05/01/2007
Mon dernier papier sur Chirac repris par Agoravox
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20:54 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirac, présidentielles, voeux, daniel Riot
04/01/2007
Jacques Chirac propose la baisse de l'impôt sur les sociétés à 20%
Qu'est-ce qu'il est bon Chirac! A chaque cérémonie des voeux, il sort de son chapeau une série de mesures... Qu'il aurait pu prendre depuis longtemps! Aujourd'hui plus qu'hier et moins que demain peut-être....Que veut-il? S'imposer en candidat naturel pour un autre quinquennat? Montrer sa "différence" de fond entre lui lui et Sarlozy? Nous forcer à partager ses propres regrets? SOS FOG!
LES FAITS: Lors des vœux des Forces vives, le président a fixé pour objectif du prochain quinquennat de ramener l'impôt sur les sociétés de 33% à 20%, et a souhaité voir créée une "sécurité sociale professionnelle".

Jacques Chirac, président de la République (Sipa)
Le chef de l'Etat s'est donc livré à un exercice politique encore non identifié lors des traditionnels vœux aux syndicats, patronat et monde associatif réunis à l'Elysée. "Mon intention, aujourd'hui, n'est pas de revenir longuement sur ce qui a été fait", a-t-il prévenu d'emblée, évacuant la question du bilan après douze années passées à la tête de l'Etat.
Définir les priorités
Simplement, "alors que les Françaises et les Français vont être amenés à faire des choix décisifs pour l'avenir" les 22 avril et 6 mai, il entendait "dire dans quel esprit et avec quelles priorités la France devra poursuivre sa marche en avant".
Car, apparemment, les programmes des différents candidats à la présidentielle, qu'il a soigneusement étudiés selon son entourage, n'ont guère l'air de le séduire. "Il faut se garder des idéologies, des illusions: la réduction du temps de travail comme solution au chômage, la hausse des impôts plutôt que les réformes", a-t-il prévenu, jetant une pierre dans le jardin socialiste. Mais "il faut tout autant écarter la voie d'une France convertie au tout libéral, à la compression des salaires et au rétrécissement de la protection sociale". Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy risque de se sentir visé.
"La France a les moyens d'une bien plus grande ambition, d'une ambition qui lui ressemble", a plaidé Jacques Chirac. Et de dérouler cette ambition, en faisant des propositions parfois très précises.
Une "sécurité sociale professionnelle"
Il veut ainsi voir créée une "sécurité sociale professionnelle", "nouvel instrument de combat contre le chômage et pour l'emploi" né de "la fusion de l'ANPE et de l'Unedic". Elle aurait "quatre missions: le versement des allocations chômage, l'accompagnement personnalisé pour la recherche d'emploi, l'aide à la mobilité professionnelle et la formation tout au long de la vie" et "un véritable lien contractuel, faits de droits et d'obligations" qui "unira les salariés sans emploi et la sécurité sociale professionnelle", a-t-il expliqué. "Il reviendra aux partenaires sociaux, aux côtés de l'Etat, de gérer ce nouvel ensemble".
Baisse de l'impôt sur les sociétés
Reprenant des accents de sa campagne de 1995, il a suggéré que les entreprises qui "distribuent autant à leurs salariés, sous forme de participation ou d'augmentation de salaires, qu'à leurs actionnaires" bénéficient "d'un taux d'impôt sur les sociétés réduit, de l'ordre de 10%". De même, "lorsqu'un fonds d'investissement décide de revendre une entreprise, il faudrait lui imposer de reverser aux salariés une fraction significative de la plus-value réalisée, par exemple 20%".
Après avoir fait de la baisse de l'impôt sur le revenu son cheval de bataille lors de la campagne de 2002, il préconise de faire passer le taux de celui sur les sociétés à 20% d'ici cinq ans.
"L'enjeu majeur des années à venir, c'est la concurrence fiscale entre les nations. Pour conserver nos entreprises et en attirer d'autres, c'est sur le taux de l'impôt sur les sociétés qu'il faudra agir. Il s'élève en France à 33%, près de huit points de plus que la moyenne européenne", a-t-il noté. "L'objectif doit être de le ramener à 20% en cinq ans."
Une politique commerciale européenne
L'université française doit également devenir une "priorité budgétaire des cinq prochaines années, pour consacrer à nos étudiants autant que le font les autres grandes nations, soit 30% de plus qu'actuellement".
En matière européenne aussi, Jacques Chirac a des idées: "il est temps" pour l'Union européenne "d'exercer sa souveraineté économique, avec la fixation d'une politique de change et la refondation de la politique de la concurrence pour tenir compte de la mondialisation", a plaidé jeudi Jacques Chirac. "Il est temps pour l'Union d'adopter une politique commerciale offensive, à armes égales avec les autres puissances".
Jacques Chirac est-il candidat à la présidentielle? "Le président de la République n'a pas encore arrêté sa réponse", assurait son entourage interrogé par AP.....
16:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : chirac, présidentielles, voeux, 2007
03/01/2007
Les messes des voeux présidentiels: quand le temps ne suspend jamais son vol...
Les 140 jours de CHIRAC…
Eh ! Oui…Le temps ne suspend jamais son vol. Même quand on retourne le sablier. Même quand on casse sa montre. Même quand on ne remonte pas son horloge. C’est en cela que les vœux de Chirac, le 31 décembre comme ce matin devant le gouvernement, ont un coté émouvant… Pathétique même.

