09/12/2008

Après les rencontres avec Edgar MORIN : De belles graines semées...


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Lundi, 08 Décembre 2008 17:42

« Sortir l'Europe de son bourbier »...

>>> « Penser et panser l'Europe pour la ranimer »
>>> « Strasbourg a des messages à apporter à l'Europe et au monde »
>>> « C'est de Strasbourg que doit être relancée une politique de civilisation »
>>> Suggestion au futur Président de l'Université de Strasbourg : Créer une « chaire de complexité »

Roland Ries et Edgar Morin à l'Hotel de Ville de Strasbourg (photo Steinlein)


01/10/2008

Sur relatio-europe: Ries et Cohn-Bendit et la session du Conseil de l'Europe

Lettre ouverte de Roland Ries à Daniel Cohn-Bendit PDF Imprimer Email

Il persiste et il signe, Dany-le-rouge devenu vert, centralisateur, insensible aux valeurs et aux symboles, influencé par les lobbies eurocratiques et atlantistes  qui pensent que l'europe se porterait mieux avec un "Tout buxelles".... L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a renouvelé  son appel en faveur de  Bruxelles " siège unique du Parlement européen"...alors que LE siège de ce PE est fixé à Strasbourg, Bruxelles n'étant qu'un lieu de travail. Roland Ries, le sénateur-maire  de Strasbourg, riposte par 'une lettre ouverte à son "cher Daniel". A l'approche des élections européennes, il lui propose un "débat public"   afin d' exposer (d'opposer) leurs "deux visions de l'Europe".
>>> "L'université est renforcée par le Parlement : Elle ne saurait le compléter"
>>> Pour un fédéralisme moderne et polycentrique
>>>"Un seul lieu de travail? Pourquoi pas Strasbourg?"
LA CRISE: Les malheurs de BUSH, vus par Chrisian Antonelli PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Septembre 2008 23:17
BOSNIE-HERZEGOVINE : BOMBE A RETARDEMENT ? PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Septembre 2008 22:40

 

le président de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, Haris Silajdzic

"Menaces pour la paix et la stabilité"

Par William PETITJEAN
Certes, sur le terrain, l'ordre règne. Ou presque. Mais les accords de DAYTON montrent chaque jour un peu plus leurs limites...Un correspondant de Relatio-Europe résume : « La Bosnie-Bosnie-Herzégovine s'enfonce dans une paralysie politique dangereuse, avec une population qui ne se résigne qu'en apparence.. Dans le village Sarajevo, où le multiculturalisme n'est qu'un mythe illusoire, une colère rentrée peut exploser au moindre incident. Et la question serbe reste posée. Sérieusement. Avec une république autonome qui est un foyer de réseaux mafieux et une caisse de résonance de tensions extérieures. Une nouvelle guerre ? Certains ne l'excluent pas. Le terrain reste miné. Avec des bombes à retardement qu'il importe de désamorcer rapidement » C'est dans ce contexte que l'Assemblée du Conseil de l'Europe a exhorté à la mise au point d'une indispensable réforme constitutionnelle.
Russie -Georgie : Entretiens croisés PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Septembre 2008 16:25

Trois questions aux deux ambassadeurs russe et géorgien auprès du Conseil de l'Europe

Près de deux mois après le début des hostilités entre la Géorgie et la Russie et au moment où le déploiement des 200 observateurs de l'UE, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe débat de la situation. Relatio-Europe a rencontré Zurab Tchiaberashvili et Alexander Alekseev,  Représentants permanents de la Géorgie et de la Fédération de Russie auprès du Conseil de l'Europe.

Entretiens croisés exclusifs pour Relatio-Europe,

par  Laurent Pfaadt.

(version française et version anglaise)

BELARUS : Elections, piège à...opposition PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Septembre 2008 20:44

Par Jacques DEHAIRE

« Le Président Loukachenko ne rate jamais une occasion de laisser passer une chance. On espérait que les récentes élections législatives marqueraient un tournant dans l'isolement du reste de l'Europe que s'est imposé le Bélarus. Malheureusement, il n'en a rien été. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe n'a pas même été autorisée à observer le scrutin mais l'OSCE était présente et a conclu que les élections n'avaient pas été conformes aux normes européennes. En tant qu'ami du peuple bélarussien, je suis profondément déçu mais j'espère toujours qu'il aura bientôt une occasion de s'exprimer dans le cadre d'un scrutin véritablement libre et équitable » Cette déclaration de Terry Davis illustre bien la déception des Européens après les élections en Biélorussie. Elections, piège à Occidentaux et ..à opposition.
CHYPRE, un espoir, enfin... PDF Imprimer Email
Mardi, 30 Septembre 2008 16:52

 

 

''Nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer'' prévient le Président Dimitris Christofias dans son discours de STRASBOURG

''Nous imaginons une Chypre où les conflits entre communautés auront cédé la place à une concurrence saine, dans le cadre d’une économie unifiée, et à une convergence d’intérêts entre les différentes catégories de population, indépendamment de la communauté à laquelle elles appartiennent'', a déclaré le président chypriote dans son allocution à l’Assemblée parlementaire, le 30 septembre. Le président Christofias a souligné sa ''communauté de vue'' avec le chef de la communauté chypriote turque, Mehmet Ali Talat, qui s’adressera aussi à l'Assemblée, le 1er octobre, avant un débat sur la situation à Chypre. ''Je crois que nous pouvons et que nous devons réussir'', a-t-il ajouté.


16/07/2008

Les psys entre inquiétudes et colère: Leur pétition sur Relatio-Europe

Les psys dénoncent l'instauration d'une « psychothérapie d'Etat » PDF Imprimer Email
Mercredi, 16 Juillet 2008 12:45

« Arrêtez l'arrêté ! »

La lutte contre le charlatanisme, oui. Il se niche dans toutes les professions... La dénaturation de la psychanalyse, non ! Les politiques, en France, tentent de règlementer , à leur manière, les métiers de liés aux psychothérapies. Pourquoi pas ?Mais pas n'importe comment, pas en détruisant ce que la psychanalyse peut et doit apporter dans cette société en mal de deshumanisation. La psychanalyse, discipline bien particulière, ne veut pas et ne doit pas se laisser « enchainée ». Elle est clinique de la subjectivité, écoute de l'individu , le Sujet, respecté dans sa spécificité, dans son humanité, dans sa singularité. Elle n'est pas une simple technique. Le techno-psy formaté  que l'on tente d'imposer ne sera pas un psychanalyste formé, ayant lui-même  l'expérience de l'analyse et étant en étude, en formation, en recherche permanentes. Freud le disait déjà: La psychanalyse ne doit pas se laisser engloutir par la psychologie...

Un nouvel arrêté, mis au point par le ministère de la santé et défendu par celui de la recherche et des universités, après de multiples tentatives de « règlementations » faites (en vain) depuis cinq ans (et notamment depuis l'amendement Accoyer de 2004) a relancé une polémique bien française qui est suivie de près en Europe. Freud n'a-t-il pas marqué toute la pensée européenne contemporaine ?Les enjeux ne concernent-ils pas la vision européenne de la psyché, si différente du faux modèle technicien américain? RELATIO-Europe fait le point sur un débat qui concerne la nature même de la société.

 

28/03/2008

Une chance et un double défi pour Strasbourg

 MISSION de "capitale démocratique " et VOCATION de "capitale intellectuelle" de l'Europe.

