09/09/2008

Et si l'on élargissait l'OTAN à la... RUSSIE

SUR RELATIO-EUROPE

Par Daniel RIOT
Questions étranges qui m'ont hanté durant toute cette journée passée à l'écoute des nouvelles de Sarkozy, missionnaire de la paix, à  Moscou et de Tbilissi : Qu'est-ce que l'OTAN ? A quoi çà sert?
Wikipédia répond simplement : « L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord - OTAN (NATO - North Atlantic Treaty Organisation en anglais) est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les États-Unis et le Canada ainsi que 5 autres pays d'Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l'Italie, l'Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l'Europe face à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. ».
Le siège de l'OTAN se trouve depuis 1966 à Bruxelles et son commandement militaire (SHAPE) à Mons (Belgique). Grâce à ses moyens logistiques, l'OTAN a su, durant la Guerre froide, « garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous tutelle. »[1] comme le souhaitait son secrétaire général d'alors, Hastings Lionel Ismay. Son rival côté soviétique fut le Pacte de Varsovie. »
Les Allemands ne sont plus à mettre « sous tutelle ». Le Pacte de Varsovie n'est plus. L'Union soviétique est morte. L'OTAN existe toujours. Agrandie, renforcée, avec des champs d'actions très élargis...
Alors ? L'OTAN en ce XXIème siècle ?
 

08/09/2008

Union européenne-Ukraine: Une bonne étude sur relatio-europe

Une étude de  Marc-Antoine Eyl-Mazzega  

Chargé de mission à la Fondation Robert Schuman.

Près de quatre ans après la "Révolution orange", cette étude  vise à examiner l'état d'avancement de la transformation politique et économique de l'Ukraine, en dressant un bilan des politiques de l'Ukraine dans le domaine gazier et des développements qui ont eu lieu dans les relations avec la Russie.. Marc-Antoine Eyl-Mazzega analyse les défis stratégiques auxquels le pays doit faire face et sa capacité à les surmonter.

Alors que l'Union européenne et l'Ukraine s'apprêtent à conclure un nouvel accord de coopération, de nombreuses et lourdes incertitudes subsistent sur la stabilité de l'Ukraine, susceptibles d'affecter à la fois son avenir politique et économique, mais aussi la sécurité énergétique et la stabilité de l'Union européenne.Un dossier  à lire à la veille du sommet UE-Ukraine qui se tient demain, mardi 9septembre 2008

 

 

 

02/09/2008

RENFORCER LE CONSEIL DE L'EUROPE

Editorial RELATIO-EUROPE de  Daniel RIOT

>>> La diplomatie n'est pas du body building

>>> Mieux distinguer l'Union de l'OTAN

>>> Comprendre les peurs et les aspirations russes

>>> Les frontières entre l'UE et la Russie ne doivent pas être des lignes de front

Soyons clairs . KOUCHNER a raison sur un point, au moins :  « l'Union européenne n'a jamais pesé autant dans le développement d'une crise internationale ». Un « événement historique » n'hésite pas à dire le politologue Dominique REYNIER.. Tant pis pour ceux qui pensent que l'Union est restée unie...par défaut, et seulement pas par intérêt « énergétique »...et par faiblesse

Sarkozy n'a pas tort de vouloir se dégager des réflexes de  confrontation hérités de la « guerre froide », des engrenages « sanctions-contre sanctions », de la rhétorique des rodomontades, des menaces, des dents montrées.. La construction européenne exige des muscles, des vrais. Elle n'en a pas assez d'ailleurs. Mais elle s'est faite contre les réflexes de « rouleurs de mécaniques », de « montreurs de biceps », de gonfleurs de pectoraux . La diplomatie n'est pas du body building.

 

01/09/2008

EUROPE/RUSSIE:L'UNION RESTE...UNIE

>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI

>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE

 

 

DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT

L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.

Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.

D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont  ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué  la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront  le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.

 

31/08/2008

L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE

Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante

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Editorial RELATIO-EUROPE de Daniel RIOT

« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer !

« Impuissante »... Pourquoi et en quoi,  l'Europe ?

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main.

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie..

 
Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence PDF Imprimer Email
 

L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE

Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.

L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction.

Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

(Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la  Fondation Robert Schuman)

 

23/08/2008

Polémique : Défense de Bernard-Henri Lévy

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Par Daniel RIOT

«La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen», disait Churchill. Aujourd'hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l'anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s'acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu'ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l'on peut légitimement critiquer. Ce que j'ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l'ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez...
Mais la démocratie, c'est la liberté d'exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c'est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l'insulte, l'attaque personnelle, le procès d'arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n'a pas été dit, écrire ce qui n'a pas été écrit...


Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j'ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j'exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu'il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s'en prendre ainsi au témoignage tel qu'il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu'il peut dire...
Ce qui est le plus reproché à BHL c'est qu'il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n'en sais rien et je m'en moque. Moi je n'ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c'est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu'il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu'il n'a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène...
Ce qui est sûr c'est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu'il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme...que BHL n'a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c'est de savoir s'il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d'en parler à qui il veut ou peut. Ce n'est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l'aigreur pour juger ce qu'il peut dire.
BHL (ce n'est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n'ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d'une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).

Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s'engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu'il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui...Moi pas. Et alors ?
C'est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant: Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d'antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c'est se faire de nouveaux ennemis...Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l'ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d'avocat, de cireur de pompes de BHL... « Nos jugements nous jugent » : je n'ai pas fait de cette phrase de Valéry l'une de mes devises par hasard. C'est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L'injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c'est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents!.
Courage, Bernard-Henry :tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables. 
Daniel RIOT

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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Sarkozy à Moscou et en Géorgie 

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne              

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit  annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange »  (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

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02/03/2008

De Poutine à... Poutine :la victoire annoncée

MEDVEDEV:"UNE NOUVELLE SAISON COMMENCE"

Quand tout se passe comme prévu, y compris en matière de fraudes…

98c0045a4efd1ee7670b88f1c58b70df.jpgDECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT

« Election pluvieuse, élection heureuse », a souri Lioudmila Poutine en sortant  aller voter avec son mari… « La pluie, c’est bon signe », a insisté Vladimir… Même regard vers le ciel du protégé promis au sacre, Dimitri Medvedev : «Une pluie printanière agréable. On change de saison »… Puis tout s’est déroulé, comme prévu. Objectifs atteints pour la participation (autour des 70% selon les premiers résultats) et pour l’élection du protégé de Poutine dès le premier tour (au moins 65 %). Même les fraudes annoncées ont  été perpétrées  dans la démesure annoncée. Pauvres Observateurs du Conseil de l’Europe ! Leur rapport qui doit être publié dès ce lundi doit réclamer un  art soigné de la litote pour être rédigé en des termes qui traduisent la réalité sans remettre en cause la légitimité de ce sacre du plus jeune dirigeant de la Russie depuis Nicolas II, le dernier des Romanov, assassiné par les bolchéviks en 1918…

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CLIN D'OEIL PIPOLE 

LA NOUVELLE FIRST LADY RUSSE : SVETLANA

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 Eh!Oui...Pipolisation aussi en Russie. Le sacre du mari est aussi celui de l'épouse. RIA NOVOSTI en fait un diaporama. Tout pour plaire au bon peuple cette femmes qui préfère les oeuvres de charité aux sorties mondaines et qui accepte à la maison la loi du mari, même si comme toutes les femmes elle sait imposer quelques unes de vues. Sauf en matière de carrière. Son Président de mari n'a jamais accepté que son épouse gagne sa vie et s'apanouisse dans un travail. Femme au foyer,  Svetlana Vladimirovna Medvedeva  née LINNIK en 1965 à Koupchino dans la région de Leningrad dans une famille de militaires. Mais elle est active. L'épouse de Dmitri Medvedev est chevalier de l'ordre féminin de l'Eglise orthodoxe russe "De la vénérable Euphrosyne de Moscou", qui récompense des femmes de Russie pour leur mérite particulier. Elle est marraine de l'orphelinat N°1 de Saint-Pétersbourg où vivent 316 pupilles âgés de 4 à 25 ans. Elle dirige actuellement le comité de patronage du programme "Culture morale et spirituelle de la jeune génération en Russie", fondé avec la bénédiction du patriarche Alexis II. Svetlana Linnik a étudié à l'école de Koupchino, où elle a rencontré son futur mari Dmitri Medvedev, qui était dans une autre classe du même niveau. Ils se sont mariés en 1989. En 1996, ils ont eu un fils: Ilia.

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 A VOIR SUR RELATIO >>>>

01/03/2008

LES RUSSES AUX URNES:JEUX DE RÔLES

Editorial RELATIO par Daniel RIOT

4479a7a5d8c85fe8a7701a87243260e1.jpg« Les élections russes ? Quelles élections ? »…

La question n’est pas qu’une boutade d’un diplomate cynique et blasé qui trouve consolations faciles :« Que serait devenue la Russie sans Poutine ? Cessons de rêver du meilleur quand le pire évité nous fait le plus grand bien »

Quelles élections en effet ? Un non événement. Comme les dernières Législatives, comme la (fausse) campagne qui vient de se dérouler, comme le résultat du scrutin de demain, programmé non dans les étoiles mais sur le marbre du Kremlin…

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02/12/2007

Russie: La « démocratie Potenkine »

EDITO RELATIO-Les élections russes invitent à reposer une question-clef : la démocratie,  c’est quoi ? Un système de sélection des élites ? Dans ce cas le mot de Churchill conserve toute sa pertinence : « C’est le pire des système à l’exception de tous les autres ». Une grille de valeurs qui prennent du sens grâce à un Etat de droit qui respecte les Droits de l’Homme, donc les principes d’ « égale dignité » et de respect de la Personne  dans  la recherche de  la conciliation entre les intérêts particuliers et l’intérêt général (qui est plus que la somme des précédents) ? Dans ce cas, ne parlons pas de « démocratie » en termes générique : chaque démocratie se doit d’être qualifiée en fonction de ses propres spécificités.

Une démocratie, la France ? Bien sûr, mais en rien exemplaire. Oligarchie masquée, doxocratie développpée, technocratie non maîtrisée… Les normes du Conseil de l’Europe, que la France respecte plus formellement que réellement, constituent des critères  irremplaçables mais insuffisants. Elles sont plus des filets de sécurité et des poteaux indicateurs pour une perfectibilité possible que des prix de bonne conduite. Alors que dire de cette Russie qui dans l’ère soviétique osait s’autoproclamée « démocratie populaire » et qui aujourd’hui souscrit comme 46 autres pays aux « normes » du Conseil de l’Europe sans les prendre à la lettre et sans en respecter l’esprit…

Imagine-t-on une démocratie par définition « pluraliste » être dominée par un parti unique (ou presque) ?

