16/03/2008
Strasbourg: le triomphe (logique) de Roland Ries
Pas de détails… C’est plus qu’une défaite : c’est une Bérézina. Et le Tandem n’est pas ménagé par ses « mais » politiques » : Yves Bur n’a retrouvé sa sincérité que pour cogner sur les deux têtes d’un tandem qui a pédalé dans la choucroute pour ne pas avoir su gérer sa victoire…voilà sept ans. « Un immense gâchis », a dit le « patron » de l’UMP du Bas-rhin. « Ce n’est ni en solo, ni en tandem qu’on dirige une ville, mais en équipe ».Et en respectant celles et ceux qui ne sont pas forcément de votre avis sur tout et en tout. Fabienne saura en tirer les leçons, sans doute. Il est des défaites qui peuvent être bénéfiques. Surtout si l'on prend conscience qu'elles sont méritées.
21:25 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, municipales, politique, ump
10/03/2008
Strasbourg et les municipales: réflexions d'un soir...
Tout est joué à Strasbourg ? Mais non. Robert Grossmann a raison d’y croire encore. Et Roland Ries fait bien de rester prudent. Le problème pour le Tandem, c’est son réservoir de voix. Il est bien faible… Ne serait-ce que parce que l’UMP a déjà mangé les centristes qui penchent à droite et que l’électorat de l’extrême-droite n’a aucun intérêt à voter pour une droite sarkozienne qui l’a déjà trompé. Certes, les abstentionnistes du premier tour peuvent changer la donne, mais rien ne dit qu’ils se déplaceront pour un camp ou pour un autre. Et la campagne du deuxième tour ne s’annonce pas forcément favorable au tandem, surtout si celui-çi persiste à mettre son bilan en avant son « bilan »00:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, municipales, modem, ump, ries, tandem
03/02/2008
Elysée:la mariée était en blanc...
Star Bruni et STARkozy: Deux Oui pour un (re)Nom

Le sourire en coin de DANSOLAL pour RELATIO
Certains de nos amis Européens des pays à têtes couronnées espèrent que dans neuf mois un petit Prince élyséen viendra compléter le tableau. « Tout va si vite en votre Cour : un mariage trois mois après un divorce, il faut oser le faire ! Un Roi n’aurait pas osé ! ». La république n’est pas une fabrique d’étiquettes…D’autres attendent déjà la suite du feuilleton : « Qui va tromper l’autre ? Bruni la Croqueuse, ou Nicolas le Craquant ? » Oiseaux de mauvaise augure va… Mauvais esprits.
05:11 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : france, sarkozy, ump, politique, bruni, mariage, sexe
17/11/2007
Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland et Robert se disputent une formule de…Chantal
Ma petite chronique strasbourgeoise
Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…
Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…
Mais j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ? « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)
Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !
Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .
Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...
Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble », depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…
Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…
Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...
C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!
Daniel RIOT
04:35 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, municipales, UMP, PS, modem
11/11/2007
L’Europe à Strasbourg : Le « tandem » en quête d’une session de rattrapage
Maintenant, « on » sait. On sait pourquoi le « tandem » tient tellement à être réélu en 2008 à la tête se Strasbourg. Comme les élèves médiocres, ils ont besoin d’une session de rattrapage. Pour tenter de faire ce qu’ils auraient dû faire, ce qu’ils avaient même promis de faire, et ce qu’ils n’ont pas fait… Ou mal fait. C’est particulièrement net sur le plan européen. Où, hélas pour Strasbourg, le temps perdu par eux ne sera guère rattrapé par eux, même s' ils sont mus par une sorte de prise de conscience subite.
Ils avaient promis une « Maison de l’Europe », sans trop dire ce dont il s’agissait. Ils font aujourd'hui des études (avec demande de financement à la Région) et ils inscrivent à leur programme, en faisant un copié-collé amusant, le beau projet d’ Eurodom d’Alexis Lehmann… qu’ils avaient rejeté d’un revers de mains (parce que soutenu par la gauche !).
Etrange ? Il a suffi que les dna fassent allusion à ce projet mis en avant par « Strasbourg je ‘t’M » qui soutient Chantal Cutajar et son équipe (et d'ailluers pris aussi en considération par Roland Ries) pour que ce dossier qui aurait dû être traité en priorité (comme Bruxelles a fait avec son musée vivant de l’Europe) reprenne de l’intérêt à leurs yeux. Des yeux fixés sur les pédales de leur tandem et non tournés vers l’avenir.
L’avenir pour Strasbourg sera européen avec un développement à 360 degrés, ou ne sera pas. C’est une évidence, bien oubliée ces dernières années, avec entre autres un échec complet du renforcement de l’Europe A Strasbourg. Il est vrai qu’il est difficile d’être à fois adjoint chargé des affaires européennes et du quartier de la Meinau. Pauvre Pascal ! Pour lui, comme pour les autres, la priorité, c’était et cela reste la réélection : "les gens de la Meinau votent, pas les « Européens », m'a-t-il dit un jour alors qu'il partait pour la Moldova…
Le problème, pour lui et pour ses deux « guides » c’est que les citoyens de la Meinau ont conscience que l’Europe est un atout pour toute la ville (et la région ) donc pour eux ! Mais, Fabienne promet déjà de faire mieux. Depuis que Sarkozy a exhorté les élus : « Faites-moi part de vos idées ! »…ce qui est le pire constat de carence que l’on puisse faire au sommet de l’Etat dans une Ville politiquement sarkozyste (pour l’instant)
Alors Fabienne Keller, d’une façon touchante, poignante même, redécouvre les vertus de l’Eurodistrict, ce terrain d’actions extraordinaire laissé en jachère ou presque alors qu’il aurait dû être (ne serait-ce qu’avec son double parrainage bi-national) une expérience pilote, un modèle sur ce continent où d’autres euro-régions ces cinq dernières années ont connu un développement spectaculaire et positif à tous points de vue…
Mais Robert Grossmann n’est pas à l’aise dans les relations franco-allemandes. Pourtant, c’est un domaine où l’homme qui l’a fabriqué politiquement, André Bord, aurait pu lui être d’une grande utilité… mais s’il n’avait pas là comme ailleurs pédalé dans la choucroute aigre de ses rancoeurs, rancunes et …peurs. Avec une montagne d’ingratitude en guise de jambonneau.
Mais il y a pire en termes d’explications. Pour l’eurodistrict, Grossmann attendait tout de Paris : c’est cela la décentralisation à la mode jacobine… Et, comme il me l’a dit un jour, en réponse à une remarque de bon sens de ma part, « Daniel, comment veux-tu que je m’entende avec le maire de Kehl? Il est allemand, il est socialiste, il est maire d’une petite ville et il a une très jolie femme ».
Plaisanterie, bien sûr. J’en ris encore. Et c’est parce que les plaisanteries, par définition, sont faites pour être répétées que je la cite ici. Tu peux exercer ton droit de réponse, Robert (le décret est enfin paru pour internet), mais tout démenti serait mal venu … C’est le genre d’histoires qui ne s’inventent pas. T’en souviens-tu ? J’ai une mémoire très sélective, mais fidèle. Passons. Nos amis allemands ont pris depuis cinq ans la défiance strasbourgeoise pour un compliment. Et le maire de Kehl a bien changé le visage de sa (petite) ville. Dont le commerce vit bien grâce aux Strasbourgeois, en dépit de transports collectifs si médiocres.
Mais c'est du passé. Demain, "ils" feront mieux, c'est juré... Ils vont même réparé ce qu'ils ont cassé....Depuis que Fabienne a rêvé d’un aéroport pour l’eurodistrict, on peut s’envoler vers de nouveaux horizons. C’est bien de promettre de faire ce que l’on n’a pas fait quand on en avait les moyens, non ?
A quand la résurrection du projet, enterré sous une véranda en forme de boudin géant, d’une vraie gare TGV qui aurait respecté la façade historique de l’ancienne et aurait occupé les terrains de « derrière », là où l’on ne sait même plus accrocher les wagons, comme disaient jadis les garnements. On aurait même pu en faire un « dépose-touristes » (selon une belle expression faite pour une bonne campagne de pub).
Mais à Strasbourg, le « tandem » a même réussi, grâce à son nez sans cesse dans le guidon, à faire une Waterloo…de la place d’Austerlitz ! Ce n’est pas grave. A une nuance près : je ne suis pas certain que la « séance de rattrapage » demandée soit justifiée. C’est l’avenir de la Ville qui compte, non celui du « tandem » : « Les entreprises et les universitaires réclament que Strasbourg tienne son rang européen. Voilà une piste de travail... », a lancé, sans rire, Fabienne ! C’est bien, excellent, même. Le problème, c’est que ces six dernières années, ce « rang » a sérieusement rétrogradé, malgré le TGV Paris…Baudrecourt. Qui n'est pas de compétence municipale, d'ailleurs...
