04/11/2007

Sarkomania

Décidément, j’adore les sondages… Selon le JDD d’aujourd’hui, 55% des Français seraient prêts à voter pour Sarkozy dans des présidentielles fictives alors que 59% estiment qu'il n’a rien changé à leur sort…

 

03/11/2007

L’Homme invisible chute dans les sondages

Ces sondages me surprennent : comment peut-on avoir un avis sur Fillon ? En dessous de l’hyper-Président, bien après le vrai gouvernement de l’Elysée, Matignon n’est plus qu’un hôtel avec quelques emplois bien rétribués, non ? Fillon ou l’homme invisible ? Enfin, comme dit Le Monde, à Matignon, « l'impopularité est toujours programmée. Mais pour François Fillon,  elle survient un peu tôt… »

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Moins de six mois après sa nomination comme premier ministre, les Français qui ne lui font pas confiance sont désormais majoritaires : ils sont 47 % (contre 44 % d'un avis opposé), selon un sondage TNS Sofres réalisé les 24 et 25 octobre auprès de 1 000 personnes et publié dans Le Figaro Magazine du 3 novembre.

Quatre jours plus tôt, l'enquête de CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France révélait que la cote de confiance du chef du gouvernement, « le collaborateur »,  ne s'établissait plus qu'à 44 %, un point seulement au-dessus des avis négatifs. L'enquête enregistrait aussi un taux élevé (13 %) de sondés se déclarant sans avis sur M. Fillon... Moi, je me situe dans ces 13 %. Et vous ?

Mais il est paraît-il un bon ministre des relations avec les parlementaires. Consolation pour lui: En deux mois, le chef de l'Etat a vu (lui aussi)  sa cote de confiance baisser de 11 points, à 53 %, dans le baromètre TNS Sofres… Ah ! Cette dictature des sondages versatiles ! Indiscrétion du « Monde » : « Fillon est dans une stratégie de démission à neuf mois, mais il veut sortir de Matignon par le haut », estime un membre de son gouvernement. Ah ! Bon ?...Même si Sarkozy lui relaisse "la Lanterne", à Versailles?...

Allemagne: Angela, la populaire...

a136ffff91d4d9b9b7d52da0727bf6ec.jpgPrès de trois Allemands sur quatre sont contents de leur chancelière Angela Merkel, selon un sondage paru vendredi. Quelque 72% des Allemands sont "contents" ou "très contents" de son travail, contre 44% pour son rival social-démocrate (SPD) Kurt Beck. Celui-ci, réélu le week-end dernier à la tête de son parti après avoir amorcé un virage à gauche, voit son score augmenter de 3%, selon le sondage réalisé par Infratest dimap pour le journal Die Welt et la chaîne de télévision ARD.

Mme Merkel "fait bonne figure" pour 64% des personnes interrogées (contre 21% pour M. Beck), "est sympathique" pour 53% (26% pour M. Beck), et est "crédible" pour 51% (19% pour M. Beck). M. Beck ne dépasse Mme Merkel (47% contre 30%) que sur la question de "l'engagement pour la justice sociale".

 La popularité de la chancelière ne se traduit toutefois pas automatiquement en soutien électoral pour son parti chrétien-démocrate (CDU) et pour celui de son allié bavarois, le parti social-chrétien (CSU), qui obtiennent ensemble 40% d'intentions de vote (inchangé par rapport au mois dernier), comparé à 30% pour le SPD (+3%). Le parti La Gauche, comprenant des déçus du SPD et d'anciens communistes, obtient 10% des intentions de vote (-1%), les Verts 8% (-2%) et le parti libéral FDP 8% (inchangé), selon le sondage.

18/05/2007

Paradoxe, contradiction ou signe de faiblesse de l'opposition?

Dans la série, les Français sont extraordinaires, ce sondage: Une majorité de Français (51%) estime que la situation de la France s'est détériorée durant les deux mandats de Jacques Chirac. il s'agit d'une étude Opinionway pour Le Figaro et LCI. Seules 10% des 1.073 personnes interrogées les 16 et 17 mai estiment que la situation du pays s'est améliorée ces 12 dernières années et 39% pensent qu'elle n'a pas changé. Mais ils ont voté pour l'un des hommes clefs de cette période et ils s'apprêtent à reconduire (en l'amplifiant) la même majorité au parlement. C'est beau, non? Cela me rappelle un autre sondae publié durant la campagne: une majorité (très nette) de français pensaient que l'insécurité s'était accrue sous Sarkozy et la même majorité faisait confiance à Sarkozy pour que l'insécurité diminue dans l'avenir. Il n'y a vraiment pas d'opposition digne de ce nom dans ce pays. Pauvre PS.... Vivement que le MOUVEMENT DEMOCRATE s'affirme!

04/05/2007

Derniers sondages: vers une élection-plébicitaire

Minuit va sonner. Silence... Finis les sondages... Du moins les sondages publiés. Les derniers tournent au plébiscite pour Sarkozy. Si c'est le cas, la Madone du PS désignée par son parti parce que considérée comme la seule à pouvoir battre Sarkozy n'a plus qu'à prier le Ciel. Et les électeurs de gauche qui ont résisté à la tentation de voter Bayrou (par peur de Le Pen) n'auront plus qu'à se mordre les doigts... des deux mains.Attendons tout de même. Et n'oublions pas deux choses; S'abstenir c'est se faire récupérer par Le Pen. Et voter blanc, c'est en l'état faire le jeu arithmétiquement de Sarkozy. Mais dans l'isoloir (profitons-en avant que les machines à voter cassent le symbole!), chacun fait ce qu'il veut. En conscience!

Nicolas Sarkozy battrait Ségolène Royal par 55% (+3) à 45% (-3) au second tour de la présidentielle, selon un sondage BVA pour Orange rendu public vendredi soir. Le résultat est identique selon la dernière livraison de la vague quotidienne Ipsos-Dell (+1 pour Sarkozy, -1 pour Royal)

Ce sont les 28e et 29e enquêtes réalisées depuis l'annonce des résultats du premier tour donnant le candidat UMP vainqueur. Mais il s'agit des premiers à le placer aussi haut.

Les électeurs de Bayrou répartis quasi-également

Selon BVA, sur 100 électeurs de François Bayrou au premier tour, 41,3 se reporteraient sur Ségolène Royal, 37,7 sur Nicolas Sarkozy. 8,1 voteraient blanc ou nul, 2 s'abstiendraient, 9,2 ne savent pas. 1,6 refusent de répondre.  11,4% des électeurs de Jean-Marie Le Pen se reporteraient sur Ségolène Royal, 67,7% sur Nicolas Sarkozy. 9,5% voteraient blanc ou nul, 6,6% s'abstiendraient. 4,9% refusent de répondre. La gauche non socialiste se reporterait à 69,5% sur Ségolène Royal, 16,5% sur Nicolas Sarkozy. 5% voteraient blanc ou nul, 0,6% s'abstiendraient, 7% ne savent pas. 1,4% refusent de répondre.

Selon Ipsos-Dell sur 100 électeurs de François Bayrou au premier tour, 35% (=) se tourneraient vers la candidate PS, et 36 (+1) vers Nicolas Sarkozy, 29% (-1) s'abstenant ou ne s'exprimant pas. Les électeurs de Jean-Marie Le Pen seraient 70% (+12) à choisir Nicolas Sarkozy, et 9% à choisir Mme Royal (-5), 21% (-7) s'abstenant ou ne s'exprimant pas. Les électeurs de la gauche non socialiste (Besancenot, Bové, Buffet, Laguiller, Schivardi, Voynet) seraient 64% à choisir Mme Royal (-2), 21% Nicolas Sarkozy (+8), 15% (-6) s'abstenant ou ne s'exprimant pas.

30/04/2007

Donnez votre opinion sur le site de Chantal CUTAJAR

POUR OU CONTRE: SEGO OU SARKO?

 VOTRE OPINION AVANT DE GLISSER VOTRE BULLETIN DANS L'URNE....

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Irez-vous voter? Comment voterez-vous au second tour des PRESIDENTIELLES? Pour qui? Pourquoi?

VOTEZ >>>>>>>>>>>>>>>>>>

30/03/2007

SONDAGE POUR OU CONTRE: VOS CRITERES DE CHOIX POUR LE PREMIER TOUR DES PRESIDENTIELLES

CINQ SERIES DE QUESTIONS: La personnalité des candidats, vos préoccupations esentielles, la politique et vous, les clivages droite-gauche, vos espérances pour le deuxième tour.....

VOTER >>>>>>>>>

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22/03/2007

Bayrou : Les cinq grandes raisons de son érosion dans les sondages…

La difficulté majeure du candidat de « l’Extrême Centre » : Sa « révolution pacifique »

passe par une vraie « révolution culturelle » contre les conformismes et les habitudes.

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Il recule Bayrou ! -2% ici, -4 là…Retour à 17% dans BVA ! Surprenant ? Décevant pour les militants et pour ceux qui comme moi souhaitent sa victoire non pour faire plaisir au Béarnais mais dans l’intérêt de la France, réjouissant pour tous ceux qui soutiennent Sarkozy (le seul, selon les même assuré de gagner au second tour face à tous… sauf à Bayrou), mais certainement pas surprenant. Voilà dix jours, en fait, que cette stagnation d’abord puis cette dépression était plus que prévisible : prévue.  Pourquoi ? Cinq grandes raisons :

1)      L’ascension de Bayrou a été trop rapide pour qu’elle se poursuive d’une façon linéaire. De tous les électorats potentiels, celui du Béarnais était et reste le plus volatile. Il est logique que cette  situation se traduise par des courbes en dents de scie dans les sondages

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2)      Nous arrivons à un stade de la campagne où les questions de fond que pose le « chemin nouveau » proposé par Bayrou nécessitent un gros effort de pédagogie. Ses adversaires, la plupart des commentateurs politiques et les citoyens habitués aux mœurs de ces 25 dernières et aux structures mises en place depuis 1958 éprouvent quelques difficultés à comprendre ce que veut établir François Bayrou. Pour cause : sa « révolution pacifique » est d’abord une « révolution culturelle ». Elle suppose une remise en cause des schémas, des habitudes et des tics de pensées. De repenser le régime hybride de présidentialisme parlementaire à la française ! Trois énigmes parmi d’autres :

>>>> La VI ième République telle qu’il la propose depuis longtemps a été passée sous silence par les médias jusqu’à ce que Ségolène Royal aborde enfin, d’une manière floue, ses propositions institutionnelles… Une raison : Bayrou conserve la principe gaullien de la primauté de la Présidence tout en redonnant au Parlement le rôle qu’il joue dans les démocratie dignes de ce nom.