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11/10/2007

Poutine, un « Staline démocratique » et « Le Spectre » des James Bond…

Vladimir Fedorobski ce vendredi à la librairie Kleber

Une chronique de Daniel RIOT pour RELATIO: Ce vendredi 12, Vladimir Fedorovski, sera à Strasbourg pour une conversation (à 17h30) autour de son dernier livre à la Librairie Kléber. Un personnage, ce volubile écrivain, Français depuis 1995 ! Plein d’humour sucré-salé et de malices, il a été (entre autres) conseiller de Gorbatchev,diplomate, traducteur d’acteurs de ce temps (Brejnev, Kadhafi, Saddam Hussein, Hafez el-Assad, Mokhtar Ould Daddah et Houari Boumediene) et  agent du KGB (logique)… Sa culture et sa connaissance de l’histoire russe dans sa complexité et sa profondeur en font l’un des meilleurs « kremlinologues » actuels. Son  art de la conversation et son jugement pertinent ont  fait de   chacune de nos rencontres une fête de l’esprit…

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Ceux qui le traitent « d’historien des halls de gare et d’aérogares » feraient mieux de le lire davantage et de ne pas se contenter de lectures en diagonale de critiques guidés plus par un snobisme élitaire que par un souci de vérité. L’Histoire est aussi une série d’histoires romancées… « Fedo » est un excellent romancier de l’Histoire qui permet de mieux comprendre les réalités du présent.

« De Raspoutine à Poutine », avait-il écrit. La filiation se confirme…  « Le secret de Poutine » pour lui, tient d’abord dans le « fantôme de Staline ». Un Staline « démocratique » (quel paradoxe !) Ou quelle contardiction!), qui sous bien des angles ressemble, légitimité du suffrage universel en plus, au «chef  de l’organisation du Spectre dans James Bond : il contrôle tout, étend son pouvoir sur tout, le gaz, le parlement, les médias…. C’est lui qui choisit les personnes qu’il met en avant, il fait nommer des proches qu’il peut diriger et contrôler. En cela il renoue avec toute une tradition antérieure ».

Une tradition « antérieure », à la Révolution même, et (aussi) à la « déstalinisation ». Lénine, l’idéologue, lui, est passé (comme le communisme)  à la trappe, dans une de ces « poubelles de l’Histoire » où le tri est très sélectif (et variable en fonction des lieux et des périodes…). Mais Staline, lui, renaît. En soft ! Comme le souligne Claude Imbert dans sa chronique du Point sur « l’énigme russe », le  peuple ôte peu à peu à Staline «  sa tunique sanglante pour lui rendre le blanc manteau de « Petit Père des peuples ». L’opprobre d’un des plus sanguinaires tyrans de tous les temps s’efface devant le héros de Stalingrad. ».

« Entre Staline et Poutine, la filiation est presque parfaite, en effet » remarque Vladimir Fédorovski. « Les points communs de la Russie d’aujourd’hui avec le système stalinien sont nombreux : la manipulation, l’unanimisme, le système des oligarques, l’omniprésence des services secrets… Surtout, Poutine reprend  le “code mental” de la Russie éternelle et de la citadelle assiégée. Staline se pensait comme le continuateur des tsars, et notamment d’Ivan le Terrible, derrière une façade: la révolution. Poutine fait de même, mais avec la façade du suffrage universel. »

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Il le fait d’autant mieux que le « tsar démocrate », « l’autocrate  démocratique », le “despote éclairé(?)” issus des urnes » est d’abord et surtout un stratège de premier plan, hors normes, bien supérieur à Bush, bien plus subtil, rusé et fin que nombre d’autres dirigeants européens. C’est ainsi. Sarkozy, durant ses deux petites journées moscovites a pu s’en rendre compte.

Poutine  sait aussi, en dépit des difficiles conditions de vie d’une grande partie de la population, cultiver une popularité qui ne tient pas qu’à une politique de communication soignée, mais s’ancre dans les profondeurs de l’inconscient russe. 

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Cela ne va pas sans poser de nombreux problèmes aux démocraties européennes réunies en ce Conseil de l’Europe où Moscou sait exercer une influence sans tapage mais bien réelle, en usant d’un argument simple (qui est aussi un chantage) : « Comme les Européens de l’Ouest ne vous donnent pas de moyens et que jurent que par l’Union européenne, l’avenir de votre institution dépend un peu –beaucoup) de nous. Alors, doucement les basses, avec vos critiques sur les droits de l’Homme ».

Je reprends ici en substance des propos « off » d’un diplomate russe qui a bien connu l’organisation paneuropéenne qui siège à Strasbourg. Ce grand serviteur de « toutes les Russies » ajoutait dans cette entrevue qui remonte à quelques mois : « De toutes façons, vous les Européens vous ne faîtes pas l’effort de voir ce qui se passe chez nous…

Et vous êtes des ingrats : La Russie de Poutine a rallié votre démocratie, a adopté votre économie de marché,  a étouffé les tendances anarchistes qui menaçaient de prendre de l’ampleur chez nous et de recréer une terrible insécurité dans toute l’Europe, a combattu les réseaux mafieux qui gangrenaient aussi vos économies,  vous permet sur la Cote d’azur, à Paris et ailleurs de bénéficier du pouvoir d’achat de nos millionnaires et milliardaires …

Et vous ? Vous n’avez rien compris à la Tchétchénie, vous n’écoutez pas nos doléances dans les pays baltes, vous ne pensez qu’à dresser contre nous la Géorgie et l’Ukraine, vous entretenez la parano des Polonais, vous ne voyez pas à quel point nous vous sommes utiles sur les plans énergétiques et économiques, et vous êtes toujours obsédé par l’Atlantique et oubliant que l’Oural est sur notre continent commun…. 

Pourquoi ce bouclier anti missile dirigé contre nous ? Vous êtes fous. Mais vous ne changerez rien à un point essentiel : il y aura toujours (au moins) deux Europe(s), la votre, et la Russie» 

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J’ai résumé… Ces données entretiennent bien sûr les  « vieilles obsessions russes » que Fedorov connaît bien : angoisse des fragilités internes, peurs de l’indocilité du sud, parano contre « l’étranger proche », obsessions de complots extérieurs, ombre de Napoléon, spectre des « russes Blancs », fantôme des « espions américains »… Le Kremlin reste une forteresse. Et la Russie « une énigme enveloppée de mystères ». Poutine, lui, sourit. Avec un sourire de glace.

