05/01/2009

STRASBOURG: QUELLE MAISON DE L'HISTOIRE DE L'EUROPE ?


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ELIE BARVAVI (Directeur scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles) au CAFE EUROPE de Relatio, le vendredi 16 janvier à 12H30 ( Zum Strissel à Strasbourg)


INVITATION

Lieu d'Europe, Maison de l'Histoire de l'Europe, Musée vivant de l'Europe, EURODOM ; Les projets ne manquent pas. Et le récent vote du bureau du Parlement européen sur la proposition Pöttering doit relancer bien des débats. A commencer celui sur le projet Eurodom ou « lieu d'Europe » lancé à Strasbourg par Alexis Lehman
Elie Barnavi, qui vient de publier « l'Europe frigide » et qui dirige le musée de l'Europe de Bruxelles fait part de son expérience. Et en tire quelques leçons.


30/12/2008

TRICHET, Européen de l'Année pour Relatio-Europe

LES GRANDS PRIX 2008 DE RELATIO-EUROPE (III) PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Décembre 2008 10:07
JEAN-CLAUDE TRICHET
>>> Pourquoi Sarkozy n'est pas "couronné"
>>> La Banque centrale, seule institution qui ait pleinement assumé ses responsabilités avant et pendant la Crise
>>> La BCE, moteur de la réussite de dix ans d'euro

L'Européen de l'année ? L'an denier, une figure s'était imposée presque naturellement, sans hésitation possible : Angela Merkel ! Cette année, bien des esprits, songeant à ce sacre forcément arbitraire et subjectif, pensent à Sarkozy. Un jury de correspondants à Bruxelles lui a offert cette couronne. Rien de scandaleux. Sa présidence « hyperactive et réactive » a été positive sur plus d'un plan. Relatio-Europe n'a pas manqué de le souligner à plusieurs reprises. Mais, il y a plusieurs « mais »...
Sa Présidence a été conduite dans la double optique de « l'Europe des Etats» et de la quête d'un leadership qui n'est pas très communautaire. Qui plus est, un « Européen de l'année » ne peut pas à nos yeux avoir été l'un des responsables majeurs de la détérioration du climat entre la France et l'Allemagne. Une réalité « éliminatoire » pour Realtio-Europe...


GAZA : LES MAINS COUPEES DE L'EUROPE


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Mardi, 30 Décembre 2008 03:54
Par Daniel RIOT
REUNION D'URGENCE POUR UN CONSTAT DE CARENCE. Jusqu'au bout la Présidence française de l'Union aura été une Présidence de crise. Bernard Kouchner, en accord avec la future présidence tchèque de l'Union européenne, a décidé de réunir ce mercredi à Paris ses homologues européens ainsi que le secrétaire général du Conseil, haut représentant pour la PESC (politique étrangère et de sécurité commune) et la Commission européenne pour examiner en urgence la situation au Proche-Orient. Bonne réactivité ? On aurait pu l'imaginer meilleure : c'est l'annonce de la fin de la trêve du Hamas qui aurait dû mobiliser « d'urgence » les « bonnes volontés »


05/10/2008

Europe: Désolé pour Barroso...

« COMMISSION, DEMISSION ! » PDF Imprimer Email

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Le point faible de l'Union n'est pas à Francfort, mais à Bruxelles:« Santer était tombé sur un vice de forme, Barroso doit s'effacer pour vices de fond ». On ne restaure pas la confiance avec des responsables discrédités!
Heureusement, il y a l'euro ! Heureusement, il y a une Banque centrale européenne qui a plus de lucidité, de cohérence et de sang-froid que la plupart des gouvernement ! Ce double constat n'est guère dans l‘air du temps. Mais tant pis. C'est parce que nos responsables politiques et la Commission Barroso n'ont pas suffisamment résister à l'air du temps, à la doxa en mode, aux sirènes d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche que le choc américain se fait sentir si rudement en Europe.
Mais imagine-t-on un instant ce que serait cette crise déferlante sans ce qui a le grand mérité d'exister ? Oh ! Les belles dévaluations ! Oh ! Le joli fonctionnement des planches à billets. Oh ! Les trop beaux remèdes trop faciles qui aggravent les crises.

L'Europe économique souffre de son inexistence politique, mais elle souffrirait davantage encore de cette grande marée, avec effets boule de neige et dominos réunis, si nous en étions restés au morcellement, à la simple zone de libre-échange dont rêvent toujours les Anglais, à la non-Europe.

Ce n'est pas là consolation, mais encouragement. « A problème global, réponse globale », exhorte DSK. Puisse-t-il être entendu alors que les archéo-souverainistes qui campent à l'Elysée (et font le jeu des « néo-cons » qui y ont aussi planté leurs tentes) et qui veulent jeter le bébé inachevé avec l'eau polluée du bain... Et qui se conduisent avec un seul souci : celui de mettre sur le dos de la « crise » la responsabilité de la récession française tant annoncée et si tardivement et mal reconnue ! Défausse trop facile. Fautes impardonnables.
Heureusement, Sarkozy, en bonne « bête politique », sait se montrer pragmatique. C'est ce qui le sauve, à défaut de pouvoir sauver le pays et l'Europe d'une situation dramatique qui n'a sans doute pas encore atteint son paroxysme.
Bien sûr, il est facile de s'attaquer à la politique des taux menée non par le seul Trichet, mais par les gouverneurs de l'Euroland à l'unanimité. Mais qui peut affirmer que la BCE s'est trompée en annonçant une inflation que personne ne voulait voir venir...et qui est là ?
En l'état, la BCE a mieux géré la crise que la FED et nombre d'Américains compétents commencent à recommander l'application du « modèle européen » aux Etats-Unis... On ne rit pas, svp ! C'est la réalité.


08/09/2008

Union européenne-Ukraine: Une bonne étude sur relatio-europe

Une étude de  Marc-Antoine Eyl-Mazzega  

Chargé de mission à la Fondation Robert Schuman.