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EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT

STRASBOURG est l'une des villes où l'on doit plus qu'ailleurs "penser l'Europe", approfondir les valeurs et le sens de mots tels que "démocratie","poltique", "droits de l'homme", "éthique", "droit et justice", "libéral", "totalitaire", "humanisme", "histoire et mémoire", "tolérance", "citoyenneté", "civilisation", "culture", "dignité", "laïcité","vivre ensemble", "respect" ...

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Déjà par ce grand "laboratoire d'idées" (comme disait Schuman) qu'est le Conseil de l'Europe, par une partie de son université,  par  de multiples initiatives, elle l'a été et elle est. En "carrefour des routes" , donc des hommes, des marchandises et des idées. En centre de cet l'humanisme rhénan qui a tant influencer le personnalisme fondateur des Droits de l'Homme.

Elle peut et doit l'être davantage. La  Fondation pour l'innovation politique tient ce 28 mars  à Paris colloque de réflexions sur "Strasbourg capitale intellectuelle de l'Europe". Bien. Très bien même. A une condition : que la métropole alsacienne demeure la "capitale démocratique de l'Europe", donc la capitale de l'Europe citoyenne.

Cela exclut que ce projet d'université européenne d'un type nouveau ne soit pas lié à l'affaire du siège du Parlement européen, comme de bons esprits (n'est-ce pas Dany Cohn-Bendit?) l'ont fait un peu vite  par facilité plus que par réflexions. Ce serait une  grossière  erreur. Et une faute.

 

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La crise du politique est  d'abord  une crise de la pensée politique.  C'est du "limage des cervelles" en  un  lieu  chargé d'Esprit entre ceux qui pensent et  ceux qui agissent que l'on surmontera au niveau eropéen l'actuelle "Défaite de la pensée".

C'est d'ailleurs dans le même souci philosophique et pragmatique qu'a été monté le projet d'Eurodom cher à Alexis Lehmann que RELATIO soutient peinement.

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Mélanger ce beau projet d'UNIVERSITE DE L'EUROPE et aspirations centralisatrices de ceux qui rêvent d'un Parlement baignant plus dans l'eurocratie  que  dans le terroir de l'Europe citoyenne, revindrait à gacher à la fois  la chance d'une re-naissance intellectuelle de l'Europe et l'approfondissement de la démocratie  dans l 'Union , dans l'espace paneuropéen et dans cette eurosphère qui va s'étendre de l'autre coté de la Méditerranée. 

Strasbourg a une MISSION démocratique et une VOCATION intellectuelle INDISSOCIABLES.

L"Europe de l'intelligence" que veut Geremek et qui est un impératif passe par les moyens que la métropole de l'Europe citoyenne doit avoir pour assumer les deux de conserve. Pleinement.

Ces moyens seront d'autant plus faciles à trouver  s, comme la nouvelle municipalité le souhaite, cette mission et cette vocation deviennent celles de cet eurodistrict qui, à cheval sur le "fleuve de fleuves", comme disait Victor Hugo. doit symboliser plus que tout autre lieu cette aventure fantastique qui permet de faire en sorte que la paix ne soit pas seulement l'absence de guerre. Et que le futur ait un ...avenir.

Daniel RIOT 

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18/10/2007

Le doigt d’horreur de l’UNEF…

Elle a raison la sage Valérie Pécresse : l’affiche de l’UNEF est « franchement de mauvais goût sur la forme ». En plus, elle est  « totalement injustifiée sur le fond ». D’ailleurs des jeunes gens qui en collaient à La Rochelle se sont faits faire arrêter par des policiers zélés qui n’ont pas su que leur ancien patron avait dit en défendant « Charlie hebdo » (cet "héritage de mai") que « Mieux vaut un excès de caricature, qu’un excès de censure »…

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 « On manie l'injure », a affirmé cette ministre si lisse, si raisonnable et si polie (née neuf mois avant mai 68, à Neuilly) :  « Si un certain nombre de préoccupations des étudiants sont légitimes en matière d'amélioration de leurs conditions de vie, vraiment, il n'y a aucune justification à la campagne de l'UNEF »

Pourtant, le principal inspirateur de ce doigt d’honneur « dégueulasse » (on peut le dire !) est le caricaturé… « Je les niquerai tous » : c’est bien l’une de ses formules préférées, depuis longtemps et lors de  toutes ses batailles. C’est un langage de « gagnant », de « gagneur », de vrai « mac ». La « gagne », il n’y a que çà ! C’est pour cela d’ailleurs que la défaite du XV de son futur secrétaire d’Etat amateur (professionnel) de jambon et de casinos l’a tellement attristé ! Dans le baba ! Il ne suffit pas de dire « je veux »…

Quant aux « 15 milliards », ils sont aussi de Sarkozy. Puisqu’il a même réussi l’exploit de les distribuer sans les avoir…Les enfants des jeunes de l’UNEF d’aujourd’hui paieront nos déficits. C’est cela la solidarité trans-générationnelle chez les cigales.

 

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Reste l’essentiel : la nature du message de ces « gauchistes » (version 2007)  de l’UNEF. Je reprends ici le résumé du Monde : « La nouvelle campagne de l'UNEF, qui se veut "offensive", vise à exprimer l'insatisfaction du syndicat étudiant devant les "choix effectués par le gouvernement, notamment sur le budget 2008". Le syndicat, qui exige"de profondes modifications" de la loi sur l'autonomie des universités, demande "la mise en place d'un 10e mois de bourse", "la construction de 7 000 logements dès 2008" et "une augmentation de 10 % des aides au logement". Dans le cadre du chantier "réussite en licence", il a exigé "l'augmentation des cours en petits groupes et des volumes horaires", "la garantie de quatre heures de cours de langue par semaine" ou encore "le doublement des places en 2e année de master pour garantir la poursuite d'études". »

Pauvre Pécresse ! Elle était si contente de son budget (provisoire) Un budget « inédit d'un milliard d'euros pour l'enseignement supérieur ». Vous vous rendez compte ? Le dixième des cadeaux dénoncés.  Jamais contents, ces étudiants…Il est vraiment temps de « liquider l’héritage de mai 68 ».  

16/09/2007

Chantal Cutajar :Le combat contre l'antisémitisme, les racismes et les discriminations continuent

Je reprends ici l'article publié par Chantal Cutajar sur son blog personnel et sur son blog politique à la suite des articles de presse sur les rumeurs éhontées et les désinformations dont elle a été l'objet.

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A propos d'une campagne de dénigrement

La presse s’en est fait l’écho. Sur ce blog politique comme sur mon blog personnel, je me suis abstenue délibérément  de tout commentaire. Ce n’était évidemment pas à moi de nourrir (même indirectement par des démentis) une rumeur sans fondement lancée en janvier dernier, relancée en juin et réactivée en septembre (à la veille de ma rentrée politique annoncée) par des rumeurs de ville reprises sur des blogs.

Cette « affaire » qui n’aurait jamais en être  une vient de se terminer par une déclaration de la Présidente de l’Université Robert Schuman : « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».    Le dossier est donc clos, comme écrivent les DNA.  

J’ai rédigé un communiqué publié dans les DNA : « Mon combat contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme et les discriminations est utile et juste.

Ce combat, je le mènerai partout où je serai. A l’Université, et dans la sphère politique.

Je suis heureuse de la décision prise par la Présidente de l’URS. Je saisirai les instances universitaires afin d’adapter le règlement d’examen aux actions pédagogiques et de solidarité tournées vers la cité et au service de valeurs fondamentales.