Daniel RIOT
11:50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, politique, municipales, ump, modem, PS
03/11/2007
Ma réponse (personnelle) au message (personnel) de Robert Grossmann
Suite à ma note précédente à propos du commentaire de Robert Grossmann sur mon blog de 28 minutes: J'ai fait cette réponse:
"Mon cher Robert,
De la haine? ? Absolument pas.
Et la Faculté est formelle: intellectuellement (et moralement) j'ai toutes mes ...facultés.
Mais je sais que tu as aussi un sens de l'humour. Et que l'ironie en politique ne fait mal que lorsqu'elle est bien ciblée.
A bientôt, tout de même j'espère. Je suis "culturellement culturel" et politiquement je vis avec les deux moitiés de mon cerveau.
Donner raison à Siffer n'a rien d'insultant.
Sans rancoeur et sans rancune.
S'il m'arrive de m'emporter c'est uniquement contre les injustices et les agissements que De Gaulle qualifiait de "politichiens". Tu sais que , selon la formule de Pisani, je n'ai jamais été gaulliste, mais je reste gaullien. Et cela, ce n'est ni de droite , ni de gauche.
D'ailleurs, Pierre Pflimlin que tu cites tellement dans tes certificats généreusement distribués de "centrisme" (en appellation non contrôlée) était aussi très gaullien."
[Commentaire posté par daniel].
RAPPEL.
Un message (personnel) de Robert Grossmann
"Daniel, comme ce ton haineux tranche avec les bonnes conversation amicales que nous avions si souvent autour d'écrivains que nous aimons. Je vais me ontrer encore de gauche ciatant ségolène citant les évangiles. je te pardonn parce qu eje suis sùr que tu ne sais pas ce que tu fais"
[Commentaire posté par Robert Grossmann].
(posté ce matin sur mon blog de 20 minutes et repris ici en copié/collé )
17:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, UMP, grossmann, municipales, humour
Un message (personnel) de Robert Grossmann
"Daniel, comme ce ton haineux tranche avec les bonnes conversation amicales que nous avions si souvent autour d'écrivains que nous aimons. Je vais me ontrer encore de gauche ciatant ségolène citant les évangiles. je te pardonn parce qu eje suis sùr que tu ne sais pas ce que tu fais"
[Commentaire posté par Robert Grossmann].
(posté ce matin sur mon blog de 20 minutes et repris ici en copié/collé )
13:20 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, UMP, grossmann, municipales
01/11/2007
En surfant sur quelques blogs…
Ma petite chronique Strasbourgeoise. Charme des blogs : On peut s’y amuser. Vice des blogs : On peut y piquer quelques colères. Folie des blogs : L’anonymat souvent donne libre court à la bêtise, à la méchanceté, à l’agressivité imbécile… Sans parler, bien sûr, des insultes, des propos infamants ou diffamants. Mais l’irresponsabilité est ce qu’elle, avec ou sans le masque du pseudo.
Quelques sourires
>>> Pascale Jurdan existe encore. Cette udf umpisée recrute même : « quand vos yeux se seront dessillés, nous serons heureux de vous accueillir », répond-elle à « touchante Nelly » qui avait la pertinence de dire du bien (avec raison) de Chantal Cutajar (sans cesse attaquée par des mauvaises plumes bien masquées d’une droite bien marquée et trempées dans les encriers de la jalousie ou de la …peur politique).
J’ai eu droit aussi sur un de mes blogs à un message de brillante girouette du marais : « Décidément, il n’y en a qu’une qui trouve grâce à vos yeux », glisse-t-elle sous une note où je m’en prenais, avec un ton polémique mais une grande justesse de fond, à son ami Jean-Claude Petitdemange…
Non, madame, il n’y en a pas qu’une « à mes yeux », mais dans le paysage politique strasbourgeois actuel, il n’y en a qu’une, oui. Avec celles qui sont à ses cotés et qui ne manquent ni de qualités, ni de cette force de conviction que j’apprécie tant chez les femmes et chez les hommes.
Internautes umpistes ne vous affolez pas: Quand, je parle de « brillante girouette », cela n’a rien d’insultant : c’est une référence à Edgar Faure… Dans cette perspective, le « brillante » est de trop puisque les vraies girouettes sentent dans quel sens le vent souffle…
Désillez-vous, Pascale...
Avec toute ma compassion, Pascale. Mais vous avez tellement de qualités en dehors de la politique, que je ne peux que vous adresser par blog interposé une bise affectueuse. « Désillez-vous »…
En attendant je viens de vous faire une bonne pub. Cela doit vous plaire. C'est bon pour votre place sur la liste de celui qui a été si aimable (à sa façon) avec vous quand vous avez osé de pas obéir aux injonctions et avoir un éclair de lucidité sur le "Sarkozy local" (ce qui est efectivement une insulte à Sarko).
Sur cette liste, Spiero monte en grade, et les jeunes aussi. Vous pourrez être sauvée par la "parité", peut-être. Il est vrai, paraît-il, que Fabienne vous aime autant que Robert vous déteste:cela équilibre.
>>> Ce Cher Robert Grossmann vient pour la deuxième fois de revenir sur sa décision de traiter par le mépris et la colère le blog de la locale des dna qu’il a tant vilipendé sur le ton de Rachida Dati cognant sur l’Express ou de Sarkozy quittant le studio de CBS. Il est vrai qu’en matière de coups de gueule, d’explosions rageuses, d’agressivité hargneuse, notre « Malraux de Pourtalès » n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit que c’est « une marque de caractère ».
Ben voyons…Dans « caractériel », il y a caractère, c’est vrai. Dans l’impression aussi, d’ailleurs. En plus, les blogueurs de la locale des dna font plutôt des efforts pour tenter de se montrer très aimables à l’égard des deux pédaleurs du tandem. C’est normal, d’ailleurs. Il faut « positiver », surtout en cette saison de Toussaint
J’ai adoré la note de BOB- le- blogueur sur son site perso à propos du « le centrisme c’est nous ! »
L'UPS ou l'UNION POUR SOI
Le voir donner, lui le « gaulliste » (il s’en est réclamé et s’en réclame toujours… tout en ne se montrant guère gaullien) « certifier » la nature physiquement, génétiquement, viscéralement « centriste » de l’UMPiste Keller, c’est drôle, non ?
D’ailleurs, elle-même ne manque pas une occasion de le dire : « Je suis une udf qui a rejoint l’Ump ». Ce qui n’est pas très élégant à l’égard de ses électeurs qui pensaient voter pour une « liste UDF, UMP et personnalités de la société civile ». Elle a déserté l’udf, umpisé les udf restants, éliminé ou mangé les « civiles »…
« Elle a adhéré à l’UMP pour le TGV » a osé dire publiquement Pascale Jurdan. Erreur d’aiguillage ? Mais non TGA : Très Grandes Ambitions. Au diable les étiquettes ! L’UPS, voilà le vrai sigle. « Union pour Strasbourg » devenue « Union pour Sarkozy » (dès le premier tour) et jusqu’aux prochaines municipales « Union pour Soi » !
Le pin's du "culturellement de gauche"
Il est vrai que Bob le grand lecteur de bons auteurs est très doué en matière d’étiquettes. Non, je ne parle pas des grossièretés qu’il sort sur les unes et les autres, (moi compris), dans ses conversations de trottoirs . Je parle des étiquettes qu’il se donne lui-même à lui-même.
« Je suis culturellement de gauche »… Il me l’avait déjà sorti, ce cri de consolation. Je l’avais même approuvé, dans la mesure où tant de gens prétendent « avoir une culture de gauche » en ne vivant que dans des jardins de droite… Mais je n’avais cru ceux qui me disaient qu’il avait fait fabriquer des pin’s à son nom avec cette « étiquette » en slogan (avec son nom et l’adresse de son blog et une petite phrase sur sa bonne santé politique).
Eh ! bien j’ai eu tort ! Un de ces pin’s je l’ai vu, hier soir, à la Choucrouterie. Pas mégalo, notre Cher Robert ! Voir ce pin’s sous les yeux de l’ami Roger Siffer ne manquait pas de sel…
C’est parce qu’elles étaient « culturellement de gôche » que Grossmann a fauché, écrasé, enterré (avec l’accord réjoui de l’autre moitié du tandem UMP) « Babel » le festival de toutes cultures et quelques autres initiatives intelligentes qui auraient pu et dû devenir de grandes manifestations internationales tout à l’honneur de Strasbourg.
Roger SifferL’expression « culturellement de gauche » est, au passage, une négation de la culture, puisque la Culture (entre autres vertus) évite à la nature humaine cette hémiplégie que dénonçait tant Raymond Aron… Passons.