Près de quatre ans après la "Révolution orange", cette étude  vise à examiner l'état d'avancement de la transformation politique et économique de l'Ukraine, en dressant un bilan des politiques de l'Ukraine dans le domaine gazier et des développements qui ont eu lieu dans les relations avec la Russie.. Marc-Antoine Eyl-Mazzega analyse les défis stratégiques auxquels le pays doit faire face et sa capacité à les surmonter.

Alors que l'Union européenne et l'Ukraine s'apprêtent à conclure un nouvel accord de coopération, de nombreuses et lourdes incertitudes subsistent sur la stabilité de l'Ukraine, susceptibles d'affecter à la fois son avenir politique et économique, mais aussi la sécurité énergétique et la stabilité de l'Union européenne.Un dossier  à lire à la veille du sommet UE-Ukraine qui se tient demain, mardi 9septembre 2008

 

 

 

02/09/2008

RENFORCER LE CONSEIL DE L'EUROPE

Editorial RELATIO-EUROPE de  Daniel RIOT

>>> La diplomatie n'est pas du body building

>>> Mieux distinguer l'Union de l'OTAN

>>> Comprendre les peurs et les aspirations russes

>>> Les frontières entre l'UE et la Russie ne doivent pas être des lignes de front

Soyons clairs . KOUCHNER a raison sur un point, au moins :  « l'Union européenne n'a jamais pesé autant dans le développement d'une crise internationale ». Un « événement historique » n'hésite pas à dire le politologue Dominique REYNIER.. Tant pis pour ceux qui pensent que l'Union est restée unie...par défaut, et seulement pas par intérêt « énergétique »...et par faiblesse

Sarkozy n'a pas tort de vouloir se dégager des réflexes de  confrontation hérités de la « guerre froide », des engrenages « sanctions-contre sanctions », de la rhétorique des rodomontades, des menaces, des dents montrées.. La construction européenne exige des muscles, des vrais. Elle n'en a pas assez d'ailleurs. Mais elle s'est faite contre les réflexes de « rouleurs de mécaniques », de « montreurs de biceps », de gonfleurs de pectoraux . La diplomatie n'est pas du body building.

 

31/08/2008

L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE

Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante

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Editorial RELATIO-EUROPE de Daniel RIOT

« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer !

« Impuissante »... Pourquoi et en quoi,  l'Europe ?

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main.

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie..

 
Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence PDF Imprimer Email
 

L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE

Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.

L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction.

Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

(Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la  Fondation Robert Schuman)

 

14/08/2008

L'Europe entre vents d'est et d'ouest...

Leçons de la guerre du Caucase..."L'Europe, ce petit cap d'Asie"...

 Toute l'actualité européenne, c'est sur relatio-europe.eu


 
 
>>> Les nouvelles cartes géopolitiques de la Russie se trouvent à Pékin.
>>> Les dangers des surenchères américaines
>>> Les illusions dangereuses des Polonais
>>> Remettre l'entente franco-allemande au coeur de la construction europénne
>>> Exiger une vraie réforme de l'OTAN
C'est maintenant entre Washington et Moscou qu'une grande partie d'échecs géopolitique s'engage. Les menaces américaines de mesures de rétorsions sur divers terrains (stratégiques, diplomatiques, commerciaux, économiques) sont prises au sérieux à Moscou. A tel point que des journaux russes s'en inquiètent « La réaction de la communauté mondiale à la guerre en Géorgie a logiquement posé une limite à la politique étrangère de confrontation appliquée par la Russie ces dernières années », écrit le le quotidien Gazeta.ru. relayé par Ria Novosti . Mais les menaces russes faites en réponses sont-elles suffisamment prises en compte à Washington ? Le « partenariat » russo-américain qui devait se développer est plus que menacé. Or, il ne se développait pas qu'au seul bénéficie des Russes...Les Américains (et les Européens) pâtiraient sérieusement aussi d'un retour à l'esprit de la « guerre froide » et au primat des rapports de forces...
Cette question reste sans réponse en cette fin de mandat de Bush. D'un Bush qui aura échoué sur presque tous les terrains, sans en avoir pris conscience, et qui ne se rend pas compte, visiblement, que l'échec de son « protégé » géorgien est aussi, surtout peut-être, « son » échec.Et celui des Européens qui le suivent aveuglément.
 

23/07/2008

La Serbie se rapproche de l'Union européenne

Radovan Karadzic : Quelques leçons à tirer de l'arrestation du Pol Pot des Balkans... PDF Imprimer Email
Mercredi, 23 Juillet 2008 11:33

L'éditorial de RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Qui, dans l'Europe démocratique, peut ne pas se réjouir de l'arrestation de Karadzic, le psychiatre  fou de nationalisme devenu un Pol Pot des Balkans ? Les réactions au Conseil de l'Europe et dans  l'Union européenne ont valeur d'applaudissements, et de chants d'autosatisfaction. Cette arrestation  « constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne », déclare  la présidence française de l'Union. Soit Mais les chants de satisfaction entonnés ont aussi valeur de lâche soulagement.


Treize ans d'attente, c'est long ! Et Karadzyc n'incarne pas que la folie meurtrière du nationalisme déchaîné. Ce psychiatre fou devenu un Pol Pot des Balkans  symbolise aussi l'impuissance de la communauté internationale , la mauvaise conscience des, Européens  devant une série de faits accablants :  les  tragédies de l'ex-Yougoslavie, les jeux diplomatiques pervers, les effets négatifs des différences de conception sur les applications des  droits de l'Homme et du droit international qui opposent toujours la Russie   et les autres membres du Conseil de l'Europe, les faiblesses d'une justice internationale toujours  plus embryonnaire que majeure et décrédibilisée par le « procès » de Milosevic...

 

20/07/2008

"Malaise démocratique" de l'Union ?

Maladies des démocraties des pays européens... PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT

Dans sa chronique, toujours stimulante, du « Monde », Thomas Ferenczi   repose une question qui préoccupe les partisans de l'unification du continent depuis...1950 : « Comment rendre l'Union européenne plus démocratique afin d'accroître sa légitimité auprès de ses citoyens ? ».

