05/01/2008

Au revoir Christine

005f6db6d83af01f3cfde0db182ee17d.jpgAdieu,Christine. Ou au revoir, qui peut savoir? Les crabes du cancer ont gagné. Malgré ta lutte menée à ta façon, donc avec courage et lucidité. Avec sans doute le secours qu'apporte la Culture à celles et à ceux qui s'en nourrissent: un sens à la vie, même à l'heure de cette grande rupture qui plonge dans la tristesse ceux que tu laisses et qui t'aimaient.

Je t'appréciais beaucoup, personnellement et professionnellement. Par la conscience et la modestie avec laquelle tu mettais tes talents au service d'aures talents.Par ton dynamisme, ton enthouiasme, ton regard généreux, ta voix au timbre si  personnel et attachant, ton ton toujours bon, le justesse de tes visions, la pertinence de tes réflexions.

Tu savais mettre en relief les qualités des acteurs culturels avec le respect que n'ont pas toujours ceux qui  se veulent "critiques" avant d'être témoins. Ou ceux qui jugent  les oeuvres et leurs interprêes  en fonction de grilles de valeurs  très subjectives et fermées,  avec des hiérarchies arbitraires souvent fondées plus sur des rejets que sur des empathies.


Christine Lefèvre a été inhumée ce matin. Elle avait 59 ans. Après avoir fait le CUEJ, l'école de journalisme de Strasbourg, elle avait débuté sa carrière en 1971 à l'ORTF Alsace devenue par la suite FR3 puis France 3. Grande spécialiste de la culture, Christine avait animé des chroniques culturelles, participé à de nombreux magazines qui l'avait menée dans le monde entier.Je m'associe bien sûr à la station de France 3 Alsace et à ses condoléances adressées à ses filles, son compagnon et ses proches.

02/12/2007

Le « Prix Strasbourg » de Relatio à Maud de Boer-Buquicchio

LES GRANDS PRIX 2007 DE RELATIO

 Angela Merkel, Maud de Boer-Buquicchio, Dick Marty à l'honneur

Nous l'avions annoncé.... Les résultats sont tombés! 80005a9fe262a28bb8aa70ac5d90c83d.jpgAvec la période des fêtes et la fin de l’année arrive l’heure des bilans et de ces « hit-parades » en tous genres que l’on appelle les « prix » ou les « personnalités de l’année », ou  les « événements de l’année ».Une tradition qui a bien des vertus, avec tous les vices d’arbitrages parfois arbitraires. L’an dernier, RELATIO avait consacré « Européen de l’année » Álvaro Gil-Robles, premier Commissaire européen aux droits de l’homme,  parce qu’il avait donné durant son mandat une importance et une influence considérable à ce poste assuré aujourd’hui par Thomas Hammarberg.Cette année, RELATIO décerne plusieurs prix ...

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 « L’Européen de l’année » :

 Mme Angela Merkel

Inutile d’insister : le choix s’impose. Comme pour les jurés du Prix Charlemagne ou, en Allemagne de "L'Homme politique de l'Année", ou,au niveau mondial, de FORBES. A tous points de vue, Angela Merkel s'est imposée à nous naturellement et très nettement.. Quelle belle présidence de l’Union ! Quel sérieux ! Quelle cohérence ! Et quelle personnalité, aux antipodes des artifices des champions de la com’ qui semblent avoir le vent en poupe ailleurs en jouant la pipolisation et les cartes du fric et de la frime. En plus, elle sait, au niveau européen, jouer « collectif » tout en défendant avec excellence  ses intérêts nationaux.Merci Madame. très respectueusement. Vous êtes déja dans la liste des "Grands Européens", des continuateurs des "Pères" d'une oeuvre qui reste à pourquivre, "pas à pas"...ou un peu vite. le monde buoge plus rapidement que notre continent!

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

UNE FICHE SUR ANGELA MERKEL >>>>>

 

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Le « Prix Strasbourg » de Relatio :

Maud de Boer-Buquicchio

Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. C’est elle qui incarne le mieux et sert me plus efficacement les valeurs de cette « Europe de Strasbourg » qui met la dignité humaine au cœur de toutes les préoccupations. Hyperactive non pour paraître mais pour faire. Une croisée des droits de l’homme, cette militante efficace, cette combattante courageuse, cette humaniste sans concession. Elle conduit avec ses moyens  de vraies guerres contre les inégalités, les racismes et l’antisémitisme, les discriminations en tous genres, le non-respect des droits des minorités (les Roms, par exemple), les violences faites aux femmes et aux enfants et les évolutions liberticides de nos sociétés… Une grande Dame, Mme de Boer-Buquicchio.

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>

LA BIO >>>>

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La révélation européenne

de l’année : Dick Marty.

Ce sénateur suisse a fait un travail d’enquête, a conduit des investigations, et a su résister à toutes les pressions pour mener à bien plusieurs rapports décidés par l’Assemblée du Conseil de l’Europe après les allégations uo les révelations du Washington Post et l'ONG Human Rights Watch, sur l'existence de centre secrets de détention de la CIA dans des Etats membres du Conseil de l'Europe. Son travail n’est pas encore terminé. Mais d’ores et déjà Dick Marty illustre le pouvoir d’influence que des Parlementaires peuvent avoir quand ils prennent au sérieux leur rôle de membre de l’Assemblée de l’organisation paneuropéenne. Qu’il soit ici honoré et remercié.

PRIX DES DROITS DE L'HOMME >>>>>>

SUR RELATIO >>>>>>   ET   >>>>>>>>>>

SUR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>

TOUT LE PALMARES 2007: "Les Lettres européennes", Dany-Robert DUFOUR, "Egalite pour tous", "Tomorow's Europe", ZOOM europe d'arte.... A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>

 

26/11/2007

Cette semaine, sur tele Alsace, le rendez-vous d'Eric Genetet et de son équipe

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L’Alsace en direct de 19 à 20 h

Lundi 26 novembre > Ce soir dans l’Alsace en direct entre 19h et 20h , Eric Genetet et Christian Daniel recevront Jean Luc Filser , le speaker du stade de la Meinau. Au programme , un retour sur le match de coupe de France entre Vauban et Reims et sur Racing-Valenciennes. A suivre  également de 20h30 à 21h00 : Prolongations , une émission 100% Racing ce soir sur téléAlsace , votre télévision sur le Câble.

 Mardi 27 novembre > téléAlsace , avec Céline Hirsch et Eric Genetet , vous propose une émission spéciale consacrée à Strasbourg-Méditerranée , le Festival et fête des cultures européennes. Idir , La Shica   et les organisateurs du festival seront les invités de l’Alsace en direct ,  ce soir à partir de 19h sur téléAlsace votre télévision alsacienne sur le câble.

 Mercredi 28 novembre > Ce soir sur téléAlsace une émission spéciale autour du thème « tomber la frontière » dans le cadre de Strasbourg-Méditerranée , le Festival et fête des cultures européennes. Avec également au programme Monsieur Ferdinand , Mike Obri et Loïc Guingand , dans l’Alsace en direct entre 19h et 20h.

Jeudi 29 novembre > A partir de 19h ce soir sur téléAlsace , l’Alsace en Direct à la découverte de l’entreprise Alsacienne Boehli (bretzel). Avec également au programme Monsieur Ferdinand , Mike Obri et Loïc Guingand , téléAlsace votre télévision régionale sur le câble.

Vendredi 30 novembre > Ce soir téléAlsace vous propose une émission spéciale Royal Palace A Kirrwiller pour découvrir les coulisses du spectacle de Noël. Présentée par Céline Hirsch et Mike Obri , L’Alsace en direct sur téléAlsace ce soir à 19h.

SUR INTERNET >>>>>>>>>>

VIDEOS >>>>>>>>>

22/11/2007

Télévision: La main, cet organe sexuel…

Demain,une soirée sur Arte à voir seul(e) ou à plusieur(e)s : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la masturbation et le clitoris sans jamais oser le demander »

La chronique de VENUZIA pour RELATIO : Elle me fait rire, CLIO, avec son Larousse de la sexualité… La maison qui « sème à tous vents » a mis le temps pour découvrir la sexualité ! Jacqueline Feldman a publié une étude : Le Petit Larousse, né en 1906, a dû attendre l’âge de soixante-dix ans (son édition de 1976) pour connaître la masturbation » (La sexualité du Petit Larousse-1981).Or moi, c’est de masturbation qu’il me faut vous parler.

