18/09/2008
En UNE de RELATIO-EUROPE
| Strasbourg: Les nuits européennes ou l'Europe en liberté dans sa diversité | ![]() | ![]() | ![]() |
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SUGGESTION RELATIO-EUROPE :Attention à vos agendas ! Réservez vos places ! Les NUITS EUROPEENNES de Strasbourg, ou plutôt de l'eurodistrict de Strasbourg-Ortenau, puisque la manifestation commence à Offenburg en Allemagne et se termine à Schiltigheim, va frapper les trois coups ! Cette treizième édition reste fidèle à la ligne éditoriale d'un festival qui se réclame d'une Europe ouverte et riche de ses différences. Lire la suite Ajouter un Commentaire (0) |
| L'hommage de Christian Antonelli à Richard Wright | ![]() | ![]() | ![]() |
| Mister atmosphère |
| Terrorisme et services secrets: Coups tordus et guerres de l'ombre | ![]() | ![]() | ![]() |
| L'Europe malade de ses frontières? | ![]() | ![]() | ![]() |
Les cicatrices des Nations ![]()
Par Anne CAPOVILLA(Sélection RELATIO sur Diploweb)
PLUS qu'un simple livre sur la notion de frontière, cet essai est le fruit d'un vécu, celui d'une femme diplomate dont le cœur et à la fois géorgien et français. L'auteur nous fait alors profiter de son expérience à travers une réflexion sur l'un des concepts clés de notre époque, à la base de l'identité et de l'avenir de l'Europe. Pour elle, l'Europe doit cesser de faire preuve d'indécision concernant les limites de son élargissement, car elle ne pourra pas aller de l'avant tant qu'elle n'aura pas réglé son problème de frontière. En effet, tant que ces dernières - constituant la « colonne vertébrale » de l'Europe - n'auront pas été déterminées, comment donner des orientations claires à la politique extérieure de l'Union ? Comme le dit l'auteur : comment savoir ce que l'on veut, si on ne sait pas qui est ce « on » ? |
02:33 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, spectacle, musique, culture, europe, france, strasbourg
05/11/2007
Strasbourg: Le ROI LEAR au TNS
En novembre, le TNS accueille en salle Koltès Le Roi Lear de Jean-François Sivadier, créé au Festival d'Avignon en juillet dernier. Le TNS vous propose également de suivre son programme de projections, lectures et rencontres, et de découvrir, les 3 nouveaux DVD des productions du TNS mises en scène par Stéphane Braunschweig, Les Trois sœurs, Woyzeck et Les Revenants. EN SAVOIR PLUS >>>>>
12:15 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, théâtre, spectacle, CD, débats, démocratie
18/10/2007
Fin du Vaudeville d'Etat:la "rupture" consommée"

Cécilia et Nicolas Sarkozy étaient mariés depuis 1996. Des rumeurs persistantes faisaient état depuis plusieurs jours de la séparation du couple présidentiel, alimentées par les absences répétées de la première dame aux côtés de son mari. Le chef de l'Etat est attendu ce soir à Lisbonne pour un sommet européen. Cécilia Sarkozy aura connu un passage à éclipses de cinq mois à l'Elysée, marqué autant par ses apparitions officielles que par ses absences. "Mon seul problème, au fond, c'est Cécilia", avait confié le président français peu après son élection, dans des entretiens avec des journalistes. L'inquiétude du chef de l'Etat semblait fondée.
"Je ne me vois pas en First Lady, ça me rase", avait déclaré Cécilia Sarkozy en 2005 à un magazine de télévision. Voici la France sans "Première Dame". Personnellement je m'en moque complètement. Je souhaite simplement à chacun des deux de vivre le mieux possible cette "rupture". Mais, ils se moquent certainement de ce que je peux souhaiter. Alors...
Maintenant, j'en vois déjà en train de surveiller les messages sur le net:"HM bien sous tout rapport cherche JF de qualités susceptible de devenir première Dame de France". Mais non: les services du courrier de l'Elysée sont déjà débordés par des CV de qualité...
J'en vois aussi qui tentent déjà de réécrire l'histoire. De la politique spectacle les "belles images" d'une famille "bien recomposée" lors de l'intronisation de Sarko à l'Elysée? De la frime? Du théatre? Du cirque? "J’ai fait mon devoir. J’ai emmené Nicolas là où il fallait qu’il aille", aurait dit Cécilia ... Mais maintenant, comment et où ira-t-il en "solo", notre Sarko? Déjà, ses cravattes sont choisies avec moins de bonheur qu'avant, si j'en crois une consoeur qui a un sens de l'observation que je ne peux avoir... Et qui va le conseiller dans l'avenir, y compris dans les nominations ministérielles? «Certains ont été nommés ministres grâce à elle, d'autres ne l'ont pas été à cause d'elle», avait dit, en temoin direct, un responsable de l'UMP...
Ce n'est pas dans la presse que cette "séparation" fait le plus de bruit. C'est à la Cour. Une "Madame de Maintenon" en moins, c'est des points d'interrogations en plus... Si L'Elysée nous était conté!
14:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cécilia, cinéma, spectacle, information, divorce, politique
17/10/2007
Cécilia/Nicolas : Quand le silence fait parler…
Pouvoir et sexe. Un vieux couple. Qui brise bien des liens ! Les bibliothèques débordent de bons textes… Rien ne nouveau sous le soleil. Et rien de neuf sous les nuages. Ou plutôt si : en notre République, un divorce du chef de l’Etat ne peut se faire que par « consentement mutuel ».
C’est visiblement ce qui complique le dénouement d’une séparation annoncée et différée pour cause d’échéances électorales, puis de fête du couronnement, puis d’état de grâce. Tout de même, le conte de fée peut finir sans se terminer par des vilains comptes, non ?
Quel scrutin (cela dit entre parenthèses) cette élection présidentielle 2007 ! Les deux finalistes en sont sortis, cœurs brisés et foyers explosés ! Politique et amour… La « poeple-politique », qui exige des campagnes « glamour », n’arrange rien, bien sûr.