Sa réponse est imposée par le simple bon sens : « c'est aux Etats membres qu'il appartient de susciter le débat démocratique autour des politiques européennes ». Mais ces Etats le veulent-ils ? Pas sûr...

C'est d'un déficit pédagogique plus que démocratique dont souffre l'Union européenne et les autres organisations paneuropéennes, Conseil de l'Europe en tête.

C'est d'un manque de conscience et de volonté aux niveaux des Etats dont pâtit l'Union. C'est une insuffisance de formation et d'informations sur l'Europe qui ralentit l'avènement de cet « espace public » européen sans lequel la « citoyenneté européenne » restera la « dernière utopie »

 

12/03/2008

Strasbourg: 50 bougies pour un Parlement unique en son genre

40117d53711a28992fe0c5dd376dbe70.jpgUn cadeau pour les 50 ans du Parlement européen ?

Les Mémoires de Jean Monnet…

L’éditorial de Daniel RIOT pour Relatio

Un demi-siècle. C’est long à l’échelle des vies humaines. C’est court dans une perspective historique. Et c’est trop court pour que l’on considérer que ce qui a été fait ne peut plus être défait. L’Europe unie reste en construction, « pas à pas », comme l’avait prédit Schuman. Pierre après pierre. Avec des avancées, des reculs,des période de stagnation et des moments d’euphorie.Et de déprime.

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15/01/2008

Union européenne : Faut-il faire le pari de Tony Blair ?


L’éditorial RELATIO de Daniel RIOT

dd356520e88bcb72bd1bba5f7c49b34f.jpgLe poste à pourvoir n’est pas encore crée. Mais déjà le débat est lancé, et il va s’intensifier : Faut-il miser sur Tony Blair pour la future Présidence du Conseil de l’Union européenne ?

Sarkozy fait davantage que miser : il soutient, veut propulser, fait campagne pour ce « grand Européen » … Pourtant, Blair n’a pas tenu sa promesse de rendre ses concitoyens moins europhobes. Et, plus que tout autre en Europe, il a pour les Etats-Unis de Bush une admiration qui le conduit à un suivisme aveugle voire à une allégeance bien éloignée des accents gaulliens de « L’Europe européenne ».

 

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13/11/2007

Sarkozy à Strasbourg (suite): Un chant d'Europe, par Daniel RIOT

Il nous faut revenir sur le discours de Sarkozy devant le Parlement européen à Strasbourg. Non sur ce qui a été dit, mais sur ce qui en a été retenu (à chaud, il est vrai) dans les média…Je viens de survoler les premières dépêches et les premiers articles diffusés sur internet et sur les chaînes d’info continue. Une fois de plus, je suis surpris (ce qui montre que je garde fraîcheur donc candeur) par « l’escargotisme » franchouillard de trop de rédactions qui pensent que le monde se réduit à la ville de Paris...

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Qu’est-ce qui est mis le plus en relief ? Sa petite phrase qui ne constitue en rien en événement sur sa volonté de mener les réformes par lui annoncées « jusqu’au bout » : ««Ces réformes je les mènerais jusqu’au bout . Rien ne me détournera de mon objectif » … Comme s’il avait fait le déplacement au parlement européen pour parler des grèves (françaises) de demain…

Et sur l’Europe ? Deux points : le droit de critiquer de la Banque centrale (qu’il n’a pas citée) et son opposition réitérée (mais discrètement) à l’adhésion de la Turquie (une question non abordée dans l’allocution et  qui ne se pose pas en ce moment…).Où est « l’attaque en règle contre la banque centrale européenne », comme l’écrit Le Figaro (pour citer un journal "de la majorité") ? «Nul ne peut se prévaloir de l’indépendance de son statut pour se dispenser d’avoir à rendre des comptes, à s’expliquer et à être contrôlé» ?… Le droit de critiquer, n’est pas un droit d’ingérence. Même à la Banque centrale européenne, on l’admet.

J'ai critiqué avec netteté et force Sarkozy sur d'autres thèmes et je reste politiquement dans une position très critique à l'égard de bien des aspects de la politique et du style de Sarkozy mais, en ce jour, je suis, avec réalisme, dans un éloge qui n'a rien de flatteur, que je trouve mérité (et méritoire) : l’événement dans ce discours, c’est la tonalité et la fermeté de l’engagement européen de la France. Dans le contexte français et européen actuel, cela mérite davantage qu’une allusion. Ne serait-ce que parce les murs de « l’anti-européisme » (« l’euroscepticisme » n’est qu’une litote hypocrite et fausse !) sont épais et haut en France et dans d’autres pays.

Des phrases telles que celle-ci valent d’être mises en mémoire : « «L’Europe ne peut pas être qu’une machine, une machine administrative, une machine à éditer des normes, une machine à procédures et à règles (…) Elle  est «une exigence morale, une exigence politique, une exigence spirituelle» (…) «L’Europe n’a une chance d’exister que si pour des millions de femmes et d’hommes, elle est vivante, elle parle à leur coeur, elle est l’espoir d’une vie et d’un monde meilleurs. L’Europe sera un grand idéal ou l’Europe ne sera plus».

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De même quelques phrases sur la défense européenne qui étaient déjà passées (presque inaperçues) dans son allocution devant le Congrès américain méritent attention et débats : « "Comment l'Europe pourrait-elle être indépendante, comment pourrait-elle avoir une influence politique dans le monde, comment pourrait-elle être un facteur de paix et d'équilibre si elle n'était pas capable d'assurer elle-même sa défense ? (…) Que signifie pour chacun d'entre nous notre engagement européen si nous ne sommes pas capables de débattre de la construction d'une défense européenne et de la rénovation de l'Alliance atlantique ? »

Nicolas Sarkozy souhaite que la France se rapproche de l'OTAN, dont elle a quitté le commandement militaire intégré en 1966, A CONDITION que se mette parallèlement en place une politique européenne de défense. Voilà un langage nouveau et clair ! Une vraie « rupture »…

Bush n’a pas voulu y prêter attention, mais Bush est en fin de mandat… Et, rappelons-le, cette Europe de la Défense n’existe toujours pas parce qu’elle a été tuée dans l’œuf en …1954, par la France, en raison de l’alliance objective d’une droite encore imprégnée d’antigermanisme, de gaullistes qui n’avaient pas compris que les redressements français et européens allaient de conserve et de forces qui, selon la formule de Mollet, étaient « plus à Moscou qu’à gauche ».