J’introduirai une action en diffamation contre quiconque, sans exception, et en quelque lieu que soit, y compris dans l’enceinte du Conseil municipal de Strasbourg, propagerait des informations et des rumeurs portant atteinte à mon honneur, ma réputation et ma probité professionnelle, quelque soit le moyen de diffusion ».

Je m’en tiens là. J’ajouterai seulement trois choses qui me semblent essentielles :

1)     Je suis vraiment désolée que l’honneur des étudiantes et des étudiants qui ont travaillé  beaucoup et bien  dans ces opérations ait été atteints à travers les attaques dont j’ai été l’objet. Il n’y a eu ni « surnotation », ni « surprime », ni « cadeau  bonux pour les fayots » comme j’ai pu le lire. Les points attribués étaient justifiés non par le volontariat mais par la qualité et la quantité du travail fourni et des prestations effectuées. Les travaux qui à mes yeux ne méritaient pas une note d’excellence ont été soit retournés soit retravaillés. En quoi une note d’excellence pour un travail excellent peut-elle être « discriminatoire » ? Chaque étudiant pour cette option a travaillé au moins 135 heures!

2)     Contrairement à ce qui a été dit et écrit, la médiatisation de mon cours au Struthof et de mes cours n’a pas été faite pour faire « mousser » qui que ce soit et surtout pas moi. Je déplore même qu’elle n’ait pas été plus grande cette année : 1000 lycéens ont été concernés par ces cours d’éveil.

3)     J’espère que cette action, menée à Strasbourg et à Marseille, continuera à avoir un effet boule de neige et devienne une opération nationale voire européenne puisqu’elle s’inscrit dans le cadre de campagnes pédagogiques stimulées par le Conseil de l’Europe.(Année de l'égalité des chances , notamment)

Merci à celles et à ceux qui dans cette épreuve (car épreuve, il y a) m’ont soutenue et ont continué à me faire confiance.

Les attaques injustes dont j’ai été l’objet et qui atteignent toutes celles et ceux qui travaillent avec moi pour développer une pédagogie active du droit (il s’agit  surtout et d’abord de cela) me confortent dans ma détermination de continuer à défendre les causes qui me semblent essentielles dans l’application des droits de l’homme. L’antisémitisme, les racismes, les discriminations en tous genres ne sont pas seulement des fautes morales, mais constituent des délits.

Chantal CUTAJAR

LIRE MON MEMO SUR MON INITIATIVEChantal CUTAJAR. DROIT ET DISCRIMINATIONS.doc

A LIRE AUSSI >>>>>

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>

LE BLOG PERSONNEL DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>

14/09/2007

Un pavé dans la marre et un filet pour les mises au point: Dure loi du tapage médiatique...

Dossier clos pour Chantal Cutajar

« L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ». Tel est le sentiment de Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, sur l'affaire concernant Chantal Cutajar.
Une sanction avait été réclamée par le nouveau doyen de la faculté de droit, Jean-Michel Poughon, à l'encontre de cette enseignante-chercheuse de l'université strasbourgeoise (lire DNA d'hier). La raison ? Chantal Cutajar avait accordé un bonus de 10 points à certains de ses étudiants, volontaires pour une action qu'elle avait initiée et qui consistait à faire prendre conscience aux lycéens des dangers du négationnisme.
Maître de conférence à Robert-Schuman et ancienne numéro trois de la municipalité strasbourgeoise, avec laquelle elle a coupé les ponts, Mme Cutajar brigue la tête de liste UDF-Modem aux prochaines élections dans sa ville.

Ce filet des DNA fait suite à ma note précédente. No Comment, comme on dit sur Euronews. Mais là, il n'y a même pas d'images... Encore une précision tout de même: parler de Bonus fait un peu "cadeau Bonux" C'est insultant pour les étudiants qui ont accompli des travaux d'une très grande qualité, réclamant recherche, temps, réflexions et talents d'expression. C'est comme le terme surnotation qui ne convient en rien à la notation d'un travail qui mérite effectivement rétribution et qui n'est acceptée que s'il conrrespond aux critères qui justifient un 10. Un 10 qui d'ailleurs n'est guère utile: tous les étudiants volontaires pour cette mission pédagogique et civique dans les lycées sont des bons étudiants qui n'ont nul besoin d'une "surprime". Mais "l'innovation pédagogique", comme dit Florence Benoît-Rohmer n'est pas simple dans le conservatisme si caractéristique de certains milieux universitaires. Question au Doyen:ce type d'injustices à l'egard d'une enseignante (et des étudiants concernés) se répare comment? En l'occurence, le droit des victimes n'existe pas puisque c'est non le  droit civil mais les codes de l' incivilité  qui doivent être agités... A quand la "tolérance zéro" pour les allumeurs et les colporteurs de rumeurs? DR

Université et politique : Quand le Doyen de la fac de droit de Strasbourg se discrédite en donnant crédit à une désinformation orchestrée contre une de ses collègues

CUTAJAR A LA UNE ! C’est un slogan qu’elle aurait pu prendre pour sa campagne des Législatives dans la première circonscription de Strasbourg, Chantal ! Mais cela ne correspond pas à son style, plus réservé, moins pschitt, moins creux… Cutajar à la « Une » : ce fut dans les DNA d'hier matin ! Bien malgré elle.

Bandeau en Une générale et en Une région ! Avec une photo très bien : l’une des plus réussies d’elle publiée à ce jour dans le journal local. Et avec un texte (je ne plaisante pas) remarquable de Denis Tricard. Sur ce sujet qui n’est en rien une « affaire » mais qui soulève des problèmes délicats, il a su confirmer ses qualités journalistiques. Sérieux de l’enquête et rédaction intéressante.

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(photo DNA)

Je résume pour ceux qui ne savent pas : Mme Cutajar, enseignante-chercheur à l’Université Robert Schuman et …candidate aux prochaines municipales de Strasbourg, est attaquée  à la suite d’une initiative (soutenue par la Région, par le rectorat, par la Présidente de l’université, par la Halde, par la secrétaire générale adjointe du conseil de l’Europe et par ceux qui luttent contre les délits de racisme, d’antisémitisme, de  discriminations et de négationnisme. Le Doyen regrette par voie de presse qu’aucun étudiant n’ait déposé de recours sur ce qu’il appelle des « surnotations » et demande des sanctions contre l’enseignante. La présidente de l’Université ne traduit (évidemment) pas Mme Cutajar devant le conseil de discipline. Mais le mal est fait. La réputation (« c’est ce qui ne dépend pas de nous », disait Aristote) de Mme Cutajar est touchée. Celle de l’université Robert Schuman aussi. Et le Doyen se dédouane en accusant le journaliste d’avoir trahi ses propos…C'est si facile!