Si l’on en croît Bob, l’ex-mentor du jeune Sarkoy, « centriste », Fabienne l’est par « traçabilité » comme dit en agriculture… Comme souriait (jaune) Bayrou, « les udf qui ont rejoint l’UMP n’était pas de vrais udf »…
Comme s’il était inquiet de voir un « Centre central » émerger, Bob, « le culturellement de gauche », en appelle pour enfiler les habits centristes de sa co-équipère de vélocipède à deux selles, au souvenir de Pierre Pflimlin lequel, comme tous les grands hommes, est aujourd’hui revendiqué par tout le monde…
Il oublie, l’ ex-patron de l’UJP devenu grand que Pierre Pflimlin a toujours dit que l’union gaulliste-centriste était « un vrai combat »… Et il ne peut pas témoigner, bien sûr, de l’émotion de Pierre Pflimlin quand Bayrou a fait « ressusciter » sa famille politique qui avait trop mis son « drapeau dans la poche » et se faisait manger par le parti héritier d’un gaullisme bien perverti. Bof, tout cela, c’est du passé. A regarder sans sélectivité excessive de la mémoire…
L'Union UMP-UMP
A la suite de cette note, j’ai apprécié un commentaire pertinent que Robert Grossmann a laissé passer sur son blog. « Les consignes ont dues être très claires, alors on avale son boa à la strasbourgeoise et on prône l’ouverture. Quelques personnes en rupture de ban ou attirées par le chant des sirènes feront bien l’affaire... Le temps que la clairvoyance reprenne le dessus. On pourra bien entendu compter sur quelques personnes se réclamant (le criant même) du centrisme mais qui n’ont pour parti que le suivisme.
Parce que force est de constater que la seule union qui existe, c’est l’union KELLER-GROSSMANN, une union UMP-UMP. Une union exclusive ne laissant aucune place aux contradicteurs (même de façade), fussent-ils du même camp ». (J.Viel)
Ce n’est pas mal vu. Robert qui filtre les commentaires (je le comprends quand je lis certains de ceux les plus umpistes que je laisse passer !) a publié ce texte. Chapeau. C’est bien.
Sur le blog de Grossmann:"Vive Cutajar"
Il a même laissé un paragraphe que je trouve très bien (et surtout très juste) aussi « Le Centre, représenté par le Modem prône une éthique politique toute différente et ses valeurs sont défendues sur Strasbourg par Chantal CUTAJAR. La bipolarisation politique locale défendue ici avec ardeur ne se poursuivra pas et cela réconciliera les Strasbourgeois avec la politique. La vision d’ensemble de Chantal CUTAJAR, exprimée dans un pacte démocratique clair faisant de l’éco-économie le fer de lance d’une réalité européenne de chaque instant trouvera sans difficulté l’adhésion des Strasbourgeois »
En revanche, j’ai reçu un mail avec copie d’un commentaire laissé sous la même note qui , à l’heure où je boucle ce billet n’avait pas franchi le cap de la censure. Mais nous sommes en un jour férié. Je suis sûr que ce texte, « culturellement spirituel », sera apprécié par notre « Mérimée de la Robertsau » qui adore les bonnes plumes. Alors, avec l’accord préalable de Nelly (est-ce la même, la « touchante », qui séduisait Pascale Jurdan et que j’évoquais au début de ce texte ?) je termine mon billet par un « copié-collé ».
Un Centre qui est...au centre!
« Fabienne Keller, centriste? Selon quelle définition exactement j'ai du mal à suivre? ... Très belle initiative que de vouloir créer une liste d'union, à l'heure où l'on se plaint des infidélités et de la tendance de chacun à préférer le zapping à l'engagement durable...
Mais l'observatrice que je m'efforce d'être s'étonne du retour des "unions arrangées" : au nom de comparaisons avec notre voisine l'Allemagne, vous politisez singulièrement le choix de Fabienne Keller, tout en rappelant que les enjeux municipaux sont purement locaux et non partisans... j'ai encore du mal à suivre.
Donc une union avec "le centre" pour battre le PS? Mais un centre qui se réclame de quel parti? Le MoDem prône l'indépendance, donc l'autonomie de ses listes. Et représente aujourd'hui le centre, puisque littéralement, il n'est ni à gauche, ni à droite.
Le MoDem n'est pas Cécilia
Au nom de vos ambitions et d'une image conforme "à la tradition", vous souhaitez organiser une "union arrangée", entre le fiancé, représenté par l'UMP strasbourgeois, en mal de représentation crédible en société, et la fiancée, "le Centrisme" tout jeune et plein d'idéaux...
Mais la jeune fiancée, si elle accepte, renie sa famille! Elle est un peu mal arrangée cette union... Elle a pu fonctionner auparavant, mais elle a créé quelques reniements au sein du centrisme. Le MoDem, à la différence de Cécilia, n'a pas choisi d'accompagner son ex époux jusqu'aux élections... »
C’est joliment dit, non ? Je n’ai aucun mal à vous suivre Nelly… Merci ne m’avoir fait bénéficier de ces traits d’ironie pertinente dont n’ont pas encore bénéficiés les internautes qui visitent le blog du celui qui soutient les jeunes de l’UMP d’aujourd’hui, comme André Bord l’avait tellement soutenu quand il était lui-même jeune… Mais cette référence là ne pas plaire du tout, en « haut lieu ». Elle n’est ni politiquement correcte, ni culturellement de gauche.
Daniel RIOT

PS : J'ai illustré ce billet avec des éléments piqués sur le site de la Choucrouterie.La revue
2007 commence le 11 novembre. Réservez vos places sur le site www.choucrouterie.com. Je suis certain qu'elle sera bonne. Mais l'ami Roger a manqué d'intuition sur titre. Si Chantal Cutajar a son investiture, il y a du sang neuf, de nouveaux plats, des menus équilibrés, avec du jus d'orange très vitaminé et des légumes verts Cap 21.
Pas de plats réchauffés, Sauf ceux qui meilleurs après réchauffe... Et cela va chauffer! Mais Roger a raison: une défaite du tandem, c'est la fermeture d'une mine pour les chansonniers, les humoristes, les gagmens...
Le tandem pédale dans la choucroute
Avec le "tandem" qui sait ce que signifie l'expresion "pédaler dans la choucroute", Strasbourg est de plus en plus triste, mais Bob et Fafa suscitent de beaux éclats... de rire!
Notre Robert "mini si pâle", surtout, a une belle qualité: être meilleur que sa caricature, ce n'est pas permis à tout le monde...

20:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, ump, cutajar, grossmann, keller
28/10/2007
La perle de la semaine
« Il s’agit d’un centre de valorisation du traitement des déchets »
Fabienne KELLER, sénateur-maire UMP de Strasbourg
04:50 Publié dans La bourde du Jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, écologie, poluution, UMP, grenelle, alsace, france
Chantal CUTAJAR répond aux DNA
Est-ce l'heure d'hiver? Il y a eu quelques bugs cette nuit sur blogspirit (ce qui est rare). Chantal Cutajar n'a pas pu publier aussi vite qu'elle le prevoyait les précisions qu'elle se devait de faire après un article du blog des dna sur lequel je reviendrai peut-être, mais que je viens de découvrir avec l'intérêt que suscite toujours les compte rendus d'événements auxquels j'ai assité...
Je tente donc de publier le texte qu'elle vient de me faire parvenir sur mon blog en espérant que la publication suivra l'enregistrement.... De toute manières, ces précisions , je les aurais reprises ici et sur d'autres de mes blogs...
Une confirmation préalable que je suis en mesure de faire en témoin privilégié; "Strasbourg je t'M" n'a pas été crée par Chantal Cutajar. c'est l'une des initiatives militantes qui ont été prises,( comme le forum de "et si j'étais maire", comme la boîtes aux lettres de l'association,comme des réunions de terrain) pour soutenir Chantal Cutajar et son équipe. Nuances...
Autre précision; les dna ,dans un autre article, ont écrit que "Yveline Moeglen roule pour Chantal Cutajar". Là encore, je témoigne:personne ne roule pour Chantal Cutajar. Pas plus Yveline que Pierre Henninger, ou René Eckhardt ou les 150 ahérents de "Strasbourg je t'M", connus, moins connus ou qui mériteraient de l'être.
Tous roulent, travaillent, oeuvrent AVEC Chantal,en équipe, en peloton. Pas en porteur de canettes au service d'un leader ou d'un tandem. Et ils roulent POUR une idée certaine de la politqiue, et POUR Strasbourg aux couleurs démocrates.
Ce sont là deux détails,mais comme dit le proverbe alsacien, "le diable se cache dans les détails".... C'est aussi dans et par les détails que l'on change les moeurs politiques!
A l’attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace
A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.
« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.
Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.
J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps. Résumé de la soirée : « Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.
Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. »
Chantal CUTAJAR

Mon parcours politique,
par Chantal Cutajar
Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?
J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.
En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.
Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.
Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.
Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».
De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ». Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».
Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.
Je me présente, décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…
La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.
MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.
Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.
Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.
Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».
J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!
Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.
Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.
Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.
André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu’un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».
Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.
De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.
Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».
Yves BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».
Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…
Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.
Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF ».

Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.
Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier.
J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.
Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.