Daniel RIOT

* « Le fantôme de Staline, ou le secret de Poutine », de Vladimir Fédorovski (Editions du Rocher)

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09/10/2007

Sarkozy chez Poutine : Un voyage qui a valeur de grand test

 Décryptage RELATIO par Daniel RIOT–INCONTOURNABLE, Poutine. Et pour longtemps… Incontournable, la Russie en route pour une puissance recouvrée… Indispensable, l’élaboration d’une véritable stratégie politique et stratégique de l’Union européenne envers la Russie, doit l’appartenance au Conseil de l’Europe reste trop ignorée. Impérative, la définition d’une « ligne » française envers le Kremlin. Surtout dans le contexte international actuel et dans la foulée de ce que Sarkozy avait dit comme candidat et a déjà fait comme Président.

« Défendre nos intérêts et dire franchement ce que nous pensons, c’est faisable. », écrit Hubert Védrine dans son rapport  sur « La France et la mondialisation ». A voir… Cette visite première officielle de Sarkozy à Moscou sera un excellent test.

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Pendant sa campagne, Sarkozy  avait montré un net durcissement de ton à l’égard du Kremlin sur des sujets que Jacques Chirac évitait de mettre publiquement sur la table : la Tchétchénie, les droits de l’homme, le comportement « impérial » de la Russie vis-à-vis de son « étranger proche ».

Fin août, devant les ambassadeurs, le chef de l’État avait taxé la Russie d’une « certaine brutalité » en visant notamment son comportement sur le marché pétrolier et gazier. La semaine dernière, à Sofia, Nicolas Sarkozy a décrit la Russie comme « un pays qui complique la résolution des grands problèmes du monde » plutôt qu’un « facilitateur ».

Au lendemain du premier anniversaire de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, les droits de l’homme s’imposeront à l’agenda. Ce sujet ne manquera pas d’être évoqué lors de la rencontre, prévu demain avec des étudiants, à l’université Bauman, qui forme l’élite scientifique russe.

Ce changement de ton n’exclut pas des relations personnelles raisonnablement chaleureuses entre les dirigeants russe et français. D’autant plus que les personnalités de Nicolas Sarkozy et de Vladimir Poutine peuvent si non converger du moins se croiser, comme en a témoigné la complicité qu’ils ont affichée en juin dernier au sommet du G8 d’Heiligendamm.

Les deux ont d’ailleurs quelques points communs dans leurs manière d’exercer leurs pouvoirs, de s’appuyer sur des « proches » dignes de confiance plus que sur des collaborateurs imposée par les  structures ou les hasards démocratique, d’avoir toujours un « coup d’avance » dans chacune des actions entreprises ou des discours faits,  de donner une image dynamique et offensive, d’être omniprésent sur les médias, de chercher à concilier autosatisfaction communicative et réalisme…

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06/10/2007

L’impasse en Ukraine : Deblocage ce dimanche?

Deux bras de fer qui se superposent… sous le feu croisé d’influences extérieures antagonistes.

DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT-- Erreurs d'appréciations à plusieurs niveaux: les élections n'ont rien réglé à KIEV! Trop de certitudes chantées trop tôt, y compris au PPE (le parti populaire européen) qui a trop vite publié un vrai communiqué de « victoire » et s’est trop hâté d’envoyer des messages de félicitations aux partis « orange »… Trop de précipitations dans les commentaires de presse qui ont eu la grande imprudence de se fier aux sondages « sorties des urnes » pour laisser croire que les dés étaient jetés en faveur des pro-occidentaux… Trop de superficialité dans les regards jetés sur cette Ukraine qui connaît une situation sociologique très complexe. Mais comme disait Lénine, « les faits sont têtus »…

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Aujourd’hui, nous assistons à un curieux bras de fer, ou plutôt à plusieurs. Entre le camp des réformateurs pro-européens et le camp pro-russe. Et au sein de chacun de ces camps ! Ce qu’ont pu se dire en ce vendredi à Paris  Nicolas Sarkozy, l'ancien président américain Bill Clinton et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko sur la situation intérieure ukrainienne relève bien sûr du « secret d’Etat ». Et l’ITW accordée par le chef de l’Etat ukrainien au Figaro et à France 24 ne contient aucun scoop.

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14/08/2007

L’Union européenne face au sommet « démonstratif » de l’OCS…

7c17eef01328abcaff981ef2f8ad590c.jpgDECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT : Faste, médiatisation, exploitation politique… C’est un Sommet « démonstratif » que l’OCS, l’Organisation de coopération de Shanghai, tient à partir du 15 août à Bichkek, la capitale kirghize. L’OCS qui reste énigmatique pour les observateurs occidentaux et bien des acteurs euro-asiatiques veut montrer son importance et se poser en interlocuteur incontournable sur la scène internationale. Comme l’OTAN, par exemple, ou l’OTASE (avant sa dissolution en 1977) 

« Ce sommet accueillera plus de 1.400 membres de délégations internationales et journalistes », a fait savoir Ednan Karabaïev, ministre kirghiz des Affaires étrangères. « 508 journalistes de 16 pays du monde ont déjà été accrédités en vue de commenter le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai »,

Les présidents de dix Etats, dont les six pays membres de l'OCS (Kazakhstan, Chine, Russie, Tadjikistan, Ouzbékistan et Kirghizstan), ainsi que les présidents de deux pays ayant le statut d'observateurs à l'organisation (Mongolie et Iran), se réuniront le 16 août à Bichkek. Deux autres Etats ayant ce statut seront présentés par leurs ministres: le Pakistan, par le ministre des Affaires étrangères, l'Inde, par le ministre du Pétrole et du Gaz naturel.