Je n’ai pas ici (ce n’est pas de ma compétence) à commenter ce qui est dit ou écrit sur les fautes de vocabulaire commises dans les narrations de cette affaire qui n'en est pas une (« surnotation » sur le volontariat, par exemple !) ou sur la mémoire très sélective du doyen, ou sur tous les détails qui mériteraient des démentis. Mais cet article (qui va en entraîner d’autres ailleurs, c’est la loi du tapage médiatique)   met en relief quelques signes de notre temps  qu’il serait criminel de ma part de ne pas souligner

1° Une rumeur dénuée de tout fondement, partie d’informations fausses, partiales et partielles se répand dans quelques bars (par des faux amis puis par de vrais ennemis politiques de Chantal). Elle est reprise par des blogueurs anonymes qui se voient porteurs de scoops et se sentent chargés d’une mission de Zorro du Rhin. Ce bruit de ville comme il en est tant d’autres à propos de toutes celles et de tous ceux dont « la tête dépasse » dans Strasbourg-Village devient une information « puisque c’est écrit dans le journal ». Relire « La rumeur d’Orléans » d’Edgar Morin ! Ce fut écrire avant le NET, le web, les blogs. Sociologues de l’information, à vos plumes : cette belle étude  est à refaire…

Comme l’a  écrit un lecteur (qui a joué les incendiaires sur son propre blog) dans un commentaire publié sur mon blog-notes, on vit dans une époque,   où l’accusation n’a pas à fournir des preuves du bien fondé de ce qu’elle avance, mais où l’accusée (même à tort ou de rien) doit faire preuve de son innocence… C’est le genre de raisonnement qui peut mener loin. Le stalinisme (comme le fascisme) reste vif dans bien des têtes…

2° En politique, tout est bon… Ce n’est pas nouveau. Et l’exemple vient d’en haut… Chronologie de ce qui est devenue la « rumeur Cutajar » …

Cette rumeur soigneusement gonflée est née à la fin janvier (et non en juin). A la suite d’une note mal attribuée par les services et rectifiée. Avec la signature du Doyen. J’attendais d’ailleurs que cette (fausse) affaire monte à la surface pendant la campagne des législatives. Mais non… Ceux qui auraient pu le faire ne croyaient pas que Chantal ferait l’excellent score qu’elle a fait. Alors, pas de vile attaque qui aurait pu avoir un effet boomerang !

Elle est revenue, cette rumeur,  sur quelques blogs (de droite) dès que la candidature de Chantal aux municipales s’imposait …telle une évidence. Naturellement. N’en déplaisent aux jaloux, aux misogynes, aux drogués de la propagande du « tandem », aux rancuniers et aux rivales, à celles et ceux qui n’ont pas été jugés assez compétents, ou fiables,  pour remplir des fonctions dans l’équipe de Chantal…Eh ! Faire de la « politique autrement », c’est faire preuve d’une exigence qui peut blesser des susceptibilités écorchées.Et alimenter des rancunes et des rancoeurs.    

Cette rumeur réapparaît et court d’abord dans les nids « centristes » (ou plutôt « centreux », comme je me dois de  faire la différence) qui supportent mal les qualités personnelles de Chantal Cutajar, ses chances de réussite,  et son engagement sans faille sur la « ligne Bayrou ». Indépendance et Liberté, non proclamées mais assumées !

Cette rumeur diffamatoire  et infamante a même été évoquée,(avant la publication de l’article des DNA) en pleine réunion de la première section de l’UDF par le Président de séance Jacques Bon (expert en affaires universitaires sans doute ?) avec la spontanéité qu’ont parfois les esprits limités et grossiers (voir ma précédente chronique).

Cela, bien sûr, (j’étais remarquablement placé pour lire sur les visages) pour la plus grande joie de celles et de ceux (minoritaires en la circonstance) qui ne veulent évidemment que du « bien » à Chantal. Les personnalités intègres, courageuses et tenaces se font toujours beaucoup d’ennemis, c’est la vie. Surtout quand elles font de l’ombre à celles et ceux qui se prennent pour des soleils malgré leur esprit en lampe de poche.

Certains, avec cette campagne de désinformation,  ont vite affiché une triple satisfaction, ou plutôt trois satisfactions additionnées :

>>>Celle de (tenter de) démolir une « femme à abattre » du « tandem » UMP qui dirige Strasbourg. Il est vrai qu’elle n’est pas gagnée gagnante par les politiciens locaux, mais c’est elle qui est la mieux placée pour faire tomber le « tandem » aux pneus dégonflés. 

>>>Celle de (tenter de) salir une enseignante-chercheur qui s’est taillée une réputation internationale dans un domaine du droit qui gêne considérablement bien des « milieux » (le droit des affaires et la lutte contre l’économie criminelle, donc la corruption). La jalousie à l’Université, vous connaissez ? Non, il n’y en a pas…Et la haine de ceux qui n’enseignent le droit que pour permettre à des vrais pro de contourner le droit, vous ne connaissez pas ? Oh !Non. Ce serait « juridiquement incorrect » d’en parler…

>>> Celle de (tenter de) blesser une humaniste ou plutôt une personnaliste qui fait croisade (sans arrière pensée politicienne) contre les discriminations, contre tout ce qui nourrit l’antisémitisme, l’islamophobie, les racismes, les discriminations et contre tous ceux (et celles) qu’on nomme les « négationnistes », ceux (et celles) qui nient l’indicible. C’est parce qu’elle avait honte de la passivité des profs de droit (pas seulement de Strasbourg !) devant les propos inadmissibles et révoltants d’un prof lyonnais député européen et responsable du front national que Chantal Cutajar a pris son initiative. Une initiative tout à fait conforme, en plus,  à la volonté de faire bénéficier les lycéens du savoir des étudiants. Plus de 1000 lycéens en ont tiré parti cette année ! Et cette initiative a (ou avait, allez savoir, après les exploits du jour du Doyen !) vocation à devenir nationale. Ce qui serait tout à l'honneur de l'Université Robert Schuman.

Passons. A force de prendre des coups, Chantal se durcit l’épiderme. Elle en devient plus forte. Le « tandem » pendant quelques mois de « cohabitation » lui a appris tout ce qu’il ne faut pas faire quand on veut bien diriger une ville. Les attaques dont elle est l’objet depuis lui ont appris à  résister à la méchanceté, ont renforcé son refus des injustices  et ont dopé son énergie. Du coup, ceux qui l’estimaient l’admirent. A quelque chose malheur est bon.

Elle est de celles et de ceux que la petitesse des médiocres grandit, non de celles et de ceux qui se laissent rapetisser par les petits.

3° Comme me dit une amie enseignante (pas en droit !) :« Nous, les profs et les maîtres de conf’,  nous sommes plutôt inquiets par ce qui arrive à Cutajar… Si la moindre divergence sur une notation ou sur autre chose des enseignants avec leur hiérachie finit dans les DNA, le journal devra créer une nouvelle rubrique. Et si les Doyens se mettent à inciter les étudiants à contester leurs notes, nous ne sommes pas sortis de l’auberge »…

Il est vrai qu’un Doyen qui regrette publiquement l’absence de plainte ou de recours de la part des étudiants est un personnage qui mérite soit une médaille soit une sanction. Tout dépend de l’idée que l’on peut se faire de l’Université. Exprimer un tel regret devant un journaliste (ou au téléphone) revient à une incitation à la délation, non ? Enfin, je ne suis pas juriste, comme ce cher Doyen est sensé l’être.

Si je m’écoutais, à ce stade, je m’interrogerais publiquement sur quelques rumeurs qui traînent en ville sur ses idées et ses engagements politiques, mais je ne peux faire ici (même sous signature identifiable) ce que je dénonce ailleurs…Plus vicieux, encore, je pourrais publiquement lui demander pourquoi il ne se rend compte qu’en juin de faits qu’il connaît et qu’il avait avalisé en janvier. Mais je ne veux aucun mal à ce Doyen. Je lui reproche seulement de donner de son université une image qu’elle ne mérite pas. Et de s'être rendu complice d'une entreprise visant à discréditer une de ses collègue.

On démissionne quand Monsieur le Doyen ? Je me permets de vous poser la question (presque) en direct puisque je viens de recevoir à l’instant, en finissant cet article,  copie du courriel par vous envoyé cet après-midi aux enseignants de votre université où vous traitez de menteur (c’est comme cela que je lis ce que vous avez écrit) le journaliste des DNA.

