21/09/2008

Une sortie strasbourgeoise de "rentrée" ....

Samedi 20 septembre 2008

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De l’inauguration dela Médiathèque André Malraux à la fermeture de la Manufacture de tabac.

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Cruel dilemme, ce vendredi 19 septembre à Strasbourg. Où se rendre, à 17 h, à la Krutenau (Kartena ou Rutana, propose le dico Windows !) ou au môle Austerlitz ? Le Bureau du Temps de la ville de Strasbourg (installé ou pas ?) avait-il seulement réfléchi au casse-tête pour la Feuille de Chou et son PDG, faute au graphe et localier, le tout en un ?

 

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D’un côté de l’ex Port autonome, le prolétariat rouleur de tabac pour cigares, promis au licenciement, par une lointaine pieuvre étasunienne sans cœur, ses syndicats FO et CGT, de l’autre, sur l’ex môle portuaire, reconquis sur le glacis franco-allemand, entre UGC et Conservatoire, le vieux-nouveau bâtiment de brique rouge, désormais blanchi (hélas, regrettait Ries qui y perdait un paysage d’enfance) et proprement tagué, la Médiathèque lancée par le tandem (surtout la roue arrière) et pourtant, hélas, il y a eu des élections, réceptionnée et (oh continuité républicaine, et collaboration de classes) inaugurée par son successeur d’une autre couleur politique au rose quelque peu délavé, par un usage soutenu quoique dissimulé de lessive Modem.

 

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Rive droite ( !) la nomenklatura socialo-uMpiste, égayée de quelque verdure garantie sans OGM ni pesticides, des hautbois, des poètes ; rive gauche, les brontosaures (MEDEF dixit) de la souterraine lutte des classes, le Cardek, les amis de la place d’Austerlitz sans cars ni bagnoles, le POI –les trotskolambertistes-, la LCR-NPA, et même le PCF, de la musique qui balance et, en ouverture, le patron de la Choucrouterie, l’Alsacobarde, Rocher Zifer, with Cookie Dingler himsef, yes M’am and his liberated women.

 

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On tira à pile ou face, comme dans The dark knight, et c’est ainsi qu’on se retrouva, à 16h 50, au pied de la passerelle qui, si elle n’avait été barrée par deux à trois Cerbère(s), nous aurait conduit dans le Saint des Saints, pour le coupage de ruban tricolore. Mais on n’avait pas été invité par le protocole, oubli qui faillit priver le lectorat de la Feuille de Chou du roman-feuilleton qui a déjà commencé ci-dessus et ne manquera pas de s’étendre.

 

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On n’attendit que fort peu de temps, et l’on vit apparaître, un sauveur –pas suprême, mais en l’occurrence, fort utile-, sous la forme d’un ex soixante-huitard, qui a su, sans trahir, cependant ses idéaux mao, servir territorialement le peuple, tout en gagnant sa vie, grand merci à lui.

Muni du viatique ad hoc, nous pénétrâmes enfin sur la partie livresque du môle, après avoir franchi l’Achéron, non point en barque, mais par une gracieuse passerelle.

 

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La foule, sevrée de petits fours et de crémant d’Alsace depuis la dernière inauguration, s’impatientait déjà. Un mouvement se fit vers le ruban tenu par deux porte-ruban en chair et en os. Le portes vitrées du Temple s’ouvrirent, et, une musique quasi royale accompagna les happy fews sélectionnés jusqu’a l’estrade ou se succédèrent les discours, pendant une bonne plombe.

 

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La sono pas adaptée, au début, au moins, au béton nu, répercuta les paroles attendues en ces occasions. A part les premiers rangs, forcés de se taire, fonction, et exposition aux flashs obligent, le reste de la petite foule était fort bavarde et bruyante, comme des collégiens malpolis, jusqu’à ce que le président de la CUS, Jacques Bigot leur fit, poliment la leçon, avant de parler chiffres.

 

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On en oublie sûrement, mais défilèrent au micro derrière un transparent pupitre très mode, le maître des lieux, les architectes, le président du Conseil général, Kennel, le représentant du prince de la région Alsace, Zeller (de quoi) était, comme souvent absent, M. Traband – avec un D, pas confondre avec un véhicule est-allemand à deux temps-, l’ex président de la CUS, le gaullo-malrucien, amateur éclairé de livres, j’ai nommé Robert Grossmann, fort civilement invité par le sénateur-maire Roland Ries à discourir, exercice qu’il accomplit (18/20), avec souffle, envolée et références bienvenues, entre parenthèses, et on le lui a dit, le meilleur dans cet art oratoire.

 

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La représentante de Christine Albanel, fut plus que brève, elle ne dit mot, mais consultait furtivement sa montre, c’est vrai, on languissait. Roland Ries soi-même, quoiqu’ex agrégé de lettres sembla moins inspiré que l’ex président de l’UJP. Le préfet du Bas-Rhin, préfet de la région Alsace, Rebière, (nor ä Stamm) probablement fatigué de retenir, avant d’expulser, chaque jour que RESF fait, d’étranges étrangers fut très bref.

 

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Parmi les présents, on remarqua Wolfermann, de la librairie Kléber, Jaecki, de la police municipale, Laurent Husser, de la (très à) droite strasbourgeoise, Léon Strauss, historien émérite, Claude Keiflin, journaliste welche aux DNA, Lucien Braun, philosophe-éditeur, Daniel Payot, conseiller municipal-philosophe (mais ni roi-philosophe ni philosophe-roi, tant pis Platon…), et, on allait l’oublier, pardon, ce qui aurait accru son chagrin, Fabienne Keller, la mine des fêtes défaite, par Ries et Grossmann réunis, se souriant tout en maugréant intérieurement “tu vas voir ta gueule à la récré“. On sourit aux petites piques qu’ils se balancèrent mais c’est le demi-tandem qui avait commencé, comme on dit dans les cours dézécoles.

 

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Enfin, on passa à la suite des réjouissances. Roland Ries Premier Emprunteur, pas emprunté, laissa son empreinte : il fut flashé avec La grammaire est une chanson douce (Derrick Or-Sénat…) qu’il avait voulu relire, de même que L’imparfait du subjonctif, ce sera pour la prochaine fois. “Encore eut-il fallu que je le susse”, vous voyez ?

 

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Des copieuses nourritures spirituelles, on passa à celles de la bouche et du ventre. On espère que le buffet de Musica, ce samedi, sera plus goûteux que celui de la médiathèque ! Sempiternels pretzels’, kougelhof, mini knacks (pas Kanaks eh, Windows!), mousse, und wisse Wi (bon, lui).

 

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Puis on put visiter le lieu. De beaux volumes (l’espace, et les livres) partout, du béton gris, du rouge très NPA sur les sols, les piliers, du métal (conduits, escalier), des fauteuils style contemporain confortables, des étagères à livres bien sûr, une signalétique à première vue au point, des ordis à foison, des phrases (proprement) taguées, à l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment; même sans ouvrir un seul livre, il y a de la lecture, et partout, une ouverture sur l’extérieur, le quai, le nouveau quartier encore inachevé, des arbres dont on fait le papier des livres. Dans les étages, on entendit des musiciens, on croisa le poète Jacques Goorma qui susurrait à l’oreille du Guillevic

 

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Ce ouiquende, journées du patrimoine, la population, interdite d’inauguration, pourra, enfin, s’approprier le lieu payé par sa contribution directe et indirecte. On y trouve non seulement des livres,, des revues, des journaux, mais aussi de la musique, des films. Il est donc possible d’être moins crétins que les éternels Bouvard et Pécuchet judicieusement évoqués par Robert Grossmann.

 

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Il était déjà 18h30. On fila vers l’ex SEITA, rectifié Altadis, et bientôt assassiné par Imperial Tobacco Le tabac t’abat, fumeurs et salariés compris.

 

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On y croisa encore Roland Ries qui en bon socialo-centriste, savait aussi passer de la nomenklatura plutôt bourgeoise à la lutte des classes essoufflée prolétaire. Roger Siffer et Cookie Scotch (avec ou sans glaçon ?) Dingler étaient déjà repartis, mais il restait Dreyfus, le conseiller général socialiste du quartier, l’adjoint vert Alain Jund, des responsables de RESF 67, des trotskistes de toute obédience, POI, LCR-NPA,- où était LO ?-, et des communistes, (si, si,) premier secrétaire fédéral, J B Metz, en tête, sans compter, bien entendu, les salariés promis à la liquidation boursière, leurs familles et amis.

 

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Savez-vous quelle est la différence entre la nomenklatura du môle et le prolétariat krutenauvien ?

 

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Les premiers mangent et boivent gratis, le seconds payent leur demi et leur sandwich merguez ou saucisse blanche ! C’est ça aussi la lutte des classes, ses gagnants, ses perdants (provisoires) Mais gare à la revanche !

 

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Alors, cette révolution, ça vient ?

 

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Hortefeux à Vichy

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01/02/2008

L’Europe au service des consommateurs : Peut mieux faire..

Commentaire RELATIO par William PETITJEAN

Un marché, c’est d’abord fait pour des consommateurs. Le Marché commun a été construit d’abord pour les consommateurs  qui sont aussi des citoyens. On l’oublie trop souvent. Et les eurocritiques, les adversaires de l’unification européenne en tirent parti avec raison…Même si l’union européenne n’a pas le monopole du décalage entre les (bonnes) intentions proclamées et les (discutables) actions menées… De beaucoup s’en faut ! Heureusement qu’elle est là, souvent, en filet de sécurité et en accélérateur.