Parmi les hôtes d'honneur du sommet : le président afghan Hamid Karzaï, le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov et le secrétaire général adjoint de l'ONU Lynn Pasco.

Officiellement, cette Organisation de Shangaï n’est pas militaire. Mais (de hauts responsables russes ne manquent pas une occasion de le mettre en relief), « les questions de développement économique et de coopération sont de plus en plus liées aux questions de sécurité donc de défense ». 

« Le développement économique de l'Organisation de coopération de Shanghaï ne sera pas possible sans le renforcement de la sécurité régionale », vient de déclarer  le chef des Forces armées russes Iouri Balouïevski, repris par RIA Novosti.« La participation de structures militaires des pays de l'OCS au maintien de la paix et de la stabilité en Asie est obligatoire pour renforcer la sécurité régionale (…) Nous sommes contraints de chercher des réponses adéquates aux défis et menaces à la sécurité régionale ainsi que perfectionner les rapports entre Etats membres », a précisé le général Balouïevski.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sommet coïncide avec les  «  exercices antiterroristes Mission de paix 2007 » qui ont commencé aujourd'hui dans la région de Tcheliabinsk (Russie), près du Mont Oural. Des exercices qui ont des allures de grandes manœuvres et qui auront pour spectateurs privilégiés les N°1 russe et chinois. 

Pour Pékin et Moscou, l’OCS est devenue un outil diplomatique de première importance.

Pour Poutine, c’est l’un des « leviers » qu’il utilise dans sa stratégie de « retour en forces de la puissance militaire russe » (à usage interne et extérieur). Une stratégie qui le conduit à un accroissement du budget militaire, au renforcement de la défense anti-aérienne de plusieurs régions (dont celle de Moscou), le réseau anti-missiles,  la mise en relief de nouveaux missiles, les « percées » sous la banquise polaire, les démonstrations de forces dans des régions sensibles (Caucase, Mer noire) et le retour à des « expéditions aériennes » que l’on croyait abandonnées depuis la fin de la « guerre froide »….

Ces démonstrations de force s’ajoutent aux parades (et chantages) sur les sources d’énergie et des positions de fermeté diplomatique dans les instances onusiennes et ailleurs et posent aux Européens avec acuité une double question qui pour l’heure reste sans réponse : Quelle stratégie faut-il adopter face à la Russie ? Quel type de partenariat faut-il (ou pas ) que l’Union tisse avec cette OCS qui n’a pas finit de faire parler d’elle ?

Daniel RIOT

21/07/2007

Kosovo : Le Niet de Moscou à l'ONU

 Les Européens"cherchent politique russe désespérément"

a923816cbe7b91f32fc459bca9c8ccb1.jpgDECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT 

Quand Poutine 652d6f7830ebd7748ea6558170054fa3.jpgveut, la Russie peut ! Les pays européens et les Etats-Unis ont renoncé à faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU une résolution sur l'indépendance du Kosovo.

Reculant devant le véto russe, perçu comme inévitable depuis lundi,  et craignant de compliquer encore leurs relations difficiles avec Moscou, ils espèrent « encadrer » un dialogue bilatéral entre Serbes et Kosovars.

Mais ce dialogue est mal engagé : Les Serbes célèbrent toujours le Kosovo comme le foyer de la « mère patrie » et le Kosovo envisage  de proclamer unilatéralement son indépendance, dès novembre. LIRE LA SUITE >>>>>

07/07/2007

Alerte rouge à Strasbourg : La démocratie russe inquiète

Quand la Douma prend démocratiquement des lois qui tuent la Démocratie...OU COMMENCE ET OU FINIT L'EXTREMISME?

4fbfb3e2d44d2a11fcd5585a360ff323.jpgDécryptage RELATIO par Daniel RIOT : Alerte rouge à Strasbourg, chez les spécialistes des droits de l’Homme, des libertés (de presse et d’opinions, notamment), et de la démocratie (pluraliste) du Conseil de l’Europe. Où s’arrêteront les amis russes qui appartiennent à cette organisation censée réunir la famille des démocraties plus ou moins parfaites (en ce domaine, la perfection n’existe pas) mais authentiques, donc perfectibles ? Peu de jours passent sans que des motifs d’inquiétude sur la Russie de Poutine s’accumulent… Aujourd’hui, c’est la DOUMA qui démocratiquement a pris des mesures anti-démocratiques. Oubliée la Glasnost...

Les députés de la Douma (Chambre basse du Parlement russe) n'auront pas fait attendre le président Vladimir Poutine qui, lors de son dernier discours à la nation, devant les deux chambres réunies, le 26 avril,  avait exhorté les parlementaires à se montrer inflexibles dans la lutte contre « l'extrémisme politique ». C'est chose faite depuis l'adoption, en troisième et dernière lecture, d'amendements destinés à durcir les poursuites pour crimes et délits commis pour « extrémisme ».

Où commence cet « extrémisme » ? Tout est là bien sûr… Ne sommes-nous pas tous plus ou moins les extrémistes de quelqu’un d’autre ? Cette notion, floue, pourrait s'appliquer aux actions menées par des organisations politiques jusqu’alors légalement reconnues. Il est clair qu'elle vise en particulier celles de l'opposition au Kremlin menée par l'ancien premier ministre Mikhaïl Kassianov ou par l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, dont l'évocation est déjà interdite dans les médias officiels.

