17/05/2007

Le radicalisme en rade !

Jean-Michel Baylet fait machine arrière : l’acte de contrition très catho du patron de « rad’socs » de moins en moins soc’ et de moins en moins rad’…

Un pas en avant, un pas en arrière…Les rad’soc (de moins en moins soc’ et de moins en moins rad’)  font un acte de contrition très catho : « Pardonnez nous Seigneur, vous avons pêché »...Le président du MRG a osé confirmer l'ancrage à gauche de son parti. Après ses promesses à Borloo, ses courbettes à Tapie, ses gestes d’allégeance à Sarkozy, son article dans le Figaro, ses effets de manche…

"Nous combattons Nicolas Sarkozy et nous ne changeons pas. Il n'y a pas de virage du tout, il n'y a pas de changement du tout dans nos stratégies", a-t-il affirmé sur France 3 Sud. A bon ? C’est le même qui écrivait quelques heures avant :"Les radicaux de gauche ne sont plus décidés à pâtir encore (des) sempiternelles divisions" qui traversent le Parti socialiste dont "l'incapacité à organiser le rassemblement (...) a entraîné ses alliés dans la défaite"

Quelle force de caractère ce Baylet ! Les fins de lignées des grandes familles exigent souvent beaucoup d’indulgences : les pauvres !

Coté socialiste, c’est plus que dans l’embarras. Quel Baylet croire ? A qui a sein du MRG faire confiance ? Comment ne pas imaginer que cette opération « je retourne ma veste » n’ait pas été minutieusement préparée ? Comment surtout faire confiance à ce type de girouette à « long terme », c’est-à-dire en l’occurrence à… l’après-législatives ?

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On veut se rassurer au PS : l’initiative de Baylet est « très personnelle », « solitaire », « non révélatrice du positionnement du MRG », le reflet d’un « simple effet Tapie », ce sergent débaucheur et ce grand entremetteur au service de la « machine Sarko »…

Allez savoir. Les 32 circonscriptions offertes au MRG par le PS pèsent bon poids. Mais après ? Aucune de ces circonscriptions n’est gagnée d’avance dans le contexte actuel…

Les dirigeants radicaux en sont conscients : ils subissent les mêmes effets d’appel que le Mouvement de Bayrou. Pire : dans le désarroi de la « gauche » actuel, bien des militants et des cadres MRG sont écartelés entre deux tentations : rejoindre Borloo ou…rallier Bayrou qui incarne, quoi qu’en disent les chroniqueurs sceptiques et inspirés par les tentacules de la « pieuvre Sarko », une espérance d’un vrai renouveau idéologique où le radicalisme authentique peut s’y retrouver ! Davantage que dans ce vieux tonneau des illusions perdues qu’est devenu le PS.

En attendant la suite, un constat : le « système Sarko » fonctionne bien dans la perspective des Législatives. Avec un PS qui prend l’eau, une Udf vidée de ses cadres et un Mouvement démocrate pas encore vraiment né, ce sera plus que la « vague bleue »… Ce que l’on qualifie au PS d’  « opération poudre aux yeux » fait ses effets.

Les images et le bruit médiatique fait autour des débauchages au Centre et des  consultations gauche-droite ont déjà crée un "syndrome Ségolène Royal en a rêvé, Bayrou l’a promis : Sarkozy le fait'" ! Eh ! Oui… Et "Sur les électeurs, c'est ravageur", comme le constate un ancien ministre socialiste…

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Dans ce contexte, le « OUI » de Kouchner est une double opération réussie pour la « Sarko-Compagnie »…Kouchner n’était-il pas prêt à rejoindre Bayrou ? C’est ce qu’il aurait sans doute fait si…  Le « French Doctor » a donc à la fois trahi son parti et déserté ce qui aurait dû devenir son port d’attache. Joli résultat, non ? La « machine Sarko » est un beau rouleau compresseur.