La commissaire européenne à la Consommation Meglena Kuneva dont la direction devrait disposer de plus de moyens si l’on voulait vraiment que les objectifs fixés soient atteints, entend scruter davantage à l'avenir les anomalies entre pays de l'UE dans le commerce de détail et les services, pour mieux défendre les intérêts des consommateurs. Très bien. Bravo. Même si en l’occurrence, elle ne fait que son « job »…

"Le marché unique a beaucoup évolué en quinze ans. Mais nous pensons que les consommateurs n'en tirent toujours pas ce qu'ils méritent", a déclaré jeudi la commissaire. C’est bien l’avis aussi des consommateurs…

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02/12/2007

Le « Prix Strasbourg » de Relatio à Maud de Boer-Buquicchio

LES GRANDS PRIX 2007 DE RELATIO

 Angela Merkel, Maud de Boer-Buquicchio, Dick Marty à l'honneur

Nous l'avions annoncé.... Les résultats sont tombés! 80005a9fe262a28bb8aa70ac5d90c83d.jpgAvec la période des fêtes et la fin de l’année arrive l’heure des bilans et de ces « hit-parades » en tous genres que l’on appelle les « prix » ou les « personnalités de l’année », ou  les « événements de l’année ».Une tradition qui a bien des vertus, avec tous les vices d’arbitrages parfois arbitraires. L’an dernier, RELATIO avait consacré « Européen de l’année » Álvaro Gil-Robles, premier Commissaire européen aux droits de l’homme,  parce qu’il avait donné durant son mandat une importance et une influence considérable à ce poste assuré aujourd’hui par Thomas Hammarberg.Cette année, RELATIO décerne plusieurs prix ...

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 « L’Européen de l’année » :

 Mme Angela Merkel

Inutile d’insister : le choix s’impose. Comme pour les jurés du Prix Charlemagne ou, en Allemagne de "L'Homme politique de l'Année", ou,au niveau mondial, de FORBES. A tous points de vue, Angela Merkel s'est imposée à nous naturellement et très nettement.. Quelle belle présidence de l’Union ! Quel sérieux ! Quelle cohérence ! Et quelle personnalité, aux antipodes des artifices des champions de la com’ qui semblent avoir le vent en poupe ailleurs en jouant la pipolisation et les cartes du fric et de la frime. En plus, elle sait, au niveau européen, jouer « collectif » tout en défendant avec excellence  ses intérêts nationaux.Merci Madame. très respectueusement. Vous êtes déja dans la liste des "Grands Européens", des continuateurs des "Pères" d'une oeuvre qui reste à pourquivre, "pas à pas"...ou un peu vite. le monde buoge plus rapidement que notre continent!

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

UNE FICHE SUR ANGELA MERKEL >>>>>

 

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Le « Prix Strasbourg » de Relatio :

Maud de Boer-Buquicchio

Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. C’est elle qui incarne le mieux et sert me plus efficacement les valeurs de cette « Europe de Strasbourg » qui met la dignité humaine au cœur de toutes les préoccupations. Hyperactive non pour paraître mais pour faire. Une croisée des droits de l’homme, cette militante efficace, cette combattante courageuse, cette humaniste sans concession. Elle conduit avec ses moyens  de vraies guerres contre les inégalités, les racismes et l’antisémitisme, les discriminations en tous genres, le non-respect des droits des minorités (les Roms, par exemple), les violences faites aux femmes et aux enfants et les évolutions liberticides de nos sociétés… Une grande Dame, Mme de Boer-Buquicchio.

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>

LA BIO >>>>

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La révélation européenne

de l’année : Dick Marty.

Ce sénateur suisse a fait un travail d’enquête, a conduit des investigations, et a su résister à toutes les pressions pour mener à bien plusieurs rapports décidés par l’Assemblée du Conseil de l’Europe après les allégations uo les révelations du Washington Post et l'ONG Human Rights Watch, sur l'existence de centre secrets de détention de la CIA dans des Etats membres du Conseil de l'Europe. Son travail n’est pas encore terminé. Mais d’ores et déjà Dick Marty illustre le pouvoir d’influence que des Parlementaires peuvent avoir quand ils prennent au sérieux leur rôle de membre de l’Assemblée de l’organisation paneuropéenne. Qu’il soit ici honoré et remercié.

PRIX DES DROITS DE L'HOMME >>>>>>

SUR RELATIO >>>>>>   ET   >>>>>>>>>>

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>

TOUT LE PALMARES 2007: "Les Lettres européennes", Dany-Robert DUFOUR, "Egalite pour tous", "Tomorow's Europe", ZOOM europe d'arte.... A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

 

05/11/2007

Des prix qui n'ont rien de littéraire...

"Les revenus démesurés des grands patrons": Une étude avec beaucoup de 00000000000 ...sur les comptes!
 
 En 2006, Bernard Arnault (LVMH) a touché l’équivalent de 27 000 années de Smic net en dividendes et les revenus de Louis Schweitzer (ex-Renault) se sont montés à un millénaire de Smic...

100 ans, 500 ans, jusqu’à 27 millénaires de Smic en une année. Même une fois les impôts payés (non comptabilisés dans les données ci-contre), les émoluments des grands patrons - publiés par le magazine Capital - demeurent considérables. Le talent exceptionnel de certains d’entre eux mérite une récompense importante. Si les inégalités de revenus sont largement acceptées, on voit mal comment la compétence, le talent, la responsabilité, l’effort ou la créativité pourraient justifier de tels revenus. D’autant plus que les niveaux de rémunérations des grands patrons sont parmi les plus élevés en Europe A LIRE >>>>>>>>>>>>

Dans le même domaine, un livre qui n'a rien de littéraire mais qui mériterait d'être lu par tous les politiques.....

Repenser l’égalité des chances: Qu’est-ce que l’égalité des chances ? Une utopie, un objectif politique crédible, une idéologie trompeuse ? Dans Repenser l’égalité des chances (Grasset, 2007), Patrick Savidan, Président de l’Observatoire des inégalités, réouvre le dossier et en défend une redéfinition qui ouvre sur la possibilité d’une "égalité des chances soutenable". Il est urgent d’interroger aujourd’hui, sous l’angle de la justice sociale, les conséquences de cette concentration des richesses, des hautes qualifications et des moyens de production qui a pour effet d’assurer aux uns une position sociale privilégiée, tout en excluant les autres des bienfaits de la société, en les renvoyant parfois à des formes d’extrême vulnérabilité sociale LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

SUR DpJ, LE DROIT POUR LA JUSTICE: LA LETTRE DE L'OBSERVATOIRE DES INEGALITES >>>>>>>>>>

Sur DpJ (aussi) une pétition de SOS RACISME STRASBOURG:

CONTRE LES FICHAGES ETHNIQUES >>>>>>>>>>>>>>>

31/10/2007

Vous avez dit "transparence"?

Allons, allons, pas  de démagogie, pas de complainte de type populiste, pas d’ironie mal placée. Ne jouons pas à ces Anglais toujours en train de critiquer le coût de la maison royale qui feraient la révolution si …on touchait à la Couronne. D’ailleurs, la Reine, elle règne, elle. Elle ne gouverne pas. Chez nous, aujourd’hui, nous avons un hyper-président hyper-actif hyper-travailleur, hyper-médiatique. Qui fait tout, ou presque. C’est normal qu’il soit hyper-rétribué. D’ailleurs, même le Président irlandais gagne plus. En rétributions, pas en avantages en nature…

Et Bush gagne trois fois plus… ce qui laisse à « Sarkozy l’Américain » des espoirs de prochaines augmentations (à chaque « bond » du SMIC, par exemple).

Inutile de reparler de De Gaulle qui remboursait à l’Etat le pain partagé à l’Elysée avec sa famille. Les temps ont changé. Et l’argent a été trop chargé de pêchés, parait-il, par les sermons de pieux hommes de foi qui priaient le ciel pour attirer la pluie au lieu de pomper les nappes phréatiques et oubliaient que l’argent des riches a toujours fait rêver les pauvres.  D’ailleurs, mme Lagarde avait été rappelée à l’ordre :il n’y aura pas de « plan de rigueur »…au moins jusqu’aux municipales, et, soyons pédagogues: le déficit abyssal de la France ne va pas augmenter de 140% pour autant. Alors, faisons des économies, oui. Mais ailleurs.

C’est à Matignon qu’il y a peut-être aujourd’hui des emplois fictifs, non à l’Elysée. On aurait pu enlever au PM, qui est moins important que les conseillers spéciaux du Palais, ce que l’on donne au super-patron. Mais cela ne se fait pas : Sarkozy, du temps de Cécilia, lui avait déjà emprunté la « Lanterne » de Versailles. Qui y passe ses wek-ends maintenant ?

 Ce sont dans  quelques cabinets que la République pourrait faire des économies (combien de collaborateurs Laporte ? Plus que de joueurs dans une mêlée…)…Il est tant d’autres situations scandaleuses, et pas seulement dans les  rétributions et les frais généraux de quelques nantis et profiteurs d’un système que l’on dit vouloir assainir, avec clarté et franchise. « Il y a vraiment des milliards d'injustices à réformer dans ce pays avant de réformer le salaire du président », lâche Jean-Louis Bianco qui sait qu’on « n’est pas malheureux à l’Elysée »…

Ce triplement du budget du Palais et la hausse de 140 %  du salaire du Président sont décidés au nom de la « transparence ». Qui pourrait être contre ? Mais c’est là peut-être que l’on peut dépasser les critiques mesquines de  Bianco qui tente de nous faire pleurer en disant que Mitterrand payait ses cafés de sa poche. Qui peut dire que cette « clarification » entraînera la suppression des caisses noires, des coffres secrets, des liasses cachées ? La pauvre Cour des comptes ne peut pas avoir des yeux partout, et pour tout… Souhaitons que la transparence affichée ne masque pas des réalités plus cachées!