Géniale, votre mise au point. Vous l’avez envoyée aux DNA, j’espère. Vous devriez écrire à la Présidente pour réclamer contre vous une « sanction plus que symbolique » et réunir pour (contre) vous le « conseil de discipline ». Allez va, je la publie intégralement cette rectification si bien écrite, avec un souci de la grammaire que vos confrères de Marc Bloch apprécieront aussi.

« Madame, Monsieur, Chers Collègues, Dans l'article des DNA du 13 Septembre 2007 intitulé "Certains étudiants surnotés en Droit Pénal" et relatant les problèmes rencontrés précisément à propos de la notation dans cette discipline, il m'est prêté les propos suivants : " Le Doyen....se désole qu'aucun étudiant n'est à ce jour déposé de réclamation". J'oppose naturellement un démenti formel à ces propos qui laissent entendre que le Doyen se réjouirait des réclamations des étudiants...
J'ai simplement précisé au journaliste qui m'interrogeait par téléphone, sur une affaire dont il était déjà totalement informé, que les étudiants concernés n'avaient pas déposé de réclamation. Il est évident que je souhaite personnellement que cette affaire soit réglée au plus vite, dans la sérénité et au mieux des intérêts universitaires. »
. Signé « Jean-Michel POUGHON - Doyen de la Faculté de Droit »

Etrange façon de faire montre de sérénité et de servir au mieux les intérêts universitaires, Monsieur le Doyen. Tout est dans les points de suspension, peut-être…Voilà qui dénote une sérénité étrange. Et un sens de l’expression détonant.  

Mais j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier votre style en lisant un « Que sais-je ? » qui restera dans l’histoire du droit civil, et j’avais apprécié votre haine viscérale de l’Etat à travers votre éloge (et votre interprétation surtout) de l’œuvre de Gustave de Molinari (1819-1912), cet « homme de  gauche « qui serait aujourd’hui un « ultra-libéral ».

Vous vous dites, il est vrai,  spécialiste de la pensée politique et de la philosophie du droit, deux domaines que j’adore labourer. Quand vous nous offrirez-vous une étude sur la rumeur en politique ou sur la désinformation en communication ? Je suis sûr que ce serait, sous votre plume alerte,  un grand succès de librairie.

Un autre thème est possible, évidemment : de l’art de salir la réputation d’une collègue qui a le mérite de ne pas réduire le droit à une simple technique utilitariste comme on le fait tant dans tant de têtes juridiques « politiquement correctes » en ce moment…

Rassurez-vous Monsieur le Doyen : Les ennemis politiques de Chantal Cutajar vont vous adresser des félicitations. Les négationnistes aussi, peut-être. Vous aviez réagi, vous, en tant que juriste, aux atteintes contre le droit des profs négationnistes ?  Pourtant, ces  affaires-là concernent directement la philosophie du droit et la pensée politique….

Daniel RIOT

 

31/05/2007

Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »

 En guise de Carnet de campagne....

  L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE

>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie

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Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.

L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU

>>>>Un détail : La  dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.

Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.

Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.

L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE

>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet,  son premier baptême du feu avec sa  double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

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Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".

Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce  nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….

L'ETAT  DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE

>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé !  La ministre de l'enseignement supérieur  a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

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On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.

Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...

L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS

>>>> Excellente      tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ».  Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !

14/04/2007

René Rémond est mort: MERCI de m'avoir tant donné

Il m'a nourri. II m'a beaucoup appris.Il m'a surtout appris à apprendre, à mieux réfléchir, à mieux comprendre. Je ne suis pas le seul dans ce cas, bien sûr.Et je suis sûr que nombre de ses livres et de ses études vont nourrir encore de nombreux esprits de plusieurs génération. MERCI, Monsieur REMON. Pour tous ceux qui vous ont lu, vous vivez encore.DR

René Rémond en juin 2006 (Sipa)

René Rémond en juin 2006 (Sipa)

L'historien et politologue français René Rémond est décédé dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 avril à Paris, à l'âge de 88 ans, des suites d'une maladie, a-t-on appris samedi auprès de sa collaboratrice.
René Rémond, grand témoin du XXe siècle, né en 1918, était président de la Fondation nationale des sciences politiques de 1981 à janvier 2007, et avait été élu à l'Académie française le 18 juin 1998 au fauteuil de François Furet.
Il s'est éteint à l'hôpital Cochin à Paris, a précisé à l'AFP Anne Gourinchas, qui s'est présentée comme "sa plus proche collaboratrice".

Une trentaine d'ouvrages

René Rémond, l'un des plus grands noms de l'histoire contemporaine, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages d'histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France aux XIXe et XXe siècles.
Son ouvrage le plus célèbre, "La droite en France de 1815 à nos jours", réédité plusieurs fois, est une référence pour les historiens et politiciens. René Rémond y dresse une typologie des trois familles de la droite française: la droite orléaniste, la droite légitimiste et la droite bonapartiste.
Il est également l'auteur de "L'anticléricalisme en France de 1815 à nos jours" (1976), de "L'histoire de la France religieuse" et de "Introduction à l'histoire de notre temps" (1974), ouvrage de référence pour
les étudiants en histoire et pour tous ceux qui veulent tenter de comprendre ce temps.

A RELIRE OU A DECOUVRIR d'URGENCE: L'Histoire et la LOI >>>>>>>>>>>>

SA VIE, SON OEUVRE >>>>>>>>>>>>>>&...

09/04/2007

STRASBOURG: ANNEE EUROPEENNE DE L’EGALITE DES CHANCES POUR TOUS

“DROIT AU COEUR” OPERATION 2007 DE DpJ: INVITATION POUR LA FINALE LE 11 AVRIL A STRASBOURG

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 medium_halde-logo.2.gifCONCOURS INTER LYCEES            

 

« DROIT AU CŒUR » 2007  

 

 

medium_halde_web.jpgCLIQUEZ                

RADIO>>>>>>                                                                                                 VIDEO >>>>>>>>>>>>>

Le Conseil d’administration et l’ensemble des membres de DpJ ont le plaisir de porter à votre connaissance et de vous convier au concours 2007 « Droit au cœur » organisé par l’association Droit pour la Justice  qui se déroulera le

MERCREDI 11 AVRIL 2007 de 10 h à 18 h.

medium_benoit_rohmer_web.jpgLe Jury sera présidé par Madame Florence BENOIT-ROHMER , Présidente de l’Université Robert Schuman

Il s’agit de la seconde édition du concours créé en 2006 pour contribuer par l’éducation à prévenir le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le concours inter lycées constitue la seconde étape de l’action « Droit au cœur » conduite nota mm ent dans le cadre de l’opération « Le mois de l’autre » créée à l’initiative du Conseil Régional d’Alsace et du Rectorat de l’Académie de Strasbourg.

L’action « Droit au cœur » a été sélectionnée par le jury de l’année 2007, « Année européenne de l’égalité des chances » pour tous et sera conduite à Strasbourg et à Marseille.

PROGRAMME

10 h : Pièce de théâtre au Foyer Saint Paul à Koenigshoffen 35, rue de laTour Strasbourg

12 h : Déjeuner à l’Ancienne Douane des membres du Jury, acteurs

14 h : Concours à la Faculté de droit de Strasbourg : amphithéâtre Carré de Malberg sous la présidence de Florence BENOIT - ROHMER, présidente de l’Université Robert Schuman

Vers 17 h 30 : Remise des prix

 

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RAPPEL DE LA FINALITE DE L’ACTION « Droit au cœur ».

