07/11/2008
PS : La « ligne Europe » l'emporte largement
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| Vendredi, 07 Novembre 2008 11:09 | |
Par Daniel RIOT« Le Ps se donne des verges pour se faire battre », écrit l'éditorialiste du Nouvel Observateur. Bien sûr. Mais sur Relatio-Europe nous faisons un premier constat, positif : les listes pro-européennes (ce qui ne veut pas dire « eurolâtres ») font ensemble un score plutôt réconfortant. Et pour nous, l'essentiel est là! Ce vote des militants ne répond évidemment pas à une question politicienne :Y a-t-il au PS trop de leaders ou une absence de vrai « chef » ? Elle ne répond pas non plus à une question essentielle complémentaire de la première. Une question que l'on se pose que l'on soit militant ou sympathisant du PS ou simple observateur attentif : Qu'est-ce qui différencie les motions présentées au suffrage des adhérents du PS ? Pas grand-chose, pas même sur un point pourtant essentiel : aucune n'a été mise à jour pour tenir compte, dans une perspective d'avenir---donc par une indispensable anticipation--- de l'implosion de la bulle financière de l'hypercapitalisme bushisto-inconscient... Une seule « motion » est vraiment différente des autres. Et elle a obtenu un score qui confirme une vraie cassure : celle de Benoît Hamon. Lire la suite Ajouter un commentaire (0) |
| PS: Ségolène en pole position | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vendredi, 07 Novembre 2008 01:50 | |
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13:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politqiue, ps, segolène, gauche, strasbourg
06/04/2007
Le paradoxe qui fait la force de Bayrou : le candidat le plus rebelle est le plus raisonnable et le plus crédible face à deux postulants très anxiogènes...
C’est un paradoxe qui fait la force de Bayrou : le plus trouble-fête des candidats, le plus rebelle du trio de tête dans les sondages, le plus anti-système est aussi le moins anxiogène, le plus rassurant, le plus raisonnable.
Le plus audacieux du trio dans ses réformes institutionnelles, dans sa volonté de changer non seulement le paysage mais la nature même de la politique, dans sa soif de sortir la France du système des camps et des clans, est aussi celui qui se montre le plus réaliste face à la dette, face aux besoins de débloquer les emplois gelés, de mettre fin à l’usure du pouvoir d’achat, à enrayer la folle spirale des inégalités…
Anxiogène, Sarkozy l’est sous plus d’un angle :
>>> Son autoritarisme n’est pas l’autorité : ses échecs au ministère de l’intérieur sont là, quoi qu’il en dise. Il n’a rétabli ni l’Etat où il n’est plus ni la sécurité. Le feu ne couve pas seulement sous la cendre : il est dans la maison. Et Nicolas a plus joué les pyromanes que les pompiers !
>>> Son droitisme prend des allures dont Le Pen de De Villiers peuvent se réjouir. Ses grands écarts entre le labourage des terres lepéniennes et ses courtisaneries envers les valeurs centristes l’ont conduit très à droite. « Je suis plus à droite que Chirac », dit-il lui-même. Cela conduit à des formules que même ses soutiens, comme Simone Veil, condamnent… Il a tellement contribué à banaliser les idées de Le Pen qu’il dédouanent les électeurs du candidat du
>>> Son ultra-capitalisme et son hyper-libéralisme autoritaire font craindre des manifestations de rue, des mouvements sociaux, bref un troisième tour non dans les urnes mais dans la rue. La France ne peut pas se permettre ce type d’épreuves…
>>> Sa conception même du pouvoir et de son exercice laisse prévoir en cas de victoire une poussée de ce qui est déjà dénoncé : le favoritisme, l’esprit de cour, le mélange des genres, la non séparation des pouvoirs, un décalage terrible entre les discours généreux et les actions les moins démocrates et les plus amorales. D’autant plus que (ses amis les plus fidèles le reconnaissant eux-mêmes), son coté « soupe au lait » le rend peu prévisible…

Ségolène Royal est anxiogène en raison de son caractère aussi : l’autoritarisme perce sous le sourire, son coté « jeu perso » prend des dimensions effrayantes y compris chez ses soutiens les plus fidèles, son ingratitude n’a d’égale que son égotisme pathologique, ses jeux de rôles l’embrouillent elle-même.
Ne parlons pas de son faux masochisme qui la fait cultiver une victimisation d’un machisme qui a existé mais qui a bien diminué. En quoi a-t-elle été, par exemple, victime d’attaques auxquelles auraient échappé des hommes ?
Bécassine ? Moins méchant qu’Iznogoud ou Napoléon-le-petit. Bayrou a plus souffert de ses grandes oreilles qu’elle de sa démarche, de ses dents ou de son sourire d’automate… Soyons sérieux ! Cette campagne (et c’est un événement heureux) marque la fin du machisme en politique. Du moins aux yeux de l'opinion: au niveau du PS et de l'UMP, les états-majors restent d'un conservatisme très sexiste!
Le faux féminisme de Ségolène durant cette campagne s’est d’abord traduit par une exploitation people de sa féminité et par un étalage de maternalisme. Comment se traduirait-il en cas d’accession à l’Elysée ? Dans « femme politique » c’est comme dans « homme politique » : c’est le « politique « qui compte ! Bien avant le « look » ! Attention qu’elle ne desserve pas la « cause des femmes » à l’Elysée comme son amie Edith a pu le faire à Matignon…
Mais il y a pire. C’est l’incohérence de son programme, la versatilité de ses discours, les inspirations nationalistes de certaines de ses envolées, la veine conservatrice de certaines de ses exhortations qui sont anxiogènes… Qui dirigerait vraiment la France si « la France Présidente » remplaçait Marianne par Ségolène ? Mystère… Revanche des « éléphants » ? Quel « socialisme » ? Son projet flou et ses propositions imprécises et non sérieusement chiffrées la transforment en « pochette surprise »… Avec des surprises pas forcément agréables.
Le pire, vient de ce que Jean-Claude Guillebaud appelle justement le « colossal malentendu ». un malentendu médiatique et politique. Le chef de l’Etat c’est celui (ou celle) en qui on doit faire confiance. Pour unir les Français, pour représenter la France, pour défendre les intérêts de la France et des Français dans un monde incertain, chargé de périls, pour réagir avec sang-froid et intelligence à ce qui est imprévisible.

Or, sur ce terrain, Ségolène semble aussi fragile et peu fiable que Nicolas. Les deux manquent de ce que Bayrou précisément a : cette vraie culture qui vient de longues et nombreuses lectures, ce bon sens paysan, cet art de voir les réalités telles qu’elles sont et d’agir en conciliant « la nécessité et l’idéal » comme disait Jean Monnet, son sens de l’Humain qui ne se réduit pas à quelque commisération teintée d’émotions plus ou moins feintes…
Il ne joue pas un rôle quand il plaide pour « un président de la République calme qui apaise les affrontements au lieu de les exciter qui veut reconstruire une société de confiance et d’harmonie et réconcilier l’économie et le social ». Cela n’est en rien creux ou vide : c’est un impératif pour que la France affaiblie, appauvrie, amoindrie et déchirée recouvre sa bonne santé. Avec une Nation réconciliée avec la Société.Avec une "identité" ouverte sur l'Europe et non repliée dans un escargotisme retrograde.
Mais tout se joue dans les urnes. La dernière ligne droite de la campagne se fera « pieds au plancher » dans toutes les équipes. Le terrain, le bouche à oreille joueront un rôle plus grand que les campagnes officielles à la radio et à la télévision… sauf si l’idée d’un débat proposé depuis longtemps pas Bayrou s’imposait malgré l’opposition de Sarkozy qui,visiblement, n’aime débattre qu’avec ceux qui sont d’accord avec lui !
Daniel RIOT
19:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bayou, ségolène, sarkozy, présientielles, politique
09/12/2006
Carnet de campagne: Et si Jack Lang avait eu raison avant d'avoir tort?
Elle est drôle, parfois, la vie d’un journaliste… Voilà quelques bonnes semaines que je savais que Jack Lang dans son livre-tremplin ("Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi") programmé pour sa candidature ne ménageait pas ses critiques envers Ségolène Royal.