Chantal CUTAJAR
02:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, politqiue, modem, municipales, ump
15/10/2007
Strasbourg : Tentative d’OPA sur le Modem…
Les ambitions masquées de Jean-Claude Petitdemange, « préfet hors cadre »
(ma petite chronique strasbourgeoise)
Voilà près de trois semaines que j’attends que l’info sorte dans les « dna ». Je dis info, pas rumeur… Alors, je joue ici les « chuchoteurs » (salut Jean-Louis !). Après tout, ma « petite chronique strasbourgeoise » est faite aussi pour cela…Le « pape strasbourgeois des souverains poncifs », comme me promeut la « droite strasbourgeoise », a encore quelques bons restes d’info-fouineur, peut-être.
On le sentait venir de loin. Son dessein s’est fait dessin : Jean-Claude Petitdemange, préfet hors cadre, a fait un travail de fourmi rouge, ou de taupe, pour tenter une OPA sur le Modem strasbourgeois.
OPA : Offre privée d’achat, en l’occurrence, puisque rien n’est public.
Ce maître en combines politiciennes doté d’incontestables talents dans l’une des capacités les plus répandues en politique, celle de nuire, a adhéré au MoDem. Pourquoi pas ? Le Modem est ouvert à tous les talents. Et il a lui des « amitiés » dans tous les rangs, sur tous les bancs, c’est un signe d’ouverture d’esprit, non ?
Mais il le fait discrètement, en catimini, à huis clos, au « sommet », au siège de l’udf-Modem, à Paris, en tirant parti de quelques unes des nombreuses relations qu’il a pu se faire dans ses fonctions de chef de cabinet de Rocard (qui l’a rayé de son carnet d’adresses). Et en ignorant, avec cette élégance chargée de mépris et d’arrogance qui est l’une de ses caractéristiques, les militants locaux de ce Mouvement démocrate qui gêne tant de monde, à droite, à gauche et…au centre !
C’est qu’il sait « présenter bien » Jean-Claude ! C’est qu’il est tout sauf bête ce « Pasqua de gauche », comme je le surnommais voilà longtemps déjà, à une époque où au PS tout le monde chantait ses louanges ! Et c’est qu’il sait, en tout et pour tout, se montrer fin calculateur, comme tous ceux qui se placent au-dessus de la morale ordinaire pour ne suivre que leur propre « moraline » (selon l’expression de Nietzsche).
Ceux qui ne le connaissent pas ou mal lui font facilement confiance. Il a même l’art de faire illusion. Un vrai séducteur, sous certains angles (politiquement, bien sûr). Malheur à celles et ceux qui s’en rendent compte trop tard.
Comme il a aussi un bagout de représentant de commerce quand il se vend lui-même, il « embobine » facilement… « Il est très bien ce type ». Mais bien sûr ! S’il savait construire aussi bien que détruire, il serait même très, très, très fréquentable. J’ai même failli me faire piéger, voilà bien des années, quand il animait un club de réflexions transformé en cercle de conspirations…
Enfin, il est très utile, Jean-Claude. Pour les adversaires de ses amis. Fabienne Keller et Robert Grossmann ne pourront jamais le remercier comme il convient : c’est grâce à lui qu’ils sont entrés dans l’histoire de Strasbourg.
Pascale Jurdant-Pfeiffer aussi peut lui dire « merci » avec chaleur : c’est grâce à lui qu’elle a pu gagner(face au FN) des élections cantonales où le « traître à sa cause » (conseiller sortant) avait obtenu un score que n’importe quel homme politique un peu lucide aurait considéré comme un désaveu et une invitation à une retraite bien méritée. Un sortant sorti avec 13% des voix : quelle belle popularité !
Au MoDem, Jean-Claude Petitdemange (silencieux pendant les Présidentielles comme durant les Législatives) se dit qu’il a un ou deux bons coups à jouer. Il y a un tel « bordel » au centre, avec les UMP venus du centre, le Nouveau Centre, les Udf fidèles à Sarko mais ennemis du tandem, ou amis du tandem mais ennemis de Sarko, les Udf-Modem qui détestent Cutajar et ceux qui adorent Cutajar, les nouveaux centristes et les anciens, les (faux) « historiques » et les (vrais) histrions, les centreux, les centraliens, les décentrés, les excentrés, les centraux…Y a bon marécage !
En plus, de nouvelles figures brouillent les cartes dès que le jeu semble se clarifier. Pascale, la corde au cou, s’agenouille aux pieds du tandem et fait plusieurs me culpa, mais voici qu’émergent Marc (qui rallie publiquement par voie (x) de presse Chantal puis se dédit comme s’il n’avait rien dit) et, ralliée elle aussi par adhésion directe à Paris, Ludmilla la magnifique.
L’auteure d’un livre (dont les bonnes feuilles sont publiées sur le blog des dna au grand dam de Robert Grossmann) annonce sa candidature à l’investiture juste après avoir affirmé publiquement qu’elle ne briguerait pas la tête de liste ! On peut changer d’avis, non ? Il n’y a aucun mal à cela. Et elle veut l’investiture sans rejoindre le groupe municipal de l’udf-Modem ! Et alors ?
Comme dit le « déblogueur » qui lui sert d’attaché de presse (ou de chef du protocole, puisque c’est lui qui adresse les invitations à un dîner-débat), « personne ne peut revendiquer une quelconque légitimité ! »). Ben voyons…
Il y a les « centro-n’importquoistes », aussi : je les avais oubliés, ceux-là ! Y a bon, vraiment bon, marécage ! « Petitdemangetout » avoir bon appétit ! De plus en plus.
Le calcul devient simple : la commission nationale d’investiture du MoDem va se retrouver avec trois dossiers, ou plutôt avec deux puisque celui de Marc n’existe que parce que la locale des dna y prête (un peu) attention. Que se passe-t-il, parfois, dans ce cas de figure ? Le « troisième homme » n’est pas que viennois…
Jean-Claude Petimanche (pardon mon clavier patine) Petidemange, fort de ses « excellentes relations » avec quelques membres de la dite commission peut arriver, en potion (position) de synthèse. En plus, il pourrait être servi par un argument (fort répété en ville) : « Les Strasbourgeois en ont marre d’avoir des femmes à la mairie… Catherine, Fabienne, çà suffit ! On a donné ! »
C’est qu’il a un programme, Jean-Claude : le meilleur de ce qu’ont préparé les autres… La vie quotidienne des Strasbourgeois : il ne chante que cela le « préfet hors cadre » ! Qui n’en fait pas sa priorité? « Synthèse » : un mot qui serait nouveau dans son lexique personnel plutôt marqué par « antithèse » Et,en plus, il a sa vieille équipe, Jean-Claude. « Strasbourg citoyenne ». Qui est prête à discuter avec tout monde , sauf avec la droite UMP et avec le PS. Le blog de la locale des dna qui est devenu (par ce qui est publié…et par ce qu’il n’y est pas) un révélateur des faux et des vrais calculs des uns et des autres (y compris des journalistes) lui a même consacré une longue note. « Strasbourg citoyenne » rajoute un peu de confusion au centre : Cela arrange qui, à votre avis ?
Le « briseur de Catherine qui veut briser Roland » compte en profiter en tous cas. Avec ses deux fers encore au feu : son OPA sur le MoDem Strasbourg et son Oui au tandem « en quête d’un Kouchner ou d’un Bockel local » (Rien de moins !).
Pour l’heure, il se concentre sur l’OPA, le « préfet hors cadre ». Avec le soutien ou dans le dos de Ludmilla Hug- Kalinkova ? De cela, je ne sais rien.
Drôle d’attelage en vue, en tous cas : l’une veut la perte du « tandem », l’autre l’échec de Ries. Comme s’il suffisait de faire perdre pour gagner. Pour le Modem l’enjeu suprême n’est pas de gagner ou de perdre, mais de faire gagner Strasbourg !
Un de ses proches me dit que Hug-Kalinkova serait sûre de « faire un tabac » si Petitdemange était tête de « sa » liste…D’où l’idée de l’OPA, peut-être… Les interdictions de fumer dans les lieux publics ne sont pas (heureusement) des interdictions de rêver. Mais les illusions tuent, parfois. Allez savoir. L’heure n’est pas aux pronostics…
Ce dont je suis sûr en revanche c’est ce que l’émergence de Petitdemange en première ligne ferait perdre au MoDem à Strasbourg et ailleurs. Rassembler n’est pas jouer les sacs poubelles des déçus, des aigris et de ce que De gaulle nommait les « politichiens ». Or, le « préfet hors cadre » est un « politichien hors normes »
Il me semblait que l’appartenance au Modem impliquait l’adhésion à une éthique politique nouvelle, plus rigoureuse, plus honnête, moins calculatrice. Si faire de la politique « autrement », c’est savoir avancer caché et masqué, marcher en crabe tout en tentant d’imiter les crocodiles (belle gymnastique !), le Modem sera condamné sans modération. Mais le pire n’est jamais sûr, surtout quand l’objet de l’OPA n’a rien à vendre. Surtout pas son âme…
Daniel RIOT
23:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : strabourg, politique, modem, UMP, PS, municipales
07/10/2007
Strasbourg; Vous avez dit "démocratie locale"?