Bon. On écrit bientôt le mot FIN à ce (mauvais) feuilleton d’Etat ? Le silence trop entretenu a déjà trop fait parler.
Un vaudeville ? C’est bon pour la vente des magazines et des journaux, paraît-il…Surtout quand il commence dans la salle des mariages de Neuilly! Même les bobos adorent les pièces de boulevards… Une pantalonnade ? C’est bon pour l’audimat, même si le suspense vient à manquer… Une affaire d’Etat ? Internationale, même : CNN en fait son « ouverture »… quand TF1, pourtant championne toute catégorie du voyeurisme au nom du « droit de savoir », observe (ce soir encore) la pudeur mensongère qu’implique le respect hypocrite de la chose privée, même chez les exhibitionnistes authentiques. C’est l’histoire des « habits du roi »… sans enfant pour dire ce que tout le monde voit.
Un casse-tête pour les services du protocole de l’Elysée ? Assurément. Ils doivent travailler plus sans gagner plus… Et Mazarin, pardon, Claude Guéant, a dû « mettre la pression » pour tenter de clarifier les choses, entre Cécilia la décidée et Nicolas le non résigné… Secrets de Cour. Une plume inspirée en fera un roman à succès, n’en doutons pas. « Cécilia » : rien que le nom fait un titre qui sonne bien.
Plus simplement, il s’agit d’une affaire de cœur, commencée dans la concupiscence déclarée et poursuivie dans la passion fusionnelle exhibée, qui finit tristement. C’est toujours douloureux, les « ruptures ».Cabu l'avait annoncé voilà logtemps déjà.

Mais si on accorde à cette petite affaire ici un peu d’attention, bien tardivement, en faisant une concession à la pression de cet air du temps si détestable, c’est surtout parce que cette historiette constitue une illustration de l’un des points faibles de la Super Communication de l’Hyper communiquant qui nous gouverne: les mélanges des genres peuvent devenir explosifs…
Pauvre porte-parole de l’Elysée ! Cela doit être dur de dire aussi souvent depuis si longtemps que l’on n’a rien à dire sur ce qui fait causer tout le monde. Mais Neuilly vaut bien quelques sacrifices de Polichinelle.
Sur ce sujet qui doit donner des frissons dans les cheveux à Mireille Dumas, j’ai bien aimé l’édito de Christian Barbier dans l'Express. Mais oui, Sarkozy s’est fait piéger lui-même, par lui-même ! Vie privée, vie publique: il a été le premier à fonfre et confondre les deux...
Mais cela n’est pas grave pour lui dans ses fonctions : dans sa solitude glacée l’Hyper Président va compenser en recettes de compassion ce qu’il vient de perdre en points de popularité en raison des vrais problèmes de la France…