Daniel RIOT 

 

29/10/2007

Réalité sociale en Europe : touteleurope.fr donne la parole aux internautes

En février 2007, la Commission a lancé une vaste consultation sur la "réalité sociale", qui vise à passer en revue tous les aspects de la vie quotidienne des Européens, des conditions de travail aux questions d'intégration, en passant par les rapports familiaux. Aujourd'hui, , cette consultation exceptionnelle donne lieu, en France, à deux événements inédits.

 >>>Le Centre d'Analyse stratégique, en partenariat avec la Représentation de la Commission européenne en France, organise une journée d’étude sur le thème "un bilan de la réalité sociale française: quels enjeux de société communs aux Européens? Quelles réalités sociales spécifiques à la France?"

  >>>Le portail des questions européennes www.touteleurope.fr lance, avec la Commission européenne, une grande enquête en ligne sur la réalité sociale en Europe et en France. En 15 questions, tous les internautes peuvent y exprimer leur vision de la société et de la vie quotidienne en France et en Europe. La synthèse de leurs contributions alimentera  les réflexions de la Commission européenne. 

Accès direct à l’enquête en ligne : www.touteleurope.fr/fr/parlons-deurope.html

23/10/2007

Europe: Les syndicats réticents face à la "carte bleue " pour les "immigrants choisis"...

Dans une première réaction aux directives proposées par le Commissaire Frattini sur les droits socio-économiques des travailleurs de pays tiers et l'admission de travailleurs hautement qualifiés, la CES indique que la "carte bleue" de l'UE ne doivent pas abaisser les normes parmi les travailleurs qui sont déjà en Europe, ou mettre un terme aux investissements dans leur formation. Toutefois, ces propositions peuvent être un pas dans la bonne direction si nos préoccupations sont prises en compte et si les partenaires sociaux sont impliqués.

LIRE SUR RELATIO >>>>>>

04/10/2007

Le scandale EADS : Un crime contre l’Europe

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT:Il faisait beau en ce 10 juillet 2000 quand dans un grand hôtel strasbourgeois, Jean-Luc Lagardère et ses associés annonçaient la grande nouvelle, à grand renfort de médiatisation orchestrée…

Une nouvelle ère avec la fusion de grandes entreprises européennes de l’aéronautique et de l’espace que sont le Français Aerospatial-Matra, l’Espagnol CASA et l’Allemand DASA (filiale de Daimler-Chrysler).

Dès le 18 octobre 2000, la Commission Européenne donne son accord à la transformation du consortium quadrinational Airbus (né en 1965) en une société de plein droit. Ainsi, détenue à 80% par EADS, la succursale en deviendra l’un de ses emblèmes plus importants, les plus prestigieux, les plus chargés de symboles positifs.

Chacun des témoins de ce mariage estival avait le sentiment de vivre un moment historique :l’Europe se dotait enfin d’un géant industriel et financier capable de faire plus et mieux que Boeing et d’autres titans américains dans des secteurs clefs pour l’avenir, civils et militaires. « L’Europe puissance » en marche, avec des entrepreneurs plus audacieux que les politiques !

Las… Les pires désillusions naissent toujours des plus belles espérances. Surtout quand elles semblent s’ancrer dans des actions réelles !  Trois ans plus tard Jean-Luc Lagardère mourrait et aujourd’hui EADS est devenu un très mauvais feuilleton. Qui est loin d’être terminé.

Il n’est ni sain ni digne de commenter des affaires qui restent plus inconnues ou méconnues que connues, quelles que soient la qualité et la crédibilité des informations (partielles) publiées. Il n’est pas non plus ni sain ni digne de se réfugier dans de faciles « la justice s’en occupe ». Il n’est surtout ni sain ni digne de pigmenter davantage encore un plat déjà trop épicé par des sous-entendus et des propos “politichiens” de café du commerce.

Alors, attendons. En faisant tout pour que cette affaire lancée par une « note » de l’Autorité des marchés financiers (tout à fait dans son rôle) ne soit étouffée ni en France ni en Allemagne. Et en espérant que l’on saura tirer les leçons de ce qui (au-delà des arguments « à charge « ou « à décharge » rendus publics) s’apparente à de la  « délinquance en cols blancs », cette délinquance dont on parle si peu dans les discours politiques « sécuritaires » et qui fait tant de ravages au détriments  des contribuables, des salariés et des consommateurs.

En attendant la suite, une seule certitude : c’est un très sale coup qui est porté ainsi aux intérêts de l’Europe. Les coupables, les responsables (et les deux réunis) ne pourront jamais, quelles que soient leurs condamnations éventuelle, réparer les pots cassés et payer ce qui est un vrai crime. Contre l’intérêt général et contre l’avenir. Contre l’Europe.

Daniel RIOT

19/09/2007

Vous avez bien entendu « contrat social » ?

Une illusion : pourquoi avoir commencé ce « grand oral social » par promettre un  « contrat social » nouveau ? Sous les nuages, rien de neuf : Des réformes qui s’imposent (depuis longtemps, d’ailleurs) seront menées sans que l’on jette les bases d’une nouvelle social-économie, caractérisée par ce qui manque le plus la France: des structures rénovées d’un « dialogue social » innovant. Sous les pavés, pas de plage : Les « sacrifices » demandés ne sont ni équitablement répartis, ni efficacement programmés.

La seule vraie « rupture » dans la prestation d’hier de Sarkozy, où un texte un peu fourre-tout n’a pas toujours été lu avec la force de conviction habituelle du « grand communicateur », tient en un constat : il y a un décalage très net entre les promesses électorales faites et les mesures annoncées.

« Candidat, il a dit ce qu’il ferait. Chef de l’Etat, il ne fait pas ce qu’il a dit », résume avec pertinence, par constat plus que par opinion,  Martine Gilson qui dirige le service économique du Nouvel Observateur et qui va ainsi à contre-courant des commentateurs qui ne font que répéter les mots d’ordre de la cellule communication de l’Elysée.

Nous sommes loin, en effet, des coups de hache, de butoir, des « traits de plume » législatifs, des "ruptures" promis sur les 35 heures, le service  minimum dans les transports publics, les régimes spéciaux de retraites, les frais médicaux, le « travailler plus pour gagner plus »…

Le calendrier des réformes est serré, c’est un fait. Trop pour faire du travail sérieux, même. Mais 2008 est une échéance préprogrammée dans la loi, pour les retraites notamment. Les objectifs sont clairs, mais les moyens de les atteindre ne sont pas détaillés (sur l’emploi des seniors notamment). Et l’on s’en tient à des mesures dictées par l’urgence non par le souci de construire l’avenir, par des réformes structurelles.

Je suis assez d’ accord avec Martine Gilson : « Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a réalisé qu’une seule promesse : le « paquet fiscal » : quatorze milliards d’euros destinés aux plus riches ». En guise de « contrat social » nouveau, on peut rêver mieux…

Philippe Séguin, le Président de  la Cour des Comptes, vient de faire une remarque fondée sur des réalités dont on ne parle pas assez : Les « stocks options » ainsi que les indemnités de départ (devenues colossales) dont bénéficient les grands dirigeants d’entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales… comme doivent l’être tous les  revenus du travail.

C’est ce que l’on appelle un « régime spécial », non ?  Un privilège qui se chiffrerait par un manque à gagner de  six milliards et demi d’euros par an. Un chiffre plus vertigineux encore que celui du déficit général des régimes dits spéciaux : 6,2 milliards… On n’en tient pas compte dans l’élaboration d’un vrai « contrat social » ?

Les électeurs de l’UMP ne sont pas tous des privilégiés. En 1995, déjà, les sondages montraient que les Français étaient majoritairement d’accord avec la réforme des « régimes spéciaux »…Cela n’a pas empêché Juppé de se planter.

Daniel RIOT

19/07/2007

Services publics en Europe : A quand un « service maximum » ?

a471a9eb7cd64c9c56a51a6fdf1b6c1a.jpgDECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT :« Service minimum » : c’est l’expression de ce mois. A quand de vrais débats sur le « service maximum » ? On peut rêver, et sourire…

Paradoxes français en série :

>>> On vote en urgence une limitation du droit de grève dans les services publics, notamment dans les transports, alors que la société n’est, en l’état, nullement paralysée par des grèves intempestives. Entre 1975 et 2000, le nombre annuel de jours de grève a été divisé par huit dans les entreprises privées. Dans les entreprises publiques et la fonction publique, en dehors des années 1995 et 2003, il reste globalement au même niveau.

>>> On veut des services publics de qualité et d’une fiabilité permanente (et on a raison).Or ce ne sont pas les grèves qui expliquent la plupart des dysfonctionnements qui perturbent les vies quotidiennes et l’activité économique : «  90% des perturbations dans les transports n'ont rien à voir avec la grève : elles sont le plus souvent liées à des incidents techniques », dénoncent les syndicats sans être démentis.

