22/10/2006
Carnet de campagne: Difficile unité...
Royal : Jack Lang en renfort ?
Le Journal du Dimanche affirme que Jack Lang, en dépit de ses déceptions (et des promesses non tenues de Hollande) devrait rejoindre le clan Royal dans les prochains jours, comme Manuel Valls ou André Vallini. La présidente de Poitou-Charentes devrait annoncer ce ralliement avant le 16 novembre lors d'une conférence de presse qu'elle partagerait avec le député du Nord Pas-de-Calais. L'"éléphant" Jack Lang bénéficie donc d'un traitement de faveur de la part de Ségolène Royal. En cas de victoire de cette dernière à la présidentielle, Jack Lang pourrait obtenir le ministère des Affaires étrangères. Qui disait que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ? Aucun rapport : c’était Pasqua…
Impérial Sarkozy : Les Présidentielles ? Un référendum ….
Rien ne l’arrête et personne ne l’arrêtera….Il accepte ‘ «toutes les concurrences » (y compris celle toujours possible de Chirac ?) Et Nicolas Sarkozy veut faire de l'élection présidentielle de 2007 un "référendum" sur "les grands sujets de préoccupation de la France"."Je pense que la prochaine campagne présidentielle, il faut en faire une forme de référendum démocratique c'est-à-dire que, gauche ou droite, chacun doit dire ce qu'il entend faire sur les grands sujets de préoccupation de la France et que les Français tranchent par leur vote. Il a estimé que l'élection de 2007 pouvait être un "grand moment", comme en 1958 quand le général de Gaulle "a tourné la page de la IVe République" et en 1981 "quand, pour la première fois, la gauche sous la Ve république arrivait au pouvoir", omettant de mentionner les présidences de Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et … Jacques Chirac. Les mauvaises langues en concluent que Sarko-Napléon-le-Petit rêve d’un vrai Plébiscite. Caricature, bien sûr…
« Procès en sorcellerie »
D’ailleurs, Nicolas Sarkozy dénonce les « procès en sorcellerie », « délit de sale gueule » dont il se dit victime….Ses propos sur la délinquance, les banlieues ou l'immigration. ?« Ça fait 25 ans que je fais de la politique. Aucun propos, aucun fait de ma part n'a été contraire à l'idée qu'on peut se faire de la démocratie et de la République » (….) « Il y a des millions de Français qui peuvent se retrouver dans ce que je dis. Là où on voit que je divise, moi je crois au contraire que, par les idées que j'amène, par les débats que je suscite, je vais réconcilier une grande partie du pays avec la politique, parce que la politique c'est prendre des risques, c'est le courage d'assumer des convictions », a-t-il poursuivi. « Si vous attendez de moi que je fasse comme les autres, c'est-à-dire du bruit avec ma bouche et des sons avec les mots, ce n'est pas ce que je veux faire. Je veux changer la France ». Belle ambition qu'un ministre d'etat devrait déjà avoir eu, dans ses fonctions
« Un déni de démocratie »
Procès en sorcellerie ? Ségolène Royal a accusé ce dimanche matin à la Sorbonne Nicolas Sarkozy de pratiquer un "déni de démocratie" en faisant des promesses pour l'élection présidentielle alors qu'il est au pouvoir. "Quand on est en responsabilité, c'est un déni de démocratie"(…) "La citoyenneté, elle est à ce prix. C'est un trésor d'être aux responsabilités, de pouvoir décider pour les autres, de définir avec les autres ce qu'est l'intérêt général, de pouvoir faire bouger cette société, d'accomplir des réformes", a rappelé Mme Royal. "Alors quand on la chance d'être dans cette situation-là et que l'on dit ou que l'on entend dire 'vous verrez dans six ou sept mois comme cela va être formidable, parce que si je suis aux responsabilités vous allez voir', je le dis ici: quand on est en responsabilité, c'est un déni de démocratie".La candidate socialiste a également accusé Sarkozy de basculer dans le "populisme" par ses critiques contre les juges. "Tenir des explications faciles et démagogiques, c'est basculer dans une certaine forme de populisme",
Sarko, « télévangéliste de la sécurité »
Bruno Thouzellier , élu samedi président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), adore visiblement Sarkozy…Il a dénoncé "la bonapartisation de la Ve République avec son dernier avatar: » la recherche du sauveur politique, en rapport direct avec le peuple, télévangéliste de la sécurité". L'USM qui a réalisé 64% des voix aux dernières élections professionnelles est le premier syndicat de magistrats en France. Il revendique 1.825 adhérents.