Je n’en ai pas fait état. Parce que je n'avais pas les preuves en mains (donc par déontologie). Parce que j’ai eu la chance de fréquenter un peu Edgar Faure qui m’a beaucoup appris en terme de cynisme, d’opportunisme et de versatilité politiques, donc qui m’a enseigner l’art de relativiser les choses…(Vous connaissez sa formule : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »…). Et parce que (aveu !) j’apprécie Jack à un point tel que même ses défauts me semblent des qualités dans le « microcosme » (Barre dixit) assez marécageux qui gouverne (mal) la France depuis 25 ou 30 ans.
Sans doute aie-je pêché par paresse : des preuves, j’aurais pu en avoir. Mais ce type d’"investigation" pour des rubriques « poepe » plus que pour des « éditos » ne m’amuse plus guère…

Mais « l’affaire du livre de Lang » rebondit. Et le NouvelObs.com se régale…Allez y faire un tour. Ne serait-ce que pour prendre connaissance des versions des uns et des autres. De celle de l’éditeur, frustré. Et de celle de l’auteur, castré dans ses élans présidentiels. Moi, je n’ai rien à trancher, à juger et à dire. La justice est saisie, d’ailleurs…
Mais il est des phrases (démenties ou retirées) mises dans la bouche de Lang que je connaissais (je ne vous dirai pas de qui et d’où : secret des sources…)
« Hollande a manipulé tout le monde, en me faisant travailler sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là.(…) « Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie. ».Ségolène ? : « Elle n’en a aucune expérience, ni à l’international, ni dans un grand ministère. » (…) « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente. »
Jack Lang apporte un démenti formel (of course!). Didier Jacob, du Nouvel Observateur, sur son blog “Rebuts de presse” doit seulement illustrer cette phrase prêtée à Mitterrand que Lang aime citer : « Méfiez-vous des journalistes, ils sont serviles et moutonniers. » (ce qui n’est pas toujours vrai, heureusement).
La boulette portugaise de Ségolène
« Moutonniers », nombre de journalistes (français) l’ont été en commentant « l’accueil enthousiaste » dont a bénéficié Ségolène lors de sa première apparition devant le congrès du Parti socialiste européen… Bien sûr qu’elle a été accueillie par des applaudissements, par des hommages, par des phrases du type : « La parole est à la future Présidente de la République française ». Mais les images font, souvent, écran. C’est le gros problème de la télé d’ailleurs…puisque l’essentiel est (presque) toujours hors-cadre, sauf quand on veut frapper l’émotion plus que l’esprit.
Dans sa déclaration, la reine du PS a commis une « boulette ». Sur la Banque centrale européenne. C’est gentil de vouloir flatter l’aile « euro-sceptique » du PS. Mais il faut savoir ce que l’on dit, là comme ailleurs. Même Hollande s’est cru obligé de rectifier le tir…En « tempérant » les propos de sa compagne qui avait été trop « fabusienne » (version "démago" 2005)

Hollande et « l’esprit des traités »
La candidate socialiste jeudi, devant le congrès du Parti socialiste européen, à Porto, avait critiqué le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, affirmant qu'il n'avait pas à "décider de l'avenir de nos économies", cette tâche revenant "aux dirigeants élus".
"Nous devons revenir à l'esprit des traités avant de vouloir les modifier", a déclaré Hollande, ce vendredi, devant le m^me Congrès.
Une remise en question de l'indépendance de la banque centrale supposerait, en effet, de réviser les traités européens. Ceux-ci interdisent actuellement aux Etats-membres de la zone euro d'interférer dans la conduite de la politique monétaire de la BCE. Et Ségolène ne doit pas prendre ses rêves, réels ou calculés, pour des réalités. Sauf à sombrer dans le défaut bien français de bne vouloir qu’une Europe française
Le professeur Delors fait la leçon à Ségolène
Egalement présent au congrès, l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors a dans son style feutré tancé Ségolène Royal. "L'euro protège mais l'euro ne dynamise pas", parce que "d'un point de vue technique, on demande trop à la monnaie et pas assez à l'économie", a-t-il expliqué. Jacques Delors a rappelé que son rapport de 1989, qui a ouvert la voie à l'Union économique et monétaire (UEM), reposait sur "l'équilibre dialectique entre l'économique et le monétaire".
Outre le pacte de stabilité et de croissance, qui encadre les politiques budgétaires des pays membres de la zone euro, "il aurait fallu un pacte de coordination des politiques macro-économiques". Mais pour cela, les Etats-membres auraient dû reconnaître une capacité de jugement et d'orientation à la Commission européenne, ce qu'ils n'ont jamais voulu, précise celui qui a présidé à Bruxelles de 1985 à 1994.
Trouver une issue, selon Jacques Delors, "implique, non pas le changement des statuts de la BCE", mais faire de l'UEM "une véritable coopération renforcée, avec un budget propre permettant d'accompagner les efforts des Etats", et peut-être "un fonds d'intervention conjoncturel" à utiliser "de manière raisonnable".
Selon lui, il faudrait aussi "une harmonisation minimale à l'intérieur de l'UEM, notamment en ce qui concerne l'assiette de l'impôt sur les entreprises puis ensuite sur les taux".
Eh oui ! Delors sait de quoi il parle, lui. Mais Ségolène, là comme dans (presque) tous les domaines a le temps d’apprendre. N’est-elle pas « énarque », cette fervente supportrice de « L’Europe des gens » ? Peut-être proposera-t-elle un livre à l'ex-éditeur de jack: "Tout ce que je voudrais savoir et que vous ne saurez jamais". J'arrête.je deviens mêchant.Et l'ex-éditeur de Lang ne se laisserait sans doute plus prendre... Mais pour en revenir au fond du problème, une question se pose: Et si Lang, dans ses déclarations auto-censurées ou démenties sur Ségolène, avait raison? Chut! Il a rallié Ségolène... et il a démenti les propos qu'on lui prête. "Tout ce que vous ne saurez jamais sur tout ce que vous aimeriez savoir".
Daniel RIOT
01:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, PS, présidentielles, europe, lang, delors
30/11/2006
Carnet de campagne: La machine à perdre de l'udf est ... à l'udf...Des leçons strasbourgeoises...
>>> Qui disait que la presse se portait mal ? Un scoop chasse l’autre…. Pauvre Arlette Chabot : elle était sûre que Sarkozyg allait annoncer dans son émission de ce jeudi ce que tout le monde sait depuis (au moins) quatre ans. Oui, il est candidat aux présidentielles de 2007.
Dépassée, Arlette ! Sarkostar (qui était passé dans un 20 heures de TF1 de la semaine pour annoncer qu’il allait… annoncer quelque chose cette semaine…Quel suspense insoutenable!) réserve son scoop à une partie de la presse régionale. Bien joué, le coup de la PQR ! C’est la France profonde…
Mais pris de vitesse, les régionaux de l’étape. Voici Libération (malgré ses troubles internes) qui sur son site Internet diffuse l’ITW « exclusive » en avant-première ! On rêve… Pas même. La frivolité médiatique dépasse médiocrité politique.
Chez Arlette, ce soir, Sarko va tout de même offrir à France 2 plusieurs scoops. Promis, juré : vous verrez. Les habits neufs du Sarko-candidat sont bien taillés. Il va réussir l’exploit d’assurer que son programme de « rupture » n’est pas de cassure, que les étiquettes que des esprits mal intentionnés lui collent sont fausses (ultra-libéral, atlantiste, communautariste…), que son impatience « d’homme pressé » ne doit en rien froisser Chirac et que ce qu’il promet de faire n’a rien à voir avec ce qu’il n’a pas su ou pu faire.
Génial, non ? Il va nous faire croire que le fiasco généralisé de son action à « l’intérieur » est un bilan « on ne peut plus positif ». Et il va nous promettre une rupture totale avec lui-même. Quelle cassure. Dans son style, il est vraiment digne de Ségopuce qui nous fait croire qu’elle incarne le changement alors qu’elle a quelques bonnes années de vol dans l’appareil (conservateur) du PS et qu’elle a des idées…qui sont celles des Français par sondeurs interposés.