La finalité de l’action est d’expliquer aux élèves des lycées professionnels et d’enseignement général et technologiques ainsi que des centres de formation des apprentis qu’une société avait besoin que les fe mm es et les ho mm es qui la composent aient en partage des principes qui lui servent de fondements, des principes qui vont donner du sens à l’action de chacun d’entre nous au quotidien : l’accueil, la tolérance et le respect des convictions et des choix d’autrui.

Or, certains actes tels que les refus d’accès à des lieux publics, co mm e les discothèques, les dégradations de bien, des incendies volontaires de lieux de cultes, des atteintes aux personnes caractérisées par des agressions physiques ou verbales en raison de la couleur, de la confession, du handicap de la victime, sont contraires à ces principes républicains. Ces actes sont graves : la loi les condamne. Leurs auteurs risquent la sanction la plus grave : la sanction pénale qui peut aller jusqu’à les priver de leur liberté.

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Première étape de l’action « Droit au cœur » : la formation des lycéens par des étudiants en droit de M1 de la Faculté de droit de l’Université Robert Schuman de Strasbourg.

74 étudiants volontaires de Master 1 de la Faculté de droit de Strasbourg, ont suivi une formation préalable destinée à les rendre capable de transmettre un savoir à des élèves de lycées.

Ils se sont rendus par binôme ou trinôme dans 26 classes de 19 établissements de la Région Alsace et ont, dans un langage adapté aux élèves, présenté, à partir de cas concrets et réels, les règles de droit nota mm ent pénales, destinées à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations.

L’objectif de cette formation est de doter les élèves de la capacité à identifier le plus en amont possible des comportements discriminatoires contraires à la loi. 

L’action s’inscrit résolument dans une démarche préventive favorisant l’intégration et l’appropriation de la règle de droit qui seules, sont garantes de son respect.

A l’issue de cette formation, les élèves doivent être en mesure :

-  d’identifier et de qualifier des comportements racistes, discriminatoires qui sont sanctionnés par la loi pénale.

 - de  dire co mm ent venir en aide aux victimes

- d’exprimer ce qui, selon eux aurait pu être fait pour que l’infraction ne soit pas commise.

La finalité du concours est d’évaluer, sous une forme ludique, ces aptitudes. 

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Lancement de l’année, avec les promoteurs des projets retenus pour la France. Au centre: Chantal CUTAJAR, présidente de DpJ, seul projet alsacien retenu avec celui de la Region Alsace

EN SAVOIR PLUS >>>>>>>>>>>>

04/02/2007

Histoire d’un chercheur atypique : Les 60 ans de Nicolas Herrenschmidt, le KING-KONG de la primatologie européenne

medium_singes_1.jpgUn peu d’humour, d’amitié, de convivialité. En plaisantant sur un double événement très sérieux. Nicolas Herrenschmidt, primatologue strasbourgeois de renommée mondiale, a fêté ses 60 ans entouré de ses enfants, de ses collaborateurs et de ses amis. Et le  centre de primatologie qu’il a crée dans un fort de la campagne strasbourgeoise a célébré son 30ième anniversaire. De quoi grimper aux arbres !

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Ce  Centre de primatologie de l'ULP a pour objectif d'élever des primates à des fins de recherches scientifiques (observations et expérimentations comportementales) et de production. Il constitue un outil de recherche unique en Europe, ouvert aux chercheurs français et étrangers désirant travailler sur le comportement des primates. Les animaux sont élevés, soit en semi-liberté dans des grands parcs, soit, dans le cas d'espèces fragiles, dans des cages à compartiments intérieur et extérieur. L’une des particularité du Centre réside dans le fait que tous les primates sont maintenus en "groupes sociaux". La population de primates s'élève à près de mille unités appartenant à diverses familles telles que : Cercopithecidés, Cebidés, Lemuridés.

Voici la communication que j’ai faite à l’occasion de ce double anniversaire, au nom de la « Confrérie de la Singerie du Milano »  du nom d’un établissement sied Boulevard de la Victoire à Strasbourg, animé par l’ami Mohammed, homme–sage s’il en est. Et "singe" selon le zodiaque chinois…

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« Plus haut, le singe monte, plus son cul, il montre »

Un anniversaire, même double, n’a rien d’un éloge mortuaire ou d’une remise de décoration. Donc, pas de bilan avec couronne de lauriers tressés sur ton front qui n’attend que cela… outre les baisers de celles et de ceux qui t’aiment (quand tu es assis, bien sûr, car debout, tu es inaccessible au commun). Te voici SEX-agénaire, le temps du sexe régénéré…

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Je me suis longtemps demandé d’où te venait cette passion pour les singes.

Un premier signe, plus être : tu grimpais aux arbres dans la forêt de la Wantzenau pour décrocher des CHOUCAS et des FAUCONS. Si tous les gamins qui grimpent aux arbres se transformaient en singes (ou presque), la "planète des singes"  serait plus humaine et "les singes qui nous gouvernent", comme redirait ton amie Marie,  nous feraient faire moins de grimaces…

Mais peut-être as-tu  vite appris la véracité de ce constat de Michel de MONTAIGNE devenu dicton : « Plus haut,  le singe monte ; plus son cul, il montre ».

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 Il descend d’un arbre généalogique identifié depuis 1381

Les arbres, tu ne les connais pas que dans les bois… Je ne sais pas si l’homme descend du singe (et si cet homme est déjà arrivé en bas…), mais je sais que toi, tu descends d’un arbre généalogique difficile à remonter. On n’a pas deux avenues et un pont à son nom dans la CUS(Communauté urbaine de strasbourg) sans tenter de retrouver ses racines !

Surtout quand ces racines ont été identifiées depuis 1381…  Quelle famille les Herrenschmidt !

Actuellement recencés : 7029 individus, 2342 familles, 1784 patronymes répartis dans 1034 lieux … sans compter, bien sûr les produits cachés, secrets ou ignorés de ce que Nicolas a pu laisser lors de ces nombreux voyages d’études. Allez savoir ! Cela doit être dur à assumer d’être ainsi en fin d’une telle lignée. Et de vivre avec des gênes de forgerons, de tanneurs, de pasteurs, de bateliers

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Vous imaginez ce pur produit de l’Histoire être viré du lycée Fustel de Coulanges parce qu’il préférait faire le singe que de travailler les maths. De la gène dans les gênes! Une grande ombre sur l’arbre généalogique... William TEMPLE avait raison : « Ce n’est pas le singe ou le tigre qu’il faut craindre dans l’homme, c’est l’âne »…

Du  cancre primaire à l’expert en primates

Mais en grandissant (encore !) le zozo deviendra Président de Zoo. Et ce cancre primaire deviendra expert en primates.

Un Primatologue, chez les Herrenschmidt ! De quoi rassurer les pasteurs. Comme disait Cavanna, « Si l’homme descend du singe, si l’homme est fait à l’image de Dieu , Dieu, c’est KING-KONG »

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Nicolas deviendra l’un des King Kong de la primatologie  grâce… à la photo ! Quel autre objectif pouvait-il avoir, ce jeune homme, après son service militaire ? Prendre des photos, faire des films… Il monte sa boite. Et met en boite.

Hasard ou nécessité ? Il se promène à la Montagne des singes de Kintzheim. Coup de foudre. Il s’y rend souvent avec sa 4L qui lui donne des ailes.. C’est tout de même mieux que de faire le singe en capacité de droit, histoire de surmonter de vieilles incapacités à devenir bachelier ! Coup de foudre, pourquoi ? On en revient à ma première question… Pourquoi cette passion pour les singes ?

