14/09/2007
Petite chronique strasbourgeoise : Le « tandem » sacrifie « la journée sans voiture »
Vous pourrez passer d’un monument à l’autre en 4X4 si cela vous amuse, à Strasbourg ce dimanche. Le « tandem » met un moteur sur son vélo, si l’on peut dire. Limites des idées gadgets en politique ! Et conséquence d’une gestion folle-folle. Les DNA annoncent la nouvelle en mettant à juste titre en relief le « peu de publicité » faite autour de l’annulation de cette « journée sans voiture ». Allez roulez, vroom, vroom, vroom. C’est l’écologie à l’économie…
Je cite les DNA : « A Strasbourg ces dernières années, la journée sans voiture avait traditionnellement lieu un dimanche, de préférence lors des Journées du patrimoine. Les visiteurs pouvaient ainsi (re)découvrir la Grande-Ile, interdite à la circulation automobile, à vélo, à roller, ou à pied. Sauf que cette année, elle n'aura pas lieu »
Comme il faut un « coupable » à tout, on l’a trouvé… Devinez qui ? Personne. Devinez quoi ? Le tram, mais oui. Ce tram si joyeusement fêté par son nouveau « maillage », ce tram que l’on doit (et c’est heureux) à Roland Ries et à Catherine Traumann. Ce tram si appréciable qui devrait aider à limiter la circulation des voitures polluantes à Strasbourg.
Les DNA expliquent : « Le coupable ? Le tram. Plus précisément, la gratuité mise en place pendant les cinq jours suivant l'inauguration de l'extension du réseau ne permet pas à la ville d'offrir un jour supplémentaire sans ticket à l'occasion de la journée sans voiture. »
Comme on affiche parfois à la CUS un sens de l’humour qui ferait moins grincer les rames, on prend cela à la rigolade …« On a fait la journée sans voiture avant tout le monde », se félicitait hier André von der Marck, directeur des grands projets à la CUS. Strasbourg, capitale des opérations anticipées. On aurait pu aussi faire les journées du patrimoine avant les autres pour se distinguer. Et ouvrit le Marche de Noël à Pâques. Cela ferait événement. ;
Plus sérieusement, explique le directeur, toujours dans les DNA « Nous n'avons pas souhaité mettre en place une contrainte alors que nous ne pouvions pas offrir la gratuité dans les transports en commun ». Le « sans voiture », une « contrainte » ? Les écolos en pensent quoi ?
Quand on (re)pense que Hulot avait avancer le nom de Keller pour le porte-feuille ministériel que tient Borloo, on a des regrets : on aurait sans doute mieux respiré en ville dimanche, et l’air ferait partie du patrimoine…Elle n’aurait pas osé mettre l’écologie en roue libre à cause d’un ticket de tram, et d’une gestion mal programmée.
Mais cela n'a rien de grave: Fabienne a reçu une médaille à Paris. J'ai lu cela aussi dans les DNA "Il n'y a plus d'automobilistes à Strasbourg, seulement des écomobilistes ! ". C'est avec cette boutade que Fabienne Keller a reçu, au nom de la Communauté urbaine de Strasbourg, le ruban du développement durable dans la catégorie « Lutte contre le changement climatique » qui récompense sa politique d'écomobilité et le développement de son réseau intermodal de transports propres (tramway et vélo). Une initiative jugée exemplaire et qui devrait, selon le jury, « inspirer les autres métropoles françaises ».
"La première ville cyclable de France" est honorée pour le lien qu'elle a su établir avec le développement de son réseau tram, le plus long du pays (cinq lignes). Le nouveau concept du pôle de la gare a été salué comme un « modèle » pour changer les habitudes des citadins".
Cà c'est bien, j'en conviens.Et je m'en réjouis. Encore que le "pôle de la gare" cité en modèle doit s'inscrire aussi dans le registres des boutades. Mais pourquoi gérer aussi mal le revers de cette médaille?
Comme il n'y a plus que des "écomobilistes" tous les jours, avenue des Vosges, entre autres, on pourrait organiser une "journée de la pollution" , pour montrer la différence. Avec rassemblement de 4X4 dans les secteurs piétonniers. Cela ferait "événement", non? Strasbourg, capitale de l'anticonformisme:un bon coup de pub, non? Avec à la clef un super prix du développement (non) durable de l'humour...
12:25 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, écologie, velo, auto, tram
27/08/2007
La rentrée de mes "chroniques strasbourgeoises": Merci Catherine, merci Roland
Vive la rentrée… Surtout quand il n’y a guère eu de sortie… Je reprends donc mes notules locales, cette "chronique strasbourgeoise" qui se veut sucrée-salée en parlant avec légèreté et ironie de sujets parfois sérieux. En suivant à la lettre l’un des mots d’ordre de…Sarko : « Aucun mot n’est tabou »…