>>>>  Avec quelle majorité gouvernerait-il ? Le clivage droite-gauche et le régime des grands partis sont tellement ancrés dans nos têtes citoyennes que nous avons des difficultés à imaginer que des gens de partis différents puissent se mettre à travailler ensemble et que le premier  gouvernement de l’ère Bayrou puisse se faire autour d’un Projet, non à l’issue de négociation entre partis mais par adhésion de personnalités libres. Ni de droite ni de gauche, Bayrou donne logiquement l’impression qu’il tente l’exploit impossible de gouverner avec la droite et avec la gauche.

En fait, il ne joue pas avec les camps, mais il veut sortir du système des camps. Il ne cherche pas des ralliements ou des alliances, il compose avec des personnalités qui sont d’accord sur ses valeurs et ses objectifs. Et ceux qui font croire qu’il serait face à une majorité introuvable oublient les difficultés des deux camps à trouver leur propre majorité…

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La cohabitation aurait-elle été inventée si « l’étiquette » des Présidents (même issus de grands partis) suffisait à assurer des majorités. Seul le système du « contrat de législature » propose par Mendès-France dans sa « république moderne  » aurait garanti cette majorité automatique. Ceux qui ont remplacé le septennat par le quinquennat ont commis une bourde institutionnelle que Bayrou tente de corriger avec intelligence et pragmatisme.

>>>> L’idée de social-économie sort des schémas binaires : capitalisme contre socialisme. Nous devrions la comprendre facilement, puisqu’elle est dans la logique du modèle français qui s’est nourri de Colbert, du volet économique de l’humanisme rhénan, du christianisme social, de l’esprit mutualisme, de « l’économie mixte », de la social-démocratie, de l’idée gaullienne de « participation ». Mais  L’homo oeconomicus français a la tête confuse.

Le beau mot « libéral » est devenu un « gros mot », à tem point que même les partisans d’un marché libre avec des concurrences réglementées, non faussées, maîtisées. L’expression « social-démocrate » raisonne encore dans une partie du PS et l’ultra-gauche comme « social-traître »…

Hyper-capitalisme d’un coté avec le culte du Veau d’Or, hyper-socialisme de l’autre, avec les promesses de lendemains qui chantent dans un paradis terrestre : deux idéologies du bonheur, deux mythes, deux prisons mentales.

Bayrou revient aux sources du modèle et au bon sens : on ne peut dépenser que si l’on a de quoi, on ne peut pas vivre qu’à crédit, on ne transforme pas les moyens en fins, on ne travaille pas  pour le fric mais pour l’Homme, pour vivre mieux, pour s’épanouir.

Concilier compétitivité et solidarité : c’est à la fois trop généreux pour ne pas paraître utopique et trop imprégné de bon sens pour être pris au sérieux par  nos idéologues patentés qui sévissent  en librairie, dans les journaux et devant les micros…

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3)      François Bayrou sait encaisser les coups, y compris les plus bas. Mais les coups donnés par le « Club des trois mousquetaires du statu quo » (Ségolène, Nicolas et leur complice objectifs en maintien du système) ne le vise pas lui, mais vise son électorat qui finit par y être sensibles, surtout par effets de répétitions… Que n’a-t-on pas entendu et que n’entend-on pas encore de la bouche des « trois » ? A force d’être moqué, caricaturé, sa personnalité et son projet voient leur crédibilité écornée. L’entreprise de démolition permanent de Bayrou devait tôt ou tard finir par « payer » : elle paye.

4) L’officialisation de la candidature de Le Pen  réveille les réflexes nés de l’échec Jospin. « Bayrou, je voterais bien pour lui, c’est le meilleur,  mais Le Pen doit être encore sous-estimé dans les sondages ! ». Combien de fois aie-je entendu cette réflexion alors qu’en fait le seul vote « utile » contre Le Pen c’est un « Vote Bayrou » puisque l’ homme de la résurrection de l’UDF et le sauveur d’un vrai Centre conteste le système en respectant les valeurs républicaines, en renouant avec ces vertus républicaines si oubliées ou piétinées.

 La chute de Bayrou dans les sondages vient surtout de pertes enregistrées à gauche : François Hollande et d’autres n’ont d’ailleurs plus qu’un argument (ou presque)  pour défendre leur candidate : l’épouvantail Le Pen ! Le Pen, cette créature du bipartisme impuissant à la française...

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5)      En ne faisant pas de promesses, en insistant sur la dette, en ne programmant que des dépenses susceptibles d’être financées, Bayrou a d’abord séduit et séduit toujours les gens sérieux et responsables, mais les travaux de sape faits sur ce terrain économique par la droite et (surtout) par la gauche produisent logiquement leurs effets. 

 Bayrou se veut économe ? « Il est de droite ». Bayrou dénonce les promesses démagogiques en faveur du pouvoir d’achat ? « Il est de droite ». Bayrou veut inscrire dans la constitution l’interdiction des déficits budgétaires ? « Il est de droite », « il conduit à l’immobilisme », « il va aggraver la crise » (alors qu’il ne veut interdire que les déficits de « fonctionnement » et non « d’investissement »)

Cela dit, même en ayant perdu quelques points dans les sondages, Bayrou reste tout de même en position « d’emmerdeur » pour les trois Mousquetaires du conservatisme… La volatilité des voix (de la majorité des électeurs) reste pour lui une réserve. L’issue du scrutin reste incertaine et le restera jusqu’au bout.

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L’érosion enregistrée par Bayrou devrait  peut-être même être relativisée  par des appréciations des « correctifs » appliqués par les sondeurs. Mais ce travail-là se fait en toute discrétion. Et ne sombrons pas dans la  parano que cultive délibérément  Le Pen face aux sondages…

Ces indicateurs sont à prendre avec des pincettes par tous et dans tous les cas de figures. Pour celles et ceux qui veulent (et non seulement souhaitent) la victoire du « Projet Bayrou », les fiches de températures actuelles doivent être une motivation pour une mobilisation plus grande encore.

Daniel RIOT    

08/03/2007

Bayrou, le mieux placé pour battre Sarkozy

« Tout sauf Sarkozy »… Ce slogan lancé par la gauche redevient d’actualité au PS et chez les sympathisants socialistes. Avec un complément : « Bayrou semble le mieux placé pour battre Sarkozy », une phrase copiée de celle qi avait été si prononcée au sein du PS lors du « casting interne » pour combattre DSK et Fabius : « Ségolène est la mieux placée pour battre Sarkozy »

Il ne s’agit évidemment pas pour celles et ceux qui militent en faveur du candidat de l’extrême centre (et de l’UDF qui sera transformée en grand Parti démocrate) de prendre leurs désirs pour des réalités. Tout triomphalisme serait de leur part  plus qu’une erreur : une faute.

Il ne s’agit pas, pour personne,  de projeter  prématurément les sondages d’aujourd’hui dans les résultats électoraux de demain.

Il pourrait même s’agir chez certains responsables socialistes de dramatiser délibérément les choses pour faire « serre les rangs », « visser les boulons », éviter la dispersion des voix sur les Verts et  sur l’extrême gauche et muscler une campagne qui reste terne, peu convaincante, peu séduisante même donc peu efficace, malgré les effets de manche, les sourires forcés et des déclarations toujours plus faites pour les médias que pour les débats, les meetings revigorants, la mobilisation (plus subie que voulue) des « éléphants ».

« SUR UNE PATINOIRE »

Mais les faits sont là : la convergences des sondages, les lignes de forces qu’ils font apparaître, les témoignages que chacun peut recueillir dans la rue, dans les cafés, au travail, dans les transports en commun, partout où « les gens parlent aux  gens »…

La montée de François Bayrou dans l’opinion crée un suspense que personne (ou très peu d’acteurs et d’observateurs) n’attendait sérieusement : le duel du « duo » est devenu un combat à trois avec une hypothèque Le Pen amoindrie (même si le score du FN est,ce qui reste à démontrer, sous-estimé dans les sondages sur les intentions de vote). Et dans ce jeu triangulaire, c’est Ségolène qui semble animée par la dynamique la plus faible et nourrie par le réservoir de voix le moins riche...

« La situation politique est une patinoire. Tout le monde peut chuter, y compris Sarkozy. Mais sur cette patinoire, Bayrou avance, avec un phénomène de vases communicants entre son électorat et l'électorat Royal. » Cette mise en garde ne vient pas d’un observateur quelconque : elle est  adressée par Gérard Le Gall, le « Monsieur sondages » au PS, aux éminences du parti, est des plus sérieuses. Selon Le Monde, il en aurait conclut mercredi, devant François Hollande et Julien Dray, qu’ « il y a désormais un risque statistique réel pour Ségolène au premier tour ».

BAYROU, LE VOTE UTILE

De fait, rien ne semble vouloir stopper l’ascension du leader centriste. Selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé, il n’est plus qu’à un point de Ségolène Royal, avec 24% des intentions de vote des sondés.

La sonnette d’alarme tirée par Le Gall doit d’autant plus inquiéter le PS qu’il avait été le seul à mettre en garde Lionel Jospin contre la menace Le Pen en 2002. Un avertissement qui était resté lettre morte, Lionel Jospin refusant publiquement d’imaginer une telle situation.

Selon Le Monde, si le PS table sur un réflexe de vote « utile » pour redresser la barre et éviter un nouveau 21 avril, ce phénomène pourrait, tel un boomerang, abattre Ségolène Royal elle-même si, dans les six semaines restantes, François Bayrou apparaît dans l’opinion comme le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy. Un leitmotiv qui apparaît désormais dans les enquêtes d’opinion. Le vote « utile », c’est devenu le vote Bayrou

Que peut faire Ségolène ?

Se dépasser ? Elle vient de montrer encore (à Berlin face à Mme Merkel, dans l’affaire Airbus et dans sa mauvaise défense dans le Soir 3 sur les « affaires » sorties par le Canard enchaîné) bien des limites. Ses prestations les meilleurs sonnent creux et faux : ce doit être terrible pour elle…

Sortir quelques lapins de son sac à main de magicienne ? La pré-désignation de DSK comme premier ministre en cas d’élection ? Désormais trop télécommandée et trop attendue, donc trop tardive pour être crédible… Le rappel de Rocard, l’oublié, l’humilié, le vilipendé…et le plus lucide ? Soyons sérieux…

Un engagement de tous les responsables du Pas de refuser par avance toute participation à un gouvernement d’union nationale tel que l’envisage Bayrou.

LE PARI « ANTIPOLICARD » DE BAYROU

Ce serait défensif, contre-productif et ridicule : la démarche de Bayrou ne se fonde pas sur des tractation entre un partis, sur un retour aux régimes des partis de la VI ième République (contrairement à ce que voudrait faire croire Sarkozy)  mais sur une démarche novatrice. Dans cette optique et dans  cette hypothèse, le PS confirmerait son côté conservateur et politicard, archaïque et passéiste.

