16/07/2008
Les psys entre inquiétudes et colère: Leur pétition sur Relatio-Europe
| Les psys dénoncent l'instauration d'une « psychothérapie d'Etat » | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mercredi, 16 Juillet 2008 12:45 | |
| « Arrêtez l'arrêté ! »
Un nouvel arrêté, mis au point par le ministère de la santé et défendu par celui de la recherche et des universités, après de multiples tentatives de « règlementations » faites (en vain) depuis cinq ans (et notamment depuis l'amendement Accoyer de 2004) a relancé une polémique bien française qui est suivie de près en Europe. Freud n'a-t-il pas marqué toute la pensée européenne contemporaine ?Les enjeux ne concernent-ils pas la vision européenne de la psyché, si différente du faux modèle technicien américain? RELATIO-Europe fait le point sur un débat qui concerne la nature même de la société.
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16:33 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freud, lacan, recherche, université, france, gouvernement, petition
19/01/2008
Stratégie de Lisbonne :L’Europe en panne de volonté
L’EDITORIAL RELATIO DE DANIEL RIOT
Quand la France regrette de ne pas avoir bien jouer la carte européenne….
Un rapport ? Un mea culpa national… Pour une fois, des autorités françaises ne critiquent pas une politique ou une stratégie communautaires, mais reconnaissent que la France a mal appliqué, mal suivi une orientation « européenne », donc n’a pas su bénéficier de tout le parti qu’elle aurait pu et du en tirer. Dans ce pays où « l’Europe « est souvent considérée comme un bouc émissaire, il s’agit d’un véritable événement, surtout si les conclusions du rapport en question sont adoptées au sommet de l’Etat et si les leçons en sont pleinement tirées.
11:16 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, france, économie, recherche
05/11/2007
Juste une image...
C'est le genre d'image qui sonne comme un rappel à l'ordre: le temps passe vite, mais il n'efface pas tout...
Une invitation à quoi? On relativise tout ce qui n'est pas essentiel ou on recherche la transcendance en tout? Force philosophique des points d'interrogation.
Le vrai vertige, peut-être, c'est celui que donnent certaines momies encore en vie...
Les Faits:La momie du pharaon Toutankhamon a été exposée au public pour la première fois ce dimanche, 85 ans jour pour jour après la découverte de son tombeau dans la Vallée des rois de Louxor en Egypte. Des archéologues ont retiré la momie du jeune roi du sarcophage où il reposait depuis 3.000 ans pour l'installer dans une vitrine transparente, relevant le linceul blanc pour révéler son visage et son corps.
00:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, pharaons, recherche, actualité, politique
02/11/2007
Les secrets du chat

Une vingtaine d'animaux, parmi lesquels des chiens, chimpanzés, rats, souris et vaches ont déjà vu leur ADN décodé. Mais le séquençage du code génétique des chats pourrait avoir de plus grandes implications pour le traitement de maladies humaines, explique le Dr Stephen O'Brien, de l'Institut américain du cancer, dont les travaux sont publiés de l'édition de novembre du journal "Genome Research".
Ces travaux ont été conduits sur l'ADN d'un chat abyssin de quatre ans appelé Cinnamon (cannelle) dont la lignée remonte à plusieurs générations en Suède.
19:55 Publié dans Science et recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sciences, animaux, chats, recherche, adn
Les chercheurs inquiets (il y a de quoi!)
Le CNRS sur ses gardes

