20/10/2008
démocratie locale: Le club de strasbourg au Conseil de l'europe
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| Strasbourg: « L'Espace, constructeur d'une culture europeenne » | ![]() | ![]() | ![]() |
| Lundi, 20 Octobre 2008 07:43 | |
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Cet ouvrage est né d'un même impératif d'écriture confié à des écrivains, un dans chaque pays de l'Union, afin qu'ils créent une nouvelle inédite sur le thème de l'Espace et de l'Europe. Editées dans leur langue maternelle et dans leur version française, ces nouvelles témoignent tout à la fois des spécificités de chaque langue, de chaque culture, tout en étant accessibles au public francophone.Cette journée donnera lieu à des échanges enrichissants entre le public, de grands acteurs culturels, des élus européens et des membres de la communauté spatiale et artistique. Plusieurs évènements culturels ouverts gratuitement à tous sont ainsi organisés le 22 octobre, de 16h30 à 22h30, au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg, autour de la parution de l'ouvrage exceptionnel |
13:54 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, europe, ries, france, villes, démocratie
01/10/2008
Sur relatio-europe: Ries et Cohn-Bendit et la session du Conseil de l'Europe
| Lettre ouverte de Roland Ries à Daniel Cohn-Bendit | ![]() | ![]() | ![]() |
![]() Il persiste et il signe, Dany-le-rouge devenu vert, centralisateur, insensible aux valeurs et aux symboles, influencé par les lobbies eurocratiques et atlantistes qui pensent que l'europe se porterait mieux avec un "Tout buxelles".... L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a renouvelé son appel en faveur de Bruxelles " siège unique du Parlement européen"...alors que LE siège de ce PE est fixé à Strasbourg, Bruxelles n'étant qu'un lieu de travail. Roland Ries, le sénateur-maire de Strasbourg, riposte par 'une lettre ouverte à son "cher Daniel". A l'approche des élections européennes, il lui propose un "débat public" afin d' exposer (d'opposer) leurs "deux visions de l'Europe". >>> "L'université est renforcée par le Parlement : Elle ne saurait le compléter" >>> Pour un fédéralisme moderne et polycentrique >>>"Un seul lieu de travail? Pourquoi pas Strasbourg?" |
| LA CRISE: Les malheurs de BUSH, vus par Chrisian Antonelli | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 30 Septembre 2008 23:17 | |
| BOSNIE-HERZEGOVINE : BOMBE A RETARDEMENT ? | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 30 Septembre 2008 22:40 | |
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le président de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, Haris Silajdzic "Menaces pour la paix et la stabilité" Par William PETITJEANCertes, sur le terrain, l'ordre règne. Ou presque. Mais les accords de DAYTON montrent chaque jour un peu plus leurs limites...Un correspondant de Relatio-Europe résume : « La Bosnie-Bosnie-Herzégovine s'enfonce dans une paralysie politique dangereuse, avec une population qui ne se résigne qu'en apparence.. Dans le village Sarajevo, où le multiculturalisme n'est qu'un mythe illusoire, une colère rentrée peut exploser au moindre incident. Et la question serbe reste posée. Sérieusement. Avec une république autonome qui est un foyer de réseaux mafieux et une caisse de résonance de tensions extérieures. Une nouvelle guerre ? Certains ne l'excluent pas. Le terrain reste miné. Avec des bombes à retardement qu'il importe de désamorcer rapidement » C'est dans ce contexte que l'Assemblée du Conseil de l'Europe a exhorté à la mise au point d'une indispensable réforme constitutionnelle. |
| Russie -Georgie : Entretiens croisés | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 30 Septembre 2008 16:25 | |
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Près de deux mois après le début des hostilités entre la Géorgie et la Russie et au moment où le déploiement des 200 observateurs de l'UE, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe débat de la situation. Relatio-Europe a rencontré Zurab Tchiaberashvili et Alexander Alekseev, Représentants permanents de la Géorgie et de la Fédération de Russie auprès du Conseil de l'Europe. Entretiens croisés exclusifs pour Relatio-Europe, |