Petite chronique strasbourgeoise à partir des dna
Vous avez dit « démocratie locale » ? J’ai souris en lisant les dna de cette semaine avec un mini-dossier sur un maxi-bilan : celui des « conseils de quartiers » de Strasbourg.
*D’un coté des « super citoyens super contents des super élus qui assistent le super tandem qui super-dirigent la super-ville de super-Strasbourg ».
*De l’autre, des « super-déçus »… Où est le clivage ? Les super-contents sont des… porte (bonnes) paroles. Les super déçus sont des gens réalistes, dont certains ont un tort :avoir suffisamment de mémoire pour se souvenir des engagement en matière de « démocratie de proximité » de la liste UDF-UMP-Société civile candidate, devenue UMP élue…
Cela vaut quelques citations.
>>>Dans l’article de Barbara Romero : « Attablés hier à l'heure du déjeuner autour de Fabienne Keller et Robert Grossmann, les seize porte-parole ont pu passer brièvement en revue leurs actions sur quatre ans. Parmi les projets réalisés en concertation : la fête de quartier de l'Orangerie, la plaque commémorative des bombardements de Neudorf, l'aménagement de la placette des Halles, les Ateliers-mémoire de la Meinau, les chantiers de la presqu'île André-Malraux etc.
Deux cents réunions de commission, 4 341 participants, un budget total de 378 506 € étalés entre 2004 et 2007 : pour l'élue en charge de la démocratie de proximité, Frédérique Loutrel, le bilan est très positif. « Entre les deux mandats, nous avons quasi doublé les moyens, votre activité a été très riche, et grâce à vous, les habitants des quartiers sont devenus des "super-citoyens". C'était une obligation légale, vous en avez fait une réussite locale ».
On se lève, et on applaudit. En imaginant que la gentille Frédérique ait pu dire autre chose : quel bel événement virtuel!
Précision : « Et tous les porte-parole d'affirmer leur apolitisme ». Ben voyons… « Seul regret général : la mise en veilleuse de leur activité, élections municipales obligent... » Allons donc…
>>> Dans l’article de Chantal GRANDGEORGES, sous le titre : « La démocratie participative, une illusion ? »
Premier témoignage : « André Plouzin a participé aux comités de quartier de l'ancienne municipalité et aux conseils de quartier de l'équipe municipale actuelle. Il a fini par démissionner en même temps que les autres membres du conseil de quartier du centre-ville. Et a perdu ses illusions sur la démocratie participative.
« Quels que soient les élus, ça ne marche pas. Quand on n'a pas le pouvoir, on est prêt à le partager. Quand on a le pouvoir, on ne veut plus le partager. Il n'y a pas de vaccin contre ça. C'est une déformation politique », déclare-t-il. Pourtant, raconte-t-il, il s'est battu pour la création des comités de quartier. « Si on dit quelque chose contre le projet de la municipalité, les élus estiment qu'on est contre eux. Il a fallu se battre, même du temps de Trautmann. Mais on a quand même obtenu les parkings-relais et les macarons résidentiels pour le stationnement payant au centre-ville. ».
Selon lui, tout dépend de l'adjoint de quartier. « Avec Robert Herrmann, ça se passait mieux qu'avec Marie-Hélène Gillig. Avec Catherine Seegmuller, on n'a pas eu de chance. Certains membres, pourtant de droite et choisis par la municipalité, étaient morts de trouille, notamment des commerçants qui avaient peurs de représailles ». Aujourd'hui, affirme-t-il, même le milieu associatif disparaît. « Il ne sert plus à rien, puisqu'il n'y a plus de grains à moudre. Il n'y a plus de contre-pouvoir possible ». Selon lui, les élus sont en train de « se griller ».
Allons, allons, Monsieur Plouzin : Il ne faut pas désespérer. Sous la gauche, c’était nouveau. Et cela n’avait rien d’évident. C’était avant les « obligations légales » de 2002. Alors, un peu d’indulgence (on va encore dire que je soutiens la gauche !). Sous le « tandem » de droite, c’était un peu différent. Comment organiser de bonnes concertations quand on n’a pas confiance en soi, étant évident que l’arrogance affichée est un signe de méfiance ?… La parano au pouvoir, c’est « vents vilains » sur la ville… Au fait, c’est quoi, cette « peur des représailles » ? Joli climat…
Deuxième témoignage : « Pierre-Philippe Bayart, membre du bureau du conseil du quartier gare, a aussi connu les comités de quartier de l'ancienne municipalité. Il reste persuadé que ça pourrait fonctionner, sous une autre forme. S'il a décroché du conseil de quartier depuis un an, c'est « parce qu'il n'y a plus aucune discussion possible. On est toujours mis devant le fait accompli. Les assemblées plénières sont préparées par le bureau, mais complètement détournées par l'adjointe de quartier qui désavoue l'ordre du jour qu'elle avait signé ». Depuis des mois, il ne se passe plus rien à cause des élections présidentielles, puis municipales. « Pourtant, on dit qu'on n'y fait pas de politique. Alors pourquoi ne pas continuer à exister. Dans certaines villes, les conseils de quartier ont pris beaucoup plus de distance ».
Il estime toutefois que le conseil de quartier devrait être repris. « Ça pourrait fonctionner comme instance de concertation et de communication. Mais pour cela, il faudrait un budget ». Du temps de l'ancienne municipalité, un comité de liaison des associations de quartier s'était formé avec le soutien de la Ville pour l'organisation de forums sur la démocratie participative. « Roland Ries voulait reformater les comités de quartier », se souvient-il »
Ce « reformatage » reste d’actualité, et pas seulement chez Roland Ries ! C’est curieux de voir l’incapacité de nos gouvernants actuels ne pas tenir compte de ce qui se fait de mieux dans les villes européennes les plus authentiquement démocratiques. Mais les esprits de nos gouvernants actuels sont aussi « européens » que la foire du même nom…
Et comment aurions-nous pu avoir une « démocratie locale » vivante, active quand au niveau du conseil municipal l’opposition est méprisée et quand la majorité n’est autorisée à parler que pour exprimer ses accords avec la ligne décidée.
Il n’y a en fait qu’une concertation réelle : celle entre Robert et Fabienne. Ah ! Si les murs pouvaient parler… Mais ils parlent, figurez-vous. Ils crient même, parfois. Mais Chut ! Tout va très bien Madame la marquise… Et puis, « attention aux représailles » !
REPERES : Excellente initiative des dna de reproduire les obligations légales en matière de « démocratie de proximité ». Elles sont vraiment peu contraignantes… « L'article 1 de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité stipule : « Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d'eux est doté d'un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement. »« Les conseils de quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville. » « Le conseil municipal peut affecter aux conseils de quartier un local et leur allouer chaque année des crédits pour leur fonctionnement. »
Autant dire que l’esprit compte plus que le texte. Les « super citoyens », comme dit Loutrel, méritent une super-démocratie de proximité. Qui reste à mettre sur rails… On en reparle pendant la campagne, j’imagine. Il suffirait d’élire quelqu’un qui soit capable de tenir, sur ce terrain, les engagements pris par le tandem avant son élection (qu'il n'imaginait pas) et pas respectés depuis…
13:55 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, démocratie, ump, ville, quartiers, municipales
Strasbourg : La sagesse et la modestie d’Armand jung
CK (Claude Keiflin) a fait une ITW d’Armand Jung. Une info : le seul député socialiste de la région ne sera pas sur la liste du PS. Mais son suppléant ? Mais son épouse ? En tous les cas, Armand se veut sage, mesuré, bref, responsable…
« Je soutiendrai fortement Roland Ries », dit-il. Roland doit en être rassuré : imaginez instant le contraire… « Je lui conseille d'aller au-devant des Strasbourgeois avec modestie et humilité. Nous devons retourner sur le terrain, dans les cages d'escalier que nous avions un peu abandonnées. » Bel aveu ! « Il y a de la frustration chez les Strasbourgeois. Ils ne se sentent plus dans le coup. ». En cela, il a parfaitement raison. « Il faut s'occuper de leur assurer un mieux-vivre, avec modestie, je le répète. ». La modestie face à l’arrogance ? La révélation d’un des thèmes de la campagne qui se prépare...