Les syndicats de chercheurs* ont de nouveau exprimé leurs craintes de voir leur établissement public de recherche démantelé dans les prochains mois. L’adoption du plan stratégique a été reportée au printemps prochain. D’ici là, le gouvernement, via la ministre Valérie Pécresse, doit préciser ses intentions et une commission dirigée par l’ancien ministre délégué à la recherche François d’Aubert doit rendre ses conclusions sur l’avenir des relations entre le CNRS et les universités
LIRE SUR LE BLOG D'AREMANE >>>>>>>>>>>>>>>>>>
19:30 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, sciences, politique, sarkozy, cnrs
Chez les savants fou
UN PEU d'HUMOUR....
Un historien de la science a recensé les expériences les plus étranges de l’histoire. Florilège.
19:20 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scinces, savants, laborartoites, recherche, société
17/10/2007
La France en Europe : Polémique autour du Principe de Précaution
Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali ?,
par Corinne LEPAGE
DECRYPTAGE RELATIO : Quelle mouche a-t-elle piqué la commission Attali pour mettre sur le
dos du principe de précaution les difficultés que rencontre la croissance française ? La question s’impose en effet. En visite à Strasbourg où elle a relancé Cap 21, mouvement co-fondateur du Modem qui se dote d’une antenne bas-rhinoise animée par Yveline Moeglen, membre du groupe municipal d’opposition présidé par Chantal Cutajar, Corinne LEPAGE a réfuté point par point les arguments agités par Jacques Attali pour demander la levée de ce « principe de précaution » qui est inscrit dans la Constitution et qui est intégré dans le droit communautaire. Non, ce n’est pas le principe de précaution qui nuit à la recherche. Non ce n’est pas ce même principe qui nuit à la croissance.
Quelques remarques préalables :
1) Sur un plan juridique ou judicaire, aucune décision importante n'a été rendue sur la base de ce principe depuis qu’il existe dans la constitution. Si le principe a été appliqué, il l’a été par le conseil d'État en 1993 à propos du sang contaminé ou en 1998 à propos du maïs Novartis OGM c'est-à-dire bien avant 2005.
2) La rédaction française du principe de précaution est on ne peut plus réductrice, comme émasculée. Contrairement à la définition européenne, la formulation exclut la santé pour ne viser que l'environnement. Elle exclut les personnes privées pour ne concerner que les personnes publiques. Et elle renvoie enfin à la loi pour préciser les domaines d'application. Ce qui n’est pas fait…
Il n'y a donc, pour Corinne Lepage, aucun "danger" pour le monde industriel. D’ailleurs, le risque de développement exclut la responsabilité des entreprises industrielles lorsqu'en l'état des connaissances, elles ignoraient les risques qu'elles ont générés. Et la loi Fauchon de 2000 a réduit le risque de responsabilité pénale des dirigeants pour les fautes non intentionnelles.

La Présidente de Cap 21 illustre son propos par quelques constats de réalité.
*« La France est le pays le plus nucléarisé du monde, un des 6 pays qui en Europe plante des OGM, ou encore l’un des acteurs les plus importants dans le domaine des nanotechnologies. Or ce sont des secteurs à risques nullement freinés dans leur développement par le principe de précaution.
*L'Allemagne qui est à l'origine du Vorsorge Prinzip, depuis le milieu des années 80, qui a porté le principe de précaution sur les fonts baptismaux de l'Union européenne, n’est pas particulièrement gênée dans sa croissance industrielle par le principe de précaution. En revanche, elle n’a subi ni le drame du sang contaminé, ni celui de l'hormone de croissance, ni celui du prion. Cherchez l'erreur ! »

