14/11/2007
Halte aux accidents, en ville!
A l’occasion de la journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route, Chantal CUTAJAR, Présidente du Groupe UDF-Modem au Conseil Municipal, candidate à l’élection municipale et les militants de "Strasbourg Je t’M" du groupe de travail « Politique des déplacements » iront à la rencontre des Strasbourgeois le samedi 17 novembre à partir de 14h00, place des halles au pied du mas.
Chantal CUTAJAR et Strasbourg Je t’M s’engagent à :
1° Établir un état des lieux à partir d’un constat partagé des points noirs de Strasbourg et de la CUS en CONCERTATION avec TOUS les partenaires.
2° Y remédier en REALISANT les aménagements nécessaires selon un planning qui sera défini en CONCERTATION avec TOUS les partenaires.
3° Élaborer et mettre en œuvre en PARTENARIAT avec les strasbourgeois une politique des déplacements pour que CHACUN puisse se déplacer à Strasbourg en toute SECURITE.
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07/10/2007
Strasbourg; Vous avez dit "démocratie locale"?
Petite chronique strasbourgeoise à partir des dna
Vous avez dit « démocratie locale » ? J’ai souris en lisant les dna de cette semaine avec un mini-dossier sur un maxi-bilan : celui des « conseils de quartiers » de Strasbourg.
*D’un coté des « super citoyens super contents des super élus qui assistent le super tandem qui super-dirigent la super-ville de super-Strasbourg ».
*De l’autre, des « super-déçus »… Où est le clivage ? Les super-contents sont des… porte (bonnes) paroles. Les super déçus sont des gens réalistes, dont certains ont un tort :avoir suffisamment de mémoire pour se souvenir des engagement en matière de « démocratie de proximité » de la liste UDF-UMP-Société civile candidate, devenue UMP élue…
Cela vaut quelques citations.
>>>Dans l’article de Barbara Romero : « Attablés hier à l'heure du déjeuner autour de Fabienne Keller et Robert Grossmann, les seize porte-parole ont pu passer brièvement en revue leurs actions sur quatre ans. Parmi les projets réalisés en concertation : la fête de quartier de l'Orangerie, la plaque commémorative des bombardements de Neudorf, l'aménagement de la placette des Halles, les Ateliers-mémoire de la Meinau, les chantiers de la presqu'île André-Malraux etc.
Deux cents réunions de commission, 4 341 participants, un budget total de 378 506 € étalés entre 2004 et 2007 : pour l'élue en charge de la démocratie de proximité, Frédérique Loutrel, le bilan est très positif. « Entre les deux mandats, nous avons quasi doublé les moyens, votre activité a été très riche, et grâce à vous, les habitants des quartiers sont devenus des "super-citoyens". C'était une obligation légale, vous en avez fait une réussite locale ».
On se lève, et on applaudit. En imaginant que la gentille Frédérique ait pu dire autre chose : quel bel événement virtuel!
Précision : « Et tous les porte-parole d'affirmer leur apolitisme ». Ben voyons… « Seul regret général : la mise en veilleuse de leur activité, élections municipales obligent... » Allons donc…
>>> Dans l’article de Chantal GRANDGEORGES, sous le titre : « La démocratie participative, une illusion ? »
Premier témoignage : « André Plouzin a participé aux comités de quartier de l'ancienne municipalité et aux conseils de quartier de l'équipe municipale actuelle. Il a fini par démissionner en même temps que les autres membres du conseil de quartier du centre-ville. Et a perdu ses illusions sur la démocratie participative.
« Quels que soient les élus, ça ne marche pas. Quand on n'a pas le pouvoir, on est prêt à le partager. Quand on a le pouvoir, on ne veut plus le partager. Il n'y a pas de vaccin contre ça. C'est une déformation politique », déclare-t-il. Pourtant, raconte-t-il, il s'est battu pour la création des comités de quartier. « Si on dit quelque chose contre le projet de la municipalité, les élus estiment qu'on est contre eux. Il a fallu se battre, même du temps de Trautmann. Mais on a quand même obtenu les parkings-relais et les macarons résidentiels pour le stationnement payant au centre-ville. ».