>>>Ségo-Sarko, c’est le « coup d’éclat permanent ».Mitterrand a deux (trop) bons héritiers. Mais lui, au moins, avait su s’inspirer de De Gaulle (qu’il avait tant combattu) pour incarner une « certaine idée de la France » dans une idée certaine de l’Europe. Il s’inscrivait et inscrivait son action dans l’Histoire, pas dans la « com’ ». Il est vrai qu’il lisait beaucoup, lui, … et pas seulement des « mags » poeple. (« pipole », dit « Le Canard »). Ne me dites surtout pas qu’il s’agit d’une question d’époque. C’est une question de culture…
>>> Ségostar part en terre trois fois sainte. C’est bien. La Madonne des sondages peut en revenir plus riche. Il nous faut croire en sa perfectibilité. Les militants du PS ne nous ont pas donné le choix…
>>> Qu’est-ce qu’il est excellent Gilles de Robien. Il est à l’udf national ce que trop d’aspirants notables sont à l’échelle locale : un vrai « faux-cul » qui est un vrai « cucu » et tente de cocufier un Bayrou (qui ne mérite vraiment pas çà). Les chefs d’établissement du secondaire sont en colère ? Il « comprend ». Merci pour eux. Ils attendent plus, à juste titre. Mais Monsieur le ministre a d’autres priorités : il veut réhabiliter la grammaire. C’est bien et il est temps.
>>> Avait-il besoin, Mister de Robien, de demander un rapport au linguiste Alain Bentolila ? « La grammaire structure l'esprit, donne une logique, permet à l'individu de se situer dans le temps et dans l'espace », dit le ministre sur RMC. Quelle découverte ! Alain Bentolila, linguiste renommé et professeur à l'université Paris V, indiquait, dans Le Monde que la grammaire doit être enseignée de façon plus simple et abordable. « La leçon de grammaire doit laisser toute sa place à l'observation, la manipulation et la réflexion » et ne doit pas consister à réciter des règles, estime le linguiste.
Il suggère aussi un apprentissage de la grammaire « selon une progression rigoureuse, allant du simple au complexe et du fréquent au rare ».
Par exemple,(ne riez pas, c’est sérieux) l'inversion du sujet ("sur l'eau flottent des nénuphars") ne saurait être étudiée avant d'avoir étudié le sujet dans sa "position normale" ("des nénuphars flottent sur l'eau"), selon le rapport d'Alain Bentolila cité dans Le Monde.
Le fil à couper le beurre, on le réinvente quand ? De Robien devrait penser à une loi et à des décrets d’application…
>>> Au fait, qu’est-ce qu’il fait encore à l’UDF, Mister de Robien ? C’est terrible les gens qui soutiennent un parti en espérant qu’il se…plante. La faiblesse de Bayrou, ce n’est pas lui, ce n’est pas son entourage, ce n’est pas son programme (le plus cohérent de tous ceux qui sont publiés pour l’instant), ce n’est pas sa stratégie : c’est le (trop) grand nombre de « centristes » qui n’ont rien compris à la « révolution culturelle » de Bayrou.
Ils se situent « au centre » alors qu’ils sont à droite. Ils trouvent que ce qui fut le « marais », le « centre mou » est un marécage à opportunités, en fonction des variations climatiques du paysage politique. Strasbourg en offre actuellement une illustration trop bonne… à portée nationale. Ils ne sont pas nombreux, les udf, dans ce qui fut l’un des centres historique du…centrisme. Mais ils passent leur temps à se disputer pour un oui ou pour un non. Il y a la même proportion d’imbéciles partout. Mais dans les cercles restreints, ils sont plus visibles…
>>> La « machine à perdre » de l’udf existe. Je la vois et l’observe tous les jours (ou presque) à Strasbourg. Et je comprends que Robert Grossmann et Fabienne Keller d’un côté, et Armand Jung et quelques autres de l’autre, en rigolent, se marrent et éprouvent quelques mépris… pour ces faux adversaires politiques. Un petit écho publié aujourd’hui dans les dna à propos de l’organisation d’une réunion publique sur la VI ième république proposée par François Bayrou découragerait les meilleures volontés.
Je ne rentre pas dans les détails, car cela n’intéresse que les… intéressés. Mais cela fait partie des « détails » qui font la »machine à perdre » : Des susceptibilités mal placées, des « égo » démesurés, des ambitions ou plutôt des prétentions trop gonflées, des arrières pensées mal maîtrisées, des calculs d’arrivistes bien mal…calculés. Et une médiocrité trop étalée, comme une confiture dégoulinante et écoeurante.
>>>Je ne vais pas ici citer des gens que je ne connais que par la presse et leurs sites (et à qui je n’ai aucune envie de faire de la publicité). Et je ne suis pas militant de l’udf (ni d’un autre parti d’ailleurs) Mais le citoyen que je suis est très triste, le démocrate que je suis est très affligé, l’Européen militant que je suis est très peiné, et le Strasbourgeois que je suis pleinement est très déboussolé.
Diagnostic d’observateur : Bayrou aurait plus de chances de gagner son pari si son parti n’était pas aussi miné de l’intérieur. Par des « écartelés du cerveau ». Soit on est pour soit on est contre. Localement et nationalement.
On ne peut pas à la fois soutenir Bayrou (ou prétendre le faire) si l’on soutient à Strasbourg le « tandem » et si l’on veut ménager l’UMP pour une place bien hypothétique sur une prochaine liste municipale, pour un poste de conseiller général ou (perspective plus lointaine encore) pour un siège… quel que part. L’appartenance à un parti (quel qu’il soit) exige un partage de valeurs, une loyauté, une honnêteté intellectuelle. Roland Brendlé (le président de l’udf du Bas-rhin) a bien du mérite … Chantal Cutajar aussi…
00:30 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, strasbourg, sarkozy, udf, bayrou, ségolène
04/11/2006
Carnet de campagne: "L'Ordre juste"
Ah ! cette sémantique… Face aux maux : les mots.
Mots du jour : « l’Ordre juste ».Maux permanents: "Les désordres injustes".COMMENTAIRE.....
Qui est le premier (ou la première) à sortir cette « formule » qui dit tout et rien à la fois? « L’Ordre » ? Qui est contre ? L’anarchisme n’est plus en vogue…Et les désordres sont les pires facteurs de déstabilisations sociétales, d’inégalités sociales et … d’injustices… La « Justice » ? C’est plus complexe. Le vice-président de l’association « le Droit pour la Justice » que je suis, le sait (trop) bien. : Le Droit devrait être le bras armé de la Justice. Ce qu’il n’est pas, ou plus, ou (pire) de moins en moins…
C’est drôle, pour un esprit ouvert à l’humour le plus noir, de voir Sarko et Ségo se « battre » autour de cette « expression » vidée de son sens par sommeil des valeurs…
Je résume… en faisant un « copier-coller » d’infos reprises par les agences de presse et les sites d’info du type Nouvel Obs ou Le Monde … Comme tout se trouve partout, il ne doit pas y avoir de copyright ….
« L'expression d'"ordre juste" est revendiquée à la fois par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, en effet…..
>>>>> Selon la candidate à l'investiture socialiste, l'"ordre juste", quand il est employé par le ministre de l'Intérieur, est une "formule" et un "aveu d'échec" pour le ministre de l'Intérieur…. Diablesse… Quelle sévérité !
"Je crois que mes préoccupations commencent à se faire entendre", a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien avec le président irakien Jalal Talabani dans un hôtel parisien. Répondant à une question sur l'"hommage" que lui fait son rival politique en utilisant cette expression qui lui est chère, elle a répondu : " Je pense que pour lui, c'est une formule, alors que pour moi, derrière cette idée, il y a aussi toute une série d'actions politiques qui se déclinent dans tous les domaines de la vie publique".