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Sérieusement. Comme ARTE sait tout faire. Car demain, vendredi, attention à l’audimat :la chaîne culturelle européenne nous offre un Théma qui peut faire bander ou mouiller dans les chaumières. La masturbation (« la seule drogue qu’on a toujours sur soi », disait Woody Allen) est de la partie, en effet. A regarder, seule ou à plusieur(e) s.  « Hé! Ne te moque pas de la masturbation! C’est faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime… » redirait le même Allen…

 

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Que voulez-vous, selon la formule agile de Léo Campion « tant qu’on ne peut pas compter sur autrui, il faut compter sur ses doigts »… Tant pis, pour ceux qui pensent que la masturbation est « la sexualité du désespoir » ou ceux (et celles) qui partagent les regrets de Pierre Perret : « Dans le plaisir à deux on peut échanger ses pensées. Dans la masturbation, on sait jamais à qui causer »… Arte nous donne; en tous cas, l’occasion de (re)prendre conscience que la main est un organe sexuel…

Comme, selon Jean Yanne, « L’avantage de la masturbation, c’est qu’en principe ça évite les préliminaires », entrons dans le vif du sujet. Copié-collé sur les programmes d’ARTE (je ne vais pas réécrire ce qui est clair et pudique) 

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LA SUITE SUR RELATIO >>>>>>>>>>

16/11/2007

L’Alsace en direct sur téléAlsace

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19h/20h Une émission d'Eric GENETET

 

Lundi 19 novembre > Ce soir dans l’Alsace en direct Eric Genetet et Christian Daniel recevront Patrice Sablé co-entraineur du RCS Rugby. Au programme également de 20h30 à 21h00 : Prolongations , une émission 100% Racing ce soir sur téléAlsace votre télévision sur le Câble.

 

Mardi 20 novembre > téléAlsace , avec Céline Hirsch et Eric Genetet , vous propose une émission spéciale consacrée au Brésil , à l’occasion de la manifestation Le Brésil à Haguenau. C’est ce soir à partir de 19h sur téléAlsace votre télévision alsacienne sur le câble.

 

Mercredi 21 novembre > Ce soir sur téléAlsace une émission spéciale autour des lumières de Noël en Alsace , présentée par Tanguy Flores et Eric Genetet . Avec également au programme l’humour de Monsieur Ferdinand , Mike Obri et Loïc Guingand. L’Alsace en direct ce soir entre 19h et 20h.

 

Jeudi 22 novembre > A partir de 19h l’Alsace en Direct à la découverte de l’entreprise Cuisine Schmidt à Sainte-croix-aux-Mines. téléAlsace votre télévision régionale sur le câble.

 

Vendredi 23 novembre > Ce soir téléAlsace vous propose une émission spéciale aux Tanzmatten de Sélestat avec les vainqueurs des tremplins de humours en alsace. Présenté par Céline Hirsch et Mike Obri , L’Alsace en direct sur téléAlsace pour bien commencer le week-end.

13/11/2007

Cette semaine sur téléAlsace

3fb394341005e58160fa0a53d3ed6a9f.gifL'Alsace en direct, tous les soirs de 19h à 20h!, une émission d'ERIC GENETET

Mardi émission spéciale théâtre d’objet, de masques et de marionnettes, à voir en Famille aux Taps Gare de Strasbourg.

Mercredi invité exceptionnel,l’alpiniste amateur alsacien Jacques Marmet avant sa conquête du point culminant de l’antarctique.

Jeudi gros plan sur la viticulture en direct de Bennwihr.

Vendredi spéciale Salon de l’érotisme, en direct de Mulhouse.

Pour assister à l'émission : mailto:contact@telealsace.com

LE SITE (AVEC  "EN DIRECT" >>>>>>>>

08/11/2007

téléAlsace, an I...

Vendredi 9 novembre téléAlsace fête son 1er anniversaire en toute simplicité. Au programme les meilleurs moments de l’année autour de toute l’équipe de l’alsace en direct. téléAlsace sera à la Pyramide de Vendenheim au restaurant club l’Addict. VOIR LE SITE >>>>>>>>

L'Alsace en direct, tous les soirs de 19h à 20h!

02/11/2007

Balladur et le CSA...

Je reprends ici ce billet de la lettre aux abonnés de Télerama, car il vaut d'être diffusé.

"S'il n'apparaît pas aujourd'hui central, le volet audiovisuel du rapport Balladur sur les institutions pose question. Sa proposition de substituer au  Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) un "Conseil du pluralisme", qui regrouperait, outre le gendarme de l'audiovisuel, la Commission des sondages et la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle, dénote en effet une volonté de limiter les pouvoirs de l'instance de régulation.

 Pourquoi ? Le rapport ne retient apparemment que la mission du CSA touchant au pluralisme, principalement la veille à l'égalité des temps de parole des partis politiques à la télévision et à la radio au cours d'une élection. Sauf que le rôle du CSA s'étend bien au-delà de cette simple activité comptable.

C'est lui, en effet, qui attribue les fréquences hertziennes dans l'audiovisuel, signe les conventions des chaînes, contrôle les quotas de diffusion des oeuvres, veille à la protection de l'enfance, donne son avis sur les règles applicables à la publicité... Et prononce des sanctions le cas échéant. Bref, il régule tout un secteur économique. Certains voient donc dans ce rapport une intention de  réappropriation politique de l'autorité du CSA. Ah oui, au fait : le CSA nomme aussi les présidents du service public. Quand on sait que Patrick de Carolis n'est pas franchement en odeur de sainteté à l'Élysée..." ◆ R.S.

29/10/2007

Quand CBS met "Sarkozt l'Américain" hors de lui...

Le chef de l'Etat a quitté le plateau de l'émission "60 minutes" de la chaîne américaine CBS, "parce qu'il n'a pas aimé une question", précise la voix off de la bande annonce de l'émission

Nicolas Sarkozy, lors de l'émission "60 minutes" (DR)

Nicolas Sarkozy, lors de l'émission "60 minutes" (DR)

La chaîne de télévision américaine, CBS, diffuse, ce dimanche 28 octobre, la bande-annonce d'un extrait de l'émission "60 minutes" intitulée "Sarko l'Américain", vidéo dans laquelle on peut voir le président français quitter le plateau parce qu'il "n'a pas aimé une question", précise la voix off. L'émission "60 minutes", l'une des plus réputées de la télévision américaine, doit être diffusée le 29 octobre à 1h du matin (heure française).

"Quelle imbécile !"

Alors que Nicolas Sarkozy est présenté, en début de séquence, comme une personne qui apprécie les Etats-Unis, comme un homme "intelligent", "énergique" et "tempétueux", dit la voix off, on voit le président enlever son micro et quitter brutalement le plateau après avoit déclaré : "quelle imbécile". Lorsque la présentatrice, Lesley Stahl, lui demande ce qui n'était pas correct, le président français ne répond pas et part. "Au revoir" et "merci" seront ces derniers mots.
Quelle était la question? Cécilia, selon le blog de le correspondante du Monde... Selon la même source, le chef de l'Etat serait revenu sur le plateau, une fois son cop de colère passé... C'est le genre de mouvement d'humeur qu'adore la presse américaine...
Commentaire du Figaro:  Un chef d’Etat imprévisible et orageux » c’est l’image que le président français risque de laisser à partir de dimanche soir aux téléspectateurs américains…
LA VIDEO SUR CANALOBS>>>>>>> 

15/09/2007

Strasbourg: pour une "place Jacques Martin" devant France 3 Alsace

Strasbourg ? « Cette ville est le plus beau souvenir de ma vie », a-il dit. Et il le pensait vraiment. Strasbourg ? C’est là qu’il a commencé sa carrière. Et fait ses premières armes à la radio, à la télévision, dans la comédie, dans la chanson, dans ce comique de l’impertinence spirituelle, de la provocation sucrée-salée, du mélange des genres populaire mais jamais vulgaire…

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Après son service militaire, alors jeune marié et sans emploi, il téléphone à Antoine Bourbon qui lui propose de travailler comme comédien à la radio, puis c'est la rencontre avec Germain Muller, l'Opéra, les soirées au "Broglie", les premières émissions de télévision.... C’est à Strasbourg qu’il s’est fait remarquer par Pierre Tchernia…

Il a quitté l'Alsace en 1964, Mais il gardera Strasbourg au cœur. Que Strasbourg lui garde une trace dans son coeur ! Pour lui, et pour Strasbourg, une « place Jacques Martin » devant France 3 Alsace serait une excellente initiative. Facile à prendre. Et chargé de sens.

N’a-t-il pas, à sa manière, popularisé en français et dans toute la France pour plusieurs générations de Français cet « esprit cabaret » bien alsacien ?  

A VOIR SUR FRANCE 3 ALSACE >>>>>>>>>>  

 

28/08/2007

Ces musulmans d'Europe qui disent non à l'islamisme

SELECTION (ET SUGGESTION) RELATIO SUR ARTE: UN THEMA A SUIVRE!
En Europe, l'immense majorité des musulmans est constituée de démocrates favorables à la laïcité. Comment expliquer qu'ils laissent l'intégrisme monopoliser, à leur détriment, le discours et l'image de l'islam ?
ARTE leur donne la parole. Ce soir à partir de 20h45.

21f427c74f1846a1d7436fc0f880861e.jpgQui sont les premières victimes des islamistes ? Les musul- mans. Et qui sont leurs adver- saires les plus déterminés ? Les mêmes bien sûr ! Observez bien : partout en Europe - en Angleterre, en Espagne, au Danemark -, des voix musul- manes s'élèvent pour condamner sans ambiguïté l'islamisme et le terrorisme. Partout - au Maroc, en Jordanie, au Yémen, en Algérie, au Pakistan -, des intellectuels et des journalistes courageux, qui risquent leur vie en affichant leurs convictions, ou même en faisant tout simplement leur travail, nous rappellent que les pires ennemis des musulmans, se sont tous ceux qui instrumentalisent l'islam pour en faire une arme de guerre contre le progrès et contre la liberté.