« Tout de même, cette Cécilia, quelle ingrate ! Vous vous rendez- compte ? Un homme comme lui, avec une vie de princesse. Oh ! Non. Ce n’est pas juste, lance l’une de mes épicières préférées…
- C’est triste d’être un pays sans première Dame !, se plaint une acheteuse de pain
- Ne vous en faites pas : Elles vont se bousculer les courtisanes ! Une de perdue, dix de gagnées, surtout quand on est Roi », sourit un bon monsieur au sourire de grand sage qui en a vu d’autres.
Mais Sarkozy n’est pas au bout de ses peines : s’il est une maîtresse exigeante, capricieuse et « jamais contente », c’est la France, Monsieur. Et ce jeudi c’est la grève dans des transports qui ne sont en rien amoureux.
Daniel RIOT
21:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cécilia, cinéma, spectacle, information, divorce, politique
21/09/2007
Sarkozy et les médias :le PS va saisir le CSA
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise Didier Mathus, député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte
(c) AFP
C'est le PS, aujourd'hui qui sonne la charge....
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes?", ironise le député PS qui dénonce une "dérive narcissique d'un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".
Temps de parole non décompté
La situation "pose désormais un problème clair pour l'équilibre de l'expression démocratique dans notre pays", estime Didier Mathus en jugeant que "le CSA devait réagir".
Le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur son site internet.
Didier Mathus poursuit : "Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d'équité et de pluralisme dans l'expression publique".
Didier Mathus rappelle avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier. Il indique qu'il saisira l'institution "à nouveau dès lundi avec François Hollande pour qu'un terme soit mis à cette dérive".
21:40 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, france, politique, média, spectacle
08/07/2007
Avignon: Promouvoir une politique culturelle européenne dotée d'une vraie stratégie et de moyens d'actions dignes de ce nom.
Hater la mise en place de la "stratégie culturelle" de l'Union européenne
L’Europe de la culture existe. Elle vit. Puisque l’Europe EST culture. D’abord une notion culturelle, faite d’une extrême diversité—comme les branches, les feuilles et les fruits d’un même arbre peuvent être différents. Surtout quand l’arbre vit et sutvit à coups de greffes. Une arboriculture, la culture européenne.
Mais c’est de politique culturelle européenne dont il s’agissait aujourd’hui au Festival d’Avignon, lors d’une rencontre organisée par Catherine Lalumière, présidente du Relais Culture Europe.(photo) Or, cette politique là, en dépit d’efforts faits reste embryonnaire. Subsidiarité d’abord : la culture ? Une affaire nationale ou,comme en Allemagne, d’abord régionale…Une affaire plus intergouvernementale que communautaire. Une réalité qui dépend d'abord des réseaux (nombreux et de qualité), d’associations ou, quand les Etats ont su se doter d’un statut adéquat, de Fondations.
Parent pauvre de la construction européenne, cette politique culturelle européenne pourrait bénéficier d'un élan décisif avec la mise en oeuvre de la première « stratégie » de la Commission dans ce domaine.
Le commissaire européen à la Culture, le Slovaque Jan Figel, et la ministre française titulaire de ce portefeuille, Christine Albanel, participaient à ce débat, auquel ont été conviés plusieurs artistes, comme le metteur en scène bulgare Galin Stoev.
Paradoxe: l'Europe culturelle, qui a été une réalité dès le Moyen-Age et la Renaissance à travers la grande mobilité des compositeurs et gens de lettres entre palais et églises, ne s'est pas concrétisée dans le traité fondateur de Rome en 1957.Il a fallu attendre 1992 (Maastricht) pour qu'elle y fasse une apparition...
Dans un Vieux Continent qui voulait avant tout assurer la paix et la prospérité après la Seconde guerre mondiale, la construction européenne s'est surtout organisée autour de questions économiques (le charbon et l'acier, puis l'agriculture) et monétaires. « On a fini par donner l'image d'une Europe qui ne s'intéresse qu'aux questions matérialistes", a regretté Catherine Lalumière qui fut secrétaire d’Etat aux affaires européennes, secrétairegénérale du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement européen.
L'action culturelle représente aujourd'hui « 0,03% du budget communautaire, ce qui n'est pas la gloire », a souligné Mme Lalumière. Mais une date pourrait constituer « un tournant », selon elle: le 10 mai, la Commission a en effet présenté la première stratégie européenne pour la culture, qui entend promouvoir la diversité culturelle et faciliter la mobilité des artistes et de leurs oeuvres dans et vers l'UE. Une stratégie qui, d'ailleurs, aurait du (et pu ) être plus intégrée dans cette plus vaste de Lisbonne. Il est vrai que les objectifs de Lisbonne ne sont pas ateints. logique:une stratégie qui ne repose que sur des actionsnales (m^me coordonnées) ne peur pas avoir une réelle efficacité...
« Il y a quelques années, mettre la politique culturelle à l'ordre du jour à Bruxelles était presque un tabou. Grâce à ce manifeste politique, la culture n'est pas considérée comme marginale », s'est félicité le commissaire européen Jan Figel, qui a souligné l'impact de ce domaine sur le tourisme et l'emploi.
Selon la Commission, le secteur de la création et des industries culturelles réalisait en 2003 un chiffre d'affaires de 654 milliards d'euros, soit 2,3% du PIB européen, et employait au moins 5,8 millions de personnes, soit 3,1% de la population.
« La culture n'a pas fait partie des grands fondamentaux de la construction de l'Europe,
mais actuellement on voit quand même une petite montée en puissance », a estimé Mme Christine Albanel.(photo) « La France souhaiterait que le poids de la culture augmente dans les budgets, maintenant il faudrait que ce soit un mouvement partagé ».
Pour cause: la culture est aussi un champ d'activité économique qui n'est néglgeable ni pour l'emploi, ni pour la croissance, ni , bien sûr, pour ce que l'on nomme la "qualité de la vie".
Le degré de civilisation se mesure aussi à son niveau d'activité culturel. La culture est aussi un lien social et sociétal trop négligé, dans les programmes scolaires, dan sles grilles de programmes de télévision et ailleurs... Un lien qui malheureusement tend à être confondu avec la "com'cu", cette communication qui fait office de culture en étant parfois de l'anti-culture, de l'aculture...
Cela dit, il ne faut pas sous-estimer ce que fait déjà l’Union européenne (souvent en collaboration avec le Conseil de l’Europe) en matière de soutiens au cinéma (Eurimages), en faveur des traductions, et dans des actions thématiques de plusieurs secteurs, dans la protection du patrimoine, notamment. Il ne faut pas sous-estimer non plus tout ce qui a été fait (et est fait) par le Conseil de l'Europe qui , lui, a une vocation culturelle mais qui, hélàs, manque de moyens.
La culture européenne, c’est d’abord des œuvres, des créateurs. Et des lieux. Avignon en est un : c’est évident. « C’est un lieu phare de la culture européenne aujourd'hui », a souligné Christine Albanel en effectuant sa première visite au Festival d'Avignon en tant que ministre de la Culture, « Il y a une émotion devant ce festival qui a un tel rayonnement ».
L'Etat subventionne le Festival d'Avignon, l'une des plus grandes manifestations au monde pour les arts de la scène, à hauteur de 3,4 millions d'euros pour un budget d'environ 10 M EUR. « On est probablement le pays qui fait le plus pour la création contemporaine, pour le théâtre, avec près de 650 compagnies directement soutenues. C'est une forte tradition que je suis bien décidée à maintenir », a souligné la ministre.
23:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, politique, europe, spectacle, économie, social, société
04/05/2007
Sarkophobie et Sakomania
Sarkozy est-il dangereux ? On peut le penser. D’une façon générale, « le pouvoir rend fou », comme disait Françoise Giroud : tout être détenteur du pouvoir suprême est exposé à ce risques. D’où la nécessité de contre-pouvoirs forts… Sur un plan plus particulier, trop de formules et de prises de positions de Sarkozy, sont révélatrices de postures et d’impostures qui ne sont pas faites pour rassurer les citoyens épris d’un « Vivre ensemble harmonieux », d’une « société apaisée », d’une France libérée de cet esprit de guerre civile larvée permanente qui nuit tant aux vraies confrontations d’idées, aux vrais débats démocratiques… et aux vrais remèdes à apporter à nos maux nationaux.
Cette dernière ligne droite de la campagne est dominée par les questions que posent légitimement le caractère, le tempérament et l’idéologie de Sarkozy.
Nous l’avons vu dans le duel télévisé :le fauve s’est fait tellement chaton que son ton si bien étudié sonnait faux :son regard fuyant le montrait bien…

