre ?  Quand on a pleine conscience de vrais dangers, c’est démissionner lâchement que de ne pas sonner l’alarme, c’est ne pas faire son devoir que de ne pas lancer les mises en garde qui s’imposent, c’est afficher un « esprit munichois » dans le sens le plus plein du terme (la lâcheté plus la fierté d’être lâche), c’est commettre un délit : non assistance à un pays en danger, à une nation en danger, à un Etat en danger.
J’exagère ? Je me prends pour qui ? Au nom de quoi être aussi caricatural ?  L’avenir le dira… Ou plutôt j’aimerais qu’il ne le dise pas parce que, heureusement,  le pire n’est jamais sûr… En attendant, j’écris ce que j’écris par devoir. En conscience.

IL SUFFIT DE BIEN LE LIRE ET DE BIEN L’ECOUTER…
« Le pouvoir rend fou « disait Françoise Giroud. Sarkozy est fou de pouvoir avant de goûter vraiment l’ivresse du pouvoir. Cela se voit et s’entend : il suffit de décrypter ses déclarations, ses gestes, ses postures, ses élans naturels et ses rôles de composition…
Les pires réquisitoires que l’on peut prononcer contre lui sont à tirer de ses propres dires, de ses audaces, de son culot, de son arrogance, de ses incohérences assumées, de ses esquives, de ses détournements de questions. Un régal pour les psychanalystes… 
« Marianne » publie dans sa dernière livraison un dossier qu’il faut lire. Un dossier, surtout, que toutes celles et ceux qui sont tentés de le suivre et de le porter au pouvoir devraient lire. Par simple esprit de responsabilité. Pour ne pas avoir à  dire, un jour, « on ne savait pas » ou « Ah ! Si l’on avait su !... »
MARIANNE SAUVE L’HONNEUR D’UNE PRESSE ANESTHESIEE

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Pas de vraies révélations, pas d’infos qui appellent des démentis ou des confirmations, pas de scoops : des faits, des citations, des témoignages dignes de foi… Et de belles questions : sur la presse endormie, « munichoise » en un sens, sur le journalisme trahi, sur le « système totalitaire » déjà en place en Sarkozye, sur l’autocensure généralisée y compris dans cette UMP que le petit Nicolas si sympa à phagocyté, mangé, dévoré … A coup… de coups tordus, de colères, d’habileté, de promesses, de trahisons, de menaces, de pressions en tous genres…
UN JOUEUR DE FLUTE ENVOUTANT…
Et avec cette magie du verbe qui font la fortune des prédicateurs américains, cet art d’hypnotiser les foules qui n’a rien d’unique dans l’histoire, ces talents du joueur de flûte de la légende qui conduit la meute à la noyade.
Plus dangereux que Le Pen, Sarko ? Qui porte la peste ? Qui porte le choléra ? En serions-nous  là ? …Le seul fait de devoir se poser la question met en relief un sacré problème !

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Sarkozy ne « décomplexe pas » la droite française, comme il se plait à le souligner : il l’entraîne vers un néo-conservatisme extrême venu des terres anglo-saxonnes mais nourri d’engrais hérités des Barbares et de leurs dieux païens. Un néo-conservatisme qui est, bien sûr,  différent de l’archéo-conservatisme à la française incarné par Le Pen.
Celui-ci teinté de nostalgies des années 30, marqué par le regret que le pétainisme ait subi l’hitlérisme (et non l’inverse), imprégné  de nostalgies coloniales et de fantasmes fascisants, se fonde sur des anti-valeurs inacceptables pour un Républicain , mais il peut être combattu de front (si l’on peut dire), fermement, ouvertement. Et Le Pen (jusqu’à preuve du contraire) ne s’inscrit pas dans une perspective de prise de pouvoir, même si son offre de faire partie d’un gouvernement avec Sarkozy en cas de crise nationale grave n’est pas à prendre à la légère…