« Cherchez l’erreur » aussi en matière de recherche. « Le principe de précaution est avant tout un principe de recherche,une expression du doute scientifique, l' exigeance de réponses au plus grand nombre de questions possibles avant que des transformations technologiques irréversibles ne soient engagées », souligne Corinne Lepage en rappelant que les Américains, sans admettre le principe, l’appliquent à leur façon : ils ont décidé que 5 % de toute la recherche sur les nanotechnologies serait dédiée à l'étude des risques environnementaux sanitaires et sociétaux. « Il s'agit bel et bien d'une application dans la réalité scientifique du principe de précaution ».
Globalement, toujours pour Corinne Lepage, où il est un principe structurant de l'industrie, le principe de précaution se révèle d'abord un véritable accélérateur de développement. Et ce, non seulement du secteur des nouvelles technologies environnementales, qui représentent un marché considérable , de 900 milliards de dollars. Mais aussi de l'ensemble de la recherche, puisqu'il pousse les industriels à produire autrement.
En effet, et pour au moins trois raisons :
>>> « En exigeant que les effets environnementaux ou sanitaires possiblement négatifs d'une innovation puissent être évalués avant sa commercialisation, le principe de précaution devient un instrument de transformation de l'industrie.
>>>> Comme moyen de se prémunir contre des erreurs très lourdes pour la santé publique, il se révèle un levier d'économies potentielles considérables pour la collectivité : le gouvernement des Pays-Bas a ainsi évalué que, s'il avait interdit l'utilisation de l'amiante dans la construction trente ans plus tôt, il aurait économisé, hors indemnisation et coûts de santé, 19 milliards d'euros !
>>> Maîtriser les risques sanitaires, c'est éviter que grandisse une méfiance à l'égard du progrès technique, laquelle se révèle, elle, être un redoutable frein à la croissance ». Cette croissance qu’Attali voudrait tant « libérer »…
Qui plus est, « ce ne sont pas les effets juridiques qu'aurait la suppression de la valeur constitutionnelle du principe de précaution qui changerait quelque chose à la prétendue la insécurité juridique du monde économique. En effet, le principe de précaution, au sens le plus large du terme, incluant la santé et la totalité des acteurs économiques figure dans les traités de l'Union européenne. Il a donc une valeur supérieure à la loi et s'impose, quelles que soient les vicissitudes constitutionnelles, à tous les textes de droit interne. ».
Il est curieux, effectivement que Jacques Attali et sa commission aient oublié ce qui est un fait. Pourquoi ? Pourquoi surtout, cette « annonce plutôt iconoclaste en plein Grenelle de l'environnement » ?
Corinne LEPAGE estime que la clef de ces questions se trouve « sans doute, dans le symbole » : En résumé, deux catégories s’opposaient à la constitutionnalisation du principe de précaution, à la Charte de l'environnement : les ultra-libéraux hostiles à toute contraintes donc aux conclusions du Sommet de RIO en 1992 et les écologistes très dogmatiques… Ces deux opposants voudraient se faire entendre à nouveau. Pour eux, reposer le problème durant le Grenelle constitue une manoeuvre de diversion destinée à l'évidence à rééquilibrer, au moins dans la symbolique, ce que pourraient être des conquêtes du Grenelle ».
Mais au-delà du symbolique et des options d'ordre idéologique se pose une question –clef : Qui, dans la société technologique avancée qui est la nôtre, assume le risque financier de l'expérimentation grandeur nature ?
Dans la droite ligne de ce que pressentait dès 1986 Ulrich Beck dans son ouvrage la « société du risque », la stratégie des grands groupes vise à faire endosser, au moins pour partie, par les Etats les risques liés aux technologies nouvelles, dès lors que celles-ci sont soumises à une autorisation administrative.
Ainsi, le citoyen se retrouve-t-il cobaye et assureur final d'une technologie qui peut se révéler excellente ou catastrophique, mais qui généralement aura au moins durant un moment été particulièrement rentable.
Le recours, en Europe, au principe de précaution, est la condition sine qua non d'une telle répartition des responsabilités, car il va de soi qu'un risque sociétal ne peut être pris qu'à la double condition qu'il présente un intérêt général et que le risque soit le plus réduit possible, ce qui signifie a minima qu'il soit connu.
Il en va d'autant plus ainsi que le régime de l'assurance ne joue nullement pour les nouvelles technologies ou pour celles qui peuvent se révéler à terme dangereuses. Aujourd'hui, ni les OGM ni les nanotechnologies même les antennes relais qui ont été sorties du régime de la responsabilité civile voici un an ne peuvent être assurées.
Cela signifie que l'assureur est le citoyen et qu'en conséquence, il doit être en mesure de s'assurer que les recherches sur les conséquences négatives dont il pourrait être à la fois la victime et le payeur ont été faites. Tel est l'objet du principe de précaution. »