Selon lui, tout dépend de l'adjoint de quartier. « Avec Robert Herrmann, ça se passait mieux qu'avec Marie-Hélène Gillig. Avec Catherine Seegmuller, on n'a pas eu de chance. Certains membres, pourtant de droite et choisis par la municipalité, étaient morts de trouille, notamment des commerçants qui avaient peurs de représailles ». Aujourd'hui, affirme-t-il, même le milieu associatif disparaît. « Il ne sert plus à rien, puisqu'il n'y a plus de grains à moudre. Il n'y a plus de contre-pouvoir possible ». Selon lui, les élus sont en train de « se griller ».
Allons, allons, Monsieur Plouzin : Il ne faut pas désespérer. Sous la gauche, c’était nouveau. Et cela n’avait rien d’évident. C’était avant les « obligations légales » de 2002. Alors, un peu d’indulgence (on va encore dire que je soutiens la gauche !). Sous le « tandem » de droite, c’était un peu différent. Comment organiser de bonnes concertations quand on n’a pas confiance en soi, étant évident que l’arrogance affichée est un signe de méfiance ?… La parano au pouvoir, c’est « vents vilains » sur la ville… Au fait, c’est quoi, cette « peur des représailles » ? Joli climat…
Deuxième témoignage : « Pierre-Philippe Bayart, membre du bureau du conseil du quartier gare, a aussi connu les comités de quartier de l'ancienne municipalité. Il reste persuadé que ça pourrait fonctionner, sous une autre forme. S'il a décroché du conseil de quartier depuis un an, c'est « parce qu'il n'y a plus aucune discussion possible. On est toujours mis devant le fait accompli. Les assemblées plénières sont préparées par le bureau, mais complètement détournées par l'adjointe de quartier qui désavoue l'ordre du jour qu'elle avait signé ». Depuis des mois, il ne se passe plus rien à cause des élections présidentielles, puis municipales. « Pourtant, on dit qu'on n'y fait pas de politique. Alors pourquoi ne pas continuer à exister. Dans certaines villes, les conseils de quartier ont pris beaucoup plus de distance ».
Il estime toutefois que le conseil de quartier devrait être repris. « Ça pourrait fonctionner comme instance de concertation et de communication. Mais pour cela, il faudrait un budget ». Du temps de l'ancienne municipalité, un comité de liaison des associations de quartier s'était formé avec le soutien de la Ville pour l'organisation de forums sur la démocratie participative. « Roland Ries voulait reformater les comités de quartier », se souvient-il »
Ce « reformatage » reste d’actualité, et pas seulement chez Roland Ries ! C’est curieux de voir l’incapacité de nos gouvernants actuels ne pas tenir compte de ce qui se fait de mieux dans les villes européennes les plus authentiquement démocratiques. Mais les esprits de nos gouvernants actuels sont aussi « européens » que la foire du même nom…
Et comment aurions-nous pu avoir une « démocratie locale » vivante, active quand au niveau du conseil municipal l’opposition est méprisée et quand la majorité n’est autorisée à parler que pour exprimer ses accords avec la ligne décidée.
Il n’y a en fait qu’une concertation réelle : celle entre Robert et Fabienne. Ah ! Si les murs pouvaient parler… Mais ils parlent, figurez-vous. Ils crient même, parfois. Mais Chut ! Tout va très bien Madame la marquise… Et puis, « attention aux représailles » !
REPERES : Excellente initiative des dna de reproduire les obligations légales en matière de « démocratie de proximité ». Elles sont vraiment peu contraignantes… « L'article 1 de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité stipule : « Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d'eux est doté d'un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement. »« Les conseils de quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville. » « Le conseil municipal peut affecter aux conseils de quartier un local et leur allouer chaque année des crédits pour leur fonctionnement. »
Autant dire que l’esprit compte plus que le texte. Les « super citoyens », comme dit Loutrel, méritent une super-démocratie de proximité. Qui reste à mettre sur rails… On en reparle pendant la campagne, j’imagine. Il suffirait d’élire quelqu’un qui soit capable de tenir, sur ce terrain, les engagements pris par le tandem avant son élection (qu'il n'imaginait pas) et pas respectés depuis…
13:55 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, démocratie, ump, ville, quartiers, municipales
14/09/2007
Petite chronique villageoise: Strasbourg, capitale du couvre feu !
