19/10/2007
Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…
« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».
De qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès, qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être le souligner, ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….
Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.
L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…
Daniel RIOT
21:15 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politqiue, PS, fabius, socialiste, traité
Union européenne : Que les choses sérieuses (re)commencent
L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO
« Sur le long chemin de l’unification de l’Europe, il faut toujours voir le verre à moitié plein même quand il est surtout à moitié vide », souriait Pierre Pflimlin en commentant un de ces compromis jamais complètement satisfaisants mais qui, « pas à pas », font tout de même avancer les choses. « L’Europe est une longue patience ».
C’est sous la Présidence de Pierre Pflimlin que le Parlement européen avait lancé, grâce aux réflexions du « Club Crocodile » de Spinelli, l’idée d’une Constitution pour l’union européenne. Cette « Constitution » a été rejetée comme on le sait trop. Mais le « nouveau traité » adopté à Lisbonne sauve les meubles d’une maison inachevée et permet d’envisager d’autres progrès.
Oui, c’est la fin d’une crise grave…Même si les ratifications peuvent encore poser quelques problèmes.
Oui, c’est une « belle victoire » de la France, puisque l’initiative en revient à Sarkozy qui a réussi l’exploit (il faut le reconnaître !) de surmonter le « NON » de Français par un tour de passe passe sémantique et (il faut aussi le reconnaître !) démocratique.
Oui, c’est une belle victoire de celles et ceux qui dans l’Union, (Angela Merkel, Jean-Claude Junker, Tony Blair (mais oui !), la présidence portugaise, Barosso en tête) ont su faire quelques petits miracles en sachant sacrifier l’accessoire sur l’autel de l’essentiel.
Mais la satisfaction d’aujourd’hui ne se mesure qu’à l’aulne de ce qu’aurait été la déception en cas de mission non accomplie… Elle tient plus du soulagement que de la joie. Elle est surtout une occasion de donner du souffle à bien des exhortations. Car c’est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer. Ce Conseil de Lisbonne ne restera dans l’histoire comme une grande date que si les perspectives qu’il a dégagées sont bien exploitées.
N’insistons pas sur les points faibles de cet accord (ils pourront être surmontés) pour ne mettre en relief que son principal avantage : le traité nouveau doit permettre d’éviter qu’une Union plus étroite, plus juste, plus utile, soit rendue impossible par des refus de quelques uns. Cela signifie-t-il que nous allons vers une « Europe à la carte » ou « à plusieurs vitesses » ? Mais assez de mots piégés : L’Union est déjà à géométrie variable et à plusieurs vitesses. Et cela ne tue pas pour autant son caractère « communautaire ».
« Communautaire » : c’est sans aucun doute le mot qu’il faut remettre en mode si l’on veut que l’Union progresse. Et, sur ce point, les responsables français ont bien des progrès à faire : dans l’application et l’amélioration de ce qui existe déjà et dans les propositions qui sont avancées (Union méditerranéenne, notamment).
Si l’unité européenne ne joue pas à plein ses effets de « levier d’Archimed », comme disait de Gaulle, si elle reste mal perçue par nombre de citoyens souvent insuffisamment informés (des sondages viennent de le confirmer), si elle ne donne pas à chacune de ses composantes plus de « valeur ajoutée », c’est parce que « l’intergouvernemental » l’emporte trop sur le « communautaire ». Et parce que la « dimension européenne » n’est pas suffisamment prise en compte dans des politiques nationales trop nombrilistes.
Ce « nombrilisme » et ces vues basses n’ont pas permis de donner corps à toutes les espérances de la « Stratégie de Lisbonne ». Que ce « nombrilisme » (cet « escargotisme », redirait Tomi Ungerer) ne gâche pas les espérances débloquées par le présent accord de Lisbonne.
Daniel RIOT
14:35 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, lisbonne, sarkozy, traité, institutions, farnce
18/10/2007
Union européenne : L’heure du nouveau Traité ?
Comparatif entre le projet rejeté de Constitution et le mini-traité européen
En principe, le Conseil européen de Lisbonne doit approuver le texte du traité censé remplacer le projet de Constitution européenne rejeté par les Français et les Néerlandais.