Mais sans doute n’aies-je pas ce sens de la hiérarchie superficielle de l’information qui fausse tant la perception des événements en ne s’attachant qu’à « l’écume des choses »… Une écume qui change en fonction de l’air du temps, et des zappings... Sur son discours européen du 11 novembre déjà, la plupart des média n’avaient retenu que « la rupture du protocole »… Comme si l’essentiel n’était pas (déjà) ce chant d’Europe que trop d’oreilles parisiennes bouchées par la cire d’un archéo-nombrilisme désuet et ringard ne veulent pas entendre.

Daniel RIOT

SUR RELATIO: "BRAVO SARKO!" >>>>

SARKO ET LA TURQUIE >>>>>>

SARKOZY ET LE  SIEGE DU PE A STRASBOURG >>>>

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Sarkozy ferme sur le siège du PE à Strasbourg

Dans une réunion à huis clos avc des représentants des groupes politiques du parlment européen, M. Sarkozy a  réaffirmé, avec force, "qu'il serait intransigeant sur le maintien du siège du Parlement à Strasbourg", en plus de celui de Bruxelles, en dépit des critiques récurrentes que suscite cette situation. c'est ce qu' a rapporté  le co-président du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit qui fait une idée fixe deuis des années en voulant créer une Université européenne dans les bâtiments strasbourgeois du PE En mai, le président français avait prévenu que le siège de Strasbourg n'était "pas négociable" car cela faisait "partie des équilibres fondateurs de l'Europe".

La remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg est réclamée par de nombreux députés qui voudraient en finir avec les  navettes mensuelles entre leurs bureaux à Bruxelles et la capitale alsacienne. Le traité européen, qui ne peut être modifié qu'à l'unanimité des Etats membres, fixe officiellement le siège du Parlement européen à Strasbourg mais prévoit deux lieux de travail, Strasbourg et Bruxelles.

COMMENTAIRE RELATIO: Juste un rappel: les réunions du PE à strasbourg sont prévues dans les Traités au nom d'une Europe polycentrique et d'une démocratie active fondée sur des valeurs. Nombre d'agences communautaires ont été installées dans d'autres villes européennes au nom de ce même principe.

Contrairement à ce que prétendent les VERTS (engagés là dans un mauvais combat) et les Britanniques (qui ne veulent pas d'une Europe des valeurs mais seulment des affaires), ce ne sont pas les navettes Bruxelles-Strasbourg qui pèsent beaucoup sur le bdget: ce sont les déplacements décentralisées (et nécessaires) des groupes, des commissions et des colloques en dehors des villes "sièges".

 Ce sont aussi les doubles emplois entre le L'UNION  et le Conseil de l'Europe. L'anomalie, c'est que le secrétariat du PE soit encore à Luxembourg et non à Strasbourg.

Cette affaire là aurait pu être règlée depuis longtemps avec une volonté politique plus claire à Paris et un activisme plus développé et plus intelligent à Strasbourg. DR

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Sarkozy et la Turquie: "Les frontières de l'Europe ne se trouvent pas en Syrie"

Le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé à STRASBOURG son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne qui repousserait les frontières de l'UE "en Syrie", lors d'un débat à huis clos avec des parlementaires européens, a indiqué l'Elysée à l'AFP. "Le président a très clairement réaffirmé la position française. Il a dit que la Turquie était un pays de 100 millions d'habitants qui n'était pas en Europe mais en Asie mineure et qu'il ne voulait pas être celui qui allait expliquer aux écoliers français que les frontières de l'Europe se trouvaient en Syrie", a-t-on ajouté de même source.

Le chef de l'Etat français a tenu ses propos lors d'une réunion fermée au public avec les présidents des groupes politiques du Parlement européen à Strasbourg. Dans un discours tenu ensuite devant le Parlement européen, M. Sarkozy n'a pas évoqué ce sujet sensible.Lors de la réunion à huis clos avec les responsables de groupes parlementaires, "il a dit qu'il était hypocrite de promettre aux Turcs qu'ils peuvent rejoindre l'UE, qu'avec lui ils ne le pourront pas, et que pour lui la Turquie n'appartient pas à l'Europe", a également rapporté le chef des socialistes Martin Schulz."Mais quand je lui ai demandé s'il mettrait un arrêt des négociations avec la Turquie à l'agenda de l'Union pendant la prochaine présidence française (au deuxième semestre 2008), là il était un peu flou", a-t-il déploré devant la presse...

COMMENTAIRE RELATIO: Sarkozy  n'a fait là que réaffirmer ce qu'il a dit en plusiuers occasions. Y compris sur la poursuite des négociations. Mais la question (que le chef de l'Etat compte ne plus soumettre à referendum) n'est en fait pas d'actualité. Tout dépendra de deux évolutions: celle de l'Union et celle de la Turquie. Pour l'heure, il existe une chance de construire une Europe politique (avec ou sans les Anglais), mais les évolutions turques ne sont guère propices à une accélération des choses. En termes de Droits de l'Homme, Ankara, en l'état, ne satisafit pas aux exigences du Conseil de l'Europe dont la Tuqrquie est membre depuis longtemps. Sur le fond, l'image de la "frontière en Syrie" frappe les esprits, mais n'a aucune portée politique. DR  

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08/11/2007

La France et la directive européenne sur le financement du terrorisme, par Chantal CUTAJAR

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : l’urgence d’une indispensable refonte du dispositif de prévention à l’occasion de la transposition de la 3ème directive de l’UE.