>>> On déclenche des colères et des inquiétudes qui pourraient se traduire par des … grèves à l’automne en s’attaquant à   un « mal français » dans ses effets et non dans ses causes. Car « mal français », il y a. Socialement. Syndicalement.Politiquement.

0043a8219b06bcc3cbdadf9a95b22b51.jpgAutre paradoxe français: Alors qu'elle connaît le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays développés (7 %), la France enregistre le plus grand nombre de journées de grève par an.

 Rappel : en Suède, le taux de syndicalisation est de 91 %, de 80 % au Danemark, et de 32 % en Angleterre... Pays qui pourtant ne sont pas coutumiers des grèves. Cette faiblesse quantitative et qualitative de la responsabilité et de la représentativité syndicales explique en partie la médiocrité de notre « démocratie sociale » ou plus simplement du «  dialogue social », de la « concertation sociale »…

Mais nous ne sommes pas dans une logique d’efficacité à long terme. Nous sommes dans la psycho-politique, dans la socio-gouvernance. Le service minimum était l’une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Promesse doit être tenue : c’est bien…(sur la dette aussi, il y a eu quelques promesses, semble-t-il,  c’est un autre sujet …)

Et Fillon, le chef de chantier de Matignon, n’a qu’un argument sérieux qui caresse l’opinion dominante dans le sens du poil : « ce service minimum, les Français le veulent depuis des années, nous devons leur donner ». Ras-le-bol d’en avoir ras-le-bol, donc.

1b61e38df24407296d1e3ea5673d4fbf.jpgComme si les grévistes faisaient grève par plaisir pour gêner leurs concitoyens. Et comme si eux-mêmes n’étaient pas gênés quand des grèves touchent d’autres secteurs que le leur, ou des champs d’activité dont ils sont tributaires… C’est étrange que cet aspect là ait été aussi peu mis en relief dans les débats : le droit de grève, si chèrement conquis, est aussi un droit à la digité. Mais efficacité d’abord et culture du résultat.  Pas seulement dans les transports,  d’ailleurs. Dans l’éducation nationale aussi. Et ailleurs…  

Argument supplémentaire pour le gouvernement Sarkozy :En Europe, de nombreux pays ont déjà recours à ce « service minimum » que les Français connaissent déjà d’ailleurs dans plusieurs secteurs (dans les stations de radio et de télé de service public, par exemple)…

Au fait, ce type de problème, c’est du ressort national au nom de la « subsidiarité » on ne devrait-on pas tenter une harmonisation communautaire ? Il est vrai que d’autres chantiers de « l’Europe sociale » sont encore plus urgents à ouvrir ou à conduire…

Daniel RIOT

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Grève dans les transports parisiens en ...1891

REPERES :

Voici la législation dans les pays européens en cas de grève dans les services publics.(repris sur NouvelObs.com) 

- ITALIE: service minimum en théorie dans une quinzaine de secteurs publics essentiels (eau, gaz, téléphone, urgences médicales, collecte des ordures, information radio-télé publique, transports, éducation...). Grève interdite aux heures de pointe, matin et soir, pour les avions, trains et communications maritimes. Nombre minimum de liaisons ferroviaires nord-sud et est-ouest garanti. Grève illégale durant les périodes électorales, à Noël, Pâques, et le 15 août.

- ESPAGNE: principe du service minimum consacré par la Constitution, avec des "garanties nécessaires pour assurer le maintien des services essentiels de la communauté".
- ALLEMAGNE: aucune loi en ce domaine, mais grèves rares et limitées. 30% des 250.000 salariés de la compagnie ferroviaire sont fonctionnaires, sans droit de grève, les autres ont le statut d'employés avec droit de grève.

 - GRANDE-BRETAGNE: pas de service minimum mais les grèves sont rares. Les menaces de grève sont en revanche relativement fréquentes, mais un consensus est généralement trouvé in extremis. Fait inhabituel, une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne British Airways a mené une grève sauvage pendant 2 jours en août 2005 à l'aéroport londonien de Heathrow.

 - BELGIQUE: aucun service minimum dans les transports publics.
- PAYS-BAS: aucune loi n'oblige à un service minimum. Mais le chef d'une entreprise en grève peut saisir un juge qui décide, en référé, d'interdire ou non la grève ou d'en limiter le cadre.

 - DANEMARK: la plupart des employés de la compagnie ferroviaire nationale ont un statut de "fonctionnaires d'Etat" leur interdisant la grève. Les employés des compagnies d'autobus peuvent faire grève.

 - PORTUGAL: service minimum pour tous les services publics.

 - GRECE: loi prévoyant la possibilité de mobiliser un "personnel de sécurité" pour un minimum de services, pour tout le secteur public. Mais en pratique, il est respecté en général seulement pour les grèves de contrôleurs aériens et dans les hôpitaux.
- SUEDE: hormis certaines missions "stratégiques" (police, secours...), pas de service minimum.

 - AUTRICHE: pas de service minimum, mais grèves rares.

 - FINLANDE: pas de service minimum légal, mais celui-ci est négocié, si nécessaire, branche par branche.

 - POLOGNE: pas de loi sur le service minimum, mais interdiction de cesser le travail si cela met en danger la santé ou la vie humaine, ou la sécurité d'Etat. Pas de droit de grève pour les fonctionnaires des services d'ordre et des administrations publiques.
- ROUMANIE: en cas de grève dans le secteur public, obligation d'assurer un tiers des services.

A VOIR

 LE DOSSIER D’Euractiv.fr

 

Présentation et organigramme du ministère du travail

Une fiche sur le service minimum (wikipédia)

L’organisation d’un service minimum en cas de grève (Sénat)

Informations sur le droit de grève

Une fiche sur le service public en Europe

08/07/2007

Avignon: Promouvoir une politique culturelle européenne dotée d'une vraie stratégie et de moyens d'actions dignes de ce nom.

Hater la mise en place de la "stratégie culturelle" de l'Union européenne

L’Europe de la culture existe. Elle vit. Puisque l’Europe EST culture. D’abord une notion culturelle, faite d’une extrême diversité—comme les branches, les feuilles et les fruits d’un même arbre peuvent être différents. Surtout quand l’arbre vit et sutvit à coups de greffes. Une arboriculture, la culture européenne.

b87115c06fe16c0a8d55827aac216fac.jpgMais c’est de politique culturelle européenne dont il s’agissait aujourd’hui au Festival d’Avignon, lors d’une rencontre organisée par Catherine Lalumière, présidente du Relais Culture Europe.(photo) Or, cette politique là, en dépit d’efforts faits reste embryonnaire. Subsidiarité d’abord : la culture ? Une affaire nationale ou,comme en Allemagne, d’abord régionale…Une affaire plus intergouvernementale que communautaire. Une réalité qui dépend  d'abord des réseaux (nombreux et de qualité), d’associations ou, quand les Etats ont su se doter d’un statut adéquat, de Fondations.

Parent pauvre de la construction européenne, cette politique culturelle européenne pourrait bénéficier d'un élan décisif avec la mise en oeuvre de la première « stratégie » de la Commission dans ce domaine.

Le commissaire européen à la Culture, le Slovaque Jan Figel, et la ministre française titulaire de ce portefeuille, Christine Albanel, participaient à ce débat, auquel ont été conviés plusieurs artistes, comme le metteur en scène bulgare Galin Stoev.

Paradoxe: l'Europe culturelle, qui a été une réalité dès le Moyen-Age et la Renaissance à travers la grande mobilité des compositeurs et gens de lettres entre palais et églises, ne s'est pas concrétisée dans le traité fondateur de Rome en 1957.Il a fallu attendre 1992 (Maastricht) pour qu'elle y fasse une apparition...

Dans un Vieux Continent qui voulait avant tout assurer la paix et la prospérité après la Seconde guerre mondiale, la construction européenne s'est surtout organisée autour de questions économiques (le charbon et l'acier, puis l'agriculture) et monétaires.  « On a fini par donner l'image d'une Europe qui ne s'intéresse qu'aux questions matérialistes", a regretté Catherine Lalumière qui fut secrétaire d’Etat aux affaires européennes, secrétairegénérale du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement européen.

L'action culturelle représente aujourd'hui « 0,03% du budget communautaire, ce qui n'est pas la gloire », a souligné Mme Lalumière. Mais une date pourrait constituer « un tournant », selon elle: le 10 mai, la Commission a en effet présenté la première stratégie européenne pour la culture, qui entend promouvoir la diversité culturelle et faciliter la mobilité des artistes et de leurs oeuvres dans et vers l'UE. Une stratégie qui, d'ailleurs, aurait du (et pu ) être plus intégrée dans cette plus vaste de Lisbonne. Il est vrai que les objectifs de Lisbonne ne sont pas ateints. logique:une stratégie qui ne repose que sur des actionsnales (m^me coordonnées) ne peur pas avoir une réelle efficacité... 

« Il y a quelques années, mettre la politique culturelle à l'ordre du jour à Bruxelles était presque un tabou. Grâce à ce manifeste politique, la culture n'est pas considérée comme marginale », s'est félicité le commissaire européen Jan Figel, qui a souligné l'impact de ce domaine sur le tourisme et l'emploi.

Selon la Commission, le secteur de la création et des industries culturelles réalisait en 2003 un chiffre d'affaires de 654 milliards d'euros, soit 2,3% du PIB européen, et employait au moins 5,8 millions de personnes, soit 3,1% de la population.