Nous l’avons entendu ce matin encore….
La candidate socialiste a mis en garde contre le « risque" que ferait courir Sarkozy de déclencher "des violences et des brutalités" dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires. Elle a aussi jugé que la candidature de son adversaire de droite était "dangereuse, en termes de concentration des pouvoirs, en termes de brutalité, en termes de mensonges".
Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy a réagi sur Europe 1 : "C'est tellement outrancier. Je suis sûr que Mme Royal est quelqu'un qui vaut mieux que ce qu'elle vient de dire" : "Comme elle doit sentir que le sol se dérobe sous ses pieds, c'est un phénomène bien classique: elle se tend, elle se raidit, pour le coup elle montre sa vraie nature. Je suis un peu désolé pour elle mais je n'ai pas l'intention de rentrer dans un combat de rue (...) Elle ne commence pas bien sa journée!".

Sarkozy joue sur du velours : il a réussi à intervertir les rôles. Le méchant est devenu le gentil, le dangereux est devenu le rassurant. Facile: tous les sondages le donnent gagnant
C'est le fruit d’un TSS lancé et surtout (mal) argumenté avec trop d’humour acide infantile.
C'est le résultat aussi d’une tentative (stupide) de transformer ce deuxième tour en un referendum « pour ou contre Sarkozy ».
C'est l'effet aussi d’un manque de pertinence et d’arguments des socialistes dans leurs attaques contre le prince de Neuilly aux ambitions bonapartistes. Il y avait tant à dire… Sur sa conception du pouvoir, sur son inspiration puisée chez les néo-conservateurs et dans l’ex-« nouvelle droite », sur ce que révèle ses propos sur l’Allemagne nazie et sur un darwinisme déformé, sur son coté héritier de « Pasqua » (avec tout ce que cela comporte) , sur ses incohérences et contradictions dans tous les volets de son programme (y compris européen), sur les ambiguïtés de sa force de séduction dans l’électorat Le Pen ( qu’il mange le FN est une chose, qu’il digère ses idées en est une autre) …
Sarkozy, dans ses opérations lancées par son « j’ai changé », a été aussi et surtout peut-être été servi par les médias, ou plutôt par quelques bons satkophiles ou sarkomaniaques qui sévissent dans les médias.