Nous ne les écoutons pas assez et surtout, nous ne leur donnons pas assez la parole. C'est donc à eux que cette "Thema" est consacrée. À eux surtout qu'elle est confiée. À tous ces musulmans qui disent non à l'islamisme et oui à la démocratie. Ce soir, les démocrates musulmans - et eux seuls - s'expriment. Pour nous dire leur manière de voir les choses. Leur façon de parler du prophète et des femmes, leurs certitudes sur la guerre qui leur a été déclarée par les fous d'Allah et leurs doutes face, parfois, à notre inconscience et notre passivité. Alors écoutons-les, regardons-les avant de juger. La télévision, ça sert d'abord à ça !

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>> Interview : Comment vivent les musulmans en Europe ? Où en est-on de leur intégration ?
http://news.arte-tv.com/re?l=6m6zz2I2zys6tI1

>> Extraits vidéos : Découvrez dès maintenant la soirée thema en vidéo !
http://news.arte-tv.com/re?l=6m6zz2I2zys6tI2

www.arte.tv/islamisme

21/06/2007

Pétition contre la fin d'"Arrêt sur images" : plus de 30.000 signatures

Je l'ai signée, bien sur... il faut se battre pour défendre toutes les lucanes de liberté et d'intelligence, donc de critique constructive, dans des médias qui nourruissent plus une MEDIOCRATIE qu'une MEDIACRATIE. La pétition contre la fin d'"Arrêt sur images", l'émission présentée par Daniel Schneidermann, a déjà reçu plus de 30.000 signatures.

Daniel Schneidermann (Sipa)

Daniel Schneidermann (Sipa)

Une pétition mise en ligne pour le maintien de l'émission de décryptage de la télévision "Arrêt sur images" présentée par Daniel Schneidermann, dont France 5 a annoncé la suppression lundi, a déjà recueilli plus de 30.000 signatures jeudi 21 juin.
Sur son blog, Daniel Schneidermann annonçait mardi une convocation à un entretien préalable de licenciement dans laquelle le directeur général de France 5 lui signifie sa "‘mise à pied immédiate à titre conservatoire compte tenu des faits reprochés’". "Je suis bien curieux de savoir lesquels", ironisait Daniel Schneidermann.
Une deuxième pétition
La pétition de soutien à l'émission avait déjà été signée jeudi matin par 30.092 personnes qui souhaitent "préserver la diversité du paysage audiovisuel français".
Une autre pétition intitulée "Pas d'arrêt pour ‘Arrêt sur images’" a été mise en ligne par des personnalités de gauche et a aussi recueilli de nombreuses signatures. "‘Arrêt sur Images’ est une émission utile à l'éducation critique et à la culture. Elle est, malheureusement, unique sur les chaînes de service public. Il faut la maintenir", demandent les signataires.
"Une autre émission de décryptage"
France 5 a annoncé lundi qu'elle ne reconduirait pas à la rentrée six de ses magazines, dont "Arrêt sur images", une émission hebdomadaire créée en 1995 et diffusée sur France 5 depuis 2002.
La chaîne a précisé lundi que Daniel Schneidermann n'était plus animateur sur France 5.
L'émission sera remplacée par "une autre émission de décryptage", selon Philippe Vilamitjana, directeur de l'antenne et des programmes de la chaîne. Mais on voit le genre: conversations mondaines autour de quelques "têtes d'affiches" en quête de promotion...

 

14/06/2007

"Arrêt sur images" absent de la grille de rentrée ?

Oser l'indépendance? De plus en plus difficile....

Difficile le combat pour une information libre, dégagée de tout conformisme, indépendante des pressions politiques ou de la soumission de prudence aux pouvoirs.... Je reprends ici des ifos publiées par le NouvelObs.com qui concerne la chaine la plus digne de respect des chaînes du service public...L'émission sur les médias pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, affirme son présentateur Daniel Schneidermann. La direction de France 5 devrait annoncer sa décision lundi 18 juin au plus tôt.

 

Daniel Schneidermann (Sipa)

Daniel Schneidermann (Sipa)

L'émission "Arrêt sur images", diffusée sur France 5, pourrait ne pas être reconduite à la rentrée, a-t-on appris sur le blog des journalistes de l'émission. Daniel Schneidermann, présentateur de l'émission, a lancé, jeudi 14 juin, un appel aux téléspectateurs afin qu'ils interpellent ce week-end le président de France Télévisions Patrick de Carolis, présent au "Salon de la télévision".

Le 6 juin, le présentateur de l'émission de décryptage des médias avait déjà indiqué que l'émission prévue dimanche prochain serait la dernière. "Le dimanche 17 juin, en effet, nous nous arrêterons pour la dernière fois de l’année sur les images d’une saison particulièrement riche", écrivait-il.

"Ripostes" et "Chez F.O.G" également en sursis ?

"Je sais déjà que nous ne retrouverons pas nos télespectateurs cet été, mais je ne sais pas encore officiellement si nous les retrouverons à la rentrée", expliquait-il. La direction de France 5 a prévenu la production d'"ASI" que "l’arbitrage" sur la reconduction de l’émission ne serait pas rendu avant le 18 juin, au plus tôt.

Daniel Schneidermann propose d'ici là que les téléspectateurs interpellent Patrick de Carolis, président de France Télévisions, au "Salon de la télévision" prévu ce week-end à Paris.

Selon le présentateur, l'avenir de deux autres émissions de France 5 seraient également compromis. "Ripostes", présenté par Serge Moati, et "Chez F.O.G.", avec Franz-Olivier Giesbert, "ne sont pas fixées sur leur sort", écrit Daniel Schneidermann, qui note que "ces trois émissions portent un regard sur l’actualité de la politique intérieure".

"Par hasard, la direction de FranceTélévisions attendrait-elle le lendemain des législatives, et la nomination du gouvernement Fillon 2, pour décider de prolonger, ou non, les émissions de la chaîne traitant (même indirectement) de politique intérieure ?", s'interroge-t-il sur son blog. Le présentateur appelle Patrick de Carolis et Patrice Duhamel à "oser l'indépendance".

21/05/2007

Le cap des 70 000 pré-adhésions au Mouvement démocrate

François Bayrou l’a annoncé ce soir dans  France Europe Express sur France 3 : le cap des 70 000 pré-adhésions au MoDem  est franchi. Sans pub, sans tapage, sans racolage. Le signe d’un besoin citoyen fort, d’un appel civique fort, d’une demande démocratique forte. Il s’agit là, a-t-il précisé, d’adhésions nouvelles, qui s’ajoutent à   celles enregistrées à l’UDF (quelque 30 000 au dernier Congrès).

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Ce mouvement est le premier du genre et ne s’explique pas que par internet. Il constitue « un parti d’un type nouveau, un parti du XXI ième siècle », dit Bayou. Cela implique évidemment des devoirs et des responsabilités particulières pour les animateurs de ce Mouvement. Bayrou est le premier à en avoir conscience. Celles et ceux qui sont investis par ce Modem aux Législatives  aussi. Des profils nouveaux pour un type nouveau de députés.

Au cours de l’émission, François Bayrou a refusé de polémiquer à propos des ralliements des députés UDF  à l’UMP. Il a seulement souligné que « l’ouverture » pratiquée par Sarkozy était contraire à ce que le candidat de l'UMP avait dit durant la campagne et ne correspondait pas du tout à ce que lui-même préconisait (et préconise toujours) : « Je proposais un rassemblement, non une logique de ralliements et d’allégeances ». « S’allier n’est pas se rallier ». « L’alliance n’est pas le ralliement »

LIRE LA SUITE SUR LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR>>>>>>

04/05/2007

Les cris du cœur et de la tête de Mémona Hintermann

« Moins  le Blanc est intelligent, plus le Noir lui semble bête »

André Gide

« Personne ne peut vous forcer à vous sentir inférieur sans votre consentement »

Martin Luter King

« Le monde ressemblera à La Réunion, sinon il disparaîtra »

Paul Vergès

 Les Confessions de Momine AFFEJEE...

Cette YAB du Tampon, ce « Plougastel sous les Tropiques »,  volait des poulets pour que sa famille ne meurt pas de faim et  a dû "prouver" qu’elle était française   avant de recevoir la Légion d’honneur… « Mi prend pas un chat dans un sac » : Je refuse d’être piégée par un cadeau !

J’aime beaucoup depuis logtemps Mémona, journaliste de talent qui fait honneur à la carte de presse (ce qui devient de plus en plus rare)… Son livre et mes retrouvailles avec elle à la salle blanche de la librairie Kléber à Strasbourg m’a rempli de bonheur. Merci à elle d’être…elle.

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Un récit plus qu’émouvant : poignant. Le récit d’une vie de femme qui volait des poulets et qui n’a su se servir d’une fourchette qu’à 18 ans…  « Gouni vide y tient pas d’bout » : Ventre affamé n’a pas d’oreille.