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RIVAROL PLUS QUE DE GAULLE
Sarkozy, lui, est l’homme d’un néo-conservatisme à la française plus imprévisible, plus chargé d’idéologies pernicieuses, plus masqué par de « bons sentiments »,« des élans généreux »,  des sourires rassurants et perfides. Son attachement à la démocratie n’est pas à remettre en cause. Son éducation de « républicain » l’a suffisamment marqué pour qu’il n’oublie pas tout, même s’il cite Rivarol autant que De Gaulle (moins que Jaurès évoqué 67 fois en un seul discours, ce qui est une marque d’overdose d’hypocrisie).
 Mais les deux conservatismes convergent par leur  base idéologique : celle que le Club de l’Horloge, la revue Eléments et autres « nouvelles droites » avaient remis intellectuellement au goût du jour dans les années 70… Une victoire de Sarkozy célèbrerait leur triomphe dans une bataille des idées qui se résume de plus en plus en une « Défaite de la Pensée »…

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C’est que nous ne sommes plus dans le rationnel, sous l’éclairage des Lumières, dans le règne du bon sens , même…Sa foi en lui est telle que Sarkopéon-le-Petit en a transformé sa Personne en Eglise : la Sarkologie, une forme égotiste de cette Scientologie pour laquelle son ami Tom Cruise (reçu en grande pompe à Bercy pour ceux qui l’auraient oublié) fait tant. Et pour laquelle ce Tom Pouce de la Sarkologie est prêt à faire beaucoup : son livre sur les « religions » le montre et ses projets de modification du statuts des associations aussi…
BUSH, CE MODELE VENERE ET IMITE…
La Sarkologie ? Le culte du Moi qui rassemble des fidèles sur la base d’un syncrétisme d’ingrédients connus. Une mystique du paganisme imprégné de naturisme et de scientisme. Un rejet de Darwin mais une adhésion totale aux formes les plus abjectes du darwinisme dévoyé (y compris socialement).Un refuge dans un manichéisme primaire qui lui fait voir le monde sur le mode binaire : noir-blanc, bien-mal, « avec moi »-« contre moi ». Une vision mystique de la politique qui s’appuie à la fois sur la piété fausse du charbonnier, sur un naturalisme païen, sur un scientisme dépourvu de raison  et sur des illuminations bien personnelles sur Dieu et sur Satan. Comme Bush, son modèle…
Comme Bush, Sarkozy est bardé de certitudes confuses et contradictoires, versatiles et irrationnelles mais toujours bien ancrées,  qui ne supportent ni le doute ni l’interrogation et qui en font non seulement un avocat d’affaires devenu  homme politique candidat à la Présidence de la République, mais un historien, un scientifique, un grand prêtre, un éditorialiste, un patron de presse,  un moraliste, un philosophe, un stratège, un éducateur, un policier, un juge… Omniscient, le Sur-homme qui rêve de devenir Omnipuissant.

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Comme Bush, il sait masquer son cynisme, ses mensonges, ses tricheries, son esprit de secte et de clan, son culte du Veau d’Or, sa quête éperdue du Graal, ses angoisses devant la mort par une sensiblerie pleurnicheuse qui se voudrait sensibilité, par une soif d’être aimé qui ignore la vertu d’aimer, par une altérité de façade qui cache une identité malade d’elle-même… D’où cette fragilité qui naît de comptes mal réglés avec lui-même. D’où aussi cette impulsivité, cette agressivité, ce besoin de générer des conflits pour se sentir exister, cette soif de combattre et cette ambition démesurée qui ont construit bien des héros restés dans les galeries des monstres de l’Histoire.
« PLUS SALAUD QUE LUI… »
« Un Catilina pour la France ? Nous en sommes là. Et ce sont les Français qui en décideront… Une conjuration par le suffrage universel !», se désespère (en privé bien sûr) un proche de Jacques Chirac. « Mais comment leur dire et leur faire comprendre ce qui les attend ?… »
« Ceux qui dénonçaient l’esprit de clan de Chirac devront inventer de nouveaux mots. Ceux qui transformaient en scandales quelques dysfonctionnements devraient déjà aller suivre de rattrapage chez les pétroliers mafieux du Texas pour ne pas être dépassés en France… », confie (en privé, of course) un de ceux qui a eu l’occasion de collaborer dans un minstère avec lui.  « Il voulait tous nous niquer : c’était son expression préférée. Ce sont ses électeurs qu’il est en train de niquer… Pour saigner, ça va saigner. SOS République !Vous parlez du déclin de la France. Vous allez voir ce qu’est une vraie décrépitude. Si au moins, il pouvait révéler des qualités bien cachées d’Homme d’Etat. Mais un Homme d’Etat, c’est celui qui place l’Etat au-dessus de lui, pas en dessous…
» 

