28/09/2007

La bourde du jour : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

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Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"

27/09/2006

Nous sommes tous des INDIGENES

Ah que la France est belle ! Il a fallu attendre 2006 et un (excellent) film pour qu’une demande faite par le général Leclerc dès 1947 soit enfin acceptée… Merci Bernadette Chirac d’avoir versé une larme en regardant des images d’un autre temps…Merci à Jacques Chirac de bien utiliser (en l’occurrence) un fait du prince qui n’a rien à voir avec une démocratie authentique. Notre césaro-monarcho-régicido- républicanisme a, parfois, du bon…Et pardon aux oubliés de l’Histoire…

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Ils étaient près de 600 000 (au moins)  à venir d’Outre-Mer pour défendre une Mère Patrie sans reconnaissance. Ils ne sont plus que 80 000 survivants à pouvoir bénéficier de la mesure prise ce matin en Conseil des ministre, sous le coup d’une émotion cinématographique,  avec un commentaire officiel qui ajoute de la honte à la honte : « mieux vaut tard que jamais »…

Question (stupide) qui ne se veut désobligeante pour personne, pas même pour André Bord, si estimable par ailleurs : à quoi ont donc servi les ministres et sous-ministres des Anciens combattants qui se sont succédés ? Magie du cinéma… Et extrême sélectivité de notre « mémoire nationale », toujours célébrée, mais sélective en permanence

Il faut, sans doute,  réactualiser cinématographiquement,  « Germinal » ou "Les Misérables"  puisque l’émotion gouverne, dirige, dicte…On verra la pauvreté dans les rues, la vraie précarité, l’indignité acceptée. Le scandale d’une quotidienneté inacceptable Il est des circonstances où l’on comprend les colères de cette « racaille » si dénoncée et si mal comprise. Un jour viendra (quand ?) on dira aussi à leur propos : « mieux vaut tard que jamais »…mais il risque d’être trop tard !