Selon la présidente de Poitou-Charentes, l'"ordre juste" est "un concept éminemment de gauche"."Si M. Sarkozy reprend mon projet d'ordre juste, c'est d'une certaine façon un aveu d'échec de sa part, car le résultat de sa politique, c'est le désordre injuste"(…)"L'ordre juste consiste à mettre en place des règles qui s'appliquent à tous pour permettre à chacun - et non pas seulement à quelques-uns - d'être plus libre, en bénéficiant de sécurités durables » (…)"L'ordre juste ce n'est pas, comme le fait M. Sarkozy, de dresser les gens les uns contre les autres et notamment de dresser la justice contre la police, et la police contre les jeunes, mais au contraire de mettre en place des repères d'autorité cohérents entre la famille, l'école, le quartier, la police et la justice"
>>>> Nicolas Sarkozy, de son coté, a promis "l'ordre juste" en France et s'est engagé à "mettre le paquet" pour sécuriser les lignes de bus dans les zones sensibles et punir les agresseurs de conducteurs. Le ministre de l'Intérieur s'exprimait sur le thème de la sécurité dans les transports, ce vendredi 3 novembre lors de la visite d'un dépôt de bus en banlieue parisienne, à Villepinte, en Seine-Saint-Denis."Je suis pour l'ordre juste, car il n'y a pas de justice possible sans ordre", a déclaré le numéro deux officiel ( ?) du gouvernement. Aux journalistes qui lui ont fait remarquer que l'expression "ordre juste" était un des slogans de campagne de Ségolène Royal, il a répondu : "Ca fait bien longtemps que j'ai employé ces mots".L'entourage du ministre a souligné qu'"il n'y a pas de copyright" à propos de cette expression.
>>> Peut-être faudrait-il mieux étudier, affiner et utiliser les « formules » utilisées… « Pas d’Ordre sans Justice ». Qui pourrait raisonnablement s’y opposer ? Si la « justice » n’est pas en « ordre ». Pas d’ « ordre » imposable sans une Justice qui s’impose. Qui pourrait dire le contraire ? Encore faut-il un gouvernement qui « en » impose. Par son autorité (qui n’a rien à voir avec l’autoritarisme), par sa crédibilité (qui n’a rien à voir avec son impact « médiatique »). Par son « sens de l’Etat » et non son « carriérisme » électoral.
Ségo et Sarko se battant sur le même terrain des mots, ce n’est guère réjouissant pour la guérison de nos maux, si l’une et l’autre émergent en « candidats » pour des fonctions suprêmes que ni l’une ni l’autre ne sont, dans l’Ordre et la Justice, certains de pouvoir bien assumer.
Il y a plus et mieux que l’Ordre et la Justice. Il y a l’Ordre « juste », fondé sur l’esprit de justice. Et il doit y avoir le « droit au service de la Justice » qui seul peut assurer un « ordre juste » et /ou une « justice ordonnée ». En l’état, le Droit sert trop à trahir « l’esprit de justice ». Cet esprit qui ne prend corps et consistance que dans les réalités affrontées et non esquivées.
Bayrou, dans son programme, a-t-il de vraies réponses aux défis actuels de ce qui est l’un des coeurs de nos réalités ? J’attends de voir et de savoir… Les désordres et les injustices : deux mots plus réalistes que ceux sur lesquels Sarko et Ségo se battent en jetant de la poudre aux yeux : « l’ordre juste » promis s’inscrit dans la continuité des « désordres et des injustices »….La bataille du «"Droit pour la justice "est la seule qui peut assurer « l’Ordre dans la Justice » et « la Justice » dans l’Ordre »…
Bref,un mot d'ordre "juste" qui ne soit pas juste qu"un injustuce "mot d'ordre"...Qui mettra la réforme la Justice au coeur de son programme présidentiel et législatif.? De Bruay-en -Artois à Ourteau en passsnt par la Vologne, peu (trop peu) de progrès...On attend qui et quoi ? Un Outreau-sur-Vologne ? Ou la disparition de journalistes de la trempe de Denis ROBERT, cet empêcheur de magouiller en rond...Chantal Cutajar a raison,(au moins) sur unpoint:: L' Europe de la Justice et la Justice en Europe dépendent d'engagements politiques forts à tous les niveaux, du local à l'international...
16:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Segolène, Sarkozy, sécurité, Bayrou
29/10/2006
Elysée 2007: Qui choisir pour quoi? Dégager des "horizons d'espérance"...
CONFIDENCES. Pardon…J’ai commis un article délibérément « provo » sur « Et si Laurent Fabius gagnait ? … » . Pourquoi pas, en effet ? L’Homme qui aurait dû être exclu, logiquement, du PS après sa campagne anti-parti pour le Non au référendum sur une « Europe libérale » qu’il a été le premier à favoriser n’était –il pas le grand vainqueur et du « NON » et d’un PS "cocufié" par lui-même. ? N'était-il pas, dans la foulée, le principal "superviseur" du programme du PS pour les présidentielles?...Le sur-doué du miterrandisme (dans l'une de ses versions) avait un bel avenir...Las, pour lui!....

C’est toujours désespérément triste, un « Espoir » qui engendre la désespérance. Pauvre « Fafa » ! Le fils d’antiquaire au rayon des « antiquités »….Mais n'en est-il pas responsable?
« Plus le singe monte haut, plus il « montre son cul », dit un proverbe, plein de sagesse, chinois…
« Monté » trop haut et trop vite, Fabius….Mitterrand lui a peut-être rendu le pire des services. Ce qui est bizarre, c'est son incapacité (si l'on en croit les sondages, bien aléatoires) à "grimper" au fil des débats. N'est-il pas, a priori, le meilleur dans les joutes oratoires? Il faut croire que , pour l'heure, son souci de la forme efface ses ambiguïtés de fond...
Même déguisé en « motard », en "gaucho" , en « rebelle », en chef du "Non à l'union eupenne" ou en « inspirateur » principal d’un « programme socialiste » plus « rétro-futuriste » que porteur d’avenir , donc éclaireur d’horizons d’espérances, Fabius fair figure "d'éléphant". L'âge n'est pas celui qu'on a, mais celui qu'on porte... Dommage pour lui.
Fabius souffre d’un double discrédit. Son image de « gauchiste raisonnable » ne séduit personne, ni les « gauchistes », ni les « réformistes raisonnables », ni les "socialistes sincères" .Et son programme n’a rien de programmatique. C’est plus facile de plaider pour un Non que de militer pour un Oui….
Fabius souffre également d’un handicap terrible : ses qualités charismatiques d’orateur-né sont contredites par les faits. Comme si l'inspiration en panne sur le fond bloquait la forme...
Il aurait dû, ou pu, « gagner » tous les débats, télévisés ou non, à huis clos ou en public, organisés, selon des normes plus « staliniennes » que « démocratico-libertaristes » (puisque que le mot « libéral » est devenu, en français de « Métropole » un « contre-sens » ou un « non-sens » stupide)... Mais Fabius est , en l’état, victime de lui-même. Ce qui est la pire des choses....
Ségolène, aussi, est d’abord victime d’elle-même. De ses calculs « communicationnels ». De ses fantasmes « poeple ». De ses ambitions personnelles qui n’arrivent que la confondre dans un scénario terriffiant: ses ambitions personnelles ne coîcident pas avec ses prétentions collectives.
Plus qu'un gap: un fossé. Ségolène prise au piège de ses fantasmes. Et des apparences... Pas de "charentaises" dans les "hauts-talons". Pas de "hauts talons" dans les "charentaises"
Révélation: Raffarin a son double féminin. En chaussons...Je sais : j'exagère. mais je finis par trouver Raffrarin et ses raffarinades plus sympathiques que Ségolène et ses ségolinades... Je dis celà en amoureux d'un marais poitevin plus riche qu'on le croit....Et qui mérite, sans doute, une élite meilleure, plus ouverte sur le monde.
Après tout, Jarnac, (où dort Miittrerrand) est dans sa circonscription et Cognac, la ville natale de Jean Monnet, mériterait des engagements européens plus clairs. Et plus portés vers l'avenir.