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Les droits de l'Homme vus par JEAN-POL GRANDMONT (publiée par WIKIPEDIA)

Selon les données du ministère de l'intérieur, la quantité annuelle de crimes pour des motifs  « extrémistes » a presque doublé de 2004 à 2006, passant de 139 à 263. Cette statistique pourrait être encourageante si les crimes racistes figuraient dans ce « bilan », mais ces vrais crimes-là sont très rarement reconnus comme tels, donc rarement  sanctionnés et rarement recensés.  

Avec cette nouvelle loi, ils ne le seront pas plus… Les députés ont élargi la notion d' « activité extrémiste » à d’autres type d’activités… A moins d'un an de l'élection présidentielle de mars 2008 la « diffamation envers un représentant de l'Etat » est désormais considérée comme « extrémiste », et les « appels à l'extrémisme » deviennent passibles de peines passant de cinq à  six ans de prison. Cet article  me rendrait coupable d’un de ces délits .Pauvres journalistes russes :ils auront goûter plus longtemps aux joies (et aux devoirs) de la liberté d’expression.

La notion de crimes et délits commis pour « motifs de haine politique et idéologique » a été ajoutée au code pénal. Les participants à des troubles massifs pourront être condamnés à douze ans de détention (contre dix ans aujourd'hui).

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10/06/2007

Le régime vodka, c'est dur pour un buveur d'eau...

Quand la télévision belge fait un crime de lèse-majesté envers notre Président buveur d'eau... Les télés françaises ont plus de retenue... Je relaie parce que ce n'est pas méchant...On dirait un gamin qui a abusé d'un baba au rhum ou de cerises au kirsch Juste un petit verre non prévu dans le plan de com'. Aléas des sommets diplomatiques!  A Mosou, la vodka n'est pas qu'une boisson: c'esst une arme...Chirac tenait mieux le coup, lui. Demandez à ceux qui s'étaient occupés d'une soirée Chirac-Eltsine, chez Yvonne, à Strasbourg..., A déguster avec modération>>>>>>

28/12/2006

Danser sur des ruines et sortitr des ruines...par l'action culturelle: L'Europe face au défi tchétchène et au pari sur l'intelligence de Milana Terloeva!

Mon appel en faveur du Centre culturel européen que veut créér à Grozmy MILANA TERLOEVA est repris par AGORAVOX >>>>>>>>>>>>>>>>>>

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21/12/2006

Danser sur des ruines et sortitr des ruines...par l'action culturelle: L'Europe face au défi tchétchène et au pari sur l'intelligence de Milana Terloeva!

Tchétchénie: Soutenir l'initiative de MILANA TERLOEVA en faveur d'un CENTRE CULTUREL EUROPEN A GROZNY!

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT:  

TCHÉTCHÉNIE, LE RIDEAU SANGLANT EST LEVÉ !

Ruines et cadavres pour ton quotidien si triste,
Tchétchénie, ta liberté est fédérée par la Russie,
Le mur tombé de Berlin en espoir de démocratie,
N'est qu'un leurre pour Occidentaux affairistes.
_
Une nouvelle Palestine est née au régime de Poutine,
La révolte armée dans les larmes d'un juste courroux
Prolonge le drame humain jusqu'à l'opéra de Moscou,
Le rideau se pourpre des effets mortels d'une toxine.
_
Aux tchétchènes brandissant l'éventail d'un grand malheur,
Poutine devient l'acteur d'une folle comédie dramatique,
Théâtre d'expérimentation d'un terrible gaz anesthésique,
Asphyxiés dans leur délivrance, nombre d'otages meurent.
_
Entends, peuple de Russie, le cri déchiré de la Tchétchénie,
Prends ta faucille et coupe la nostalgie de l'ancien régime,
Prends ton marteau et frappe sur l'enclume de la tyrannie,
Ne tue plus sur les champs d'une idéologie, truffée de mines.

M. Meyer-Abbatucci >>>>>>>>>>>>>>

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Des nouvelles de Tchétchénie ? Silence radio : « Un trou noir », constate Milana Terloeva. « Le couvercle est bien refermé sur la marmite ». Une marmite pleine de sang, de larmes, de tragédies quotidiennes mais banalisées ignorées. Qui s’en soucie, d’ailleurs ? La Tchéchénie, c’est loin… Et qui voudrait faire de la peine à Poutine ? Qui voudrait « blesser » une Russie déjà enfiévrée par la campagne présidentielle qui doit faire émerger le successeur de Vladimir ?

Officiellement, l’Ordre règne à Grozny. C’est l’essentiel, non ?

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 "Sauvons la Tchétchénie contre qui?" s'est insurgé récemment, à Genève, le général Balouïevski, chef d’état-major des forces armées russes,  en rappelant que la Tchétchénie connaît un « essor économique » et social car les hostilités d'envergure ont cessé « voilà longtemps ».

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Il est content, le général! Plus de douze ans de violations fragrantes des droits de l’Homme sont passées en toute impunité dans les poubelles de l’Histoire. Moscou a su trouver sur place des bras armés qui s’occupent des basses besognes. « Normalisation » ? Le mot est faible…Oleg Orlov  le courageux président de l’ONG « Mémorial » parle  de « stabilisation de la terreur » de « stabilisation du cauchemar ». Il révèle même une « dégradation de la situation ». Et prédit une « bombe à retardement » dans ce Caucase qui reste une poudrière : « On ne pacifie rien par la force et en créant du ressentiment. » I

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Evidemment,  les Maîtres de Grozny reconstruisent, dégagent  les ruines, pansent les plaies des villes et des campagne (en échange d’actes de soumission, de signes visibles de reconnaissance, de participation au « culte de la personnalité » du « grand chef », le Sieur Kadyrov, chef de clan et chef de bande, devenu chef d’un terrorisme d’Etat et patron de réseaux mafieux d’un type nouveau).