 « La culture n'a pas fait partie des grands fondamentaux de la construction de l'Europe,90c7547518a8776d80ecd4f51ae10d5e.jpg mais actuellement on voit quand même une petite montée en puissance », a estimé Mme  Christine Albanel.(photo) « La France souhaiterait que le poids de la culture augmente dans les budgets, maintenant il faudrait que ce soit un mouvement partagé ».

Pour cause: la culture est aussi un champ d'activité économique qui n'est néglgeable ni pour l'emploi, ni pour la croissance, ni , bien sûr, pour ce que l'on nomme la "qualité de la vie".

Le degré de civilisation se mesure aussi à son niveau d'activité culturel. La culture est aussi un lien social et sociétal trop négligé, dans les programmes scolaires, dan sles grilles de programmes de télévision  et ailleurs... Un lien qui malheureusement tend à être confondu avec la "com'cu", cette communication qui fait office de culture en étant parfois de l'anti-culture, de l'aculture...  

Cela dit, il ne faut pas sous-estimer ce que fait déjà l’Union européenne (souvent en collaboration avec le Conseil de l’Europe) en matière de soutiens au cinéma (Eurimages), en faveur des traductions, et dans des actions thématiques de plusieurs secteurs, dans la protection du patrimoine, notamment. Il ne faut pas sous-estimer non plus tout ce qui a été fait (et est fait) par le Conseil de l'Europe qui , lui, a une vocation culturelle mais qui, hélàs, manque de moyens.

La culture européenne, c’est d’abord des œuvres, des créateurs. Et des lieux. Avignon en est un : c’est évident. « C’est  un lieu phare de la culture européenne aujourd'hui », a souligné Christine Albanel en effectuant  sa première visite au Festival d'Avignon en tant que ministre de la Culture, « Il y a une émotion devant ce festival qui a un tel rayonnement ».

L'Etat subventionne le Festival d'Avignon, l'une des plus grandes manifestations au monde pour les arts de la scène, à hauteur de 3,4 millions d'euros pour un budget d'environ 10 M EUR. « On est probablement le pays qui fait le plus pour la création contemporaine, pour le théâtre, avec près de 650 compagnies directement soutenues. C'est une forte tradition que je suis bien décidée à maintenir », a souligné la ministre.

06/06/2007

UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique

 " Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
  (Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
  (Denis Diderot)
 
 

Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR ,  publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.

« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.

medium_fillon_livre.jpgA condition qu'on lui dise....

« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »

Bonne question…

Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.

Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

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La bouche de la Vérité, à Rome...

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri  plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...

Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.

>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !

>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi  peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.

>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…

« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…

medium_mensonge_fontaine_de_la_vérité.2.jpgLa fontaine de la Vérité...

Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...

Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a  été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».

Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.

Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.

Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...

Daniel RIOT

26/05/2007

Les syndicats sous le charme de Sarko:Larmes à gauche

Sarkozy ou la force souriante

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Il n’a rien d’un psycho-rigide, Nicolas Sarkozy. Surtout pas maintenant en cette période de campagne pour des législatives qui s’annoncent gagnées d’avance mais qu’il veut transformer en « sacre ». Même sa conception de la négociation, de la concertation et des réformes sociales change, en apparence. Il n’en est évidemment pas encore à imiter ce que proposait Bayrou, mais il s’en inspire. Fortement. Les udf-MoDem doivent d’en réjouir : cela confirme la justesse des vues de Bayrou et la nécessité d’envoyer au parlement non des « béni oui-oui », capables de tout approuver ce que décide le gouvernement (même s’ils ne sont pas d’accord) mais des députés sans oeillères,sans consigne, ouverts, indépendants et libres. Soucieux de promouvoir  une « démocratie sociale » authentique et vivante.

Sur la méthode (actuelle) de Sarkozy et « force souriante », Le Monde écrit : «  C’ est peut-être la force de la méthode Sarkozy. En sortant de leur rencontre avec le président de la République, vendredi 25 mai, chacun des partenaires sociaux a cru entendre dans ce que lui disait Nicolas Sarkozy une confirmation de ce qu'il était plus ou moins venu chercher. Ce qui, à la sortie, donne des syndicalistes et des patrons plutôt contents. Le risque existe alors, une fois les éclaircissements apportés, de la déception ». Bien vu, non ? Cela ne facilite pas le travail de la gauche en campagne, évidemment…

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Attention, elle plonge !

Coucou, la revoici. Après trois semaines de  vacances et de silence, Ségolène plonge dans la campagne des législatives. Il était temps. Le Figaro peut ironiser facilement : « POUR quelqu'un censé accompagner les socialistes vers « d'autres victoires » et qui se disait « disponible » pour aider les candidats aux législatives - voire pour incarner le leadership du PS -, Ségolène Royal commençait à paraître bien silencieuse ». C’est pour mieux parler, bien sûr. Les voix des dirigeants du PS, hollande en tête ; sont tellement faibles, et portent si peu de messages qu’elle est sûre de mieux faire qu’eux.  La comparer, c’est l’adopter !

Mardi, elle parlera la première lors du meeting de Paris, qui doit réunir tous les « ténors » socialistes. Tiens, tiens, il y a zncore des ténors au PS ? …. Les jours suivants, elle compte se rendre dans plusieurs départements pour s'y afficher, à chaque fois, avec « tous les candidats » socialistes.Elle compte se rendre notamment à Lyon, dont le maire Gérard Collomb est l'un de ses partisans, dans les Alpes-de-Haute-Provence, où se présente son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco, à Marseille, où l'un de ses fidèles, Patrick Mennucci, est candidat. Elle ira aussi en Charente, où Malek Boutih, un autre de ses partisans, est en difficulté.

Interrogé  sur le silence de Royal, le porte-parole Benoît Hamon s'est agacé : « La parole du PS ne se résume pas à l'addition des paroles de ses leaders. » Mais elle consiste en quoi, alors ?

 Jospin : Le retour (suite)

Coucou (bis) : lui aussi fait sa réapparition. En déplacement vendredi 25 mai à Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime, pour soutenir son ancien collaborateur Aquilino Morelle aux législatives, il  inscrit sa démarche dans une volonté "de rassemblement". Il a mis en garde le PS, l'exhortant à "prendre le temps"."Les socialistes doivent être rassemblés pour les élections législatives", a souligné l'ancien Premier ministre devant la presse. "Moi, j'ai décidé de venir sur le terrain. J'ai fait toute une série de réunions et je m'exprimerai pour dire pourquoi il faut un contrepoids à gauche, une opposition solide à l'Assemblée nationale". Et l’adversaire, ce n’est pas le … PS  qu’il faut démythifier, c’est Sarkozy  qu’il faut « démytifier ». Vaste programme !

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Le PS cocufié par les rad’soc (suite)

Pauvre Hollande ! Non seulement les querelles internes du PS lui donnent une très mauvaise mine, mais le jeu des radicaux de « gauche » le fait tourner en bourrique.il n’apas déchiré son accord électoral avec le MRG, il a cryu sur parole les mises au point de Baylet après son pas de deux avec Sarkozy. Mais le patron de la Dépèche du  Midi se situe (déjà et encore) au-delà des législatives. Dans la « ligne Tapie » du « rapprochement » voire de la fusion  avec Borloo

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.

Dans un courrier aux militants, le président du Parti radical de gauche relève de "réelles convergences avec la nouvelle vision exprimée" par le président "beaucoup moins à droite que sa campagne".Et il confirme sa volonté de cocufier publiquement et sans retenue Hollande et le PS. Avec « audace et courage ». Borloo n’a même plus besoin de lui tendre les bras : Baylet lui saute déjà sur les genoux, avec un cri d’espoir : « Le vrai Centre c’est nous ». Ah ! ces radicaux ! il semble que déçus par ce ballet d’une autre époque ombre de militants du parti radical aient rejoint le MoDem. Une belle recomposition politique. Non ingrat, Baylet reconnaît : «  C’est le vote Bayrou qui nous force à la réflexion » 

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ALLEGRE JOUE DELANOE

Il a dit NON, poliment mais sans allégresse, aux  propositions de  Sarkozy. Pas de mission spéciale pour la réforme de l’Université. Et pas de ralliement…  Claude Allègre reste au PS. Et espère en une Révolution Delanoë… tout en redoutant que Ségostar fasse main basse sur ce Parti envers lequel il est plus critique que quiconque.

 Son ITW à Libération vaut qu’on s’y attarde. Extraits :
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>>> « Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique. 

>>>>  Ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS. Avant le congrès du Mans, nous avons eu le plus faible secrétariat national de notre histoire. Mais il y a des députés, des maires qui font du très bon travail, qui défendent un idéal, des gens formidables. C'est cela le PS, pas les apparatchiks parisiens !

