08/09/2007
Le ballon ovale tricolore n’a pas tourné rond : Modeste leçon politique sur les limites et les leurres de la méthode Coué
Drapeaux en berne. Coq déplumé. Ballon dégonflé. Promesse n’est pas messe. Le Quinze de France nous a déçu. Nous sommes tristes avec les joueurs et tous ceux qui les entourent. Et comme leurs supporters, y compris celles et ceux qui ne connaissent rien à l’ovale et à ce « sport de voyous joué par des gentlemen », nous souhaitons que la route de la finale ne soit pas définitivement transformée en impasse. Rien n’est perdu…même si tout reste à gagner. C’est la loi du sport et de sa légendaire incertitude. Roger Couderc revient ! Les « p’tits gars » ont besoin de toi.
Eh ! Oui, comme la dit l’un des brillants commentateurs de TF1 à plusieurs reprises, il y avait des Argentins en face des Français. Pire : ils se plaçaient entre nos joueurs pour leur prendre le ballon… Nos grands média les avaient tellement ignorés dans les jours précédant le match, ces Argentins ! En ne suivant que les exhortations officielles impulsées par l’Elysée (évidemment). Et par un entraîneur plutôt sympathique qui sait (aussi) faire de la publicité et de la politique et qui (fait sans précédent) est ministre désigné en congé de gouvernement jusqu’à la fin de la Coupe du monde (Ce qui risque pour lui d’arriver plus vite que prévu…)
En fait, c’est une belle leçon de politique et de sagesse populaire (et philosophique) que nos vaillants combattants de ce gazon devenu maudit viennent de donner… « Les faits sont têtus », redirait Lénine. L’espérance et l’exhortation ne garantissent jamais le résultat.
C’est l’illustration des limites du « qui veut peut ». Il ne suffit pas de « travailler pour gagner » (même sans les deux « plus »). Aller chercher le résultat (comme la croissance) n’est pas une garantie de le (et la) trouver. La méthode Coué même pratiquée par des êtres très doués n’assure pas les finalités.
Les joueurs l'ont confirmés à leurs dépends...Rien ne sert de courir en permanence dans tous les sens, de se défoncer dans toutes les mêlées, de donner de la voix jusqu’à l’extinction, pour exceller dans cette « culture du résultat » plus chantée que pratiquée. La frime ne fait pas la prime. Et tout a un prix, même l’excès de communication…
Pardon à celles et à ceux qui pensent que j’ai des réflexes trop politiques. Mais ce n’est pas là politisation du sport. C’est la conséquence de l’usage (sans modération) du sport comme dopage politique…
J’ai tellement ri en voyant, sur France 2, Roselyne Bachelot donner des cours de rattrapages (obligatoires) à Christine Boutin sur les « deuxième lignes » dans le TGV qui a conduit la plupart des ministres de Paris à Beaudrecourt (pardon, à Strasbourg). Ou en voyant notre Super-Président et son assistant Fillon anticiper une victoire du XV impérial qui aurait dû être d’abord la leur que je ne peux m’empêcher de me consoler de ce vrai malheur par une lueur de bonne humeur : L’heure est trop au leurre pour que la crémière nous gratifie à la fois du beurre et de l’argent du beurre. Limites de l’état de grâce…
Daniel RIOT
12:00 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, politique, sarkozy, france, crise, etat de grâce, rugby
26/07/2007
Carton rouge pour le maillot jaune: C'est moral...
Le Danois Rasmussen limogé
Commentaire RELATIO:Tout va très vite. Dans notre éditorial RELATIO de ce soir, nous demandions que le cas Rasmussen soit réglé. Un grand coup a été frappé. Non par lui, non par les organisateurs du Tour, mais par son équipe. C’est sain et courageux.
Et c’est bon signe pour l’avenir, donc pour les « Opérations Ethique et Propreté » qu’il convient de conduire si l’on veut sauver la crédibilité de la compétition et surtout faire en sorte que le sport garde ses vertus d’émulation éducative. Le maillot jaune était trop maculé de souillures infâmes...
Certes,il n'avait pas été pris en flagrant délit lors des contrôles, mais il avait attiré sur lui plus que des suspecisions, puisque les autorités danoises l'avaient sinon privé de sa licence du moins lui avait adressé plusieurs avertissements. Ses récents exploits avaient renforcés les suspicions légitimes. On saura ce matin si ce limogeage s'accopagne d'une suspension ou d'une suppression de sa licence:les informations de cette nuit étaient contradictoires
LES FAITS: Le Danois Michael Rasmussen, maillot jaune du Tour de France, a été limogé par son équipe, a annoncé tard hier soir Rabobank, et il est donc exclu de la suite de la course, déjà ébranlée par le scandale Vinokourov et d’autres affires de dopage…
Rasmussen a remporté mercredi la 16e étape, non sans avoir été hué par le public. Il a été reproché au coureur de n'avoir pas fourni aux responsables danois des contrôles anti-dopage son emploi du temps durant ses entraînements précédant le Tour.
"Il a violé les règlements de l'équipe", a déclaré un porte-parole de Rabobank.L'équipe Rabobank, reproche au maillot jaune d'avoir menti sur son emploi du temps du mois de juin.. Rasmussen avait indiqué comme lieu d'entraînement le Mexique (le pays de son épouse) alors qu'il se trouvait en Italie où il aurait été reconnu par un ancien coureur, Davide Cassani, devenu consultant à la télévision publique italienne.