Le récit de son enfance et de son adolescence. Celui de sa route vers « l’intégration » dans cette France qu’elle aime et dont elle se sent l’enfant depuis toujours. Celui d’un long chemin vers la réussite professionnelle, malgré tous les obstacles, les préjugés et (mais oui) les discriminations. Celui d’une femme de tête qui sait conserver « la tête haute » en toute circonstance. 

« Bon Dié y pisse si son tête » ; Elle est bénie des Dieux ! « Coup pié ziment tié pas z’étalon » : Tout ce qui ne la tue pas le rend plus forte…

Un récit souvent drôle amusant, plein d’humour, aussi. Parce qu’elle-même adore la vie. Parce qu’heureusement la vie (comme la politique d’ailleurs) n’est pas toujours à prendre au tragique. Parce qu’elle sait dans ses tripes que l’humour, l’ironie, l’esprit constituent une indispensable béquille. Parce que surtout le créole est une philosophie de vie avant d’être un pays, un type humain, une langue… « Margose lé amer le grain lé doux » : Rien ne sert de lutter contre l’absurde. « Le roi l’est pas mon cousin » : le bonheur est simple.

Une autobiographie pleine d’aveux et de pudeur, mais aussi de vrais cris.

Des cris d’amour : de La réunion, de la France, de l’humanité, des identités non réduites à une carte.

Des cris de l’intelligence ; contre la « discrimination positive », contre le « devoir de Mémoire » transformé en amnésie sélective, en repentance masochiste ou en vengeances stupides.

Des cris de détresse : « En France on a des discours sur l’Islam, mais pas de débats sur l’Islam »

Des cris d’horreur : face l’inhumanité et à la bêtise, ces monstres à tentacules.

Des cris d’espoir, surtout quand elle reprends à son compte ce cri de Paul Verges » dans 500 ans, le monde ressemblera à La  Réunion sinon il disparaîtra »  

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Le Tampon, vu d'avion

Ressembler à La Réunion, c’est savoir vivre en respectant les différences, en n’ayant pas à parler de racisme, en faisant abstraction des couleurs de la peau et des bulletins de naissance. Mémona (celle qui mérite sa chance) sait de quoi elle parle, avec sa mère catholique et son père musulman. Comme elle sait ce que recouvrent les mots faim, liberté, guerre, intolérance… Des réalités, non des concepts.

Vous appréciez Mémona Hintermann grand reporter à France 3  (pour qui journalisme ne rime pas avec voyeurisme, image avec mirage et télévision avec défaut de vision),  vous adorerez son livre.

Un ouvrage bien écrit puisque rédigé avec ce qu’elle a de meilleur : sa force intérieure. Sa richesse intérieure. Et son indépendance d’esprit : c’est un bol d’air en un moment où « l’identité » devient un tatouage social, où l’on voudrait imposer des drapeaux aux fenêtres parce que l’on n’en a plus assez dans les cœurs et où s’inquiète plus des origines que des destinations… La vie n’est vraiment pas une « ravine tranquille ».

Que voulez-vous ? « Chauffé, pompé, madame Desbassyns l’a arrivé » : Quand le diable est là il faut faire avec… Hélas ! Il est tant de réalités qui exigent un résigné « peu me chaut »  : « Mi fait z’oreille canard’ » …Et "L'rat y courtpas su le fer blanc": A l'impossible, nul n'est tenu!   

Daniel RIOT

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Présentation de l'éditeur (JC Lattès)

Réunionnaise et 100 % française, fille d'un musulman et d'une catholique, ayant maintenu son rêve absolu au nom de la France en dépit d'énormes obstacles et de drames : Memona Hintermann n'a jamais baissé la tête. Métis, entourée de frères et sœurs mariés à des hommes et des femmes de toutes les couleurs, elle a longtemps eu l'impression d'entendre les autres parler à sa place : sociologues, experts, leaders d'opinion, accusateurs de l'histoire française... Elle a décidé de raconter son combat, et de s'exprimer sans complexes sur des questions qui miment la France aujourd'hui : immigration, racisme, passé colonial. Dans ce récit simple et vivant, fascinant et parfois poignant, les anecdotes souvent savoureuses illustrent une vraie vision d'un modèle d'intégration aux antipodes des discours " différentialistes ", à l'heure où le débat sur la citoyenneté se radicalise. Un grand message d'espoir et une bouffée d'air frais !

Biographie de l'auteur

Née à l'île de la Réunion, Momena Hintermann doit son beau parcours à l'école républicaine. Depuis vingt-cinq ans elle a couvert la plupart des grands conflits, de la chute du mur de Berlin à l'explosion des Balkans, et aujourd'hui couvre principalement le Proche-Orient pour France 3. S’’intéresse beaucoup aussi aux affaires européennes. A présenté de nombreuses fois le « SOIR 3 »

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03/05/2007

Ségolène a marqué des points contre Nicolas, mais combien ?

Deux félins sur un toit brûlant: L'un rentre ses griffes et l'autre les sort!

 

J’ai vu, j’ai entendu…Et alors ? Il est des moments où l’on envie les téléspectateurs « supporters » de l’une ou de l’autre…Ils peuvent crier victoire quelque soit leur « champion ». D’autant plus que les buts des deux intervenants étaient différents : l’un devait conserver son avance, l’autre devait mener l’offensive… Ce sont évidemment les hésitants, les indécis, les versatiles qui seront  les vrais juges de ce débat... pendant lequel l’importance des affaires européennes et des fonctions spécifiquement régaliennes du « poste » disputé a été, hélas,  trop négligée.

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Comme prévu, Sarkozy a fait des efforts sur lui-même : calme, surtout être calme. Afficher du sang-froid. Paraître serein. Juste une pointe, par ci par là, griffes rentrées : "Vous n’avez pas besoin d’être méprisante pour être brillante "

Des efforts trop poussés peut-être…

Il semblait presque terne, le grand bateleur ! Avec des allures d’écolier devant une maîtresse d’école. Avec la tête souvent basse. Avec des besoins d’appuis, non trouvés, auprès de PPDA. Avec quelques coups portés mal encaissés ! Gentil et poli, Sarkozy, à coup de « madame » glissés en tout et pour tout …Beau joueur, sinon galant, il a même donné du rabe de temps à son « adversaire».

"DOUX COMME UN MOUTON", LE LION

Tout au plus, il a su jouer les séducteurs avec sa voix et ses regards. Des regards qui, dommage pour lui,  fuyaient souvent les yeux de Ségolène quand il se voulait critique !   Du velours, Sarkozy…« Doux comme un mouton » dit Jean d’Ormesson.

Mais son jeu était moins bon qu’on pouvait l’imaginer : il sonnait même un peu faux, de temps à autre. Il est meilleur d’ordinaire dans ses rôles de composition. Même quand, face à une « saine colère » de Ségolène, il se fait un petit plaisir en mettant en relief les qualités de… calme qu’exigent les fonctions présidentielles. L'impulsif avait-il abusé de la tisane calmante?  

Comme annoncé aussi, Ségolène Royal a montré qu’elle n’est pas femme à se laisser marcher sur les pieds. Et à se laisser mener par le bout du nez, surtout pas dans un débat aux enjeux majeurs. Pugnace, Ségolène. Mordante.  Mais je le reconnais : elle a été meilleure que jamais. Meilleure même que je pouvais l’imaginer. Comme quoi, l’être humain a une caractéristique essentielle : sa perfectibilité.

DES PIEGES EVITES ET D'AUTRES BIEN TENDUS

Audacieuse, Mme Royal ! Offensive. Maîtresse de l'ordre du jour. Habile même : n’a-t-elle pas piégé son « partenaire en débats d’idées » sur quelques sujets, sur le nucléaire par exemple, sur la sécurité (mais oui !) ou, surtout,  sur la question (imprévue) de l’insertion des handicapés dans les écoles de la République, sujet sur lequel Sarkozy propose des mesures appliquées par Mme Royal quand elle était sous-ministre et supprimées par l’UMP… ?

N’a-t-elle pas évité, aussi,  d’être piégée sur le terrain de l’économie et de la croissance (en dépit de quelques manques de précisons chiffrées) ?

N’a-t-elle pas paru, y compris dans son « coup de  colère », comme plus déterminée, plus moderne, plus dynamique. Plus crédible, même. Plus fiable.  Avec une… « présidencitude » (comme elle ne dirait plus) plus grande. Avec une « bravitude » qui force le respect (pas seulement celui proclamé à tout bout de phrase par Sarkozy)

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ELLE A GAGNE EN "PRESIDENCITUDE" AVEC "BRAVITUDE"

En fait, Ségolène a réussi une chose qu’elle aurait dû tenté depuis longtemps : Sarkozy est apparu comme un « sortant », avec ce que cela comporte de responsabilité dans le bilan.

Elle a réussi aussi à paraître plus sincère  dans ses engagements et  dans sa défense du type de société qu’elle « veut » que Sarkozy pour les siens.

Surtout, en dépit de son « étatisme » persistant, elle a affiché un socialiste moderne, à visage nouveau. En se dégageant de toute contrainte, y compris de ce qu'a pu dire François Hollande. "libre", elle ne s'est "rien interdit". Elle a eu raison.

C’est important pour les électeurs qui regrettent les archaïsmes d’un PS resté passéiste sur bien des plans.