Améliorer son programme et ses propositions ? Il le faut de toute manière et même sans ce qui est devenu « la menace Bayrou » : il manque tant d’audace, de cohérence et de réalisme courageux…Rien de mendésiste, par exemple ! Mais dans quel sens peut-elle amender ce qui est effectivement perfectible ? Plus d’Ordre ? Il y a déjà trop de similitudes entre Ségolas et Nicolène…

La justice sociale ? Soit elle se confond avec les propositions de la social-économie de Bayrou (qui n’est pas de « droite » contrairement aux allégations socialistes) et elle se coupe de la « gauche de la gauche » voire d’une partie de ses troupes, soit elle « gauchise » ses réformes ce qui serait irréaliste pour la France et ce qui la couperait de son électorat « progressiste raisonnable ».

Plus d’Europe au cœur ? Qu’en diraient Fabius, Chevènement et autres nationalisto-souveraino-eurosceptiques ?

Plus d’attention portée aux questions sociétales ? Bayrou est meilleur qu’elle, plus constructif, moins maternant mais plus porteur d’efficacité.

« SAVOIR SURVIVRE PAR TEMPS OBSCURS »

Un conseil aux camarades du PS :lire l’excellent « Traité su savoir-survivre par temps obscurs «  que Philippe Val le patron de Charlie Hebdo vient de publier  chez Grasset. C’est frais, stimulant, philosophique. Je me fais une joie ‘animer un débat avec lui à la Librairie Kléber de Strasbourg en fin d’après-midi… Sa description des clivages droite-gauche est délicieusement révélatrice de la pertinence des analyses et de la stratégie de Bayrou …

«  Ce vieux clivage ne peut plus à lui seul jouer son rôle d’accoucheur de lois susceptibles de préserver la paix et la prospérité », écrit-il. Les françaises et les Français en ont bien conscience. Ironie de l’histoire : le dépassement de ces clivages qui s’inscrivent dans « des débats sur la grosseur  de l’os  à ronger par le collectif » a été illustré magistralement par le référendum sur la Constitution européenne  qui a « provoqué une confusion sans pareil »

DES CLIVAGES DEPASSES ET NUISIBLES

Non seulement Ségolène n’est pas suffisamment armée pour assumer la Présidence de la République, non seulement la coalition qui s’appelle le PS n’a pas suffisamment tiré les leçons de son échec 2002 en élaborant son programme, non seulement la « gauche » ne semble pas avoir les moyens de battre un Sarkozy qui devrait être handicapé à vie en raison du bilan désastreux de ces cinq dernières années, mais Bayrou le « tracteur »méprisé , le « paysan du Béarn » moqué, le « Lettré »  insulté, le « petit leader d’un petit parti » ignoré  a su  arriver à point avec un programme au point et à s’imposer comme un vrai recours dans une France mise à mal par 25 ans de fausses alternances sans alternatives, de cohabitions sans union et de politiques lâches sans courage et sans vision.

RIEN N’EST JOUE

Consolation et encouragement: « Rien n’est joué ». Ce constat là est vrai pour tout le monde. Pour la « droite » qui pense « que tout irait mieux si la gauche n’existait pas. Pour la « gauche » qui « a besoin de  son adversaire pour ne pas lui ressembler ». Pour le « centre » qui doit reprendre à son compte le vieux mot d’ordre « CONTINUONS-LE-COMBAT ». Contre les « autres », ceux qui le dénigrent en le méconnaissant. Et contre ceux qui en son sein n’ont pas encore compris que « l’extrême centre de Bayrou » n’est vraiment plus le Marais donc le marécage des   grenouillages opportunistes (mal) masqués par des valeurs proclamées mais désincarnées par des caractères d’invertébrés. « Chacun porte en soi sa plus grande faibles » dit un sage. Sa plus grande force, aussi…

BAYROU, UN « BON CONCENTRE »…

Comme me confiait hier un historien de renom, biographe de grands personnages de ce temps qui n’est plus le nôtre : « Le miracle Bayrou, c’est qu’il soit devenu un concentré de ce qu’il y a de meilleur des leçons à tirer de Robert Schuman, de Mendès-France et de  De Gaulle à un moment où trop pêu d’hommes d’Etat émergent du monde politicien . C’est ce qui fait son succès. Le charisme dépend aussi des circonstance, du moment et des autres…  ».

A Bayrou et à ceux qui le soutiennent avec sincérité et conviction de faire en sorte que cette « résurrection » du Centre, comme carrefour du « vivre ensemble », comme point d’équilibre de la Société, comme pilier de l’Etat et de la Nation devienne réalité pour des Français qui ont soif de renouer avec une devise qui oriente vraiment l’action (« LIBERTE, EGALIE, FRATERNITE ») et d’une France qui recouvre son influence (sa « grandeur », disait De Gaulle) en Europe et dans le Monde…

Il y a trop de mirage, mais il n’y a pas de « miracle » : l’avenir sera ce que l’on en fait au présent.

Daniel RIOT

 

27/02/2007

Crédité de 19 % dans l’IFOP et crédibilisé encore plus sur TF1, François Bayrou est plus que jamais « l’Homme à abattre » du Duo…

Les handicaps de Bayrou à la télé : L’absence des vices politiques de la « société du spectacle »… Les faux procès en VI ième république de Sarkozy… Les mauvais procès en sorcellerie de Ségolène… La république des magouilles et des arrangements dans les deux auberges espagnoles qui se veulent des « camps »… Que feraient Sarkozy et Royal sans majorité législative ? La V ième République dénaturée… Ce « rassemblement » qui ne sera pas une « union molle »…

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Quel est le journal le plus critique envers la prestation de Bayrou à TF1? Le quotidien parisien le plus classé à droite, « Le Figaro ». Pour cet organe de presse dirigé par Nicolas Beytout, ami et complice en écriture de Sarkozy, une seule chose compte : l’audimat.  « Le score », écrit-il…

Avec 6,68, François Bayrou a fait à peine mieux que Le Pen (6,4), nettement moins que Sarkozy (8,91) et que la Reine Royale (8,91 millions de téléspectateurs) ! L’UDF n’a pas les troupes de racoleurs de l’UMPS. Et le candidat de l’UDF, à la télévision, souffre d’un handicap majeur : comme il est lui-même, il  ne se glisse dans aucun personnage préfabriqué, il ne jongle pas avec plusieurs masques, il ne joue que sur les registres de la sincérité, de la cohérence et de la consistance…

Autant dire qu’il n’a rien d’une attraction du type « star’Ac ». Cette faiblesse (relative) dans l’audimat  ne l’empêche d’atteindre … 19 % d’intentions de vote dans le dernier sondage IFOP (réalisé avant l’émission) publié par Paris Match (ce qui n’est pas plus prévisionnel que l’audimat dans la perspective du résultat final)…

C’est vrai ! Bayrou n’est ni bateleur ni spécialiste en effets de manche ni de joueur de flûte comme LE Pen qui plonge dans le dictionnaire des mots archaïques pour pigmenter chacun de ses récitals ? A Lille, il a crevé son plafond en exhortant ses « camarades », en « parlant au nom du peuple », en célébrant « les petits », les « sans grades », les « obscurs », les « victimes du capitalisme prédateur », les « galibots », les « porions », les « reculeux ». Ce « grand saurien » est un artiste ! Dangereux comme tous les comiques qui ne sont pas drôles et qui déclenchent des rires tragiques…

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C’est vrai ! Bayrou n’a plus plusieurs costumes de scène comme Nicolas-le-petit qui est surtout Nicolas-le-pluriel. Nicolas Ier : celui du Kärcher et  des « racailles ». Nicolas II : celui qui pêche dans les eux troubles de Le Pen. Nicolas III : Le grand récupérateur de Blum, Jaurès, Mitterrand, Schuman, Monnet… Nicolas IV : Le cireur de pompes des communautés de « minorités visibles », le chasseur de voix de la « beur-geoisie », des Africains « choisis », des franco-libanais, des  « réseaux des mosquées ». Nicolas V : celui qui supprime la police de proximité. Nicolas VI : celui qui veut rétablir la police de quartier. Nicolas VII : celui qui admire Bush et dénonce Chirac. Nicolas VIII : celui qui est content que les soldats français ne soient pas en Irak. Nicolas IX : celui qui méprise et ignore l’Europe. Nicolas X : celui qui chante son « idéal européen ». Nicolas XI : celui qui se pose en  champion du Cac 40, de l’école de Chicago et de l’hyper-capitalisme. Nicolas XII : celui qui ose prononcer, sérieusement, le mot « social »… J’en passe.

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C’est vrai! Bayrou ne peut pas entretenir les suspenses que secrète en permanence Ségolène l’incertaine. Elle se plante ou elle est bonne ? Elle joue la « moderne » ou « fait du neuf avec des anciens » ? Elle est pour l’Europe ou elle reprend à son compte les arguments des Non rose et rouge ? Elle est pour l’ordre juste ou pour l’ordre moral ? Elle est « participative » ou « autoritaire » ? Elle est de gauche ou seulement gauche et maladroite ? Elle va nous faire pleurer ou rire ? Elle va être Nunuche ou Nounou ? Eléphante ou Gazelle ? Bonne Sœur ou caporale ? J’arrête… 

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C’est aussi ! Pas de populisme, pas de démagogie, pas de « poussée de fièvre compassionnelle», pas d’épanchement de « moraline » comme disait Nietzsche, pas d’impostures, pas de clientélisme, pas de promesses non tenables… Bayrou a vraiment de sérieux handicaps dans la politique-spectacle. « Mon œil », redirait le Béarnais. « je vous propose de me suivre pendant une journée »… Ces handicaps-là sont de vrais atouts dans l’exercice du pouvoir

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Les deux camps ? Deux coalitions hétéroclites

C’est précisément parce qu’il est sérieux et de plus en plus crédible que dès ce matin l’UMPS s’est mise à redoubler de violence verbale à son égard, à tenter de caricaturer ses prises de positions. A dénigrer des desseins et ses dessins. A s’en prendre  à la forme (« curé », « pharisien », « pédagogue », « illusionniste ») quand ils ont du mal à critiquer le fond. A s’en prendre (superficiellement) au fond quand ils n’osent plus, sauf à risquer une injustice indécente) à le traiter (comme je l’ai entendu d’une bouche ministérielle) de « démo-chrétien à couilles molles ». Faux procès en sorcellerie au PS,  faux procès d’intentions à l’UMP et festival de vrais « faux culs » chez les « Rescapés (UMP) du Marais »