En Serbie, Milosevic avait joué la carte d’un « fascisme rouge-brun ». En Tchétchénie, Kadyrov y ajoute l’arc-en-ciel des couleurs de l’économie criminelle, des trafics en tous genres, de la corruption avouée et cultivée. Tout est bon pour lui, y compris les prises d’otages « légales », les « ventes de prisonniers » (ou des  corps des victimes de tortures et d’exécutions sommaires). Et ce jeune homme (il a succédé à son père à 30 ans) est le vrai Patron, Parrain, Homme fort du pays…A tel point que Poutine, parfois, aimerait bien lui limer les dents.  

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Laurent Vinatier, spécialiste de la question tchétchène et doctorant à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris résume bien les choses :

« Fin 2006, Ramzan Kadyrov, fils d’Akhmed Kadyrov et nouvel homme fort de Tchétchénie devenu Premier ministre en mars, poursuit sa montée puissance. Disposant localement d’une force armée loyale composée de plusieurs milliers d’hommes et d’un réseau de soutiens politiques et institutionnels au Parlement nouvellement élu et au sein de quelques ministères stratégiques, il tend, à 30 ans, à devenir le personnage pivot de la république. Il fait concurrence au président Alou Alkhanov, successeur officiel et élu d’Akhmed Kadyrov.

Par le biais de la Fondation Kadyrov créée en l’honneur de son père défunt et dirigée actuellement par sa mère, Ramzan Kadyrov contrôle d’importants moyens financiers aux origines diverses et douteuses. Il est difficile de connaître la provenance exacte des fonds, Ramzan Kadyrov lui-même fait état de dons envoyés par les hommes d’affaires de Moscou.

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Pourtant, les enquêtes de terrain montrent que les réseaux d’intérêts moscovites et kadyroviens coïncident peu. Il faut donc plutôt croire à la version de commentateurs russes, observateurs depuis longtemps des événements de Tchétchénie, qui font valoir une origine essentiellement criminelle : corruption et détournements des subventions fédérales, racket auprès de la population, enlèvements et rançons

Les revenus de Ramzan Kadyrov (photo çi-dessous) lui permettent d’assurer une part substantielle des travaux de reconstruction en Tchétchénie et, surtout, d’organiser une solidarité de large ampleur au sein de la république. Il court-circuite en somme le fonctionnement administratif normal : l’Etat de Tchétchénie est quasiment passé à son service. »

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Cela va plus loin, même : « L’omnipotence du Premier ministre est évidente et n’est pas sans créer certaines tensions au sein même du pouvoir pro-russe. Il est déjà arrivé, par exemple en avril 2006, que des partisans de Kadyrov prennent à parti des gardes de la sécurité présidentielle et que les deux groupes échangent des coups de feu. Les rivalités sont vives également entre les forces relevant directement du gouvernement tchétchène et les bataillons rattachés aux ministères russes de la Défense et de l’Intérieur. Elles pourraient facilement dégénérer en affrontements armés.

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Le Kremlin ne semble pas s’inquiéter plus avant de cette situation confuse et pour le moins instable. Il garde confiance et surveille la pérennité des quelques contre-pouvoirs instaurés face à Ramzan Kadyrov : en particulier Alou Alkhanov, les milices tchétchènes affiliées aux militaires russes ainsi que la famille Iamadaev. Cela peut-il suffire ?

Ramzan Kadyrov est quasiment parvenu à se rendre indispensable à la stratégie russe de « normalisation ». Il ne faudrait pas cependant que la relation de dépendance s’inverse trop encore, au détriment du Kremlin, d’autant que Kadyrov ne ménage plus ses revendications quant à l’avenir de la relation russo-tchétchène et s’engage assez profondément vers une autonomie qui ressemble à un séparatisme de fait.

L’enjeu tchétchène, dominé par Ramzan Kadyrov pourrait s’inscrire dans le débat nationaliste émergent en Russie. Il ne faudrait pas que par ses choix en Tchétchénie, la présidence russe puisse prêter le flanc à une critique nationaliste qui se fortifie et qui tend à échapper de plus en plus au contrôle immanent du Kremlin »

Dans ce contexte, trois certitudes :

1) Les besoins humanitaires restent  immenses en Tchétchénie suite aux conflits qui ont éclaté en 1994 et par la suite en 1999. Sur la population actuelle d'environ 800.000 personnes, on estime que 200.000 ont été déplacées. Au cours des deux dernières années, un grand nombre de ces dernières sont retournées de l'Ingouchie vers la Tchétchénie.

Les conditions de vie sont extrêmement difficiles pour toute la population, et plus particulièrement dans la capitale, Grozny. Beaucoup de rapatriés n'ont pas pu retourner chez eux parce que leurs maisons ont été détruites. En dehors de la Tchétchénie, plus de 20.000 personnes sont toujours déplacées dans la région de l'Ingouchie et 9.000 autres encore au Daghestan. La plupart d'entre elles vivent dans des conditions précaires.