Avec à la clef un choix politique que Corinne Lepage résume en une question : « Peut-on indéfiniment socialiser les risques et individualiser les profits ? » C’est l’un des sujets centraux des problèmes de développement de nos sociétés
« Poser la question de la réduction du principe de précaution, parfaitement impossible en droit interne, reviendrait à exiger en contre partie une responsabilité illimitée dans le temps des entreprises », souligne Corinne Lepage. « C'est la solution américaine qui a conduit aux procès contre les cigarettiers et les fabricants d'amiante hier, les constructeurs automobiles aujourd'hui, et même contre les producteurs d'OGM puisqu'une dizaine de procédures sont en cours menée notamment par l'agriculture biologique ». Les Américains règlent les problèmes en aval.
« Au contraire, reconnaître le principe de précaution pour ce qu'il est , constitue un formidable encouragement à la recherche développement, aux produits de substitution, aux nouvelles technologies répondant aux exigences de santé et de valorisation des ressources naturelles, à une gestion réellement rationnelle du patrimoine collectif. En attribuant à Al Gore et au GIEC, le prix Nobel de la paix, le jury du Nobel a lancé une invitation à la planète tout entière de faire du principe de précaution en matière climatique, l'instrument de transformation de notre développement. C’est désormais dans cette voie que se trouve le progrès. » Les Européens se doivent de régler les problèmes en amont.
VOIR LE RAPPORT DE L’AGENCE EUROPEENNE DE L’ENVIRONNEMENT DE 2002 >>>>
UNE NOTE SUR LA « SOCIETE DU RISQUE » >>>>>
LE BLOG DE CORINNE LEPAGE >>>>>>>
Repères :
Le principe de précaution en droit
Voici en quels termes et comment le principe de précaution est inscrit dans le droit français et européen:
- L'article 5 de la Charte de l'environnement stipule que "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage."
- La formulation retenue, négociée mot à mot par les parlementaires, encadre fermement son application.
- Le principe de précaution s'applique uniquement à l'environnement, et non à la santé et un amendement prévoit que le législateur pourra s'il le juge nécessaire encadrer son application par la loi.
- Les partisans du principe de précaution rappellent qu'il existe dans le droit français depuis 1995 (loi Barnier), sans avoir déclenché à ce jour les effets "apocalyptiques" annoncés.
- Le principe de précaution figure également dans plusieurs traités internationaux ratifiés par la France et dans le droit européen depuis le traité de Maastricht en février 1992.
- Ce principe a été adopté solennellement le 28 février 2005 par le Parlement français réuni en Congrès à Versailles pour être inscrit dans la Constitution.
- Sa suppression irait à contre-courant du processus du Grenelle de l'environnement, co-dirigé par Nathalie Kosciusko Morizet actuelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et destiné à intégrer le respect de l'environnement dans les modes de production et de consommation.
00:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, environnement, cap 21, modem, recherche, technologie
03/09/2007
Allemagne: Coup de pouce à la coopération recherche/industrie
L'Allemagne débloque 600 millions d'euros pour doper ses pôles de compétitivité
La ministre fédérale de l'Education et de la recherche, Annette Schavan, a débloqué une enveloppe de 600 millions d'euros sur cinq ans pour doper le potentiel d'innovation des coopérations entre laboratoires de recherche et entreprises. Le dispositif prévoit l'organisation d'une série de trois concours, qui sélectionneront chacun jusqu'à cinq de ces "pôles de compétitivité". Le premier critère de sélection sera le potentiel de développement de la coopération entre les chercheurs et l'entreprise. Mais la puissance d'innovation et le stade de développement du pôle de compétitivité seront également pris en compte pour l'attribution d'aides. Le programme fait partie intégrante d'une stratégie globale adoptée par le gouvernement allemand pour soutenir la haute technologie. Il vise à accélérer la transformation des découvertes scientifiques en produits et en services nouveaux. Des défis collectifs comme le changement climatique, l'approvisionnement énergétique ou encore des maladies telles que le cancer ou Alzheimer rendent, en effet, nécessaire une collaboration plus étroite entre les laboratoires et les entreprises. Le programme vise également à renforcer l'attractivité des pôles de compétitivité pour les (jeunes) talents et les investisseurs.
Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1272/Content/DE/Artikel...
23:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, recherche, industrie, compétitivité
04/02/2007
Histoire d’un chercheur atypique : Les 60 ans de Nicolas Herrenschmidt, le KING-KONG de la primatologie européenne
Un peu d’humour, d’amitié, de convivialité. En plaisantant sur un double événement très sérieux. Nicolas Herrenschmidt, primatologue strasbourgeois de renommée mondiale, a fêté ses 60 ans entouré de ses enfants, de ses collaborateurs et de ses amis. Et le centre de primatologie qu’il a crée dans un fort de la campagne strasbourgeoise a célébré son 30ième anniversaire. De quoi grimper aux arbres !