| BELARUS : Elections, piège à...opposition | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 30 Septembre 2008 20:44 | |
| Par Jacques DEHAIRE « Le Président Loukachenko ne rate jamais une occasion de laisser passer une chance. On espérait que les récentes élections législatives marqueraient un tournant dans l'isolement du reste de l'Europe que s'est imposé le Bélarus. Malheureusement, il n'en a rien été. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe n'a pas même été autorisée à observer le scrutin mais l'OSCE était présente et a conclu que les élections n'avaient pas été conformes aux normes européennes. En tant qu'ami du peuple bélarussien, je suis profondément déçu mais j'espère toujours qu'il aura bientôt une occasion de s'exprimer dans le cadre d'un scrutin véritablement libre et équitable » Cette déclaration de Terry Davis illustre bien la déception des Européens après les élections en Biélorussie. Elections, piège à Occidentaux et ..à opposition. |
| CHYPRE, un espoir, enfin... | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mardi, 30 Septembre 2008 16:52 | |
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''Nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer'' prévient le Président Dimitris Christofias dans son discours de STRASBOURG ''Nous imaginons une Chypre où les conflits entre communautés auront cédé la place à une concurrence saine, dans le cadre d’une économie unifiée, et à une convergence d’intérêts entre les différentes catégories de population, indépendamment de la communauté à laquelle elles appartiennent'', a déclaré le président chypriote dans son allocution à l’Assemblée parlementaire, le 30 septembre. Le président Christofias a souligné sa ''communauté de vue'' avec le chef de la communauté chypriote turque, Mehmet Ali Talat, qui s’adressera aussi à l'Assemblée, le 1er octobre, avant un débat sur la situation à Chypre. ''Je crois que nous pouvons et que nous devons réussir'', a-t-il ajouté. |
00:39 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, siège, ries, cohn-bendit, université, frnace, euroep
21/09/2008
Une sortie strasbourgeoise de "rentrée" ....
De l’inauguration dela Médiathèque André Malraux à la fermeture de la Manufacture de tabac.
Cruel dilemme, ce vendredi 19 septembre à Strasbourg. Où se rendre, à 17 h, à la Krutenau (Kartena ou Rutana, propose le dico Windows !) ou au môle Austerlitz ? Le Bureau du Temps de la ville de Strasbourg (installé ou pas ?) avait-il seulement réfléchi au casse-tête pour la Feuille de Chou et son PDG, faute au graphe et localier, le tout en un ?
D’un côté de l’ex Port autonome, le prolétariat rouleur de tabac pour cigares, promis au licenciement, par une lointaine pieuvre étasunienne sans cœur, ses syndicats FO et CGT, de l’autre, sur l’ex môle portuaire, reconquis sur le glacis franco-allemand, entre UGC et Conservatoire, le vieux-nouveau bâtiment de brique rouge, désormais blanchi (hélas, regrettait Ries qui y perdait un paysage d’enfance) et proprement tagué, la Médiathèque lancée par le tandem (surtout la roue arrière) et pourtant, hélas, il y a eu des élections, réceptionnée et (oh continuité républicaine, et collaboration de classes) inaugurée par son successeur d’une autre couleur politique au rose quelque peu délavé, par un usage soutenu quoique dissimulé de lessive Modem.
Rive droite ( !) la nomenklatura socialo-uMpiste, égayée de quelque verdure garantie sans OGM ni pesticides, des hautbois, des poètes ; rive gauche, les brontosaures (MEDEF dixit) de la souterraine lutte des classes, le Cardek, les amis de la place d’Austerlitz sans cars ni bagnoles, le POI –les trotskolambertistes-, la LCR-NPA, et même le PCF, de la musique qui balance et, en ouverture, le patron de la Choucrouterie, l’Alsacobarde, Rocher Zifer, with Cookie Dingler himsef, yes M’am and his liberated women.