« Vous estimez que le tandem Keller-Grossmann ne s'est pas occupé du mieux-vivre des Strasbourgeois ? », ose Keiflin…
« Je ne suis pas de ceux qui veulent remettre en cause ce que le tandem a fait. Le tram, la médiathèque et un certain nombre d'autres choses ont été faites et bien faites. C'est autant que nous n'aurons plus à faire. Le problème de Keller-Grossmann est ailleurs, dans les comportements. Le tandem est une cotte mal taillée, avec d'une part un gaullisme dévoyé, caricatural ; tout ce qu'il en reste chez Robert Grossmann se réduit à sa propre personne. Fabienne Keller, quant à elle, affiche une suffisance de technocrate ; elle ne doute de rien, surtout pas d'elle-même ». Etrange… Nous voilà devant des attaques plus personnelles (même justifiées) que sur des critiques de fond. Candidat à « l’ouverture », Armand ? Mais non. Puisqu’il n’est ni Bockel (il le dit), ni Petitdemange (il n’en parle pas)
« Et pourtant Roland Ries veut reproduire le tandem en confiant la CUS à un maire extérieur », insiste CK.
« Roland Ries donnera une tout autre image. Il n'y aura plus qu'un seul maire, auquel les Strasbourgeois pourront s'identifier. Je me suis rallié à l'idée d'un président de la CUS extérieur, bien que j'aie été formé à l'école Pflimlin qui cumulait les deux fonctions. J'avoue que l'administration unique pose problème. Il faudra un jour différencier celle qui relève de la Ville et celle qui s'occupe des affaires communautaires ».
Alors, là, Armand, il faudrait relire ce qu’en disait Pierre Pflimlin, précisément… Strasbourg en tant que telle n’a plus d’administration. Et comment peut-on concevoir un développement de ville sans une vraie stratégie de développement de la CUS ? Au moins, ce pourrait être un débat de fond… (et de fonds). Mais franchement, il est des questions plus importantes que de savoir s’il faut une ou deux têtes pour Strasbourg ? L’idée du « tandem » est née (sous la gauche) d’un problème de susceptibilités personnelles, non de nécessités politiques. De questions de personnes, non d’impératifs d’efficacité.
Une vraie équipe, avec une vraie tête. Avec un vrai programme. Une vraie vision. Et surtout des méthodes de travail (de gouvernance, dit-on aujourd’hui) adaptées aux défis de ce siècle. Avec non des fausses « ouvertures » et de vraies « fermetures », mais avec des partenariats reposant sur des contrats de confiance, donc de respect, et sur cette donnée essentielle trop oubliée ; « politique » a la même racine que « politesse », comme « urbanisme » et « urbanité ».
Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois ? Bien sûr. Il le faut. Rendre aussi aux Strasbourgeois la fierté d’être… Strasbourgeois. Pour l’heure, (et là Armand, vous êtes trop indulgent envers le « bilan » des sortants) tout ce qui est dit « grand » est bien petit… Comme les jets de pipi de chat de la place Kléber (qui ont coûté si cher).
Et rien de ce qui a été coulé dans le béton et le verre ne s’inscrit dans une politique globale et dans un plan d’ensemble prospectif digne d’une grande métropole qui se veut comme on dit à l’UMP « au cœur de la mégapole rhénane »…
Mais la campagne n’a pas encore commencé, sauf pour le « tandem » qui passe son temps à fêter des inaugurations qui mériteraient effectivement des lauriers, dans des villes adorables par ailleurs : Vesoul, Limoges, Sélestat…
12:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politiue, municipale, UMP, PS
ADN: Un "détail" un peu gros...

François Fillon
(c) Reuters
LES MOTS NE SONT JAMAIS INNOCENTS...Les propos du Premier ministre François Fillon qui a qualifié samedi 6 octobre de "détail" l'amendement controversé sur les tests ADN pour des candidats au regroupement familial "révèlent une stratégie préélectorale préoccupante", a déclaré à l'AFP le directeur général de France Terre d'Asile. Je partage son opinion, avec en tête ce proverbe alsacien:"Le diable se cache dans les détails"...
"Qualifier l'amendement ADN de détail et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle une stratégie préélectorale préoccupante de la part du Premier ministre", a estimé Pierre Henry.
"Le mot détail, employé dans le contexte actuel est lourd de sens et ne peut qu'attiser les divisions", a-t-il poursuivi. "Le Premier ministre n'a rien à gagner à manipuler les symboles sauf à considérer que l'agrégation de l'électorat d'extrême-droite autour du bloc majoritaire vaut bien l'instrumentalisation de la question migratoire à 10 mois des municipales". Ce n'est pas avec ce genre de "détails" que l'on fait ce qui était promis par le candidat Sarkozy:"Une République exemplaire", une "démocratie apaiséee". Et Fillon est trop intelligent pour ne pas le savoir.
10:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, fillon, UMP, droite, idéal, immigration
29/09/2007
La bourde du jour : Aux pieds de St Robert et de Ste Fabienne
«Etre un député moderne c'est d'abord faire le pèlerinage à Strasbourg pour étudier l'inédit mode de gouvernance qu'est notre tandem. Il fonctionne bien depuis sept ans, il n'y a pas de raison que ça ne continue pas».
Robert Grossmann, à l’occasion des journées parlementaires de l’UMP, à Strasbourg.
No comment.
16:30 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, ump, politique, bêtise, humour
28/09/2007
Strasbourg : Les parlementaires de l’UMP avant les Enfoirés dans la « grande » capitale des « grandes » têtes d’affiches ! Et le « tandémisme » n’est pas encore à son zénith…
La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT
Avant-hier, les dna m’avaient fait gentiment sourire. En « Une » (ce n’est pas rien) et en « grand » titre, le « OUI » (massif et franc, comme il va de soi depuis de Gaulle) des usagers des nouvelles lignes du tram. Quelle surprise ! Qui pourrait dire NON ?
Mais quand on prenait le temps de lire un peu le texte, que voyait-on ? Des récriminations en série, comme dans le courrier des lecteurs de la veille d’ailleurs. Logique. Ayant complètement renoncé à la voiture en ville, j’utilise suffisamment le tram pour comprendre bien des insatisfactions (ce qui ne m’empêche pas d’avoir souvent une pensée émue et reconnaissante pour Catherine et Roland qui ont eu le mérite de faire la double révolution du tram et du vélo dans cette ville : j’insiste sur cette paternité par esprit de justice).
Et que vois-je aujourd’hui dans les mêmes dna ? La justification des plaintes et des avertissements lancés par les usagers et les syndicats, malgré le OUI crié de la veille. Il est vrai que, comme l'émotion gouverne nos gouvernants, quelques incidents ont perturbé l’autosatisfaction « tandémique » strasbourgeoise…
« Tandémique » ? Tiens moi aussi je sombre dans la mode des néologismes…Mais le « tandémisme » peut trouver sa place dans le « Petit Robert » si quelques psycho-sociologues veulent bien décrypter cette pathologie de « l’autosatisfaction affichée à deux en toute circonstance, surtout quand elle n’est pas justifiée ».
Une pathologie « perverse » comme dit Robert Grossmann pour qualifier les raisonnements jugés « politiciens » de ses adversaires au sein du conseil de CUS (si j’en crois encore les dna de ce matin).

Pardon pour cette parenthèse sémantique…J’en reviens au tram. D’abord, les accidents n’ont pas fait de blessés graves ni de trop gros dégâts. C’est bien. En matière d'accidents, il n'y a pas de risque zéro.Ensuite les retards occasionnés par ces chocs aux carrefours ont au moins un mérite : celui d’avoir une explication. Il en est tant d’autres qui, chaque jour, sont inexpliqués. Enfin, et surtout, les réactions « tandémiques » de Dame Fabienne et de Sir Robert (toujours selon les irremplaçables dna) en Conseil de CUS ne manquent pas de sel.
Le deuxième engueule les employés de la CTS, la première fait la leçon aux automobilistes et aux autres usagers. Les défauts du réseau provoqués par l’empressement « tandémique » de jouer politiquement (donc d’une façon « perverse ») avec les inaugurations programmées ? C’est un signe du « tandémisme » : ce qui ne va pas ou pourrait aller mieux est de la responsabilité des autres…
Puisque je fais un peu de pub, dans cette petite chronique strasbourgeoise, pour les dna, je vais continuer. Deux réactions intéressantes relevées sur le blog de la locale des dna qui illustrent bien cette maladie du « tandémisme » qui se traduit aussi par voir « grand » tout, même ce qui ne l’est pas …
Je les reproduis ici, en regrettant, bien sûr, une fois de plus que leurs auteurs utilisent des pseudos (c’est l’une des plaies des forum sur le net), mais je les comprends :oser critiquer le tandem à visage découvert, c’est défier ceux qui par « tandémisme » ont tendance à se déifier…
>> (signé ecureuil) : « Un "grand" Zénith, après la "grande" verrière et avant la "grande" bibliothèque. Fabienne Keller et Robert Grossmann veulent tout ce qui est le plus "grand". Ils oublient de dire qu’il y a, aussi, la "grande" misère des associations, le "grand" mépris qu’ils ont pour tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, la "grande" solitude de leur pouvoir puisqu’ils dirigent SEULS ville et communauté urbaine. Depuis 2001, il y a une "grande" absente à Strasbourg : la démocratie. »
Alors là… Comment osez-vous « écureuil » ? Pas « démocrate », le tandem ? Ils avaient tellement promis de l’être dans leur programme de 2001… Je m’étonne que Robert Grossmann n’ait pas encore pondu un œuf sous votre commentaire pour vous traiter comme il conviendrait. Pensez- vous qu’ils ont été élus pourquoi ? Pour faire le jeu de leurs oppositions ? Avez-vous suivi toutes les concertations qu’ils ont orchestrées en tout et pour tout ? Avez-vous vu avec quel tact ils traitent tous ceux qui osent de ne pas être d’accord avec eux ?