A Strasbourg, c’est le tram qui mène le train du tandem. J’ai adoré ces festivités… autour du "premier réseau maillé de France". « Nous serons la première ville de France du point de vue de la présence du tramway », se réjouit le président UMP de la Communauté urbaine, Robert Grossmann. Bravo Bob. Et merci à Catherine Traumann et à Roland Ries.
Bizarre … Je crois me souvenir, avec certitude, que notre Malraux de Pourtalès qui regrettera toujours de ne pas se prénommer Vassili, avait en membre aigri de l'équipe municipale battue par la gauche en 1989 avait voté contre ce mode de transport en site propre. C’est bien d’évoluer ainsi.
Sur le vélo aussi, ce champion du 4X4 en ville a évolué… Il est vrai qu’on ne peut pas à la fois gouverner en tandem (sans que les deux co-équipiers pédalent toujours dans le même sens) et ignorer cette passion du vélo qui déchaîne des mobilisations dans toutes les villes depuis que Traumann et Ries ont montré l’exemple…contre l’avis de l’opposition municipale de l’époque qui vivait dans la nostalgie de la place Kléber transformé en mini « circuit Ricard ». Selon l'agence Reuter, Robert Grossmann s’est dit agacé par l'écho rencontré par le système de location de vélos parisien Vélib en rappelant que Strasbourg est aussi « la première ville cycliste en France »….
Là encore merci Catherine et merci Roland. Strasbourg a été « la première » (en France seulement) grâce à eux. Depuis d’autres ont fait plus et mieux, grâce à des collaborateurs qui souvent sont passés par « l’école cycliste… strasbourgeoise », Lyon et Paris, notamment…
Ah ! La gauche strasbourgeoise, depuis, a sérieusement pédalé dans la choucroute. Ce qui lui a valu de plonger dans le tonneau. Mais l’heure n’est plus aux regrets acides et inutiles déjà trop fermentés…
C’est le « Pasqua du rocardisme trahi » devenu « préfet hors cadre », donc l’un de ces fonctionnaires qui sucent les finances de l’Etat sans se sentir concernés par la « fonctionnairophobie » de Fillon, qui a réussi à casser le tandem Traumann-Ries.
On me chuchote que les relations sont excellentes entre Petitdemange et Grossmann… Oui, oui… Robert, « culturellement de gauche » et Jean-Claude, « fourbement de droite », étaient sans doute prédestinés à faire du patin à roulettes, ensemble, en roulant de conserve…
Mais attention, Robert, le préfet hors cadre, adore casser les tandems… et faire dérailler son camp. JCP, ou le « tramway nommé désir de nuire ».
Daniel RIOT
POUR MEMOIRE: ma note sur le livre de Roland Ries

10:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, UMP, grossman, transports, velo
25/07/2007
Le Tour de France de la défonce
Limites de la (fausse) présomption d'innocence
UNE ETHIQUE A IMPOSER AU NIVEAU EUROPEEN
EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: Qui n’aime pas la Tour de France ? Ses légendes, ses exploits, ses héros heureux et malheureux, ses paysages (merci la télé !), son magnétisme populaire ? Rasmussen, aujourd’hui encore, s’est imposé. En champion imbattable. Drôle d’histoire : éliminé par sa fédération, suspecté de trafic prohibé, il n’a pas été pris la main dans le sac…et il va sans doute gagné le Tour. Présomption d’innocence ? Excès d'indulgence...Trop de questions restent sans réponses: on comprend les sifflets du public...