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 >>>> Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche. Elle va tenter de refaire une sorte de FGDS, de Fédaration de la gauche démocrate et socialiste. La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë entouré de quelques jeunes comme Benoît Hamon, Stéphane Le Foll, Annick Lepetit, Clotilde Valter ou Harlem Désir. Il pourrait rénover le PS. Il a des convictions authentiquement socialistes mais aussi la compétence et le talent. Car la rénovation du PS, ce ne sont pas les vieux qui la feront. C'est aux jeunes de prendre la main. »

Les malheurs du PC  
Marie-George Buffet a le blues. Pour cause : 1,92 % ! C’est historique…mais il est des façons plus dignes d’entrer dans l’histoire… On l’a dit déprimée, au bout du rouleau. Personne n’aimerait être à sa place. Pourtant, cette place on se la dispute déjà…

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 Résultat, place du Colonel-Fabien, une poignée de noms circulent, qui pourraient incarner ce renouveau. Dont trois jeunes : Patrice Bessac, 28 ans, conseiller régional d'Ile-de-France, le chouchou de MGB Olivier Dartigolles, 36 ans, porte-parole du PCF, et Marie-Pierre Vieu,  39 ans, conseillère régionale de Midi-Pyrénées. Un coup de jeune au PCF ; c’est l’une des conditions de la survie. Mais c’est quoi être communiste en France, en 2007 ? La crise est plus identitaire et idéologique que générationnelle… La question -clef: y a-t-il des jeunes npn passéistes au PCF? C'est la questiion qui se pose dans tous les partis de gauche, d'ailleurs.

01/05/2007

Le brin de muguet de sarkozy aux syndicats....

Il n'a pas besoin de cueillir des voix qui sont acquise à Ségolène Royal.Et il en profite pour marquer sa détemination de menser le bal ...social à sa façon, sans concessions. le ton est donné! Bon 1er mai! Un brin de muguet en consolmation pour des syndicalistes qui sont victimes , comme la gauche, de leur archaïsme. Sarkozy donne le ton. il EST déjà à l'eElysée. c'est sa force su^r^me en ces derniers jours de campagne; "La France s'offrira à celui qui en voudra le plus", a-t-il dit. Il la veut trop pour ne pas l'avoir: c'est cela aussi la politique, surtouit en cette ère médiatique.

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 Avant même le départ des cortèges syndicaux du 1er Mai, Nicolas Sarkozy a répondu à ceux qui seraient tentés de faire de la lutte contre son programme social le principal mot d'ordre des défilés. Invité mardi matin 1er mai sur France 2, le candidat de l'UMP a réaffirmé qu'il mettrait en oeuvre, s'il est élu, les réformes sociales de son programme, estimant que "le calendrier de la démocratie politique ne peut pas être bafoué par le calendrier syndical".

"Le dialogue social, j'y crois. Mais simplement les élections ça sert à quelque chose. Ce ne sont pas les manifestants qui font le programme électoral des candidats", a déclaré Nicolas Sarkozy. Le candidat a souligné qu'il "appliquerait scrupuleusement" son programme, notamment sur le service minimum dans les transports ou les régimes spéciaux de retraites.

"Je le ferai dans la concertation avec les forces syndicales, mais que les choses soient claires : Je ne suis pas le candidat de l'immobilisme, je ne suis pas le candidat du conservatisme. La France a besoin de changer, la France a besoin de réformes, la France a besoin de pouvoir d'achat, de plein emploi", a-t-il dit. Cà c'est vrai. reste à savoir comment???

M. CHÉRÈQUE ? "IL FALLAIT QU'IL SOIT CANDIDAT AUX ÉLECTIONS"

Interrogé sur les déclarations du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, selon lequel les lois sociales annoncées pour juillet par François Fillon provoqueraient "des mouvements sociaux", M. Sarkozy a ironisé : "Il fallait qu'il soit candidat aux élections". Un bel exemple de la confusion des rôoles des des pouvoirs, entre parenthèses, mais qui s'en soucie?  "M. Thibault, ça ne lui plait pas, mais je suis désolé, ce sont les Français qui décident", a-t-il encore dit, évoquant les mises en garde du secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

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Se disant "pour le dialogue social", il s'est à nouveau engagé s'il est élu à "organiser quatre conférences sociales pour que les partenaires sociaux jouent pleinement leur rôle". Ces conférences seront consacrées à "tout ce qui concerne le contrat de travail, la durée du temps de travail, les conditions de vie au travail, le pouvoir d'achat, l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes".

Et le droit de grêve? Et les retraites? Et les soins médicaux? Et le niveau des SMICs? Pas de vilain mot, svp... C'est durant la campagne que les syndicats auraient du se faire davantage entendre. Seul le MEDEF a su le faire. ne nouvelle ère va commencer. Il l'a dit.Il va le montrer. D'une façon musclée s'il faut. Qui parlait de la "france du fric et des flics"? On comprend qu'il haisse mai 68, le (déjà) Président...Sarkozy confirme ainsi (mais cela séduit!) qu'il a le même sens du dialogie que celui du pluralisme: ceux qui sont d'accord avec lui peuvent discuter avec lui...

L'ombre d'un troisième tour social...

François Chérèque prévient qu'il y aura des mouvements sociaux dès la rentrée prochaine si, en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, le gouvernement mettait en oeuvre sans concertation un train de mesures sociales."Je préviens M. Fillon, s'il utilise cette méthode, qui est la méthode du CPE, eh bien il y aura des mouvements sociaux dès la rentrée prochaine et la CFDT ne restera pas inerte", a déclaré le secrétaire général de la CFDT sur LCI.

François Chérèque réagissait à une interview de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, dans les Echos de lundi."M. Fillon nous annonce que dès le mois de juillet, le gouvernement décidera tout seul, par la loi, sur le temps de travail, sur le cumul emploi-retraite, sur le service minimum, sur d'autres sujets concernant le social", a déploré le dirigeant syndical.

"Nous voulons que le gouvernement qui sera en place, qu'il soit de droite ou de gauche, respecte la loi sur le dialogue social, c'est à dire confie aux partenaires sociaux la négociation", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'appel lancé par le conseiller du candidat UMP à un pôle réformiste des syndicats, François Chérèque a estimé qu'il essayait d'instrumentaliser son organisation à l'approche du second tour de l'élection présidentielle."M.Fillon essaie d'instrumentaliser la CFDT en disant 'la CFDT, elle est avec moi, vite, vite, vite'. Non, la CFDT, n'est pas avec un autre, ce n'est un objet qu'on utilise, qu'on manipule, c'est une organisation autonome", a-t-il affirmé.

REMARQUE: Pourquoi les syndicats ont-ils été aussi discrets lors de cette campagne? Volonté de ne pas mélanger les genres? Il peut sembler pourtant logique que les voix syndicales expriment des voeux et des souhaits, sur la nécessite d'une plus grande démocratie sociale par exemple...

09/04/2007

STRASBOURG: ANNEE EUROPEENNE DE L’EGALITE DES CHANCES POUR TOUS

“DROIT AU COEUR” OPERATION 2007 DE DpJ: INVITATION POUR LA FINALE LE 11 AVRIL A STRASBOURG

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 medium_halde-logo.2.gifCONCOURS INTER LYCEES            

 

« DROIT AU CŒUR » 2007  

 

 

medium_halde_web.jpgCLIQUEZ                

RADIO>>>>>>                                                                                                 VIDEO >>>>>>>>>>>>>

Le Conseil d’administration et l’ensemble des membres de DpJ ont le plaisir de porter à votre connaissance et de vous convier au concours 2007 « Droit au cœur » organisé par l’association Droit pour la Justice  qui se déroulera le

MERCREDI 11 AVRIL 2007 de 10 h à 18 h.

medium_benoit_rohmer_web.jpgLe Jury sera présidé par Madame Florence BENOIT-ROHMER , Présidente de l’Université Robert Schuman

Il s’agit de la seconde édition du concours créé en 2006 pour contribuer par l’éducation à prévenir le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le concours inter lycées constitue la seconde étape de l’action « Droit au cœur » conduite nota mm ent dans le cadre de l’opération « Le mois de l’autre » créée à l’initiative du Conseil Régional d’Alsace et du Rectorat de l’Académie de Strasbourg.

L’action « Droit au cœur » a été sélectionnée par le jury de l’année 2007, « Année européenne de l’égalité des chances » pour tous et sera conduite à Strasbourg et à Marseille.

PROGRAMME

10 h : Pièce de théâtre au Foyer Saint Paul à Koenigshoffen 35, rue de laTour Strasbourg

12 h : Déjeuner à l’Ancienne Douane des membres du Jury, acteurs

14 h : Concours à la Faculté de droit de Strasbourg : amphithéâtre Carré de Malberg sous la présidence de Florence BENOIT - ROHMER, présidente de l’Université Robert Schuman

Vers 17 h 30 : Remise des prix

 

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RAPPEL DE LA FINALITE DE L’ACTION « Droit au cœur ».

La finalité de l’action est d’expliquer aux élèves des lycées professionnels et d’enseignement général et technologiques ainsi que des centres de formation des apprentis qu’une société avait besoin que les fe mm es et les ho mm es qui la composent aient en partage des principes qui lui servent de fondements, des principes qui vont donner du sens à l’action de chacun d’entre nous au quotidien : l’accueil, la tolérance et le respect des convictions et des choix d’autrui.

Or, certains actes tels que les refus d’accès à des lieux publics, co mm e les discothèques, les dégradations de bien, des incendies volontaires de lieux de cultes, des atteintes aux personnes caractérisées par des agressions physiques ou verbales en raison de la couleur, de la confession, du handicap de la victime, sont contraires à ces principes républicains. Ces actes sont graves : la loi les condamne. Leurs auteurs risquent la sanction la plus grave : la sanction pénale qui peut aller jusqu’à les priver de leur liberté.

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Première étape de l’action « Droit au cœur » : la formation des lycéens par des étudiants en droit de M1 de la Faculté de droit de l’Université Robert Schuman de Strasbourg.

74 étudiants volontaires de Master 1 de la Faculté de droit de Strasbourg, ont suivi une formation préalable destinée à les rendre capable de transmettre un savoir à des élèves de lycées.