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Les trois Sages de Gandhi

 

La première fois que j’ai rencontré, Nicolas  j’ai eu l’image des « trois singes sages », ces trois statuettes que Gandhi avait toujours sur lui. Celui qui a les yeux bandés pour ne pas voir le mal, celui qui a les oreilles bouchées pour ne rien entendre de mal, celui qui a la bouche cousue pour ne rien dire de mal. Mais Nicolas-le-volubile n’est ni sourd ni aveugle et sa langue est trop déliée pour qu’il ait la sagesse de ces trois Singes mythiques. Comme disait Montaigne, ce n’est pas aujourd’hui que « l’homme singe deviendra l’homme sage ».

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Le complexe du Bonobo ?  

 

Quand je l’ai vu déshabiller du regard quelques filles qui passaient par là, je me suis dit que Nicolas avait sombré dans la primatologie en pensant, comme Jacques DEVAL, que « la femme a distancé la guenon, plus que l’homme le singe »  ou en soufrant du complexe du BONOBO.

Bonobo ! « Bête sexuelle » en alsacien et en souabe…Mais ils sont petits les BONOBOS (un mètre au maximum), et ils ne vivent qu’à 45 ans… Et s’ils bouchent tous les trous qu’ils trouvent, chez les femelles comme chez les mâles, s’ils préfèrent le derrière à la face, sans doute parce que "les fesses se rident moins vite que les visages" comme disait un épicurien, ils « tirent » souvent mais peu longtemps, sans sentiment.

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Nicolas le romantique a bien des qualités qui ne sont pas que celles du Bonobo, en voie de disparition, paraît-il, malgré leur hyperactivité, sans viagra et sans pommade… D’ailleurs, les BONOBOS n’ont pas été les premiers singes d’amour de Nicolas : les macaques d’abord l’ont fascinés…

 

La chasse au « tampax » dans le Rif

Savez-vous  que ce  chasseur d’images est devenu un chasseur-ravisseur de singes avec des armes un peu spéciales ? Envoyé au Maroc par  ses amis de la montagne des singes qui voulaient accroître leur « famille », il utilisait un appât  que les femmes connaissent bien : des tampons usagés. Le  Tampax vite, n’est-ce pas. Un bel exemple de recyclage naturel…Ue chasse écologique!

Ne riez pas, je n’invente rien. D’ailleurs, nous avons tenté d’en récupérer dans les toilettes du Milano pour t’en offrir aujourd’hui mais nous y avons renoncé, ne voulant indisposer personne…

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C’est après cette chasse au Tampax que le Grand Rocco du Rif a décidé de faire de sa passion un métier. Et il s’est mis à bosser, à faire des études supérieures, à inscrire son nom de renom aux frontons de l’université, de la recherche, du ministère… Expert et contrôleur, Nicolas. Savez- vous qu’il contrôle plus de 150 laboratoires qui bénéficient d’aides publiques, Herr Professor !

A une époque, il avait 17 casquettes officielles: chapeau!Le vieux singe a su grimper aux arbres de la réussite. Doctor Herrenschmidt, SVP ! Ils devraient en rougir de honte les videurs de Fustel… qui l’avaient nettoyer sans Karcher. L’école de la deuxième chance, c’est d'abord une passion…

En descendre, mais pas y remonter

Elle ne fut pas sans mal, cette ascension !  Entre  les Ayatollahs  verts des  sectes si influentes de celles et de ceux qui déifient l’animal et animaliser l’humain, les peaux de bananes si courantes dans les bureaux de l’université et de la recherche et la pingrerie financière des ministères, il s’est bagarré, Nicolas !

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Avec l’appui de gens lucides, un certain Charles Mérieux, notamment qui aide Nicolas à réaliser ce qui était l’un de ses propres rêves… Et avec ses qualités de battant, sa persévérance, Nico-le-têtu a réussi.

Chacun ici connaît son parcours. De fort en fort. De plus en plus fort… De plus en plus haut. En sachant suivre ce conseil de Richard Wagner : « peu importe de descendre du singe, l’essentiel est de n’y pas  remonter »

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Un « cochon » dans l’horoscope chinois

Savez-vous que dans l’horoscope chinois, Nicolas n’est pas du signe du singe, mais de celui du … cochon ?  Le cochon vu par les experts en zodiaque chinois : plus que bon. Des « êtres sans égal », des « amis et des amoureux très attachants », et  des « êtres (cela ne s’invente pas), prédestinés à la recherche et aux activités scientifiques »

Dans la famille des cochons chinois, tu es en bonne compagnie, Nicolas : Woodie Allen, Bogart, Hemingway, Fred Astair et Michael Parkinson. Il y a de quoi en trembler…

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Cette année, c’est ton année, Nicolas puisque la Chine va entrer dans l’année du Cochon. J’ai lu dans ton signe pour 2007 : « ne compte que sur tes propres forces, rapproche-toi de ceux que tu aimes. Tires parti de tes qualités : (je cite toujours) sincère, travailleur, fiable, têtu, convivial, chaleureux ».

Bonne année, mon Cochon. C’est mieux que si tu étais (comme on aurait pu le croire) du signe du Singe, car pour les Singes, ce sera l’ « année de tous excès ».Avec tout ce que cela comporte.

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Un SEX-agénaire (c’est de vieux chien-chinois- qui te le dis) doit savoir se ménager.

Mais tu le sais bien…On n’apprend pas à un vieux singe (surtout comme toi) à décortiquer de vieilles arachides, à ne manger que des bananes fraîches et à faire des grimaces…

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Bon anniversaire, Nicolas: « Le singe n’est jamais trop vieux pour monter à l’arbre », dit un proverbe africain… Continue de grimper aux arbres de la vie !

Daniel RIOT (le 3 février 2007, Fort Foch, Niederhausbergen)

 

01/02/2007

Hommage à Phillipe Lacoue Labarthe

Mon article sur "la pensée européenne en berne" est repris par AGORAVOX. Participez au forum >>>>>>>>>>>>>>>>

29/01/2007

La pensée européenne en berne : La mort de Philippe Lacoue-Labathe

Plus qu'un philosophe: Un penseur d'exception qui fut aussi un professeur  (notamment à Strasbourg) et aux Etas-Unis), un écrivain, un traducteur , un ami des arts, un passionné de poésie.Toujours en quête de Vérite, il voulait repenser la politique et la diplomatie grâce à la philosophie et faire primer  l'éthique de la "géophilosophie" sur les logique de la "Geopolitik"

 

« Lacoue est mort ! ». Coups de fouet, d’épée, de massue. Pourtant, tous les amis de Philippe savaient qu’il luttait contre la maladie depuis longtemps. Dans la douleur. Avec courage, lucidité et cette philosophie qui, chez lui, était comme un sixième sens : « Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir (…) Si j'ai peur de la mort, c'est pour faire comme tout le monde »…

 

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Avec Philippe-Lacoue Labarthe, la France et l’Europe perdent l’une des « têtes pensantes » les plus stimulantes, l’un des  philosophes les plus décapants, les plus enrichissants, les plus stimulants, l’une des figures intellectuelles les plus singulières mais aussi les plus représentatives de la deuxième moitié du XX ième siècle, l’un des esprits les plus aiguisés.

Grand philosophe, Lacoue-Labarthe, dont l’œuvre est très liée à celle de Jean-Luc Nancy ? Un penseur, comme on en compte peu. Pour qui la méditation passait avnt la médiatisation.Tous ses pairs le reconnaissent. Tous ceux qui ont eu le bonheur de converser avec lui le savent.  Ses livres, ses conférences et ses cours le prouvent.