Theo De Rooy, manager de la formation Rabobank, a interrogé mercredi après-midi son coureur qui a reconnu les faits. "Tous les deux étaient en état de choc", a déclaré Jacob Bergsma aux journalistes présents à l'hôtel de l'équipe à Pau. La localisation sur les lieux d'entraînement permet de procéder à des contrôles inopinés, l'arme de plus en plus développée pour lutter contre le dopage. Ell permet aussi de surveiller d'éventuels traitements sanguins...Cette nuit, les gendarmes se sont rendus à l'hotel du mallot jaune déchu, mais il avait disparu...
La décision de retirer Rasmussen de la course est intervenue quelques heures après le départ volontaire de l'équipe Cofidis dont le coureur italien Christian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, c'était l'équipe espagnole Astana qui était mise à l'écart par la direction du Tour : son leader, Alexandre Vinokourov, avait été contrôlé positif aux transfusions homologues.
Pour Christophe Prudhomme, directeur du Tour, "l'important n'est pas qu'il soit licencié par son équipe mais qu'il ne soit plus au départ du Tour demain matin".
La veille, après l'annonce du contrôle positif du coureur kazakh Alexandre Vinokourov, dont il s'est avéré qu'il a recouru à des transfusions sanguines homologues, Prudhomme avait prôné une "révolution" dans le cyclisme. "Il faut faire péter le système", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse improvisée. Après ce nouveau coup de tonnerre, c'est l'espagnol Alberto CONTADOR qui prend le maillot jaune à quatre jours de l'arrivée à Paris.
03:32 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toiur sde france, dopage, sport, médecine, danemark, medias, sposors
25/07/2007
Le Tour de France de la défonce
Limites de la (fausse) présomption d'innocence
UNE ETHIQUE A IMPOSER AU NIVEAU EUROPEEN
EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: Qui n’aime pas la Tour de France ? Ses légendes, ses exploits, ses héros heureux et malheureux, ses paysages (merci la télé !), son magnétisme populaire ? Rasmussen, aujourd’hui encore, s’est imposé. En champion imbattable. Drôle d’histoire : éliminé par sa fédération, suspecté de trafic prohibé, il n’a pas été pris la main dans le sac…et il va sans doute gagné le Tour. Présomption d’innocence ? Excès d'indulgence...Trop de questions restent sans réponses: on comprend les sifflets du public...

Mais l’info du jour est celle de (presque) tous les jours : encore un coureur pris en excès de testostérone… Moreni d’une équipe (Cofidis) qui s’était associée à la petite manif du matin (sit-in sur la ligne de départ) organisée par les militants d’un « vélo propre », d’un « cyclisme sans dopage », d’un « cyclisme crédible ». Cofidis se retire: c'est sain. Et c'est terrible pour elle: elle était en flèche dans la lutte contre ces scandales de la dope...
Pour les inconditionnels, ces cas de dopage en série démontrent l’efficacité des contrôles… C’est une façon de voir en effet. Pour les plus soucieux d’éthique, il faut arrêter le Tour. Tant pis pour les enjeux financiers. Tant pis pour les TV, le médias, les sponsors, et les passionnés qui ne sont ni tricheurs ni menteurs ni voyous.
Philosophes, les «sociologues » tiennent des propos de comptoirs : « Ce n’est pas du sport, c’est du spectacle ». Allons bon… Pourquoi pas ? Ne se dope-t-on pas pour les examens, pour être plus performants au boulot ou au …lit, pour dormir moins ou plus, pour améliorer la mémoire, son attention, son adresse ?...Nous vivons dans des sociétés dopées, droguées…