Ils se sont rendus par binôme ou trinôme dans 26 classes de 19 établissements de la Région Alsace et ont, dans un langage adapté aux élèves, présenté, à partir de cas concrets et réels, les règles de droit nota mm ent pénales, destinées à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations.

L’objectif de cette formation est de doter les élèves de la capacité à identifier le plus en amont possible des comportements discriminatoires contraires à la loi. 

L’action s’inscrit résolument dans une démarche préventive favorisant l’intégration et l’appropriation de la règle de droit qui seules, sont garantes de son respect.

A l’issue de cette formation, les élèves doivent être en mesure :

-  d’identifier et de qualifier des comportements racistes, discriminatoires qui sont sanctionnés par la loi pénale.

 - de  dire co mm ent venir en aide aux victimes

- d’exprimer ce qui, selon eux aurait pu être fait pour que l’infraction ne soit pas commise.

La finalité du concours est d’évaluer, sous une forme ludique, ces aptitudes. 

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Lancement de l’année, avec les promoteurs des projets retenus pour la France. Au centre: Chantal CUTAJAR, présidente de DpJ, seul projet alsacien retenu avec celui de la Region Alsace

EN SAVOIR PLUS >>>>>>>>>>>>

04/04/2007

REPERES: Essais de présentation de la TVA sociale

Dans  Ensemble paru lundi 2 avril, le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, affirme : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA. » Tous les candidats de gauche sont contre. TVA sociale, c'est quoi? Tentons d'y voir un peu clair.... N'hésitez pas à laisser vos remarques et commentaires! 

Quel est le principe de la TVA sociale ?

C'est le principe des vases communiquants...D’un côté, on augmente la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ; de l’autre, on baisse à montants égaux les cotisations sociales des employeurs.
Selon les promoteurs de la TVA sociale, seraient plus particulièrement concernées les cotisations famille et maladie, deux branches de la Sécurité sociale qui relèvent, à leurs yeux, de la solidarité nationale. À l’inverse des branches retraite et accidents du travail, et de l’assurance-chômage, qui resteraient, elles, financées par des cotisations assises sur les salaires.

La TVA est l’impôt qui rapporte le plus à l’État. Un point représente 7 à 8 milliards d’euros. Le débat sur la TVA sociale porte donc sur l’ampleur des transferts à opérer et sur leurs modalités.

RAPPEL: Il existe actuellement trois taux de TVA. Un taux normal à 19,6 % qui concerne la majorité des ventes de biens et services. Un taux réduit à 5,5 % applicable à une grande partie des produits alimentaires, aux transports de voyageurs et à certains travaux de rénovation dans les logements. Enfin, un taux particulier à 2,1 % est réservé notamment aux médicaments remboursés par la Sécurité sociale ou aux journaux. Chaque pays européen a le droit de faire varier ses taux dans une fourchette de 15 % à 25 % pour le taux normal.

Quels sont les enjeux ?

Les dépenses de protection sociale augmentent, du fait de la croissance des besoins de santé et de vieillesse. C’est particulièrement le cas pour la France, où ces dépenses représentaient 29,1 % du PIB en 2003 (26 % en 1990). En 2006, le déficit des quatre branches de la Sécurité sociale (maladie, vieillesse, accidents du travail, famille) a atteint 9,7 milliards d’euros, tandis que l’assurance-chômage est parvenue à grand-peine à s’équilibrer.

Or, selon le Centre d’analyse stratégique, 67,1 % de ces dépenses étaient financées par les cotisations sociales en 2003 (le reste l’étant par des impôts), alourdissant considérablement le coût du travail. La preuve : avec un salaire annuel brut moyen coûtant l’équivalent de 46 786 dollars en 2004, la France arrive au quatrième rang des pays de l’Europe des Quinze où le travail est le plus cher.

D’où un handicap de compétitivité évident pour les entreprises françaises, qui peuvent être tentées par la délocalisation. Il est donc urgent de trouver un mode de financement de la Sécurité sociale qui pèse moins sur l’emploi. La TVA sociale est l’une des pistes envisagées. Et controversées.

Quels sont les avantages ?

>>>Financer les dépenses d’assurance-maladie et de la branche famille de la Sécurité sociale par la TVA permet de répartir l’effort entre tous les consommateurs. Tout le monde consomme et paie la TVA, quand seuls les salariés paient des cotisations.

>>>>La TVA sociale reduit  les cotisations sociales pesant sur le travail, et donc le coût du travail. La compétitivité des entreprises est améliorée, à l’exportation notamment, où les prix sont hors taxes.

>>>Remplacer une partie des charges sociales par de la TVA permet de ne plus taxer la seule production nationale mais l’ensemble des produits consommés, y compris ceux fabriqués à l’étranger et importés. Un avantage  alors que les importations françaises en provenance de Chine et d’autres pays émergents sont en pleine croissance.

ETUDE: La commission des finances du Sénat a récemment demandé à la direction du Trésor de Bercy de simuler les effets d’une baisse de 2,1 points de cotisations sociales (environ 9 milliards d’euros, soit 0,5 point de PIB) compensée par une hausse du taux normal de TVA de 1,2 point (de 19,6 % à 20,8 %).

RESULTATS: À court terme, une telle réforme créerait 23 000 emplois et réduirait le taux de chômage de 0,1 point. Mais, à long terme, les effets apparaissent nuls, sur la croissance comme sur l’emploi. Mais, pour Michel Didier, directeur général du centre d’analyse économique COE-Rexecode, ces chiffres doivent être maniés avec prudence. "Ils sous-estiment sans doute les effets sur l’économie que permettraient ces gains de compétitivité. Baisser les charges sociales est pratiquement notre seul outil de politique économique à court terme. Mais il faut compenser cette perte de recettes. La TVA sociale permet cela."

Quels sont les inconvénients de la TVA sociale ?

>>> En renchérissant le prix des produits consommés, elle risque de peser sur le pouvoir d’achat des Français. D'autant que  seule la part patronale des cotisations sociales serait diminuée.

>>> Les salariés, pour accroître ou compenser leur pouvoir d'achat  ne pourraient compter que sur d’éventuelles hausses de salaires, bien hypothétiques et variables en fonction de l'amélioration   de la compétitivité de leurs entreprises. Si de telles hausses de salairesexistaient, elles pourraient avoir un effet inflationniste, et limiteraient  l’impact de la réforme en termes de créations d’emplois.

>>>>La TVA sociale est également critiquée parce qu’elle frappe davantage les ménages les moins favorisés. En effet, ceux-ci consacrent à leurs achats quotidiens une part de leurs revenus proportionnellement plus élevée que celle des plus aisés. Ils seraient donc davantage mis à contribution que dans le système actuel de cotisations sociales assises sur les salaires.

>>> Les partenaires sociaux craignent que leur pouvoir ne soit remis en cause par l'Etat si les branches famille et maladie sont, à l’avenir, financées par l’impôt(en l'occurence indirect) 

>>> Autre inconvénient : augmenter le taux normal français accroîtrait les problèmes de concurrence frontalière(en Alsace parexemple), ainsi que la fraude à la TVA, déjà importante comme l’a récemment rappelé la Cour des comptes. 

Le 4 janvier 2006, dans ses vœux aux forces vives de la nation, Jacques Chirac avait affirmé son souhait de voir le financement de la protection sociale assuré par « un prélèvement reposant sur une assiette plus juste et plus favorable à l’emploi ». Cinq pistes de prélèvements ont été étudiées, à plusieurs niveaux :

– la création d’une cotisation sur la valeur ajoutée,

– la modulation des cotisations sociales en fonction de la valeur ajoutée,

– la mise en place d’une TVA sociale,

– la création d’un coefficient emploi activité,

– l’instauration d’une contribution patronale généralisée.


Aucune décision n'a été prise...Ces divergences d'expertises et d'études prospectives expliquent que François Bayrou n'ait pas tranché encore sur ce sujet. "La question de la TVA sociale (l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée pour financer les déficits sociaux.) n’est pas un débat encore tranché en France. En Allemagne, on est passé de dix sept points à vingt points de TVA. Les Allemands ont bien compris cette mesure. Il faudra peut-être convaincre les Français qu’elle apportera une solution nouvelle", a dit Marielle de Sarnès.Peut-être faut-il prendre la pleine mesure de l'expérience allemande. François Bayrou n'en parle pas dans son programme, sauf en une incidente:sa proposition de deux embauches (sans charge autres que les cotisations retraites) permettre de voir si les emplois sont bloqués, comme il le croit par des excès de charges. Ce sera là un élément d'expérimentation  qui vaut toute les analyses... De toutes façons des mesures telles que la TVA sociale ne doivent pas se décréter. Jean Athuis l'un de ses conseillers est très favorable à cette TVA sociale qui est appliquée ou étudiée dans plusieurs pays . EN SAVOIR PLUS>>>>>

24/01/2007

Mon carnet de campagne: Les Français sur leur faim

Déçus, les Français… Même s'ils disent s'intéresser "beaucoup" à la campagne des Présidentielles  (ce qui est bon signe) .Les sondages sur les intentions de vote ne sont que des indications provisoires. Mais il est des études d’opinions à ne pas négliger.

Ainsi :

>>>Si 98% des Français jugent que la lutte contre le chômage est un thème "important ou tout à fait prioritaire", ils sont 67% à estimer que la campagne présidentielle ne répond pas à leurs attentes sur cette question, selon un sondage CSA paru mardi 23 janvier dans L'Humanité.