Balladur contre la droite « étatiste » …
A fond pour Sarko, Balla…Edouard Balladur estime, dans un entretien au Journal du dimanche, que "chacun a le droit de se présenter" à l'élection présidentielle de 2007, mais il met en garde la droite contre le risque de dispersion des voix, fatal aux socialistes en 2002
*Sur Jacques Chirac : "l'expérience de la Ve République a montré (...) qu'une présence prolongée au pouvoir ne présente pas que des avantages", estime Edouard Balladur, vaincu par Jacques Chirac à la présidentielle de 1995.
*Edouard Balladur souscrit à l'idée de "rupture" de Nicolas Sarkozy, remarquant qu'"en France, il y a toujours eu deux traditions à droite: une droite étatiste et une droite libérale, et il y a toujours eu un candidat représentant chacune de ces droites".
…. Et le manque de « lisibilité » de la diplomatie de Chirac
.*Le président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a critiqué Jacques Chirac, dont il ne partage que certains choix seulement... Sur l'Irak, "je regrette que nous nous soyons laissés aller à une agitation verbale qui n'a pas empêché les Américains de faire la guerre mais qui a diminué notre capacité d'influence sur eux", assène-t-il.
Par ailleurs, "notre défense des droits de l'Homme s'accommode de complaisances avec des pays qui ne les respectent guère, que ce soit à l'Est de l'Europe ou au Sud de la Méditerranée, si bien qu'on a beaucoup de mal à nous comprendre. Je souhaite que la politique étrangère de la France retrouve davantage de lisibilité".
*Douste Blazy, sur Canal+ (excellent Dimanche+) marque évidemment son désaccord avec Balladur : «Le Président Chirac est le seul homme d’Etat qui ait compris comment on peut éviter le choc des civilisations », dit-il en substance. Cela ne l’empêchera pas de soutenir sarkozy. Il veut lui « apporter la dimension sociale ». Cette dimension qui n’est pas encore dans le programme de l’UMP. Un bel aveu de celui qui se qualifie de « libéral-social ».
Le PCF veut exister encore, mais à quel prix ?
Pas de surprise au PCF : Marie-George Buffet est officiellement proposée comme candidate à la présidentielle de 2007 pour porter les couleurs d'un rassemblement comprenant le PCF et tous les anti-libéraux. Et il est hors de question que le Parti signe un accord avec le PS avant le premier tour.
Les présidentiables socialistes sont tous les tenants d'une "gauche qui (...) essaie d'adapter à la marge le système en place" et Ségolène Royal, favorite des sondages, "présente aujourd'hui (...) des réponses social-libérales", ce qui rend impossible toute alliance avant le premier tour. En revanche, « il y aura désistement au deuxième tour pour le candidat de la gauche le mieux placé. C'est identitaire au Parti communiste ». Si un candidat de gauche y arrive, bien sûr…Afin de lutter contre l'émiettement des voix de gauche au premier tour, comme en 2002, le PCF se bat pour une candidature de rassemblement anti-libéral, a expliqué Marie-George Buffet sur France inter "Avec les communistes, on aurait pu directement dire il y a plusieurs mois, on ne regarde pas ce qui se passe et on présente la candidature communiste, point final. On a dit qu'on ne voulait pas faire ça". Reste à trouver des accords avec les Collectifs anti-libéraux extrêmes gauches… Pour le PCF, le prix de cette présence marketing au premier tour risque d’être élevé : avec moins de 5% les frais ne seront pas rembourser. Certains envisagent déjà de vendre le siège national.
Qui représentera les Collectfs anti-libéraux ?
Marie-George Buffet, ne sera pas la seule candidate des Collectifs : d’ores et déjà en lice (sous réserve de confirmation): le leader altermondialiste José Bové, Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris, app-PCF, en photo ici), Yves Salesse (président de la fondation Copernic), Patrick Braouezec (député PCF et ex-maire de Saint-Denis) …On se bouscule au portillon…La proposition d'une primaire avancée par José Bové n'a pas été retenue.Le vote des Collectifs interviendra un mois après celui des militants communistes, les 11 et 12 novembre, qui devront se prononcer sur la stratégie proposée par la direction : présenter la candidature de Mme Buffet pour conduire le rassemblement antilibéral.