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Chantal Cutajar

Dans un communiqué du Conseil des ministres du 21 mars 2007, le gouvernement a fait savoir qu’il « entend maintenir la lutte contre le blanchiment en France au niveau des meilleurs standards internationaux car elle constitue un élément majeur de la sécurité des populations et de la sécurité économique ».

Pour mener à bien la  transposition de la directive du Parlement et du Conseil relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme 2005/60/CE du 26 octobre 2005, dite 3ème directive anti-blanchiment, une mission a été confiée à Jean-Louis FORT , ancien président du GAFI et Yves CHARPENEL, magistrat, pour procéder à une concertation approfondie avec les professionnels pour « que les nouvelles règles intègrent au mieux leurs préoccupations ».

Les auditions se sont déroulées, le rapport a été remis au ministre des finances fin juillet 2007, dans le plus grand secret.  Alors que la France s’apprête à assurer la présidence tournante de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, il lui revient de transposer cette directive au plus tard le 15 décembre 2007.

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Le principe de la directive qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « Porter un coup » à la criminalité et au terrorisme. Il est certain que la lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon, de la corruption etc… De fait, sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.

Le législateur européen a fait le choix éclairé d’adapter le dispositif préventif à l’évolution de la criminalité organisée et des organisations terroristes en mettant en œuvre une approche plus concrète et pragmatique, moins légaliste.

Ainsi, constatant que la criminalité organisée générait des profits au moyen d’activités criminelles extrêmement diversifiées, la directive élargit l’éventail des infractions principales pour faciliter la déclaration des transactions suspectes.

Devront à l’avenir être déclarées les sommes provenant d’une infraction grave, l’infraction grave englobant notamment toutes les infractions punies d’une peine privative de liberté d’une durée maximale supérieure à un an.

Ensuite, la nouvelle directive introduit une approche fondée sur la nature du risque de blanchiment : en présence d’un risque faible de blanchiment, le dispositif de vigilance est allégé. A l’inverse,  lorsque le risque de blanchiment est grave, les obligations de vigilance sont renforcées.

Se pose évidemment la question de l’appréciation de la nature du risque puisque c’est d’elle que va dépendre la mise en œuvre de l’un ou l’autre des dispositifs, et celle de la responsabilité qui en découle en cas de choix erroné.

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Ces deux innovations justifieraient à elles seules une refonte totale du dispositif français à l’image d’ailleurs de celle opérée à l’échelle communautaire. Alors que la date butoir pour la transposition arrive à échéance, les professionnels assujettis au respect des obligations préventives sont dans l’ignorance de l’option qui sera prise dans le cadre de la loi de transposition.

Malheureusement, tout laisse à penser que la France s’achemine vers une nouvelle superposition législative sur le dispositif existant, procédant ainsi à un nouvel empilement des réformes.

Un tel choix, s’il devait être entériné serait une grave erreur. La transposition de la troisième directive doit être l’occasion de clarifier un dispositif qui est devenu, en raison de la multiplication et de l’empilage des règles depuis 1991, trop complexe et illisible.

Force est de constater que le mille feuilles réglementaire génère incompréhension et divergences d’interprétations y compris de la part des juridictions commerciales et administratives, sans compter le risque pénal encouru par les professionnels. Il ne fait aucun doute que ce phénomène sera aggravé en raison de l’élargissement du champ des obligations prévu par la 3ème directive.

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A l’échelle européenne, les disparités entre les systèmes de lutte nuisent à l’efficacité du dispositif. Ainsi, il n’y a pas d’harmonisation des qualifications pénales ; les cellules de renseignements financiers dépendent de tutelles différentes selon les États. Il n’y a pas non plus d’harmonisation concernant les seuils de déclenchement des contrôles.

Par exemple, pour les mouvements d’espèces, les seuils varient de 3 000 ou 8 000 € en France  à 15 000 € pour 9 autres États membres dont l’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Luxembourg.

Quant au fameux examen particulier des opérations atypiques à partir de 150 000 €, il s’agit d’une exception française (L 563-3 du Code monétaire et financier) qui est source d’insécurité juridique et qu’il conviendrait purement et simplement d’abroger.

La durée de conservation des documents prouvant que la vigilance a bien été effectuée peut varier de 5 ans (11 États) à 10 ans pour l’Italie et le Portugal.

Le défaut de déclaration constitue en France une faute disciplinaire, elle est aux Pays-Bas et au Luxembourg un délit pénal exposant les auteurs à une amende de 125000 €.

Enfin, des distorsions considérables apparaissent s’agissant du volume des déclarations de soupçons : 154000 déclarations annuelles au Royaume Uni, entre 6 000 et 14 000  pour l’Allemagne, la Belgique, la France, la Hongrie, l’Italie la Suède,  à 3 en Slovénie, 83 en Roumanie, 345 au Portugal et 450 au Danemark, sans compter les disparités que l’on peut constater à l’intérieur d’un État non seulement entre les différents professionnels soumis mais à l’intérieur d’une même catégorie d’assujettis. Ainsi, le nombre de déclaration émanant des établissements bancaires varie considérablement d’une banque à l’autre.

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Derrière le terrorisme:l’argent sale!

Il est en conséquence urgent et impératif de profiter de l’exercice de transposition pour adapter le dispositif aux réalités nouvelles de la menace de blanchiment et de financement du terrorisme. Il faut, tant pour des raisons d’efficacité que de justice, dissiper la méfiance des professionnels concernés par le dispositif, causée notamment par l’insécurité juridique à laquelle ils sont exposés lorsqu’ils mettent en œuvre les obligations de vigilance et de déclaration. 

Un arbitrage est nécessaire entre une approche purement légaliste où la loi prévoit tout et un traitement plus pragmatique consistant à laisser aux règlements professionnels le soin de prendre en compte les spécificités sectorielles. La vérité est sans doute à mi-chemin. Le rôle et la mission de Tracfin devraient être redéfinis pour faire de Tracfin, une véritable autorité centrale de régulation à qui l’on confierait notamment un rôle de conseil vis-à-vis des professionnels, ce qui n’existe pas aujourd’hui. Tracfin devrait également avoir un rôle d’interface pour les autorités de régulation ce qui permettrait d’améliorer la détection des indices suspects.