C’est important aussi dans son rapport de force avec Sarkozy : l’esprit de « rupture tranquille » de celui qui veut une « France qui gagne » et qui se veut le « candidat du mouvement », est apparu comme l'expression d' un conservatisme bien conformiste, par opposition au caractère novateur de la démarche, des idées (y compris institutionnelles) et de la manière de gouverner de « madame »…

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Il y a là une inversion d'image. Au moins le temps (long) de cette émission qui nous a offert (aussi) le spectacle triste d'une Arlette Chabot bien inutile (ce qui n'a aucune importance, sauf pour son ego)

Mais il ne s’agit là que d’impressions personnelles. Confirmées par la véhémence du ton des supporters  de Sarkozy dans le débat très intéressant organisés par France 3, débat que je suis avec un sourire en coin  en rédigeant ce billet. « Ségolène a marqué des points », dit un expert en communication. « Les lignes ont un peu bougé ». A voir dimanche soir…

Daniel RIOT

02/05/2007

Ségostar joue à « quitte ou double » contre SuperSarko dans un « psycho-show » télévisé : Deux destins personnels à un carrefour de l’Histoire ccollective

Qu’attendre du grand débat, si bien encadré, de ce soir ? Une émission de pycho-show. Un match de catch mental.  Un grand oral à deux voix. Une superproduction à voir, bien sûr, mais qui risque de décevoir ceux qui en attendent trop…

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Celles et ceux qui attendent un débat d’idées, projet contre projet, risquent d’être déçus. Celles et ceux qui attendent ce duel pour décider de leur vote dominical risquent de devoir jouer à pile ou face ou de hiérarchiser leurs préoccupations.

Une soirée pour rien ? Non. Ne serait-ce que pour la première fois, cet exercice de haute école oppose un candidat et une candidate : Sarkozy s’y  est préparé avec quatre femmes…  Mais cet exercice  n’aura sans doute guère d’influence sur le scrutin de dimanche. Sauf si…

DES ENJEUX INEGAUX

Sarkozy n’y a pas grand-chose à perdre. C’est lui qui mène le bal depuis le début de la campagne (sauf la semaine dernière où Bayrou a joué les trouble-fête. C’est lui qui a toujours au moins deux points d’avance dans les sondages, donc au moins  quatre de plus qu’elle. S’il réussit à simplement neutraliser sa concurrente, il sort grand vainqueur. Il n’a qu’à protéger sa mise. Qu’a finir une course menée en tête par un sprint tranquille, avec le seul souic d’éviter la chute avant la ligne d’arrivée.

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Ségolène  Royal, elle,  se trouve face à un défi difficile à relever : réussir dans cette première et dernière danse à  imposer sa musique,  son rythme, ses mouvements, sa cadence. En usant de sa féminité, mais tomber dans les pièges de la femme dominatrice ou victime (ce qu’elle a fait trop souvent) Elle doit, surtout,  prendre des risques très calculés.  Viser juste à tous les coups, surtout si elle tente quelques flèches pour  provoquer la « faute qui tue » chez le favori qui ose se présenter en « challenger ». Elle est dans un « quitte ou double ». Dans une partie de  poker !

BILAN ET PERPECTIVES…

Les socialistes disent vouloir un débat sur le fond : bilan et perspectives…

>>> Sur le bilan, ils  se trompent de tour ! Sarkozy a réussi à effacer son handicap de sortant. Le PS en est un peu responsable : je n’ai pas compris  sa tactique. Il  aurait dû passer moins de temps à tenter de démolir Bayrou et davantage à mettre Sarkozy le nez dans les assiettes du dernier quinquennat de l’UMP au pouvoir ! Trop tard pour lui. Cela risque même de devenir très contre-productif !  

Si Ségolène veut tenter de le piéger   sur la « vérité » des faits et des chiffres de ces cinq dernières années, elle va, en effet,  se faire envoyer avec élégance dans les cordes.

Et c’est elle qui accentuera son image  passéiste face à ce Sarkozy délibérément amnésique mais  tourné vers le futur. Comme les regards des électeurs d'ailleurs.

>>> Sur les perspectives, la tâche de Ségolène s’annonce aussi très difficile. Il suffit de comparer leurs spots respectifs consacrés au travail pour voir que la tonalité Sarko est plus adaptée aux attentes d’une majorité de Français que la musique Ségo. Des trompettes chez l’un. Du violoncelle chez l’autre.

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« La fraternité contre brutalité » : la formule est bonne (et juste), mais l’heure n’est pas à la générosité des intentions. Elle est  à l’efficacité supposée des mesures annoncées.

Sur ce terrain, elle n’avait pas été convaincante dans son dialogue avec Bayrou : qui peut l’imaginer plus performante sur ce plan face à Sarkozy ?

Il lui faudrait beaucoup de talents (jusqu’ici  cachés) pour convaincre le téléspectateur de la crédibilité de ses propositions économiques. Et il lui faudrait des biscuits qu’elle n’a pas pour noircir l’avenir qui attend les Français avec « l’Etat Sarko », sans tomber dans les pièges d’une diabolisation contre productive et de scénarii catastrophe facile à démolir ou à contourner.

CHOIX DE SOCIETE

Certes, elle peut briller plus que Sarkozy sur tous les sujets qui se rapportent au projet de société qu’elle porte, aux valeurs qu’elle veut illustrer, aux réformes institutionnelles (si indispensables) qu’elle veut engager, sur l’Etat « impartial » qu’elle promet,  sur ses engagements européens, plus sincères et plus forts que ceux de Sarkozy.

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Sur le fond, elle aura raison. Mais c’est électoralement moins « payant » que les propositions qui concernent la vie quotidienne des Français. Et  dans la forme, Sarkozy va pouvoir se lancer dans ses exercices favoris. Avec ses sincérités successives et additionnées. Avec son culot monstre. Avec son art de faire confondre ce qu’il croit et ce qui est.

Avec sa sublime force : celle de savoir trouver sa cohérence dans ses propres incohérences, d’asséner des contre vérités sur le ton de la vérité avérée  et d’esquiver toutes les questions qui le dérangent…Avec, surtout, ses professions de foi qui peuvent tromper tous les gens de bonne foi,  même celles et ceux qui le trouvent antipathique, anxiogène voire dangereux.C'est bien pour cela que la TOUT Sauf Sarko ne fait recette qu dans une faible partie de l'électorat.

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C’est qu’il est doué, Sarkozy. Et en excellent comédien, il a bien répété tous les rôles qu’il peut être appelé à jouer, toutes les formules bien rodées qui pouront sembler improvisées, toutes les répliques bien ciselées qu’il tiendra en réserve.

On dit que Ségolène Royal est meilleure en débats qu’en meetings : ce sera  le moment ou jamais de le montrer.   « Pourquoi voulez-vous que je redoute quelque chose? » dit-elle à ceux qui l’interrogent…C’est beau la confiance ! Il lui en faut. Mais qu’elle ne compte sur aucune des faiblesses de Sarkozy.

SARKO OLYMPIEN : C’EST (PRESQUE) SÛR…   

Certes, qui ne le sait pas ? « Il est des moments où « Sarko » ne se contrôle pas tout à fait »… Cela ce n’est pas de la médisance, de la diffamation ou une rumeur. C’est un fait …reconnu par ses fidèles les plus proches. Un fait plutôt inquiétant pour un prétendant à une fonction qui implique du sang froid, des qualités d’humeur et de tempérament. Mais qui n’a pas quelques faiblesses ?

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Ce n’est pas un dieu qu’on élit pour l’Elysée…ni une déesse d’ailleurs. Comme disait Gide, il faut toujours suivre sa pente…en la remontant : Sarko sait le faire, cela. Sa priorité des priorités sera de démontrer ses qualités d’Homme d’Etat. Des qualités qui n’ont rien d’évidentes chez ces « bêtes » politiques (Chirac en est) plus passionnées par la conquête du pouvoir que par son exercice. Qui  ont toujours un coup d’avance pour courir après leurs ambitions. Et qui aiment  le gibier à abattre plus que celui abattu… Le désir qui les fait courir à la jouissance du but atteint : un désir assouvi n’est plus un désir…

LE SYNDROME D’ASTERIX

Ses sautes d’humeur (parfois feintes), son impétuosité, ses impatiences, ses coups de colère  sont d’ailleurs perçues par ses supporters comme les revers de qualités incontestables. D’une exigence. D’une impatience. D’une soif d’actions réussies, de résultats, d’efficacité. De cette course contre le temps dans laquelle tout « homme pressé » tente de tromper la mort ou la fuite de la vie.

Mieux : nombre de  Français se retrouvent dans son rôle du « petit » qui montre les crocs et aboie. Qui sait se faire  d’une seconde à l’autre fauve et petit chat (et réciproquement). Et qui incarne à sa manière se « syndrome d’Astérix »

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Que les supporters de Ségolène Royal ne se bercent d’aucune illusion : ce mercredi soir,  Sarkozy se montrera plus calme et serein, plus   maître de lui, plus digne des responsabilités suprêmes que jamais. Il saura jouer sur toutes les notes de son piano (ou de ses grandes orgues) de la confiance réclamée : du calme et de la détermination, de la sérénité et du dynamisme, de l’esprit de responsabilité. Il se posera en « entraîneur » de « la meilleure équipe de France, en champion de la « France qui gagne ». Sarkococorico !

