19/10/2007

Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…

« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».

d7284f01a4148836621e0e896e37e466.jpgDe qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès,  qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être  le souligner,  ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….

Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.

L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…

Daniel RIOT

10/07/2007

Strasbourg: Martine Roure, vice-présidente du Parlement européen

688f8b16a5ed8db52c4b95e14670462b.pngMartine Roure a été élue Vice-présidente, par acclamation. Après les élections législatives françaises, l'un des Vice- Présidents français, Pierre Moscovici, ayant rejoint l'Assemblée nationale, le Parlement a dû procéder à l'élection de son remplaçant à cette fonction. Comme son prédécesseur, Martine Roure sera la dixième Vice-Présidente dans l'ordre de préséance. Avec l'élection de Martine Roure, la proportion de femmes aux postes de Vice-Présidents passe de 28,6% à 35,7%.
Comme Pierre Moscovici (PSE, FR),  Martine Roure, (PSE, FR) présidera le groupe de travail chargé de la mise en place du statut des députés, du statut des assistants et des fonds de pension complémentaire. Elle sera en outre responsable des relations avec les Parlements nationaux et des relations avec le Comité des organismes spécialisés dans les affaires communautaires (COSAC).
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A l'issue de son élection, Martine Roure a déclaré: "Il est évident que ce jour est pour moi très important.  Dans cette grande maison, le travail est reconnu et l'unanimité du Parlement me touche vraiment. Cette nouvelle fonction me permettra de continuer à faire avancer l'idéal européen auquel je suis attachée".
 
Auparavant, Martine Roure était déjà Vice-Présidente de la Délégation pour les relations avec la République populaire de Chine et coordinatrice et porte-parole de la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures pour le PSE. Elle est également membre suppléant de la commission des Budgets.
 
REPERES: La fonction de Vice-Président
 
68b21f5c5a99fdf1a7c72cae876c798e.gifLes Vice-Présidents du Parlement  peuvent, en cas de nécessité, remplacer le Président dans l'exercice de ses fonctions, et notamment présider la séance plénière. Ils sont également membres du Bureau, l'instance responsable de tous les aspects relatifs à l'administration, au personnel et à l'organisation du Parlement.
 
Pour mémoire, dans la foulée de l'élection de son Président, le Parlement a élu le 24 janvier de cette année, 14 Vice-présidents. La France a conservé deux députés aux postes de Vice-Présidents : Gérard Onesta devenant le troisième Vice Président du Parlement européen dans l'ordre de préséance et Pierre Moscovici le dixième.
 
L'ordre de préséance est défini par l'article 14 en fonction des résultats obtenus, l'âge départageant en cas d'égalité, ce qui a été le cas en faveur de Luisa Morgantini qui a bénéficié du même nombre de voix que Pierre Moscovici lors des élections de janvier.
 
Les candidatures aux postes de Vice-présidents peuvent être faites soit par les groupes politiques soit par quarante députés au moins. L'élection des Vice-présidents se fait également par scrutin secret via un bulletin de vote unique sur papier. Les candidats doivent obtenir une majorité absolue des votes valablement exprimés, un deuxième tour ayant lieu dans les mêmes conditions si les 14 postes ne sont pas pourvus à l'issue du premier tour de scrutin. Un troisième tour peut également avoir lieu si des postes restent encore à pourvoir et, à ce stade de la procédure, une majorité relative suffit pour être élu à l'un des postes restants. L'ordre dans lequel les candidats sont élus détermine l'ordre de préséance.