Seule une refonte du dispositif permettrait de remédier aux carences existantes qui seront aggravées avec la nouvelle directive. A défaut, le risque est réel que les organismes assujettis procèdent à des déclarations de couverture systématique pour se prémunir contre le risque de sanction en cas de simple erreur. Tracfin serait alors très vite asphyxié. Il est clair que dans ces conditions, la France aborderait très difficilement l’évaluation de notre système par le GAFI qui doit intervenir en 2009.

Le colloque qui se tiendra au Palais du Luxembourg à Paris, le 20 novembre 07 à l’initiative du Centre du droit de l’Entreprise de l’Université Robert Schuman sera l’occasion d’attirer l’attention des parlementaires sur la nécessité d’une réforme d’ensemble du dispositif préventif de lutte contre le blanchiment et de formuler des préconisations. (Inscription obligatoire : aurelie.kraft@urs.u-strasbg.fr)

Chantal CUTAJAR

Directeur du Master 2 Prévention des fraudes et du blanchiment ,Directeur du Grasco, (Groupe de recherches sur la criminalité organisée) ,Centre du droit de l’entreprise. Université Robert Schuman Strasbourg

LE PROGRAMME DU COLLOQUE >>>>>  A TELECHARGERProgramme 20-11-071.doc

LE SITE DU TRACFIN >>>>>>

UNE FICHE SUR LE TRACFIN>>>>>

03/11/2007

Sécurité, Liberté, Justice, droits de l'Homme et migrations...

L’Europe face à des vrais problèmes de sécurité liés aux migrations au sein de l’Union européenne : La quadrature du cercle…

DECRYPTAGE RELATIO : L'Europe face au défi de l'immigration, ce n'est pas nouveau. Mais ujourd'hui, ce sont les migrations à l'intérieur de l'Union qui posent problèmes et soulèvent émotions...Nous sommes loin des fantasmes et des mensonges sur le "plombier polonais"... Dans l’Union européenne, le nombre d'immigrés en situation régulière était de 3,7 millions en 2006, soit 6,2 % de la population . Mais combien sont-ils en situation irrégulière ?Tous les chiffres sont contestés : comment compter ce qui est « illégal » ou « clandestin » ? Tentons de faire le point.

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02/11/2007

Les candidats à l'Union ne remplissent pas les conditions... du Conseil de l'Europe

DECRYPTAGE RELATIO PAR DANIEL RIOT 

RIEN NE PRESSE... VOUS AVIEZ DIT "ELARGISSEMENTS"? IL FAUT ENTENDRE "RALENTISSEMENT" : LES PERSPECTIVES S'ELOIGNENT!  Dans leur rapport annuel, qui sera adopté mardi prochain et qui vient de filtrer par des indiscréttions de presse (dans Le Monde, notamment), les experts bruxellois constatent que le rythme des réformes s'est ralenti aussi bien en Turquie que dans les Etats des Balkans qui aspirent à entrer dans l'Union. Ils rappellent que cette dernière est prête à les accueillir quand ils rempliront les conditions fixées, mais estiment qu'en l'état actuel de leur préparation, leur adhésion demeure une perspective "à moyen ou long terme". DES CONSTATS SANS SURPRISE POUR QUI SUIT LES TRAVAUX DU CONSEIL DE L'EUROPE ....
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Dans la plupart des pays, des progrès sont appréciables   sur le plan économique, mais il n'en va pas de même au niveau politique. Le rapport de la Commission s'inquiète en particulier de leurs insuffisances en ce qui concerne le respect de l'Etat de droit, les réformes de la justice et de l'administration, la lutte contre la corruption.

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22/10/2007

Le traité de Lisbonne : le coup de gueule de Chouard...

POLEMIQUE RELATIO par Daniel RIOT- Il repart en croisade, le grand vainqueur du Non au référendum sur la Constitution, l’homme qui, de son site internet, avait réussi à décortiquer le projet de « traité constitutionnel » avec des quelques arguments fondées, d’innombrables arguties et des raccourcis intellectuels d’une honnêteté plus que discutable…

Il repart en provoquant …les journalistes. Ceux qui défendent le traité de Lisbonne, dit-il dans Libé, « sont des subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journalistes ». Et les « bons journalistes »   devraient faire sonner l’heure de la révolte ! «Pour moi, c’est un viol. Un viol politique, c’est une cause de guerre civile. » (…) « Les visites sur mon site n’ont pas augmenté pour le moment. Mais je compte sur les journalistes pour être les sentinelles du peuple et l’alerter ». Ben voyons…

C’est terrible d’avoir eu ainsi son heure de gloire (en jouant les modestes) grâce à des journalistes qui ont fait monter la mayonnaise de la mauvaise foi servie par une logique juste avec des prémisses et des conclusions fausses,  et, au bout du compte, de retomber dans l’anonymat.

Pourtant, Libé fait bien sa « pub » et moi-même ici je fais indirectement sa promo, même si, en bon « subordonné » (à qui, grand dieu ?), je ne combats évidemment pas un traité qui sauve les meubles que ce professeur voulaient faire brûler dans une de ces passions de pyromane qui parfois font des ravages. Je  regrette que ce traité de Lisbonne soit la constitution en moins bien. Alors que je regrettais déjà, durant le référendum, que le projet de Constitution n’aille pas suffisamment loin dans l’organisation d’un vrai pouvoir politique européen….