Mais a-t-elle réfléchi à l'histoire de SA Région, Ségolène? Raffarin a soutenu le "futuroscope" (en difficultés). Elle, ne prône-t-elle pas des "rétroroscopes"? Sa politique de communication (régionale) est, me dit-on dans cette Région où j'ai beaucoup d'amis, meilleure que sa politique d'actions. C'est à vérifier. Ségolène ne doit pas avoir que des défauts..."Elle est démocratiquement intraitable", me glise une de ses collaboratrices qui a déclaré "forfait"." Elle est socialement infréquentable". Diffamation, j'imagine. Elle est si souriante Ségo... quand tout se déroule comme elle veut. Et si "on " lui donne l'impression qu'"on" l'aime
Une chose est sûre: Elle est dure, très dure cette « compétition présidentielle»… Ségolène doit rageusement s’en rendre compte."Vivement que celà se termine", lâche-t-elle devant des journalistesqui ont toujours des oreilles trop ouvertes..;
Elle doit surtout, aujourd’hui, se rendre compte qu’elle a un vrai adversaire malgré la « solidarité de parti » : DSK qui prend des allures d 'Homme d'Etat quand ,elle, se coule dans le moule d'une élégante mais superficielle et caractérielle "politichienne" (comme disait de Gaulle).... La République, quand on veut la "prendre" a des exigences.
Dominique Strauss-Kahn. Le plus réfléchi, le plus crédible, économiquement et socialement.Le plus porteur d’espérances socialement raisonnées. Le plus « naturel » pour un PS qui doit affirmer davantage sa « modernité » que ses archaïsmes, son efficacité que ses bonnes volontés, son réformisme que son « rétro futurisme », son sens de l’avenir que l’archéo-socialisme à la française DSK est sans doute le seul leader socialiste qui peut,avec les suffrages des militants, provoquer «un Congrès de Tours à l’envers »,et favoriser l'émergence d'un socialisme d'un type nouveau, avec ces vraies « ruptures » qu’il faut faire, en toute honnêteté et en toute lucidité. Mais DSK a sans doute trop de qualités pour un parti trop riche en défauts...
Portant, il est bon Dominique Strauss-Kahn.... Lucide, courageux, cohérent, et crédible. Sécurisant, même. Et stimulant. De plus en plus, au fil des débats, télévisés ou à huis-clos.Un esprit de responsabilité et une cohérence des propositions qui n’ont rien à voir avec des « rustines social-démocrate », pour reprendre une formule vide sens de Fabius. Prestance et représentativité, respect des traditions et soif de modernisation. Démocratie vivante et refus des démagogies. Bonne représentation du « peuple de France » dans sa diversité et sa richesse plurielle. Engagements européens sans démagogie et sans populisme.
N’étant pas « militant » du pas du PS, je n’aurai aucun droit de regard sur la nomination du « candidat socialiste ». mais l’observateur(citoyen) que je suis a le droit de marquer ses préférences, de préciser ses allergies, d’exprimer ses peurs, ses angoisses,ses phobies… Et ses espérances
Le handicap de DSK? Le fait d’être né juif. Mendès-France, réveilles-toi ! La France ne progresse guère. Elle régresse même. Achtung ! Où va-t-elle s’arrêter cette « régression » ? « Vichy », l’eau neuve de nos vieilles cellules...
Redevenons sérieux ! DSK victime d’une discrimination de ce types serait une honte pour la France et une horreur pour les Français. Je ne veux et ne peux y croire. Ou alors, poussons au bout la logique. La « lepénisation » des esprits serait plus forte que l’impact (déjà bien grand) direct de Le Pen. A gauche, comme à droite…
Pauvre France ! DSK et Bayrou pourraient la sauver d’elle-même. Mais,une fois encore, je rêve… A force de rayer de la carte la « troisième force », nous risquons d’afficher la première des faiblesses. C’est une conviction : pourquoi m'auto-censurer ? C’est aussi une analyse : pourquoi serait-elle moins crédible que d’autres ?
En une ère où la « politique-spectacle » triomphe bêtement, l’heure des hommes « sérieux » (et des femmes sérieuses) peut sonner. Ne serait-ce que sur un « slogan-programme » que Prodi a réussi à faire triompher (de justesse) en Italie : La politique et l’économie doivent être au service de l’Homme… et non l’inverse.
Ils (elles) sont rares les hommes (les femmes) politiques, de droite, de gauche, et du centre capables de redonner du sens au mot « valeur » et de la valeur au mot « sens ». DSK en fait partie, comme Bayrou et d’autres repérables dans(presque ) tous les « bord ».
Mais , une fois encore(bis repetita), je rêve, sans aucun doute...
« Mon Utopie », redirait peut-être Albert Jacquard …qui n’a aucune ambition « politichienne »,.Mais qui doit avoir, comme moi à un niveau plus modeste et plus humble, de grandes espérances authentiquement « politiques » et « démocratiques ».
Replacer l’Homme (et la Femme) au cœur de toute action collective, c’est un beau programme, non ?
Je ne voterai que pour des candidats « personnalistes ». Pour l’heure, je n’en vois que deux dans le « peloton des prétendants » (ils seraient plus de trente !) … Bayrou et DSK.
Mais je suis trop idéaliste pour qu’on prenne ces choix personnels au sérieux. Je regarde les choses et leurs évolutions. Je n’ai jamais prétendu les influencer. Le journaliste est un passeur d’idées et de témoins, non un « homme d’influence ».
Témoin, oui, même quand il est contesté.
Acteur, non…Par lâcheté ou facilité, peut-être.
Personne ne peut à la fois être juge et partie.
Je sais seulement, depuis avoir lu Aristote, que la « réputation, c’est ce qui ne dépend pas de soi » et je sais aussi, depuis être tombé (très jeune) amoureux de Paul Valéry que « seuls les huîtres et les sots adhèrent »
Bayrou et DSK me donnent envie de jouer le « huîtres »… Pardon pour cette confidence. Mais c’est l’avenir de la démocratie française qui est en jeu. L’heure est grave.
Et les choix déterminants. A chacun de décider… Toute les voix comptent. Arithmétique de la démocratie…
Mais il est des voies qui mènent à des impasses. Valeurs de la Démocratie… Vous n’êtes pas pris de vertige, vous ? La démocratie, c’est d’abord un amour (immodéré) pour l’humanité et la Personne humaine…
17:20 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, DSK, Segolène
Carnet de campagne: l'heure d'hiver...
Fragile, trop fragile…
Déstabilisée, Ségolène ? Nombre d’éditorialistes le disent. Nombre des responsables du PS aussi… Si un meeting un peu houleux, si quelques sifflets la déstabilisent, comment réagira-t-elle si elle arrive jusqu’à l’Elysée ? … »Il est temps que cette campagne s’arrête », aurait-elle lâché… Qu’est-ce que cela va être après ? Pendant la vraie campagne et après…Je comprends que DSK, calme, serein, pédagogue, convaincant, devienne optimiste…
C’EST TERRIBLE CETTE BULLE SEGOLENE … AVEC DES MILITANTS DU PS QUI MISENT SUR ELLE POUR SUIVRE LES SONDAGES ET VOLER AU SECOURS D’UNE VICTOIRE TROP ANNONCEE POUR ËTRE ASSUREE.
Le plus terrible, c’est le sang-froid que l’on doit avoir quand on prétend postuler aux plus hautes fonctions de l’Etat. L’esprit de responsabilité ne s’affiche pas dans la presse poeple. Il se montre et se démontre au quotidien.
Que les « Ségolénistes » ne m’accusent pas (une fois de plus) de misogynie (ce qu’ils ne feraient pas s’ils me connaissaient plus) : ce n’est pas là une affaire de sexe… Mais un ou une caractériel (le) autoritariste et un tantinet démagogue et populiste, ce n’est pas une bonne « tête de gondole » dans le « super-marché » de la gauche.
Qui plus est, on ne se fait pas élire à l’Elysée pour se faire aimer, qu’on soit un homme ou une femme, mais pour faire des choses et dégager des « horizons d’espérance », au nom (et au service) d’un « peuple » qui n’est pas un alibi et un objet de slogan, mais une réalité complexe et fluctuante.