Mais l’info du jour est celle de (presque) tous les jours : encore un coureur pris en excès de testostérone… Moreni d’une équipe (Cofidis) qui s’était associée à la petite manif du matin (sit-in sur la ligne de départ) organisée par les militants d’un « vélo propre », d’un « cyclisme sans dopage », d’un « cyclisme crédible ». Cofidis se retire: c'est sain. Et c'est terrible pour elle: elle était en flèche dans la lutte contre ces scandales de la dope...
Pour les inconditionnels, ces cas de dopage en série démontrent l’efficacité des contrôles… C’est une façon de voir en effet. Pour les plus soucieux d’éthique, il faut arrêter le Tour. Tant pis pour les enjeux financiers. Tant pis pour les TV, le médias, les sponsors, et les passionnés qui ne sont ni tricheurs ni menteurs ni voyous.
Philosophes, les «sociologues » tiennent des propos de comptoirs : « Ce n’est pas du sport, c’est du spectacle ». Allons bon… Pourquoi pas ? Ne se dope-t-on pas pour les examens, pour être plus performants au boulot ou au …lit, pour dormir moins ou plus, pour améliorer la mémoire, son attention, son adresse ?...Nous vivons dans des sociétés dopées, droguées…

Consolation : dans l’antiquité, déjà, on recherchait les substances les plus « bénéfiques » et dans les sociétés primitives aussi. Nos grands sorciers sont dans des laboratoires, c’est cela la nouveauté ! Et les circuits des produits prohibés se mêlent à ceux de cette économie souterraine que l’on ne combat pas assez, envers laquelle les autorités affichent trop d’hypocrisie.
Un constat : au niveau national comme sur le plan européen les campagnes et les mesures contre le dopage ne manquent pas. Que faire de plus et de mieux ? On finit pas désespérer de la nature humaine. Sans doute
Car le cyclisme, notamment dans les grandes boucles qui exigent à la fois rapidité et endurance, efforts intenses et répétés, forces d’une grande variété est plus exposé aux tentations du dopage que d’autres disciplines, mais il n’est pas la seule discipline sportive à être touchée. De beaucoup s’en faut. Revers de l’esprit de compétition et des cultures du résultats si à la mode. Y compris chez les plus jeunes…

Arrêter le Tour aurait une signification symbolique puissante, mais disons-le sans détour : d’autres compétions devraient être supprimées ou suspendues, à commencer par les jeux des jeux, ces JO qui ont désormais des dimensions plus économiques et politiques que sportives.
« La situation est décourageante mais pas désespérée », dit Daniel Bilallian en justifiant la poursuite des retransmissions du Tour sur France Télévision par la volonté des organisateurs d’aller jusqu’au bout de leur combat contre les tricheurs et les voyous. C’est vrai : les « malins » d’hier sont devenus des « cibles ». Mais la course entre les gendarmes et les violeurs d’éthique est loin d’être terminée.

Ce ne sont pas aux coureurs qu’il faut mettre le nez dans leur pipi pollué, ce sont aux maffias médico-capitalistico-antisportives qu’il faut s’attaquer avec des normes (au moins) européennes plus strictes et des moyens plus efficaces.
Le cas Rasmussen illustre bien la dimension européenne du problème d’une façon concrète. Lui aussi ne joue-t-il pas à la « roulette russe » pour reprendre l’expression du directeur du Tour ? Vérité au Danemark, erreur en France… Rasmussen n’a pas respecté le règlement, chez lui, en Europe. La crédibilité commence où l’hypocrisie s’achève. Le reste, c’est du baratin. N’arrêtons pas le Tour, mais clarifions vite, très vite, la situation du Danois,, même si la majorité des Danois rêvent en jaune grâce à lui... C'est le départ qu'il n'aurait jamais du prendre....
Daniel RIOT

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Un site de fan de l'équipe Astana
Le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale
L'info en continu du cyclisme sur le site de la Fédération française de cyclisme
23:17 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, tour de france, velo, drogue, dopage, europe, jeunesse










