24/09/2006
Sarkozy et l’accord « historique « de Dakar…De la frime et de la démagogie !…
L’accord signé à Dakar par le ministre de l’intérieur avec la président du Sénégal sur la régularisation de « l’immigration choisie » est-il aussi « historique » qu’on le dit au ministère de l’intérieur et au Sénégal ? Non si l’on s’en tient à son contenu. Oui s’il marque une étape vers un dialogue et des accords euro-africains sur la régulations des flux migratoires, sur la lutte contre les réseaux (y compris européens) qui font leur beurre avec l’immigration clandestine, les trafics en tous genres, les marchands de rêves qui se transforment en cauchemars et sur des politiques de co-développement qui soient dignes de ce nom.
Concrètement, la clause de co-développement signée par Sarko à Dakar se chiffre à quoi ? A 2,5 millions et quelques d’euros pour des « micro-projets »…. Nombre de municipalités et d’associations font plus et mieux. Qui se moque de qui ? Sarko, l’Homme trop pressé, risque de se prendre les pieds dans les tapis d’ambitions mal gérées…
De toutes façons, Sarkozy n’en a rien à faire. Il fonce, avec ses certitudes et ses appuis…. Il a l’ UMP avec lui et il se permet tout…. Il se permet même de mépriser ceux qui, de l’Elysée ou de Matignon, osent le critiquer… Ou simplement douter de ses qualités d ‘homme d’Etat (qui ne sont pas synonymes d’homme politique)
Selon le JDD, Nicolas Sarkozy se délecte encore de sa rencontre avec le président américain George W. Bush, qui a pourtant semé le trouble au sein de l'UMP, tant il a rompu avec l’esprit de résistance et de contestation du « gaullisme » en jouant les « caniches dociles » d’un atlantisme servile ou les valets de chambres d’un atlantisme mal réfléchi….
Il réplique vertement à Jacques Chirac. « Quand je pense que ceux qui me reprochent de rencontrer Bush sont ceux qui serrent la pogne de Poutine, ça me fait doucement rigoler », dit-il au lendemain de la quatrième réunion franco-germano-russe. Il n’y a vraiment pas de quoi « rigoler ». On peut être une ami et un allié des Etats-Unis sans jouer les aliénés et les serviles caniches. On peut aussi, et surtout, jouer finement les géo-politiciens sans sombrer dans un manichéisme dépassé. Léger, Sarko. Donc dangereux. Superficiel, Sarko. Donc périlleux. Ce’ n’est pas un politicien (un « politichien », disait De gaulle) qui doit être élu à l’Elysée, mais un Homme d’Etat. Cela ne se fabrique ni dans Voilà , ni dans Voici. Il manque des chapitres essentiels dans votre livre qui joue les « têtes de gondoles » dans les librairies et les super-marchés. « Témoignages » ? Redevenons sérieux.
Oh ! Sarko ! Les élections présidentielles ne sont pas encore d’actualité. Le pouvoir reste LEGITIMEMENT aux mains de Chirac et de De Villepin, non ? S’il continue sur cette voie, « Sarko-Napoléon-le-Petit » (ou « Sarko-le-petit-Napoléon ») va finir par rendre Chirac plus que sympathique…
En tous cas, les divergences intra-gouvernementales ainsi étalées par une agressivité sarkozienne mal contrôlée ne renforcent pas la crédibilité internationale d’une France affaiblie par un pouvoir en déliquescence…
Ceux qui « SERRENT LA POGNE DE POUTINE » devraient sans doute faire le poing (ou mettre les choses au point) avec le ministre d’Etat qui dessert l’Etat. Dans les démocraties parlementaires classiques, c’est l’opposition qui peut menacer le gouvernement. En France, c’est la majorité au pouvoir qui s’auto-détruit bêtement sur l’autel des ambitions personnelles… Et d’une conception du Pouvoir qui fait peur… Attention danger : Sarko-Napoléon-le-Petit a un vrai pouvoir de nuisance qui risque de s’accroître…Il se prend déjà pour le Président de la République
21:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, sarkozy, présidentielles 2007, sénégal, immigtation