Un philosophe profond  (« Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit »), mais accessible pour qui sait que lire est (aussi) un effort. Plus tourné vers les interrogations que vers des affirmations (« Je doute de ce que je sais, et je me doute du reste… Je ne me dis pas tout…»). Avec, cette qualité rare: « de ne parler que de ce qu’il connaît », comme le souligne Caroll de Maistre, une de ses amies psychanalystes. Et, avec ce talent de savoir être sérieux sans se prendre au sérieux,  en d’homme d’esprit… spirituel :

« On ne peut compter que sur ses doigts... C'est quand on a tout, que le reste vous manque…Ca fait pauvre, de détester les riches…Les inégalités ne sont des preuves de l’existence de l’égalité…Ce qui sert pourrait tout aussi bien ne servir à rien… La paresse des autres est une menace pour la mienne…L'homme n'aurait jamais pu inventer l'éléphant… Dieu a de beaux saints...Dès l'arrivée, le départ se profile… Il nous faudrait deux bouches: une pour bâiller, et l'autre pour se taire. ». Il faut relire « Textes sans paroles » et « Sexes sans paroles ».

L’OMBRE DE HEIDEGGER

Sa formation littéraire, sa passion pour la poésie, son goût pour les arts, la peinture (« miroir immuable de tout ce que l'Univers nous offre de plus beau »),  le théâtre, la musique, son intérêt pour la politique ou plutôt LE politique, son sens du contact, sa convivialité, sa soif de transmettre (donc d’apprendre en enseignant) ont fait de lui un professeur hors classe (de philo et d’esthétique) à Strasbourg, à Berkeley, à la Sorbonne et ailleurs, un écrivain authentique, un critique exigeant, un traducteur rigoureux, un moraliste même (à l’opposé des moralisateurs) : « Si vous doutez de la vie, la vie se venge… »

Bruno Takels résume : « Le nœud politique-philosophique dégagé à partir de l’œuvre de Heidegger ne cessera de se déplacer dans toutes les autres «lectures» menées par Lacoue-Labarthe. A moins que ces lectures ne cessent jamais de reprendre, indéfiniment, cette impossible et interminable confrontation avec Heidegger.

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Point commun de toutes ces lectures philosophiques contre la philosophie : elles s‘appuient sur des œuvres de l’art, hors le champ philosophique, et sont donc à même, depuis ce dehors, d’en dégager tout l’impensé.

De Hölderlin (celui de la poésie, mais aussi celui du théâtre) à Diderot (celui des dialogues) en passant par Rousseau, Celan, Freud, Blanchot, Mann, Rimbaud, Benjamin, Marx, Les Romantiques allemands – toutes les œuvres traversées se déterminent comme objections à la raison dominante, tentative de répondre aux impasses que révèle en même temps la modernité.

L’œuvre de Philippe Lacoue-Labarthe hérite de ce qu’il faut bien assumer comme une tradition moderne, et s’engage sur la voie exigeante d’une critique à peine frayée. »

POETIQUE DE L’HISTOIRE

Ainsi, un  exemple parmi d’autres :

Poétique de l’histoire s’ouvre sur une scène philosophique franco-allemande où se trouve questionné le rapport obscur de Heidegger avec la pensée de Rousseau.

Imprégné des analyses devenues classiques de Derrida et de Starobinski, Lacoue-Labarthe fait dans Poétique de l’histoire est une lente et minutieuse enquête concernant le questionnement rousseauiste sur l’origine de l’homme, qui «  nous reconduit au champ de tensions et à la béance déconstructionnistes. »

 

 

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Déconsruction, déconstructionnisme ; deux mots-clefs dans l’œuvre de Lacoue-Labarthe, ami et critique de Jacques Derrida. L’an dernier, un colloque international consacré à Philippe à la Sorbonne pat l’Institut culturel finlandais s’intitulait « Déconstruction mimétique » :  « Il y a une urgence philosophique à laquelle il n’est pas possible de se dérober » (…) « Il faudrait soutenir jusqu’au bout la thèse philosophique elle-même, selon laquelle – toujours – il faut la vérité ». La vérité toujours… Cette vérité jamais atteinte.

GEOPHILOSOPHIE

Philippe Lacoue-Labarthe est mort  sans que l’un de ses projets qui lui tenaient le plu à coeur, conçu avec Jean-Luc Nancy, ait pu se réaliser : une chaire de « géophilosophie » à Strasbourg. La « géophilosophie » ? Ce qui devrait primer sur la « Geopolitique », ou « Geoplitik » qui ne repose que sur l’évaluation des.rapports de forces…

Etudier des situations conflictuelles dans le monde d’une manière globale, transversale, inter-disciplinaire. En profondeur. Elaborer des stratégies de la Sagesse et non de stratégies seulement militaires…Un beau et grand projet, la Geophilosphie !  N’est-ce pas ce qui manque le plus en cette époque troublée, incertaine et où les peurs sont plus attisées que surmontées ? Une idée qui s’imposait avant que la mode soit au « choc des civilisations » et aux (fausses) perspectives de la « fin de l’Histoire »  mériterait d’être creusée, développée, réalisée. La philosophie pour repenser la politique et la diplomatie !

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Ce projet, né au Parlement des Ecrivains de Strasbourg en pleine explosion balkanique, a été mis entre parenthèses par le manque de lucidité de responsables d’une Université trop sclérosée et trop stérilisée par les routines de fonctionnaires qui oublient leur vrai métier : transformer la « défaite de la pensée » en victoire de l’esprit. Et développer les forces des intelligences. Peut-être trop de décideurs se satisfont-ils de ces « think-tanks » à la mode et à vocation plus communicationnelle qu’opérationnelle qui pullulent sans toujours mériter leur nom de « laboratoires d’idées » …

UNE LUMIERE DE CE TEMPS

« Penser fait mal », on le sait… Est-ce pour cela que les programmes philosophiques, littéraires et artistiques ont une place de plus en plus réduite dans tout notre système scolaire et universitaire ? On s’occupe plus des tuyaux qu’offrent les nouvelles technologies que de ce que l’on met dedans, plus de l’utilitaire que de le vraiment utile : « Le superflu, chose si nécessaire », disait Voltaire… « Nous avions les Lumières, maintenant, nous avons l’électricité », redirait Tomi Ungerer

Philippe Lacoue-Labarthe était une Lumière de ce temps. Il nous éclairera longtemps par ses livres, les textes de ses conférences, ses questionnements.

Sur un plan général, le plus bel hommage qu’on plus lui rendre, c’est de le découvrir, le lire et le relire.

LE PARLEMENT DES PHILOSOPHES

Localement, à STRASBOURG,  le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de donner au « Parlement des Philosophes » crée par la Ville et Université (sous l’impulsion de Robert Grossmann et de Fabienne Keller) l’importance que Philippe et tant d’autres avaient apprécié lors de la leçon inaugurale de Derrida et lors du grand Colloque sur Heidegger.

Mais ce type de manifestations exige des ressources (financières, humaines et intellectuelles) qui réclament une vraie mobilisation la plus large possible, une persévérance à toute épreuves et une volonté universitaire de ne pas fair de la philo un ghetto.. Le pari engagé reste à gagner. Comme disait Philippe : «L’avenir est un moment de plus »… « Quand l’homme n’a pas de but, il devient une cible »

 

Daniel RIOT

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