29/09/2008
A la Une de Relatio-europe: caucase, le siège du PE, l'Autriche, la bavière, roland Ries
| STRASBOURG: LE CONSEIL DE L'EUROPE FACE A LA TRAGEDIE CAUCASIENNE | ![]() | ![]() | ![]() |
| L'été caucasien illustre l'impérative nécessité de renforcer les moyens du Conseil de l'Europe ![]() Événement cette semaine à Strasbourg: Un débat d'urgence sur les conséquences de la guerre entre la Géorgie et la Russie sera au centre de la session d'automne (*) de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui se tient dans la capitale de l'Europe démocratique et citoyenne du 29 septembre au 3 octobre 2008. C'est logique, ne serait-ce que parce qu'il est anormal que deux Etats membres du Conseil paneuropéen fassent parler les armes sans avoir épuisé tous les autres moyens. La Géorgie et la Russie n'ont pas respecté leurs propres engagements. C'est un fait qui doit entraîner au moins une défintions des responsablités C'est normal dans la mesure où des violations graves aux droits de l'Homme ont été perpétrées, des deux cotés, avant pendant et après l'épreuve du feu. Les valeurs proclamées ne valent que si elles sont respectées à l'épreuve des réalités. Lire la suite Ajouter un commentaire (0) |
| Autriche : L'extrême-droite en flèche | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 28 Septembre 2008 22:19 | |
>> Les europhobes gagnent les élections >>Comment bien gouverner un pays avec un corps électoral divisé en trois tiers (presque) égaux ? >> La grande coalition pourrait conserver le gouvernail, en dépit de la logique arithmétique des urnes ![]() Décryptage RELATIO, par Juliette PRETIERE Heider : Le retour ? Pas seulement... Strache, son frère ennemi en politique le devance. Et les deux réunis rassemblent presque un tiers de l'électorat. Si l'on compte l'euromolesse d'une parti des partis de la coaliation sortante, les europhobes sont en flèche à Vienne où le Danube n'est pas bleu (comme chacun sait) mais plutôt gris et brun et dans les campagnes autrichiennes où les populistes savent de mieux en mieux jouer avec les peurs d'un électorat déçu par un gouvernement hétérogène... |
| BAVIERE : La fin d'un règne absolu de 46 ans... | ![]() | ![]() | ![]() |
| Décryptage RELATIO-Europe, par Jacques DEHAIRE Dans un monde où tout change, pourquoi la Bavière, qui a si bien su (et même un peu trop) concilier racines et mondialisation, ne changerait-elle pas ? Ce dimanche électoral mérite, en tous cas, le qualificatif d' « historique » : la fin d'un règne de 46 ans...Les électeurs de Bavière ont en effet infligé une défaite cuisante aux conservateurs de la CSU. Angela Merkel avait pourtant dépensé beaucoup d'énergie pour soutenir ses partenaires à un an des élections générales.Est-ce un échec personnel de la Chancelière comme certains observateurs s'empressent de le dire ? Pas sûr. Elle n'y a pas « laissé sa peau », contrairement à ce que certains annonçaient. Elle perd seulement l'assurance d'un matelas de voix jusqu'alors gagnées d'avance pour le camp conservateur fédéral : Depuis près d'un demi-siècle, l'hégémonie de la CSU en Bavière apporte un socle solide de voix au niveau national aux chrétiens-démocrates. Mais, ses adversaires-partenaires du SPD n'ont pas fait un bon score. Ils sont même en régression...Et la CSU restera sans doute au pouvoir régional à la tête d'une coalition. Ce sont les petits partis qui ont tiré les marrons du feu de l'usure bien normale du pouvoir et des peurs nées de la crise, ou plutôt des crises internationales et européennes dans cette Bavière qui reste dynamique à l'image de Munich-la-rayonnante et qui connu une modernisation qui secoue ses structures sociales |