Ségolène martèle qu’elle n’a « pas peur du peuple », mais si elle continuer à creuser son sillon actuel, c’est le peuple qui risque d’avoir peur d’elle… Il m’arrive de regretter de ne pas être au PS pour ne pas pouvoir voter DSK. Non pour soutenir un « cheval » comme un supporter soutient un champion ou une équipe, mais comme un citoyen qui réclame de vrais choix entre des porteurs (ou porteuses) de destin national et européen qui font passer le sens de l’Etat et de la communauté nationale avant leurs états d’âme, leurs susceptibilité, et leurs humeurs. Malgré les sifflets. Pour ségolène, le pasage à l'heure d'hiver ouvre une nouvelle saison riche en incertitudes...
Un sondage rassurant
Selon un sondage CSA publié par Le Parisien de ce samedi, , une majorité de Français serait prête à voter pour une personne issue de l'immigration et juge que l'élection des députés à la proportionnelle assurerait une meilleure représentation de la diversité Christiane taubirat va avoir plus de regrets encore…même si elle prête, à la demande des radicaux de gauche, à jouer les faiore-valoir de Ségolène (comme la rumeur se précise en devenant presque une information), en dépit de ce qui visiblement les différencient philosophiquement et politiquement.
Selon ce sondage, 75% (contre 24 % d'opinions contraires) des français seraient prêts à voter pour une personne issue de l'immigration pour les élections municipales, 69 % pour les législatives (29 % ne sont pas prêts) et 56 % pour la présidentielle (42 % ne sont pas prêts). Autre leçon de ce sondage : L'instauration d'un mode de scrutin de liste proportionnel pour l'élection des députés serait efficace pour assurer une meilleure représentation de la diversité de la société au parlement pour 64 % des personnes interrogées, contre 24 % d'opinions contraires.
Un bémol, tout de même : seulement 45% des personnes sondées sont favorables à l'instauration de quotas pour faciliter l'accès des personnes qui sont issues de l'immigration à certaines professions et mandats politiques tandis que 50 % n'y sont pas favorables. Il est vraie qu’une société majeure, donc capable de s’assumer telle est n’a besoin ni de quotas ni de « discrimination positive » Fourier, trop oublié comme Proudhon, parlait d’ailleurs au XIX ième de « valorisation positive ». C’était mieux, non ? Même avec « positive », une « discrimination » est …discriminatoire…
Une « Bayroumania » qui peut changer la donne ?
Intéressante cette analyse de Philippe Ridet dans LE MONDE : « Il se disait exclu de certains médias, et voilà qu'ils lui font fête. La journée du jeudi 26 octobre restera, pour François Bayrou, celle de l'exposition maximum. Cinq pages dans Le Nouvel Observateur, autant dans L'Express (avec appel à la "une" : "La surprise Bayrou"), un entretien dans Paris Match ("Bayrou, le troisième homme") et un dans Libération, à l'occasion de « l'anniversaire » des émeutes des banlieues en 2005. Pas si mal pour celui qui, début septembre, dénonçait une sorte de complot médiatique destiné à l'évincer du paysage politique au profit du couple Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy (Le Monde daté 10-11 septembre). "Il visait surtout la télévision", précise-t-on aujourd'hui à l'UDF »
Quel déclic ? « Il aura suffi d'un sondage IFOP Paris Match, la semaine dernière, pour lancer le mouvement. Pour la première fois, le président de l'UDF, scotché aux alentours de 6-7 % des intentions de vote, était crédité d'un score à deux chiffres : 12 % au premier tour de la présidentielle, voire 15 %, avec à la clé un ticket pour le second tour, dans le cas où Laurent Fabius serait désigné candidat du PS... Alors que la presse se lasse de chercher de "nouveaux angles" pour traiter le duel annoncé entre le président de l'UMP et la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes ou la "menace Le Pen", l'irruption de François Bayrou dans le carré des favoris est une aubaine. Déjà, son succès croissant auprès des internautes - ils apprécient son discours plus musclé et sa dénonciation des "puissances d'argent", dont bénéficierait Nicolas Sarkozy - était un signal (Le Monde du 30 septembre). Sa soudaine visibilité dans les sondages rebat les cartes et redonne de la vigueur au mythe du "troisième homme" qui, de Jean Lecanuet en 1965 à Jean-Pierre Chevènement en 2002, pimente les campagnes électorales. »
Le Monde poursuit après enquête : "A L'Express, nous avons senti un symptôme plus qu'un phénomène Bayrou dans cette rentrée politique. Il avait fini la campagne de 2002 en donnant une gifle, et cette fois, il attaque en distribuant des claques à tout le monde : à l'UMP, au PS, aux médias... De plus, un sondage est venu confirmer qu'il existe une curiosité pour Bayrou", explique Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, qui mentionne cet autre signal : "J'ai eu récemment l'occasion de passer une soirée avec Pierre Arditi, et lui aussi a fait l'éloge du président de l'UDF."
La recette Bayrou, toujours vue par LE MONDE : "Le candidat centriste lui-même n'est pas étranger à cette "bayroumania" naissante. De sa précédente campagne présidentielle, il a tiré une double leçon : il doit labourer le terrain et éviter le discours habituel et sans aspérités d'un candidat centriste. "Quand on laboure le terrain, on laboure la presse", glisse Marielle de Sarnez, députée européenne et principale conseillère du président de l'UDF. En l'occurrence il s'agit plus particulièrement la presse de province : quotidiens, hebdos et radios locales font l'objet de toutes les attentions de la part de M. Bayrou. Chacun de ses déplacements (jusqu'à deux par semaine) est ponctué d'une rencontre avec les journalistes locaux. Au Progrès à Lyon, à La Dépêche à Toulouse, un entretien "face aux lecteurs" est venu couronner ces rencontres. "C'est une formule qu'il aime bien, souligne un collaborateur du futur candidat. Cela lui permet de rencontrer des gens."
Il y a sans doute des explications plus simples et plus profondes : BAYROU est d’abord servi par la cohérence de ses propos, de son programme et de ses comportements. Pour l’heure, il est le seul, avec DSK à privilégier le fond sur la forme. Un pari risqué, mais sympathique. Une présidentielle, ce n’est pas la Star’Ac . Bayrou travaille beaucoup et en profondeur depuis longtemps. C’est un constat, non une appréciation. Pour lui, l' heure d'hiver a un coté "été indien"... dans l'attente sereine du printemps.
Pour Fabius, ni "purge libérale" ni "rustine sociale-démocrate"
Dans le Parisien de ce dimanche, Fabius met les points sur les « i » pour préciser sa ligne :"On ne réussira pas l'alternance en reprenant les recettes de la droite ou en copiant exactement celles que la gauche a mise en oeuvre hier"(…) "La France a besoin d'un vrai changement à gauche, pas d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne."(…)"Oui à la démocratie participative, non à la démocratie punitive"(…)"Aucun socialiste n'a le monopole du peuple."L'ancien Premier ministre affirme qu'il est aujourd'hui "le seul des trois candidats à défendre vraiment" le projet socialiste et demande aux militants du PS de se prononcer "sans se laisser impressionner par la mousse médiatique ou le bruit des sondages". Pour lui aussi, l'heure d'hiver n'est plus celle d'été... Mais le temps ne fait visiblment guère prendre la mayonnaise Fabius
Jean-Marie Le Pen « sûr » d’être au second tour
"Si Nicolas Sarkozy n'hésite pas à se réapproprier certaines de mes thèses, il ne va jamais jusqu'au bout", dit le dirigeant d'extrême-droite dans une interview au Journal du Dimanche."Malgré les apparences, le discours de Ségolène Royal n'est pas très différent lorsqu'elle parle d'encadrement militaire (pour les jeunes délinquants), d'autorité ou d'ordre", (…) "Ils ont en tout cas une chose en commun : leur démagogie criante." Ironie machiste sur Ségolène : « J'ai connu des femmes très belles, superbement maquillées en début de soirée, dont le rimmel coulait en fin de soirée." Et certitude : Il se dit « sûr » d'accéder au second tour de la présidentielle de 2007, comme il l'a fait en 2002."Il y a cinq ans, à la même époque, les chiffres des sondages me concernant étaient divisés par deux. Faites le calcul !" Selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche, il est crédité d'un potentiel électoral de 18% au premier tour de la prochaine présidentielle, un score supérieur à celui qui lui a permis le 21 avril 2002 de devancer le candidat socialiste Lionel Jospin.