Il est vrai que Bernard (que je connais et apprécie depuis longtemps) n’avait rien promis à Bayrou et a légitimement tous les droits de se considérer libre de tout engagement envers un PS qui n’a jamais su lui donner la place, les responsabilités et l’influence qu’il aurait dû avoir.

N’aurait-il pas dû participer aux primaires au sein du PS ? Son site vient d’être fermé…A-t-il été considéré comme autre chose qu’une caution de popularité par une Ségolène noyée dans son propre nombrilisme ? A-t-il été ne serait-ce qu’écouté par des éléphants inconscients de leurs faiblesses ? Le PS se meurt, victime de sa médiocrité intrinsèque.

Est-on traître quand on quitte un navire dont l’équipage rêvait de vous jeter par-dessus bord pour délit d’intelligence …gênante ? Ces constats ne nous éloignent pas du grand trouble « radical »…Qui ne fait que commencer !  Avec toutes ces lignes qui bougent (comme le souhaitait Bayrou), le radicalisme est en rade. Comme tous les semeurs d'illusions "de gauche"...   

16/05/2007

Hollande : Une heure de vérité « radicale »

Pour Hollande, l’heure de montrer qu’il sait prendre des décisions  (et pas seulement jouer les hommes de synthèses, de compromis boiteux, d’arrangements en tous genres) a sonné. Oui ou non, maintient-il ses accords avec un MRG qui étale son « sarkozisme » d’une manière « politichienne » peu conforme avec la rose au poing, à moins que la rose n’ait que des épines et que le poing n’est plus de valeur symbolique ? Le temps presse ! Vendredi, les dépôts de candidatures pour les Législatives, ce sera terminé… 32 circonscription « offertes », ce n’est pas rien dans les rapports de forces actuels !

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En attendant, six des neuf députés radicaux de gauche dénoncent l'annonce faite par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), de se rapprocher du Parti radical (associé à l'UMP) que co-préside Jean-Louis Borloo.

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Simultanément, une quinzaine de responsables du parti estiment que "l'aventure individuelle" de Jean-Michel Baylet menace gravement l'unité du parti et réclament la tenue avant le week-end d'un comité directeur exceptionnel. C’est la moindre des choses…"Aucun flou ne saurait perdurer quant aux intentions des radicaux de gauche. Fidèles à la pensée de Pierre Mendès-France, ils rappellent leur refus de l'opportunisme dans la vie publique".

Cet appel est signé notamment par Thierry Braillard, vice-président du PRG et maire adjoint de Lyon, Eric Montes, secrétaire général adjoint, et neuf présidents de fédération régionale ou départementale.

Les six députés déclarent pour leur part, dans un communiqué, qu'ils "désapprouvent" les déclarations du sénateur du Tarn-et-Garonne et rappellent que le PRG a "activement participé dès le premier tour à la campagne de Ségolène Royal" pour le scrutin présidentiel. Activement ? pas sûr…Pas partout en tous cas !

Ils "entendent évidemment demeurer fidèles" à "l'engagement à gauche des élus et des militants" du PRG qui "est indiscutable".

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Les six députés sont Gérard Charasse, Joël Giraud, François Huwart, Chantal Robin-Rodrigo, Roger-Gérard Schwartzenberg (photo) et Emile Zuccarelli. Christiane Taubira, députée de la Guyane, n'a pu être jointe, a précisé l'un des signataires. Dommage : la Guyane, c’est loin. Et c’est elle, sans aucun doute, qui a plus mouillé son chemisier en faveur de Ségolène, en dépit de l’aigreur légitime qu’elle pouvait ressentir.

Roger-Gérard Schwartzenberg a pour sa part affirmé, dans un autre communiqué publié que "le radicalisme n'est pas un centrisme" : "C'est un courant essentiel et fondateur de la gauche. Le MRG a précisément été créé en 1972 pour marquer cet ancrage à gauche et pour incarner une alliance privilégiée avec le PS".

15/05/2007

Les Radicaux de gauche « sarko-compatibles » : Le Centre au milieu de toutes les ambitions….