« Etre et avoir été », dit un chroniqueur. Avoir été et savoir que le verbe être ne se conjuguera plus longtemps au futur. Que le mot « demain » prend un sens nouveau, différent. Avec des habits neufs qui sont de deuil, non de Pâques. Après plus de 4 200 jours d’un pouvoir pas toujours exercé selon les règles de l’excellence (l’Histoire jugera !), voici Chirac condamné à faire des vœux, à formuler des résolutions, à fixer des objectifs pour moins de 140 jours. L’ennemi devient le calendrier…
« Que c’est triste un train qui siffle »… surtout quand son grand chef, son conducteur, reste à quai. « Attention au départ !» C’est l’humaine condition. Chirac doit de plus en plus, dans ses moments de solitude glacée, se tourner vers ces civilisations « premières » qui le fascinent tant… Mais c’est plus si simple à dire qu’à vivre. Giscard, entre autres, en a su quelque chose ! Requiem pour un vivant. « Une retraite, çà se prépare », dit-on dans les officines spécialisées. C’est vrai pour tout le monde, y compris pour ceux qui ont glissé leur tête dans les « deux corps du Roi »…

Dans ces conditions, quels vœux formuler pour Chirac ? Celui de bien assumer. De tout assumer. Et d’assumer jusqu’au bout. Jusqu’à la passation des pouvoirs. Jusqu’au terme. Même si le « mandat » (pardon pour ce mauvais jeu de mots) a pris des allures de chèque sans provision… parce que le Président a trop cru (c’est sa faute majeure) que les Français qui ont voté contre Le Pen plus que pour lui, lui donnaient un chèque… en blanc
Assumer. Le message que Chirac a adressé aux Français le 31 décembre et au gouvernement ce matin sont plus que des vœux ou des exhortations : ce sont d’abord des lignes de conduites, des feuilles de route, des objectifs qu’il se fixe à lui-même. Finir ? Oui, mais en beauté. En soignant l’image. En tentant de gommer les traits qui font tâches. En essayant de corriger ce que trop de « commentateurs » ont déjà mis en relief : les défauts d’une « bête politique » plus douée pour conquérir le pouvoir que pour l’exercer. En mettant en musique quelques thèmes forts qui font que le « Chiraquisme » existe en tant que tel, dans la lignée d’un gaullisme teinté de radicalisme généreux.
Avez-vous remarqué ? Il a dit « je » à plusieurs reprises, ce qu’il ne faisait guère jusqu’à présent depuis son arrivée à l’Elysée. Personne ne doit le lui reprocher. Dire « Je », c’est assumer Soi…
Puissent les 140 derniers jours de Chirac être plus bénéfiques à la France que les 4200 jours déjà écoulés !…Mais « faut pas rêver » : le temps perdu ne se rattrape guère. Et il ne suffit pas d’agiter le mot « valeur » à tout propos pour lui donner du sens.

Reste une question-clef : comment et en quoi, Chirac va-t-il peser sur les débats de la Présidentielle 2007 ? Attendons la suite (jusqu’au 11 janvier) des cérémonies des vœux, cette succession de « messes » césaro-monarcho-républicaines bien de chez nous. Trop « de chez nous » même.
Faux secret (donc vrai secret de Polichinelle) : Chirac se verrait bien transmettre ses pouvoirs à une femme. Une belle image pour les livres d’Histoire ! On dit que Sarkozy en fait des cauchemars, certaines nuits… Mais l’Elysée en Palais Royal, c’est une autre image… Reste l’essentiel : le devenir de la France et des Français. Tout se jouera dans les urnes. Le « bon choix » ne doit pas être dicté que par un souci d’images…
Daniel RIOT
13:00 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, voeux, chirac, 2007