Mais pour "mettre les pendules à la bonne heure" (pour lui), il lui faut les 500 signatures. Jean-Marie Le Pen dit avoir recueilli près de 400 des 500 parrainages d'élus locaux nécessaires pour se présenter. Il affirme que s'il ne pouvait être candidat faute de pouvoir remplir cette "simple question de formalité", ce serait "un séisme politique dont les conséquences seraient terribles" :"Que ceux qui se risqueraient à m'empêcher de les obtenir sachent qu'ils prendraient une lourde responsabilité devant les Français. Ce serait jouer avec le feu", avertit le président du FN, selon qui des maires ont reçu des "menaces et des pressions" pour ne pas lui accorder leur signature et "ont peur pour leur famille". Là, Le Pen est dans un ses rôles préférés: celui de la victime du "système". Pour lui, c'est payant en toute saison...
02:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, présidentielles, PS, UDF, ségolène, Bayrou
18/10/2006
Le vaiqueur du premier débat télévisé des trois "candidats à la candidature" du PS : François Hollande...
« Alors ce débat ?
- J’ai raté le 3-O de Lyon en Ukraine pourvoir un 0-0-0 ! Et un match nul à trois… »
Propos de comptoir, autour du café du petit matin..... NON!
Les débats politiques sont toujours difficiles à organisés, surtout quand ils sont médiatisés. Micros et caméras faussent tout. Mais il faut faire avec, ne serait-ce que parce que ces outils permettent de diffuser des idées que les réunions de préaux ne pouvaient pas assurer…
Mais que veulent les téléspectateurs ? Et que veulent les critiques de télévision ou les chroniqueurs politiques si prompts à critiquer tout et le contraire de tout ? Des foires d’empoignes, du catch politique, des combats de coqs ?
Aujourd’hui, dans le PAF dominé par l’Audimat, c’est le règne de la « star académie » des aboyeurs, des bateleurs, et des faiseurs sur des plateaux TV transformés en « Arènes », dans des « talk shows » qui, à quelques belles exceptions près (comme Ripostes), sont des « téle-criées » criardes. Avec schématisations, caricatures, surenchères, slogans. Et dialogues de sourds.
Le premier « grand oral » du PS a été critiqué pour son coté formel, policé, téléguidé. Un décor de « Questions pour un champion » disent les plus indulgents.« Brejnévien », disent les plus méchants. « Avaient-ils répété leurs prestations avant le direct ? », questionnent les plus ironiques. « Des récitants, non des intervenants » Qu’aurait-on dit si les trois « acteurs » s’étaient livrés à une foire d’empoigne, comme tant sont programmées ?
Il ne s’agissait pas d’un débat ? C’est vrai. Une suite de monologues ne fait pas débat. Mais chacun a eu l’occasion de s’exprimer, dans son style.
Il ne s’agissait pas d’une émission journalistique ? C’est vrai. Mais le rôle des journalistes est à géométrie variable, en fonction des circonstances. Médiateurs ici ; modérateurs, là,; aiguillons, gratte-culs, questionneurs, voire inquisiteurs, ailleurs. Passeurs d’idées et de témoins, toujours. Les deux journalistes des chaînes parlementaires n’ont pas à avoir honte de leur travail—de ce travail journalistique si souvent confondu avec celui des animateurs…
Il ne s’agissait pas d’un spectacle ? C’est vrai et heureusement. La « politique-spectacle » fait assez de dégâts, comme « l’information-spectacle » d’ailleurs… La démocratie passe par des débats qui impliquent une écoute, des réflexions. Et des efforts. Elle n’est pas un divertissement.
Certains s’endorment ? « L’ennemi, c’est la pantoufle », redirait André Glucksmann. Qui plus est, l’écran de télé a un coté hypnotique qui est minimisé par les calculs de l’audimat…
D’autres s’ennuient ? Les démocrates grecs le constataient déjà : l’Agora n’est pas un terrain de jeu ou un cirque, et bien des citoyens ne supportent pas l’attention que les « grandes questions » exigent.

>>> La forme de ce premier « grand oral » doit pouvoir être améliorée, mais jugeons-là en fonction de ce que devait être cette « confrontation » : fournir aux militants du PS qui ont à faire un choix des éléments d’information et de perception, de réflexions raisonnantes et résonnantes d’un type nouveau.
>>> Sur le fond, qui a gagné ? N’étant pas militant PS, ce n’est pas à moi de le dire… « Le Parisien » titre sur « avantage DSK ». D’autres parlent de « match nul » ou de « partie blanche »… ce qui fait le jeu de Ségolène qui, dans cette « manche », ne partait pas favorite !
>>> Au niveau des constats, chacun est apparu avec ses qualités et ses faiblesses.
*Fabius a visé son cœur de ce cible : les militants du PS. Le « projet » !
*DSK a confirmé qu’il était sans aucun doute le plus crédible en matière économique et sociale, au risque de souffrir des handicaps que d’autres ont connu avant lui, à droite comme à gauche (Barre, Rocard, Delors…) : la compétence ne fait pas la séduction.
*Ségolène a su pallier ses handicaps « théoriques » en matière économique en faisant référence à son expérience charentaise et en se plaçant, d’une façon bien distillée, au-delà de la « primaire »…. Elle mise visiblement sur « l’effet popularité » : elle sait qu’un militant a d’abord une envie, celle de gagner. L’esprit de compétition ne concerne pas que « l’élite »…Il y a en tout et pour tout ce que René Girard a si bien analysé : le « mimétisme de masse ». Les adversaires de Sarkozy à l’UMP n’ont-ils pas le même problème ?
>>> Au total, c’est François Hollande qui doit être à fois soulagé et satisfait après ce premier (faux-vrai) débat. Sa réaction est certainement la plus sincère et la plus justifiées de toutes celles (nombreuses) qui ont été enregistrées : « Le débat a été à l'honneur du parti socialiste, parce qu'il a été respectueux, qu'il a été clair sur les orientations et les conceptions de chacun et chacune, et qu'il a été de qualité, pour les trois protagonistes (…),Pour le PS, être capable de montrer qu'il a cette capacité, cette diversité et ces talents, c'est plutôt une chance »
De ce point de vue là : l’objectif a été atteint, en effet. S’il faut désigner un vainqueur à cette « prestation comparative », c’est le PS…
A droite, Devedjian le reconnaît implicitement d'ailleurs : après des remarques ironiques, des railleries, des ricanements sur le caractère « fastidieux » de ce « faux débat », il engage l’UMP à organiser des débats internes si plusieurs candidatures à la candidature se déclarent… En l’occurrence, c’est Le PS qui donne l’exemple. Opération réussie. Un essai à transformer, comme on dit en rugby…
15:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PS;, Hollande, ségolène, DSK, Fabius, télévision, présidentielles
03/10/2006
Ségolène Royal lauréate 2006 du Prix Humour et Politique
Finalement , c'est Ségolène Royal qui a été proclamée lauréate du prix "Press Club, Humour et politique", pour sa phrase : "même quand je ne dis rien, cela fait du bruit"."Cette campagne s'annonce comme joyeuse", a commenté Arnaud Montebourg, porte-parole de la présidentiable socialiste en recevant le prix en son nom. "Ségolène Royal ne manque pas d'humour sur elle-même, c'est un moyen de survivre dans les périodes difficiles".Le prix, décerné par un jury de journalistes que préside Jean Miot, ancien PDG de l'AFP, récompense chaque année des propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.
La présidente de Poitou-Charentes avait utilisé la formule victorieuse dans un entretien à VSD le 5 avril.La présidentiable socialiste l'a emporté sur d'autres lanceurs de "petites phrases" persifleuses ou cocasses, dont l'une, signée Laurent Fabius, la visait d'ailleurs directement: l'ancien Premier ministre avait glissé, après la publication de photos de Ségolène Royal dans la presse "people": "Je préfère dire voici mon projet que mon projet, c'est Voici".