« Mon rassemblement n’est pas une union molle » a pris soin de marteler Bayrou. Cela, c’est ce qui gêne le plus Ségo et Sarko qui sont à la tête de deux coalitions bien hétéroclites, de deux « auberges espagnoles », de deux camps qui ne trouvent leur unité de façade qu’ à force de « camouflages idéologiques » (comme dit Bourlanges) et qu’à coups de pratiques encore moins dignes que le « parlementarisme » si méprisé de la IV ième République :  sucettes en dessous de table,  déjeuners corrupteurs,  coups d’Etat permanents,  jeux de cour et d’arrière cour, carottes et bâtons, peaux de banane et couleuvres…

Quand Sarkozy utilise  mal une Histoire qu’il connaît peu…

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A propos de la IV ième République, quelques remarques oubliées par le « jeune » Sarkozy qui devrait peut-être relire son histoire contemporaine :

1)   Sous la Ive, le président de la République n’était qu’une « potiche » élu par le Parlement, non par le peuple. Il n'avait donc pas la même légitimité ni les mêmes moyens à sa disposition qu’aujourd’hui. Grâce à De Gaulle si rare dans les références (abondantes) de Sarkozy et chez les héritiers de l’auteur du « Coup d’Etat permanent »

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2) La IV ième a été tuée par l’alliance objective d’un PCF fort (plus à l’est qu’à gauche », comme disait Mollet) et d’un RPF assoiffé d’une crise de régime provoquée  et par les pièges d’une décolonisation mal assumée dans un contexte d’après-guerre qu’on imagine mal et dans un contexte international d’une gravité qu’il ne faut souhaiter à personne, surtout pas à Ségolène la maternante et à Sarko l’impusif…

3) La question posée à Bayrou sur  « avec quelle  majorité ? »  se pose à tou et pour tous  puisque la présidentielle sera OBLIGATOIREMENT suivie de législatives en juin. C'est donc le peuple qui décidera de donner ou non une majorité au nouvel élu et si celui-ci est cohérent il confirmera son vote des présidentielles. C'est ce qui s'est toujours produit jusqu'à maintenant.

Si tel n'était pas le cas, il y aurait une cohabitation,  pour Sarkozy comme Royal. Pourquoi alors ne leur pose-t-on jamais  la question jusqu’à présent?

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4) La V ième République, dont la Constitution est dûe essentiellement à Michel Debré (gaulliste) et à Pierre Pflimlin (centriste et fier de l’être pour qui l'Union avec les gaullistes a toujours été un combat et non une soumission))  a été dénaturée par les cohabitations, par le quinquennat, par un usage abusif du 49-3 (prévu par précautions dans la perspective de crises graves toujours possibles), par l’extension du « domaine réservé » du Président, par le mépris de l’article 20 (le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation), par le dédain avec lequel a été traité le Parlement par les exécutifs successifs depuis Pompidou, par le mélange des genres qui fait des députés les grands absents du processus législatif…De Gaulle trahi!

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Ce ne sont pas les réformettes institutionnelles préconisées par Sarko et Ségo qui vont gommer ces dérives… Au fait, pourquoi Montebourg ne parle-t-il plus de VI ième république ? Et pourquoi « les Rescapés UMP du Marais » ne font-ils pas entendre leurs « différences » pour ne jouer que les « strapontins » du sarkozisme autoritaro-libéraliste et de l’Etat UMPS? Les meilleures valeurs sont solubles dans le carriérisme et l’opportunisme… 

« S’ils ont quitté l’UDF, c’est qu’ils n’étaient pas de vrais UDF », redirait Bayrou. Si Douste-Blazy nous était conté…Si Méhaignerie avait tenu ses promesses de jeunesse… Si… «  Ce n’est pas la girouette qui change, c’est le vent », confessait Edgar Faure qui, lui, avait bien des talents, une vraie culture et un sens de l’Etat dont Sarkozy (qui ose ironiser sur lui) et quelques autres feraient bien de lui envier.

« La IV ième République avait de mauvaises institutions, mais elle a compté de grands hommes », se plaisait à souligner Pierre Pflimlin. Et derrière l’instabilité apparente, il y avait une vraie continuité : Combien de ministres des finances ces 25 dernières années ?  Nous ne sommes pas loin du record du monde. Comme pour la  « dette » multipliée par 600 par l’actuel UMPS…

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Il est vrai que nous sommes aussi la seule démocratie européenne où un élu à moins de 20% croit qu’il a gagné avec plus de 80 % des suffrages. Le rappel de la « faute » de Chirac en 2002 vaut dénonciation de ceux (dont Sarkozy) qui l’ont suivi et de ceux (dont Royal) qui n’ont pas pu bien assumer leur rôle d’opposants par défaut d’analyse de leur propre échec… Bayrou, seul,  a eu le courage d’en tirer leçons : « Une responsabilité lourde ». Comme celles qu'avait su prendre Mendès-France si trahi par la gauche!

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Ces remarques sont plus faites par souci de vérité que par désir de vaincre les réticences   des indécis ou des inquiets face à ce Bayrou transformé en épouvantail par les moineaux d’une République « politichienne » qui n’est ni « moderne » comme le voulait Mendès ni démocratiquement efficace comme le voulait De gaulle ni respectueuse des citoyens comme le veut François Bayrou, ni « participative » comme toute démocratie authentiquement représentative se doit de l’être…

Mais ce type de débats de fond n’a pas encore eu lieu. Cela viendra. Quand les émission politiques parleront moins du « remboursement des lunettes, des dentiers et des sonotones » (des questions à ne pas négliger dans d’autres scrutins) et davantage de cet « intérêt général », de ces « projets de société », de ces moyens d’assurer un vrai « vivre ensemble » qui devraient être au cœur des Présidentielles

Daniel RIOT

19/02/2007

OSER BAYROU ? De plus en plus, avec d'excellentes raisons

UN DIMANCHE AVEC FRANCOIS BAYROU: LECONS DE DEUX LONGUES PRESTATIONS TELEVISEES TRES REUSSIES DE L'HOMME A LA CASAQUE ORANGE QUI MODIFIE LA DONNE DE LA COURSE A L'ELYSEE

Questionnement schizophrénique logique de l’éditorialiste : qui, en moi,  regarde en ce moment François Bayrou à France Europe Express l’observateur que je reste ou le sympathisant du candidat de l’extrême-centre que je suis devenu ? Cette question n’a rien chez moi d’exceptionnel. Voilà près de 40 ans que je me la pose chaque fois que j’ai à rendre compte ou à commenter… Voir c’est d’abord savoir avec quels yeux on regarde, avec quelles oreilles on écoute et de quelle humeur on est animé. Je ferme vite cette parenthèse introductive : les observations de l’analyste confortent les orientations du sympathisant. Mieux : le sympathisant nourrit sa militance des réflexions de l’observateur-analyste… Aucune schizophrénie : Une belle harmonie intérieure.

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Je n’adhère pas aux thèses, aux analyses, aux propositions de Bayrou.  Comme disait Paul Valéry « il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent »… Mais j’apprécie ses qualités intellectuelles, humaines, son art de concilier politique et pédagogie, ses refus de toute démagogie, sa détermination de labourer son champ avec le sérieux d’un paysan, son sourire qui n’a rien d’artificiel, sa manière de jouer son rôle sans faire le comédien, la franchise de ses propos, la force de ses arguments.

LE COMPARER AVEC LES AUTRES, C'EST LE CHOISIR

En toute sincérité, quel autre candidat cumule-t-il autant de vertus et aussi peu de vices. Je suis les prestations de toutes et de tous, j’épluche les discours et les ITW de toutes et de tous, je scrute et compare les programmes et les propositions de toutes et de tous. J’en viens en ce dimanche soir à plaindre sérieusement les supporters de Sarkozy et de Royal.

Crédibilité, clarté, lisibilité, réalisme, idéalisme, autorité (eh ! oui), charisme même : ni Nicolas qui s’y croit déjà ni Ségolène qui rame comme elle peut, ne sont à sa hauteur en termes d’équation personnelle.. Surtout aucun des  deux favoris des sondages qui disposent de moyens considérables, de « troupes » fournies, d’appuis médiatiques inégalables ne montre autant de perfectibilité déjà avérée et encore à développer. Pourvu qu’il ne change pas Bayrou, qu’il reste pleinement lui-même, qu’il reste fidèle à ce qu’il est devenu.

 

L'ETRE ET LA PARAITRE NE FONT QU'UN

Il n’a pas besoin de consultants en marketing, de conseils en com’, de publicitaires à la botte, d’experts en image de marque et de nègres en écriture. Parce qu’il a une qualité rare à ce niveau : son paraître et son être coïncident.

Il est naturellement « nature » parce qu’il est d’abord homme de culture. Ce qu’il dit porte parce qu’il porte vraiment ce qu’il dit. Sans jouer les séducteurs, les flatteurs, les bateleurs, les faiseurs. Sans tricher avec lui-même, avec les réalités, avec ses interlocuteurs et avec celles et ceux dont, par définition, il a besoin des voix. Sans « péter plus haut que son cul », comme on dit à la campagne, sans se prendre pour un homme providentiel ou pour un « sauveur » d’une France en déclin mais avec la pleine conscience de ce qui est devenu un devoir : ne pas décevoir celles et à ceux à qui il redonne espoir, énergie, volonté.

LE CATALYSEUR D'UNE MOBILISATION CITOYENNE

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Il n’est pas que dans l’indispensable « pêche aux voix », Bayrou. Il ne cherche pas à ratisser large à tout prix. Il ne se pose ni en guide, ni en père, ni en mère, ni en frère des Françaises et des Français. Il est loin du « avec moi, tout est possible ».

Il est en quête d’une vraie mobilisation citoyenne dont il se veut le catalyseur. Une mobilisation qui ne joue pas que le temps d’une élection ou qui ne dure pas que pendant les mythiques « 100 jours » d’état de grâce. Une mobilisation qui n’est pas celle d’un camp ou d’un clan mais qui puisse réconcilier la Nation et la Société, l’Etat et la République, LA politique et LE Politique, l’économie et le social, l'ordre REPUBLICAIN et la Justice, les individus et la Collectivité Nationale, l'Etat-Nation et L'Europe, bref pour un nouveau "VIVRE ENSEMBLE"

UN EXCELLENT FRANCE EUROPE EXPRESS

Ceux qui doutaient de ses aptitudes à mieux gérer l’Etat auraient du suivre son dialogue avec Jean-Pierre JOUEYT, Directeur à l’inspection générale des Finances

Ceux qui doutaient de ses capacités de faire des réformes en profondeur auraient dû suivre son échange avec Pierre LUNEL, ancien Président de l’Université Paris VIII

Ceux qui doutaient de ses engagements écologiques auraient du suivre sa conversation avec Edgar MORIN

Ceux qui prenaient ses engagements européens pour plus idéalistes que réalistes auraient dû suivre ses  débats avec Thijs BERMAN, euro-député néerlandais socialiste

J’écris « auraient dû » parce que France Europe Express qui dans sa nouvelle formule mériterait le « prime time » sur une chaîne de service publique est diffusée à une heure non faite « pour les Français qui se lèvent tôt » pour reprendre l’une des formules détestables de Sarko-le-moraliste … 

QUI PEUT ENCORE LUI REPROCHER UN MANQUE DE CHARISME?