| Strasbourg: Faut-il réagir face aux attaques contre le siège du Parlement Européen ? | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vigilance sur le respect du droit, dynamisme local et rayonnement international Par René ECKHARDTNombreuses sont les attaques contre le siège du Parlement Européen à Strasbourg. Frisant souvent le ridicule (cf les dernières déclarations de Daniel COHN BENDIT) ou une pétition qui n'est jamais que la Nième. Toutes ces attaques me rappellent que lorsque nous étions enfants et pris en faute, nous débordions de créativité pour démontrer que c'était la faute de l'autre...et je suis gentil en disant que c'était lorsque nous étions enfants ! Pour beaucoup ce comportement les poursuit toute leur vie. Imaginons qu'un collectif illuminé fasse une pétition pour déménager le siège du Parlement français à Lyon, Marseille ou...Strasbourg ! Les instances gouvernementales considèreraient que cette démarche est le fruit d'un groupe de plaisantins parce que la Constitution française a défini que Paris est la Capitale de la France et de ce fait le siège du Parlement, du Sénat et des Ministères et que personne ne pourra changer cela. Ne serait-il pas tout aussi pertinent que les Strasbourgeois tiennent un langage similaire en ne pas réagissant à ces attaques mais bien au contraire en renforçant les forces de Strasbourg pour justifier de son rôle de Siège du Parlement. Car qui se défend, reconnait sa fragilité : le roseau pli, par le chêne ! |
| UNE CHANCE HISTORIQUE POUR L'EUROPE | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 28 Septembre 2008 01:54 | |
Editorial RELATIO-EUROPE par DANIEL RIOTLes crises sont salutaires quand elles sonnent une alerte qui peut permettre d'éviter des malheurs plus grands et permettent de prescrire des thérapies qui soignent des maux mortels. Encore faut-il que les diagnostics soient bons et les remèdes adaptés. Il est des chances qu'il est criminel et suicidaires de ne pas saisir. L'Europe est face à une chance historique : celle de renouer avec les fondamentaux oubliés de la construction européenne. Et avec les bases du « modèle économique et social » qui n'aurait jamais du cesser d'être sa marque. Puisque c'était, avec la paix, sa raison d'être. Il ne s'agit évidemment pas ici de se réjouir des malheurs de ce système devenu fou ou plutôt déclaré fou depuis longtemps par une série d'esprits de tous bords politiques, y compris chez certains de ceux , comme Georges Sorros, qui ont su en profiter... La facture de la fracture actuelle va s'alourdir encore. L'optimisme de quelques politiques, comme Mme Lagarde, relève de la méthode Coué et d'un excès de tranquillisants. Ou d'une politique délibérée de l'autruche en dépit des exhortations au « langage de vérité » proclamé mais non pratiqué au sommet de la république française. Cette facture sera financièrement, économiquement et socialement lourde notamment chez les plus pauvres des « agents » comme on dit à Berçy en parlant des... gents... Un « a », privatif intéressant en cette ère de déshumanisation de la Personne ! ![]() Elle serra douloureuse aussi dans les pays qui , pour cause endettement excessif, disposent d'une marge manœuvre bien faible. Sarkozy va bien devoir finir par s'en rendre compte.Et les malheurs de l'Amérique ne feront le bonheur de personne sauf de ceux qui ne sont plus seulement des spéculateurs mais des criminels de » l'économie réelle », comme on dit aussi à Berçy et ailleurs comme si les milliards publics qui sauvent du naufrage total les aventuriers de « l'économie casino » étaient ...virtuels. Mais ce qui a été accepté par l'Europe et encouragé en Europe par inconscience, endoctrinement, snobisme irresponsable, mimétisme imbécile peut encore être rejeté. Ce ne sont pas les « dogmes européens » selon la formule de Sarkozy qu'il faut faire exploser : ce sont les dogmes néo-conservateurs importés d'Outre-Manche et d'Outre Atlantique par et depuis Thatcher et Reagan sur le continent européen qu'il faut d'urgence jeter aux orties. |
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