La démocratie, ce n’est pas abstrait, vous savez : unis dans la peur l’un de l’autre, réunis par l’obsession du complot, soudés par la peur des trahisons, cimentés par leur haine viscérale de celles et de ceux qui pourraient leur faire de l’ombre, collés l’un à l’autre par défiance de leurs amis et de leurs ennemis, ils sont authentiquement démocrates…entre eux, à huis clos. Il faut qu’une démocratie soit ouverte ou fermée, vivante ou morte, réelle ou formelle. La leur est fermée, morte et formelle, mais elle est…
Désolé « écureuil » : retourner à vos noisettes. Le tandem veille sur la Ville. Le pouvoir, monsieur, ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Ils s’en servent pour faire de « grandes » choses. Puisqu’ils le disent…
>>>(signé oracle131) « Le "marché" des Zéniths en France, c’est à tout casser 5 personnes (la plupart regroupées dans le syndicat "Prodiss") qui le contrôlent ; ce sont plus des chefs d’entreprise de l’industrie culturelle que des "amoureux des arts et des lettres". L’adjoint à la culture et président de la CUS, si prompt à défendre les acteurs et les opérateurs institutionnels de la culture, aurait dû s’interroger en amont sur cette industrie particulière qui est à la musique ce que sont les multiplexes à l’art et essai, des machines à fric qui accélèrent la marchandisation de la culture. Combien de salles intermédiaires (entre "La Grotte" et Artefact) auraient pu voir le jour dans l’agglomération avec l’équivalent de cet investissement ?
Les cultures urbaines, pourtant les plus populaires, n’ont toujours pas leur lieu dédié, la diversité culturelle et l’identité cosmopolite de Strasbourg n’ont toujours pas une Maison des Cultures du Monde, toujours pas de véritable structure de formation et d’accompagnement des musiques actuelles (quelques centres de ressources aux budgets bien limités).
De surcroît, les" heureux élus" vont bénéficier de subventions, c’est comme si on donnait de l’argent public à un consortium qui défie toutes les lois de la concurrence. Quant aux "Enfoirés", tout un chacun est en mesure de constater que cette opération suit les règles du marché en question ; à savoir "recycler" quelques produits médiatiques en mal d’inspiration et d’audimat en s’appuyant sur la générosité populaire.
Drôle de politique culturelle qui magnifie le Zénith comme le point culminant de son ambition au détriment d’une culture vivante, de proximité, seule à même de préserver un lien social suffisamment mis à mal alors que la scène locale est en pleine crise de confiance (économique, professionnelle, esthétique, ...) à quelques rares exceptions. »
C’est long, mais c’est bon, non ? C’est juste surtout… Même si en matière culturelle, personne ne contentera jamais tout le monde. Vous imaginez Malraux, l’idole du « Mérimée de la Robertsau », magnifier ce qui sera sans doute le plus grand mais aussi le dernier Zénith de France ?

Dieu sait pourquoi, je pense subitement à ce qu’aurait pu et du devenir le « Babel » lancé par l’ami Roger Siffer, qui sait ce que « cultures du Monde » veut dire… Mais c’était un projet de « gauche » et le « tandem » ne savait pas encore que la droite française, sous l’impulsion de Sarko, allait remplacer « fermeture » par « ouverture » ! Au fait, un Festival Babel, Bruxelles en a un. mais Bruxelles, c'est Bruxelles, n'est-ce pas? On y fête le 50 Ième anniverasaire du traite de Rome par une expo vraiment européenne qui va attirer plus de deux millions de personnes...EUROPALIA !
Heureusement qu’ils n’ont pas osé revenir sur le tram et sur le vélo… Et qu'ils ont tenu parole envers Tomi Ungerer.
A l’époque, ils n’auraient jamais subventionné les « Resto du cœur » : ils avaient même refusé de soutenir un Congrès mondial contre la peine de mort, ce combat premier du Conseil de l’Europe. Mais, tout va si vite que les mémoires sont défaillantes… Pas toutes, heureusement !
Enfin, ne nous plaignons pas : ce soir, c’est l’inauguration de MUSICA qui est un vrai Festival (comme ne l’est plus celui de la musique dite classique). Merci à Pierre Pflimlin (qui savait oser… l’audace!) et à ceux qui ont permis à cette manifestation bien organisée et remarquablement animée de s’imposer comme le rendez-vous mondial de la création. A propos de « Musica », on ne se croit pas obliger de parler d’un « grand » Festival…
Mais (j’y pense), Strasbourg la culturelle accueille aujourd’hui une autre « grande » manifestation : les journées parlementaires de l’UMP. Avec un « grand » discours de Fillon et une « grande » mobilisation médiatique. De quoi faire oublier le « petit » budget et la fin du « grand » état de grâce de l’ère Sarko. L’UPS, l’Union pour Sarkozy, qui a un « tandem » en logo, va cultiver une fois de plus son « tandémisme » aigu et chronique. Un « tandémisme » qui n’a pas encore atteint son Zénith : il reste tant de « grandes » inaugurations à faire…
L’UMP avant les « Enfoirés » : Strasbourg (« grande ») capitale des « grandes » têtes d’affiche !
Daniel RIOT
14:20 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, ump, politique, municipales, culture
27/09/2007
Petite chronique strasbourgeoise : Quelques réponses à quelques questions…
« Vos petites chroniques strasbourgeoises ne sont pas assez nombreuses », m’écrit Sabrina « Elles m’amusent et ont le méritent de soulever de vrais problèmes »…Très aimable Sabrina. Mais je ne peux pas faire de la concurence au blog de la locale des DNA... Ce type de reproche me console d’autres courriels plus vinaigrés.
C’est marrant d’ailleurs : j’ai plus de réactions personnelles par mels que dans la rubrique commentaires de ce blog. Cela vaut mieux, d’ailleurs, dans bien des cas… Que quelques correspondants trouvent ici quelques réponses à leurs questions (étant bien évident que je ne m’attarde jamais sur les insultes ou sur les appréciations nullardes qui nourrissent ma « corbeille » chaque jour)…>>>De Bernard H. « Que penses-tu du fait que Mme Jurdant-Peiffer rejoigne le bercail, comme disent les dna ? »
- Rien.
- De Jean-Marie S : « Que penses-tu du soutien que Jean-Marie Bockel va apporter au tandem ? »
- Rien.
- De Sébastien K : « Que pensez-vous des centristes qui seront sur la liste du tandem » ?
- Rien.
- De Simone W « Que pensez-vous du ralliement de Monsieur Petitdemange au Modem ? »
- Celui qui n’a démontré qu’il excelle à faire perdre son camp n’a plus rien à prouver dans un autre camp. Au-delà de ces considérations personnelles, un constat d’intérêt général : un « préfet hors cadre » (emploi fictif légal de la République) doit être un politique « hors tableau »
- De Valérie D : « Que pensez-vous de Marc Merger »
- Le plus grand bien. Mais les gens trop influençables sont rarement influents.
- De Christian T : « Pourquoi certains jeunes du MoDem sont-ils aussi haineux envers Mme Cutajar » ?
- Au Modem, je n’en connais pas…Les nombreux jeunes qui travaillent avec elle sont des gens fantastiques ! Des « haineux », comme vous dites, je n’en connais qu’une poignée : des jeunes vieux de l’UDF qui ne se sentent à l’aise que dans les « politicardises » d’un autre temps, qui confondent prétentions et ambitions et qui ne supportent guère les qualités et la soif d’exigence d’une femme de caractère qui a le « défaut » (c’est pour moi une qualité, bien sûr) de ne pas confondre compréhension et complaisance, reconnaissance et clientélisme, amabilité et flagornerie, politesse et démagogie. Mais chez certains, (très peu nombreux mais bavards, y compris sur quelques blogs), seul un recours à la psychanalyse pourrait expliquer ce que vous qualifiez de « haineux »… Cela dit, il y a le même pourcentage de « nuisibles » dans tous les partis et, partout, ce sont les « têtes qui dépassent » qui servent le plus de cibles aux « sans têtes »
- De Julien V. : « Ne pensez-vous pas que le droite a raison de considérer que les ralliement d’élus socialistes dans le groupe municipal de Mme Cutajar sont des sous-marins du PS ? »
- Demandez aux responsables socialistes locaux ce qu’ils en pensent ! … Ils en sortent leur lance-torpilles ! D’abord, je ne vois pas dans leur adhésion au Modem un « ralliement ». Pierre Henninger et Yveline Moeglen ont toujours prônés une économie sociale et une « écologie qui n’empêche pas le progrès » qui sont au cœur des idées défendues par Chantal Cutajar. Des idées qui constituent la raison même de la création du MoDem par François Bayrou. Ensuite, ceux (ou plutôt celles) qui parlent de sous-marins à leurs propos jugent les autres en fonction d’eux-mêmes : ce sont des « centreux » sous-marins de la droite…
- De Josiane L. : « Cutajar-Kalinkova : cela fait un peu « tandem du ressentiment et de la revanche, non ? »
- Seuls ceux qui ont voulu nuire à chacune les ont mises dans le même sac, si je puis dire… « Dissidente », Mme Kalinkova l’a été : elle a quitté l’équipe avec laquelle elle a été élue. Chantal, ne l’a jamais été : elle s’est fait virée. Pour des raisons de fond et de formes. Je n’ai pas lu dans le livre de la première une soif de vengeance. Je connais trop la deuxième:je suis sûr qu’elle n’est en rien animée par des ressentiments. Elle a d'autres motivations plus nobles et plus fortes. Cela dit, parler d’un tandem « Cutajar-Kalinkova » est pour le moins surprenant… Les deux vont sans doute en rire.