Dernier exemple : FOG, Franz-Olivier Giesbert, qui fut sarkosyste avant de connaître Sarkozy….Dans Le Point ; sous le titre « le boomerang de la sarkophobie », il a pondu un petit chef d’œuvre de caricature des caricaturistes…
« Rarement un candidat à la présidence aura été sali à ce point pendant une campagne », écrit-il Diable ! Quelle mémoire défaillante et sélective ! Il en a tout de m^me suivi beaucoup des campagnes présidentielles cet ancien « journaliste de gauche » qui a si bien su adapter ses convictions à ses impératifs de carrière…
« Traité de fasciste, d'eugéniste, d'étranger et même de fou, Nicolas Sarkozy a été l'objet, de surcroît, d'une campagne personnelle de basses eaux, particulièrement dans la blogosphère, qui a fait apparaître ce qu'il faut bien appeler un lepénisme de gauche. »
Où sont les basses eaux ? Dans le « mystère irréductible » de l’Allemagne nazie, sûrement. Dans les hymnes à un nationalisme sans nuance, sans doute. Dans l’art et manière de pratiquer du proxénétisme politique, évidemment. Pour ce qui est du « lepénisme de gauche », il est vrai que la lepénisation des esprits dépasse les clivages gauche-droite puisque les idées portées par le FN sont comme « normalisées », banalisées et…comme cultivées, y compris dans la presse (et pas seulement dans la « blogosphère »
« Mais, se réjouit notre talentueux homme de lettres, tous ceux qui ont bouffé du Sarkozy matin, midi et soir ont perdu leur temps, leur encre et leur salive. Après le premier tour, ils en sont pour leurs frais. Leur diabolisation frénétique n'a pas payé : les Français n'ont pas cru au croquemitaine de pacotille décrit complaisamment par tant de monde à longueur d'ondes et de colonnes ». Comme si nos ondes et nos colonnes n’étaient pas très majoritairement « sarkozyennes ». Comme si le courage de Marianne masquait toutes les lâchetés de autres titres ».

« C'est la grande leçon de ce premier tour : la haine et l'hystérie ne sont pas de bons modes de communication politique et les adversaires de Nicolas Sarkozy devront en tenir compte s'ils ne veulent pas gâcher les dernières chances de Ségolène Royal de l'emporter. Ils feraient mieux de parler projets, réformes, propositions : apparemment, c'est ce qu'attendent les Français. Avec un peu de dignité aussi, ça nous changerait ». N’y avait-il pas d’autres leçons plus pertinentes à tirer de ce premier tour ? FOG ne s’intéresse qu’à ce qui concerne son poulain de Neuilly…
L’appel à le dignité est très bien, lui… Digne, le « ont bouffé » ? Dignes les jeux de rôles de Sarko ? Dignes, les contre vérités assénées sur le ton de vérités avérées ? Dignes, les jonglages avec des statistiques truquées ? Digne, la démagogie galopante ? Digne, le maquillage outrancier des intentions les plus politicardes ? Digne, l’abus des mots « vérité », « sincérité », « franchise » ? Digne, le recours éculé à « la majorité silencieuse », le culot du slogan « je suis le candidat du peuple », les références historiques à des personnages dont il aurait combattu les idées et dont il combat les héritages ? Digne, le fait de mettre Jaurès et Rivarol dans le même sac ?

Je n’ai (et il me semble l’avoir beaucoup écrit depuis des mois) peu de sympathie pour Ségolène Royal et je fais partie des déçus d’une gauche archaïque, passéiste et idéologiquement creuse. Mais en terme de démocratie, d’harmonie sociale, de réformes de progrès (et non de régression) est-ce être « sarkophobe » que de ne pas être « sarkomaniaque » ? M. Giesbert est (heureusement) libre de ses opinions, mais de grâce, qu’il abandonne son coté « donneur de leçons ». N'a-t-il pas remarqué qu'il existait aussi une "Ségophobie".
Il est vrai que FOG sait changer avec l’air du temps : cet ancien chiraquien n’a-t-il pas été le pire des procureurs de Chirac ? Oh ! J’oubliais : c’était à l’époque un moyen de servir Sarkozy. Jusqu’à quand ? Jusqu’ au moment où le courtisan ne sera plus bien en Cour ? Prends un bon livre, FOG : c’est mieux que ton cinéma, comme tu aimes le dire sur une télévision où tu es plus brillant que dans tes élans de billettiste partisan. Mais tu as tous les droits, y compris d'aimer une France que la moitié des Français n'aiment pas.
12:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, présidentielles, spectacle, royal, sarkozy, medias
01/05/2007
Apres le Sarko-Circus , le Sego-show: vive la politique joyeuse...
40 000 à Bercy pour Sarko! Plus de 60 000 à Charletty pour Ségolène. la “people démocratie” se porte bien. Dites-moi qui vous plait , je vous dirai pour qui voter. Macias ou Moustaki? Séguéla est le meilleur. Il a voté Ségo au premier tour et il va voter Sarko au second…“Ségo m’a fait rêver et Sarko l’a fait” ! (Quoi?)« Je pense simplement que celui qui a le plus de chances de nous remettre sur les rails, ce n’est pas le tracteur de Bayrou, ce n’est pas la charrette de Ségolène Royal, c’est la formule 1 de Nicolas Sarkozy » ! Arrêtes ton char, Jacques...homme à la "faiblesse tranquille"