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« Rouge à l’extérieur, blanc à l’intérieur : comme les radis ». Un de plus dans la marmite du Centre ! Bayrou doit à la fois sourire et faire la grimace : son intuition, ses idées, ses convictions sont tellement bonnes que c’est à qui tente de le déplumer le plus. Après les pulsions centristes de DSK et de Ségolène, voici les ambitions de la résurrection radicale de Jean-François Baylet. Qui, comme Tapie, ex-MRG, se trouve très "sarko-compatible"...

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Celui qui avait sacrifié une candidature aux Présidentielles de Mme Taubira sur l’autel d’un accord avec le PS pour les Législatives a attendu de rencontrer (durant trois quart d’heures le nouveau Président) pour avoir une très laïque révélation céleste : la famille radicale doit se réunir et constituer cette force centrale qu’elle fut au temps jadis…Le centre ? Un Empire du Milieu…Au carrefour de toutes les ambitions.

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"Je vais rapidement parler avec Jean-Louis Borloo puisqu'il est président du Parti radical de droite", a-t-il dit "Je pense que nous avons des choses à faire ensemble". Le but est d'essayer "de reconstituer un grand pôle central qui sera un grand parti radical".

"Il faut constituer dans ce pays une grande force centrale", a-t-il insisté  en soulignant une évidence : "il est des radicaux de gauche qui sont la droite de la gauche, il est des radicaux de droite qui sont la gauche de la droite". Sarkozy qui veut transformer Bayrou en poule au pot (comme Hollande et d'autres) l’a bien sûr encouragé  dans cette voie : "les poteaux-frontières sont en train de bouger (…) après cette élection les choses ne seront plus les mêmes".

Réaliste, Baylet précise : "Quand je vois que le PS négocie des désistements électoraux avec l'UDF de François Bayrou, quand je vois que Nicolas Sarkozy apparemment a obtenu l'accord d'un certain nombre de socialistes pour être dans son gouvernement, je me dis que les radicaux doivent jouer tout leur rôle ».

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Borloo a vite réagi:Le  co-président du Parti Radical (associé à l'UMP), a affirmé qu'il voulait réunir son parti et le Parti Radical de gauche de Jean-Michel Baylet. Vite fait, bien fait....
Affirmant répondre "à la main tendue" de Jean-Michel Baylet, Jean-Louis Borloo voit dans la réunion des deux partis, l'un de droite, l'autre de gauche, "le signe d'un possible rassemblement historique entre les deux courants du radicalisme, au centre de la vie politique française, qu'il a toujours appelé de ses voeux".
"Je souhaite tout mettre en oeuvre, avec André Rossinot ( autre co-président), les membres du bureau politique, dans un processus démocratique interne aux partis, pour réunir ces deux formations autour des valeurs républicaines, humanistes et européennes qui nous rassemblent".

On se demande pourquoi Jean-Michel Baylet et son parti le PRG ont soutenu la candidate socialiste à la présidentielle dès le premier tour. Mais la politique consiste à s’adapter : c’est l’histoire des girouettes d’Edgar Faure (ce ne sont pas elles qui tournent, c’est le vent). On se  demande aussi pourquoi l’accord avec le PS pour les législatives n’est pas rompu. N’aurait-on fait aucune proposition ministérielle au patron de la Dépêche du Midi pour qu’il garde ainsi plusieurs fers aux feux ? On attend la réaction du PS…Hollande, dimanche soir, prétendait que le MRG était, comme le Mouvement de Chevènement,  prêt à constituer avec le PS un grand parti de gauche ou des gauches…

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Au fait, c’est quoi le radicalisme aujourd’hui ? La défense de la laïcité ? mais  qui la conteste ? L’esprit de la République ? Mais qui ne l’affiche pas ? L’engagement européen ? Mais Taubira a voté Non au projet de constitution (comme de nombreux PS, d’ailleurs). Des préoccupations sociales ? Rien de radicalement différent de ce qui est prôné ou pratiqué ailleurs… Là n’est pas le problème, bien sûr, pour Baylet. Qui prend une tête "à la Hervé Morin", comme on dit à l'UDF...c'est-à-dire pleine d'opportunisme.