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>>>La sécurité est le seul sujet sur lequel, selon le sondage, les réponses apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents : 50% des sondés estiment que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire. Est-ce là l’effet des discours "sécuritaires" convergents de Ségolène Royal et de Sarkozy? Ou un mouvement de balancier après les délires sécuritaires si soigneusement cultivés par la droite et la médias en 2002 ?

>>>D’après le sondage, les thèmes jugés les plus importants sont, après la lutte contre le chômage : la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement. Arrivent ensuite la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.

Pas de surprise : Pour ce qui est des retraites, la campagne ne répond pas aux attentes de 71% des personnes interrogées. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage. La crise de confiance en l’avenir st donc toujours là.

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La campagne répondrait aux attentes pour le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%). Le premier tient plus à l’actualité législative qu’aux perspectives d’avenir. Les satisfactions sur la santé sont plus étonnantes : sauf à l’udf, les programmes sont bien flous en la matière…

Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%). C’est logique sur le premier point. Ce l’est moins sur le deuxième : les actions de Borloo et de nombreux pouvoirs locaux ne sont pas perçues autant qu’elles le devraient et les prises de conscience dans les partis de « gouvernement » sont sous-estimées.

>>> L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, devant la réforme de la fiscalité. Ce doit être là une surprise pour Sarkozy, de Villiers et Le Pen. Mais c'est rassurant: la dramatisation excessive nourrit la xénophobie ambiante...

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>>> La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang. Ce qui est évidemment la conséquence du déficit pédagogique dont souffrent les affaires européennes. Un déficit creusé à l’école et dans les Universités, aggravé par les médias et les politiques. Dommage. Et dangereux. Plus dangereux encore pour la France que pour l’Europe…

La plupart des problèmes mis en avant n’ont-ils pas d’abord des solutions qui ne sont bonnes qu’au niveau européen ? « Escargotisme » franchouillard… Et vue basse !

En revanche, 42% estiment que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur la politique internationale de la France. Etonnant : une majorité voit ses attentes satisfaites en matière de politique internationale. Peut-être parce qu’il n’y a guère d’attentes…

(Ce Sondage CSA a été réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

28/11/2006

Une pétition que je signe et soutiens.

POUR DES SERVICES PUBLICS EUROPEENS DE QUALITE

La Confédération européenne des syndicats (CES) lance aujourd'hui une pétition à l'échelle européenne, appelant la Commission européenne à prendre des mesures afin de protéger et de renforcer les services publics, qui sont essentiels pour le bien-être de tous les citoyens européens.

21/10/2006

La nouvelle bataille des 35 heures: Quand l'esprit de rupture est un esprit d'escalier...

medium_breton_parizot.jpgTurbulences dans l’avion présidentiel qui va partir pour la Chine ? Parmi les passagers qui accompagneront Chirac, Thierry Breton et Laurence Parisot. Le ministre ne décolère pas contre la Présidente du MEDEF. Et la seconde a , au moins, un caractère aussi trempé que le premier… Scènes de ménage en plein ciel entre un patronat  qui n’est pas de « gauche » (cela se saurait) et un gouvernement de « droite » ? Les contentieux s’accumulent en effet. Après les polémiques sur le «  patriotisme économique », sur le CPE, sur les « silences » du MEDEF face aux « propositions « invraisemblables » (Breton dixit) des candidats du PS, c’est l’affaire des 35 heures qui provoque une polémique, en public et en privé. « Le torchon brûle entre le Medef et le gouvernement », constate Le Figaro

LES FAITS

Je cite Le Figaro : « Intervenant devant l'association Jeunesse et Entreprises, le ministre de l'Économie est parti dans une violente diatribe, se disant « atterré » par le silence du Medef sur les « propositions invraisemblables des trois candidats du PS comme la généralisation des 35 heures ». Et évoquant « une espèce de somnolence et d'anesthésie générale », dont le Medef serait responsable en oubliant de défendre les entreprises. Thierry Breton est allé jusqu'à estimer « qu'elles ne sont plus très bien représentées »

Le Figaro poursuit le récit : « Une attaque frontale que Laurence Parisot n'a pas appréciée. Elle a d'ailleurs, dans l'heure, décroché son téléphone pour s'en expliquer avec le ministre. (…) Sur RTL, elle a contre-attaqué. « La présidente du Medef dit depuis longtemps, et son prédécesseur également, que les 35 heures ont été une catastrophe pour les entreprises. Mais une catastrophe plus générale pour notre pays... Qu'attend le gouvernement y compris M. Breton ? Il peut déposer un projet de loi pour abroger ce que le gouvernement socialiste a fait en instaurant les 35 heures. Il est encore temps ». Laurence Parisot qui a vu dans la décision du Conseil d'État sur les hôtels cafés-restaurants une nouvelle illustration du « fatras juridique » dans lequel se meuvent les entreprises, a dans la foulée jugé « tout à fait regrettable qu'on n'ait pas d'emblée abordé ce sujet dès le début de la législature ».

medium_fillon.2.jpgDans le Parisien d’aujourd’hui, François Fillon qui alimente la polémique. En allant dans le sens du medef  Il propose une série de réformes pour permettre à la France de "rattraper son retard". Avec ces mesures, "il ne restera pas grand-chose des 35 heures", assure-t-il

LE COMMENTAIRE

Cette polémique est intéressante à plusieurs niveaux, dans le contexte pré-électoral actuel…

Un constat : Dans son optique et sa logique, le medef n’a pas tort … Pourquoi les gouvernements  de la Présidence Chirac n’ont-ils pas été plus clairs sur le temps de travail et sur les 35 heures ? Effets de manche, réformettes et, comme dans de nombreux domaines, politique de contournement, d’autruche et de fuite en avant…

Peur d’une flambée sociale ? Timidité devant des réformes pourtant jugées indispensables ? Manque de « lisibilit » (pour reprendre une formule du medef et, surtout, manque courage politique Ce qui est évidemment le plus grave.

Fillon, ancien ministre des affaires sociales parle « d’erreur historique », en expliquant :  « Abaisser le temps du travail en pleine mondialisation, au moment où tous les pays étaient en train de renforcer leur compétitivité, a constitué une faute considérable à l'origine de la diminution du pouvoir d'achat, la préoccupation majeure des Français »( ;;;)

« Quand on fait le comparatif international des heures travaillées, on s'aperçoit que la France est grosso modo 20% derrière les Espagnols, 27% derrière les Danois, 33% derrière les Britanniques, et 40% derrière les Américains »(…) « Il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, de voir notre pays reculer dans tous les grands classements internationaux à caractère économique, d'éducation ou de santé »

Si le raisonnement de Fillon est juste,  la gauche porte effectivement « la responsabilité exclusive » de cette « faute historique ». Mais la droite,  porte « l’entière responsabilité historique » d’avoir lassé les choses en l’état.

On aurait pu comprendre cette passivité  si Chirac, élu (aussi) par la gauche avait tiré les leçons des présidentielles en cessant de jouer un « camp » contre l’autre. Mais l’UMP a eu tous les pouvoirs pour imposer des mesures qui auraient permis d’éviter à la France la « situation d’une extrême gravité » qu’elle connaît selon Fillon qui s’exprime en tant que conseiller politique de Sarkozy…

Cette attitude est révélatrice de « l’esprit de rupture » des sarkozystes Ils veulent rompre avec tout ce que leur « camp » n’a pas fait ou mal fait….en mettant la « faute » sur la gauche. Ils en restent à l’inventaire et au bilan Jospin, en mettant entre parenthèse l’inventaire te le bilan Raffarin-de Villepin, de ces gouvernement dont ils faisaient partie, de cette majorité qu’ils avaient (et ont toujours) omnipotente voire écrasante…

Ce n’est évidemment pas un hasard si Fillon passe ainsi à l’offensive et si la polémique sur les 35 heures rebondit à un moment où, à gauche, Ségolène-la-favorite critique les 35 heures telles qu’elles sont appliquées, donc en manifestant un « esprit de rupture » qui n’est pas que verbal…malgré le projet socialiste qui prévoit leur « généralisation ».

Fillon pense-t-il  déjà au deuxième tour des Présidentielles ?  « En plein débat sur le pouvoir d'achat, nous allons dire aux Français: vous pourrez travailler plus et si vous travaillez plus, vous gagnerez plus grâce aux heures supplémentaires », dit-ilVite dit et simple, non? A condition d’avoir un boulot, bien sûr.

Mais il s’agit là d’un autre dossier. Celui du chômage sur lequel la France accuse toujours un « retard considérable » et paye la note de « fautes historiques »… bien partagées par le gauche et par la droite, qui n'ont pas su jouer sur toutes les touches du iano économico-social et ont trop saucisoné les pbroblèmes et les solutions ! Pardonnons à Fillon : L’ancien ministre des affaires sociales a su se convertir : il a des soucis de compétitivité, aujourd’hui, et non de solidarité . C’est peut-être cela aussi « l’esprit de rupture » à la sauce Sarko… A moins que Fillon ministre des affaires sociales ait été le fruit d’une « erreur de casting ». En tous cas, sur le temps de travail, sa vitalité d’aujourd’hui traduit un bel esprit d’escalier : cinq ans pour énoncer quelques idées( trop?) simples, c’est beaucoup, non ? Cela mérite débat, en tous cas…