Vous vous en moquez du vote de ce fils de pub? Moi aussi. Jouer gagnant à son âge, c'est grave... La soupe,il est vrai, a toujours été meilleure a l'Elysée qu'aux resto du coeur! Et Sarko adore les transfuges...Ne serai-ce que pour les mépriser.
Là je déconne. Mais que me reste-t-il après le bouillon pris avec Bayrou?
Le rire, une bonne béquille. La politique n'est pas toujours tragique, même quand il faut choisir entre à casque à pointe et bonnet d'âne... J'exagère encore, bien sûr. Mais le vote blanc ( même en orange) compte pour nul (c'est désobligeant) et s'abstenir c'est suivre...les consignes antirépublicaines de Le Pen, ce grand perdant dans les urnes et ce grand vainqueur dans les têtes de ce premier tour qui fut tout de même un vilain tour que les Français se sont jouée à euc-mêmes... Sarkozix chez les Gaulois, ce ne sera pas une BD! Mais les Gaulois l'ont voulu. Tant pis sui le ciel leur tobe sur la tête. "Faut rigoler", n'est-ce pas Henri Salvador . Sarko El Salvator va nous sauver. éEncore cinq jours a-t-il dit ce soir à la télé (il avait dit six hier): compte à rebours pour le Paradis, dans cette France ssarkolandisée où sa majesté Nicolas Ier sera heureux comme Dieu avant la pomme d'Eve.
J'arrête ce mouvement d'humeur: l'essentiel, dans une élection, c'est de rester fidèle à soi-même et à ses convictions. Chacun n'est responsable que de soi dans l'isoloir.Ciomme devant sa glace. Sinon on a le "sang triste", comme disait Pasqua, ce frère en clown (triste) de Santini Retour aux faits, donc! Charletty, cela a au moins un vrai parfum de mai...Un grand concert-meeting réunissant militants PS et soutiens "people" de Ségolène Royal était donc organisé, au stade Charléty à Paris. Trop petit, le stade. Comme Bercy!
Selon le PS, "plus de 60.000 personnes" étaient présentes, une partie du public étant obligée de rester derrière les grilles fermées par la Préfecture de police de Paris en raison de la foule. Les portes d'entrée ont été fermées vers 17H00 devant l'affluence. Mesure de sécurité!
François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, directeurs de campagne de la candidate du PS, ont évoqué dans un communiqué "un immense succès". Ils ont bien fait de le publier en ce jour férié ce communiqué, car dimanche....mon vote Ségo ne suffira sans doute pas! Encore un vote utile-inutile."le superflu, chose si nécessaire", disait Monsieur de Voltaire
"Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde", observait le porte-parole de la candidate socialiste Vincent Peillon, posté à l'entrée du stade avec l'agent artistique Dominique Besnehard. "C'est magnifique, cela représente la politique joyeuse!", s'enthousiasmait de son côté Christiane Taubira, membre du Parti radical de gauche et conseillère de la candidate. Une conseillère qui n'avait pas pu se présenter aux Présidentielles pour cause de calculs politiciens (aussi nombreux à gauche qu'à droite)
Dés 15h30, des artistes tels les chanteurs Alain Llorca, Sapho, Yvan Le Bolloc'h ont commencé à se produire. Bravo, cela rime avec Ségo (comme avec Sarko, d'ailleurs). Trois heures et demi de concert...BRAVOOOOO! BRAVEAUUUUUUU! Avec reprise après le dsicours de Ségostar.

Un bon slogan (que n'a pas trouvé Séguéla l'aigi)"Pour nous c'est elle". Et quelle belle affche! Les chanteurs Benabar, Cali, Renaud, Georges Moustaki, Yannick Noah, Olivia Ruiz, Michel Delpech, Disiz La Peste, Grand corps malade, Dyonisos, Leny Escudero, Indochine, Kery James, Juliette et les Têtes raides. Et des comédiens tels Ludivine Sagnier, l'humoriste Elie Semoun ou encore les réalisateurs François Ozon et Emir Kusturica.
Ce concert "pour la victoire", est "une grande fête populaire, mais aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, de gaieté, d'énergie. Aujourd'hui, la France souvent a perdu le sourire", a estimé Ségolène Royal, promettant aux artistes d'être "à la hauteur de leur engagement".
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19:05 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : royal, présidentielles, spectacle, poeple
25/02/2007
Mon carnet de campagne : Ségo-Poppins et Sarko-Dalton…Bayrou tirera-t-il plus vite que leurs ombres ?
Un « Observatoire de Bayrou » à l’UMP
Finie l’ère du mépris, de l’indifférence, du (faux) détachement envers Bayrou, « l’homme à l’égo démesuré », selon Sarko, expert en ego enflé qui adore projeter chez les autres ses propres défauts…L'UMP a mis en place une cellule d"'observation et d'analyse stratégique" sur le candidat de l'UDF. Rien de moins !
« Le phénomène Bayrou pompe sur Sarkozy ces derniers jours. Avant, il pompait à gauche », a expliqué à l'AFP Claude Guéant, directeur de campagne de M. Sarkozy.
La cellule, animée par Claude Guéant, comprend une demi-douzaine de personnes, parmi lesquelles le député Dominique Paillé et Emmanuelle Mignon, directrice des études de l'UMP. Un vrai Conseil de guerre !