2) En 2006, la Commission européenne a contribué à hauteur de 26 millions d'euros dans le financement de l'aide aux victimes du conflit en Tchétchénie. Depuis le début de la crise actuelle en 1999, l'aide totale pour l'ensemble du Nord-Caucase a atteint 200 millions d'euros, faisant de l'Union européenne le principal donateur dans la région. Mais cela va où ? Qui en profite ? Les ONG et les institutions internationales n’ont pas les moyens d’avoir des « permanents » sur place. L’ONU, par exemple, se contente d’envoyer des missions « d’un jour »…

 3) Les oppositions tchétchènes, les « diaporas » (moscovites, ou européennes, ou Turques sont plus que divisées. Opposées. Les affairistes et les profiteurs, les « fous de la charia » (qui n’ont rien à voir avec les traditions soufies de la Tchétchénie), les « collaborateurs » des mafias russes, les « humanistes démocrates »

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C’est bien sûr dans cette dernière catégorie que s’inscrit Milana TERLOEVA qui, après avoir fait des études en France, écrit un excellent « Danser sur les ruines. Une jeunesse tchétchène » (chez Hachette Littérature), va repartir vers son pays en janvier.

En pleine conscience des risques  qu’elle prend. Avec sa vie.  En sachant que l’esprit de résistance doit être plus fort que tout. "Vivre, et non seulment survivre") A Grozny, elle voulait créer un journal indépendant. Elle y renonce. Trop suicidaire ! Missioon impossible en l'état actuel des choses... L'utopie, oui, mais....« On ne pisse pas contre le vent » redirait De Gaulle…

Mais elle veut y créer un « Centre culturel européen ». Un beau projet, interculturel, fondé sur l'échange, cette base de la démocratie, bâti sur une philosophie d'action de "l'espérance active", inspiré plus par la géophilosophie (cet humanisme)  que sur la géoplitique (ce machiavélisme). Un engagement qui devrait concerner tous les services diplomatiques et culturels de tous les pays membres de l'Union voire du Conseil de l'Europe (Russie comprise)

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Saura-t-elle réussir à Groznyï ce que Francis BUEB (photo çi- dessus) a réussi à SARAJEVO avec son Centre André Malraux ? Cela dépend d’elle,bien sûr,  mais aussi et surtout de nous.De notre solidarité active! « L’inaction est toujours une décision », dit-elle. Ne restons pas « inactifs ». Aidons-là. Elle en a besoin. Elle le mérite. Et il le faut si l’on veut que la Tchétchénie de soit pas pour l’Europe « un laboratoire du futur ». Donc un laboratoire du pire pour l'Europe.

Selon les paroles mêmes d’Anna Politkovskaïa (photo çi-dessous), c’est à une «tchétchénisation» de la Russie que l’on assiste désormais, avec la multiplication des crimes racistes, la mise au ban de la nation des Tchétchènes, et même plus largement de toutes les personnes originaires du Caucase.

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Bien loin d’avoir apporté une pierre dans la « lutte anti-terroriste », l’interminable conflit de Tchétchénie a engendré une génération de desperados qui n’ont rien connu d’autre que la guerre, des vagues de réfugiés et la diffusion d’un islam radical dans une région de tradition soufie qui se distinguait par sa modération, par son sens du Respect (de la vie, de la personne humaine, de l’Autre)

A 26 ans, cette belle et brillante Tchétchène qui aime son pays, son peuple et qui a une vision « personnaliste » de l’espèce humaine se lance dans le plus difficile des paris : celui de l’intelligence contre la bêtise, celui de l’Humain contre l’inhumanité, celui de la Culture comme outil de perfectionnement de l’Homme et de la Société, comme levier d’un Vivre ensemble fondé sur le Respect, comme arme contre cette Barbarie et cette Haine qui sont si contagieuses,si cancérigènes, si empoisonneuses….

Au Conseil de l’Europe, aux institutions européennes, aux collectivités locales et régionales, aux associations et aux ONG de l’aider. Pourquoi pas un jumelage Strasbourg-Grosny, par exemple?

Je lance ici un Appel solennel. J’y reviendrai, bien sûr. En attendant contactez Milana Soutenez-là dans la mesure de vos mooyens. Elle fête son anniversaire le 30 décembre. Son dernier anniversaire en France !  Bon anniversaire à elle. Bonne Année à elle et à son peuple surtout !

Daniel RIOT 

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TCHÉTCHÉNIE, QUI SE SOUVIENDRA?

Qui donc se souviendra de ce peuple tchétchène

Sur lequel s’abattit les fureurs de la haine

D’un triste dirigeant que l’on nomme Poutine

Duquel serra la main le ministre Védrine,

Ambassadeur titré du peuple que nous sommes,

Qui devait protester au nom du droit des hommes ;

Du droit qui se détient d’un pays souverain.

En bonne politique on se serre la main ! ! !

Les maîtres du Kremlin donnent des rimes en " ine ".

Lénine, Staline, Eltsine et puis Poutine

Sont devenus tyrans à force d’exercer

Des pouvoirs absolus amenant les excès

Les plus sanglants. Mais dans la Tchétchènie

L’horreur fut à son comble : assiégés dans Grozny,

Mitraillés par les Russes et par les partisans,

Condamnés à la faim : femmes enfants et vieux

Subissent tous les jours des déluges de feux.

Les Russes ont déployé de très gros matériels ;

Les obus, les roquettes, assauts venant du ciel

Pleuvent ; les habitants enterrés dans les caves

Sont affamés, malades, véritables épaves.

Ils sortiront hagards et inquiets de leur sort ;

Beaucoup sont torturés et condamnés à mort.

On entend ça et là quelques protestations

Chez des gens généreux et dans quelques nations :

Mais ça s’arrête là, et au sein des Nations-

Unies on ne cherche à bouger- prêtes à intervenir ?

Non ! On craint le danger qu’il y aurait de sévir

Envers la Russie car elle n’est pas en guerre !

Traquant des terroristes, elle ne s’émeut guère

De raser un pays qui n’est pas ennemi.

Qui donc se souviendra des gens de Tchétchènie ?

Marcel Albert>>>>>>>>>>>>>>

04/11/2006

Les Mémoires de SCHRODER bientôt en librairie

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