Consolation : dans l’antiquité, déjà, on recherchait les substances les plus « bénéfiques » et dans les sociétés primitives aussi. Nos grands sorciers sont dans des laboratoires, c’est cela la nouveauté ! Et les circuits des produits prohibés se mêlent à ceux de cette économie souterraine que l’on ne combat pas assez, envers laquelle les autorités affichent trop d’hypocrisie.
Un constat : au niveau national comme sur le plan européen les campagnes et les mesures contre le dopage ne manquent pas. Que faire de plus et de mieux ? On finit pas désespérer de la nature humaine. Sans doute
Car le cyclisme, notamment dans les grandes boucles qui exigent à la fois rapidité et endurance, efforts intenses et répétés, forces d’une grande variété est plus exposé aux tentations du dopage que d’autres disciplines, mais il n’est pas la seule discipline sportive à être touchée. De beaucoup s’en faut. Revers de l’esprit de compétition et des cultures du résultats si à la mode. Y compris chez les plus jeunes…

Arrêter le Tour aurait une signification symbolique puissante, mais disons-le sans détour : d’autres compétions devraient être supprimées ou suspendues, à commencer par les jeux des jeux, ces JO qui ont désormais des dimensions plus économiques et politiques que sportives.
« La situation est décourageante mais pas désespérée », dit Daniel Bilallian en justifiant la poursuite des retransmissions du Tour sur France Télévision par la volonté des organisateurs d’aller jusqu’au bout de leur combat contre les tricheurs et les voyous. C’est vrai : les « malins » d’hier sont devenus des « cibles ». Mais la course entre les gendarmes et les violeurs d’éthique est loin d’être terminée.

Ce ne sont pas aux coureurs qu’il faut mettre le nez dans leur pipi pollué, ce sont aux maffias médico-capitalistico-antisportives qu’il faut s’attaquer avec des normes (au moins) européennes plus strictes et des moyens plus efficaces.
Le cas Rasmussen illustre bien la dimension européenne du problème d’une façon concrète. Lui aussi ne joue-t-il pas à la « roulette russe » pour reprendre l’expression du directeur du Tour ? Vérité au Danemark, erreur en France… Rasmussen n’a pas respecté le règlement, chez lui, en Europe. La crédibilité commence où l’hypocrisie s’achève. Le reste, c’est du baratin. N’arrêtons pas le Tour, mais clarifions vite, très vite, la situation du Danois,, même si la majorité des Danois rêvent en jaune grâce à lui... C'est le départ qu'il n'aurait jamais du prendre....
Daniel RIOT