Son objectif: « réfléchir aux fondamentaux de François Bayrou » et aux raisons qui créent sa « dynamique actuelle ». « Il ne s'agit pas de cogner sur lui, on ne veut pas l'agresser », insistent toutefois plusieurs membres de cette cellule. Ben voyons… Comme s’ils ne s’en donnaient pas déjà à cœur joie, en lançant piques sur piques, en envoyant De Robien au front (pour demander des « clarifications », en ironisant (bien mal) sur son coté « Che Guevara du centre » (expression piquée chez les socialistes), « bulle des sondages », « saint martyr des médias », « Le Pen des bobos », « roi fainéant », « faux paysan, faux universitaire, faux politique »… J’en passe et je n’ai pas tout entendu… « Sarkozy, c’est l’ouverture, Bayrou c’est la fermeture éclair » lâche l’humoriste Santini qui donne des boutons à tous ceux qui voudraient faire rimer politique et éthique…
« Pourvu que Royal tienne »….
La « cellule » d’observation et d’analyses s'était réunie une première fois fin janvier pour scruter la stratégie de François Bayrou. En faisant un vœu : « Pourvu que Royal n’explose pas, cela ferait le jeu de Bayrou »… L’observatoire s'est de nouveau réuni cette semaine et a convenu de se retrouver d'ici une quinzaine de jours pour « faire le point ».
Entre temps, la cellule s'est fixé deux lignes: d'une part montrer que le dépassement gauche-droite prôné par François Bayrou est « une voie sans issue », d'autre part, montrer qu'au delà de cette « posture politicienne », François Bayrou n'a « pas de position nettement identifiée ».

Comme si les impostures de Nicolas Royal et de Ségolène Sarkozy, aux slogans interchangeables donnaient encore du sens aux mots « droite » et « gauche ». Comme si les propositions de l’UMPS étaient claires. Comme si les deux coalitions qui forment chacun des deux « camps » étaient bine définies. Comme si le duo n’avait pas mis la France dans une « voie sans issue ». Dans une impasse à force d’impairs.
« Bourgeois et élitiste » pour les aristo-populistes
« Bayrou est soutenu par les cadres. Il n'a pas d'assise électorale populaire, c'est assez bourgeois et élitiste », insiste-t-on. Dans la bouche de porte-parole de formations qui sont co-responsables du chômage, de l’appauvrissement des classes moyennes, des dépressions des cadres, de l’écoeurement de bien des fonctionnaires et de la paupérisation des classes dites laborieuses, le mot « populaire » est-il adapté, propre, correct (en dehors de sa version « populiste ») ? Comme si « bourgeois » était une insulte chez la bouche des « bourges » de Neuilly et si « élitiste » ne concernait en rien les nantis du CAC 40… On rêve !

Bayrou pour sortir la France de l’impasse UMPS
Pour Dominique Paillé, « la stratégie de Bayrou garantit l'immobilisme et aboutira à faire monter les extrêmes ». Comme si les « extrêmes » n’avaient pas déjà monté à cause d’une bipolarisation médiocre et d’une démocratie accaparée et détournée. Comme si depuis 25 ans l’immobilisme ne se traduisait pas par de terribles régressions.
Entre la droite très gauche et la gauche maladroite, Bayrou sera ce lundi l’un des invités de « J’ai une question à vous poser » sur TF1. Une participation âprement négociée. L’Observatoire de droite pourra l’observer. Les snipers du PS chargés de tirer en permanence sur le candidat UDF aussi.
Même la charmante et éloquente Christiane Taubira (« radicaliste » condamnée à jouer la « responsable en expression républicaine » auprès de Royal (quel joli titre de consolation pour une victime de la « tambouille politique PS-PRG!) s’est laissée aller chez Ruquier.