Notre inspirateur du refus, comme d’autres bons esprits d’attac et de Copernic dont on attend toujours le « plan B », n’a fait pour moi qu’une vraie faute intellectuelle. Il dénonçait le projet de Constitution au nom d’un « autre Europe ». En fait, comme tous les « alter-européens » (ou presque), il militait pour une Europe altérée, liquidée, rayée… Les vrais anti-européens déclarés étaient (et restent) moralement et intellectuellement plus estimables, du moins moins hypocrites…

Cela dit, ses critiques d’aujourd’hui sont plus fondées que celles qui ont fait sa fausse gloire et ses vrais succès d’hier…

Oui, le texte de Lisbonne est une reprise de la constitution rejetée.  « On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum ». C’est vrai mais les symboles vivront et la démocratie n’est pas que directe. Elle n’est surtout pas synonyme de doxocratie. D’ailleurs, Sarkozy avait annoncé clairement la couleur avant son élection : c’est à ce moment là qu’il fallait lancer ce débat sur le référendum qui aujourd’hui est obsolète.

Oui, il y a institutionnalisation d’une certaines confusion des pouvoirs. Le fait notamment que les juges européens soient  nommés pour six ans par les gouvernements, et renouvelables est critiquable. Mais la construction européenne a une qualité irremplaçable : sa perfectibilité.

Oui, la partie III du projet de traité constitutionnel a été retirée mais elle reste en vigueur. Heureusement d’ailleurs… C’est tout l’acquis communautaire, donc toute la construction européenne qui aurait volé en éclats. Donc toute l’Union européenne qui aurait été assassinée !

Mais, Etienne Chouard, dans son hostilité à l’article 104 de Maastricht, c’est-à-dire "l’interdiction pour les Etats  de créer la monnaie", confirme le sens de son engagement et de son travail de sape : il est foncièrement anti-européen. Au nom d’un « souverainisme » mal compris.

Son Non d’aujourd’hui est un NON clair à l’Europe, comme l’était le NON qu’il a tant favorisé durant la campagne référendaire. C’est son droit. Mais qu’il ne parle pas d’une « autre Europe » ! Là est la malhonnêteté intellectuelle. La tromperie. L’escroquerie. La manipulation du peuple.

Chaourd est pour une Europe morcelée. Comme  celle qui a existé durant des siècles. Celle des peuples contre les peuples. Ou des peuples soumis à la loi du plus fort, impérial ou totalitaire.

L’Europe qu’il s’agit de construire, « pas à pas », par le traité de Lisbonne, comme par ceux qui l’ont précédé…et ceux qui suivront, c’est celle d’un continent « uni dans le respect de ses différences, de sa diversité ». Et dans le respect de ses peuples. Avec des adhésions librement consenties : les refus suisse et norvégien le confirment bien....

Les analyses de textes d’Etienne Chouard sont forcément faussées puisqu’il ne respecte en rien l’esprit qui les anime et ne  cherche qu’à détruire ce qui, heureusement, se construit.

Cette Europe-là se construirait d’ailleurs plus et mieux et d’une façon plus démocratique sans les lourdeurs et les pesanteurs qu’imposent ceux qui, comme Chouard, font les jeu des nationalistes, des passéistes, des rétro-futuristes.

La pub que lui fait Libé et la promo que je lui offre ici permettent  au moins d’enlever quelques masques et quelques faux nez. Les vrais clivages, en France, comme ailleurs sont entre deux partis non constitués qui transcendent les clivages politiques : celui des frontières et celui des passe frontières. C’est ce que des « penseurs » du type Chouard ont réussi à faire oublier lors de ce referendum qui a affaibli et la France et l’Europe.

Daniel RIOT

Varsovie : un air plus « européen »…

DECRYPTAGE RELATIO-Les premiers signes d’un vrai changement n’ont pas tardé, en Pologne :

>>> Plateforme civique (PO), le parti sorti victorieux des élections polonaises, annoncé que  le futur gouvernement libéral polonais adhérera à la Charte des droits fondamentaux, jusqu'à présent rejetée par la Pologne. Une excellente nouvelle pour les démocrates polonais et pour tous ceux qui pensent que respect des valeurs traditionnelles n’est pas synonyme de moralisme ultra conservateur plus dominé par le bigotisme d’un autre âge que par le respect de la morale chrétienne. Varsovie ne voulait pas entendre parler de cette Charte en raison des interdictions qu’elle entraîne en matière de discriminations liées aux mœurs  sexuelles. Rappelons que l’homophobie est considérée comme un délit en droit européen (Convention du Conseil de l’europe)

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>>> Les libéraux ont confirmé leur volonté de travailler dans la perspective d’une adhésion à l’euro, pour 2012 ou 13.  « Ce sera un gouvernement de modernité, de participation très active dans l'Union européenne, a déclaré à l'Agence France-Presse l'eurodéputé PO Jacek Saryusz-Wolski qui, pourtant, avait été à l’origine, avec Jan Rokita, du célèbre slogan de 2003 "Nice ou la mort" qui défendait  le maintien du traité avantageux signé en 2000, garantissant à la Pologne le statut de "grand pays".

>>> Donald Tusk a confirmé qu’il jouerait à fond la carte de la concertation européenne en termes de diplomatie et qu’il ferait du retrait rapide des troupes polonaises en Irak l'une de ses priorités

>>>Sous l'impulsion du nouveau gouvernement libéral, Varsovie devrait améliorer ses relations avec Berlin, mises à mal depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs polonais en 2005. Le « triangle de Weimar », cadre de concertation à trois (France, Allemagne, Pologne) devrait recouvrer toute son utilité.

>>>Très libérale en matière économique, la PO entend endiguer l'émigration en masse des Polonais vers le Royaume-Uni et l'Irlande, qui sont partis y travailler depuis l'adhésion de la Pologne à l'UE en 2004. Elle fait miroiter "le miracle économique" à l'irlandaise, la reprise des privatisations, la mise en place de l'impôt à taux unique, et des mesures visant à faciliter la création et l'activité des entreprises. Encore faut-il qu’en matière économique, le gouvernement puisse surmonter les blocages législatifs que le Président de la république peut exercer en n’avalisant pas les lois votées…

C’est Donald Tusk, 50 ans, qui va avoir la lourde tache de diriger le gouvernement polonais. Il est un peu un rescapé de la politique : il était sorti laminé de sa double défaite aux législatives et à la présidentielle de 2005 face à la droite conservatrice (Droit et Justice, PiS). Originaire de Gdansk (nord), le berceau du syndicat Solidarnosc, le chef de file de la PO est un libéral convaincu, adversaire de l'Etat providence et interventionniste, partisan d'une place plus large aux initiatives de la société civile et des entrepreneurs. Il va poursuivre les luttes contre ce qu’il appelle la « communisation » et qui recouvre la corruption. 

