22/09/2006
RAMADAN : Que la fête soit celle du respect de soi et des autres
Plus d'un milliard de musulmans (dont les quelque cinq millions recensés en France) entament ce week-end le Ramadan, sur fond de tension avec l'Occident, exacerbée par les interprétations (malhonnêtes) faites des propos du pape Benoît XVI, les différents conflits armés secouant les pays arabo-musulmans .et les menaces terroristes des fasco-islamistes ou des islamo-fascistes.

Ce mois sacré de jeûne est d’abord censé être une période de piété et de quiétude pour les Musulmans. Il est marqué par une série de rituels Abstinence : de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil.. Maîtrise des passions et respect du Prochain qu’il importe de se garder de blesser. Le jeûne est l'un des "cinq piliers" de l'islam, avec la profession de foi (chahada), la prière (salat), l'aumône (zakat) et le pèlerinage (hadj) aux lieux saints (de la Mecque et Médine). Le mois se terminera par la fête de l'Aïd al-Fitr.
Mais cette période du ramadan peut être aussi un mois de combat où le jihad (la guerre sainte) est assuré d'être couronné de succès. D'ores et déjà, des groupes islamistes en Irak et dans la bande de Gaza ont menacé d'attaquer des cibles chrétiennes et même le Vatican. La branche irakienne d'Al-Qaïda a promis de poursuivre le jihad jusqu'à "la défaite" de l'Occident. Et les menaces terroristes se sont multipliées, y compris contre des pays musulmans (Maroc) et laïcs (France) Les prêches de ce vendredi étaient attendus avec une extrême attention par tous ceux qui observent de près (sans toujours tout comprendre) les discours des imams. Ceux-ci lanceront-ils des appels au calme ou à l'escalade ? Leur influence directe est faible, mais leur tonalité peut être révélatrice de tendances « lourdes »… même si les plans terroristes ne s’élaborent pas dans les mosquées, grandes ou petites.
La controverse (soulevée et nourrie bien artificiellement) au sujet des déclarations de Benoît XVI à Ratisbonne survient quelques mois après les manifestations violentes et, dans certains cas, meurtrières, qui avaient suivi la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet, jugées blasphématoires par une partie des musulmans.
De nombreux musulmans voient également dans le rôle des puissances occidentales, comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, dans les conflits régionaux (Irak, territoires palestiniens, Liban, Afghanistan) une nouvelle "croisade" contre leur religion.
Le monde arabo-musulman a été au centre du discours du président américain George W. Bush devant l'Assemblée générale de l'ONU, dans lequel il a critiqué les régimes soudanais et iranien, ce qui risque d'irriter encore plus les radicaux.
Reflet anecdotique de cette crispation anti-occidentale, (rapportée par l’afp), les meilleurs dattes en vente cette année au Caire portent le nom du chef du Hezbollah chiite libanais Hassan Nasrallah, alors qu'il y a deux ans, elles étaient dédiées au… président français Jacques Chirac. C’est insignifiant, voire ridicule, mais révélateur. D’ailleurs, Le chef du Hezbollah a fait aujourd’hui une première apparition publique très remarquée.
Au-delà de ses cris de victoire «historique et stratégique» sur Israël, il a refusé de renoncer à l'arsenal de sa formation tant que l'État libanais ne pourra pas défendre le pays contre Israël et a assuré que sa formation possédait encore 20 000 roquettes. Cela n’a rien de rassurant pour le Liban, pour la paix et …pour les troupes onusiennes qui vont se déployer dans le sud du Liban, aux cotés de l’armée libanaise, une armée qui, comme le gouvernement de Beyrouth, est gangrenée par le Hezbollah.
«Nous ne sommes pas une résistance arbitraire, qui improvise, mais une résistance qui a recours à la raison, à la planification, à l'armement, à l'entraînement et à la mobilisation, voici le secret de la victoire que nous célébrons», a-t-il encore assuré.
«Fini le mythe de l'État et de l'armée invincible», a insisté Hassan Nasrallah, faisant référence à l'État d'Israël et son armée. Pas un mot sur une paix possible. Comme ses « protecteurs iraniens, Nasrallah (qui, selon les meilleurs services de renseignements, fait de l’ombre à Ben Laden dans la « nébuleuse » fasco-islamiste) conserve, comme le Hamas, la destruction de l’Etat d’Israël comme objectif prioritaire…
Dans ce contexte, les responsables de la diplomatie européenne qui s’en tiennent aux exhortations de « bonne volonté » sont dans l’embarras, les « faucons » israéliens sont renforcés dans leurs convictions et les « forces de paix » ont les jambes et les bras coupés…
Dans ce contexte aussi, les responsables de la lutte anti-terroristes sont sur les dents. Mais ils sont en alerte permanente depuis longtemps, Ramadan ou non. Notamment en France. Ne pas avoir peur, ne pas jouer sur les peurs, mais rester extrêmement vigilants. Un impératif ! Un impératif qui, comme le Conseil de l’Europe a raison d’y insister, doit aller de pair avec le respect des droits de l’homme. Tout réflexe sécuritaire liberticide constitue une victoire des terroristes ismamo-fascistes.
Bon Ramadan à tous les Musulmans, qui non seulement de sont pas à confondre avec le fascislamisme, l’islamo-terorisme, le fondamentalisme meurtrier mais en sont, quantitativement, les premières victimes.
La grande majorité des fidèles de l’Islam savent que le Ramadan est d’abord la fête du Respect. De soi-même et du autres. De ce Prochain qui est d’abord un Proche, au-delà des croyances, des origines, des couleurs de la peau et de la nature de ce qu’on appelle la Foi, en Dieu, en l’Homme, en la raison.
Comment a-t-on pu ne pas voir que le discours du Pape à Ratisbonne était d’abord un exposé de théologien érudit sur la conciliation si nécessaire entre Raison et Foi ? Les fondamentalistes de tout bord, y compris ceux du laïcisme métaphysique et intolérant, auraient dû apprécier…Mais il faut croire que « l’Internationale des Intolérants » non instituée, non constituée, non structurée, est, avec celle de la « géo-finance » et celle des « geôliers », l’une des plus influentes…
« On » n’en sortira qu’en replaçant la Personne au cœur de toute action, de toute politique, de toute finalité. C’est le grand défi de ce XXI ième siècle naissant sous de bien mauvaises étoiles.
18:45 Publié dans Edito, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, europe, terrorisme, culture, ramadam, islamisme, Liban