Sur le fond, il me semble l’avoir déjà écrit : il faut en finir avec le "tandem" et même avec l’image du « tandem » (piquée par Fabienne et Robert à Catherine et Roland).
C’est une équipe qu’il faut à Strasbourg. Une équipe qui sache rendre la ville aux Strasbourgeois. Et « mettre le turbo » pour que cette capitale démocratique de l’Europe mérite son nom, recouvre un rayonnement qu’elle n’a plus et assume mieux ce qui est sa vraie mission.
Le « tandem », c’est marrant pour des ballades en amoureux en des dimanches d’été…
20:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, municipales, ps, ump, cutajar
26/09/2007
La bourde du jour : « Cà, ce n’est pas acceptable »
Ce soir, j’hésite. A qui la palme ? Dans les commentateurs de la majorité présidentielle du budget, j’avais l’embarras du choix. A commencer par l’autosatisfaction de Mme Lagarde que l’on connaissait plus …rigoureuse : « C'est un budget 2008 de grande qualité, qui témoigne d'une détermination de croissance vigoureuse et d'une gestion rigoureuse des finances publiques » Félicitations, madame : si vous ne dîtes pas du bien de votre œuvre qui en dira ?
La promesse (qui n’engage que lui) de Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget, n’est pas vilaine non plus dans le genre « je n’ai rien à dire mais c’est mieux de le dire »…Démentant tout budget « caché », il a promis qu'il n'y aurait aucun projet de loi de finances rectificatives ("collectif budgétaire") après les municipales. « Je prends très clairement cet engagement qu'il n'y aura pas de collectif en 2008 en milieu d'année », a-t-il juré. Et en août ou à l’automne ?
Mais j’accorde (arbitrairement) ma « bourde du jour » par compassion à un homme déçu, le député Charles de Courson qui jusqu’avant le premier tour des Présidentielles affichait quelques belles qualités. Le traître à Bayrou se sent trahi par ceux pour qui il a trahi… Pas mal, non ? « Les économies ne vont pas assez loin! »(…) « Cà, ce n'est pas acceptable. (...) Nous nous sommes tous engagés, la majorité présidentielle, à supprimer tout déficit public à la fin de la législature ».
Oh ! Cher Monsieur de Courson… Vous allez voter contre ce budget avec vos amis du Nouveau Centre ? Mais non :un petit amendement sans importance par vous déposé saura vous redonner une bonne conscience. Vous étiez de ceux qui avaient insisté, chiffres et projections à l’appui, pour que Bayrou accorde dans la campagne la « priorité des priorités » à la réduction des déficits…Sur ce point, vous aviez raison ! En fait, ce n’est pas Bayrou que vous avez abandonné : ce sont vos convictions … Cà, ce n’est pas acceptable
22:10 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, budget, filon, ump, nouveau centre
19/09/2007
Petite chronique strasbourgeoise : Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?
Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.
Sur le plan national, dans ce PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…
Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.
Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.
Paroles d’apparatchik…
Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local. Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…
A l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

Les Verts, ces supplétifs…
Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !
>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.
>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre. « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.
Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?
C’est gentil à vous, monsieur Cahn, de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent que dans le comique involontaire.
La clarté du « centre central »
Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »
Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

Quand le PS n’est plus « républicain »…
Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline, on le sait, ont quitté en toute clarté le PS pour adhérer au moDem pour ester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.
« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

Je connais (et j’apprécie) trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme » de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !) ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence, c’est autre chose…

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.
Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »
Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête » qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar, que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.
En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate »? Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates », que tout se jouera. Or, pour l’heure, rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?
Daniel RIOT
15:15 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, PS, Modem, UMP, municipales
16/09/2007
A « Riposte » : Le nouveau réquisitoire de Dominique de Villepin contre Sarkozy
Une « Riposte » ? Non, Sire, un réquisitoire…Dopé, Dominique de Villepin !
Remonté, bien sûr, par ses démêlés avec la Justice où il se pose en victime d’une injustice programmée par instruction téléguidée (« impressionnée », dit-il). Allez savoir…
Stimulé, par le souvenir qu’il garde du travail de sape « systématique » orchestré par Sarkozy après sa prise de contrôle de l’UMP en novemnre 2004 (c’est lui qui le dit)…
Mais, surtout, musclé par les inquiétudes que suscitent chez lui (et chez d’autres de plus en plus nombreux) les politiques menées par Sarkozy dans cette ambiance de « Cour », de « bal masqué » et de paillettes qui règne à l’Elysée devenu siège de ce que Bayrou appelle « l’absolutisme présidentiel »…
J’avais commis un article dont le titre avait été très repris « De Villepin, chef de l’opposition à Sarkozy ! »… C’est encore plus vrai aujourd’hui, malgré le retour (réussi) de Bayrou et les velléités d’un PS toujours déboussolé ! « Je ne veux être que le chef des propositions », sourit-il dans sa brillante intervention dans l’émission de Serge Moatti sur France 5.
Des propositions, il en fait quelques unes, en effet, dont une essentielle sur l’Iran où l’on ne doit effectivement pas se laisser enfermer par l’alternative « bushienne » résumée par Sarkozy : « le choix entre la bombe iranienne et le bombardement de l’Iran ».
Si la guerre est toujours une mauvaise solution, il importe de tout faire pour l’éviter. « Diplomates de tous les pays , mobilisez-vous », exhorte-t-il, en craignant que le goût prononcé des « hot-dogs » de Sarkozy (expression semblable à celle utilisée par Bayrou) ne finisse par entraîner la France dans un conflit « pire en conséquences que la guerre en Irak ». Ce ne sont pas les dernières déclarations de Bernard Kouchner, crédibilisant l’hypothèse du « pire », de « la guerre » qui va le (et nous) rassurer.
Pour de Villepin (qui a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire contemporaine de la diplomatie française pour son discours à l’Onu sur l’Irak mais aussi pour ses négociations discrètes en collaboration avec les Anglais et les Allemands avec l’Iran), Sarkozy a fait une erreur qui est une faute : abandonner la ligne gaulliste et gaullienne vis-à-vis de l’Otan et de Washington dans le contexte actuel, faire plaisir à Bush sans obtenir en contrepartie l’engagement d’un dialogue Iran-USA avec une participation européenne active.
De Villepin se fait aussi très critique envers la politique intérieure de Sarkozy : déficit, panne de la croissance, réformes structurelles, approfondissement de la démocratie. Aussi sévère (et aussi pertinent) dans ses critiques de Sarkozy que Bayrou.
Le président contre-attaquera sans doute mardi. Avec ou sans paillettes ? En faisant « entrer la réalité » dans la paysage politique ou en poursuivant ses prestations plus faites pour cultiver une « sarkolâtrie » de Cour ? En restant un politicien encore et toujours en campagne ou en révélant de vraies qualités d’homme d’Etat. Qualités qui ne vont pas, selon De Villepin, sans un doute permanent (et non de fausses certitudes) et sans « cette conscience permanente du tragique » peu compatible avec le goût des paillettes. Et des gadgets !
Bayrou à Seignosse, De Villepin chez Moatti, et colères anti-sakozyennes dans toutes les capitales de l’euroland : sale week-end en « Sarkoland »... Heureusement pour le Président, ce ne sont pas les cris de Hollande devant des partis dits de gauche si mal réunis qui vont faire du PS une force d’opposition crédible.
De Villepin l’a pronostiqué : c’est au sein de l’UMP (« qui n’existe plus ») que l’opposition au nouveau « Bourgeois gentilhomme » ne va pas tarder à se développer. Après les municipales, bien sûr…
Daniel RIOT
21:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, france, bayrou, villepin, ump












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