Mais le grand jury ne prononcera son verdict que dimanche, dans le secret des isoloirs. Deux destins personnels à un carrefour de l’Histoire nationale. Les vrais enjeux dépassent largement  ceux du Super Psycho-Show télévisé de ce soir …  Le « réality-show » à venir n’a rien d’un spectacle. Et rien de virtuel…

Daniel RIOT

27/02/2007

Crédité de 19 % dans l’IFOP et crédibilisé encore plus sur TF1, François Bayrou est plus que jamais « l’Homme à abattre » du Duo…

Les handicaps de Bayrou à la télé : L’absence des vices politiques de la « société du spectacle »… Les faux procès en VI ième république de Sarkozy… Les mauvais procès en sorcellerie de Ségolène… La république des magouilles et des arrangements dans les deux auberges espagnoles qui se veulent des « camps »… Que feraient Sarkozy et Royal sans majorité législative ? La V ième République dénaturée… Ce « rassemblement » qui ne sera pas une « union molle »…

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Quel est le journal le plus critique envers la prestation de Bayrou à TF1? Le quotidien parisien le plus classé à droite, « Le Figaro ». Pour cet organe de presse dirigé par Nicolas Beytout, ami et complice en écriture de Sarkozy, une seule chose compte : l’audimat.  « Le score », écrit-il…

Avec 6,68, François Bayrou a fait à peine mieux que Le Pen (6,4), nettement moins que Sarkozy (8,91) et que la Reine Royale (8,91 millions de téléspectateurs) ! L’UDF n’a pas les troupes de racoleurs de l’UMPS. Et le candidat de l’UDF, à la télévision, souffre d’un handicap majeur : comme il est lui-même, il  ne se glisse dans aucun personnage préfabriqué, il ne jongle pas avec plusieurs masques, il ne joue que sur les registres de la sincérité, de la cohérence et de la consistance…

Autant dire qu’il n’a rien d’une attraction du type « star’Ac ». Cette faiblesse (relative) dans l’audimat  ne l’empêche d’atteindre … 19 % d’intentions de vote dans le dernier sondage IFOP (réalisé avant l’émission) publié par Paris Match (ce qui n’est pas plus prévisionnel que l’audimat dans la perspective du résultat final)…

C’est vrai ! Bayrou n’est ni bateleur ni spécialiste en effets de manche ni de joueur de flûte comme LE Pen qui plonge dans le dictionnaire des mots archaïques pour pigmenter chacun de ses récitals ? A Lille, il a crevé son plafond en exhortant ses « camarades », en « parlant au nom du peuple », en célébrant « les petits », les « sans grades », les « obscurs », les « victimes du capitalisme prédateur », les « galibots », les « porions », les « reculeux ». Ce « grand saurien » est un artiste ! Dangereux comme tous les comiques qui ne sont pas drôles et qui déclenchent des rires tragiques…

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C’est vrai ! Bayrou n’a plus plusieurs costumes de scène comme Nicolas-le-petit qui est surtout Nicolas-le-pluriel. Nicolas Ier : celui du Kärcher et  des « racailles ». Nicolas II : celui qui pêche dans les eux troubles de Le Pen. Nicolas III : Le grand récupérateur de Blum, Jaurès, Mitterrand, Schuman, Monnet… Nicolas IV : Le cireur de pompes des communautés de « minorités visibles », le chasseur de voix de la « beur-geoisie », des Africains « choisis », des franco-libanais, des  « réseaux des mosquées ». Nicolas V : celui qui supprime la police de proximité. Nicolas VI : celui qui veut rétablir la police de quartier. Nicolas VII : celui qui admire Bush et dénonce Chirac. Nicolas VIII : celui qui est content que les soldats français ne soient pas en Irak. Nicolas IX : celui qui méprise et ignore l’Europe. Nicolas X : celui qui chante son « idéal européen ». Nicolas XI : celui qui se pose en  champion du Cac 40, de l’école de Chicago et de l’hyper-capitalisme. Nicolas XII : celui qui ose prononcer, sérieusement, le mot « social »… J’en passe.

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C’est vrai! Bayrou ne peut pas entretenir les suspenses que secrète en permanence Ségolène l’incertaine. Elle se plante ou elle est bonne ? Elle joue la « moderne » ou « fait du neuf avec des anciens » ? Elle est pour l’Europe ou elle reprend à son compte les arguments des Non rose et rouge ? Elle est pour l’ordre juste ou pour l’ordre moral ? Elle est « participative » ou « autoritaire » ? Elle est de gauche ou seulement gauche et maladroite ? Elle va nous faire pleurer ou rire ? Elle va être Nunuche ou Nounou ? Eléphante ou Gazelle ? Bonne Sœur ou caporale ? J’arrête… 

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C’est aussi ! Pas de populisme, pas de démagogie, pas de « poussée de fièvre compassionnelle», pas d’épanchement de « moraline » comme disait Nietzsche, pas d’impostures, pas de clientélisme, pas de promesses non tenables… Bayrou a vraiment de sérieux handicaps dans la politique-spectacle. « Mon œil », redirait le Béarnais. « je vous propose de me suivre pendant une journée »… Ces handicaps-là sont de vrais atouts dans l’exercice du pouvoir

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Les deux camps ? Deux coalitions hétéroclites

C’est précisément parce qu’il est sérieux et de plus en plus crédible que dès ce matin l’UMPS s’est mise à redoubler de violence verbale à son égard, à tenter de caricaturer ses prises de positions. A dénigrer des desseins et ses dessins. A s’en prendre  à la forme (« curé », « pharisien », « pédagogue », « illusionniste ») quand ils ont du mal à critiquer le fond. A s’en prendre (superficiellement) au fond quand ils n’osent plus, sauf à risquer une injustice indécente) à le traiter (comme je l’ai entendu d’une bouche ministérielle) de « démo-chrétien à couilles molles ». Faux procès en sorcellerie au PS,  faux procès d’intentions à l’UMP et festival de vrais « faux culs » chez les « Rescapés (UMP) du Marais »

« Mon rassemblement n’est pas une union molle » a pris soin de marteler Bayrou. Cela, c’est ce qui gêne le plus Ségo et Sarko qui sont à la tête de deux coalitions bien hétéroclites, de deux « auberges espagnoles », de deux camps qui ne trouvent leur unité de façade qu’ à force de « camouflages idéologiques » (comme dit Bourlanges) et qu’à coups de pratiques encore moins dignes que le « parlementarisme » si méprisé de la IV ième République :  sucettes en dessous de table,  déjeuners corrupteurs,  coups d’Etat permanents,  jeux de cour et d’arrière cour, carottes et bâtons, peaux de banane et couleuvres…

Quand Sarkozy utilise  mal une Histoire qu’il connaît peu…

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A propos de la IV ième République, quelques remarques oubliées par le « jeune » Sarkozy qui devrait peut-être relire son histoire contemporaine :

1)   Sous la Ive, le président de la République n’était qu’une « potiche » élu par le Parlement, non par le peuple. Il n'avait donc pas la même légitimité ni les mêmes moyens à sa disposition qu’aujourd’hui. Grâce à De Gaulle si rare dans les références (abondantes) de Sarkozy et chez les héritiers de l’auteur du « Coup d’Etat permanent »

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2) La IV ième a été tuée par l’alliance objective d’un PCF fort (plus à l’est qu’à gauche », comme disait Mollet) et d’un RPF assoiffé d’une crise de régime provoquée  et par les pièges d’une décolonisation mal assumée dans un contexte d’après-guerre qu’on imagine mal et dans un contexte international d’une gravité qu’il ne faut souhaiter à personne, surtout pas à Ségolène la maternante et à Sarko l’impusif…

3) La question posée à Bayrou sur  « avec quelle  majorité ? »  se pose à tou et pour tous  puisque la présidentielle sera OBLIGATOIREMENT suivie de législatives en juin. C'est donc le peuple qui décidera de donner ou non une majorité au nouvel élu et si celui-ci est cohérent il confirmera son vote des présidentielles. C'est ce qui s'est toujours produit jusqu'à maintenant.

Si tel n'était pas le cas, il y aurait une cohabitation,  pour Sarkozy comme Royal. Pourquoi alors ne leur pose-t-on jamais  la question jusqu’à présent?

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4) La V ième République, dont la Constitution est dûe essentiellement à Michel Debré (gaulliste) et à Pierre Pflimlin (centriste et fier de l’être pour qui l'Union avec les gaullistes a toujours été un combat et non une soumission))  a été dénaturée par les cohabitations, par le quinquennat, par un usage abusif du 49-3 (prévu par précautions dans la perspective de crises graves toujours possibles), par l’extension du « domaine réservé » du Président, par le mépris de l’article 20 (le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation), par le dédain avec lequel a été traité le Parlement par les exécutifs successifs depuis Pompidou, par le mélange des genres qui fait des députés les grands absents du processus législatif…De Gaulle trahi!