On tira à pile ou face, comme dans The dark knight, et c’est ainsi qu’on se retrouva, à 16h 50, au pied de la passerelle qui, si elle n’avait été barrée par deux à trois Cerbère(s), nous aurait conduit dans le Saint des Saints, pour le coupage de ruban tricolore. Mais on n’avait pas été invité par le protocole, oubli qui faillit priver le lectorat de la Feuille de Chou du roman-feuilleton qui a déjà commencé ci-dessus et ne manquera pas de s’étendre.
On n’attendit que fort peu de temps, et l’on vit apparaître, un sauveur –pas suprême, mais en l’occurrence, fort utile-, sous la forme d’un ex soixante-huitard, qui a su, sans trahir, cependant ses idéaux mao, servir territorialement le peuple, tout en gagnant sa vie, grand merci à lui.
Muni du viatique ad hoc, nous pénétrâmes enfin sur la partie livresque du môle, après avoir franchi l’Achéron, non point en barque, mais par une gracieuse passerelle.
La foule, sevrée de petits fours et de crémant d’Alsace depuis la dernière inauguration, s’impatientait déjà. Un mouvement se fit vers le ruban tenu par deux porte-ruban en chair et en os. Le portes vitrées du Temple s’ouvrirent, et, une musique quasi royale accompagna les happy fews sélectionnés jusqu’a l’estrade ou se succédèrent les discours, pendant une bonne plombe.
La sono pas adaptée, au début, au moins, au béton nu, répercuta les paroles attendues en ces occasions. A part les premiers rangs, forcés de se taire, fonction, et exposition aux flashs obligent, le reste de la petite foule était fort bavarde et bruyante, comme des collégiens malpolis, jusqu’à ce que le président de la CUS, Jacques Bigot leur fit, poliment la leçon, avant de parler chiffres.
On en oublie sûrement, mais défilèrent au micro derrière un transparent pupitre très mode, le maître des lieux, les architectes, le président du Conseil général, Kennel, le représentant du prince de la région Alsace, Zeller (de quoi) était, comme souvent absent, M. Traband – avec un D, pas confondre avec un véhicule est-allemand à deux temps-, l’ex président de la CUS, le gaullo-malrucien, amateur éclairé de livres, j’ai nommé Robert Grossmann, fort civilement invité par le sénateur-maire Roland Ries à discourir, exercice qu’il accomplit (18/20), avec souffle, envolée et références bienvenues, entre parenthèses, et on le lui a dit, le meilleur dans cet art oratoire.
La représentante de Christine Albanel, fut plus que brève, elle ne dit mot, mais consultait furtivement sa montre, c’est vrai, on languissait. Roland Ries soi-même, quoiqu’ex agrégé de lettres sembla moins inspiré que l’ex président de l’UJP. Le préfet du Bas-Rhin, préfet de la région Alsace, Rebière, (nor ä Stamm) probablement fatigué de retenir, avant d’expulser, chaque jour que RESF fait, d’étranges étrangers fut très bref.
Parmi les présents, on remarqua Wolfermann, de la librairie Kléber, Jaecki, de la police municipale, Laurent Husser, de la (très à) droite strasbourgeoise, Léon Strauss, historien émérite, Claude Keiflin, journaliste welche aux DNA, Lucien Braun, philosophe-éditeur, Daniel Payot, conseiller municipal-philosophe (mais ni roi-philosophe ni philosophe-roi, tant pis Platon…), et, on allait l’oublier, pardon, ce qui aurait accru son chagrin, Fabienne Keller, la mine des fêtes défaite, par Ries et Grossmann réunis, se souriant tout en maugréant intérieurement “tu vas voir ta gueule à la récré“. On sourit aux petites piques qu’ils se balancèrent mais c’est le demi-tandem qui avait commencé, comme on dit dans les cours dézécoles.