Ce Centre de primatologie de l'ULP a pour objectif d'élever des primates à des fins de recherches scientifiques (observations et expérimentations comportementales) et de production. Il constitue un outil de recherche unique en Europe, ouvert aux chercheurs français et étrangers désirant travailler sur le comportement des primates. Les animaux sont élevés, soit en semi-liberté dans des grands parcs, soit, dans le cas d'espèces fragiles, dans des cages à compartiments intérieur et extérieur. L’une des particularité du Centre réside dans le fait que tous les primates sont maintenus en "groupes sociaux". La population de primates s'élève à près de mille unités appartenant à diverses familles telles que : Cercopithecidés, Cebidés, Lemuridés.
Voici la communication que j’ai faite à l’occasion de ce double anniversaire, au nom de la « Confrérie de la Singerie du Milano » du nom d’un établissement sied Boulevard de la Victoire à Strasbourg, animé par l’ami Mohammed, homme–sage s’il en est. Et "singe" selon le zodiaque chinois…

« Plus haut, le singe monte, plus son cul, il montre »
Un anniversaire, même double, n’a rien d’un éloge mortuaire ou d’une remise de décoration. Donc, pas de bilan avec couronne de lauriers tressés sur ton front qui n’attend que cela… outre les baisers de celles et de ceux qui t’aiment (quand tu es assis, bien sûr, car debout, tu es inaccessible au commun). Te voici SEX-agénaire, le temps du sexe régénéré…

Je me suis longtemps demandé d’où te venait cette passion pour les singes.
Un premier signe, plus être : tu grimpais aux arbres dans la forêt de la Wantzenau pour décrocher des CHOUCAS et des FAUCONS. Si tous les gamins qui grimpent aux arbres se transformaient en singes (ou presque), la "planète des singes" serait plus humaine et "les singes qui nous gouvernent", comme redirait ton amie Marie, nous feraient faire moins de grimaces…
Mais peut-être as-tu vite appris la véracité de ce constat de Michel de MONTAIGNE devenu dicton : « Plus haut, le singe monte ; plus son cul, il montre ».
Il descend d’un arbre généalogique identifié depuis 1381
Les arbres, tu ne les connais pas que dans les bois… Je ne sais pas si l’homme descend du singe (et si cet homme est déjà arrivé en bas…), mais je sais que toi, tu descends d’un arbre généalogique difficile à remonter. On n’a pas deux avenues et un pont à son nom dans la CUS(Communauté urbaine de strasbourg) sans tenter de retrouver ses racines !
Surtout quand ces racines ont été identifiées depuis 1381… Quelle famille les Herrenschmidt !
Actuellement recencés : 7029 individus, 2342 familles, 1784 patronymes répartis dans 1034 lieux … sans compter, bien sûr les produits cachés, secrets ou ignorés de ce que Nicolas a pu laisser lors de ces nombreux voyages d’études. Allez savoir ! Cela doit être dur à assumer d’être ainsi en fin d’une telle lignée. Et de vivre avec des gênes de forgerons, de tanneurs, de pasteurs, de bateliers…

Vous imaginez ce pur produit de l’Histoire être viré du lycée Fustel de Coulanges parce qu’il préférait faire le singe que de travailler les maths. De la gène dans les gênes! Une grande ombre sur l’arbre généalogique... William TEMPLE avait raison : « Ce n’est pas le singe ou le tigre qu’il faut craindre dans l’homme, c’est l’âne »…
Du cancre primaire à l’expert en primates
Mais en grandissant (encore !) le zozo deviendra Président de Zoo. Et ce cancre primaire deviendra expert en primates.
Un Primatologue, chez les Herrenschmidt ! De quoi rassurer les pasteurs. Comme disait Cavanna, « Si l’homme descend du singe, si l’homme est fait à l’image de Dieu , Dieu, c’est KING-KONG »

Nicolas deviendra l’un des King Kong de la primatologie grâce… à la photo ! Quel autre objectif pouvait-il avoir, ce jeune homme, après son service militaire ? Prendre des photos, faire des films… Il monte sa boite. Et met en boite.
Hasard ou nécessité ? Il se promène à la Montagne des singes de Kintzheim. Coup de foudre. Il s’y rend souvent avec sa 4L qui lui donne des ailes.. C’est tout de même mieux que de faire le singe en capacité de droit, histoire de surmonter de vieilles incapacités à devenir bachelier ! Coup de foudre, pourquoi ? On en revient à ma première question… Pourquoi cette passion pour les singes ?