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Ce ne sont pas les réformettes institutionnelles préconisées par Sarko et Ségo qui vont gommer ces dérives… Au fait, pourquoi Montebourg ne parle-t-il plus de VI ième république ? Et pourquoi « les Rescapés UMP du Marais » ne font-ils pas entendre leurs « différences » pour ne jouer que les « strapontins » du sarkozisme autoritaro-libéraliste et de l’Etat UMPS? Les meilleures valeurs sont solubles dans le carriérisme et l’opportunisme… 

« S’ils ont quitté l’UDF, c’est qu’ils n’étaient pas de vrais UDF », redirait Bayrou. Si Douste-Blazy nous était conté…Si Méhaignerie avait tenu ses promesses de jeunesse… Si… «  Ce n’est pas la girouette qui change, c’est le vent », confessait Edgar Faure qui, lui, avait bien des talents, une vraie culture et un sens de l’Etat dont Sarkozy (qui ose ironiser sur lui) et quelques autres feraient bien de lui envier.

« La IV ième République avait de mauvaises institutions, mais elle a compté de grands hommes », se plaisait à souligner Pierre Pflimlin. Et derrière l’instabilité apparente, il y avait une vraie continuité : Combien de ministres des finances ces 25 dernières années ?  Nous ne sommes pas loin du record du monde. Comme pour la  « dette » multipliée par 600 par l’actuel UMPS…

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Il est vrai que nous sommes aussi la seule démocratie européenne où un élu à moins de 20% croit qu’il a gagné avec plus de 80 % des suffrages. Le rappel de la « faute » de Chirac en 2002 vaut dénonciation de ceux (dont Sarkozy) qui l’ont suivi et de ceux (dont Royal) qui n’ont pas pu bien assumer leur rôle d’opposants par défaut d’analyse de leur propre échec… Bayrou, seul,  a eu le courage d’en tirer leçons : « Une responsabilité lourde ». Comme celles qu'avait su prendre Mendès-France si trahi par la gauche!

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Ces remarques sont plus faites par souci de vérité que par désir de vaincre les réticences   des indécis ou des inquiets face à ce Bayrou transformé en épouvantail par les moineaux d’une République « politichienne » qui n’est ni « moderne » comme le voulait Mendès ni démocratiquement efficace comme le voulait De gaulle ni respectueuse des citoyens comme le veut François Bayrou, ni « participative » comme toute démocratie authentiquement représentative se doit de l’être…

Mais ce type de débats de fond n’a pas encore eu lieu. Cela viendra. Quand les émission politiques parleront moins du « remboursement des lunettes, des dentiers et des sonotones » (des questions à ne pas négliger dans d’autres scrutins) et davantage de cet « intérêt général », de ces « projets de société », de ces moyens d’assurer un vrai « vivre ensemble » qui devraient être au cœur des Présidentielles

Daniel RIOT

26/02/2007

François Bayrou, crédible et sans langue de bois sur TF1 : « Un rapport de confiance,c’est un rapport de courage »

Nouvelle trouvaille à gauche : « Bayrou, c’est le cache-nez de la droite »

Nouvelle trouvaille à droite : « Bayrou, c’est la cache-sexe de la gauche »

Au PS comme à l’UMP (et chez Gilles de Robien qui ne représente que lui mais envahit les médias dieu sait pourquoi…), la déception a dû être grande, ce soir,  devant le petit écran « j’ai une question à vous poser », sur TF1. Encore plus crédible, Bayrou. Plus convaincant.Plus "emmerdeur" pour les animateurs de l'UMPS et les partisans du "statut quo" qui "ligote" le pays.

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Que celles et ceux qui osent encore caricaturer son propos, son programme, ses propositions revoient leurs copies : les petites phrases qui se veulent assassines ne blessent que ceux qui les lancent.

Que celles et ceux qui, après avoir tenté de gommer le premier tour des présidentielles, jouent à saute-mouton avec le deuxième en se projetant vers les législatives et les municipales, révisent leurs stratégies.

Que celles et ceux qui  ne veulent voir  en Bayrou un imposteur, un illusionniste, voire un démagogue du « rassemblement » réfléchissent un peu plus à leurs arguments, à leurs références et à leurs comparaisons.

Que ceux qui ironisent sur son passé de ministre et de responsable politique de « droite » se posent des questions sur leurs propres évolutions. Bayrou a un triple mérite bien mis en relief ce soir : il sait de quoi il parle, il a réfléchi à ce qu’il a fait et pas fait et il sait pourquoi il a fait le choix (et pas le non-choix) qu’il défend. Le rappel de la faute de Chirac après son élection triomphale (par défaut) de 2002 méritait d’être fait. Et il n’est pas de ceux qui gomment leur bilan, de ministre ces cinq dernières années, ou dans les coulisses du pouvoir socialiste…

Bayrou n’a évidemment pas fait de cette émission (qui conserve ses défauts quels que soient ses invités) une excellente émission politique : un faux réality-show reste un vrai virtuel-débat… Même PPDA n'y peut pas grand'chose.

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Mais le Béarnais a eu le grand mérite d’apparaître tel qu’il est. Sans mettre les habits neufs de la sérénité comme Sarkozy l’avait fait. Sans jouer les Nounous maternantes et compassionnelles comme Ségolène avait excellée dans le rôle. Sans jouer les bonimenteurs comme Le Pen, logiquement, l’avait fait… « Professoral », disent déjà quelques commentateurs. Et alors ? Dans l’ambiance actuelle, c’est un compliment. D’autant plus que le professeur sait écouter…

De l’émotion ? Un peu mais non feinte, sur les harkis notamment. Du sérieux ? Dans toutes les réponses. Ce qui ne l’empêche pas de sourire.  De la rigueur ? Sur tout ce qui concerne la dette. C’est ce qu’on attend d’une bon candidat à la Présidence.

Il a eu raison, Bayrou de citer (sans rien renier de son héritage centriste) De Gaulle et Mendes-France et, dans les circonstances actuelles, ses accents « churchilliens »  sont plutôt opportuns. Pas de sueur et des larmes, mais des choix et des efforts : un « rapport de confiance, c’est un rapport de courage ».

Qui a osé dire aujourd’hui même sur une chaîne de télé que Bayrou était un « populiste pour intellos » ? Qui ose dire qu’il serait un « Le Pen des bobos » ? Que ceux qui ont trouvé des réponses faites pour séduire plus que pour convaincre me fassent signe. Bayrou a le mérite de résister « à cet air du temps »  qui crée des modes qui, par nature, se démodent. Sur la « discrimination positive »,et pour la défense « du modèle républicain », entre autres… 

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De tous les invités de cette émission qui contribue à l’infantilisation de la société et du développement d’une démocratie de consommateur et non de citoyens, François Bayrou me semble celui qui a  le moins pratiqué la langue de bois. Et qui a le moins pris les télespectateurs-électeurs pour des « gogos » (comme dit Hortefeux) ou des « benêts » (comme dit Jacques Lang). Les citoyens ? Des acteurs appelés à  une vraie « co-responsabilité » et des pions sur un échiquier « politichien », comme disait De Gaulle.

Coïncidence ou non : le jour même où Bayrou plaide en "prime time" pour un « rassemblement », Dominique de  Villepin exhorte les Français à se « rassembler » et  se méfier des promesses qui fleurissent tant à droite et à gauche :  « Oui, les Français veulent que notre pays se modernise, oui, ils veulent qu'il se donne les moyens de faire la course en tête dans la compétition économique mondiale », a déclaré le Premier ministre lors du premier discours sur l'état social de la Nation devant le Conseil économique et social (CES) à Paris.  « Mais, ils veulent que la France avance rassemblée, ils veulent une croissance généreuse qui profite à tous, ils veulent une société unie qui fasse sa place à chacun ».

Je n’en tire aucune conclusion hâtive et me garde de toute comparaison. Sa phrase, responsable, m’est simplement revenue à l’esprit en écoutant celui qui est devenu l’homme à abattre de la droite et de la gauche…mais qui n’a vraiment pas l’air abattu.

Daniel RIOT

Avant les réponses de Bayrou à « j’ai une question à vous poser », ce soir sur TF1

Cet « emmerdeur » de l'extrème centre  « concilie modernité et héritage », réconcilie humanisme et esprit républicain et veut dépasser les faux clivages vraiment mous d’un paysage politique passéiste dominé par deux personnages interchangeables d'un film déjà trop vu:"L'alternance sns alternative".....

 

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Il est vraiment devenu « l’emmerdeur », Bayrou! Pour la droite, la gauche et l’extrème droite. Il gène LE PEN parce qu’il incarne une contestation républicaine d’un système à bout de souffle et met en relief des valeurs qui sont les anti-valeurs. Il coupe, socialement, l’herbe sous les  pieds de Royal et affiche un anti-économisme que le PS ne combat qu’avec des moyens archaïques d’assistanat compassionnel. Il montre qu’au-delà des propositions contradictoires  des droites orléanistes et bonapartistes, hyper-capitalistes autoritaires,  physiocratico-libéraliste  et étatico-financières, il est d’autres façons de remettre l’Homme au cœur de toute action, de réconcilier Nation et Société, de mettre l'ordre au service de la Justice et de renouer avec une confiance nationale dans ce monde où l’Histoire galope. Grâce à une France forte et influente dans une Europe puissance, « européenne ».