Enfin, on passa à la suite des réjouissances. Roland Ries Premier Emprunteur, pas emprunté, laissa son empreinte : il fut flashé avec La grammaire est une chanson douce (Derrick Or-Sénat…) qu’il avait voulu relire, de même que L’imparfait du subjonctif, ce sera pour la prochaine fois. “Encore eut-il fallu que je le susse”, vous voyez ?
Des copieuses nourritures spirituelles, on passa à celles de la bouche et du ventre. On espère que le buffet de Musica, ce samedi, sera plus goûteux que celui de la médiathèque ! Sempiternels pretzels’, kougelhof, mini knacks (pas Kanaks eh, Windows!), mousse, und wisse Wi (bon, lui).
Puis on put visiter le lieu. De beaux volumes (l’espace, et les livres) partout, du béton gris, du rouge très NPA sur les sols, les piliers, du métal (conduits, escalier), des fauteuils style contemporain confortables, des étagères à livres bien sûr, une signalétique à première vue au point, des ordis à foison, des phrases (proprement) taguées, à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment; même sans ouvrir un seul livre, il y a de la lecture, et partout, une ouverture sur l’extérieur, le quai, le nouveau quartier encore inachevé, des arbres dont on fait le papier des livres. Dans les étages, on entendit des musiciens, on croisa le poète Jacques Goorma qui susurrait à l’oreille du Guillevic
Ce ouiquende, journées du patrimoine, la population, interdite d’inauguration, pourra, enfin, s’approprier le lieu payé par sa contribution directe et indirecte. On y trouve non seulement des livres,, des revues, des journaux, mais aussi de la musique, des films. Il est donc possible d’être moins crétins que les éternels Bouvard et Pécuchet judicieusement évoqués par Robert Grossmann.
Il était déjà 18h30. On fila vers l’ex SEITA, rectifié Altadis, et bientôt assassiné par Imperial Tobacco Le tabac t’abat, fumeurs et salariés compris.
On y croisa encore Roland Ries qui en bon socialo-centriste, savait aussi passer de la nomenklatura plutôt bourgeoise à la lutte des classes essoufflée prolétaire. Roger Siffer et Cookie Scotch (avec ou sans glaçon ?) Dingler étaient déjà repartis, mais il restait Dreyfus, le conseiller général socialiste du quartier, l’adjoint vert Alain Jund, des responsables de RESF 67, des trotskistes de toute obédience, POI, LCR-NPA,- où était LO ?-, et des communistes, (si, si,) premier secrétaire fédéral, J B Metz, en tête, sans compter, bien entendu, les salariés promis à la liquidation boursière, leurs familles et amis.
Savez-vous quelle est la différence entre la nomenklatura du môle et le prolétariat krutenauvien ?
Les premiers mangent et boivent gratis, le seconds payent leur demi et leur sandwich merguez ou saucisse blanche ! C’est ça aussi la lutte des classes, ses gagnants, ses perdants (provisoires) Mais gare à la revanche !
Alors, cette révolution, ça vient ?
Hortefeux à Vichy
00:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, culture, social, grossmann, ries, meyer
23/03/2008
Roland RIES aux commandes
Strasbourg et l'Europe:le devoir de ne pas décevoir
L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT
C’est fait Roland Ries est maire de la « capitale démocratique de l’Europe ». Et c’est Catherine Trautmann, qui demeure euro-députée, qui a proposé sa candidature à la Magistrature suprême de la Ville.

C’est Mme Nawel Rafik-Elmrini qui a été nommée aux « relations internationales » Cette avocate d'affaires, âgée de 38 ans, fait ses débuts en politique. Elle aura un rôle déterminant dans le renforcement de la dimension européenne de Strasbourg.
STRASBOURG:Le "Schwörtag" recouvre son actualité
13:57 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, europe, ries, relatio, allemagne, france
10/03/2008
Strasbourg et les municipales: réflexions d'un soir...