Philippe de Villiers (MPF) concourait pour: "Docteur Sarko et Doc Gynéco, c'est la com' et la came" et l'UMP Patrick Devedjian (UMP) pour: " Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite".
01:30 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, humour, ségolène, présidentiells, presse
27/09/2006
Le serment de Dakar de Ségolène...
>>> Il faut toujours prendre des distances pour mieux revenir…Ségolène vient de faire le serment de Dakar….. A un militant socialiste français du Sénégal qui l'exhortait à aller "jusqu'au bout", elle a répondu: "j'ai raison de venir à Dakar pour entendre vos encouragements. Je vais suivre le conseil qui vient de m'être donné, ce sera le serment de Dakar".
"Je trace ma route, voilà, jusqu'au bout, jusqu'au bout", a-t-elle ajouté peu après en dénonçant ceux qui, en la critiquant au sein de son parti, « déclenche la machine à perdre »…. Evoquant les débats internes que le PS doit organiser à partir du 3 octobre, une fois achevée la période de dépôt des candidatures qui s'ouvre ce samedi, elle a ajouté, au futur: "j'irai".
Aujourd’hui, elle va renouveler son serment de Dakar sur sa terre natale, à Ouakam, près de la capitale du Sénégal, où elle est née le 22 septembre 1953. Une campagne présidentielle, c’est un Destin assumé.Ou forcé.
>>> Le site des Présidentielles regarde dans les étoiles… Portraits astrologiques de quelques protagonistes. Au point où l’on en est….
>>> Sur son blog, Raffarin met en garde contre "des idées de rupture qui ne (lui) paraissent pas capables de rassembler au second tour".
"Je me méfie des idées de rupture qui ne me paraissent pas capables de rassembler au second tour", écrit le sénateur UMP de la Vienne, prenant ainsi ses distances avec Nicolas Sarkozy, qui a fait de la rupture un de ses thèmes de campagne pour l'élection présidentielle. Jean-Pierre Raffarin ajoute que "la rupture est une violence, un affrontement, plus qu'un rassemblement". Mais le site de Raffarin est toujours en place dans le répertoire de « La France d’après »…
>>> Une colère peut en cacher une autre. Selon le Canard, Sarko aurait piqué une colère à huis clos, à Bobigny, devant les policiers avant de pousser sa diatribe, en public, contre les juges… De jolis volé auraient volé : »connards », « crétins », « incapables »… Et la parano du complot aurait fonctionné à plein… Belle ambiance ! « J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités », écrit Sarko dans la présentation de son livre qui fait toujours un tabac en librairie et dans les ventes en ligne…
>>> Dans le Canard de ce jour (qui titre sur « Hollande en tenue de compagne »), ce dessin qui vaut reproduction… Il a marqué Sarko !.

12:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarko, ségolène, présidentielles, commentaires
25/09/2006
Adorable Ségolène...
"J'ai pris comme principe de ne pas commenter les déclarations des uns et des autres, et de ne pas parler du débat interne" au PS."Je m'adresse aux militants et aux Français et chacun est libre. Je suis pour la liberté des uns et des autres et je ne commente aucune candidature. Je ne ferai pas d'exception, je respecte tout le monde", a-t-elle dit,
Quelle belle âme, cette Ségolène! Elle refuse de réagir a tout, y compris aux prises de positions de Jospin et d'autres..
.Elle est, comme Sarkozy, à droite imperméable à tout ce qui peut l'entraîner où elle ne veut pas aller ...Même si elle doit y aller.
J'admire cette ligne de conduite.Adorable Ségolène...
Mais cette conduite peut être, politiquement, suicidaire. Qui ne dit mot ...
Jospin la taxe de "démagogie". C'est grave, non? Ne devrait-elle pas "répondre"? Il ezt vrai que, dans l'autre camp, qui dirige l'Etat en son sommet, on n'en est pas à celà près... Nous vivons dans la République des zizanies
17:30 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, ségolène, présidentielles, commentaires
17/09/2006
Entre Ségo-superstar et Sarko-napoléon : Bayrou-le-courageux
Dimanche pluvieux, dimanche heureux… pour les amateurs de débats politiques. Quel bel exercice de zapping avec les nouvelles grilles des chaînes TV ! Dimanche+ sur Canal, Arrêt sur images, FOG, Riposte sur France 5, FEE sur France 3 (toujours trop tardive, hélas) : de beaux choix, même si partout et en tout, on déroule les mêmes films, ou presque, entre SARKO et SEGO. Jusqu’à l’overdose !
Entre Segosuperstar et Sarkonapoléon, Bayrou-le-courageux s’est fait une jolie place sur les écrans dominicaux : il est même d‘une certaine façon le héros du jour avec sa prestation, intelligente, posée, et franche chez Schneidermann. Ceux qui ne l’ont pas vu peuvent le revoir sur le site de France 5 et sur BIGBANGBLOG
Tout part de son ITW dans le 20 heures de Claire Chazal : un candidat à la présidence de la République dénonce le système politico-financièro -médiatique qu’incarne TF1…
Claire s’est fâchée, PPDA s’est dit scandalisé, une partie de la rédaction de TF1 et de LCI s’est sentie mal à l’aise…Et Lelay et Mougeotte ont saisi la première occasion pour remonter les bretelles à ce centriste qui se veut « central », qui joue le rôle de la grenouille devant le boeuf et qui n’arrive pas à décoller dans ces sondages aussi pernicieux pour la politique que l’audimat pour l’information.
Naîf, François ? Le croire, c’est méconnaître cet esprit qui a appris à concilier « idéal et nécessite ». Suicidaire médiatiquement, Bayrou ? Le dire, c’est confirmer son diagnostic sur le coté anti-démocratique du système qu’il dénonce.
Le « microcosme politico-médiatique » qui a souvent gâché le destin national des meilleurs (de Mendès à Rocard, de Barre à Delors, entre autres…) éprouve quelques difficulté à croire que le patron de l’udf a simplement des convictions soigneusement mûries, que son « parler vrai » n’est pas faux, que sa conception du « correctement politique » n’a rien à voir avec le « politiquement correcte » des « bullocrates » dénoncés par Jean-François Khan…
Il n’a certes pas toutes les qualités (qui pourrait le prétendre ? ), mais il affiche une belle perfectibilité. Il sait surtout échapper aux modes qui font confondre filouterie et escroquerie politiques et imposent ces sincérités successives et ces paillettes indissociables de la « politique-spectacle » et de « l’info-com »…
Ses confessions, faites sans aucune acrimonie, sur son « entretien fort en décibels » avec les patrons de TF1 méritent écho et réflexions…
Mougeotte lui lance : « Nous roulons pour le bi-partisme. C’est cela la démocratie ». Pourquoi diable ne fait-il pas de la politique à visage découvert ?
Lefay lui dit : "Je suis pas Français, je suis Breton. Je ne vote pas aux élections. Tout ce qui m’intéresse, c’est mon chiffre d’affaire " C’est beau la franchise, non ?
Quand peu après cela, on entend, sur France 5 toujours, Arnaud Montebourg s’élever contre « le système politique actuel » qui est « écoeurant », on se dit que cette campagne électorale pourrait déboucher sur des réformes de structures salutaires et vitales même pour une démocratie plus vivante et authentique…
Encore faut-il que les choix ne se situent pas qu’entre un « sarko-segolénisme » (ou un « ségolèno-sarkozisme », comme on voudra) et des extrêmismes toujours dans ce « train Vichy-Moscou » dénoncé avec pertinence par Sollers…
L’un des drames de la démocratie française, c’est que le bipartisme si ardemment défendu par Mougeotte ne se joue pas à 50-50, comme dans toutes les démocraties bipolaires, mais à 30-30 puisque les partis dits de gouvernement abandonnent au moins 40% aux cavaliers blancs et rouges des deux bouts d’une omelette de moins en moins mangeable.
16:40 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, télévision, bayrou, ségolène, sarko, présidentielles