 

Il gène les gaullistes, parce qu’il s’affirme, dans ses actes et ses propositions,  gaullien. Il gêne les socialistes parce qu’il offre une vraie voie pour que l’Homme n’exploite plus l’Homme et ne soit plus un loup pour l’Homme. Il gêne les champions de la laïcité parce que ce « démo-chrétien » n’oublie pas que ce sont des …moines qui ont donné ens et substance au mot laïc..

 

Il gêne surtout ceux qui intellectuellement ne peuvent que le soutenir mais qui, prisonniers de leurs réflexes de « camps », ne vont pas au bout de leur raisonnement

Un exemple, puisé dans Le Figaro : l’analyse d’Alain-Gérard Slama sous le titre « la revanche du cabri ».

Je cite :   « La réforme présidentielle est le moment où le pays choisit une personnalité et un projet, non un parti et un programme. Le peuple élit l'homme ou la femme susceptible, par son caractère et ses idées, de susciter et de maintenir la confiance » Une évidence trop oubliée, chez Ségo et chez Sarko…

 « On ne le redira jamais assez, le double échec d'Alain Juppé et de Laurent Fabius, dauphins présumés de Jacques Chirac et de François Mitterrand, a représenté quelque chose comme la fin d'une dynastie.(…) Voilà pourquoi aussi François Bayrou a rejoint le cercle étroit des éligibles, aux côtés de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy »

Slama insiste (avec pertinence) :  «  Il est, des trois, celui qui donne l'impression d'avoir la vision politique la plus longuement mûrie, la plus familière. Son verbe, sans être brillant, est le seul qui ait reçu l'empreinte des humanités classiques - celle qui inspirait le style de Mitterrand et de De Gaulle, et qui donnait du poids aux discours de Pompidou et de Valéry Giscard d'Estaing.

Grand lecteur, bon écrivain, comme l'atteste l'excellent Henri IV sur lequel il s'est projeté, nourri de poésie française et, par-dessus tout, de son cher Péguy, capable de citer Sophocle en grec , cet agrégé de lettres classiques issu d'une famille rurale modeste, qui fait mentir Bourdieu, n'est pas seulement susceptible d'attirer les « profs » de droite et de gauche, dont il fut le ministre ; il incarne à bien des égards la certaine idée de la politique que les grands ancêtres de la République ont inscrite dans les gènes des classes moyennes. Cette culture, qui réconcilie la modernité avec l'héritage, lui donne une prime sur l'énarque Ségolène Royal et lui permet, avec l'appui de Jean-Louis Bourlanges, de Jean-Claude Casanova et de Jean Peyrelevade, de compenser le handicap de compétence, de maîtrise des dossiers et de brio qui le place en position défavorable par rapport à Nicolas Sarkozy »

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La description même du grand handicap apparent de Bayrou  peut même être considéré comme une qualité bien peu partagée :  « À la fois républicain, admirateur des grands rois centralisateurs de l'Ancien Régime et nostalgique du passé féodal, laïque et se recommandant de la doctrine sociale de l'Église, étatiste et fédéraliste au plan national comme au plan européen, partisan de la stabilité et d'une VIe République, François Bayrou se veut, à l'exemple de Montaigne, « gibelin aux guelfes et guelfe aux gibelins ». Or la préférence pour la république libérale d'un côté et la démocratie sociale ou participative de l'autre n'a rien à voir avec la guerre de religions que vomissait Montaigne. Cette alternative est à la clef de notre débat droite-gauche actuel et, entre les deux modèles, il faut choisir »  Cette dernière phrase relève de l’affirmation, de l’opinion, non d’un savoir et d’une réflexion. Bayrou est un « emmerdeur » pour ceux qui sont soucieux d’honnêteté intellectuelle et se trouve en situation de la piétiner pour des raisons partisanes….

 

Autre exemple, puisé dans Le Monde. Régis Debray en commentateur (sportif) de la course à l’Elysée : La loi du people, c’est l’anti-peuple »… La loi du poeple, c’est celle de Sarko et de Ségo, si interchangeables dans la distribution du film « droite-gauche ou l’alternance sans alternative »

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Déçu par la gauche, effrayé par la droite et écoeuré par les moeurs de notre fausse démocratie altérée par les mœurs politico-médiadico-populisto-technocratico-communicationnels », l’ancien ami de Che Guevara qui avait si bien su jouer les courtisans du Palais de l’Elysée et du ministère de la Culture  pendant  l’ère 1 de Mitterrand, celle où pensait que le échanger le vie «  de Rimbaud pouvait faire office de programme !

Ce « national-républicaniste »,  « patriotico-souverainiste », dit  voter sans doute pour l’un des nombreux « alter-gauche » « anti-libéraux et populaire » (si l’ombre de l’extrême-droite ne grandit pas d’ici là ») C’est son droit.

Pour le deuxième tour, il daignera voter pour Ségolène, « en jouant contre fortune bon cœur » et par « fidélité ». Mais  il ne serait pas gêné (cas de figure envisagé bien  qu’ « improbable »)  de « voter le tracteur contre le Kärcher ». Tout sauf la « révolution conservatrice » de Sarko, en bref ! C’est son droit aussi.

 

Pourtant,  la logique de  ses diagnostics  sur la crise démocratique actuelle devrait le conduire à soutenir d’entrée celui  dont il vante « l’étoffe » et  la « vaillance » et à qui il souhaite « bon vent parce qu’il le mérite » : Bayrou !

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Mais chez notre grand penseur national, pathologiquement anti-américain et maladivement anti-européen,  la logique est contrariée par « le fumet MRP » de ce « démo-chrétien » de  Bayrou : «C’est rédhibitoire pour qui garde en tête le « Bloc-notes »  de François Mauriac… Georges Bidault et Jean Lecanuet sont décédés, mais les morts pèsent très lourd, qu'on m'en excuse, sur le cerveau des vivants »

 

Oh !  Il fallait y penser… Choix de l’avenir dans le rétroviseur : cela pourrait conduire loin… Je me range parmi ces citoyens qui prônent et pratiquent culture de la mémoire et méditations sur l’Histoire. Mais revoir Lecanuet derrière la « social-économie » de Bayrou en 2007, c’est oublier que la mémoire est aussi, heureusement, une grande trieuse… C’est aussi oublier tout ce qu’a apporté, y compris au gaullisme, au socialisme  et aux syndicalismes, les valeurs du « christianisme social ». Mais Debray a sans doute plus lu Heidegger que Jaspers, Merleau-Ponty, Maritain, Marc Sangnier  et quelques autres…

 

Le sarkozisme rime peut-être avec bonapartisme, le social-royalisme rime sûrement avec socialo-archaïsme, mais franchement il est des comparaisons surprenantes chez un esprit qui se réclame des Lumières (et non de l’électricité). Debray voit-il les moustaches de Staline sur le visage de Marie-Georges Buffet, les lunettes du créateur de l’Armée Rouge sur le nez du facteur ? Debray, dans son miroir, verrait-il à la fois Alexandre et Aristote ? Avec des postures ou des impostures ?

 

En tous cas, Debray ne vise pas Bayrou quand il résume les grands défauts du duo SEGO-SARKO :  «  Recettes catégorielles et réformes ponctuelles ne s'articulent plus à une vue panoramique du futur ou à une idée de l'homme. La perspective s'est évanouie sous l'aplat, le pointillisme des fiches d'experts escamote tout arrière-plan. D'où l'impossibilité d'établir une hiérarchie des urgences, une organisation des plans de sauvetage, et même un véritable état des lieux. » Eh ! oui…l contraire de ce que prône et fait Bayrou…

 

Qu’est-ce qu’on fait face à un « emmerdeur ». On l’ignore ou on tente de le démolir. Ségo et Sarko ont tenté la première tactique. Sans succès. Ils essaient la seconde. Sans ménager leurs coups et retenir leurs snipers…   « Il ne faut pas tout mélanger, la politique n'a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques » a lancé Ségolène ce matin sur France-Inter.

 

Un chroniqueur de Metro, Jérôme Vermelin résume, sondages à l’appui : « François Bayrou, une troisième voie crédible…L’idée de rassembler gauche et droite au sein d’un même gouvernement est plébiscitée…Le discours de François Bayrou sur le dépassement des clivages traditionnels semble faire son chemin dans l’opinion ».

Rien n’est joué. Comme dit Sarko, « il faut attendre la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure ». En attendant, au PS comme à l’UMP,  on regardera TF1 ce soir avec le même espoir : «  Pourvu qu’il se plante ! » Cela non plus n’est inscrit nulle part…

Alain-Gérard Slama se rassure lui-même (et tente de rassurer son camp, en écrivant :  « On sent percer dans son assurance l'esprit de revanche du « cabri ». Raymond Barre a payé cher, naguère, sa propension à trancher : « J'ai étudié le problème, et il en résulte que... ». Edgar Faure avait sous-titré le second tome de ses Mémoires : « Avoir toujours raison est un grand tort. » Il ne croyait pas si bien dire. » Mais qui le reprend à son compte ? Bayrou ? Sarko ? Ou Slama ?

Daniel RIOT