Le mouvement démocrate a au moins un avantage : un positionnement idéologique fort et une attitude politique qui dépasse les manœuvres politiciennes ainsi étalées comme une mauvaise confiture. Les lignes bougent en effet. Comme dans les marécages…. Mais pour l’heure les mœurs ne changent guère. C’est précisément là le but de la « Révolution Bayrou ». Une révolution culturelle. Peut-être trop radicale…pour les "responsables" radicaux !   

 

16/12/2006

Mon carnet de campagne: Le parti radical de Borloo de plus en plus proche de ...Bayrou

 Quand on lit les compte-rendus de la journée du parti radical, trois questions se posent:

1) Pourquoi les radicaus (de droite) sont-ils affiliés ou alliés à L'UMP? Entre Sarko et Borloo, ce n'est pas la même sirop... Ni le même contenant, ni le même contenu, ni les mêmes inspirations, ni les mêmes aspirations, ni les mêmes méthodes, ni les mêmes finalités. Les enjeux ne dépassent-ils pas quelques promesses d'investitures (comme celle de Loos dans le Bas-Rhin)? La situation exige du sérieux et réclame autre chose qu'une conduite "le nez dans le guidon"...

2) Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui les deux familles radicales (mis à part des calculs politiciens)? Le ralliement (contre sucettes électorales de circonscriptions réservées à quelques notables) des radicaux dits de gauche à Ségolène est sur un plan idéologique aussi incongu que l'alliance radicalo-sarkozienne à droite...

medium_bayrou.5.jpg3) Qu'est-ce qui sépare Borloo et Bayrou? Comparez les programmes, les priorités, les aspirations à la "justice sociale", les références à Jules Ferry, les "chantiers" proposés par Borloo et ceux prônés depuis des mois par François Bayrou... Même sur la question (d'avant-hier) de la laïcité, les radicaux et les "extrêmes centristes" sont aujourd'hui sur la même sur la même longuer d'ondes...

Il est vrai que là je fais preuve là  d'une logique qui n'a rien à voir les analyses poltiques qui impliquent (hélas!) une dose d'irrationnel, de passéisme, de passionnel...

En tous cas, la définition que donne Borloo du "profil" qu'il attend du futur Président de la République correspond à celui de Batrou... "C'est forcément quelqu'un qui va être capable (...) de faire bouger tous les acteurs de la société française.".

Je ne reconnais dans cette exigence ni Sarkolène, ni Ségozy.

Tant pis si mes amis de droite et de gauche vont m'en vouloir encore plus de mettre dans le même sac (à malices) deux personnages qui devraient faite "tandem" tant ils sont complémentaires ... ou interchangeables. Jusqu'à preuve du contraire. Et clarification de programmes qu'ils n'ont pas.

Face au "duo" (comme dit Bayrou) de Sarko-démago et de Ségo-démago et face au péril du FN, la seule alternative, c'est un sursaut des Républicains. Là encore Borloo rejoint Bayrou. Les deux ont un point commun que n'ont pas les autres: ils veulent s'attaquer aux CAUSES du "Mal "français non à ses effets et à ses conséqunces. Aux réalités, non aux apparences. Avec une volonté de FAIRE, non de PARAITRE. A suivre...

Daniel RIOT

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 >>>> Je reproduis ici, en référence,  le compte-rendu de Reuters du congrès radical: "Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo s'est lancé samedi dans la pré-campagne présidentielle en "avocat de la justice sociale", lors du congrès du Parti radical, parti associé à l'UMP.

Dans son discours de clôture, le co-président du Parti radical a présenté les cinq grands chantiers qu'il souhaite voir repris à son compte par le probable candidat de l'UMP, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Il a proposé le transfert sur le patrimoine, les flux financiers, l'impôt direct, la consommation et les mutations 300 milliards d'euros de charges sociales destinées à financer la Sécurité sociale, afin d'augmenter les salaires directs et la compétitivité des entreprises.