Les trois Sages de Gandhi
La première fois que j’ai rencontré, Nicolas j’ai eu l’image des « trois singes sages », ces trois statuettes que Gandhi avait toujours sur lui. Celui qui a les yeux bandés pour ne pas voir le mal, celui qui a les oreilles bouchées pour ne rien entendre de mal, celui qui a la bouche cousue pour ne rien dire de mal. Mais Nicolas-le-volubile n’est ni sourd ni aveugle et sa langue est trop déliée pour qu’il ait la sagesse de ces trois Singes mythiques. Comme disait Montaigne, ce n’est pas aujourd’hui que « l’homme singe deviendra l’homme sage ».

Le complexe du Bonobo ?
Quand je l’ai vu déshabiller du regard quelques filles qui passaient par là, je me suis dit que Nicolas avait sombré dans la primatologie en pensant, comme Jacques DEVAL, que « la femme a distancé la guenon, plus que l’homme le singe » ou en soufrant du complexe du BONOBO.
Bonobo ! « Bête sexuelle » en alsacien et en souabe…Mais ils sont petits les BONOBOS (un mètre au maximum), et ils ne vivent qu’à 45 ans… Et s’ils bouchent tous les trous qu’ils trouvent, chez les femelles comme chez les mâles, s’ils préfèrent le derrière à la face, sans doute parce que "les fesses se rident moins vite que les visages" comme disait un épicurien, ils « tirent » souvent mais peu longtemps, sans sentiment.

Nicolas le romantique a bien des qualités qui ne sont pas que celles du Bonobo, en voie de disparition, paraît-il, malgré leur hyperactivité, sans viagra et sans pommade… D’ailleurs, les BONOBOS n’ont pas été les premiers singes d’amour de Nicolas : les macaques d’abord l’ont fascinés…
La chasse au « tampax » dans le Rif
Savez-vous que ce chasseur d’images est devenu un chasseur-ravisseur de singes avec des armes un peu spéciales ? Envoyé au Maroc par ses amis de la montagne des singes qui voulaient accroître leur « famille », il utilisait un appât que les femmes connaissent bien : des tampons usagés. Le Tampax vite, n’est-ce pas. Un bel exemple de recyclage naturel…Ue chasse écologique!
Ne riez pas, je n’invente rien. D’ailleurs, nous avons tenté d’en récupérer dans les toilettes du Milano pour t’en offrir aujourd’hui mais nous y avons renoncé, ne voulant indisposer personne…

C’est après cette chasse au Tampax que le Grand Rocco du Rif a décidé de faire de sa passion un métier. Et il s’est mis à bosser, à faire des études supérieures, à inscrire son nom de renom aux frontons de l’université, de la recherche, du ministère… Expert et contrôleur, Nicolas. Savez- vous qu’il contrôle plus de 150 laboratoires qui bénéficient d’aides publiques, Herr Professor !
A une époque, il avait 17 casquettes officielles: chapeau!Le vieux singe a su grimper aux arbres de la réussite. Doctor Herrenschmidt, SVP ! Ils devraient en rougir de honte les videurs de Fustel… qui l’avaient nettoyer sans Karcher. L’école de la deuxième chance, c’est d'abord une passion…
En descendre, mais pas y remonter
Elle ne fut pas sans mal, cette ascension ! Entre les Ayatollahs verts des sectes si influentes de celles et de ceux qui déifient l’animal et animaliser l’humain, les peaux de bananes si courantes dans les bureaux de l’université et de la recherche et la pingrerie financière des ministères, il s’est bagarré, Nicolas !