Il paraît que le tourisme en Alsace souffre de l’image « vieillotte » que donne la Région. Ce sont les professionnels qui le disent… Pourtant, avec une « Ville en mouvement » comme « capitale-phare » l’image ne devrait pas être celle-là ! Il est vrai que la « Ville en mouvement » fait beaucoup de surplace, et excelle dans quelques belles marches arrière. D’ailleurs quelle ville digne de ce nom n’est-elle pas en « mouvement » ? Pompéi, peut-être, et encore…
Ah ! Ces slogans ! Quand ils sont ringards, ils accentuent le coté « vieillot » tant déploré, c’est sûr. Surtout quand on les complète avec une formule encore plus vide de sens : « Dans une ville en mouvement, l’imagination vit plus fort »… Il fallait l’oser, celle-là.
Chez l’adjointe du quartier de la gare, l’imagination doit "vivre encore plus fort "qu’ailleurs ! Elle imagin sans doute le pire: que la véranda de la gare, (ce boudin de verre qui n'est transparent que la nuit), soit tellement fragile qu’elle ne supporte pas les décibels d’une fête de quartier trop tardive…
Quelle autre explication donner à sa décision d’interdire la fête annuelle du quartier ? OK, j’allais oublier : il y a peut-être une autre motivation, mais elle implique des procès d’arrières pensées : des caprices personnels nés de rancunes personnelles et étalées à des fins personnelles… Il en est une autre encore, mais seul un mauvais esprit pourrait y songer : Quand on ne fait pas grand-chose soi-même, on peut au moins empêcher les autres de faire. C'est cela aussi le pouvoir: Il paraît que cela fait parfois office de politique dans les Villes qui éprouvent le besoin de se dire « en mouvement »…pour faire croire que tout ce qui bouge progresse.
« Pas de bruit après 22 heures ! » Strasbourg, capitale du couvre-feu ! Surtout un samedi soir, quand la « fièvre » devient vite chargée d’insécurité !
La quatrième édition de "Mon voisin, cet artiste", prévue initialement ce samedi 15 septembre, n'aura pas lieu, en effet...
« A l'origine de l'annulation de ce rendez-vous annuel du quartier gare de Strasbourg, selon les DNA, des restrictions horaires, imposées par la municipalité par l'intermédiaire de l'adjointe de quartier, en raison du bruit. « Impossible de décrocher l'autorisation municipale pour que la fête se déroule, comme d'habitude, de la fin de l'après-midi à minuit : 22 h serait le maximum autorisé ! », tempête Anna Matteoli, la présidente de l'Association des habitants du quartier Gare ».
A part cela, la « Ville en mouvement » s’amuse (c’est fou !) et conserve toutes ses prétentions capitales, pardon, de capitale. « L’autre capitale de la France », lit-on encore sur le site de l’UPS… La prochaine fête de la musique pourrait se dérouler, dans le quartier de la gare, entre midi et demi et treize heures trente, et encore, avec écouteurs individuels seulement… Cela serait bien, non. Et original ! Au fait, les soirées de Musica pourraient toutes se terminer à 20 heures, non ? Il faut en parler à l’adjointe si influente et si pertinente du quartier de la gare…
L’effet TGV fait de ces dégâts collatéraux qu’on ne soupçonnait pas…On pourrait toujours, en ces journées européennes du patrimoine, improviser une manifestation du coté de la gare : « Notre adjointe de quartier, une artiste ! »
21:20 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, ville, politique, ump, tgv, fête, démocratie locale