Un « minitraité », un « traité réformateur », un « traité simplifié », un « traité modificatif » ? L’embarras du vocabulaire révèle toutes les limites de ce texte qui n’a en faut qu’un mérité (s’il est ratifié), celui d’exister, de sortir l’Union d’une ornière institutionnelle grave et de laisser autoriser quelques espérances d’avancées (même par « avant-gardes »)
Ce texte amende, au lieu de les remplacer, les traités existants : celui sur l'Union européenne et celui de Rome, lequel sera rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l'Union ». Voici, en rappel, les grandes lignes.
00:37 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, lisbonne, relatio, traité, politique, Union européenne
03/09/2007
Un casse-tête pour Gordon BROWN : Les Britanniques veulent un réferendum sur l'Union européenne
SELECTION RELATIO SUR COURRIER INTERNATIONAL (qui reprend un article de The Economist)
L'opinion publique, la droite eurosceptique, mais également une partie de la majorité travailliste et certains syndicats font pression sur le Premier ministre britannique pour qu'il organise un référendum sur le futur traité européen. « Une polémique qui risque de l'affaiblir dans son pays et en Europe », estime The Economist
« Ce qui devrait sérieusement inquiéter Gordon Brown, c'est que la suspicion qui pèse sur le traité n'émane pas seulement d'une petite coterie d'antieuropéens de la droite du Parti conservateur. Le député travailliste Ian Davidson estime que le référendum est souhaité par pas moins de 120 de ses collègues de la majorité. Certains ministres, y compris celui de la Justice, Jack Straw, y seraient également favorables. Tout comme plusieurs syndicats importants. Et, pour couronner le tout, certains députés du Parti libéral-démocrate, mécontents de passer pour des proeuropéens compulsifs, presseraient leur dirigeant Menzies Campbell d'apporter son soutien à un référendum.
21:55 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, riyaume uni, angleterre, union européenne, traite
24/07/2007
CIG: DES ENJEUX MAJEURS
UN DOSSIER de Jean-Dominique GIULIANI
Vite fait, bien fait. Symbolique, formelle et protocolaire l'ouverture, ce lundi, de la CGI. Avec une conférence de prese où toutes les questions dérangeantes ont été soigneusement esquivées et où, logiquement, l'optimisme était de mise. Cette a été ouverte par la présidence portugaise en marge d'une réunion entre les ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. Lors de la session inaugurale, le ministre portugais des affaires étrangères, Luis Amado, a présenté une version provisoire des modifications à apporter au traité.
La cérémonie a eu lieu en présence du président de la Commission José Manuel Barroso et de la vice-présidente de la Commission et commissaire chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication, Margot Wallström.
La conférence devrait être conclue avant un sommet à Lisbonne, en octobre 2007, qui adoptera formellement le projet final. Le texte conclu sera ensuite soumis à la ratification des 27 membres de l'UE, un processus qui devrait être conclu à temps pour les élections européennes de juin 2009.
ECOUTER ET VOIR LA CONFERENCE DE PRESSE DE LANCEMENT >>>>>
DECRYPTAGE, ECLAIRAGE ET PERSPECTIVES: UN DOSSIER REMARQUABLE ETABLI PAR JEAN-
DOMINIQUE GIULIANI, Président de la FONDATION ROBERT SCHUMAN.
A LIRE SUR LE SITE DE LA FONDATION >>>>
OU EN CLIQUANT Sur ce fichierDOSSIER CIG GIULIANI.doc
01:40 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, CIG, union européenne, traité, institutions
17/07/2007
Le traite pour l'Union européenne: Giscard devant la commission constitutionnelle du parlement européen
VGE était ce matin au Parlement européen à Bruxelles, où il a exprimé devant les membres de la Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) son point de vue sur le mandat donné par le dernier Conseil européen à la CIG.Lire son intervention (et réagir) sur son blog>>>
21:55 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, Giscard d'estaing, parlement, traité