« Il n'y aura pas de Pologne transparente sans lever le voile sur la Pologne communiste », a récemment déclaré M. Tusk. Proche de Lech Walesa, "l'homme à la moustache" qu'il n'a pas manqué de saluer dimanche au soir dans son discours de victoire, Donald Tusk revendique sa parenté avec les autres leaders du centre-droit européen, rattachés au Parti populaire européen (PPE) dont le groupe au Parlement européen est dirigé par Joseph DAUL.

18/10/2007

Union européenne : L’heure du nouveau Traité ?

Comparatif entre le projet rejeté de Constitution et le mini-traité européen

542c41afc45a3d2fcb445c5c1dbe719f.jpgEn principe, le Conseil européen de Lisbonne doit approuver le texte du traité censé remplacer le  projet de Constitution européenne rejeté par les Français et les Néerlandais.

Un « minitraité », un « traité réformateur », un « traité simplifié », un « traité modificatif » ? L’embarras du vocabulaire révèle toutes les limites de ce texte qui n’a en faut qu’un mérité (s’il est ratifié), celui d’exister, de sortir l’Union d’une ornière institutionnelle grave et de laisser autoriser quelques espérances d’avancées (même par « avant-gardes »)

Ce texte amende, au lieu de les remplacer, les traités existants : celui sur l'Union européenne et celui de Rome, lequel sera rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l'Union ». Voici, en rappel,  les grandes lignes.

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>

17/10/2007

Corinne Lepage: Pour la clause du citoyen européen le plus favorisé

 La préparation de la Présidence française de l’Union européenne 

Commentaire RELATIO par Daniel RIOT : OUI à l’EUROPE PAR LE HAUT

« Imposer, dans l’Union européenne,  la clause du citoyen le plus favorisé »...Cette démarche de Corinne LEPAGE s’inscrit tout à fait dans la logique de l’Europe unie par le haut, harmonisée par le meilleur. Une Europe animée par le souffle de l'excellence!

C’est cette unité dans le respect des diversités, des spécificités, des règles de subsidiarité qui inspire (le plus souvent) les travaux du Conseil de l’Europe.

C’est cette « Europe par le haut » que visaient les pères fondateurs de la CECA et du marché commun. C'est cette Europe de l'excellence qui peut répondre aux attentes des citoyens.

Mais c’est cette « Europe par le mieux » qui est trop souvent sacrifiée sur deux autels:

>>>Celui du manque de vision extra-nationale, d’excès d’ « escargotisme » (pour reprendre une formule de Tomi Ungerer), de vues trop basses, de paresse politique...

>>>Et celui de compromis imposés par une règle de l’unanimité trop utilisée qui entraîne des décisions inspirées par la recherche du « plus petit commun dénominateur ».

Il est évident que Corinne Lepage a toutes les qualités, y compris juridiques bien sûr (et cela compte énormément dans ce domaine comme dans d’autres), pour faire progresser cette « Europe par le haut ».

Ce n’est pas la teneur et la qualité de son rapport qui peuvent susciter des doutes : c’est la volonté politique qu’il faudra à la Présidence française pour que cette clause « du citoyen le plus favorisé » devienne une réalité.

Le plus « favorisé », c’est le citoyen  qui est le mieux protégé, qui bénéficie de la plus grande qualité de vie, qui est le plus respecté, qui est incité à faire le plus et le mieux pour la « Planète Terre », notre « Village Terre ».

Daniel RIOT

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LES FAITS : UNE MISSION POUR BORLOO DANS LA PERSPECTIVE 2008

Corinne Lepage, ancien Ministre de l'environnement et présidente de CAP 21, vient d'accepter une mission gouvernementale proposée par le Ministre de l'écologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo : une mission technique du suivi du Grenelle de l'environnement en vue de la présidence Française de l’Union en 2008 portant sur les conséquences juridiques du Grenelle. Elle devra remettre son rapport fin mars 2008.

« Cette mission n’est en rien un changement de mon positionnement, de celui de Cap 21 ou de celui du moDem », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée par Yveline Moeglen,(déléguée 67 de Cap 21, membre du groupe municipal UDF-MoDem présidé par Chantal CUTAJAR et membre de « Strasbourg je t’M »).

« Je ne rallie rien ni personne. J’ai refusé le poste ministériel au Quai D’Orsay que Bernard Kouchner m’avait proposé et je ne regrette rien. Jean-Louis Borloo me propose une mission sur des sujets que je connais bien. Il est normal que je mette mon expérience au service de mon pays. D’autant plus que j’espère des avancées dans des secteurs et sur des sujets qui me tiennent à cœur. Et qui me semblent essentiels.

En matière d’environnement, nous avons énormément de retards dans l’application des directives environnementales et dans une série de secteurs. Des retards que nous payons et que nous paieront cher, très cher. Ce doit être l’occasion de rattraper nos retards et, pourquoi pas, de prendre de l’avance dans certains domaines.

Dans la perspective de la présidence française, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour tenter d’imposer un principe simple que l’on peut appeler « la clause du citoyen européen le plus favorisé ». Etudier et comparer ce qui se fait de mieux en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de cette éco-économie qui est la colonne vertébrale de notre philosophie d’action au sein du MoDem qui doit devenir LE parti du développement durable".

A LIRE AUSSI >>>>>

LE DOSSIER DE TOUTEL'EUROPE.fr SUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>>

LE SITE DE L'AGENCE EUROPENNE POUR L'ENVIRONNEMENT >>>>>>>>