Ceux qui doutent de la stature d’Homme d’Etat de Bayrou auraient dû suivre attentivement suivre toute l’émission  de Christine Ockrent et celle, plus intimiste, plus personnelle mais tout aussi digne d’enseignements de M6, « Cinq ans avec… », très bien animée par Estelle DENIS mais malheureusement mal annoncée dans les programmes

Deux émissions de ce calibre et de cette qualité en une même journée dominicale, sans faire une bourde, sans  présenter le moindre signe de faiblesse, tomber dans les pièges logiquement tendus : il faut le faire ! D'autant que Bayrou inaugurait la nouvelle formule de FEE sur France 3 et essuyait les plâtres de la nouvelle plage politique de M6. Chapeau bas!

"ETRE DE GAUCHE OU DEDROITE, C'EST ETRE HEMIPLEGIQUE"

Ceux qui voilà peu de temps encore ironisaient sur « cet universitaire qui n’a pas de courage politique », sur « ce paysan béarnais très gentil mais limité » ou sur cet « homme du passé » devraient revoir leurs grilles d’appréciations et lui présenter des excuses. Pauvre De Robien, par exemple, ou vil Santini ! Passons : "nos jugements nous jugent ", comme disait Paul Valéry

Restons le temps d’une phrase sur Paul Valéry. C’est lui qui, avant Aron, avait écrit :  « être de gauche ou de droite c’est être hémiplégique ». Merci Monsieur Bayrou de tenter de guérir la France de son hémiplégie et de ses schizophrénies…

55% DES FRANCAIS LE SOUHAITENT AU DEUXIEME TOUR

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Certes la route de l'Elysée est longue pour Bayrou, même si le premier tour sera vite là. Mais au-delà du doublement de ses « scores » dans les sondages depuis début janvier (de 7 à 14%) il est des signes qui ne trompent pas : 55 % des électeurs français souhaitent que BAYROU soit au second tour (55% chez les sympathisants de gauche et 65 chez ceux de droite), 71 % sont favorables à l’idée d’un gouvernement d’union républicaine prônée par BAYROU et 79% estiment que rien n’est encore joué.

La casaque orange de l’éleveur de chevaux du Béarn peut déjouer bien des pronostics dans ce "Prix du Président de la République" exceptionnel. Ce n’est pas un hasard si à droite comme à gauche on tente de faire renaître le « péril Le Pen » l’homme qui a montré  qu’il « consolide et bétonne la baraque qu’il prétend vouloir casser » et qui reste celui qui favorise le statut quo d’un système binaire susceptible d'engendrer de fausses alternances mais qui prive la France de ce dont elle a un besoin URGENT: de vraies solutions alternatives…

Daniel RIOT

18/02/2007

Mon carnet de campagne: "rien n'est joué"

>>>Voici un sondage qui arrange tout le monde (y compris les médias qui ont besoin d’entretenir le suspense) : Près de huit Français sur dix estiment que rien n'est encore joué à neuf semaines de l'élection présidentielle, selon l’ Ifop  dans "Le Journal du Dimanche". Seuls déçus, sans doute, les 17% des personnes interrogées qui considèrent que l'élection "est jouée en faveur de Nicolas Sarkozy". Une question : qui peuvent bien être les 4% qui disent que tout est "joué en faveur de Ségolène Royal" ?

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>>> Je me suis trompé : je pensais vraiment que sa prestation dominicale sur ses 100 propositions allait sortir Ségolène de son « trou d’air ». Sa chute libre est provisoirement enrayée. Mais aucun des rebonds logiquement  attendus ne s’est produit. Pourquoi ? Ses qualités affichées en rose  n’ont pas suffi à effacer ses défauts démasqués en blanc, en dépit d’un sourire plus maîtrisé, d’une voix moins haut perché et de quelques accents de sincérité mieux travaillés.

Remarque un : elle a mal été servie par une couverture médiatique qui s’attarde sur une ou deux formules mais trouve indigeste 100 propositions. Loi du genre, pas seulement. Elle a raison de s’en plaindre. Mais elle formule des critiques qui la « victimisent » personnellement et non, comme Bayrou, pour remettre en cause un système qui  l’avait si bien servie dan sa bataille interne au PS…

Remarque deux : une analyse du vocabulaire révèle (comme dans les interventions de Sarkozy, d’ailleurs) un sens de l’exhortation plus poussé que celui de l’argumentation : « Je » reviens 203 fois, le plus souvent avec « veux », (contre « nous »  65 et « vous », 72) « je m’engage » 12 fois, « je propose » 17 (merci à Claude Weill pour ses décomptes précis !). Elle s’offre même la grâce royale de deux « moi, Ségolène Royal je dis que ». Moins de Bécassine mais plus de Mme de Pompadour

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Remarque trois : en dehors des poussées d’un maternalisme émouvant et d’un jeunisme un peu démago, la même analyse sémantique traduit une absence d’ancrage (« socialiste » ou « socialisme », zéro fois, « gauche »  une fois, « travailleurs » quatre fois, « salariés » huit fois, « ouvriers » une fois, « inégalités » trois fois…

Dans le registre "social", le candidat du Cac 40, de la droite hyperlibérale et autoritaire, qui contrairement à De Gaulle veut que la politique de la France se fasse à la Corbeille,  sait faire beaucoup mieux, en dehors de ses citations éhontées de Blum, de Jaurès et de quelques autres.

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Du coup, ce qui pourrait être salué chez Ségolène,  comme une volonté de sortir des ornières de la gauche archaïque devient une marque de faiblesse, de vide des valeurs et des repères, de creux de la pensée.

Elle ne sait ni parler A ni parler De la « classe moyenne » si déterminante électoralement. Elle fait même très Neuilly (ce qui est un comble face à Sarkozy) quand elle s’adresse aux ou parle des « classes populaires ». Ses conseillers n’auraient pas bien lu ce petit livre si bien assimilé par ceux de Sarkozy qui s’intitule « le Descendeur social ». Signé  par Alain Mergier et Philippe Guibert, ce petit  livre dense est édité chez Plon par… la Fondation Jean Jaurès.

 

Peut-être dans son équipe réorganisée cette semaine, les conseils en communication seront-ils choisis en fonction de la teneur des discours que des tenues de l’oratrice…

Ce doit être dur de devoir changer de conseillers en pleine course. C’est comme un club qui change d’entraîneur en pleine saison. Chez les sarkozistes, on en rigole un peu plus avec des effets de manche faciles : « Si elle n’arrive pas à mettre sur pieds une équipe Ségo, comment pourrait-elle former une équipe de France ?» Bonne question en effet.

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Mais du coté de Sarkopoléon -le- petit est-on plus cohérent ? Les évaluations des coûts des programmes et des propositions se valent dans les deux camps. Et elles ne valent pas grand-chose…

Cette double nullité a un double vice. Elle n’annonce pas de jours meilleurs si le satut-quo si médiatiquement porté à bout de bras par ceux qui résument la démocratie à une alternance possible sans se préoccuper des alternatives souhaitables. Et elle fait indirectement de jeu de Le Pen. La démagogie profite toujours au plus démagogue...

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Elle a heureusement une vertu : mettre par contre-coup en relief le sérieux, la cohérence et la crédibilité de François Bayrou, de ses analyses et de ses propositions. Mais médiatiquement, la teneur des propositions et des engagements de Bayrou sont superbement ignorés. Les mitraillettes à promesses non tenables du « duo » sont-elles plus télégéniques que les arguments solides du solide Béarnais ? Les journalistes ne savent pas suffisamment résister à l’air du temps vient de dire Anne Sinclair chez Drucker.

Eh ! Oui… Comme dit le Chat dans le dessin que Philippe GUELUCK vient d’offrir en direct sur le même plateau) Mme DSK, « A la télévision, il y a ceux qu’on regrette et … ceux qui sont regrettable ».Comme au PS, d’ailleurs…

>>> Puisque nous parlons télé, quelques remarques prises au vol

 

  • Santini, l’humoriste ami de Pasqua, de Sarkozy et quelques autres qui fait de la politique en riant et des affaires sans rire, était l’invité de Ruquier. Parce que des balcons s’effondrent dans sa cité hyper riche d’Issy-les- Moulineaux ?  Parce qu’il veut toujours fumer le cigare à l’Assemblée. Parce qu sa Ville a de grands projets d’urbanisme ? Non. Parce qu’il a trahi Bayrou pour soutenir Sarkozy. C’est fou : il suffit de lâcher le leader du centre pour se retrouver à l’avant-scène. Sur quel compte son long temps de parole : celui de l’udf ou celui de l’UMP ? SOS CSA, une fois de plus…

     

  • Pourquoi les chaînes nationales, si friandes de « petites phrases » n’ont-elle pas repris celle de Bayrou sur France «3 Alsace à propos des transferts du « mercato » de la droite réunie : « S’ils ont rallié l’UMP c’est qu’ils n’étaient de vrais UDF ». Bien vu, pourquoi. Et très juste. A Strasbourg, on connaît même des UDF qui réussissent l’exploit de s’exhiber dans un meeting de Bayrou tout en obéissant aux consignes pro-Sarkozy du tandem qui dirige la Ville. De « vrais » UDF ? Ou de faux Sarkozistes… L’une des faiblesses de l’UDF, donc de Bayrou, vient de là, bien sûr : le marais centriste est le principal ennemi de l’extrême-centre. Comme dans les Hauts de Seine, on confond trop souvent « centre » et « milieu », ou nombril et centre de gravité, ou opportunisme et convictions. Cela passera: le faux centre n'a pas le monopole de la veulerie...On en sait aussi quelque chose , en pire, à l'UMP et au PS, ces partis plus consédérés par nombre de leurs mmebres ppour des rampes de lancements pour ambitions à mettre en orbites que comme foyers de réflexions et pôles d'actions citoyennes.