Avec l’appui de gens lucides, un certain Charles Mérieux, notamment qui aide Nicolas à réaliser ce qui était l’un de ses propres rêves… Et avec ses qualités de battant, sa persévérance, Nico-le-têtu a réussi.
Chacun ici connaît son parcours. De fort en fort. De plus en plus fort… De plus en plus haut. En sachant suivre ce conseil de Richard Wagner : « peu importe de descendre du singe, l’essentiel est de n’y pas remonter »

Un « cochon » dans l’horoscope chinois
Savez-vous que dans l’horoscope chinois, Nicolas n’est pas du signe du singe, mais de celui du … cochon ? Le cochon vu par les experts en zodiaque chinois : plus que bon. Des « êtres sans égal », des « amis et des amoureux très attachants », et des « êtres (cela ne s’invente pas), prédestinés à la recherche et aux activités scientifiques »
Dans la famille des cochons chinois, tu es en bonne compagnie, Nicolas : Woodie Allen, Bogart, Hemingway, Fred Astair et Michael Parkinson. Il y a de quoi en trembler…
Cette année, c’est ton année, Nicolas puisque la Chine va entrer dans l’année du Cochon. J’ai lu dans ton signe pour 2007 : « ne compte que sur tes propres forces, rapproche-toi de ceux que tu aimes. Tires parti de tes qualités : (je cite toujours) sincère, travailleur, fiable, têtu, convivial, chaleureux ».
Bonne année, mon Cochon. C’est mieux que si tu étais (comme on aurait pu le croire) du signe du Singe, car pour les Singes, ce sera l’ « année de tous excès ».Avec tout ce que cela comporte.

Un SEX-agénaire (c’est de vieux chien-chinois- qui te le dis) doit savoir se ménager.
Mais tu le sais bien…On n’apprend pas à un vieux singe (surtout comme toi) à décortiquer de vieilles arachides, à ne manger que des bananes fraîches et à faire des grimaces…

Bon anniversaire, Nicolas: « Le singe n’est jamais trop vieux pour monter à l’arbre », dit un proverbe africain… Continue de grimper aux arbres de la vie !
Daniel RIOT (le 3 février 2007, Fort Foch, Niederhausbergen)
23:25 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, recherche, sciences, singes, université
10/11/2006
Mon appel pour le "Plan Fitoussi" est sur Agaravox
LA RELANCE DE L'EUROPE: PARTICIPEZ AU DEBAT >>>>>>>>>>>
UN IMPERATIF: Une Communauté européenne de l’énergie, de la recherche, des nouvelles technologies et de l’environnement
Le « Plan Schuman » a marqué l’Histoire. Le « Plan Fitoussi » mériterait d’y entrer…Il le faudrait d’ailleurs pour que l’Europe se dote des moyens de relever les défis que lui imposent les évolutions du monde. Le « Plan Fitoussi » ? Une Communauté européenne de l’énergie, de l’environnement et de la recherche.
Ce professeur d’économie avait lancé cette idée en septembre lors de la Journée franco-italienne de l'énergie en septembre à Rome. Il vient de la reprendre dan un article publié par Le Monde. Elle devrait, au moins autant que les idées généreuses de Nicolas Hulot, nourrir les débats de l’élection présidentielle. >>>>>>>>>>>>>>&...
13:40 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogs, web, europe, politique, energie, ecologie, recherche














La lutte contre le charlatanisme, oui. Il se niche dans toutes les professions... La dénaturation de la psychanalyse, non ! Les politiques, en France, tentent de règlementer , à leur manière, les métiers de liés aux psychothérapies. Pourquoi pas ?Mais pas n'importe comment, pas en détruisant ce que la psychanalyse peut et doit apporter dans cette société en mal de deshumanisation. La psychanalyse, discipline bien particulière, ne veut pas et ne doit pas se laisser « enchainée ». Elle est clinique de la subjectivité, écoute de l'individu , le Sujet, respecté dans sa spécificité, dans son humanité, dans sa singularité. Elle n'est pas une simple technique. Le techno-psy formaté que l'on tente d'imposer ne sera pas un psychanalyste formé, ayant lui-même l'expérience de l'analyse et étant en étude, en formation, en recherche permanentes. Freud le disait déjà: La psychanalyse ne doit pas se laisser engloutir par la psychologie...