Tout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent. Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »00:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, municipales, modem, ump, ries, tandem
04/08/2007
L’Alsace et la gauche : Le regard lucide de Roland Ries
La gauche en Alsace ? Que les prisonniers de stéréotypes ne sourient pas. Elle a existé, elle existe…et elle existera davantage encore si elle apprend à devenir ce qu’elle aurait du être : un laboratoire et une illustration de la gauche européenne éclairée, et non un appendice de la gauche nationale ringardisée, sclérosée, prisonnière d’archaïsmes hérités du début du XX ième siècle, autant dire de la préhistoire de notre ère.
La gauche, Roland Ries la connaît, la pratique et tente de la sortir de ses ornières.
L’Alsace, Roland Ries, ancien maire de Strasbourg, sénateur et candidat aux prochaines municipales, l’aime et la comprend .Et il voudrait la faire sortir de quelques tics, « syndromes » et autres complexes cultivés qui l’empêchent de « devenir davantage elle-même » : un sens de la victimisation qui fausse l’affirmation de soi, une pusillanimité qui altère une légitime fierté, un goût de la déférence qui défigure la conscience de ses différences, bref un regard sur soi et sur les autres qui pourrait mieux marier « identité » et « modernité »…
« L’Alsace et la gauche », Roland Ries en a fait un livre, simple mais pertinent, sans prétention mais opportun, qui mérite d’être lu et vaudrait d’être sérieusement débattu. A gauche, bien sûr, mais pas seulement… Et pas exclusivement dans la perspective des prochaines échéances municipales.
D’ailleurs, ce qu’il écrit sur l’Alsace, cette terre qui depuis toujours a la vertu de « fabriquer des Alsaciens » (le franc-comtois de naissance que je suis en sait quelque chose) ne vaut pas que pour cette région.
« L’escargotisme », comme dit si bien Tomi Ungerer, n’est pas qu’alsacien. L’art de rêver une Europe « à sa propre image » non plus. Et le « mol oreiller » bourré de « visions lénifiantes » pour bonne conscience trop facilement acquise non plus.
L’Histoire, ici plus que dans maints endroits, explique bien des choses. Rien n’est à oublier.
Non par « devoir de mémoire », mais par intelligence et réalisme. Mais on ne conduit pas en ayant les yeux fixés sur le rétroviseur. Ce rétroviseur qui entraîne non un conservatisme, comme on le pense trop « à l’intérieur », mais une amputation du champ de vision : L’Alsace, en dépit de la rhétorique de trop de responsables politiques, éprouve des difficultés à vivre à 360 degrés. Et à oser « voir grand »…
Cette politique trop souvent menée comme pour une « maison de poupées » nous fait souvent confondre « salle d’attente » et « bureau ». Elle nous fait surtout (faiblesse bien humaine très marquée ici) allumer des feux d’artifice d’autosatisfaction pas toujours justifiés quand nous réussissons et nous user dans la quête d’excuses et de responsables d’« ailleurs » (de Paris, surtout) quand nous échouons… Un « lamento » trop entretenu par trop d’élus (et de média locaux)
Roland Ries a raison de faire appel a Keynes : « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes »… Comme il a raison de rappeler l’actualité des messages de Schickelé (oublié ou caricaturé) : «Le pays entre Forêt Noire et Vosges est le jardin commun dans lequel les esprits allemand et français se développent sans entraves, se renforcent l’un l’autre et élaborent des œuvres communes, les nouveaux symboles de l’Europe ».
Il s’agit évidemment moins de rêver d’une Europe alsacienne que d’européaniser l’Alsace… Et de désenclaver quelques têtes politiques. Tout peut arriver, surtout le meilleur. Keynes (encore) : «L’inévitable n’arrive jamais, l’inattendu toujours »
Daniel RIOT
(dessins: les petites alsaciennes d'André Wenger et France Allemagne par tomi ungerer)
07:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, strasbourg, europe, politique, gauche, ries, livre

