Chaud-chaud chez les Radicaux de gauche…
Christiane vas-y , Christiane, n’y vas pas ! Chauds-chauds, les débats au sein du Parti radical de gauche (PRG) ce week-end…. Résultats : Le PRG fait cause commune avec le PS dès le premier tour ….Ce qui n’empêchera peut-être pas Taubira de se présenter…. Sous d’autres couleurs. A suivre, donc.Même si Christiane joue l'apaisement:"le parti ne sort pas coupé en deux",a-telle dit, en bonne perdante
*le président du parti, Jean-Michel Baylet, a lancé aux quelque 400 congressistes un vibrant appel à "l'unité" pour faire gagner la gauche, rappelant le "triste souvenir" du 21 avril 2002. M. Baylet a fait aussi valoir l'accord électoral arraché au PS, qui en échange de l'absence de candidature PRG à la présidentielle, est prêt à concéder "36 circonscriptions" aux radicaux, lui laissant espérer "à très peu de chose près" un groupe à l'Assemblée nationale (20 députés). Il a aussi fait miroiter des "ministres radicaux" si la gauche gagne, en reconnaissant que rien n'est négocié à ce stade.
*La députée de Guyane a défendu passionnément sa candidature, regrettant que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables". "Nous devons être présents dans cette élection" car "nous avons la responsabilité que cette société retrouve ses élans", a-t-elle affirmé, "Si vous ne voulez pas exister, je ne vois pas pourquoi les autres vous feraient exister", a-t-elle lancé.
*Les partisans de Taubirat, parmi lesquels de nombreux jeunes, ne manquent pas voix : "notre attachement à la République n'est pas celui de Mme Royal et de sa solution militaire", a affirmé ainsiJean Thoret, en refusant aussi les propositions "populistes de Fabius". "On préfère que les électorats populaires viennent voter Taubira plutôt que de brûler leurs abribus", a lancé le secrétaire général adjoint du Parti, Eric Montes. L'ancien président de SOS-racisme et adhérent de fraîche date au PRG, Fode Sylla, a fait valoir, lui aussi, que la candidature de Christiane Taubira attirait des gens, notamment dans les banlieues, qui "depuis des années ne font plus confiance à l'action politique"..L'unité est toujours difficile , même dans les petites formations....
Le CNI aussi…. Plus de 30 candidats dans la courseEt un de plus dans la course ! Le Centre national des indépendants et des paysans (CNI), proche de la majorité UMP, a désigné son vice-président Jean-Michel Jardry pour être candidat à l'élection présidentielle de 2007. Le candidat du CNI à la présidentielle, qui aura 56 ans le 28 octobre, est assureur. Membre depuis 1996 de la commission Relations internationales et des questions européennes du CNI, il a milité pour le "oui" au référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne. Le CNI, associé à l'UMP, se déclare "résolument de droite" et "soutient toutes les initiatives qui permettent de libérer les Français des contraintes qui découragent et brident l'initiative". Il entend "incarner la proximité et le bon sens"..
Aura-t-il ses 500 signatures ? A voir…Il n’est pas le seul à devoir franchir cet obstacle. Le Monde parle de « Dérive » dans son éditorial… « En 1965, pour le premier scrutin, seuls six candidats étaient sur les rangs. En 2002, seize prétendants à l'Elysée s'étaient présentés. Pour 2007, et alors que les principaux partis n'ont pas encore désigné leur champion, trente-quatre candidats sont, à ce jour, officiellement déclarés !» Surprise : la plupart des internautes abonnés au monde.fr semblent choqués qu’on parle de « dérive ». Il est vrai que le premier tour de la Présidentiel a un coté « marketing » : Etre ou ne pas être… En l’absence de proportionnelle pour les Législatives, l’Objectif Elysée devient un outil promotionnel. Vous souvenez-vous de Marcel Barbu ? On est loin des desseins que De Gaulle avait en 1962….
14:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, présidentielles, jack lang, sarkozy, balladur, taubirat