SUR LE NET (sélection NouvelObs)
Les dernières nouvelles sur le site officiel d’Alexandre Vinokourov (en anglais ou espagnol)
Un site de fan de l'équipe Astana
Le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale
L'info en continu du cyclisme sur le site de la Fédération française de cyclisme
23:17 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, tour de france, velo, drogue, dopage, europe, jeunesse
01/07/2007
Chine: JO et droits de l'Homme.....
Pékin 2008 - A la veille de l’assemblée du CIO, Reporters sans frontières lance une nouvelle campagne sur les JO 2008 et en appelle à son Président Jacques Rogge
- Reporters sans frontières lance une nouvelle campagne internationale "Pékin 2008" pour dénoncer le cynisme des autorités chinoises qui refusent de libérer la centaine de journalistes et cyberdissidents détenus dans le pays et d’améliorer la situation de la liberté d’expression. Alors qu’il ne reste plus que treize mois avant le début des JO de Pékin, le gouvernement chinois n’a pas respecté ses engagements, formulés lors de l’attribution des JO en 2001, d’améliorer la situation des droits de l’homme.
23:50 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, jeux olympiques, presse, liberté, sport, droitsde l'homme
22/09/2006
Vers l'introduction en Bourse de clubs sportifs
Souvenirs…souvenirs… C’était au siècle dernier, dans les années 70-80… A une époque où Daniel Hechter avait un joli projet pour faire du RC-Strasbourg (actuellement en deuxième division) un grand Club « européen », avec l’appui de jeunes gestionnaires ambitieux (Pierre Kubel), de dirigeants d’expériences (André Bord) de gens intéressants (Henri Lachmann, par exemple) et d’autres amateurs de foot sérieux…
Nous avions lancé une mini-campagne pour que les clubs français puissent devenir des sociétés cotables en bourses, comme d’autres ailleurs…
« Le sport et la finance ? Oh scandale »… Comme si le sport n’avait pas déjà envahi le sport professionnel…. « Le foot à la Bourse ? La porte ouverte à toutes les compromissions… ». Comme si les concours de pronostics et autres combines en tous genres ne risquaient pas de pourrir déjà bien des choses…
Que de débats, avec les amis de gauche et les beaux esprits de droite…Dur-dur de combattre les réflexes, les a priori, les prises de positions idéologiques, les postures de l’imposture… Enfin : pas de regret ! Il faut en tout donner du temps au temps. Même si l’on ne comptabilise jamais le coût des occasions ratées et du temps perdu…
Hier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi sur l'introduction en Bourse des clubs sportifs professionnels, a annoncé le ministre des Sports Jean-François Lamour.
Ce projet de loi va permettre aux clubs sportifs professionnels français de faire appel à l'épargne publique, et concerne au premier plan les clubs de football français, comme l'Olympique lyonnais.
Cet outil législatif autorisera, ce qui était interdit jusqu'ici, les clubs à déposer une demande d'introduction en Bourse à l'Autorité des marchés financiers (AMF), basée sur un projet de développement de leur activité.
Je reprends ici les infos diffusées par les agences de presse. Donnez votre opinion, si vous le désirez…

"Je lie la possibilité de faire appel à l'épargne publique avec la construction d'équipements sportifs nécessaires, en particulier le stade mais aussi des équipements qui permettront d'avoir une activité commerciale complémentaire, permettant ainsi d'asseoir les résultats du club, pas simplement sur les résultats sportifs mais également sur une activité économique diversifiée", a indiqué François Lamour, selon les agences de presse, à la sortie du Conseil des ministres.
Il a qualifié ce texte de "très bon compromis obtenu avec la Commission européenne", qui avait demandé officiellement le 14 décembre 2005 à la France de modifier sa législation qui interdisait aux clubs de football et autres structures sportives d'entrer en bourse.
"C'est une évolution importante, avait plaidé le ministre mardi. Ces conditions à remplir (projets de développement) montrent qu'il y a une prise de conscience de la part des autorités de respecter un minimum les actionnaires."
"Ces garde-fous sont nécessaires, a poursuivi M. Lamour. Regardez ce qui se passe dans des pays voisins, comme l'Italie: la Roma (AS Rome) a vu son action perdre 87 % de sa valeur, en Allemagne l'action du Borussia est passé de 11 à éeuros (l'action valait 2,45 euros lundi soir
Le ministre a rappelé que pour lui, au début de sa réflexion, "l'entrée en Bourse était seconde et secondaire". "L'acquisition des marques, des droits télés par les clubs -qui n'existaient pas avant- me paraissait plus importante, mais nous sommes obligés d'évoluer, sur injonction de la commission (européenne), et nous avons avancé vers un consensus."
"C'est à l'AMF de décider si le projet est économiquement viable, a ajouté le ministre. Et très peu de clubs en sont capables au niveau de leur bilan et des courbes de résultats. Je dirais deux ou trois, et c'est bien le maximum, sont capables de présenter un projet viable, soit car ils ont acquis une enceinte sportive, soit qu'ils possèdent les capacités financières."
"Les clubs auront cette possibilité d'introduction en Bourse, mais très, très peu auront accès aux marchés financiers", a insisté M. Lamour, qui a refusé de donner des noms des clubs de football ayant le profil selon lui.
"C'est un projet qui va être inclus dans un véhicule législatif de l'actionnariat salarié, et je dirais que, globalement, le texte sera voté en fin d'année 2006."
"Il faudra que les autorités du football et des marchés financiers soient très regardantes, a-t-il souligné. En Italie, je rappellerai ce qui s'est passé (scandale du Calcio et des matches truqués), notamment au travers de la Juve (Juventus) avec les dérives: corruption, achat de match, rôle trouble des agents, etc...".
17:15 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, finances, politique, football