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« Des salauds en politique, j’en ai vus, connus, fréquentés, combattus, servis! Mais plus salaud que lui, ce n’est pas possible ! Dans le genre salaud, c’est le pire », confie (à voix basse et en me faisant confiance sur le respect de son anonymat) un ancien ministre gaulliste.
J’arrête : il va devenir dangereux de s’abriter derrière le « secrets des sources » déjà si mal respecté…. Sarkophobie chez ces interlocuteurs qui ne parlent jamais à  la légère, surtout sur des sujets graves ? Pas même. Mes trois confidents aimaient bien et estimaient cet homme qui fut jeune et porteur de promesses : ils en parlaient dans les termes qu’utilise encore Simone Veil… envoûtée, comme tant d’autres, par ce personnage atypique. Un personnage  plutôt sympathique vu de loin, attendrissant avec son sourire, son regard et sa voix de séducteur, fascinant comme tous les illuminés, attirant comme tous les possédés  par une passion qui les dépasse, en l’occurrence la passion du Pouvoir…
LE « NEO-CONS » A LA SAUCE GAULOISE
Comme Bush encore, Sarkozy a été submergé par l’idéologie très médiatisée des néo-conservateurs anglo-saxons qui ont repris à leurs comptes les idées de Leo Strauss (le chantre du « mensonge noble ») et celles non dénazifiées qui  reviennent régulièrement à l’avant-scène depuis Sparte…
Une philosophie de base : un déterminisme naturisto-scientifique, avec primauté de l’inné, de l’hérédité, du gravé dans l’adn, de l’inscrit dans les gènes… Neuropolitique, biopolitique, genetico-politque: Orwell dépassé...Les cavaliers de l'Apocalyse aussi...

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D’où un fatalisme devant les lois du plus forts, devant les inégalités naturelles, devant les libertés limitées et une fraternité inventée pur être chantée et non pratiquée… Le cynisme ? Du réalisme. Le mensonge ? Une arme indispensable pour les élites chargées de diriger le « troupeau » des sous-hommes, de  tous ceux qui n’appartiennent pas à la race supérieure des Sur-Hommes, des Bénis du Destin, des élus de Dieu, des Prédestinés à diriger le monde…
MAIN INVISIBLE ET DESTINEE PREPROGRAMMEE
Conséquences : une Main Invisible gouverne le Marché et la politique ne sert qu’à aider la Déesse Nature a concrétiser des sélections qui s’imposent. Entre ceux qui travaillent  et les autres, entre les riches et les pauvres, entre ceux qui sont capables de créer et les autres, entre ceux qu’on »choisit » et les autres, entre …

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Cela va loin, je sais. Très loin, même. Et j’entends d’ici les fidèles de l’Eglise de Sarkologie me traiter de tous les noms d’oiseaux (ce qui est une insulte aux oiseaux) que leur Maître manie avec une vulgarité que les « racailles «  et les « voyous » n’ont pas…
Ses incivilités (en vitrine dans le livre de Bégag) font paraît-il le bonheur des Sarkozistes « heureux que le leader de la droite français ne marche plus sur des œufs et ne mâche plus ses mots »… « Il séduit comme un paon et baise comme un taureau », dit l’un de ses supporters. « C’est ce qu’il faut à la France !». Une façon de voir les choses… Dans le registre, Wilheim Reich  a beaucoup écrit sur ce type de libido-politique… Un type qui doit être gravé dans quelques gènes…Dans ceux où il est inscrite l' une des  formules les plus  sarkoziennes:"La règle permet le plaisir de la transgression".Le sommet: la transgresion des règles du pouvoir...
Daniel RIO
T

14/01/2007

fragment de pensée

"Le sage guérit l'ambition par l'ambition même" (LA BRUYERE, Caractères)