     

  • De Villiers, ce midi dans « Dimanche + » a réussi un exploit… Dans la même phrase, il a réussi à dénoncer les réglementations des bureaucrates de Bruxelles et réclamer des règlementations européennes contre la Chine »
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  • Ségolène n’a vraiment pas chance.  Anne  Sinclair a joué avec loyauté les supportrices de l’ex-concurrente de DSK, mais tout ce qui sonnait juste et vrai dans l’émission de Drucker sonnait contre la royale élue du PS. Allez savoir pourquoi…

     

  •  Jean-Michel Aphatie, la neutralité faite journaliste politique, (puisqu’il vote blanc et en est fier) a encore brillé, sur canal+ par ses analyses anti-Bayrou sur l’impérative nécessité (selon lui) de cultiver ce bipartisme à la française que le monde (sauf les USA peut-être) nous envie. Et sur internet il tire sur tous les journalistes qui refusent l’air du temps » de la fausse bipolarisation. Sa dernière cible : Jean-François Kahn, coupable de crime de bayrouisme ! C’est beau la « neutralité et l’élégance déontologique ». Certains dits sont pire que les non-dits...
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  • Les patrons de TF1 ne manquent pas d’air. Ils demande aux politiques de soutenir et de ne pas attaquer la pauvre chaîne de « dimension moyenne », « l’entreprise modeste » de Mister Bouygues. Il faut le faire. Lelay , c’est celui qui disait à Bayou : « La politique, je m’en fous. Je suis breton avant d’être français… Ce que je veux, c’est de l’audience et du spectacle : les Français rêvent d’un match à deux :ils l’auront » Mougeotte, son collaborateur (à tous les sens du terme) enfonçait le clou : « Votre stratégie est vouée à l’échec. La démocratie, c’est le bipartisme »…

A part cela, tout va bien : les cahier des charges du CSA ne comptent guère. D’ailleurs, Sarko va arranger tout cela. Martin Bouygues n’est-il pas plus qu’un ami pour lui ? Petite annonce à diffuser sur internet : « grand proxénète de l’info-pute cherche protecteur »…

Dommage : j’ai connu Etienne Mougeotte à une époque où il était un excellent journaliste. Qui disait, voilà longtemps déjà, « le journalisme mène à tout à condition d’en sortir » ?

Daniel RIOT

31/01/2007

Mon carnet de campagne : Le bateau PS coule ou chavire?

« Regonflée » par son week-end antillais, Ségolène a dû mal supporter le décalage horaire. Et le retour aux réalités … hexagonales. Les sondages sur les intentions de votes qui traduisent une chute libre (et pas un « simple trou d’air »), çà passe encore : ils sont trompeurs. Mais les études d’opinions qualitatives font mal. Très mal.

Le Nouvel Observateur publie ce jeudi un sondage Sofrès qui fait dire à l’hebdomadaire (pourtant classé à gauche) : « le paquebot socialiste prend l’eau »  

>>>  Qu’ils soient de droite (89%) ou de gauche (76%), les Français créditent Nicolas Sarkozy d’un bon début de campagne, loin devant Ségolène Royal.

>>>  A moins de trois mois du scrutin, l’image de la candidate socialiste reste brouillée. Elle a su marquer des points sur le terrain de la «  proximité », de « l’écoute » sans parvenir à lever les doutes sur sa crédibilité.

>>> Une très large majorité des Français interrogés par la Sofres – et ce, quelle que soit leur couleur politique – juge qu’elle ne maîtrise pas les grands sujets: 70% d’entre eux lui reprochent de ne pas se montrer assez concrète dans ses propositions.

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C’est dire la pression qui repose sur la journée du 11 février, date retenue par Ségolène Royal pour dévoiler son « programme ». Car même s’il semble avoir été compris, le choix d’une longue phase d’écoute et de débats participatifs pour tenir compte des attentes n’a pas convaincu. « Plus d’un sympathisant de gauche sur deux y voit un risque, pour la candidate, de paraître moins préparée que ses adversaires ». « Un sur trois considère même que ce choix révèle une absence de projet ».

Il est vrai que la compétence ne se juge pas sur les couvertures des magazines. Il est vrai aussi que la seule notion de « démocratie participative » est une formule marketing. Toute démocratie authentique est « participative ». Et si « l’écoute » est indispensable, le chef suprême de l’Etat ne doit faire sienne la formule célèbre : « je suis leur chef, donc je les suis ». L’une des causes de la crise de la démocratie « représentative » tient d’ailleurs à la place prise par les pressions des médias, des lobbys et de la rue dans les mécanismes de décisions des gouvernements qui sont se succédés depuis plusieurs années.

 

OU FABIUS EXHORTE: "A GAUCHE, TOUTE !" 

Dans ce contexte, qui relève le nez ? Fafa l’ex-libéral-socialiste devenu grand prêtre du Non au référendum constitutionnel… « Rien n’est joué » lance Fabius en exhortant Ségolène Royal à faire un mouvement du style « à gauche toute ». Sans trop dire ce que cela veut signifie…

Quel beau terme de l’alternative pour Ségolène : le bateau prenait l'eau, il risque de chavirer… Au secours ! Où sont les bouées de sauvetage ?  Et du Parti Socialiste. Et du Parti Ségolène. Double SOS pour les deux PS….qui paraît-il n'en font qu'un.

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Au moins, aujourd’hui, a-t-elle relativement bien joué (mais mieux que les neuf autres) dans la grand messe célébrée à Notre-Dame-la-verte-de-Saint-Nicolas-Hulot, saint patron de l’écologie cathodique. Une profession de foi cousue mains par l’ancien « patron » de Greenpeace, Bruno Rebelle.

La France sous Ségolène ? « Le pays de l’excellence environnementale ». Belle formule... Avec ou sans le nucléaire ? Il nous faut attendre le 11 février pour en savoir plus. Sur ce sujet comme sur d’autres… Maintenant qu’elle a tiré tout ce qu’elle pouvait de ses conseillers en com’, peut-être trouvera-t-elle un peu de temps pour prendre des cours de rattrapage « participatifs » avec ses conseillers en « problèmes de fond »... Et sauver le paquebot. Dans son couvent antillais et à N-D d'Epinal, Ségo a appris à croire aux miracles. Son investiture par le PS en était déjà un , non? Oui, j'ai bien écrit miracle, non mirage...

24/01/2007

Mon carnet de campagne: Les Français sur leur faim

Déçus, les Français… Même s'ils disent s'intéresser "beaucoup" à la campagne des Présidentielles  (ce qui est bon signe) .Les sondages sur les intentions de vote ne sont que des indications provisoires. Mais il est des études d’opinions à ne pas négliger.

Ainsi :

>>>Si 98% des Français jugent que la lutte contre le chômage est un thème "important ou tout à fait prioritaire", ils sont 67% à estimer que la campagne présidentielle ne répond pas à leurs attentes sur cette question, selon un sondage CSA paru mardi 23 janvier dans L'Humanité.

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>>>La sécurité est le seul sujet sur lequel, selon le sondage, les réponses apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents : 50% des sondés estiment que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire. Est-ce là l’effet des discours "sécuritaires" convergents de Ségolène Royal et de Sarkozy? Ou un mouvement de balancier après les délires sécuritaires si soigneusement cultivés par la droite et la médias en 2002 ?

>>>D’après le sondage, les thèmes jugés les plus importants sont, après la lutte contre le chômage : la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement. Arrivent ensuite la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.

Pas de surprise : Pour ce qui est des retraites, la campagne ne répond pas aux attentes de 71% des personnes interrogées. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage. La crise de confiance en l’avenir st donc toujours là.

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La campagne répondrait aux attentes pour le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%). Le premier tient plus à l’actualité législative qu’aux perspectives d’avenir. Les satisfactions sur la santé sont plus étonnantes : sauf à l’udf, les programmes sont bien flous en la matière…

Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%). C’est logique sur le premier point. Ce l’est moins sur le deuxième : les actions de Borloo et de nombreux pouvoirs locaux ne sont pas perçues autant qu’elles le devraient et les prises de conscience dans les partis de « gouvernement » sont sous-estimées.

>>> L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, devant la réforme de la fiscalité. Ce doit être là une surprise pour Sarkozy, de Villiers et Le Pen. Mais c'est rassurant: la dramatisation excessive nourrit la xénophobie ambiante...

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>>> La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang. Ce qui est évidemment la conséquence du déficit pédagogique dont souffrent les affaires européennes. Un déficit creusé à l’école et dans les Universités, aggravé par les médias et les politiques. Dommage. Et dangereux. Plus dangereux encore pour la France que pour l’Europe…

La plupart des problèmes mis en avant n’ont-ils pas d’abord des solutions qui ne sont bonnes qu’au niveau européen ? « Escargotisme » franchouillard… Et vue basse !

En revanche, 42% estiment que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur la politique internationale de la France. Etonnant : une majorité voit ses attentes satisfaites en matière de politique internationale. Peut-être parce qu’il n’y a guère d’attentes…

(Ce Sondage CSA a été réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

21/11/2006

carnet de campagne: Vous avez dit "sondages?

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>>> « Rien n’est joué », a dit, sourire aux lèvres, Dominique de Villepin. Même si on ne croit pas aux sondages (en dehors de ce qu’ils sont, c’est-à-dire une photographie de l’opinion à un moment T et dans des circonstances C) le thermomètre IFOP  à paraître jeudi dans Paris-Match, lui donne raison… Ségolène Royal l'emporterait contre Nicolas Sarkozy par 51% contre 49% au second tour de l'élection présidentielle. C’est peu, très peu. « Rien n’est joué », en effet, même si la candidate socialiste à la présidentielle gagne ainsi quatre points et si Nicolas Sarkozy en perd autant par rapport au sondage IFOP du mois précédent.

>>> « L'étude » montre aussi que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal arriveraient à égalité au premier tour de l'élection avec 29 % des suffrages. Si Jacques Chirac était candidat à la place de Nicolas Sarkozy, il obtiendrait 15% des voix et perdrait au second tour contre Ségolène Royal par 41% contre 59%. Mais comment trouver crédible de sondage dans  les circonstances actuelles. Nous sommes en plein « virtuel »…

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>>>François Bayrou et Jean-Marie Le Pen arriveraient eux aussi à égalité, avec 11% des intentions de vote, selon le même sondage. L’un n’est pas encore candidat déclaré, l’autre n’a pas encore ses  500 signatures…Et les deux font d’autres « scores » dans d’autres baro-thermomètres. La France était-elle tellement malade qu’elle doive prendre sa température (et sa tension) tous les  jours ou plusieurs fois par jour ? 

>>> Selon le même « état des humeurs et des intentions » , Olivier Besancenot obtiendrait 5%, Marie-George Buffet 4%, Arlette Laguiller, 3%, Jean-Pierre Chevènement 2%, Dominique Voynet 2% , Philippe de Villiers, 2%, Corinne Lepage 1% et Frédéric Nihous, candidat de Chasse, Pêche, Nature, Traditions, 1%. Tiens, tiens on ne parle pas de Hulot … Dommage.