Il a appelé à "soutenir fortement le pacte écologique" de l'écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot.

Il a proposé une meilleure adaptation de l'éducation et de la formation aux nécessités du marché de l'emploi, plaidé pour une meilleure "justice territoriale" entre villes, départements et régions et pour un "accompagnement des mutations" afin de "bâtir une communauté de destin".

"Si on ne le fait pas, ce n'est pas un Grenelle des salaires qu'on aura dans cinq ans", a-t-il averti en faisant allusion à la négociation sociale qui a mis fin aux grandes grèves de mai 1968. "Ça sera un Grenelle d'un autre nom."

"A l'inverse, si on remet un tiers de 30% de notre jeunesse dans le train de l'innovation et de la qualification, eh bien on passe à 4% (de croissance économique) et on reprend le leadership de l'Europe", a-t-il ajouté.

Jean-Louis Borloo a dressé le portrait-robot du président de la République qui aurait ses faveurs : "C'est forcément quelqu'un qui va être capable (...) de faire bouger tous les acteurs de la société française."

"Il devra entraîner après avoir défini cinq (...) objectifs parfaitement clairs" et être celui qui fera "que ces cinq objectifs-là, quoi qu'il en coûte, au moins ceux-là, soient des engagements qui soient atteints et qui soient réussis", a-t-il ajouté. "On aime un pays qu'on sert, pas un pays dont on se sert. Celui-là on le méprise."

RENDEZ-VOUS EN FEVRIER

En conclusion, Jean-Louis Borloo a déclaré qu'il voulait "plus jamais être l'avocat de ce second souffle" mais sans dévoiler, pour le moment, d'autres ambitions que celle de peser sur l'élection présidentielle et jouer un rôle après.

"Le débat qui est ouvert devant nous ne se résume pas à des positionnements tactiques. En tous les cas, on ne sera pas là pour ça", a-t-il déclaré.

Tout juste a-t-il rappelé que le fondateur de l'école publique et gratuite pour tous en France, Jules Ferry, avait été sous la IIIe République "à la fois chef du gouvernement et ministre de l'Education nationale".

medium_loos.jpg"S'il a une revendication aujourd'hui, j'ai entendu celle-là, je n'en ai pas entendu d'autre", a commenté à l'issue du congrès le ministre délégué à l'Industrie François Loos, lui aussi membre du Parti radical.(notre photo)

L'autre co-président du Parti radical, André Rossinot, dont c'est le troisième mandat à la tête de cette formation, s'était pratiquement auto-sacrifié en direct et en public en introduisant Jean-Louis Borloo, qui n'a rejoint le parti qu'il y a 18 mois.

"A toi, Jean-Louis, maintenant, de relever le défi, de porter haut et fort notre espérance radicale" et le projet de "contrat républicain que nous devons maintenant négocier avec l'UMP, notre partenaire", a-t-il déclarémedium_rossinot.jpg (notre photo)

"Nous souhaitons que les engagements que Jean-Louis Borloo propose soient repris au niveau de l'UMP", a pour sa part dit à Reuters François Loos. "Nous ne choisirons définitivement notre candidat qu'au mois de février", lors d'un congrès extraordinaire du Parti radical.

Prié de dire si le Parti radical présenterait un candidat, qui pourrait être Jean-Louis Borloo, si Nicolas Sarkozy ne reprenait pas ses propositions, il a répondu : "Bien sûr, tout est possible. Mais ce n'est pas l'idée aujourd'hui."

Des militants du Parti radical ont cependant déjà franchi le pas. Bernard Fialaire, président de la fédération du Parti radical du Rhône, a ainsi rappelé que celle-ci avait lancé l'été dernier des pétitions en faveur de la candidature de Jean-Louis Borloo et cherchait les 500 parrainages d'élus nécessaires.

"On a de nombreux élus qui sont près au cas où Jean-Louis Borloo serait obligé d'être candidat", a-t-il dit à Reuters