Au centre, on ne peut que se « fourvoyer », lance-t-elle en affichant ce qu’elle prétende ne jamais avoir : du mépris. Les « radicaux » sont authentiquement de gauche comme chacun sait. La Dépêche du Midi serait-elle un supplément de l’Humanité ? Il vaut mieux comme Bayrou en avance d’une République qu’en retard de deux… Ce n’est pas là qu’une question de positionnement… Et Montebourg, sorti de sa punition, libéré de son piquet, est formel: Bayrou? Un "pilleur qui travaille pour Sarko et qui ne tiendra pas la route" . Montebourg, il tient quelle route, lui? Le carriérisme est plus fort chez lui que l'égotisme.
Au Café de Flore, la mode n’est plus à gauche
Un article amusant d’ANNE FULDA dans le Figaro : L’air du temps n’est plus « à gauche » dans le Café de Sartre où les encartés du snobisme très parisien viennent toujours se montrer pour se sentir exister.
« Sartre va peut-être se retourner dans sa tombe, mais les habitués du Flore ont du vague à l'âme et le flanc gauche un peu endolori. L'éditeur Gilles Cohen-Solal fait partie de ces éclopés et assure qu'« en dehors de quelques attardés mitterrandolâtres, plus grand monde ici n'est pour Royal, dont la campagne est d'une « creutitude » terrible. Ceux que je connais votent soit Bayrou, soit Sarko ». (…)
SOS FREUD !!!
Alexandre Wickham, éditeur du Seuil , perçoit, lui, « un effet Bayrou ». À l'étage, la critique littéraire du Journal du dimanche, Marie-Laure Delorme, en est la preuve vivante. « C'est la première fois de ma vie que je ne voterai pas socialiste, confie-t-elle, je vais voter Bayrou, même si j'ai un peu honte parce que j'ai l'impression que c'est un phénomène qui touche surtout le VIe arrondissement. »
À sa table, l'éditeur Bernard Comment apparaît presque comme un « archéo » : il se prononce pour Ségolène Royal. De même que Sylvain Bourmeau, des Inrocks, qui assène : « Dans un contexte de crise de l'autorité politique, Royal incarne la mère alors que Sarkozy n'incarne pas le père. » Freud aussi doit se retourner dans sa tombe. »
Signatures : Le Pen veut saisir la justice.
Il poursuit sa dramatisation victimaire de la question des signatures, Le Pen. « Un certain nombre de maires qui ont signé ‘des promesses de parrainages’ reçoivent des coups de téléphone de gens qui essaient de les dissuader de signer », a assuré Jean-Marie Le Pen, qui dénonce une « offensive » à son encontre. « Nous allons mener une enquête et porter plainte », a-t-il ajouté. Quel type de plainte ? Le délit de désistement…
Les coupables, selon Le Pen ? Philippe de Villiers « qui se dépense beaucoup » en ce sens. Mais Le Pen affirme que cette offensive est « doublée » par un autre camp, dont il ne précise pas l’identité. Les commissaires Navaro et Valance devraient mener l’enquête…
Tout ne va pas pour le mieux dans la famille des « patriotes » d’extrême droite : Jean-Marie Le Pen a annoncé que Bruno Mégret n’a finalement pas été invité à assister au discours qui doit clore la convention qui se tient ce week-end à Lille.
Royal prête à « la confrontation directe »
« Maintenant, j'ai avec moi la meilleure équipe qui soit », déclare Ségolène Royal dans un entretien au Parisien. Une condition sine qua none pour ouvrir la nouvelle phase de sa campagne : une confrontation directe « indispensable » avec la droite. Cette confrontation « directe », dit-elle, « les Français la veulent, même s'ils la redoutent un peu aussi au cas où elle déraperait dans une querelle de personnes ».
Au passage, tout en disant « ne pas juger l’homme », elle estime que Sarkozy s’est « fortement droitisé », l’accusant d’utiliser « le vocabulaire de l’extrême-droite », notamment à propos des « abattages de moutons dans les baignoires ». Est-ce si nouveau que cela le « droitisme « de Sarkozy ? Peut-être les éléphants vont-ils pousser la (fausse) gazelle à se « gauchiser ».
Ministre encore un mois ?
Encore un mois, « au maximum ». D’après un élu UMP, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle, partira du gouvernement le 23 mars au plus tard. Selon la même source citée par les agences, Sarkozy a laissé entendre devant le conseil politique de sa campagne, qu'il ne serait plus ministre le jour où les membres du gouvernement sont appelés, à l'approche de l'élection présidentielle, à un devoir de réserve. Soit le 23 mars. C’est beau l’Etat « impartial et irréprochable » !

Mary Poppins sur scène
Ils sortent et se font voir…DSK au Crasy Horse pour voir Ariel Dombasle. Jospin à la Comédie française. Ségolène au Casino de Paris. Sarkozy aux Bains Douches. La politique-spectacle s’intensifie dans Paris-sur-Scène. « Allons danser »… La plus fêtée : Ségolène Royal à la dernière représentation du Jamel Comedy Club, le spectacle de Jamel Debbouze et d'une dizaine de jeunes comiques "black-blanc-beur". La candidate a été acclamée par le public et le comédien. Jamel Debbouze lui a demandé de monter sur scène en la surnommant "Mary Poppins" et en ma voyant combattre l’un des frères Dalton. Qui sera le Lucky Luc capable de neutraliser les Dalton ? Bayrou, peut-être. S’il tire plus vite que leurs ombres. Mary Poppins, on le sait, est descendue des nuages. Elle va apporter le rêve aux enfants, la conscience aux parents, une conscience qui n'altère en rien le rêve... De belles références, Jamel ! Et des formules qui ont fait rougir Ségolène.

Son programme : le « Voici »
« J'ai commencé à vous aimer bien quand vous avez fait la couverture de Voici », a lancé le comédien en souhaitant que cette photo volée, sur laquelle Ségolène Royal apparaît en maillot de bain, à la plage serve de portrait officiel et soit « affiché dans tous les commissariats de France », quand elle sera « présidente ». Une double peine réinventée ? Là je suis méchant, pardon. « Je dis voici mon programme, je ne dis pas mon programme le Voici », disait Fabius en un temps qui n’est pas si lointain… En fait , c'était Gloser....

Quel beau Gala ! .« J'ai vu, vous avez reconstitué votre équipe », a ajouté Jamel en lui demandant de monter sur scène pour lui faire un bisou. « Maintenant il y a tout le monde, Pierre Mauroy, Jean Jaurès, Stalingrad, c'est bien », a-t-il ajouté. « Moi perso, mon coeur est à gauche et je suis royaliste ». Les couronnes distribuées par Jamel ont bien des épines…
13:25 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, royal, politique, spectacle



