>>> On aurait pu le mettre en concurrence avec Drucker pour son art du consensus,Georges Pernoud, champion du grand large, PPDA pour sa popularité, Ruquier (l’éditorialiste le plus influent de France), Denisot  (pour sa réussite en sports, sauf au PSG), Christine Ockrendt (pour ses engagements européens), Pernod (qui sent si bien la « France profonde », plus basse que celle « d’en bas » si chère à Raffarin), pour ne citer que quelques « info-stars », parmi d’autres dans d’autres secteurs…Un Jamel, par exemple. Un Bedos. Un Zavatta (ah ! Non : Il est mort).

 >>> « Ne se prononcent pas: 5% », dit encore « l’étude »… Ce dernier score est le plus surprenant : les Français sont-ils aussi « décidés » dans un paysage aussi « fluide », comme dit de Villepin ? L'IFOP fait bien de rappeler "que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l'état des rapports de force actuels dans la perspective du prochain scrutin présidentiel" mais  qu'"en aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote".

>>> A quoi cela sert-il alors ? L’info-intox, la démo-doxo, et la sondo-mania démonétisent la démocratie. A force de panels, qui tombe dans le panneau ?    Je n’en parle ici que pour en rire … jaune. Et crier « Assez ! ». Dominique de Villepin a raison sur ce point aussi : « les Français se rebellent contre toute décision qui leur semblent imposer ». Le malheur, c’est que les phénomènes de mode, les réflexes de « mimétisme de masse » et les aspirations identitaires de celles et de ceux qui adorent voler au secours de la  victoire annoncée  s’opposent à cette « rébellion »

« Je suis leur cheftaine, donc je les suis »…

>>> Revenons à l’essentiel (du moment) : SEGOSTAR ! Ségolène Royal a déclaré sur  TF1 qu'elle ferait une campagne présidentielle "participative" pour "remettre le peuple français au coeur du projet des socialistes" et "construire avec lui les réformes" qu'elle mettrait en oeuvre si elle est élue chef de l'Etat. C’est beau çà ! Et plus facile que de rénover structurellement la « démocratie représentative »… « Maintenant que les socialistes ont beaucoup parlé entre eux, nous allons nous tourner vers les Français, conquérir leur confiance", a déclaré Mme Royal, en exprimant sa volonté "de ne pas décevoir" et en réaffirmant que son "objectif" était "de remettre le peuple français au coeur du projet des socialistes pour construire avec lui les réformes que nous ferons demain".

Elle a annoncé qu'elle allait "lancer une campagne participative pour que tous ceux qui veulent participer, venir dans le projet des socialistes, y apporter des précisions, des idées neuves - n'ayons pas peur des idées neuves! -, puissent le faire." Le projet de la candidate sera "sans doute complété (...), plus concret" que celui du PS, a déclaré Ségolène Royal. Il faut "aller plus loin dans la hiérarchie des priorités et dans les idées neuves qui surgiront dans cette campagne", a-t-elle affirmé. La première phase de sa campagne, a-t-elle expliqué, sera "une phase d'écoute, pour (...) agir juste, partir des vrais problèmes des gens et y répondre".

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Allô, allô, j’écoute… Les sondages, surtout. . « Je suis leur chef(taine), donc je les suis ».  D’ailleurs, "Un leader doit cesser de considérer qu'il ne sait pas tout seul et qu'en voilà assez des politiques qui assènent sur la tête des autres ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire et ce qu'il faut faire"… Et si le vent tourne ? C’est l’esprit d’Edgar Faure qui va souffler : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». La modernité néo-socialiste et archéo-politique sera opportuniste ou ne sera pas.

>>>« Participative » jusqu’où ? Cela deviendra vite la question clef… en cas de crise, de contestation. Je n’apprécie pas toutes les analyses de l’excellent Alain-Gérard Slama, mais celle faite dans le FIGARO de ce lundi exprime bien ce que je crains…pour un avenir proche. Aucune des réponses que donne jusqu’ici Ségolène  « ne tend à rendre les citoyens plus responsables. Ils relèvent, pour la plupart, de la palabre communautaire - le blog - favorisée par la Toile et du « toujours prêt » secouriste, plutôt que de la solidarité et de l'intégration. La pente de sa personnalité, influencée par les nouveaux théoriciens de la démocratie participative, incline Ségolène Royal à ne pas distinguer la sphère publique de la sphère privée, le politique du social, la prévention de la sanction, et à mettre en place un État à la fois transparent et s'occupant de tout, et d'autant plus liberticide qu'il sera plus faible ». Un peu comme Sarkozy, si j’écoute bien…

>>> Marie-George Buffet a haussé le ton face à la nouvelle candidate socialiste. Et multiplié les appels du pied aux collectifs antilibéraux, en estimant que la période était "cruciale" pour "le maintien d'une alternative à gauche". Convoqué dans l'urgence, ce conseil national avait pour objectif de répondre à la situation nouvelle créée par la désignation de Ségolène Royal. L'ancienne ministre de la jeunesse et des sports a accusé la candidate socialiste de vouloir incarner l'"air du temps"  en se fondant sur "une démocratie d'opinion". Selon elle, "Ségolène Royal ne prend en compte que les insatisfactions et les solutions immédiatement palpables". "Un renoncement au courage politique" pour la secrétaire générale du PCF, qui estime que l'alternative à gauche doit se construire avec ceux "que la dérive du Parti socialiste laisse au bord du chemin." "Les objectifs politiques que Ségolène Royal assigne à sa campagne sont à l'encontre de l'exigence de rassemblement de la gauche pour répondre aux attentes populaires. C'est en cela que la situation est grave", a-t-elle ajouté.

>>> Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, ne savoure qu’à moitié la victoire de sa championne, selon Le Point : « Je suis inquiet pour la suite. Il va falloir maintenant qu’on se mette sérieusement à élaborer le programme de gouvernement de la candidate. On va devoir faire en 4 mois ce que François Hollande n’a pas fait en 4 ans ». Montebourg se demande qui peut « cadrer » Ségolène Royal. Il se souvient que récemment François Hollande lui a demandé de « se charger de cadrer Ségolène Royal ». « Il en est hors de question », s’exclame-t-il, « c’est son mec et en plus c’est le 1er secrétaire du Parti »

La belle « unité » de l’UMP

>>> Belle unité ! Dans une interview publiée dans Le Parisien, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, François Goulard,  a critiqué vertement le programme du parti de la majorité. Un « programme attrape-tout pour ne pas dire attrape-nigaud ». Joli, non ? Pas faux, en tous cas…  « Sarkozy est incapable d’admettre un avis différent du sien. Il se bloque dès qu’une autre voix se fait entendre », explique-t-il encore  au Parisien. Qu’est-ce que cela va être s’il gagne aux Présidentielles !

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>>> Chirac a raison : la question de la sécurité devrait « réunir les Français », dit-il devant les Maires de France. Mais le ministre d’Etat qui en est chargé ne cesse de les diviser… Alors ? Qui est le chef de qui ? Qui est responsable de  quoi ? Ne faudrait-il pas aussi, parfois, parler de « fautes professionnelles » chez les ministres ? Le malheur, c’est que les (vagues) propositions faites en la matière par Ségolène ne sont guère plus rassurantes (et réunificatrices) Mais elle peut changer d’avis grâce à sa campagne « participative »…peut-être !

 

13/10/2006

Sondages: un rappel à l'ordre et un avertissement indispensables

Les agences de presse s'en font l'écho, mais les médias ne s'y montrent pas assez attentifs: La commission des sondages, organisme national chargé du contrôle des enquêtes d'opinion, a invité aujourd'hui à "relativiser la pertinence et la signification des sondages" auprès des sympathisants PS, récemment publiés. Le CSA avait été saisi jeudi 5 octobre par quatre députés PS, proches de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, après la publication d'un sondage Ipsos portant sur 245 personnes "proches" du PS, indiquant que Ségolène Royal était la préférée de 68% des sympathisants du parti.

 

Le sondage Ipsos avait été réalisé les 29 et 30 septembre auprès d'un sous-échantillon de 245 sympathisants du PS, issu d'un échantillon national représentatif de 956 personnes, à qui on demandait pour qui il y aurait le plus de chances qu'ils votent s'ils participaient à des primaires pour choisir le candidat du PS.

Les députés socialistes avaient calculé que "si l'on considère que cela (le nombre de sympathisants du PS, NDLR) correspond à environ 6 millions d'électeurs pour 180.000 adhérents, les militants représentent 3%, soit dans cet échantillon d'Ipsos, seulement 7 personnes".

Dans un communiqué, la commission rappelle que le candidat socialiste à l'élection présidentielle "sera désigné par les seuls adhérents du PS", le 16 novembre (ou le 23 en cas de deuxième tour) et non pas par les "sympathisants".

Elle souligne que "s'il s'agit, comme c'est généralement le cas, de "sympathisants de gauche" ou de 'sympathisants socialistes", "la présentation du sondage doit insister sur la prudence avec laquelle il doit être interprété".

La commission affirme d'autre part que "lorsque les résultats sont établis sur la base d'échantillons ou de sous-échantillons à la taille particulièrement réduite, la publication des résultats obtenus doit indiquer qu'il convient de les interpréter en tenant compte de la marge d'incertitude importante qui les affecte"...."Ces observations conduisent à relativiser la pertinence et la signification des sondages déjà publiés. La commission rappelle aux instituts et aux organes de presse qu'ils sont tenus, pour les enquêtes à venir, d'en tenir le plus grand compte", écrit-elle.

Ipsos a rendu publique mercredi une autre enquête effectuée auprès de 522 sympathisants socialistes indiquant que 66% d'entre eux choisiraient Ségolène Royal s'ils participaient à des primaires PS. De son côté, l'Ifop a diffusé mardi un sondage indiquant que 39% des sympathisants UMP sont favorables à une candidature du Premier ministre Dominique de Villepin à la présidentielle.L'Ifop a interrogé 237 personnes qui se sont déclarées "proches de l'UMP", retenues à partir d'un échantillon de 1.007 personnes.Le directeur du département "Opinion publique" de l'Ifop, Frédéric Dabi, a affirmé à l'AFP que "c'est un bon segment de population, tout à fait fiable", donnant une "indication tout à fait significative". Nous verrons celà bientôt, même si les sondages sont des photographies et non des outils de prospective....

09/10/2006

Carnets de campagne: Sarko prêt au combat fratricide...Il se passe toujours quelque chose à l'UMP

medium_alliot_marie_3.jpg>>> Il n’a pas tardé à réagir, Nicolas Sarkozy ! Dès ce matin, il a mis au défi Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie de soumettre leurs éventuelles candidatures concurrentes à l'élection présidentielle au vote des militants de l'UMP lors du congrès prévu le 14 janvier 2007. "Il y a un calendrier qui a été prévu: les candidatures devront se faire connaître à la fin du mois de novembre", a rappelé le président de l'UMP sur France-Inter,"Il y aura un congrès où tous les militants de l'UMP pourront voter: je crois au débat, je crois à la démocratie, je crois à la concurrence. S'il y a d'autres candidats, tant mieux", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Il n'y a pas de candidat de droit divin, il n'y a pas de domaine réservé à l'UMP. Que chacun qui a quelque chose à dire et veut porter l'alternative ait le courage de le faire. Mais ça se passe à l'intérieur de l'UMP pas à l'extérieur". Pourtant, tout  semble se passer en public. Et ce n’est pas fini… C’est comme la pub d’avant- hier  d’un Grand magasin: il se passe toujours quelque chose à l’UMP

medium_sarko-bush.jpg>>>Mais oui, mais oui… On nous le dit : Nicolas Sarkozy a "une très bonne expérience" des sujets internationaux, a éprouvé le besoin de déclarer aujourd’hui la porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse en réponse aux critiques dominicales  de Dominique de Villepin. "Parler des choses, c'est une chose. Vivre les choses et mener une politique, c'est une autre chose", avait notamment lancé le Premier ministre, sans nommer le ministre de l'Intérieur….  Pour Valérie Pécresse, de Villepin parlait de Ségo, pas de Srako "J'ai compris des propos de Dominique de Villepin qu'il avait souligné le manque d'expérience de la candidate socialiste Ségolène Royal sur les sujets internationaux, qui est effectivement criant et qui sera un vrai problème quand elle se présentera à l'élection suprême", a déclaré la porte-parole de l'UMP. Il faut avoir de bonnes oreilles pour être « porte-parole »…

medium_Fabius.4.jpg>>> Qu’il est beau et bien Laurent Fabius ! C’est tout un art de savoir tromper son monde aussi bien et aussi fort ,non? Lui qui avait été l’un des chevaliers blancs de l’«  Europe libérale » Laurent Fabius a lancé un appel aux militants du PS qui éliront le 16 novembre leur prétendant à l'élection présidentielle en se présentant comme "LE" candidat du projet socialiste. Une belle formule, tout de même :"Je suis attentif à ce qu'ont dit constamment les Français depuis 2002 dans leur vote et dans leur mobilisation. Ils ont dit en particulier que le libéralisme n'était l'avenir ni de la France, ni de l'Europe, ni de la gauche, ils ont dit que le libre échange devait céder la place au juste échange" Vers un retour au troc ? Ca fait un peu toc….

medium_sego_sarko.jpg>>> Ah ! Ces sondages… Que d’argent dépensé pour des « photographies » contradictoires et  bien aléatoires… Ce matin, vous avez suivi ?.

Selon TNS/Sofres/Unilog paru dans le Figaro, Nicolas Sarkozy (UMP) devancerait très nettement Ségolène Royal (PS) au premier tour. Le ministre de l'Intérieur recueillerait 38% des voix, contre 29,5% pour la favorite de la primaire socialiste. En hausse de 2 points par rapport au mois dernier, Nicolas Sarkozy creuse ainsi l'écart avec la présidente de Poitou-Charentes (en baisse de 4,5 points). Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devanceraient au premier tour le président du Front national Jean-Marie Le Pen (9,5%) et le président de l'UDF François Bayrou (7%). 

 Pour CSA pour i-Télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France,  près d'un Français sur deux (49%) préférerait  voir Ségolène Royal élue présidente plutôt que Nicolas Sarkozy.
A la question "quelle personnalité préféreriez-vous voir élue présidente de la République", 49% des sondés choisissent la socialiste face au président de l'UMP qui obtient 39%, tandis que 12% ne se prononcent pas.

Pardon de parler de tout cela. Qui n’a vraiment aucun intérêt. C’est l’actualité telle qu’on la pratique aujourd’hui. Déformation professionnelle, sans doute. Un moment d’égarement, sûrement….

>>> Il s’accroche, SARKO… Nicolas Sarkozy a répondu  aux appels à la démission lancés par ses adversaires socialistes (et Raffarin, entre autres) en rappelant que Lionel Jospin était resté Premier ministre jusqu'à l'élection présidentielle de 2002…. "Pourquoi ce que M. Strauss-Kahn et Mme Royal trouvaient très bien pour Lionel Jospin serait très mal pour moi?", a demandé le ministre de l'Intérieur sur France-Inter.Il a rappelé que Lionel Jospin avait été "candidat à l'élection présidentielle en étant Premier ministre jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure de la dernière journée" Ce n’est pas pour cela qu’il a gagné, Jospin... C’est peut-être même  pour cela qu’il perdu…

medium_de_robien.jpg>>> Il va bien De Robien ? Gilles de Robien soutiendra à la présidentielle de 2007 le candidat qui aura pris "un positionnement clair de centre-droit". et qui prendra l'engagement d'être loyal vis-à-vis de la majorité" Vous comprenez à qui il fait allusion ? Si c’est Sarkozy, pourquoi ne pas rejoindre les anciens centristes qui ont adhéré à l’UMP ? Ce serait plus clair, non ? (…)"Cet engagement devra être annoncé avant le premier tour de façon que les électeurs ne soient pas trompés. J'appelle François Bayrou à le faire", a-t-il ajouté, alors que le président de l'UDF a quitté la majorité en votant la censure contre le gouvernement de Dominique de Villepin. Fermement opposé à la ligne d'autonomie de l'UDF prônée par François Bayrou, Gilles de Robien lance ce soir à Paris les débats de son club Société en Mouvement. Joli titre pour une politique de l’immobilisme sociétal….

 

medium_bayrou_7.jpgLe ministre de l'Education regrette qu'aujourd'hui, "beaucoup à l'UDF se demandent si Bayrou ne va pas être l'allié de Fabius, de Strauss-Kahn, ou de Ségolène Royal".(…)"L'indépendance de l'UDF, cela doit servir à faire des choix. Sinon on n'est nulle part, on n'existe pas, ou alors on cultive l'ambiguïté", continue Gilles de Robien.

Le ministre jugerait par ailleurs "contraire à l'esprit de l'UDF" une exclusion de Pierre-Christophe Baguet, le député des Hauts-de-Seine qui a annoncé qu'il soutiendrait Nicolas Sarkozy.

La vraie question, peut-être : que fait encore le ministre De Robien à l’UDF ? Son « centrisme » n’a rien à voir avec le « Centre central » de Bayrou. Deux conceptions de la vie politique s’affrontent, visiblement. Qui cultive le plus « l’ambiguïté » ?

 


 

25/09/2006

Confessions personnelles autour de sondages…

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Les sondeurs ne reculent devant rien. On interroge sur les mots du dictionnaire, maintenant…RUPTURE ? Vous êtes pour ou contre ? Le mot revient dans bien des consultations électorales, locales ou nationales… Il porte une idée de VRAI Renouveau, de RENAISSANCE, même quand il s’inscrit dans une continuité très classique. Cette année, c’est Sarko qui le brandit, comme s’il voulait rompre avec lui-même puisqu’il est au pouvoir, avec les beaux habits de Ministre d’Etat, le bel uniforme  de ministre de l’intérieur et la casquette (ou le chapeau melon) de grand patron du parti de la majorité (présidentielle et parlementaire)…. (Illustration "piquée" sur un site irrespectueux>>>>)

Rupture ? NON. Désolé, Monsieur Sarkozy…Une majorité des Français (62%) souhaitent que le prochain président de la République aménage le fonctionnement actuel de la société française et 25%, seulement,  espèrent une « rupture ».

Consolation pour Sarko : Selon cette enquête CSA, parue ce matin, dans le Parisien, Nicolas (43%) et Ségolène (39%) sont les personnalités qui incarnent le mieux l'idée de rupture Avec 37%, Jean-Marie Le Pen, président du Front national, n’arrive qu’en troisième position des personnalités "qui incarnent la rupture avec la manière dont fonctionne la société française actuellement".

Vous en tirez quelles conclusions ? Moi, aucune. Mais je dois mal lire les sondages… Comme celui qui dit que les Français (à 54%) approuvent les attaques de Sarko contre les magistrats… La justice a toujours été la cible privilégiée des « libéraux liberticides », (Napoléon-le-Petit et le général Boulanger, par exemple).

La vraie « rupture », selon Sarko ne consisterait-elle pas à concentrer à l’Elysée les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des affaires étrangères et (ressuscité) de l’Information ? Oh ! Vilain, je suis : je sombre dans un esprit de polémiste que je ne suis pas.

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Pardon à mes amis de droite (j’en ai) : je comprends mal comment on peut être à la fois « sarkozyste » et gaulliste. Nul besoin de relire les Mémoires du général (qui figurent parmi mes livres de chevet) pour voir dans ce qu’incarne Sarko la droite anti-gaulliste la plus pernicieuse

Pardon à mes amis de gauche (il m’en reste) : mes critiques de Sarko ne sont en rien des marques de soutien au « tohu-bohu » actuel du PS, un « tohu-bohu » dénoncé par celui qui l’a provoqué, Lionel Jospin qui ce matin, chez Elkabbach dit que rien ni personne ne l’arrêtera…même s’il n’est toujours pas candidat officiellement déclaré à la candidature au sein du PS….Il est des postures qui sont des impostures !

Pardon à mes amis du « centre » (central et non centriste) : je voudrais pouvoir soutenir Bayrou, mais je suis réaliste. Le système institutionnel français ne veut pas de jambon et de fromage dans le sandwich : le bi-partisme constitutionnalisé fait le jeu des extrêmes (de droite et de gauche) et condamne à la guillotine les têtes les plus représentative d’une France qui (le sondage du Parisien le prouve) est majoritairement pour une politique de l’intelligence et du bon sens, non de la « rupture » illusoire

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En fait, j’ai peur…

Cette nuit, j’ai rêvé d’un deuxième tour Sarko-Le Pen ! Quel réveil douloureux, en sueurs… Et aucun sondage n’est là, ce matin, pour me faire croire que ce cauchemar ne peut pas devenir une réalité. SOS CSA ! SOS IFOP ! SOS SOFRES ! La vraie RUPTURE serait là, en effet… Et de cette Rupture-là, je ne veux pas.

C’est d’une RENAISSANCE démocratique dont la France a besoin, pas d’une « rupture »  pour le pire. Ce pays a trop de qualités pour que ses citoyens se fassent berner par des « guides » mal inspirés ou trop inspirés par des ambitions plus personnelles que collectives. Les Présidentielles constituent une vraie chance pour cette RENAISSANCE. Encore faut-il que nous marquions une vraie RUPTURE avec nos façons de mener les débats… Des leçons de démocratie, nous avons à en recevoir, non à en donner. Cela passe par les média, bien sûr, mais pas seulement…

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ILLUSTRATIONS A VOIR >>>>